Eric Zemmour : La France face à la guerre sur TF1
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Éric Zemmour qui a créé un tout nouveau parti Reconquête il y a à peine 4 mois, en décembre dernier, vous étiez journaliste, vous n'avez jamais été élu, c'est donc votre première élection. Votre profession de foi en une minute.
Oui, je m'appelle Éric Zemmour, j'ai 63 ans et je suis père de 3 enfants. Je suis né en Seine-Saint-Denis dans une famille modeste. J'ai connu une France paisible, prospère et fière d'elle-même, où les Français vivaient en paix avec des immigrés qui voulaient s'assimiler. Cette époque est révolue. Aujourd'hui, la violence est partout et l'identité française s'efface. Je suis donc candidat à l'élection présidentielle pour que la France reste la France. Je suis candidat à l'élection présidentielle pour lutter contre le grand remplacement et le grand déclassement. Ces deux phénomènes sont d'ailleurs liés.
Votre pouvoir d'achat baisse parce que l'État vous prend toujours plus de taxes et d'impôts pour financer un modèle social ouvert au monde entier. Nous devons en finir avec l'immigration et rétablir l'ordre. Je ne suis pas un politicien professionnel et je ne vous trahirai jamais. Ne vous laissez pas voler cette élection. Il en va du destin de notre pays, du destin de notre civilisation. Il en va de l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Il compte sur vous.
Éric Zemmour, s'il vous plaît.
Bonsoir Éric Zemmour. Bonsoir.
Face à cette crise en Ukraine, vous avez été amené à de nombreuses reprises ces derniers jours à vous justifier sur vos positions passées par rapport à la Russie et particulièrement par rapport à Vladimir Poutine. En 2018, vous disiez que vous rêviez d'un Poutine français. Nous avons bien compris que vous aviez un peu changé d'avis depuis l'invasion de l'Ukraine, en tout cas sur la justification de ce genre d'attaque. Mais comme vous briguez le poste de président de la République, qu'est-ce qui vous fascinait à l'époque chez le dirigeant russe et que vous voudriez éventuellement utiliser comme modèle si vous êtes élu ?
J'ai condamné tout de suite l'invasion en Ukraine. C'est la première chose à rappeler quand même. Je l'ai rappelé. Tout simplement parce que moi je défends depuis longtemps la souveraineté nationale, je défends l'intégrité des frontières que certains ont moquées pendant des années. Donc je ne vais pas me retrouver à encourager le non-respect des frontières et le non-respect de la souveraineté nationale. Ça me paraît d'une grande cohérence. Maintenant quand je parlais de Poutine français, je voulais dire, vu la situation de la Russie à la chute de l'Union soviétique, que Vladimir Poutine avait comme un patriote russe redressé son pays, refait de son pays une grande puissance.
C'est exactement ce que disait Nicolas Sarkozy, c'est exactement ce que disait Jacques Chirac. Tout simplement parce qu'il y a une tradition française de dialogue avec la Russie. Mais moi je me pose non pas en russe mais en français. Je suis un patriote français et donc ce que je veux c'est évidemment défendre les intérêts de la France et des Français.
Mais en 2018 il y avait déjà eu la Tchétchénie par exemple. Pardon ? En 2018 il y avait déjà eu la Tchétchénie, vous saviez donc qui était Vladimir Poutine ? Quand vous avez dit que vous préviez d'un Poutine français, vous connaissiez.
Mais vous savez, vous savez Madame Coudray, les Russes sont dans l'histoire, ont toujours été brutaux, ont toujours été durs. C'est un peuple dur. C'est comme cela, ils sont même... C'est comme ça, c'est une loi de la nature. C'est une loi en tout cas de l'histoire des peuples. Vous savez, ils ont été prêts à brûler leur propre capitale pour ne pas s'incliner devant l'armée de Napoléon. Ils sont prêts à des choses qui nous paraissent démesurées. Vous savez, il faut lire Dostoyevsky et vous comprenez quelle est la nature des peuples russes. Vous savez, moi je suis comme le général de Gaulle, je crois à la nature des peuples. Quelle est la nature de Vladimir Poutine ? Est-il un dictateur ?
Écoutez, moi, je vous répondrai exactement comme Emmanuel Macron, comme Jean-Luc Mélenchon, parce que je pense que c'est la bonne réponse. Je suis amené à devenir président de la République. Et donc, je ne vais pas, pour vous faire plaisir, pour faire plaisir à certains téléspectateurs, dire, insulter Vladimir Poutine. C'est évidemment quelqu'un qui a des méthodes rudes, qui est une méthode tyrannique, mais je ne vais pas le qualifier. Car après, il faut discuter avec lui, comme avec tout chef d'État. Vous savez, sur la planète, il y a à peu près la moitié qui ne sont pas des démocraties. En Arabie Saoudite, en Chine, ce ne sont pas des démocrates. Et pourtant, on discute avec eux.
Alors, vous avez dit, le coupable c'est Poutine, mais le responsable c'est l'OTAN, au vu de ce qui se passe aujourd'hui. On rappelait ce qui se passe à Mariupol, par exemple. Est-ce que cette comparaison ne vous paraît pas indécente ?
Non. J'ai dit, je parlais pour le passé. Je disais, je dis aujourd'hui, Vladimir Poutine est le seul coupable de cette intrusion et de cette agression contre l'Ukraine. On ne va pas refaire dix fois. Ce que je dis, c'est que dans le passé, on a raté beaucoup d'occasions. Et Emmanuel Macron et l'OTAN, avec son extension à l'Est depuis 20 ans, alors que les Américains avaient promis de ne pas le faire, Jean-Luc Mélenchon vient de vous le dire, il a raison là-dessus. Ils l'ont fait à chaque fois avec l'accord démocratique des peuples, justement, consultés. Mais cher monsieur, vous avez tout à fait raison. Merci de le préciser. Vous avez tout à fait raison. Et demain, l'Ukraine...
Ça n'a jamais été à la force du canon.
Vous avez tout à fait raison. Mais vous savez, l'histoire dépend de la géographie, monsieur Boulot. Et l'Ukraine est à côté de la Russie. Et donc, on doit tenir compte, c'est ça la base de la diplomatie, on doit tenir compte des avis des autres pour essayer de pacifier les relations. Donc évidemment, on ne peut pas tout faire et n'importe quoi. C'est comme ça, dans l'histoire humaine, c'est comme ça.
Comme d'autres candidats ici présents, vous ne souhaitez pas qu'il y ait une défense européenne. Vous préféreriez, vous présidente, que la France se défende elle-même, avec son argent, ses moyens, son armée. Et le budget aujourd'hui, c'est 41 milliards. Vous allez l'augmenter. Quand vous voyez qu'un pays comme la Chine dépense 230 milliards par an, vous dites, nous allons nous suffire à nous-mêmes. Nous allons écarter tout danger avec nos seules forces.
Alors écoutez, j'ai tiré deux leçons fondamentales de ce retour du tragique, de ce retour de la guerre. Accordez-moi que, je le dis depuis des années, que nous sommes sortis d'une période que nous avions rêvé, pacifique. Enfin, vous disiez, il y a deux mois, que jamais Vladimir Poutine n'allait envahir l'Ukraine. Mais tout le monde le disait, cher M. Boulot. Le président de la République lui-même, M. Zelensky lui-même, tous les experts, tous les éditorialistes, pardonnez-moi, il n'y avait que les services secrets américains qui disaient le contraire. Avec des preuves et des photos. Absolument. Que vous ne croyez pas à l'époque. Cher M.
Boulot, rappelez-vous la guerre du Golfe, rappelez-vous qu'il nous avait apporté une fiole à l'ONU, qui était soi-disant des choses mirifiques de l'Irak, et que tout ça était mensonge. Donc, accordez-moi qu'on pouvait se méfier légitimement des discours américains. Donc, je reviens à l'armée. Je pense qu'il y a, nous avons un devoir de puissance. Nous devons absolument, vous savez, le général de Gaulle nous a appris une chose. La défense doit être nationale. Toute guerre doit être notre guerre. Nous pouvons avoir des alliés, nous en avons toujours eu dans l'histoire. Mais toute guerre doit être notre guerre. Et donc, notre défense doit être notre défense.
Nous ne devons pas dépendre des autres. Aujourd'hui, c'est pour cela, d'abord, que je veux augmenter, effectivement, le budget militaire de 41 milliards à 70 milliards en 2030. Je veux que nous ayons un deuxième porte-avions. Je veux que nous ayons plus d'avions de chasse. Est-ce que vous vous rendez compte, M. Boulot, aujourd'hui, que s'il y a une guerre, une guerre que les militaires appellent de haute intensité, ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine, nous avons trois jours de munitions. Trois jours ! C'est déjà, depuis, en Russie, vous avez vu, ça fait dix jours, alors qu'on pensait qu'il y avait un décalage terrible entre la puissance de l'armée russe et l'armée ukrainienne.
Vous vous rendez compte ? La faiblesse française. Tout ça, parce que des présidents depuis dix ans, en particulier M. Hollande, M. Macron, n'ont jamais fait remonter le budget de la défense. Souvenez-vous, M. Macron a fait augmenter le budget de la défense. Il a cessé la descente, en vérité, plus précisément. Donc, ce que je dis, c'est qu'il faut, oui, nous avons un devoir de puissance et nous ne serons jamais tout seuls, M. Boulot, jamais. Dans l'histoire de France, même quand nous étions hégémoniques en Europe, nous avions des alliés. On a toujours des alliés. Donc, on aura toujours des alliés. On reste dans l'OTAN. Ce que je dis, c'est que nous devons avoir une autonomie défense.
Et donc, il nous faut sortir du commandement militaire intégré pour retrouver notre autonomie de décision. Et par ailleurs, M. Boulot, ça a un avantage formidable. D'abord, quand nous parlons aux autres, aux Russes, aux Chinois, aux Africains, etc., on sait que nous ne sommes pas les petits télégraphistes des États-Unis. C'est important. Et dans cette histoire, M. Macron a beaucoup pâti de cette image. Mais par ailleurs, vous allez voir que c'est cohérent. C'est parce que nous étions, après la décision du général de Gaulle, sortis du commandement militaire intégré, que nous avons constitué notre industrie de défense complète.
Si nous avons aujourd'hui de toutes les armes fabriquées par notre industrie et que nous ne sommes pas obligés d'acheter aux Américains, c'est parce que nous sommes sortis du commandement militaire intégré. Parce que si, quand nous sommes dans un commandement militaire intégré, les Allemands, les Hollandais, les Américains leur disent, vous savez, c'est la logique de créneau. Toi, tu fais les chars. Toi, tu fais les porte-avions. Toi, tu fais ceci. Toi, tu fais cela. Seuls les Français ont fait de tout. Le problème, c'est que comme on ne dépense plus assez, on a une conception d'échantillon. Vous voyez, on a de tout, mais un petit peu. Il nous faut nous densifier, nous renforcer.
Par ailleurs, M. Macron est un utopiste de la défense européenne. Il croit que nous allons faire une autonomie européenne, nous allons faire une défense européenne. Mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Contrairement à ce qu'il nous dit, ce n'est pas l'émergence d'une défense européenne, c'est le renforcement de la jambe européenne de l'OTAN. C'est-à-dire que qu'est-ce que vont faire les Allemands avec leurs 100 milliards qu'ils annoncent pour leurs dépenses militaires ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont acheter américains. Ils vont acheter des F-35 américains et non pas l'avion qui sont censés faire avec nous le fameux cas.
Il faut qu'on se discipline de manière commune pour que vous puissiez exploiter au mieux votre temps de parole. Anne-Claire ?
Vous avez dit que cette guerre nous distrayait des vrais problèmes dans cette campagne. Vous n'avez pas l'impression qu'on est en train de vivre tout de même un moment historique en termes énergétiques, en termes militaires, en termes diplomatiques. Vous dites que dans 10 ans, on ne verra plus rien de cette crise. C'est vraiment le cas ?
Madame Coudray, ce que j'ai voulu dire, j'ai voulu dire que les crises s'accumulent, mais ne s'annulent pas. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que nous avons une crise à l'Est que nous n'avons plus une crise au Sud et en particulier sur notre sol. Nous avons un problème majeur qui est en train de détruire notre identité, qui mine notre sécurité, qui est l'immigration venue du Sud. Ça, ce n'est pas parce qu'il y a la guerre entre la Russie et l'Ukraine que cette crise s'évapore, que cette crise disparaît. Vous comprenez ?
Et donc, ce que j'ai voulu dire, c'est que je ne veux pas que cette élection présidentielle soit confisquée par un sujet qui est certes fondamental, important, puisque c'est le basculement de ce qu'on croyait éternellement pacifique en Europe depuis la chute de l'Union soviétique. Oui, mais je ne veux pas que ça occulte, c'est ça le mot, distrayer, détourner, que ça occulte la crise fondamentale que vit la nation française qui est ce grand remplacement de population et ce grand remplacement de civilisation.
Éric Zemmour, parlons du pouvoir d'achat des Français, ceux qui nous entourent, ceux qui nous regardent. Comme d'autres candidats, vous voulez caper, limiter le prix du litre d'essence, en l'occurrence, je crois que c'est 1,80€. Cette mesure, c'est autant que nécessaire et quoi qu'il en coûte, si ça dure 6 mois, 8 mois, si le litre d'essence est à 2,50€,
vous le limiterez à 1,80€. Qu'est-ce que je vois ? Je constate depuis 15 jours, mais ça avait commencé doucement avant, une augmentation massive du prix de l'essence. J'ai vu, vous savez, je vais beaucoup en France pour la campagne, ça fait des mois que je le fais, les gens me disent, vous vous rendez compte, on est passé à 2€, 2,20€, ce n'est plus possible. Il y a des gens, vous savez, il y a des millions de gens, mais vous le savez, qui vont au travail. La voiture n'est pas un hobby pour eux. On ne se balade pas en trottinette comme à Paris ou dans les grandes métropoles.
Donc les gens ont besoin de leur voiture pour aller emmener leurs enfants à l'école, pour aller voir leur grand-mère chez elles. Vous voyez, c'est vital pour eux. Bon, on est d'accord là-dessus. Donc je me dis, ce n'est pas admissible. Vous vous souvenez que pour la crise des Gilets jaunes, c'est quand le prix de l'essence est monté à 1,40€, 1,50€. Donc qu'est-ce que je dis ? Je dis, il faut bloquer le prix à 1,80€, parce que c'était le prix avant la guerre en Ukraine, c'est déjà énorme. 1,80€, c'est déjà énorme. J'ai déjà des scrupules à dire ça. Mais je me dis, voilà, on bloque là. Et qu'est-ce qui se passe ?
Vous avez compris que contrairement à ce que fait Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, il prend dans la poche de l'État, il le donne aux gens qui vont le donner, aux grands groupes, etc. Non, moi, je bloque le prix parce que là, c'est les grands groupes qui payeront, qui réduiront leur marge. Parce que comme il a été dit ici, j'ai entendu mes prédécesseurs, ils ont raison là-dessus, pour l'instant, il n'y a pas de baisse du prix, il n'y a pas de baisse de la production du pétrole. Donc c'est uniquement pour gagner plus d'argent. Donc ils peuvent réduire leur marge. Par ailleurs, ça ne peut pas durer, évidemment, vous avez raison. C'est une mesure d'urgence.
C'est une mesure d'urgence, évidemment. Ce qui a été mis en œuvre en 1991, lors de la première guerre du Golfe, par le ministre de Finances de l'époque, Pierre Bérégovoy. Voilà, donc c'est raisonnable. Par ailleurs, pour le long terme, j'avais proposé une mesure avant cette crise, qui est d'autant plus d'actualité, et qui était de rembourser la moitié des frais d'essence des salariés qui vont en voiture, les 16 millions de Français qui vont en voiture, par l'employeur sur le modèle des moyens de transport collectif.
Vous savez, le pass Navigo en région parisienne, je crois que c'est en Aquitaine, c'est Zou, enfin, les noms divers, mais peu importe, où là, l'employeur, depuis longtemps, rembourse la moitié des frais de transport.
Éric Zemmour, les deux dernières questions rituelles.
Alors, la première concerne... Ça va vite.
Eh oui ! La première concerne...
Mais vous avez quand même le temps de répondre. Concernent l'âge légal de départ à la retraite, l'augmentez-vous, et vous avez une mesure intéressante, puisque je vais trahir votre réponse, vous voulez le passer de 62 à 64 ans, mais vous voulez instaurer un bonus-malus pour les entreprises qui licencieraient les plus de 55 ans. Comment allez-vous faire pour l'imposer ?
Alors, oui, nous avons un système de répartition formidable, de solidarité extraordinaire entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent plus. Donc, je veux le protéger, je veux le sauver. Et pour cela, vu les évaluations comptables, on est bien obligé de compter avec ça, nous devons absolument porter l'âge légal de la retraite à 64 ans. Évidemment, en tenant compte des conditions pénibles pour les gens qui ont des travaux pénibles, qui ne sont pas comme nous, assis depuis des années sur une chaise. Bon, il y a des gens qui ont des travaux difficiles.
Et par ailleurs, des gens qui ont commencé très jeunes et qui pourront partir plus tôt, puisque c'est un système de trimestre que tout le monde maintenant connaît. Mais effectivement, je veux deux choses. Le premier, comme vous l'avez dit, la première, comme vous l'avez dit, c'est qu'il ne faut pas que ces retraités, enfin, ces gens qui doivent travailler, soient en fait à Pôle emploi et soient chômeurs. Parce que vous savez, aujourd'hui, on n'a que 30% des Français de plus de 60 ans qui travaillent. C'est peu, c'est trop peu. D'ailleurs, on a remarqué que plus on allonge l'âge de la retraite, plus les gens travaillaient longtemps.
Et c'est une bonne chose pour les gens qui peuvent, bien sûr. Donc, ce que je veux, c'est que les entreprises perdent la mauvaise habitude que certains ont prise dans le passé de renvoyer les gens de plus de 50 ans. Et on fera un système d'index senior, comme on a un index, vous savez, sur l'égalité homme-femme. Par ailleurs, par ailleurs, je veux équilibrer cela avec la protection des petites retraites. Je vais très vite. Je veux absolument augmenter les petites retraites par la baisse de la CSG.
Et par ailleurs, je veux aussi rétablir la part fiscale des veuves, la demi-part fiscale, et surtout, augmenter la pension de reversion, la plupart des Français des veuves, de 54 à 75% de l'ancienne pension. Vous m'avez tendu une perche
pour la toute dernière question. Éric Zemmour, président de la République, si vous êtes élu, est-ce que vous augmenterez les impôts des Français ?
Ah, mais... Alors, j'ai une minute pour répondre, j'imagine ? 45 secondes, soyons généreux. Je baisserai délibérément et massivement les impôts et les taxes, tout simplement parce que je considère que, si vous voulez, je suis le seul à pouvoir vraiment promettre cela parce qu'aujourd'hui, les impôts et les taxes augmentent, comme je l'ai dit en introduction, pour financer un modèle social ouvert au monde entier. Je suis le seul à proposer une lutte rude et déterminée contre l'immigration.
Et avec cet arrêt de l'immigration, avec la suppression des pompes aspirantes, l'AME, le droit du sol, les prestations sociales aux étrangers que je supprime quand elles sont non contributives, je compte faire beaucoup d'économies en réduisant massivement le droit d'asile, en renvoyant les mineurs isolés chez eux qui coûtent par exemple 2 milliards par an. Vous voyez, toutes ces économies, ça me permettra de baisser les impôts. Et ça, c'est vraiment l'axe, un des axes de ma politique pour les 5 ans à venir. Tout ce que j'ai entendu ce soir m'a plutôt conforté dans ma décision d'être candidat. J'ai entendu les uns et les autres, ce sont tous des politiciens professionnels.
Ils vous ont trop promis, trop mentis, trop trahis. Moi, je ne vous trahirai pas. je ne vous promettrai pas que ce que je peux tenir. Le 10 avril, il nous restera 26 jours. 26 jours, ce n'est pas grand-chose. 26 jours, nous serons dans l'isoloir et il y aura plusieurs bulletins. En vérité, il n'y aura que 2 bulletins. Le mien et celui de tous les autres. Les autres, ils vous promettent des mesures, des réformes même. En vérité, il n'est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. Oui, il nous reste 26 jours pour sauver la France. Il nous reste 26 jours pour rétablir une sécurité. 26 jours pour rétablir l'école de l'excellence, du travail, du mérite.
26 jours pour aider la France rurale. 26 jours pour améliorer la justice. 26 jours pour combler les déserts médicaux. 26 jours pour rétablir la fierté d'être français. 26 jours pour arrêter l'immigration. 26 jours pour transmettre à nos enfants le meilleur de la France de notre enfance. 26 jours pour que la France reste la France. le 10 avril choisissez-moi choisissez la France. de la France.
Le 10 avril le 10 avril de la France.
Éric Zemmour