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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 mai 2025 24 min

Olivier Paccaud : « La transmission du savoir n’est plus au centre de l’école »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Olivier Pacot, vous êtes sénateur LR de Loise. Avant de développer les titres de l'actualité, on va regarder les unes de la presse régionale et la dépêche. Nouvelle montée de fièvres agricoles.

Les syndicats, on l'a vu dans le journal, qui appellent à manifester alors que l'Assemblée nationale examine aujourd'hui la proposition de loi qui vise à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur. La deuxième une, celle de l'est républicain vers la fin des zones à faible émission, c'est la question. menacé par un amendement parlementaire.

Les EDFE pourraient devenir facultatif dans la plupart des grandes villes. Un recul critiqué par les associations environnementales et surveillé par Bruxelles. Et puis la dernière, c'est celle du journal de Soné Loire et c'est Sébastien Martin qui prive le RN d'un siège de député.

Le candidat qui siègera au LR l'a emporté hier dans une législative partielle face au candidats RN qui détenait jusque-là la circonscription. De quelle une avez-vous envie de parler ? Les trois sont très intéressantes.

On va parler tout à l'heure des agriculteurs, donc je ne vais pas la choisir. Les zones à faible émission, c'est intéressant aussi mais je vais choisir la victoire de Sébastien Martin qui prive le RN d'un siège de députés mais qui surtout marque un retour affirmé d'une droite fière et sincère, solide dans ses convictions. Et vous connaissez le dicton, une nérondelle ne fait pas le printemps. là depuis un certain nombre de mois, c'est une escadriille, dirondelle, qui réaffirme effectivement que les LR sont loin d'être morts, ils sont même plutôt en renaissance et je m'en félicite hein.

Sébastien Martin, il vient pas de nulle part. C'est un homme qui a effectivement un parcours solide. C'est un élu local enraciné et il va faire du bien à l'assemblée.

Oui. Et on va revenir sur les LR et notamment sur ce qu'a dit Gabriel Atal hein dans quelques instants. Mais d'abord, vous l'avez dit, l'actualité, cette nouvelle mobilisation des agriculteurs aujourd'hui.

Vous pensez qu'elle va prendre de l'ampleur ? Elle peut, elle peut. Alors, dans mon département de Loise, ils sont mobilisés depuis plusieurs jours.

Ils avaient bloqué l'autoroute à 16 en fin de semaine dernière. Et effectivement, s'ils sont mécontents, c'est parce qu'ils ont l'impression d'être menés en bateau. Ils se souviennent bien, vous parlez de Gabriel Atal, ils se souviennent bien de ce fringant premier ministre sur sa botte de paille début 2024 qui au cœur d'une période de tension agricole avait affirmé effectivement prendre en compte les problèmes agricoles, simplification, hausse des revenus et on devait prendre des mesures, elles sont toujours pas prises.

Mais pourquoi ? parce que là on a l'impression que c'est une situation sans fin la colère agricole. Pourquoi on narrive pas à répondre à leur préoccupation ?

Alors là, il y a le cas pratique de la loi du plomb qui Laurent du plomb tout le monde ne le connaît peut-être pas mais c'est un excellent sénateur agriculteur qui donc a rédigé notamment avec Franck Ménonville un texte de loi qui répond à beaucoup de problématiques qui a été voté au Sénat en début d'année qui arrive à l'Assemblée et qui semble vouloir être détricoté notamment par la gauche et surtout par les écologistes qui ont déposé un nombre d'amendements qui s'apparent en tête de l'obstruction. Le droit d'abendement, c'est essentiel mais quand on dépose pas loin de 3000 abendements pour bloquer un texte, ça ne peut que mécontenter les agriculteurs qui par exemple pour le stockage de l'eau, par exemple pour la réintroduction de certains produits phytosanitaires qui existent dans toute l'Europe pour effectivement des questions de souveraineté alimentaire ne comprennent pas la position de certains agricultures, de certains députés pardon et qui manifestent leur mécontentement. Donc la motion de rejet, c'est-à-dire que le texte serait rejeté et qu'il arriverait directement en CMP, réunion députés sénateurs.

Ça vous paraît la bonne méthode ? À regret ? Oui.

À regret, oui. Parce que si on rentre dans un cycle hebdomadaire là de euh de de tension à l'Assemblée nationale, je pense que les agriculteurs ne vont pas voir retomber leur colère. Et éviter le débat à l'assemblée, ça peut permettre de faire retomber la colère.

Écoutez, moi je suis toujours plutôt pour le débat mais j'ai l'impression qu'il est tronquéin. On a prenons le cas des des réserves d'eau puisqueon a eu la problématique des des super bassines. Et bien on a besoin, nos agriculteurs ont besoin alors que une sécheresse s'annonce on a besoin de réserve d'eau.

Veut-on que l'eau aille à la mer tout de suite ? Il demande simplement à faire des réserves d'eau. Ces écologistes n'en veulent pas.

Les produits phytosanitaires, ils sont en place dans non pas ailleurs en Europe, partout en Europe. Sur les 27 autres pays de l'Union, dans 26, ils sont en place. Il y a que chez nous qui ne sont plus en place.

La loi du plomb permet de les réintroduire. Ça me semble du bon sens. Les agricultures connais que c'est aussi du bon sens que disent les écologistes, à savoir que tout ça c'est du recul environnemental.

Je ne le pense pas parce qu'à ce moment-là donc seuls les écologistes français détiendraient la vérité absolue. Ça veut dire que tous les agriculteurs d'Europe sont des crétins, des débiles. Honnêtement, nos agriculteurs, ce sont les premiers écologistes.

Nos agriculteurs, ils connaissent parfaitement la nature. Ils ne vont pas détruire ce qui les fait vivre. Soyons vraiment conscients.

À l'époque où on dit que il faut préserver notre souveraineté, notre indépendance, que l'agriculture est une arme alimentaire. Nos agriculteurs nous nourrissent, nos éleveurs nous nourrissent. Aujourd'hui, nous importons presque la moitié de ce qu'on mange alors qu'on pourrait le fabriquer en France.

On marche sur la tête. L'autre mobilisation, on l'a vu là aussi dans le journal, c'est celle des taxis suite à une nouvelle convention de l'assurance maladie sur le transport sanitaire. On l'a entendu, François Baou les a reçus samedi après-midi.

Il a dit comprendre leur colère et retravailler la convention dès demain. Il a raison. Il a raison de les recevoir.

Faut toujours recevoir des gens mais et de dire qu'il va retravailler la convention alors que Sophie Prima avait dit qu'il y aurait pas de recul du gouvernement. Alors euh c'est le début, on en parlait, c'est le début du débat budgétaire. Euh on va devoir faire des économies un peu partout et euh le but de cette nouvelle convention, cette nouvelle tarification des transport sanitaires par les taxis euh devait devrait permettre de faire quelques économies.

Il faut quand même savoir que depuis 2019, il y a eu un bon de près de 45 % des dépenses à ce niveau. Donc il faut certainement reprendre le dialogue. Mais il me semble que François Baot a donné deux préalables.

Un, il faut que la nouvelle tarification entre en vigueur au 1er octobre et deux, qu'elle permettent quand même quelques économies. Alors à mon avis, on va trouver un terrain d'entente mais il y aura certainement un peu moins d'économie que ce qui était prévu. Je pense que c'est ce qui va se passer.

économie dans le budget de la sécurité sociale. Et on va voir ce que disait hier Manuel Bonpard, coordinateur de la France insoumise. Pour lui, le déficit de la SQ, il est artificiel.

Le déficit de la sécurité sociale a été créé artificiellement en France puisqu'il y a eu des exonérations de cotisation sociale qui n'ont pas été compensées. À combien vous chiffrez le déficit de la sécurité sociale aujourd'hui ? À 15 milliards.

Voilà. À combien s'élèvent aujourd'hui les exonérations de cotisation sociale qui n'ont pas été compensées ? 19 milliards.

Donc vous pouvez reprendre les calculs, faites le calcul. Donc ce déficit, il a été créé artificiellement. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Ben je lui réponds que enfin chez les insoumis, tout est artificiel. La dette est artificielle. Tout est artificiel.

Pourquoi il y a eu des exonérations de cotisation sociale ou patronale pour la compétitivité de nos entreprises ? Et aujourd'hui, malheureusement, nous sommes dans un monde globalisé. À partir du moment où et les insoumis sont les premiers à le vouloir, il y a plus de frontières ou de moins en moins de protection nationale ou européenne, il faut donner à notre économie, à nos acteurs économiques des armes pour faire face et les exonérations en faisaient partie.

Donc faut savoir ce que l'on veut, hein. On va passer à une autre actualité, celle que vous suivez particulièrement ici au Sénat, ce sont les questions liées à l'école. La semaine dernière, la Cour des comptes a publié un rapport alarmant sur le niveau des élèves à l'école primaire.

Alors pour y remédier, elle appelle notamment à revoir les rythmes scolaires. Que contient ce rapport ? On voit ça avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.

Bonjour Ryan. Bonjour Olivier Paco bonjour Alex. Et Alex, la Cour des comptes a publié donc la semaine dernière un rapport très critique sur l'école primaire en France.

Ah oui, un rapport inquiétant d'abord sur le niveau des élèves français. Si on regarde les évaluations du niveau scolaire en CM1 à réalisé dans une vingtaine de pays de l'Union européenne, et bien les élèves français arrivent dernier en mathématiques et avant-dernier dans la maîtrise de leur langue natale, en l'occurrence le français. Un rapport qui soulligne aussi que les inégalités de niveau entre les élèves en France s'aggravent en fonction du milieu social.

L'écart de réussite entre des enfants de cadre et des enfants d'ouvriers a augmenté et s'élève à 30 % euh des inégalités qui augmentent malgré le dédoublement des classes de CPCE1 dans les quartiers populaires dans les zones prioritaires. un dédoublement mis en place sous Emmanuel Macron depuis 2017 et la Cour des comptes qui donc pointe du doigt ses mauvais résultats de l'école primaire malgré le budget qui est consacré chaque année à l'enseignement primaire 52 milliards d'euros soit 2 % de la richesse nationale un budget en hausse alors que le nombre des élèves est en forte baisse. Et ce rapport il est également critique sur les rythmes scolaires.

Et oui, on le rappelle, depuis 2017, les communes peuvent choisir entre la semaine de 4 jours et la semaine de 4 jours et demi. Et dans les faits, 85 % des communes françaises ont choisi la semaine de 4 jours. Lundi, mardi, jeudi, vendredi.

Pas d'école le mercredi matin ou le samedi matin. Et la Cour des comptes rappelle que des études scientifiques ont montré, je cite, le rôle néfaste de la semaine de 4 jours sur la vigilance et les performant des enfants les deux premiers jours de la semaine liés à une désynchronisation à cause d'un weekend prolongé. Les rythmes scolaires qui de toute façon vont revenir dans les prochaines semaines dans le débat public puisqu'on le rappelle Emmanuel Macron a annoncé la mise en place dès le 20 juin prochain d'une convention citoyenne sur les temps de l'enfant avec donc une réflexion sur le temps scolaire.

Et que préconise la Cour des comptes ? Sag de la rue Cambon propose de donner d'abord un vrai statut au directeur d'école pour qu'il ait davantage de moyens d'action sur le plan pédagogique, budgétaire et au niveau des ressources humaines. Pour redonner plus d'attractivité au métier du de professeur des écoles, la Cour des comptes estime qu'il faut donner plus de mobilité géographique aux instituteurs et enfin face à la baisse continue chaque année du nombre d'élèves pour des raisons démographiques.

Et bien ce rapport préconise davantage d'écoles regroupées quitte à en supprimer dans certains villages. Olivier Paco d'abord sur le niveau des élèves français actuellement alors dans l'enseignement primaire. Comment expliquer ce très faible niveau ?

Alors, que le niveau soit faible, on n'a pas attendu la Cour des comptes pour le savoir. Maintenant, euh il faudrait toute une émission spécifique sur les problématiques pédagogiques. Mais moi, contrairement à la cour des comptes parce que il y a des choses très intéressantes dans le constat, on peut revenir sur certains points mais sur les remèdes, je pense pas que le changement de statut du directeur d'école, que les problématiques liées par exemple aux écoles isolées, eux, ils veulent donc que de grosses écoles.

C'est très facile en théorie, en pratique, c'est beaucoup plus compliqué. Et puis sur le fond, le vrai problème, à mon avis, il est pas du tout lié au rythme scolaire. Ça se serait si la semaine de 4 jours était quelque chose de catastrophique.

La baisse du niveau, elle est pas liée à la semaine de 4 jours. Aujourd'hui, les problèmes de l'école, c'est quoi ? C'est des problèmes d'abord d'attractivité du métier de professeur, pas seulement dans le primaire, parce que les professeurs sont pas assez payés, même s'il y a eu des efforts.

C'est des problèmes de niveau, ça a été dit, on on vaevenir. Pourquoi ? C'est des problèmes de violence, c'est des problèmes d'irrespect des professeurs, c'est des problèmes de harcèlement.

Bon, que prône la cour des comptes ? Il y a un mot que vous avez pas du tout dit et qui moi m'a profondément choqué dans le rapport. Pour eux, il faut que les qui est un meilleur bien-être des élèves.

Textuellement, c'est ce qu'il y a. Bon, et ce mot vous choque, pardon. Le mot bien-être des élèves, ça vous choque ?

Oui, parce que ça veut dire qu'il y en a pas actuellement. Bon, moi, il y a 12 millions d'élèves en France, j'ai pas l'impression qu'il soit si mal traités que ça. Je pense que le vrai problème, c'est au lieu de mettre au centre de l'école le bien-être de l'élève, il faut mettre la transmission du savoir, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

On veut depuis des années évacuer certaines contraintes pédagogiques. À l'école, on est là pour apprendre. Apprendre, ça passe parfois par des efforts.

Par exemple, par cœur. Par cœur. Apprendre des tables de multiplication par cœur, des fables par cœur, des récitations par cœur.

C'est peut-être des vieilles méthodes, mais elle marchaient. Aujourd'hui, on veut tout faire par le jeu, par le bien-être. Les résultats, c'est qu'on est les derniers ou les avant-derniers partout.

Donc, pour vous, c'est la conséquence de pédagogie alternative qui privilégerait le bien-être de l'enfant. C'est ces mauvais résultats, c'est ne plus mettre la transmission du savoir au centre. C'est ça la base de la problématique.

Et alors il y a beaucoup d'autres choses qui se sont greffées et notamment il y a une chose très intéressante quand même dans le rapport. Ils insistent sur le fait que les enseignants du primaire sont moins bien traités que les enseignants par exemple du secondaire. Et c'est vrai, ils sont régulièrement moins bien payés.

Ils font plus d'heures et on a de plus en plus de mal à attirer effectivement des candidats vers les concours de l'enseignement primaire. Il faut remédier. le gouvernement par la rémunération.

Alors oui, alors mais il y a eu des efforts énormes de fait hein quand même. Ils en sont pas forcément tous conscients les enseignants, mais le gouvernement a fait de gros efforts depuis des années. On a quand même un budget de l'éducation nationale qui a augmenté de 2019 à 2025 quand même de 15 milliards d'euros.

Alors, il y a eu l'inflation, mais ramener sans inflation, c'est 4 milliards 5. C'est énorme. C'est énorme.

C'est du jamais vu. Mais il faut continuer à faire des efforts. Malheureusement, ça va être compliqué en tant, ça va être très compliqué.

Ben, il y a une fenêtre de tir. C'est la baisse triste mais réelle du nombre d'élèves pour le primaire simplement de 2017 à 2025, c'est plus de 700000 enfants en moins. Donc ça veut dire supprimer des postes mais mieux payer les postes existants.

Théoriquement, c'est ce qui me semble la meilleure des solutions. Oui. Dernière question sur les rythmes scolaires.

Olivier Paco, qu'est-ce que vous attendez de cette convention citoyenne lancée par Emmanuel Macron sur les temps de l'enfant et notamment sur le temps de scolaire ? Est-ce qu'il faut davantage allonger, étaler et bien les les jours, les rythmes scolaires pour apprendre plus facilement ? Pour moi, c'est un faux débat.

De toute façon, ça va se heurter au lobby du tourisme. Et puis il y a des questions auxquelles on ne songe jamais. On est dans une société où il y a de plus en plus de divorce par exemple et vous avez des enfants dont les parents ne sont plus sur le même territoire.

Et lorsque euh on va éventuellement bouger les temps de vacances selon les académies, ça va poser de gros problèmes pour que les enfants puissent partir en vacances avec leurs parents. On n'y pense pas, mais vous pouvez demander au directeurs d'école ou aux enseignants, c'est un un vrai problème. Et donc plus on va raccourcir les temps de vacances éventuellement parce que c'est ce qui serait dans l'air du temps et ça fait 50 ans qu'on parle de raccourcir les temps de vacances, le signale.

On l'a jamais fait mais plus on aura des problèmes personnels qui vont se poser. Ah oui oui. Moi je pense que c'est pas du tout là il faut chercher le remède aux problématiques de l'école.

Merci. Donc je n'attends rien de la convention de monsieur Macron. Oui on on avait compris on avait compris.

Merci beaucoup Alex. On se retrouve dans une bière et oui on verra ce qu'il a ce qu'il y a dans la loi du plomb sur l'agriculture qui est très attendu par les agriculteurs qui manifestent. Merci Alex.

Nous, on va continuer à parler des questions liées à l'école puisque c'est aussi l'actualité dans votre département. On va Compiagne, on retrouve Vincent Gérard. Bonjour Vincent, merci beaucoup d'être avec nous.

Directeur du journal Wisebdo. On a beaucoup parlé Vincent de l'enseignement primaire public. Vous voulez interroger le sénateur sur l'enseignement privé et notamment les écoles privées pas forcément confessionnelles qui connaissent un fort développement.

Oui, apparemment. Donc il y a des écoles privées qui fonctionnent très très bien. Il y a des écoles pour pour les élèves, des écoles montées soorides, il y a des écoles privées confessionnelles sous contrat ou non.

Il y a aussi par exemple des écoles comme un compienne open world qui sont ouverts sur sur l'étranger et il y a aussi des écoles qui vont dans les banlieux comme Espérance Banlieu. D'ailleurs, il tenait un colloque à au Sénat il y a 15 jours. Euh et ces écoles, ces pédagogies, il y a aussi la pédagogie freinée euh ont des résultats qui sont très satisfaisants.

Est-ce que vous avez un peu étudié pourquoi ces écoles réussissaient ? Est-ce que ces méthodes sont peuvent être étendues à l'ensemble de l'éducation nationale ? Sachant que effectivement un des secrets de ces écoles, ce sont les faibles effectifs et ce qu'on a vu si les faibles effectifs en Zep donnait des résultats satisfaisants.

Alors que les faibles effectifs donnent des résultats satisfaisants encore heureux. Donc, ils ont donné visiblement en zone d'éducation prioritaire grande section CPCE1 des résultats tout à fait correct mais dès que on remonte les effectifs, les résultats sont sont moins bons. Mais pour répondre à votre question, cher Vincent Gérard, euh je pense que il faut pas oublier qu'aujourd'hui nos enseignants dans l'école publique ou dans l'école privée sous contrat ont une liberté pédagogique.

Et donc que vous alliez dans n'importe quel CP, on n'enseigne pas forcément de la même façon. Donc moi, je fais confiance à nos enseignants qui peuvent effectivement multiplier les approches pédagogiques sur le même sujet. Ce que font les écoles Montessori ou Open World à Compienne qui est une très belle école.

Bravo ! Maintenant euh on peut prendre quelques exemples de c de là euh mais ça me semble pas l'alpha et l'oméga de la réussite éducative. Et vraiment n'hésitez pas à aller dans nos écoles et vous verrez que chaque enseignant a ses petites méthodes qu'il va faire varier d'une année à l'autre selon ses enfants parce que chaque élève ou chaque classe est différente.

Il faut savoir s'adapter et je tiens moi la liberté pédagogique. Ça c'est essentiel. Et ça existe dans le système français à partir du moment où on suit le programme scolaire quand même.

Alors parfois il faut peut-être voir les programmes, hein. Voilà. Merci.

Et bien merci merci Vincent. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. La une la une de Wazisdo, c'est un un tout autre sujet, c'est un conflit de voisinage qui tourne au drame de femmes blessées à l'arme à feu.

Merci beaucoup Vincent Gérard d'avoir été avec nous. On va continuer à parler de ces sujets d'école et et le rapport sur les frères musulmans qui a été remis la semaine dernière. Est-ce que pour vous il y a de l'entrisme islamiste à l'école ?

Il peut y en avoir mais le rapport insiste sur le rôle notamment des écoles coraniques. Donc euh il faut vraiment prendre la menace d'une volonté d'islamisation de la société, hein. C'est ce que mais en exerc, il faut la prendre très au sérieux.

On peut pas vivre dans un pays où on glorifie Olympe de Gouge et de l'autre côté faire l'autruche sur les risques effectivement. d'une islamisation qui peut par exemple euh aboutir à rendre les femmes invisibles en euh développant entre guillemets voile et abaya un peu partout. Donc ce problème ce ce rapport pose le problème de façon très claire hein.

C'est un rapport très fouillé. Il est pas très épais, il fait à peu près 70 pages, mais je conseille aux gens qui qui s'intéressent à cette problématique de le lire parce qu'il est accessible sur le net très facilement. Il met en évidence ici quelques petites solutions pour que nos compatriotes de confission musulman ne se sentent pas stigmatisés, exclus.

Je pense par exemple au développement des carrés musulmans dans les cimetières. C'est quelque chose qui ne demande pas beaucoup d'efforts et qui serait un geste très euh important vis-à-vis de la communauté musulmane. Euh mais je pense qu'il y a un vrai danger effectivement d'entrisme.

Ce rapport ce rapport il a fait réagir hein, il fait débat et pour Manuel Bonpard, on va le réécouter. Le coordinateur de la France insoumise, Bruno Retaillot se sert de ce rapport à des fins politiques. la lecture politique qui a été faite de ce rapport la commande de ce rapport les modalités de sa publication sont une opération politicienne initié notamment par le ministre de l'intérieur qui cherche à faire son beurre sur le dos des musulmans de ce pays.

Et ben moi, j'ai envie de dire à monsieur Retaillot et à tout le monde, foutez la paix aux musulmans de ce pays qui ont juste envie de pouvoir vivre tranquillement en paix et en liberté dans notre pays, pouvoir pratiquer leur religion tranquillement dans le respect de la loi comme tout le monde le fait. H Qu'est-ce que vous dites de ces propos ? J'aime bien l'expression le respect de la loi.

Alors donc il faut que la loi soit respectée pour tout le monde et partout, par les catholiques, par les juifs, par les musulmans. Et je Et là, il dit Bruno Retaillot fait son beurre sur le dos des musulmans. C'est pas grave.

Moi, je pense surtout que LFI tente une expansion électorale sur effectivement un électorat musulman. On le sait très bien en banlieu, faut pas se raconter d'histoire. Après, le ministre de l'intérieur, Bruno Tarot, ce n'est pas lui qui a commandé le rapport, c'est son prédécesseur Gérald d'Armanin.

Certains auraient mis le rapport à la poubelle ou au fond du tiroir, il le rend public, il a raison et il ne faut pas se voiler la face. Il y a une vraie problématique dans notre société aujourd'hui de volonté d'islamisation de la part de certains, pas tous les musulmans, Dieu merci, mais nous vivons en République. Il y a des règles très claires, des règles de laïcité.

Il faut qu'elles soi respectées par tous. Et je vais prendre un seul exemple. La fameuse loi sur le voile à l'école de 2004.

Une fois qu'elle a été prise, elle a résolu les problèmes. Donc il faudra certainement aller plus loin. Vous allez peut-être me parler de monsieur Atal, mais il y a eu des propositions de lo en parler aller plus loin.

Est-ce que c'est interdire le voile au mineur de moins de 15 ans comme le dit Gabriel Atal ? Alors, je pense que c'est pas si facile que ça. Mais avant de parler d'interdire le voile au moins de 15 ans, euh il y a des problématiques de voile pour les sorties scolaires.

Il y a des problématiques de voile, les maires m'en parlent, pour le périscolaire qui ne sont pas traités aujourd'hui. Et lorsqu'on évoquait ces problématiques il y a quelques mois, un certain Gabriel Atal et d'autres membres de sa famille politique s'insurge ou alors aujourd'h alors lui à contrario, il dit aussi pareil de vous. Il dit "Il y a 4 ans, la majorité sénatoriale votait cette mesure sur le voile et aujourd'hui il la critique et il s'y oppose.

Qu'est-ce que vous dites de ça ?" Sur le l'interdiction du voile pour les moins de 15 ans ? Je sur les moins de alors pourquoi pas 14, pourquoi pas 16 ?

Enfin bon, voilà le le 15 ans effectivement la sortie je ne sais où. C'est c'est très choquant de voir des jeunes filles voilées parce que elles le sont forcément sur une volonté parentale. Après à partir de quel âge ?

Très honnêtement, je suis incapable de vous le dire mais je pense que il faut être ferme sur le fait que la mixité sociale, la mixité sexuelle, la place de la femme et l'égalité homme-femme, ce sont des valeurs intangibles de notre République et le voile est une atteinte est une atteinte surtout quand il est forcé à la liberté. Un dernier mot parce que Gabriel Atal, il fustige les Républicains dans cette interview. plus un c'est plus un parti proeuropéen, c'est un parti conservateur.

La rupture est actée entre Atal et Léaler. Non, je pense que Gabriel Atal euh sans avec crainte Bruno Retaillot monter en force et qu'il essaye un contrefeu un petit peu maladroit à mon avis mais c'est parce que Bruno Rotaillot donne le làin. Donc en fait cyniquement je devrais me réjouir de cette réaction un petit peu enfantine puérile de Gabriel Atal.

Mais on l'aime bien Gabriel Atalin. Merci Olive. Paco, merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.

Dans 20 minutes dans le club, on reparlera de cette mobilisation, cette colère des agriculteurs. On en parle tout de suite avec notre prochaine invité. C'est le secrétaire général des Républiques Hotman Nastrou qui nous rejoint.

M.