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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 mars 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

Sébastien Chenu : "Le gouvernement a ruiné nos finances !" (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20FerméeRéponse partielle

    Vous seriez au pouvoir, vous diriez oui à toutes les revendications, vous ?

  • 0:44RelanceÉludée

    Mais donc là par exemple, le guichet comme vous dites de 70 millions annoncé vendredi, ce n'est pas une bonne chose ?

  • 1:46OuverteRéponse partielle

    Les carburants, c'est une réalité.

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Vous ne croyez pas au global qu'il puisse y avoir un impact sur l'activité économique ?

  • 3:26OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous soutenez cette idée de transition vers l'électrique ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, vous redoutez une menace iranienne en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « On prélève beaucoup d'argent sur les Français, on est parti mal et on ouvre des guichets. »
  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « La dernière fois, ça a coûté en matière de carburant 9 milliards. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Effectivement, ce gouvernement, ces gouvernements ont ruiné le pays. »
  • 1:30Invité politiquePromesse
    « Il faut des mesures pérennes, des mesures dans le temps. »
  • 1:30Invité politiquePromesse
    « Nous on demande que la TVA baisse sur les énergies. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « Non mais elle dit n'importe quoi, comme ce gouvernement nous raconte n'importe quoi. »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « C'est le cas de l'Autriche, c'est le cas de l'Italie, c'est le cas du Portugal. »
  • 3:45Invité politiquePromesse
    « Nous, on pense que c'est vers le nucléaire qu'il faut faire un maximum d'efforts. »
  • 4:05Invité politiquePromesse
    « Nous, on est pour la sortie de ce marché européen de l'électricité. »
  • 4:20Invité politiquePromesse
    « relance du nucléaire. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Elle existe, cette menace terroriste, bien entendu, elle existe. »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « On a déjà vécu sur notre sol des attentats liés à l'Iran. »
  • 6:31Invité politiquePromesse
    « Notre politique, elle vise à rassembler au-delà de la droite, au-delà de la gauche. »
  • 6:46Invité politiqueFait
    « Les électeurs LR sont les premiers orphelins aujourd'hui. »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « François-Xavier Bellamy est quelqu'un avec qui on a beaucoup de points communs. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu71 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 24 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Cheneuve. Bonjour Monsieur. Face à la hausse des prix du pétrole, le gouvernement a annoncé dès vendredi des aides pour plusieurs secteurs, notamment les agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, pour un montant de 70 millions d'euros. Et pourtant ça ne suffit pas. Les routiers appellent à des actions aujourd'hui, notamment en Ile-de-France. La FNSEA, le syndicat agricole, rencontre le Premier ministre à 9h. Vous seriez au pouvoir, vous diriez oui à toutes les revendications, vous ?

0:23
Sébastien Chenu

Non mais on ne s'y prendrait pas du tout de la même façon. En réalité, c'est toujours la même chose en fait avec ce gouvernement et avec la politique économique de cette, non pas majorité, mais de cette Macronisque. On prélève beaucoup d'argent sur les Français, on est parti mal et on ouvre des guichets. Ils ouvrent des guichets. La dernière fois, ça a coûté en matière de carburant 9 milliards. Mais donc là par exemple, le guichet comme vous dites de 70 millions annoncé vendredi, ce n'est pas une bonne chose ? D'abord c'est mal calculé, d'abord c'est mal calibré.

Vous avez des professionnels, je pense aux infirmiers libéraux, qui ne sont pas du tout dans la cible, alors que ce sont des gens qui utilisent évidemment au quotidien et qui ont l'exigence de nécessité de soins, c'est-à-dire qu'ils ont des obligations de poursuivre les soins de leurs patients. Vous avez entendu ce que dit le gouvernement ? Il dit on n'a plus d'argent, la maîtrise des finances publiques c'est quoi qu'il arrive. J'y viens. Effectivement, ce gouvernement, ces gouvernements ont ruiné le pays. C'est aussi ça la réalité qui saute aux yeux des Français dès qu'on est face à ce genre de problème.

C'est-à-dire qu'ils ont tellement abîmé les finances publiques avec la logique que je vous ai décrite, qu'aujourd'hui lorsqu'il y a une difficulté liée à la politique internationale, on s'aperçoit qu'ils sont en difficulté. Il faut des mesures pérennes, des mesures dans le temps. C'est la raison pour laquelle nous on demande que la TVA baisse sur les énergies. Il faut considérer les énergies comme des biens de première nécessité. On ne peut pas vivre sans énergie, sans électricité, sans carburant. Parce que là ce sera un manque à gagner durable pour les femmes. Pour l'instant, il n'y a pas de manque à gagner, parce que pour l'instant, le gouvernement s'en met plein les poches.

1:46
Présentateur

Les carburants, c'est une réalité. La porte parle du gouvernement Maud Bréjean, qui est également désormais en charge de l'énergie. Elle vous a répondu précisément à ce sujet hier matin, c'était sur LCI. Certes, le prix des carburants augmente et donc une part qui est minime de la TVA issue des carburants augmente aussi. Mais vous avez un impact à la baisse évident sur le volume consommé, sur la consommation des ménages au sens large, sur la croissance.

2:15
Sébastien Chenu

Elle dit faux ? Non mais elle dit n'importe quoi, comme ce gouvernement nous raconte n'importe quoi. Vous savez bien qu'il y a d'un côté les prix, de l'autre côté les volumes. Donc la TVA, c'est sur les prix. Donc nous, on demande une baisse de la TVA pour que les prix à la pompe baissent. Les volumes, aujourd'hui, ils ne baissent pas d'ailleurs significativement. Ils baissent un peu parce que les Français font attention. Mais les professionnels, je vous ai parlé des infirmiers libéraux, ils ont de toute façon l'obligation d'utiliser leur voiture.

2:40
Présentateur

Vous ne croyez pas au global qu'il puisse y avoir un impact sur l'activité économique ? Et qu'on ait au final, bel et bien, un ralentissement de la croissance ?

2:46
Sébastien Chenu

En tous les cas, ce qui se passe actuellement va produire effectivement un ralentissement. Parce qu'aujourd'hui, les Français sont dans une difficulté et les professionnels sont dans une difficulté manifeste. Et que le gouvernement les laisse à l'abandon. Il y a des pays en Europe avec des politiques différentes, pas toujours les mêmes dispositifs. Mais qui ont fait un effort pour le prix à la pompe. C'est le cas de l'Autriche, c'est le cas de l'Italie, c'est le cas du Portugal. Avec des dispositifs différents, parfois des dispositifs qui sont juste provisoires. Mais nous, on a un gouvernement qui en réalité fait un petit chèque parce qu'en fait, c'est du rafistolage.

Parce qu'on n'a plus un rond dans les caisses, il n'y a plus un sou. Ils ont tellement fait n'importe quoi qu'aujourd'hui, ils laissent les Français à l'abandon. Et ça saute aux yeux.

3:26
Présentateur

Alors, il y a un horizon quand même qui est donné par le gouvernement. Cette semaine va être présenté un grand plan d'électrification. Précisément pour nous rendre moins dépendants aux énergies fossiles importées, comme c'est le cas du pétrole. L'objectif, c'est de passer avec une dépendance réduite à l'horizon de 2030. Est-ce que vous soutenez cette idée de transition vers l'électrique ?

3:45
Sébastien Chenu

Écoutez, nous, on pense que c'est vers le nucléaire qu'il faut faire un maximum d'efforts. Sur l'électrique, c'est autre chose. On est dépendant là aussi d'un dispositif européen. On l'a déjà expliqué, le marché européen de l'électricité, qui fait que nos prix sont adossés au gaz, et bien fait que nous payons plus cher ou trop cher, en tous les cas, notre électricité. Nous, on est pour la sortie de ce marché européen de l'électricité. Je me souviens que Bruno Le Maire, l'homme de la ruine des finances publiques, avait évoqué ça il y a très longtemps. Et puis finalement, ils ont laissé tomber.

Donc vous voyez, la réalité, c'est qu'il faut des dispositifs qui soient pérennes, qui soient dans le temps, qui soient adaptés, relance du nucléaire. Là aussi, on a un gouvernement qui a fait n'importe quoi, la politique du zigzag. Un coup, on avance, un coup, on recule. En réalité, il n'y a pas de politique claire sur ça. Et aujourd'hui, quand on est face aux problèmes, encore une fois, je vous le dis, quand les problèmes viennent de l'extérieur, à travers des crises extérieures, le gouvernement se retrouve gros gens comme devant et laisse les Français avec leurs difficultés. C'est totalement erratique.

4:44
Présentateur

Pour le coup, désormais, il y a une direction, en effet, qui est de dire qu'il faut relancer le nucléaire. Pour le coup, sur le nucléaire, vous avez raison, il y a eu un zigzag, mais là, la direction est donnée. Je voudrais évoquer avec vous une autre conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Sébastien Chenu, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a demandé hier soir à ce que l'on renforce les mesures de vigilance après l'attentat déjoué contre la Bank of America à Paris. Il fait le lien, d'ailleurs, entre cette tentative et le contexte de guerre au Moyen-Orient. Est-ce que vous, vous redoutez une menace iranienne en France ?

5:12
Sébastien Chenu

Elle existe, cette menace terroriste, bien entendu, elle existe. Et moi, je saluais les forces de l'ordre, les professionnels de la sécurité qui ont permis de déjouer cet attentat, peut-être d'autres aussi, d'ailleurs. Et évidemment, elle existe. La déstabilisation du monde, en tous les cas, ou de la sécurité dans nos pays, ou l'aggravation des problématiques de sécurité à travers cette crise, elle est évidente. Il faut se prémunir. Mais là, quand vous dites « je salue », j'entends également que vous saluez l'action du gouvernement, là, pour le coup.

Non, mais là-dessus, je n'ai pas de problème à dire que ça a été bien géré, que si les attentats sont déminés, si j'ose dire, eh bien, tant mieux, il faut s'en réjouir, bien entendu. Mais enfin, on est au début du processus. On a déjà vécu sur notre sol des attentats liés à l'Iran. Notre sol a déjà été frappé. Donc, oui, on peut avoir des inquiétudes à raison.

6:02
Présentateur

Avant de conclure, Sébastien Chenu, un mot de cette interview au Figaro de votre allié Éric Ciotti, désormais maire de Nice. Il appelle plusieurs personnalités, dont le maire de Cannes, David Lissnard, personnalité droite, à le rejoindre. Je vais citer Éric Ciotti. « Lissant le rassemblement de toutes les sensibilités de droite, nous risquons de laisser, une fois de plus, les portes de l'Elysée ouvertes à la Macronie ou à la gauche. » Donc, l'horizon pour 2027 que vous proposez, c'est de rassembler toute la droite. C'est ça qu'il faut comprendre.

6:27
Sébastien Chenu

Du côté d'Éric Ciotti. Éric Ciotti, lui, souhaite rassembler... C'est pas le même côté que vous. Mais nous, on va beaucoup plus loin. Et d'ailleurs, j'allais dire, le fait que nous ayons gagné beaucoup de maires dans le bassin minier, qui est quand même le territoire historique du socialisme français, mais aussi dans le sud, où c'est plus à droite, montre qu'en fait, nous, notre politique, elle vise à rassembler au-delà de la droite, au-delà de la gauche. Mais bien entendu que les électeurs LR sont les premiers orphelins aujourd'hui. Ce sont ceux qui n'ont plus de boussole.

6:52
Présentateur

Mais les personnalités LR sont les bienvenus chez vous ?

6:54
Sébastien Chenu

Vous souhaitez, vous, avoir demain David Lissnard, François-Xavier Bellamy, ainsi de suite ? Il y a des gens avec qui on peut travailler. Moi, je pense que François-Xavier Bellamy est quelqu'un avec qui on a beaucoup de points communs. Il y en a d'autres, David Lissnard est quelqu'un de beaucoup plus libéral, avec lequel on a beaucoup plus de différences probablement. Mais ce n'est pas tant les personnalités médiatiques qui nous intéressent.

C'est de parler aux Français, c'est de trouver des solutions pour les Français, et c'est de parler aux électeurs des Républicains, moi j'en croise tous les jours, qui sont perdus, abandonnés, dégoûtés par ce que font notamment leurs députés, en appelant à la poursuite du macronisme, en se rangeant derrière le triste Édouard Philippe, dont le bilan ne cessera de lui être rappelé.