Sébastien Chenu : "Emmanuel Macron a affaibli la France !" (TF1)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:16FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous soutenez cette initiative française ?
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Sur la flamme, vous considérez en revanche qu'il est nécessaire d'envoyer un signal à Donald Trump ?
- 1:07RelanceRéponse directe
Sur le cas de Donald Trump, tout le monde a peut-être varié, notamment le Rassemblement national, peut-être même à commencer par le Rassemblement national.
- 1:58FerméeRéponse directe
Sébastien Genu, est-ce que ça vous fait dire aujourd'hui que Donald Trump n'est pas un allié de l'Europe et de la France ?
- 2:47OuverteRéponse directe
On va parler de la réponse très importante, mais ce qui est nouveau également, Sébastien Genu, c'est qu'il y a des critiques personnelles.
- 3:15OuverteRéponse directe
Ça vous gêne d'entendre un président étranger parler en ces termes d'un président français, ou vous dites qu'il a raison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« On n'a pas pour habitude d'affaiblir la diplomatie française. »
- 0:53Invité politiqueFait
« lorsque nous, le Rassemblement national, nous critiquions Donald Trump pour l'action qu'il avait menée au Venezuela. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Non, nous nous avons dit que la souveraineté des peuples était un élément primordial. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Bien sûr que ça me gêne, parce qu'en fait, c'est de la France dont il parle. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron est un président faible, et il a affaibli la France. »
- 3:53Invité politiqueFait
« quand on brade Alstom, quand on laisse McKinsey se goinfrer, lorsqu'on ne dit rien, lorsqu'on a des contrats d'armement qui devaient être passés à notre bénéfice avec l'Australie, et que finalement ils sont passés au bénéfice des Américains »
- 6:23Invité politiqueFait
« Si avec ça, vous trouvez que c'est bien et qu'on n'a pas été abîmés et affaiblis, si notre tissu économique n'a pas été affaibli et abîmé, si les normes n'ont pas abîmé notre agriculture, je pense que tout le monde le dit »
- 7:02Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a expliqué qu'elle avait entendu ce qu'on lui reprochait, mais elle explique qu'il n'y a rien de délibéré. »
- 7:09Invité politiqueFait
« Il n'y a pas eu d'emploi fictif, il n'y a pas eu... Tous ces gens ont travaillé, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. »
Temps de parole
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Bonjour Sébastien Chenet. Bonjour. Après les menaces de Donald Trump, cette toute dernière annonce de l'Elysée, on l'a appris ce matin, la France demande un exercice de l'OTAN au Groenland et se dit prête à y contribuer. Jusqu'ici, il y avait une opération localement avec quelques pays, quelques militaires autour du Danemark. Est-ce que vous soutenez cette initiative française ?
On n'a pas pour habitude d'affaiblir la diplomatie française. Donc, concernant cet exercice militaire, on n'est pas là pour critiquer cet exercice dont on ne comprend pas forcément exactement les tenants et les aboutissants, mais pas de polémique à ce sujet-là. Sur la flamme, vous considérez en revanche qu'il est nécessaire d'envoyer un signal à Donald Trump ? Évidemment. Évidemment qu'il faut envoyer un signal à Donald Trump. Mais là où on peut être critique, c'est que je me souviens qu'il y a quelques semaines, lorsque nous, le Rassemblement national, nous critiquions Donald Trump pour l'action qu'il avait menée au Venezuela.
Non pas pour le fait d'avoir viré Maduro, dont tout le monde se réjouit qu'un salaud de moins dirige un pays, mais en disant, attention, si Donald Trump joue à ça avec le Groenland, ensuite, ce sera très difficile de pouvoir le justifier.
Sur le cas de Donald Trump, tout le monde a peut-être varié, notamment le Rassemblement national, peut-être même à commencer par le Rassemblement national.
Non, nous nous avons dit que la souveraineté des peuples était un élément primordial. Et c'est pour ça qu'on a critiqué Donald Trump. Et je me souviens qu'à l'époque, on nous disait, même Emmanuel Macron ne critique pas autant que vous, Donald Trump. Alors c'est très difficile ensuite qu'Emmanuel Macron passe de l'autre côté, en tout cas se mettre à le critiquer, dans le sens où, effectivement, la logique de Donald Trump, elle est transparente, elle est assez claire. Et on le voit.
Et c'est pour ça que nous, on a tout de suite considéré que c'était inacceptable, que ce n'était pas défendable, que cette logique n'était pas défendable, que la logique américaine n'était pas défendable, parce que lorsqu'elle s'applique à des pays dans lesquels les dirigeants ne sont pas, évidemment, des dictatures, ça pose un vrai problème, quand même.
Sébastien Genu, est-ce que ça vous fait dire aujourd'hui que Donald Trump n'est pas un allié de l'Europe et de la France ?
Non, mais les États-Unis sont un pays allié et ami de la France. Mais ils sont particulièrement agressifs en matière commerciale. Un allié agressif ? Oui, c'est un allié dans le sens où, historiquement, les États-Unis ont toujours été des alliés. Au moment où la France a rencontré, où on a traversé une guerre, où la France a été dans des situations extrêmement périlleuses, on a pu compter sur les États-Unis. Maintenant, aujourd'hui, dans la situation que nous connaissons, ça reste un pays ami, ça reste un pays allié, qui se comporte d'une façon excessivement agressive en matière d'économie.
Donc, c'est un concurrent, c'est un allié agressif, et on ne peut pas juste le laisser développer ce discours et cette action.
On va parler de la réponse très importante, mais ce qui est nouveau également, Sébastien Genu, c'est qu'il y a des critiques personnelles. À deux reprises en 24 heures, Donald Trump a notamment parlé d'Emmanuel Macron. Personne ne veut d'Emmanuel Macron, disait-il. Il sera bientôt plus en poste. Nouvelle version de cette déclaration, hier soir encore, on l'écoute.
J'aime bien Macron, mais il ne va pas rester là très longtemps, comme vous le savez. Et je pense qu'il faut des réunions avec des personnes qui sont directement impliquées, et non pas certaines des personnes dont vous parlez.
Ça vous gêne d'entendre un président étranger parler en ces termes d'un président français, ou vous dites qu'il a raison ?
Bien sûr que ça me gêne, parce qu'en fait, c'est de la France dont il parle. Lorsqu'il pointe du doigt la faiblesse d'Emmanuel Macron, c'est la faiblesse de la France. Et Trump, il ne respecte, on peut le déplorer, mais c'est une réalité, il ne respecte que la force. Et il considère qu'Emmanuel Macron est un président faible, et que la France est un pays qui est devenu faible. Vous le considérez aussi ? Emmanuel Macron est un président faible, et il a affaibli la France. Et c'est bien ça le problème. C'est que Trump ne nous respecte pas, il ne respecte pas le président de la République. À cause d'Emmanuel Macron ?
Ben oui, parce qu'Emmanuel Macron a organisé notre impuissance depuis des années. Je vous dis, quand on brade Alstom, quand on laisse McKinsey se goinfrer, lorsqu'on ne dit rien, lorsqu'on a des contrats d'armement qui devaient être passés à notre bénéfice avec l'Australie, et que finalement ils sont passés au bénéfice des Américains, et que le président de la République laisse faire et organise notre impuissance, il est aux yeux de Donald Trump un président impuissant, à la tête d'un pays qui devient vassal d'une Union européenne, elle-même très impuissante, et Trump ne le respecte pas.
La puissance dans ce cas-là, c'est quoi ? Ce serait dire demain, nous, on conseille de paix de Donald Trump ? Ce serait dire on boycotte les produits américains ? Ce serait dire on boycotte la Coupe du Monde qui est prévue, notamment aux États-Unis, dans quelques temps ?
Non mais ça, d'ailleurs, sur la Coupe du Monde, j'ai noté qu'il n'y avait aucun des organisateurs qui demandaient le boycott. Il y a, je crois, 77 matchs sur 102 qui vont se jouer aux États-Unis. Je n'ai entendu aucune des organisations de foot demander ce boycott. Vous, vous ne souhaitez pas ce boycott ? Non mais ce n'est pas ça la réponse. La réponse, elle doit être évidemment économique et commerciale. Économique, qu'est-ce que ça veut dire ? Boycotter les produits américains ? Non mais ça, c'est quoi ? Individuellement, que les gens n'achètent plus américains ? Écoutez, on ne va plus acheter grand-chose, visiblement. Non, c'est suspendre les accords.
En tous les cas, il y a un accord cadre qui a été signé au mois de juillet dernier entre l'Union européenne et les États-Unis. Nous, les députés du Rassemblement national, sous l'égide de Jordan Bardella au Parlement européen, on s'est opposé déjà à cet accord cadre qu'ont fait les autres, qu'ont fait les macronistes. Le Parlement européen l'a mis en pause. D'accord, non mais maintenant, ce qu'il faut, c'est aussi réveiller la croissance au sein de l'Union européenne, c'est aussi faire du patriotisme économique en matière de défense. Quand on a dit qu'il fallait que les pays européens achètent du matériel de défense français, je n'ai pas entendu, alors que ça n'a pas été le cas.
Je vous rappelle que des F-35 ont été achetés par des pays européens, notamment je pense à la Pologne ou à des pays baltes. Vous dites allant à fond dans la guerre commerciale sans aucun tabou. Mais on a des moyens de rétorsion, on a des moyens qui vont aussi peser sur les produits américains qui eux-mêmes exportent vers notre pays des produits alimentaires, des produits de service, etc. Donc c'est là qu'il faut résister, c'est là qu'il faut montrer sa puissance, c'est là qu'il faut organiser notre puissance.
Et c'est là où j'en veux Emmanuel Macron, si vous voulez, organiser la puissance de la France et à travers la France, par ricochet, celle de l'Union européenne, ça ne se fait pas en suppliant la Chine de venir investir dans notre pays. Emmanuel Macron nous a abîmés, nous a déshabillés, nous a affaiblis. Il n'a pas besoin de beaucoup d'investissements, dont les Chinois. Non mais attendez, Adrien Jardin, on a 68 000 défaillances d'entreprises en 2025.
Si avec ça, vous trouvez que c'est bien et qu'on n'a pas été abîmés et affaiblis, si notre tissu économique n'a pas été affaibli et abîmé, si les normes n'ont pas abîmé notre agriculture, je pense que tout le monde le dit, je veux dire, à un moment, il faut voir la réalité en face. Notre pays est affaibli du fait de la politique de Emmanuel Macron.
Un dernier mot en quelques secondes, suite de l'audition de Marine Le Pen dans le procès des assistants parlementaires européens de l'ex-Fonds national aujourd'hui, hier, elle a défendu l'idée qu'il n'y avait pas de système de détournement de fonds. On a quand même du mal à saisir. La ligne désormais, c'est de dire, j'ai bel et bien fauté, mais je ne savais pas que je fautais et nous ne savions pas que nous fautions.
Non mais nous, on n'a rien caché. Marine Le Pen a expliqué qu'elle avait entendu ce qu'on lui reprochait, mais elle explique qu'il n'y a rien de délibéré. On n'a pas cherché à commettre un délit. Il n'y a pas eu d'emploi fictif, il n'y a pas eu... Tous ces gens ont travaillé, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. Donc Marine Le Pen, elle, elle dit, j'entends ce que vous m'avez dit en première instance. Ne pas entendre, ce serait dans une sorte de déni. J'entends, mais je vous explique que de notre côté, il n'y a pas la volonté ni de créer un système, ni de contourner des règles qui, en plus, ont changé en cours de route.
C'est comme si vous jouiez à un jeu de société, que les règles changent au milieu de la partie. Donc Marine Le Pen explique que j'entends ce que vous me reprochez. Très bien, mais moi, je vous dis que nous n'avons pas cherché à contourner des règles. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Sébastien Chenu