Rémi ZINCK : Maire "Les Ecologistes" du 4e arrondissement de Lyon
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Questions et réponses
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- 1:20OuverteRéponse directe
Est-ce que ce mandat vous a changé ? Comment votre quotidien a changé ?
- 2:33RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est aussi parfois des frustrations ?
- 2:44OuverteRéponse directe
C'est quoi le rôle d'un maire d'arrondissement ? Est-ce qu'il a un peu bougé depuis le début du mandat ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Et par rapport à votre vie personnelle ou la manière dont les gens vous regardaient ?
- 5:07OuverteRéponse directe
Pourquoi c'était important à ce point-là, toujours ?
- 7:02OuverteRéponse directe
Sur ce côté un peu, d'ailleurs, de cumul des mandats, vous êtes toujours assez clair là-dessus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:41Invité politiqueFait
« un arrondissement, c'est le niveau d'échelle où on peut vraiment agir sur le quotidien des habitants. »
- 2:57Invité politiqueFait
« on a acquis un peu plus de moyens de faire parce que ça tenait au maire de Lyon et au programme qu'on portait en 2020 de donner plus de place aux arrondissements. »
- 5:16Invité politiqueFait
« On ne fait pas de la politique une carrière. On le voit parfois à droite et à gauche des gens qui n'ont fait qu'élu dans leur vie ou des parcours extrêmement longs qui confèrent à une carrière politique, vraiment. »
- 7:23Invité politiqueFait
« les journées ne font que 24 heures, nous sommes que des hommes et des femmes et je ne vois pas comment on peut mener une activité sérieuse de députés à l'Assemblée nationale et en même temps gérer une collectivité d'une ville. »
- 10:28Invité politiqueFait
« Grégory Doucet parle de tripatouillage électoral. C'est quand même un peu ça, pour ne pas dire carrément ça. »
- 10:34Invité politiqueFait
« les élus de Paris de droite pensent ne pas pouvoir gagner Paris autrement qu'en changeant le mode de scrutin, ce qui est quand même révélateur de leur faiblesse électorale sur Paris, clairement. »
- 14:28Invité politiqueFait
« Notamment dans le quatrième arrondissement on a été précurseur parce que nous accueillons en mairie d'arrondissement une association qui s'appelle Bay69 qui est une association qui reçoit évidemment gratuitement les habitants et qui leur permet de vérifier si leur loyer correspond bien au prix du marché par rapport à l'encadrement des loyers et les suit pour se faire rembourser notamment les loyers trop perçus et faire réviser le loyer pour ce qu'il soit dans le cadre de l'encadrement des loyers. »
- 14:56Invité politiqueFait
« on est les seuls en France pour l'instant à le faire je crois donc voilà c'est notre petite fierté de ce côté-là »
- 15:02Invité politiqueFait
« on avait un projet il existait sous le mandat d'avant un projet de logement à l'ouest de l'arrondissement à l'est pardon où Louis Thévenet venait à la place d'un ancien collège collège auquel on a renoncé pour faire un projet de 105 logements entièrement social avec du logement en location sociale mais aussi ce qu'on appelle du bail réel et solidaire »
- 20:30Invité politiqueFait
« la rue était éventrée quand on voit le résultat maintenant et quand on se rappelle ce que c'était cette petite rue avec ces rangées de voitures où on ne pouvait pas marcher sur les trottoirs qui peut dire que c'était mieux avant objectivement »
- 22:05Invité politiqueFait
« on a fait des rénovations de voiries on a fait pas mal de végétalisation et puis la métropole a beaucoup mené le projet des voies lyonnaises qui est un projet très ambitieux sur une grande ville comme la nôtre »
- 24:07Invité politiqueFait
« le commerce dans le quatrième arrondissement a la particularité d'être souvent un commerce indépendant on n'a pas des grandes surfaces de vente qui permettent d'accueillir des grandes chaînes comme on peut avoir sur la presqu'île par exemple »
- 25:32Invité politiqueChiffre
« c'est presque 30% des ventes maintenant internet donc c'est pas étranger aussi à la baisse du commerce »
- 27:39PrésentateurFait
« on a vu des résultats de pollution où il y avait une baisse ces derniers temps »
- 27:45PrésentateurFait
« la ZFE n'est pas pour rien parce qu'il y a eu un renouvellement très important du parc de voitures »
- 28:20PrésentateurChiffre
« l'exception petit rouleur qui leur permet de sortir 52 fois leur voiture dans l'année »
- 30:40PrésentateurChiffre
« on est sur des voitures qui peuvent valoir entre 5 et 10 000 euros »
- 35:20PrésentateurFait
« la place Belcourt est une place d'armes à l'origine »
Temps de parole
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- Invité politique24 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi de 11h30 sur Lyon Première. Avec vous, Rémi Zinck, bonjour. Bonjour. Vous êtes conseiller municipal et maire du 4e arrondissement de Lyon. Oui, en effet. Et je suis content qu'on s'était vu une fois déjà sur ce plateau à ce micro. J'allais dire, l'année qui a suivi votre élection, j'avais fait un peu le tour des maires d'arrondissement pour découvrir les nouveaux visages. Vous n'êtes plus tout à fait un nouveau visage, mais on arrive doucement à la fin du mandat, mine de rien.
Oui, il ne reste plus qu'une année. Ça passe à la fois vite et pas toujours, mais encore une année de travail, malgré tout.
Il y a une année de travail, mais c'est vrai qu'on va pouvoir... Je pense que vous êtes aussi un peu en train de préparer une sorte de bilan de fin de mandat. On va en parler, on va parler de l'actualité politique. On va s'intéresser à votre arrondissement qui demeure un peu méconnu, parce que je pense que, mais vous nous en parlerez, il est un peu peut-être écrasé parfois par la seule image de la Croix-Rousse, en fait, mais c'est autre chose, le 4e. Et puisque vous êtes maire d'arrondissement depuis 2020, ma première question, c'était de savoir un petit peu comment vous allez. Est-ce que ce mandat vous a changé ? C'était votre premier mandat. Comment votre quotidien a changé ?
Qu'est-ce qui s'est passé de différent, en fait ?
Écoutez, ce que je peux dire, si je faisais un bilan de mandat à 5 ans, pour l'instant, c'est à la fois un poste qui est enthousiasmant, parce que quand on aime la chose publique, un arrondissement, c'est le niveau d'échelle où on peut vraiment agir sur le quotidien des habitants. D'abord, on les rencontre tous les jours. Vous avez parlé de la Croix-Rousse, du 4e arrondissement, qui est un arrondissement qui est relativement peu étendu en surface. Moi, je mets 10 places à pied toute la journée. Donc, je rencontre énormément d'habitants. Ils me connaissent et m'interpellent souvent, la plupart du temps, gentiment. Il peut y avoir des exceptions, mais quand même.
Et donc, oui, le rapport, il est direct. Et puis, les politiques qu'on met en avant, qu'on porte, quand elles sont mises en œuvre, on envoie tout de suite le résultat. Ça, c'est le côté plutôt satisfaisant. C'est le côté très satisfaisant de se dire qu'on a fait bouger des lignes sur certaines choses, on a aménagé certains endroits, on a un retour direct des habitants, quel que soit leur âge. Et ça, du coup, c'est très gratifiant. En face de ça, évidemment, c'est du travail. Ça a été beaucoup de travail.
Est-ce que c'est aussi parfois des frustrations ? Parce que j'entends parfois certains de vos collègues dans les arrondissements qui disent « C'est vrai, il y a la mairie au-dessus, il y a la métropole au-dessus, on n'a pas tous les moyens peut-être qu'on voudrait, on met en œuvre. » C'est quoi le rôle d'un maire d'arrondissement ? Est-ce qu'il a un peu bougé depuis le début du mandat ? Je me souviens, c'était à la fois un peu un ambassadeur, un chef d'orchestre. Est-ce que vous avez, au cours de ce mandat, acquis un peu plus de moyens de faire ?
Alors, on a acquis un peu plus de moyens de faire parce que ça tenait au maire de Lyon et au programme qu'on portait en 2020 de donner plus de place aux arrondissements. Une approche qui s'appelle « Lyon Puissance 9 » a été mise en place où il y a des réunions régulières avec les maires d'arrondissement et le maire de Lyon pour essayer de voir qu'est-ce qui pourrait être fait en arrondissement plutôt qu'au niveau de la ville. Ça, c'est dans le fonctionnement de la ville de Lyon.
Dans le principe de subsidiarité ?
Exactement. C'est un travail qui est long, qui est mené aussi avec les services parce qu'évidemment, il y a aussi une certaine centralité des services. Donc, ça veut dire qu'il faut les déconcentrer, parfois déconcentrer ces prises de décision. Ça va sur les élus, mais ça va aussi sur les directrices et directeurs généraux des services des maires et d'arrondissement. Donc, ça demande une réorganisation aussi de l'aspect administratif de la ville de Lyon sur certains points et aussi de l'aspect politique pour ce qu'il y a des élus. Donc, c'est quelque chose qui avance concrètement, progressivement, mais ça ne peut pas être le grand soir, du jour au lendemain.
Ça se fait à un rythme long et au fur et à mesure. Donc, ce qui permet de cranter, de ne pas faire d'erreurs, ou d'éviter d'en faire et d'avancer. Donc, ça, c'est une amélioration de ce qu'on a pu connaître avant. On a, verrons une fois, on va dire tous les bimestres, ce qu'on appelle la conférence des maires d'arrondissement. C'est une réunion avec les neuf maires d'arrondissement et le maire de Lyon, les services également, où là, on aborde des problématiques de la ville qui se répercute dans les arrondissements. Souvent, des fonctionnements administratifs, parfois, de fonctionnement des services, des travaux, sur les élections, etc.
Donc, ça, c'est quelque chose qui n'existait pas auparavant, qui permet un petit peu de partager des éléments qui remontent et de faire les allers-retours entre le maire de Lyon et les maires d'arrondissement. On voit clairement qu'il y a une meilleure considération des mairies d'arrondissement sous ce mandat que ça avait pu être le cas sous les mandats d'avant. Donc, ça, c'est plus agréable
et plus facile. Et par rapport à votre vie personnelle ou la manière dont les gens vous regardaient, je me souviens que vous m'aviez expliqué à l'époque que vous êtes enseignant et que vous avez gardé, vous avez réussi à garder votre activité sans trop la réduire. J'imagine que ça n'était pas si facile que ça et au prix d'une organisation un peu complexe, non ? Pourquoi c'était important à ce point-là, toujours ?
Je crois que c'était important. C'est pour moi et je pense que pour les élus écologistes, globalement, c'est un petit peu notre marque de fabrique. On ne fait pas de la politique une carrière. On le voit parfois à droite et à gauche des gens qui n'ont fait qu'élu dans leur vie ou des parcours extrêmement longs qui confèrent à une carrière politique, vraiment. Ce n'est pas forcément le cas chez les écolos et je trouve que c'est intéressant de garder les pieds sur terre. Moi, je suis enseignant en lycée professionnel. Donc, le quotidien du professeur de lycée professionnel, il n'est pas tout à fait le même que celui de mer. Voilà, c'est parfois un peu contrasté.
Mais c'est mon métier, ceci dit. Alors, j'aime bien ces gamins-là, j'aime l'enseignement et c'est important pour moi aussi de me retrouver moi-même avec eux dans la classe mais je suis moi-même Rémi Zin qui n'est pas le maire du quatrième. Alors, parfois, il m'en parle, j'évacue un peu parce que je ne suis pas là pour ça d'abord. Il y a d'abord un principe de neutralité auquel je me tiens évidemment mais quand bien même j'évacue assez vite cette discussion en disant je suis ici votre enseignant et pas autre chose.
Donc, ça me permet de me retrouver aussi moi-même et pendant le temps des 50 minutes ou un peu plus d'heures de cours de ne pas être perturbé par une activité d'arrondissement municipale. Donc, je trouve que c'est important en termes d'hygiène du mental je trouve à un moment de rester dans son métier et puis après, clairement aussi, enfin, moi je suis fonctionnaire d'État alors c'est plus simple que pour des gens qui travaillent dans le privé mais une vie politique peut s'arrêter. Voilà. Et il n'y a rien de plus pathétique que de voir des hommes ou des femmes politiques s'accrocher à un mandat parce que quelque part c'est alimentaire, il faut dire les choses, c'est le cas pour beaucoup.
Et donc, on assiste à des choses, des mandats croisés, on cherche à avoir un deuxième mandat à mi-mandat pour essayer toujours d'avoir un mandat en cours pour ne pas être sans rien. Enfin, c'est des comportements qui finalement perturbent la démocratie.
Sur ce côté un peu, d'ailleurs, cumul des mandats, vous êtes toujours assez, vous et la famille écologiste, assez clair là-dessus parce qu'on a eu un moment et c'est en train d'exister une sorte de revirement un peu justement sur le cumul des mandats. On se dit après tout un député maire, pourquoi pas ? Ce genre de choses. Ça, ça vous semble toujours assez antinomique avec un exercice sain de la démocratie locale ?
Déjà oui, parce que les journées ne font que 24 heures, nous sommes que des hommes et des femmes et je ne vois pas comment on peut mener une activité sérieuse de députés à l'Assemblée nationale et en même temps gérer une collectivité d'une ville. Je ne parle pas d'un arrondissement, mais une ville, ne serait-ce qu'une ville. Ce n'est pas possible, objectivement. Ça veut dire que c'est d'autres personnes qui le font à votre place. C'est votre directeur de cabinet qui dirige la mairie. Il faut dire les choses. C'est vos assistants parlementaires qui font 90% de votre travail et vous venez seulement de temps en temps.
On l'a vu, ces dérives-là, on les a vues dans le passé avec des gens, on les a vues à Lyon, on les a vues dans toutes les grandes villes, des gens qui cumulaient un poste à Paris, comme on dit, de parlementaire et puis un poste de maire. Quand ils n'étaient pas en plus à un autre moment conseiller régional. C'est en même temps aussi. Tout ça, c'est...
Se concentrer sur les choses importantes des bienfaits dans le travail. C'est important. Même comme maire d'arrondissement, quelque chose auquel vous tenez, est-ce que vous vous échangez d'ailleurs un peu, vous parlez de tout ça avec vos autres collègues ? J'ai l'impression qu'il y en a certains, je demande ma part, mais parfois qu'on entend plus ou qu'ils sont peut-être davantage dans les polémiques ou qu'ils existent peut-être davantage. J'avais l'impression que ça n'a jamais été trop votre truc. Comment vous vous positionnez par rapport à vos collègues ? Parce que vous êtes aussi membre d'Europe Écologie des Verts, mais moins dans ce genre de fonctionnement.
Est-ce que c'est lié à mon âge ou à ma sagesse ? Je ne sais pas. Est-ce que vous êtes le plus âgé des Verts d'arrondissement ? Non, pas loin. Chez les écolo, non, pas tout à fait. Mais bon, je ne vais pas citer de nom. D'accord, oui. Mais non, je ne suis pas le plus âgé. Je ne suis pas non plus le plus jeune, loin de là. Non, je pense qu'à un moment, il faut se concentrer sur l'essentiel. C'est-à-dire, moi, je trouve qu'on est élu dans la proximité pour être au service des habitants. C'est cet échelon-là sur lequel on est positionné et sur lequel il faut rester. Après, moi, je m'intéresse à la vie de politique nationale. On en parle d'ailleurs un peu tout à l'heure.
Donc, à un moment, je me concentre sur mes dossiers. J'essaie de les faire avancer. J'essaie d'éviter la polémique parce que je ne fais pas grand-chose, finalement, derrière. Ça ne fait qu'électriser les choses. J'essaie d'être un peu le maire de tous les Croix-Roussiens, même pour ceux qui n'ont pas voté pour le maire.
Je les aime quand même. On parle d'arrondissement. Juste, c'est peut-être un point d'actualité et puis on enchaînera sur votre bilan dans une deuxième partie. Mais on a une actualité comme un serpent de mer qui vient sur la fameuse loi PLM avec une peut-être évolution à moins ou à presque un an des élections avec des changements de scrutin, d'arrondissement, etc. avec le prétexte de délire directement son maire, c'est en train de passer à l'Assemblée nationale, ça bouge, ça change. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est une bonne chose ? Ce n'est pas bien ? C'est mieux ?
Écoutez, je pense que toutes les lois et la loi PLM pourraient toujours être vues. Il n'y a pas de problème. Elles ne sont pas inscrites dans le marbre de la Constitution. On peut toujours y réfléchir et amener des évolutions. Parce que la loi PLM, elle date de 1983, donc elle a quand même quelques années. Et pourquoi pas la changer ? La question, c'est comment, dans quel contexte cette loi est amenée à changer ? Grégory Doucet parle de tripatouillage électoral. C'est quand même un peu ça, pour ne pas dire carrément ça.
C'est-à-dire que les élus de Paris de droite pensent ne pas pouvoir gagner Paris autrement qu'en changeant le mode de scrutin, ce qui est quand même révélateur de leur faiblesse électorale sur Paris, clairement. Et peut-être, finalement, du travail intéressant qu'a porté la majorité à Paris depuis quelques années, quoi qu'on dise la droite. Et donc, ils cherchent à modifier le scrutin pensant qu'ils pourraient gagner parce qu'une majorité de Parisiens voteraient pour la droite alors que si on fait le décompte par arrondissement, c'est la gauche qui gagnerait. Cette situation, elle s'est déjà produite. elle s'est même produite à Lyon. Mais elle est extrêmement rare, quand même.
Donc, bon, je pense que pour l'instant, on est plus là-dedans. Non, je pense que ce n'est pas le bon moment. Il s'est fait un peu dans la précipitation alors qu'il y a bien d'autres urgences à mener actuellement.
le sujet à évoquer et c'est d'ailleurs ce qu'on fera dans une deuxième partie de notre émission pour commencer votre bilan. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Rémi Zing, vous êtes toujours maire du 4e arrondissement et conseiller municipal. On parlait justement de ce que ça fait d'être élu local, de terrain, etc.
C'est-à-dire dans un arrondissement qui est un peu particulier et je disais en introduction qu'on pense souvent Croix-Rousse mais qu'en fait il y a d'autres coins dans le 4e et que c'est un arrondissement où il y a beaucoup d'opposés ou beaucoup de classes sociales différentes se côtoient en fait.
Oui, souvent quand on parle de la Croix-Rousse, les gens ont un peu la carte postale, c'est-à-dire qu'ils viennent en métro souvent avec ce fameux métro très pentu. Ils arrivent place de la Croix-Rousse, alors si c'est le jour, le marché, les terrasses de café, l'ambiance un peu village qui est très recherchée et qui est très appréciée, c'est évident et ils en restent un peu à ça. C'est un arrondissement qui est en effet contrasté. Il faut avoir en souvenir que ça a été quand même il n'y a pas si longtemps que ça un arrondissement ouvrier et c'est devenu un arrondissement plutôt de cadre maintenant clairement. Donc il y a des contrastes en effet.
On a à l'ouest de l'arrondissement un quartier plus social qu'on appelle le quartier Pernon qui est composé de 5 tours, 13 étages et autour d'autres logements sociaux qui datent des années 70 et puis des résidences de standing. On a aussi les quais du Rhône qu'on oublie parfois dans le quatrième arrondissement notamment au cours d'herbeauville qui est un autre style d'habitat plus classique, plus bourgeois on va dire sur les bords du Rhône avec beaucoup de circulation en bas. on a les quais de Saône à 13 végétalisés où ça va presque jusqu'à Caluère avec la résidence sur l'emplage. Voilà, des petites maisons encore quelques-unes.
Donc il y a plusieurs petits quartiers on va dire c'est des tout petits quartiers dans un seul grand quartier qui est un petit arrondissement finalement. C'est un peu ça quoi.
Qui a beaucoup changé d'un point de vue peut-être sociologique et on sait que c'est dans ces endroits à la Croix-Rose beaucoup qu'on peut clairement parler parfois de gentrification, d'évolution etc. Est-ce qu'il y a un impact aussi sur un sujet qui revient souvent la capacité des Lyonnaises et des Lyonnais à se loger ? Il y a un certain nombre de mesures qui ont été pris sur l'encadrement des loyers etc. Mais l'offre elle n'est quand même pas évidente, c'est cher.
Qu'est-ce que vous avez pu essayer de mettre en place sur ces questions de logement sachant que globalement on a le sentiment que c'est là au niveau de la métropole peut-être de la ville un peu quelque chose qui a été déceptif par rapport aux attentes, par rapport aux envies, par rapport aux enjeux. Vous me disiez vous-même et on s'en souvient que vous aviez été élu aussi en partie là-dessus. Le résultat n'est pas forcément aussi bon que ce que vous imaginez j'imagine.
Ce n'est pas qu'il n'est pas aussi bon, c'est qu'il n'est pas surtout visible rapidement parce que la construction d'un immeuble ça prend un certain temps entre les plans, l'architecte, les recours souvent fréquents que font certains voisins contre la construction puis la construction ça prend facilement 4-5 ans. Donc on a quand même été très actifs sur ce dossier-là vous avez parlé de l'encadrement des loyers, c'est le cas.
Notamment dans le quatrième arrondissement on a été précurseur parce que nous accueillons en mairie d'arrondissement une association qui s'appelle Bay69 qui est une association qui reçoit évidemment gratuitement les habitants et qui leur permet de vérifier si leur loyer correspond bien au prix du marché par rapport à l'encadrement des loyers et les suit pour se faire rembourser notamment les loyers trop perçus et faire réviser le loyer pour ce qu'il soit dans le cadre de l'encadrement des loyers donc ça on a porté ça avec beaucoup de succès on est les seuls en France pour l'instant à le faire je crois donc voilà c'est notre petite fierté de ce côté-là on a aussi avec la métropole on avait un projet il existait sous le mandat d'avant un projet de logement à l'ouest de l'arrondissement à l'est pardon où Louis Thévenet venait à la place d'un ancien collège collège auquel on a renoncé pour faire un projet de 105 logements entièrement social avec du logement en location sociale mais aussi ce qu'on appelle du bail réel et solidaire c'est-à-dire l'achat d'appartements avec une location du terrain donc ça 105 logements sont en cours de construction actuellement donc ça va faire une livraison et aussi on a préempté plusieurs logements quand il y a des cessions la métropole les rachète et on les transforme en logements sociaux donc ça fait quand même plusieurs dizaines presque centaines de logements par an sur le mandat qui ont été rachetés comme ça ce qui nous fait monter un tout petit peu notre part de logement social à l'arrondissement mais c'est compliqué parce que quand on est arrivé ils sont sortis de terre les logements qui avaient été anticipés du mandat d'avant et donc les nôtres ils sont en train de sortir je parlais de la roue Louis-Tévenel le jardin des balmes ça s'appelle comme ça les premiers locataires habitants vont arriver dans le courant 2026 à peu près pour l'instant on en est au deuxième étage ça sort de terre mais voilà c'est des effets qui sont un peu longs dans le temps voilà
est-ce que c'est pas aussi une des difficultés peut-être parfois du mandat parce qu'on reparlera aussi bien sûr et on va évoquer toutes ces questions un peu en ce moment d'ambiance de travaux de temps long et de décalage parfois entre ce qu'on peut annoncer la perception qu'en ont les gens la réalité de la complexité et de se retrouver comme ça avec un on nous a dit mais on voit pas encore
on commence à voir ce qui sort de terre on a renévé aussi des bâtiments on avait un bâtiment en bas sur le quai Gilet donc côté Saône qui était un bâtiment qui avait été jadis occupé par la SEPR elle était partie ce bâtiment avait fait l'objet d'une cession sous le mandat d'avant puis avec beaucoup de recours juridiques donc rien ne s'était passé pendant plusieurs années et là c'est le recours juridique qui a pénalisé les travaux et là ça y est les étudiants s'y sont installés avec un bâtiment qui a été entièrement rénové et qui est vraiment magnifiquement rénové d'ailleurs donc là on a quand même des étudiants qui s'installent dedans donc là c'est du concret on a rénové aussi une résidence de travailleurs à Doma qui se trouve également qui est gilet qui a été entièrement démolie et reconstruite on l'a inaugurée il y a un peu plus d'un an maintenant ça c'est du concret les habitants sont dedans donc il y a quand même des choses qui se font on va inaugurer bientôt la résidence aussi une résidence senior LGBT sur le quatrième celle-ci elle va être livrée à la fin de l'année je pense à peu près les premiers habitants je pense que c'est plutôt pour la fin 2025 donc voilà on y arrive mais c'est vrai qu'on est arrivé en période de Covid avec une activité économique assez ralentie et puis le temps que tout ça se mette en oeuvre ça prend un certain temps et ça commence à sortir de terre ça va voilà donc
ça va commencer à se voir ça va commencer
à se voir davantage
ce qui se voit aussi et ce dont on parle beaucoup et j'imagine que le maire que vous êtes quand vous vous promenez dans votre arrondissement on vous en parle c'est ces fameux travaux aussi à la fois de voiries notamment il y a deux endroits qui étaient un peu sensibles j'imagine c'est d'une part le vouloir de la Croix-Rousse voilà et puis cette fameuse rue commerçante la rue du Maille qui au moment où vous aviez lancé tout ça a suscité beaucoup d'inquiétude ça vient de se terminer et donc c'est intéressant de voir comment ça s'est passé finalement sur cette rue du Maille et on reviendra sur le vouloir de la Croix-Rousse
la rue du Maille en effet c'est une rue qui est un peu plus qui est longue et on a fait une partie piétonne à peu près la moitié la moitié avec des aménagements de voiries sur quelques rues perpendiculaires donc sur un ensemble qu'on appelle qu'on a appelé le projet Croix-Rousse qui est vraiment au cœur du quartier Croix-Rousse historique l'objectif il y avait plusieurs objectifs c'était déjà c'est là où passent le plus d'habitants à pied c'est un peu dans l'axe de la sortie du métro et les gens qui pénètrent dans le cœur du quartier passent par ici il y avait des trottoirs très étroits qui n'étaient pas aux normes et une rue qui était très étroite avec un peu de circulation mais pas tant que ça mais les trottoirs très étroits il y avait aussi beaucoup de commerce et il y avait un habitat canut traditionnel de grande qualité donc l'objectif c'était à la fois de permettre la déambulation piétonne de mettre en valeur le patrimoine et de favoriser aussi la vie commerciale il y a aussi des cafés d'avoir des terrasses et de faire un lieu de vie beaucoup plus agréable que cette rue comme elle l'était avant les travaux ont commencé à peu près en août-septembre 24 bon là ils sont terminés et je crois qu'on peut dire sans flagronerie que c'est plutôt un succès on a un retour très positif des habitants il commence à faire beau ces jours voire même très beau et là justement on va pouvoir sortir davantage flâner plus longtemps dans les rues que l'hiver et là je pense que ça va être un vrai succès je l'espère tout du moins mais je suis très très confiant parce que les gens et moi-même c'est mon cas pourtant le projet je l'ai vu naître je l'ai vu s'élaborer donc j'avais quand même un coup d'avance je dirais sur les habitants même moi je trouve qu'on a l'impression d'avoir une nouvelle rue dans le quartier c'est assez spectaculaire et c'est assez partagé et même les gens qui au départ n'étaient pas très favorables ou regardaient ça un peu inquiets me disent maintenant ben non c'est vraiment bien
ça laisse de l'espoir pour peut-être d'autres endroits ou d'autres quartiers
on voit ça à Place Bellecourt pour la réunion pour sortir du 4ème alors ça a été un gros chantier avec des réseaux qui dataient de l'après-guerre pour certains donc évidemment c'était très compliqué la rue était éventrée quand on voit le résultat maintenant et quand on se rappelle ce que c'était cette petite rue avec ces rangées de voitures où on ne pouvait pas marcher sur les trottoirs qui peut dire que c'était mieux avant objectivement il y a un moment difficile j'en conviens dans lequel vous êtes
et la gouvernance écologique
parce qu'il y a les réseaux qui sont à refaire on pourrait faire dire ben non on ne les refait pas enfin je ne sais pas de quelle autorité d'ailleurs et puis après le jour où ça tombe en panne qu'est-ce qui se passe mais est-ce qu'on n'est pas
vous n'êtes pas sensible au fait que peut-être dans les critiques qui existent même quand les gens comprennent tout ce qui se passe on aurait pu se dire peut-être qu'on aurait pu mieux le planifier mieux l'organiser peut-être pas tout faire en même temps et la preuve d'ailleurs au niveau de la métropole il y a eu des retraits des ralentissements des reports
j'entends cette critique et je peux la comprendre il y a à la fois des travaux qui sont nécessaires qui sont les travaux de réseau que ce soit eau, gaz, électricité et ça hélas on n'y coupe pas et les gens comprennent qu'il faut les faire mais c'est vrai que les concessionnaires avaient du retard par le Covid ont rattrapé donc c'était des gros chantiers avec on parlait du boulevard Lacroix-Rousse des réseaux d'eau qui avaient qui dataient de la création du boulevard c'est la démolition du mur de rempart de la Croix-Rousse ça a plus de 150 ans donc là quand il pleuvait l'eau débordait les gens objectivement voyaient qu'il y avait quelque chose à faire donc ça c'est pas très agréable parce que ça n'améliore pas la qualité de vie au quotidien c'est sûr mais dans le temps c'est indispensable à faire donc après est-ce que dans le planning il fallait faire différemment c'est vrai qu'on a mené plusieurs chantiers de front alors cette rénovation de réseau à la ville on a fait des rénovations de voiries on a fait pas mal de végétalisation et puis la métropole a beaucoup mené le projet des voies lyonnaises qui est un projet très ambitieux sur une grande ville comme la nôtre c'est la numéro 6 qui a été assez polémique qui n'a pas avancé tant que ça du coup elle n'a pas avancé elle n'a même pas beaucoup avancé du tout bon c'était c'est la difficulté que rencontre la métropole avec des élus d'une certaine couleur politique il faut le dire ils ont instrumentalisé pour beaucoup les voies lyonnaises pour en faire un argument d'opposition ça a été le cas à Abron ça a été le cas à Caluire donc peut-être que là c'est sûr que nous dans le quatrième du coup n'étant pas arrivée à Calure elle n'est pas arrivée jusqu'à nous non plus ça sera probablement sur le prochain mandat si nous sommes réélus ça c'est aussi une question à se poser parce que si c'est pas nous je pense que les voies lyonnaises le projet de ville cyclable s'arrêtera automatiquement j'allais dire de fait ça fait beaucoup de chantier mais ça montre aussi une réelle ambition de changer la ville qu'on a pris en compte aussi vous parlez sur mon air
de courave je crois
de la décision politique parce que c'est vrai que c'est tellement plus facile de renoncer de dire c'est compliqué c'est pas mieux on le fait pas tout de suite on verra plus tard c'est ce qui s'est fait quand même beaucoup de fois et c'est vrai qu'on le fait et bien parfois c'est compliqué parce que c'est vrai qu'on se heurte aux travaux qui gênent les gens et parfois certaines personnes qui ont un certain conservatisme qui voudraient que rien ne change surtout pour eux et bien il faut quand même voilà il faut la ville elle va de l'avant
alors dans ces travaux dans ces aménagements dans ces questions etc il y a aussi une question très présente qui est celle des commerces il y en a chez vous les commerces de la Croix-Rousse sont peut-être pas ceux il est même que ceux de la presqu'île du centre-ville etc mais il y a eu quand même beaucoup en ce moment de polémiques sur on est en train de tuer les commerçants on les asphyxie qui se passe à la nuit des frères Luvière etc est-ce que vous vous entendez comment ça se passe vous dans votre arrondissement qui est peut-être un peu privilégié à certains égards et est-ce que c'est une réalité qui est liée à ça ou est-ce que c'est plus compliqué selon vous ?
Alors le commerce dans le quatrième arrondissement a la particularité d'être souvent un commerce indépendant on n'a pas des grandes surfaces de vente qui permettent d'accueillir des grandes chaînes comme on peut avoir sur la presqu'île par exemple donc on a des petits locaux commerciaux avec beaucoup de commerces indépendants quelques franchisés mais quand même beaucoup de commerces indépendants c'est un peu ce qui fait l'originalité et je dirais la richesse du commerce du quatrième arrondissement qui est un des pôles un des plus un des pôles commerciaux les plus importants de la ville malgré tout ça reste on parle souvent de la parade ou de la presqu'île c'est le troisième ou le quatrième donc c'est un pôle important porté aussi par un marché quotidien pour ce qui est quand même de l'alimentaire donc on a quand même plutôt un commerce dynamique sur le quatrième on a beaucoup de nouvelles installations moi je fais le tour des commerçants presque tous les vendredis pas tout à fait avec mon adjoint commerce et on va rencontrer les commerçants donc on rencontre beaucoup de gens qui s'installent à la Croix-Rousse donc il y a un attrait pour venir s'installer il y a beaucoup de jeunes qui viennent s'installer ouvrir des commerces des commerces un peu originaux on est beaucoup dans de la restauration du commerce alimentaire de qualité originale pour beaucoup ça marche très très bien on a aussi du commerce de prêt-à-porter qui souffre davantage mais qui souffre aussi par la concurrence d'internet c'est évident on voit les livraisons à la Croix-Rousse et partout dans la ville de gens qui sont livrés ça c'est des achats en moins dans les magasins clairement c'est presque 30% des ventes maintenant internet donc c'est pas étranger aussi à la baisse du commerce donc il y a un effet cocktail qui se passe actuellement entre la concurrence d'internet la baisse du pouvoir d'achat des habitants elle est quand même net il faut quand même s'en rendre compte et puis peut-être en partie des travaux arriver à dissocier dans ce cocktail la part de chacun agrédient est un peu difficile certains commerçants ou certains élus de droite mettent ça uniquement sur le compte des travaux il faut monter la colère il faut monter la colère
on va inscrire les commerçants on est tout ça sur l'élite
je pense que tous les commerçants ne fonctionnent pas là-dedans une partie sans doute moi je dis aussi attention parce que à trop le dire on fait parfois des prophéties autoréalisatrices c'est-à-dire qu'à force de dire que Lyon est fermé et qu'on ne peut pas venir il ne serait pas étonnant que certains clients puissent le croire donc il faut aussi rester dans la dynamique et le positif d'une ville qui change et qui s'améliore
alors on parlera on parlera d'autres sujets de la végétalisation de la pollution des aides et feux etc et puis un peu de politique dans la troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec vous Rémi Zinck maire du 4ème arrondissement conseil municipal on parlait de différents sujets de bilans de mandat il y a des choses qui tournent autour je vais dire puisque le maire de Lyon a fait récemment un bilan de la ville 30 qui a l'air plutôt positif notamment en termes d'accidentologie peut-être d'aide pour une moindre pollution de l'air on parle aussi en ce moment de cette fameuse ZFE qui serait peut-être remise en cause qu'est-ce que ça vous inspire c'est peut-être aller et retour comment est-ce que vous continuez à poursuivre une action si jamais on la met peut-être à mal on la change qu'est-ce que ça vous raconte ?
Moi je trouve que revenir sur la ZFE telle qu'elle est conçue ça peut aussi toujours se travailler mais revenir sur un système qui ferait qu'on enlève les voitures polluantes de la ville je trouve que ça serait faire revenir les voitures polluantes clairement et faire revenir la pollution dans la ville on a vu des résultats de pollution où il y avait une baisse ces derniers temps je pense que la ZFE n'est pas pour rien parce qu'il y a eu un renouvellement très important du parc de voitures avec des voitures forcément en critère 1 et puis en 3 ou en 4 et puis la ville 30 a accompagné ça aussi donc il y a toute une démarche d'apaisement de la circulation et de réduction de la pollution qui s'est mis en place qui se met en place globalement quand même à Lyon et dans la métropole dans les zones concernées par la ZFE donc Lyon-Villeurbanne la métropole accompagne beaucoup il y a quand même et je le vois dans le 4ème arrondissement ce qui concerne beaucoup d'habitants et d'habitants assez âgés l'exception petit rouleur qui leur permet de sortir 52 fois leur voiture dans l'année ce qui est quand même pas mal je trouve pour des gens qui ne s'en servent pas beaucoup finalement les 52 fois ils ne les utilisent même pas mais qui leur évite de changer de voiture donc la voiture va aller jusqu'à la fin de son cycle ou presque on verra ça leur permet de ne pas être pris à la gorge immédiatement et à certains notamment les plus âgés et j'ai souvent une discussion avec eux ça interroge ce que moi je me suis interrogé aussi moi-même il y a 5-6 ans parce que j'avais une voiture qui n'était même pas de critère 5 elle n'était pas de critère du tout c'est de se dire à un moment l'usage de ma voiture quel est-il est-ce que j'en ai besoin parfois jamais vraiment je la garde parce que je l'ai finalement c'est pas un objectif voilà et donc ça doit nous interroger chacun sur l'usage de notre voiture c'est ça aussi qui est intéressant c'est qu'est-ce qu'on fait notre voiture
mais qu'est-ce qu'on peut faire aussi parce que vous évoquez votre situation effectivement à un endroit au cœur de la ville etc le sujet il était aussi beaucoup dans des questions hors ville de Lyon en venant de loin de la métropole pour des familles peut-être avec des niveaux de vie différents qui ne pouvaient pas changer pas se déplacer qui ne pouvaient pas forcément faire autrement et où on a aussi dit peut-être que l'offre alternative n'était peut-être pas arrivée assez vite parce que c'est ça aussi l'idée si on ne met pas en place quelque chose c'est quand même compliqué d'interdire sans proposer
l'offre alternative sur Lyon et Villeurbanne elle existe il y a quand même une offre de transport en commun qui est parmi les plus qualitatives de France quand on se déplace alors il est moins riche qu'à Paris à Tramurus on va dire sans doute mais par rapport aux autres grandes villes hors Paris on a une offre et une qualité de transport qui est quand même existante alors c'est sûr que c'est une contrainte si on vient de loin de l'extérieur de la ville qu'on a un critère 4 par exemple mais là c'est la question c'est de se dire à un moment est-ce que j'ai vraiment besoin de cette voiture si oui ça veut dire qu'il va falloir la changer moi j'entends souvent dire les détracteurs de cette mesure oui mais tout le monde n'a pas les moyens de s'acheter une Tesla ou une voiture électrique évidemment et d'ailleurs c'est souhaitable la Tesla est moins à la moindre tendance en ce moment elle est moins tendance c'est clair mais on peut acheter une essence d'occasion de moins de 10 ans c'est un critère 1 donc on n'est pas dans les prix d'une voiture électrique c'est vrai que les voitures électriques et même les voitures globalement sont assez chères quand même une montée de prix importante ces dernières années on est sur des voitures qui peuvent valoir entre 5 et 10 000 euros on est quand même sur une échelle qui est autrement différente que de se dire je ne peux pas acheter une voiture électrique évidemment il ne faut pas que ça soit un argument il y a d'autres solutions et c'est possible on a fait quand même sur la métropole doubler le budget d'investissement du Citral c'est quand même des sommes qui sont importantes donc le réseau existe il va continuer de s'y développer on le voit bien avec les tramways qui vont être mis en oeuvre progressivement on ne peut pas dire qu'on est sans solution alors certains restent avec des solutions compliquées c'est évident voilà on les accompagne mais ce n'est quand même pas le cas de la majorité des gens c'est quand même plus limité que ça les gens qui n'ont pas vraiment d'autre choix dans le bilan
du maire de Lyon il parle souvent de ces 13 hectares de bitume enfin arrachés et transformés etc cette fameuse végétalisation elle n'est pas forcément facile partout elle se fait en plus par des tout petits endroits est-ce que vous dans un arrondissement qui est 100% bâti où il n'y a pas forcément de place comment est-ce que vous avez pu gérer ça et qu'est-ce que vous avez pu faire concrètement
pour contribuer vous ?
alors c'est vrai que dans le quatrième c'est compliqué surtout dans la partie ancienne qu'on appelle la partie canut parce que les immeubles sont très serrés et sous les rues il y a des réseaux de toutes sortes comme je dis si l'asphalte était transparente on verrait tous ces tuyaux ça serait même assez impressionnant on ne les voit pas mais ils sont là donc on essaye on a un plan à la métropole de tous ces réseaux et on a un inventaire quelque part des endroits où miracle il n'y a pas de réseau si ce n'est pas au milieu d'une rue c'est possible donc on utilise un petit peu ce cadastre on va dire quelque part du réseau pour se dire là ici on n'a rien peut-être qu'ici il faut que ce soit pertinent on ne plante pas des arbres n'importe où n'importe comment mais peut-être que là on pourrait faire un aménagement de quartier ça veut dire reprendre peut-être un morceau de trottoir l'élargir planter un arbre faire une bande plantée en dessous de l'arbre et puis mettre un banc deux bancs de manière à créer un micro jardin je dirais un micro emplacement qui permet à la fois pour les gens de se retrouver de s'asseoir d'être à l'ombre de créer de l'ombre de faire baisser la température donc on fait beaucoup ça c'est ce qu'on peut faire dans le quatrième on le fait dans vos parcs et jardins je crois alors dans les parcs et jardins on a refait pratiquement la totalité des jardins d'enfants
voilà
donc les jardins d'enfants c'est bien sûr fait pour les enfants mais c'est surtout aussi fait pour les adultes qui les accompagnent parce qu'évidemment un enfant tout seul ne vient pas il a ses parents ses grands-parents qui sont là donc du coup ça améliore aussi la qualité des adultes donc on a refait les jeux parce qu'ils étaient datés ils étaient abîmés donc les jeux ont été refaits les enrobés ont été refaits ils ont été végétalisés on a retravaillé totalement on a refait des parcs entiers comme ça comme le square Bouvier Ruyéno il a été totalement refait on est rentré dedans à l'appel mécanique si je puis dire il a été retourné et voilà on a les collégiens qui viennent on a les parents enfin voilà et c'est ce qu'on essaye de faire c'est à dire chaque fois on peut améliorer l'existant c'est ce qu'on a fait et chaque fois on peut planter via un aménagement de rue on essaye de le faire là on est en train de le faire place des tapis sur une partie qu'on appelle le cours des tapis parce que la place des tapis a une forme un peu particulière il y avait des arbres il n'y avait pas de bandes plantées il y avait un trottoir très large il y avait des arbres d'alignement un peu alignés comme des poteaux électriques donc là on a cassé l'asphalte sur environ de part et d'autre une cinquantaine un peu plus de 50 mètres et là on va avoir une végétalisation basse donc ça va permettre aussi parce qu'on le sait pour faire baisser la température il faut qu'il y ait 3 strates vétueuses hautes intermédiaires et basses donc c'est ce qui permet de faire baisser la température ça va être fait ici ça permet aussi d'enjoliver le quartier de le rendre plus agréable et ça permet aussi à terme de faire baisser la température dans un quartier qui est très minéral
par petits bouts quand on parle de végétalisation et d'ailleurs ça fait un petit lien avec tout ce qui était budget participatif qui était aussi une des avancées dont on n'a pas parlé mais que je signale ici il y avait cette petite polémie qui est en fait alors c'est pas chez vous mais comme vous êtes conseiller municipal à Lyon sur notre fameuse place Belcourt puisqu'avant il y avait dans l'envie participative de la végétalisation on savait tout le monde l'a dit on n'a pas voulu toujours l'entendre que c'était très compliqué à faire là on se retrouve avec un projet qui va bientôt émerger je crois que ça commence quand je me promène place Belcourt il se prépare des choses qui a quand même suscité la polémique est-ce que c'est bien en gros de faire comme ça cette transition est-ce qu'elle est quand même utile est-ce que vous auriez peut-être imaginé qu'on aurait pu faire autrement est-ce qu'il y a de la déception derrière comment vous le vivez ça vous ?
il y a eu de la déception de la part d'une partie des habitants c'est évident parce que si on dit qu'on va végétaliser et qu'on ne peut pas le faire forcément ce n'est pas ce qu'on avait dit il ne faut pas non plus dire le contraire c'était compliqué déjà parce que la place Belcourt est une place d'armes à l'origine et que c'est très improbable que l'architecte des bâtiments de France valide une implantation d'arbres de manière un peu à la jardin anglais qui est très agréable qui est très jolie mais place Belcourt je pense qu'il aurait eu un petit peu du mal à accepter ce modèle-là et puis on a deux lignes de métro et un parking donc planter des arbres peut-être un ou deux à peut-être quelques endroits mais franchement rien de significatif donc il y a eu ce projet de toile tendue qui interroge beaucoup les Lyonnais moi je dis écoutez comme on dit en marketing il faut laisser sa chance aux produits voilà on va voir on va voir ce que ça donne et puis il y a les gens qui s'expriment c'est une partie des habitants on a eu des j'ai vu des micro-trottoirs faits par vos confrères où les gens disaient bah c'est pas mal pourquoi pas voilà donc finalement on va se faire une idée faut peut-être attendre de voir voilà faut attendre de voir laisser sa chance à ce projet et puis on verra après probablement que ça ne satisfera pas tout le monde c'est normal dans une grande ville mais peut-être que finalement on dira bon bon en mal en c'est pas mal c'est un essai et peut-être qu'il sera perfectible améliorable évolutif dans le temps celui-ci ou un autre et on essaiera de trouver quelque chose pour cette place Belcourt qui est en effet très chaude l'été
alors quand vous êtes le maire du 4ème arrondissement avant qu'on parle un tout petit peu des prochaines municipales de demain le 26 je ne pouvais pas vous laisser sans qu'on évoque cette fameuse vogue puisque je me souviens de polémiques assez importantes l'année dernière où vous étiez exprimé peut-être sur l'offre foraine on va dire ça de manière sobre est-ce que depuis pour préparer la prochaine vous avez pu évoluer est-ce que vous êtes un peu revenu sur vos propos qu'est-ce que doit devenir la vogue et qu'est-ce qu'elle représente pour vous et pour le quartier en fait
sur la vogue on a une situation qui est particulière c'est parce que elle est à la fois attendue par les habitants elle est presque devenue identitaire je dirais d'une certaine manière la vogue vogue et croix-rousse c'est deux mots qui vont ensemble à vrai dire on pourrait faire la vogue ailleurs je veux dire techniquement on pourrait l'implanter ailleurs d'ailleurs même les forains sont parfois ailleurs c'est bien possible dans d'autres villes mais ça ne serait plus tout à fait la vogue la vogue des marrons elle est à la croix-rousse donc ça on y est attaché moi-même et l'ensemble des élus de l'arrondissement on est attaché à la vogue à la croix-rousse après on est aussi attaché et c'est là que je porte la vie des habitants aussi à la vie des habitants la vogue elle dure 5 semaines entre 5 et 6 week-ends où il y a un bruit permanent de 10h du matin jusqu'à 22h le soir ou presque donc c'est vrai qu'on ne peut pas dire aux gens ce que j'ai entendu les gens n'ont qu'à aller vivre ailleurs parce que ça veut dire qu'on va vider les coeurs de quartier les gens vont aller vivre ailleurs je ne sais pas où est cette ville d'ailleurs et puis ça va devenir à Lyon ce sera juste un centre de business d'amusement voilà avec des commerces
et des produits qui ne sont pas forcément
aussi non plus ce qu'on peut espérer il y a eu la petite polémique des zizi comme on dit c'était des peluches en forme de phallus alors certains sont très drôles les parents à la sortie de l'école puisque la vogue est aussi à la sortie de l'école on trouvait ça pour certains un peu moins drôle on peut les comprendre moi je les comprends autant plus que ces gadgets sont fabriqués au bout du monde par la plupart du temps par les enfants voilà donc il y a quelque chose pour un maire écologiste de porter la vogue telle qu'elle se conçoit dans son offre qui est quand même un peu gênant voilà donc je l'ai dit voilà bon mais je sais qu'il y a beaucoup d'habitants qui m'ont dit mais on est d'accord avec vous d'autres non mais les habitants du 4 globalement il y a ceux qui viennent à la vogue et ceux qui vivent la vogue voilà ceux qui viennent à la vogue peut-être n'étaient pas d'accord avec moi mais ceux qui vivent la vogue pendant 5 semaines ils étaient plus d'accord avec moi et puis votre marge de manœuvre elle est assez limitée pour la faire évoluer en fait c'est la vue de Lyon qui l'organise avec des marges limitées donc il y a eu des propositions il y a des recours en justice d'une partie des habitants ce qui n'était pas le cas avant voilà donc ça il y a aussi un contentieux un contentieux qui est en train de se créer depuis un an et c'est vrai que là on peut dire qu'elle évoluera peut-être progressivement lentement mais il faudra qu'elle évolue et pour les forains aussi je crois qu'il faut qu'ils fassent évoluer leur modèle s'ils veulent continuer à rester dans les centres-villes les hyper-centres-villes il faut qu'ils tiennent davantage compte des gens qui vivent au quotidien de la sécurité des gens la possibilité de se déplacer sur les trottoirs la possibilité que les pompiers puissent intervenir dans le bâti la possibilité aussi d'évacuer la vogue en cas de problème ou d'incident tout ça dans l'implantation dans l'offre des produits dans le prix de ce qu'on propose aussi c'est à tenir compte voilà ça ne peut pas éternellement fonctionner de la même manière les commerces évoluent la vogue c'est une forme de commerce aussi il faut qu'elle évolue
en un mot parce qu'on a été assez bavard et on a parlé de plein de sujets pas du tout mais c'était aussi l'objectif en un mot ces échéances de 2026 à la fois pour vous et pour les écologistes vous êtes confiants
écoutez on est confiants on est confiants de ce qu'on a fait pendant ces 5 années ça fera 6 l'année prochaine donc d'autres choses seront faites d'ici là on a un bilan dont on peut être fier je le dis clairement parce qu'on a vraiment fait évoluer la ville on a vraiment fait les changements sur lesquels on s'était engagé donc il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise on a été courageux on a fait aboutir des choses on a lancé des projets on a changé le modèle de la ville c'était quand même une ville orientée vers le business le centre commercial la bretelle d'autoroute on a changé ça on s'occupait davantage de la vie des lyonnais finalement plutôt que du rayonnement de la ville on s'occupait de la vie des habitants
donc l'écolobashing qu'on entend un petit peu pour vous il est transitoire il y a un effet mais que derrière il pourra être mieux perçu ce bilan
alors vous savez moi j'enseigne l'économie gestion donc il y a des cycles parfois donc il y a un cycle actuellement qui est de se dire parce qu'il y a des travaux il y en a marre voilà mais ce cycle de travaux d'abord il va se terminer la ville petit à petit les gens le voient et là au printemps ils vont le voir davantage parce qu'ils sortent d'or elle change elle s'améliore et les gens le reconnaissent aussi donc il y a un moment le bilan sera fait c'est normal c'est une respiration démocratique ils feront un bilan et moi je trouve que nous n'avons pas du tout à rougir de ce bilan là
en un mot parce que c'est la tradition on se quitte en musique qu'est-ce que vous avez choisi ? vous avez fait un choix parce que vous étiez entre deux
vous avez 20 secondes je vais choisir la plus moderne qui s'appelle Delors et qui est Delors L apostrophe O R qui est chanté par Antoine Villesman voilà
et bien très bien un grand merci d'être venu faire le bilan à notre micro monsieur le maire et puis moi je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle émission on recevra Pierre Oliver d'ailleurs donc on sera à la fois dans un autre temps aux deux salles deux ambiantes comme on dit merci à vous merci de m'avoir invité
je vous en prie à bientôt au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première
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