Adeline Hazan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Contrôleur général des lieux de privation de liberté, vous publiez un avis aujourd'hui au journal officiel sur cette question.
- 0:29OuverteRéponse directe
Pour quelles raisons ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Le problème Adeline Azzan, c'est qu'il n'y a pas assez de médecins spécialistes qui consultent dans les prisons.
- 3:13OuverteRéponse directe
Est-ce que les ministres de la Justice et de la Santé ont pris des engagements pour améliorer les conditions d'accès aux soins ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« les prisonniers disposent en principe des mêmes droits d'accès aux soins que tous les autres, sauf qu'on va le voir, c'est plus compliqué que ça. »
- 0:23Invité politiqueFait
« de nombreuses personnes détenues préfèrent renoncer à se faire soigner. »
- 0:50PrésentateurFait
« les détenus qui sont hospitalisés dans des hôpitaux qui sont proches de la prison se voient le plus souvent hospitalisés ou faisant l'objet d'une consultation alors qu'ils ont des menottes, voire des entraves au pied »
- 1:01PrésentateurFait
« très souvent les surveillants pénitentiaires assistent à l'opération ou à la consultation. »
- 1:15PrésentateurFait
« les détenus préfèrent ne pas se faire soigner ou ne pas se faire hospitaliser et donc mettre évidemment leur santé en danger. »
- 1:30PrésentateurPromesse
« C'est la raison pour laquelle je rends cet avis en appelant les pouvoirs publics à faire le nécessaire pour que la loi soit respectée »
- 1:47Invité politiqueFait
« il n'y a pas assez de médecins spécialistes qui consultent dans les prisons. »
- 2:22PrésentateurFait
« qui ne sont pas acceptables une fois de plus à la fois au niveau de la dignité, au niveau des droits fondamentaux et au niveau du secret médical. »
- 2:51PrésentateurFait
« un détenu se retrouve avec moins de droits à partir du moment où il est dans un hôpital qu'il n'en a au moment où il est dans la prison. »
- 3:23PrésentateurFait
« la ministre de la Justice par exemple indique qu'elle va rappeler un certain nombre de règles »
- 3:38PrésentateurPromesse
« une inspection est en cours et également elle indique qu'elle prendra des mesures pour rappeler un certain nombre de règles »
Temps de parole
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France Inter où il est 7h20, place à l'invité de la rédaction, Gabriel Pereira, en parle ce matin des conditions d'accès aux soins des personnes détenues.
Oui, les prisonniers disposent en principe des mêmes droits d'accès aux soins que tous les autres, sauf qu'on va le voir, c'est plus compliqué que ça. Bonjour Adeline Azan. Bonjour. Contrôleur général des lieux de privation de liberté, vous publiez un avis aujourd'hui au journal officiel sur cette question. Et premier constat, Adeline Azan, de nombreuses personnes détenues préfèrent renoncer à se faire soigner. Pour quelles raisons ?
Eh bien écoutez, d'abord il faut rappeler que la loi pose un principe qui est celui d'égalité des soins entre les personnes détenues et les autres personnes. Malheureusement on en est encore très loin et notamment pour une raison spécifique, c'est que les détenus qui sont hospitalisés dans des hôpitaux qui sont proches de la prison se voient le plus souvent hospitalisés ou faisant l'objet d'une consultation alors qu'ils ont des menottes, voire des entraves au pied et que très souvent les surveillants pénitentiaires assistent à l'opération ou à la consultation. Donc cela pose à la fois évidemment un problème de dignité et cela pose évidemment un problème au niveau du secret médical.
Et la conséquence de tout cela, c'est que très souvent les détenus préfèrent, vu les conditions dont ça se passe, les détenus préfèrent ne pas se faire soigner ou ne pas se faire hospitaliser et donc mettre évidemment leur santé en danger. C'est la raison pour laquelle je rends cet avis en appelant les pouvoirs publics à faire le nécessaire pour que la loi soit respectée, c'est-à-dire qu'on ne procède ainsi que pour les détenus qui posent des problèmes de dangerosité, pas pour l'ensemble des détenus comme malheureusement ça se fait actuellement.
Le problème Adeline Azzan, c'est qu'il n'y a pas assez de médecins spécialistes qui consultent dans les prisons.
Absolument, parce que s'il y avait plus de médecins spécialistes et plus de médecins en général, eh bien les personnes détenues pourraient être examinées en prison et ne seraient pas l'objet d'une extraction. La réalité n'étant pas celle-là, eh bien on est obligé, l'administration pénitentiaire est obligée de procéder à des extractions jusqu'à l'hôpital le plus proche. Et c'est dans cet hôpital de proximité que se posent ces problèmes que je viens de dénoncer et qui ne sont pas acceptables une fois de plus à la fois au niveau de la dignité, au niveau des droits fondamentaux et au niveau du secret médical.
Il faut dire aussi que quand ils sont hospitalisés dans ces hôpitaux de proximité, les détenus ont moins de droits qu'ils n'en ont quand ils sont en prison, au niveau par exemple des visites de la famille, au niveau du droit de pouvoir écrire. Ce qui fait qu'on arrive à une solution qui est quand même inacceptable, c'est qu'un détenu se retrouve avec moins de droits à partir du moment où il est dans un hôpital qu'il n'en a au moment où il est dans la prison.
C'est cela que je dénonce dans cet avis et c'est pour cela que j'appelle les autorités, c'est-à-dire en l'occurrence le ministre de la Justice et le ministre de la Santé, à prendre les mesures nécessaires pour que cette situation soit modifiée et évolue.
Alors justement, avant de le publier, vous avez transmis cet avis au gouvernement. Est-ce que les ministres de la Justice et de la Santé ont pris des engagements pour améliorer les conditions d'accès aux soins ?
Oui, la ministre de la Justice par exemple indique qu'elle va rappeler un certain nombre de règles et la ministre de la Santé constate aussi qu'il y a des marges de progrès, comme on dit, importantes à réaliser et une inspection est en cours et également elle indique qu'elle prendra des mesures pour rappeler un certain nombre de règles et aussi faire en sorte, c'est ce qu'elle dit, qu'il y ait plus de spécialistes dans les prisons.
Merci Adeline Hazan, contrôleur général des lieux de privation de liberté. Votre avis sur les conditions d'accès aux soins des personnes détenues, publié donc aujourd'hui au journal officiel et à retrouver sur franceinter.fr. Bonne journée.
Adeline Hazan