François-Xavier Bellamy : « La réponse d’E. Macron sur les séparatismes est dangereuse »
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et notre invité politique c'est françois-xavier bellamy bonjour merci beaucoup d'être avec nous ce matin j'étais un membre à des républicains on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représente une arme pascal jalabert bonjour pascal les journaux du groupe ebra les journaux régionaux de l'est de la france on entendait patrick kanner à l'instant votre réaction également aussi françois-xavier bellamy à ce discours d' emmanuel macron sur le séparatisme les séparatismes comme il dit maintenant ce discours qui est est attendue c'était le bon discours qu'a prononcé le président de la république pour vous d'abord on n'a pas besoin de discours on a besoin d'actes maintenant on est dans une situation d'urgence vitale pour l'avenir de la france je n'ai pas peur de le dire et face à cette urgence vitale il me semble que la réponse est au mieux insuffisante au pire dangereuse par certains aspects insuffisante parce que de fait il ne suffit pas de ces mesures dont patrick kanner disait qu'elle était effectivement très dispersés très sporadiques pour pouvoir faire face à l'adversaire devant lequel nous sommes et je crois en particulier qu'il ne suffira pas d'appliquer des réponses juridiques un problème politique c'est un adversaire politique que nous devons affronter c'est l'islamisme c'est l'islam politique qui veut fracturé la société française est au fond je crois que avant de rajouter des nouvelles lois tous les acteurs de terrain le disent d'ailleurs il faut d'abord commencer par faire appliquer nos lois par faire appliquer les lois qui existent déjà donc une réponse insuffisante et même dangereuse par certains aspects dangereuses parce qu'elle alimente la culture de l'excusé qui a fait et de ce point de vue là patrick anr est évidemment porte avec son camp en tous les cas une part de la responsabilité de la situation dans laquelle nous sommes au fond le président de la république ne rompt pas avec cette culture des excuses qui a été le propre de la gauche pendant très longtemps il explique encore une fois que c'est de la faute de la france si ces jeunes se radicalise que c'est parce que nous n'avons pas su tenir la promesse républicaine bien sûr il faut lutter pour que l'égalité des chances soient mieux respectés en france bien sûr il faut en particulier et ça a été mon premier engagement personnel et politique lutter pour une éducation nationale qui puisse vraiment offrir à chaque enfant les moyens d'accomplir ses talents mais enfin beaucoup de zones rurales en france dans beaucoup de zones de la france périphérique il y a aussi des inégalités et pour autant il n'y a pas de jeunes qui commettent des attentats nous ne sommes pas devant un problème lié à la fragilité de légalité en france nous sommes devant un problème mondial qui est celui de la propagation d'un islam qui veut détruire ce qui fait l'unité des sociétés occidentales devant cet islam politique qui veut s'imposer par la terreur et par la force et c'est à cela qu'il faut répondre et on y répondra pas plus de fermer répondra pas en accusant la république quelle incroyable fragilité que ce président de la république qui nous explique que c'est de la faute de la france si aujourd'hui des attentats sont commis sur le sol français touchant des français et faisant des victimes innocentes quelle incroyable fragilité de la part d'un président de la république qui pour toujours donné des gages poursuit la fuite en avant je reviens à la question de l'éducation que je voudrais partager un point qui m'a qui m'a beaucoup marqué l'apprentissage de l'arabe le président de la république nous dit voilà il faut que la france s'adresse à chacun des jeunes qui sont sur son sol et il faut en particulier développer l'apprentissage de l'arabe à l'école moi je crois que le vrai problème en france aujourd'hui c'est l'apprentissage du français que quand vous avez un jeune français sur cinq à sa majorité qui essaient la statistique officielle qui nous le dit en difficulté dans la maîtrise de la lecture et de l'écriture du français je crois que l'urgence c'est d'apprendre à tous les enfants de france leur langue parce que c'est leur langue s'ils sont français il n'y a aucune raison de perpétuer sur le sol français une pluralité de communautés de langues différentes et que je crois que l'armada le ministre de l'intérieur dit qu'il vaut mieux que ces enfants apprennent l'arabe à l'école parce que sinon liseron la prendre dans les mosquées et que je le cite l'enseigné à l'école c'est aussi un moyen de réduire le pouvoir religieux est-ce qu'il n'a pas raison mais je crois qu'il faut de d'étonnantes démission soit une curieuse naïveté de la part du ministre de l'intérieur d'abord qui peut croire une seule seconde que les enfants qui aujourd'hui suivent des cours d'arabe à la mosquée dans des écoles tenues par des religieux ou même d'ailleurs dans les locaux qu'ils sont vous le savez aujourd'hui l'occasion pour l'islam d'autres pays d'entrer dans notre propre système éducatif qui peut croire que pour ces jeunes apprendre l'islam se fera de manière équivalente dans l'école de la république on le sait les cours d'arabe ne sont pas que des cours d'arabe et il faut ne rien connaître à la culture de ces familles à la culture musulmane pour ne pas savoir que l'arabe est aussi et peut-être même d'abord une langue religieuse c'est une langue qui porte avec elle le coran c'est la langue sacrée et apprendre l'arabe c'est nécessairement suivre un cours d'une nature religieuse et confessionnelle pour beaucoup de ces jeunes là je ne dis pas que on ne puisse pas apprendre l'arabe comme langue mais en tous les cas pour les familles qui choisissent de transmettre l'enseignement de l'arabe à leurs enfants via des formations religieuses il est clair que ces familles là ne se tourneront pas et c'est déjà le cas aujourd'hui vers l'école de la république pour proposer un enseignement laïque de l'arabe à leurs enfants et surtout le point le plus important c'est que gérard jerald à lundi après tout on enseigne aussi d'autres langues vivantes à l'école et d'autres enfants apprennent le portugais l'italien l'allemand mais enfin quand même ne confondons pas tout nous nous avons un défi majeur en matière d'intégration nous héritons d'une faillite collective immense sur ce sujet là il n'y a pas aujourd'hui dans notre pays une communauté de germanophones qui a du mal à s'intégrer à la communauté nationale la ram n'est pas une langue vivante parmi d'autres aujourd'hui pour la france il y à un défi majeur qui est celui de faire que tous ces enfants se sont complètement français qu'ils le soient et ils en ont le droit et il le mérite ils méritent qu'on leur dise tu es français tu n'as pas à entretenir une forme de double culture de double identité il faut que tu puisse participer pleinement à la communauté nationale et de ce point de vue là lutter vraiment contre le séparatisme et regardez le contraste incroyable lutter vraiment contre le séparatisme ça n'est pas promettre qu'on va apprendre plus l'arabe à l'école aux enfants c'est leur promettre qu'on va leur apprendre enfin à tous à parler parfaitement le français à écrire parfaitement leur langue c'est leur langue il leur appartient de droit et nous devons la leur transmettre si nous voulons reconstruire une société qui puisse connaître ce qui fait le lien de son unité demain c'est la langue mais ça n'est pas seulement la langue à travers c'est la culture c'est le sentiment d'appartenance c'est la capacité de s'intégrer pleinement à la vie d'un pays dans toutes ses dimensions dans la vie de leur pays encore une fois je le répète et je ne comprends pas que derrière l'idée de lutter contre le séparatisme on entretienne en réalité ce qui fait la fracturation de notre société et ce qui alimente évidemment la pluralité de dire que même au delà risque qui se font dire demain est-ce que emmanuel macron si on suit votre raisonnement il a affaibli la république avec son discours je crois que par certains aspects oui c'est le cas exactement comme quand qu'encore une fois il reprend cette culture de l'excusé quand dans son discours de nouveau il répète que la france n'est pas sortie d'un surmoi post coloniale qui l'attaquent en fait la france pour la violence qu'elle subit c'est absolument incroyable et ça alimente en réalité cette espèce de ressentiment qui forment le séparatisme qu'ensuite il dit déplorer si nous voulons lutter contre le séparatisme alors nous devons dire à ces jeunes ce qui est la pure vérité que la france veut leur offrir ce qu'elle a à lui donner de meilleurs que la france arrête de se flageller que la france n'est pas coupable pour le terrorisme qu'elle subit comme tant de nations occidentales et qu'elle va lutter de manière déterminée contre ceux qui veulent lui imposer ce projet politique et ça ne passe pas d'abord par le fait je le disais tout à l'heure de rajouter de nouvelles lois ça passe par le fait de faire accepter le nomme manière je ne vois pas en quoi elle dépassera malheureusement les artifices de communication il ya certainement des ajustements législatifs à opérer mais on le voit très bien dans notre pays aujourd'hui il y à des lieux entiers qui sont des zones de non-droit dans lequel la loi n'est plus appliquée dans lesquels on n'ose plus faire appliquer la loi à quoi cela servira-t-il de rajouter de nouvelles règles sinon règles déjà existantes de toute façon son team sont inopérantes très mal passé à l'autre actualité l'autre actualité ce sont ces nouvelles mesures annoncées hier par un oui alors le gouvernement avait promis beaucoup de concertation a mis en place des mesures locales comment jugez-vous la gestion de la crise globalement écouter la critique est facile et là est difficile et je ne voudrais pas donner le sentiment de faire la leçon au gouvernement sur un sur un sujet si délicat je dirais simplement deux choses que je dis comme un citoyen parmi d'autres qui n'a pas plus d'informations que beaucoup de citoyens et c'est vrai que nous sommes tous un peu dans la même situation d'incertitude et de 2,2 et d'anxiété aussi il faut bien le dire aujourd'hui la pire chose que je voudrais dire c'est que dans ce moment d'incertitude on aurait besoin que l'état soit celui qui justement donne un cap clair fixe des règles claires et simples aujourd'hui on a le sentiment d'avoir changé sans arrêt d'indicateurs on ne sait plus exactement à quel référentiel se vouer on ne sait plus ce que vous dites ce que veut le dire et les couleurs dont on nous a gratifié au cours des dernières semaines au point au fond que tout cela créé une situation qui rend très difficile la prise de décision y compris pour pour des pour des acteurs du monde économique du monde culturel jeu j'ai repris à paris il ya quelques jours un cycle de conférences de philosophie qui se tient dans un théâtre depuis des années je le vois à travers cette expérience au théâtre cette difficulté que beaucoup d'acteurs du monde de la culture aujourd'hui de savoir dans quelle direction aller et au fond on aurait besoin que le gouvernement malgré cette incertitude puissent donner des orientations plus clair on ne peut pas rentrer je sais que la maire de paris leur disait récemment dans une logique d'aller retour permanent de stop and go 10 et elle je préfère le dire en français mais c'est vrai qu'il ya quelque chose de juste c'est que au fond tout le monde est un peu perdu et qu'on aurait besoin d'orientations et bancal rapidement qu'un capitaine pour vous en tous les cas il manque un cap qui soient plus claires et puis je crois des critères de discernement de décisions qui soient plus objective et encore une fois c'est difficile c'est compliqué je ne dis pas le contraire mais on en a besoin aussi pour protéger nos libertés et c'est le deuxième point que je voudrais souligner on est dans un moment qui est évidemment difficile mais dans lequel il faut réaffirmer que nos droits fondamentaux que les libertés fondamentales elles ne valent pas seulement pour les périodes de calme et de sérénité elles valent encore plus sans doute pour les moments de tensions et de difficultés et aujourd'hui on a le sentiment que derrière cette incertitude des critères se fait jour au fond une place de l'arbitraire dans la décision politique qui touche à des libertés fondamentales qui a quelque chose d'un peu inquiétant je trouve un mot sur le parlement européen par rapport à la crise du coc vide tout s'est recentré à bruxelles et à strasbourg on est très inquiet de ce qui est en train de se passer quelle est votre position là dessus je crois qu'il faut défendre bien sûr le siège du parlement européen à strasbourg c'est fondamental évidemment la période actuelle rend difficile le fait de faire des sessions à strasbourg je crois que d'une manière plus générale il est absolument capital si nous voulons sauver le siège du parlement à strasbourg que nous ayons une stratégie claire sur ce sujet une stratégie à l'horizon de dix vingt ou trente ans pour faire revenir le parlement européen à strasbourg il est absurde les députés européens sont très nombreux à le dire ils sont très majoritaires a critiqué ce processus et les citoyens aussi sont très nombreux à ne pas le comprendre il est un peu absurde de faire l'aller-retour une fois par mois entre bruxelles et strasbourg si nous voulons faire en sorte que le parlement européen prenne vraiment un racines à strasbourg il faut qu ils s'y installent complètement évidemment ça ne se fera pas demain mais il faut qu'à horizon de dix quinze vingt ans nous ayons une vraie stratégie pour faire en sorte que le parlement s'installe vraiment à strasbourg et de ce point de vue là la crise que nous vivons est une opportunité parce qu'elle nous a permis de redécouvrir que avec le télétravail avec les visioconférences avec toute la technologie qui se développe aujourd'hui on avait de moins en moins besoin d'être collé en permanence à nos interlocuteurs on n'a pas besoin d'être à bruxelles dans les jupes de la commission pour faire un travail efficace au parlement européen on peut le faire de strasbourg et ce serait aussi une manière de dire que le parlement n'a pas vocation à être perpétuellement l'institution qui suit la commission et le conseil ce serait une manière de donner tout son sens à ces lieux démocratique de la vie de nos pays l'autre actualité ce sont les calédoniens qui se sont prononcés hier et qui ont voté contre leur indépendance à plus de 53% mais il ya quand même une progression du oui par rapport au dernier référendum comment vous avez accueilli ces résultats avec une très grande joie d'ailleurs d'abord parce que parce que la nouvelle calédonie n'est pas une région qui aurait rejoint la france par hasard ça n'est pas un archipel qui par les circonstances de l'histoire aurait été placé sous la tutelle de la france la nouvelle calédonie c'est la france et bien sûr nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour que cette unité de la république y compris outre mer soit une réalité concrète pour tous les citoyens français bien sûr nous avons encore beaucoup de travail à faire pour qu'en nouvelle calédonie la république progresse vraiment et offre à chacun la même chance mais je crois qu'il est fondamental que la nouvelle calédonie et redit son attachement à la france et si un troisième référendum devait avoir lieu nous avons du travail à faire pour pouvoir faire progresser cet attachement à la france pour faire progresser le camp loyaliste en tous les cas je m'y engagerai de toutes mes forces je devais aller en nouvelle calédonie dans les semaines écoulées la crise actuelle m'en a empêché j'espère pouvoir y aller le plus rapidement possible en tous les cas avant ce troisième référendum si possible il ya beaucoup de sujets on va dire qu'il faut qu'il faut tenir il est prévu par les accords n est pas obligatoire pour vous il faut le tenir moi je crois que cette stratégie était absurde au fond on voit bien la répétition des votes a finalement très peu de sens il me semble qu'on devrait pouvoir s'arrêter à ce référendum de référendum sont venus dans un temps relativement court redire l'attachement de la nouvelle académie à la france voilà maintenant ce sera à la décision des élus de de nouvelle calédonie en tous les cas s'il devait avoir lieu j'espère pouvoir me rendre avant qu'il se déroule on a des sujets européens majeurs sur place et il ya aussi bien sûr la nouvelle calédonie était avant postes de cela un sujet un sujet global parce que la nouvelle colonie fait face à la chine dont on voit aujourd'hui à quel point son rouleau compresseur cherchent à écraser toute singularité à se saisir de toutes les opportunités qui peuvent intéresser le régime chinois il me semble qu'il est important que la france puisse redire que la nouvelle calédonie est un lieu de liberté un lieu bien sûr où son influence pour rayonner mais aussi et surtout un lieu qui peut faire vivre les coutumes de cet archipel et c'est je crois un enjeu majeur pour la france et pour l'europe aussi dans son ancien justement puisque vous parlez de l'europe on va passer au dossier de l'union européenne vous étiez en grèce il y a quelques jours qu'elle était l'objet de ce déplacement j'ai été en grèce d'abord pour redire notre soutien à nos amis grecs face aux menaces que fait peser cieux le comportement de la turquie aujourd'hui c'est un sujet dont on parle trop peu mais avec arnaud danjean qui est un de mes collègues de la délégation française au parlement européen qui est dans la commission des affaires étrangères et qui s'occupe beaucoup des questions de défense et de sécurité nous avons voulu attirer l'attention sur ce qui se joue aux portes de l'europe dans ce rapport avec la turquie dont le comportement est devenu extrêmement agressif la turquie a violé l'espace maritime de la grèce de manière impunis pendant des semaines elle viole l'espace aérien de la grèce de manière répétée depuis de trop nombreuses années elle occupe une partie de chypre aujourd'hui par la force et au fond ce qui se joue dans ce comportement de la turquie c'est une menace qui ne touche pas seulement la grèce mais qui concerne l'europe dans son ensemble la turquie juste avant la crise du grenat virus vous vous en souvenez sans doute avait organisé une véritable crise migratoire à la frontière de la grèce et de la bulgarie en faisant venir elle même des personnes parfois même des détenus à la frontière de la grèce pourrait faire rentrer en europe je crois que nous ne pouvons pas tolérer ce comportement est que l'europe parle d'une voix trop faible sur ce sujet je suis heureux que le président de république et montrer la solidarité de la france envers la grèce dans cette période là en envoyant notamment notre marine nationale sur place mais aujourd'hui l'europe et le conseil qui s'est déroulé il ya quelques jours l'a montré une fois de plus n'arrive pas à parler avec force pour dire que monsieur erdogan doit s'arrêter et pour menacer de sanctions le régime de monsieur erdogan s'il franchissait de nouveau celui ci n'a pas doté de fonctions qui ajuste menacé de deux punitions si les provocations continues et pour vous c'est quoi c'est l'union européenne trop faible bien sûr beaucoup trop faible il faut évidemment réagir d'une manière plus forte il faut mettre fin tout de suite au processus d'adhésion de la turquie avec l'union européenne nous le répétons depuis des mois maintenant mais c'est devenu une aberration que ce processus se poursuive il faut suspendre les fonds qui sont versés à la turquie et nour déposeront un amendement en ce sens dans quelques jours au parlement européen parce qu'il est inconcevable que l'union européenne aujourd'hui ne réagissent pas avec force face à la turquie disons le derrière cette faiblesse il ya évidemment le risque que fait peser sur nous je le disais tout à l'heure la fracturation de nos sociétés la peur au fond que des citoyens dans nos pays prennent fait et cause pour la turquie ci l'europe parlait trop fort je crois que c'est le moment de faire respecter nos principes et il est temps de réagir la turquie intervient aussi dans le conflit du haut karabagh dans le caucase là aussi je l'europe l'hôtel intervenir plus fermement bien sûr j'ai signé une tribune hier avec plusieurs dizaines de parlementaires et d'élus dans le journal dimanche sur ce sujet il est absolument indispensable que nous puissions dire notre soutien et non pas seulement le dire mais le montrer par la force c'est à dire par le fait de mettre en oeuvre la aussi des sanctions précises contre le régime aziri qui menacent de déstabiliser toute la région que nous puissions témoigner ainsi concrètement de notre soutien à l'arménie qui est nous le savons un pays déjà martyrs de tant de drames du xxème siècle une communauté touchée par la violence et par le génocide de la turquie continue de nier aujourd'hui nous avons le devoir maintenant de réagir l'europe ne sera forte que si les pays européens sont capables de se faire respecter de re de revenir à une logique de puissance qu'ils ont pendant trop longtemps abdiqué et c'est sur ces sujets là qu'il faut bien sûr le montrer le tract eu alité à l'union européenne c'est le plan de relance vous avez été chargé vous par le ppe et le parti de la droite européenne pour le dire un petit peu simplement de travailler sur le plan de relance européen le plan proposé n'est pas le bon pour vous en tous les cas nous allons tout faire pour faire en sorte qu'il soit le plus efficace possible je me suis opposé depuis le début de ce débat et je les dis à de nombreuses reprises à son mode de financement je crois que créer un emprunt européen n'était pas la bonne réponse maintenant il est évident que puisque cet emprunt a été décidée par le conseil par les chefs d'état et de gouvernement sans que nous puissions avoir de capacité d'action sur ce sujet bien il faut que nous puissions faire en sorte qu'au moins cet argent qui est empruntée aux futures générations soit dépenser de la manière la plus rationnelle possible et surtout soient engagées dans des investissements susceptibles de produire une prospérité future qui permettra à ces générations de demain de rembourser la charge de la dette que nous l'aurons transféré c'est le travail que je mène effectivement comme rapporteur sur ce sujet faire en sorte que c'est ce que j'ai appelée la clause du futur l'engagement envers les générations à venir faire en sorte comment cet argent soit investi dans des projets susceptibles de nous garantir demain une forme de prospérité future et je crois que c'est absolument crucial parce que le grand risque c'est que tout cet argent c'est 750 milliards d'euros soit dilapidé pour amortir le choc pour la génération d'aujourd'hui sans rien laisser à ceux qui suivront et ce serait évidemment les trahir que de céder à cette facilité une fois de plus cette facilité que nous avons tellement connue dans notre endettement français qui fait que nous laissons à ceux qui viendront après nous à la fois une dette immense et aussi une marge de manoeuvre pour réagir aux crises futures qui ne manqueront pas d'arriver qui était évidemment très atrophiée allez on va terminer en parlant de votre party les républicains et ce sondage publié hier dans le journal du dimanche qui a testé plusieurs hypothèses à droite c'est xavier bertrand qui est de me placer mieux placé que valérie pécresse que bruno retailleau que françois baroin alors c'est un sondage on est très loin de la présidentielle mais qu'en avez-vous pensé moi je vais vous dire très simplement je ne comprends pas ces sondages des candidats que vous avez montré à l'écran d'abord lesquels sont candidats lesquels ont déclaré leurs candidats dans quel cadre dans quels cas dans quelle partie par quel processus et surtout et c'est le plus important sur quelle ligne avec quelle idée mais je crois que c'est moins bruno retailleau et xavier bertrand ne s'en cache pas mais rue l'occasion de faire des propositions de développer un programme une vision de nous dire ce qu'il voulait pour la france via la vie politique française se meurt de cet excès d'intérêt pour les individualités au détriment des idées ce dont nous avons besoin aujourd'hui ce n'est pas d'abord de deux personnalités ce dont nous avons besoin c'est d'une ligne claire et ce dont la droite a besoin surtout c'est d'une ligne claire et je crois qu'elle ne l'obtiendra pas sans un vrai débat ouvert sans une conversation qui permettent avec les électeurs d'ailleurs de trancher sur notre lignée de trancher sur le fond chacun peut faire quand même y compris sur la ligne que ce soit sur la ligne ou sur les personnalités il ya de fortes divergences donc comment on tranche j'ai déjà eu l'occasion de le dire je suis pas un passionné des questions de 2,2 d'organisations de partis de campagne électorale mais évidemment la politique passe aussi par là et je crois je le disais tout à l'heure que la droite ne s'en sortira pas si elle ne se donne pas l'occasion d'un rendez vous démocratique qui permettent de trancher sur le fond et sur la ligne notre famille politique que réfléchi à ces sujets là de manière tout à fait paisible mais je crois que il faut continuer de réfléchir à la manière dont on va organiser ce que gérard larcher dans cette maison ici au sénat appelle un processus de départage voilà nous y viendrons sans aucun doute pour l'instant nous avons travaillé seuls militants encore une fois c'est une discussion qu'il faut avoir à l'intérieur du parti j'ai pas j'ai pas de jets pas de da priori sur ce sujet mais ce que je vois c'est que il y a plusieurs candidats ce que je vois vous le disiez tout à l'heure c'est qu'il ya aussi une diversité de lignes possibles et et moi je crois encore une fois qu' il ne peut pas y avoir pour la droite de crédibilité retrouvée si elle ne commence pas d'abord par organiser cette discussion entre ses principales figures sur le terrain des idées parce que c'est ce qui concrètement au delà des questions de personnes quand on regarde ce sondage hier ce qui frappe aussi c'est que emmanuel macron et marine le pen sont largement devant le candidat de la droite quel qu'il soit est ce que finalement christian estrosi n'a pas raison quand il parle de candidature de témoignage christian estrosi a raison de pointer sans aucun doute la crise profonde que traverse notre famille politique évidemment elle est incontestable en revanche il a absolument tort lorsqu'il pense que nous pourrions remédier à cette crise en acceptant de nous dissoudre dans le maquereau nisme le maquereau nisme aujourd'hui fait la preuve de son échec et si il était possible pour certains de se laisser piéger par l'illusion en 2017 je ne vois vraiment pas quelle est la raison qui nous pousserait à hisser dès maintenant après trois ans d'exercice du pouvoir qui de mon point de vue en tout les cas n'ont permis de résoudre aucun des grands problèmes que traverse notre pays aucun j'aimerais pouvoir me réjouir de ce que mon pays va mieux après trois ans de présidence d' emmanuel macron mais ça n'est pas le cas et je ne dis pas ça pour critiquer par pure facilité au contraire je dis ça parce que cela nous impose de prendre nos responsabilités et d'offrir une véritable alternance à la france évidemment ce sera pour la droite un défi immense mais il n'est pas trop tard pour s'y atteler et c'est ce que nous devons faire dès maintenant et merci beaucoup merci françois xavier merci d'avoir été avec nous ce matin merci pascal jalabert on regarde la une du dauphiné ce matin pascal elbé marche blanche en hommage blatche taurine à villefontaine dans le nord-isère un hommage à cette jeune fille qui a été retrouvée morte dans une rivière probablement avec l'intervention d'un tiers grande douleur partagée par partout toute la commune et merci beaucoup merci d'avoir été avec nous parce tout de suite au club des territoires la mutuelle nationale territoriale la mutuelle des agents des services publics locaux vous présente le club des territoires angie acteurs engagés dans la transition zéro carbone des régions vous présente le club des territoires [Musique]
François-Xavier Bellamy