PRÉSIDENTIELLES DE 2027 : NATHALIE ARTHAUD DÉCLARE LA GUERRE AUX "FAUSSES GAUCHES"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 70 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56OuverteRéponse directe
Nathalie, bonsoir. Qu'est-ce que vous pensez du PLFSS voté aujourd'hui ?
- 2:22OuverteRéponse directe
Vous parlez d'alliances surprenantes. Que pensez-vous de l'alliance PS-LFI aux législatives ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous pousse à vous représenter une 4e fois ?
- 8:13OuverteRéponse partielle
Comment transformer votre discours en audience électorale ?
- 11:03OuverteRéponse directe
Comment faire prendre l'idée d'abolir le capitalisme dans un pays où l'extrême droite progresse ?
- 14:36OuverteRéponse directe
Comment expliquer que des travailleurs votent RN malgré leurs intérêts ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Elle est une voix singulière, constante, parfois dérangeante, mais toujours fidèle à sa ligne. Défendre coûte que coûte les travailleurs et les travailleuses, les exploiter, celles et ceux qui n'ont pas les leviers économiques mais en subissent les conséquences. Porte-parole de lutte ouvrière, professeur d'économie gestion, figure historique de la gauche ouvrière, Nathalie Arto vient d'officialiser sa candidature à l'élection présidentielle. À l'heure où les plans de licenciement s'enchaînent, où la précarité explose, où les caisses de grève remplissent plus que les urnes, l'annonce de la candidature de Nathalie Arto arrive à point nommer dans la séquence sociale intense que nous vivons actuellement entre crise du logement, bras de fer sur les salaires, réforme contestée, monté
de l'extrême droite et fragmentation de la gauche. Elle porte une candidature qui se veut d'abord et avant tout une tribune pour les classes ouvrières et populaires. On en parle sans filtre avec elle tout de suite. C'est parti pour l'entretien.
Nathalie, bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation et je voulais parler avec vous tout de suite d'abord de l'actualité du du de la minute là à l'instant on vient de la prendre que une partie donc du budget enfin en tout cas du PLFSS a été votée. Qu'est-ce que vous en pensez hein les députés ? La partie recette a été votée. Qu'est-ce que vous pensez de tout ça déjà ? D'abord et bien en effet Olivier Fort pourrait être premier ministre de le cornu. Voilà, c'est tout à fait possible. Mais clairement, le Parti socialiste est en mode sauvetage, mais parce que parce qu'il veut apparaître vraiment comme
responsable vis-à-vis du grand patronat, de la bourgeoisie qui veulent qui veulent en finir avec cette crise politique. Voilà, donc là, il montre vraiment que il reste un parti un un pilier un pilier finalement de l'ordre bourgeois. Il n'y a rien d'étonnant à cela. Je tiens juste à redire parce que dans votre journal, vous avez évoqué euh des alliances inhabituelles, surprenante et cetera, y compris dans la bouche euh de de de Crel, hein, qui expliquait cela. Mais je tiens à dire que d'abord Macron était un ministre de Hollande. Ouais. N'est-ce pas ? et le Parti socialiste a
gouverné en faisant en participant lui aussi déjà au recul de l'âge à la retraite en allongeant la durée de cotisation nécessaire pour avoir une pour toucher sa retraite. Donc il a porté beaucoup de coûts contre les travailleurs et s'il y a aussi une alliance finalement en tout cas qui pourrait être qui pourrait surprendre ceux qui suivent la France insoumise, c'est peut-être l'alliance précisément que la France insoumise a fait avec le Parti socialiste aux dernières législatives. Voilà. Euh justement on parla d'alliance au dernière législative les la France Sommise a également fait alliance avec les écologistes qui là pour le coup se sont abstenus. Vous en pensez quoi justement ? Écoutez, voilà. Non, manifestement, il y a quand même un certain nombre de députés du NFP qui
n'ont pas du tout du tout envie d'une dissolution parce que ils ont peur de perdre leur siège. Voilà, tout simplement. Donc bon, écoutez, bon ce que ce que je pense, c'est que de toute façon de de ce budget en effet, il ne ressortira que que des coûts hein. Ça c'est une c'est une réalité. Moi ce qui me frappe le plus et ce qui ce qui une mesure là qui qui a retenu mon attention et que je trouve vraiment très très révoltante, c'est la la suppression du complément qui était versé pour les allocations familiales contre quand l'enfant arrivait à 14 ans. Entre ces 14 et ses 18 ans, les familles recevaient 73 € par mois de plus. Oui. Là, elles vont le perdre. C'est pour
certaines familles une perte de de ça ça peut aller jusqu'à 1000 €. Enfin, c'est énorme, énorme pour des familles populaires. Donc voilà, ce budget est criblé comme ça de d'attaques qui vont être brutal, qui vont être très durs et on tout ça c'est masqué parce que il y aura une pause une pause dans la la l'avancée de l'âge de départ à la retraite. Voilà. Alors alors même que il faudrait l'abroger en totalité et de notre point de vue la perspective c'est pas de travailler plus longtemps, c'est de travailler moins. Ouais. De travailler tous, c'est-à-dire de répartir le travail entre tous. Voilà. Ça ça veut dire prendre sur les profits bien sûr. Ça veut dire s'affronter avec la bourgeoisie et le patronat. Et c'est
c'est ça le problème. Euh donc justement la l'ord qu'a passé le Parti socialiste avec euh Sébastien Lecornu, cette pause hein sur la suspension des retraites pour vous c'était de la tambouille politique car finalement comme vous l'expliquiez Macron est un ancien ministre d'Hollande et que les socialistes eux-mêmes à un moment où ils étaient au pouvoir n'ont pas été forcément dans le sens des travailleurs et des ceux des plus précaires. Euh oui, ils ont même euh ils ont même euh mené une une guerre sociale contre les travailleurs. Voilà, on avait quand même euh Hollande qui s'était présenté avec euh euh l'ennemi, mon ennemi c'est la finance, hein. Et puis euh au bout du compte, c'est lui qui a fait y compris le crédit d'impôt recherche. vous savez le fameux
CE hein, c'était alors on est à 7 milliards hein de de données comme ça au aux grandes entreprise sans aucune sans aucun contrôle sans aucun contrôle cet argent il est allé il est allé augmenter les coffres forts de ces grands actionnaires et de cette bourgeoisie toutes les exonérations. Voilà. Donc c'est c'est pour moi, vous savez, il y a pas de grandes différences entre la politique menée par Macron, celle de Hollande, celle de SarkoZi avant, il y a une continuité. Tous ces gouvernements, tous ces ces ces ces ces dirigeants politiques, une fois qu'il s'installent à l'Élysée, de toute façon, hein, ils se mettent à genoux devant
Bernard Arnaud, devant Mulè, devant Peugeot, devant Dasso et cetera. Ils se mettent à genou. Euh justement, j'imagine que c'est pour ça que vous représentez pour la 4e fois l'élection présidentielle. Qu'est-ce qui vous pousse en dehors de peut-être de cette actualité là, mais qu'est-ce qui vous pousse à vous représenter une 4è fois ? Alors, d'abord, je tiens à dire que euh je suis pas je lance pas du tout de campagne. Simplement ouvrière a tenu son congrès le ce weekend, weekend dernier. On s'organise, on a voté notamment que je serai à nouveau candidate pour lutte ouvrière et nous avons rendu compte des conclusions de notre congrès à la presse comme on le fait habituellement. Voilà. Donc pour nous euh c'est pas du tout
comment dire euh c'est pas un scoop en réalité. Euh c'est pas un scoop. On n'en fait pas un lancement de campagne parce que je pense que en effet les travailleuses et les travailleurs ils ont d'autres chats à fouetter aujourd'hui euh avec tout ce qui leur tombe euh sur sur la tête. Et puis en matière aussi d'ailleurs de de d'élection, il y a quand même d'abord les municipales. Il y a quand même les élections municipales et euh y compris nous dans ces élections-là, nous appelons euh les euh euh les travailleurs à à se représenter eux-mêmes, à constituer des listes d'ouvriers, de caissières, de conducteurs de bus, d'employés, euh d'enseignants, d'infirmières, de prendre la parole eux-mêmes, voilà,
de de d'exprimer leur leur leur colère, leurs intérêts et leur leurs préoccupations sans en passer par des politiciens professionnel par des notables établis ou ou des politiciens en herbe. Voilà que nous nous disons au aux travailleurs qu' il faut que nous prenions notre sort en main et arrêter d'attendre euh que voilà euh d'autres et en particulier les dirigeants politiques fassent à notre place. Voilà, parce que bon euh là, le spectacle politique qui nous servent est quand même euh euh affligeant, hein. Il y a effectivement toute cette mascarade là qui dure depuis euh des mois maintenant à l'Assemblée nationale. Mais euh il y a il y a aussi euh le spectacle
euh tragique comique donné par SarkoZi, hein, euh euh qui euh voilà ce multi récidiviste multicondamné qui cherche à nous faire pleurer sur ces 20 jours passés en prison. Euh tous ceux qui ont euh euh les procès de détournement de de fonds publics, on voit bien que euh quand on appartient au monde du travail, on on n'est pas représenté par euh euh par ces gens-là. Voilà. Bah, il faut qu'on se représente nousmême nous-même. Nous-mêmes. Donc nous effectivement là, si on a un message à à faire passer en terme d'échéance électoral, c'est que c'est en ce moment que se constitue les listes pour les municipales et il faut que les travailleuses et les travailleurs, tous ceux qui se résignent pas et bien s'organisent pour dire ben on va en profiter en profiter pour justement
dénoncer cette société d'exploitation, dénoncer nos bas salaires, dénoncer l'évolution réactionnaire, inégalitaire, raciste, guerrière de la société. Voilà. Donc c'est aussi un appel que que nous faisons nous aujourd'hui. On va présenter notre objectif, c'est de présenter 200 des pardon des listes dans plus de 250 villes, d'abord bien sûr les les plus grandes du pays. Et donc on espère qu'il y aura un peu plus de de 10000 candidats sur ces listes justement des des femmes et des hommes conscients que leur classe sociale a des intérêts à se défendre qu'il y a un camp qui existe. Un camp qui existe bah par-delà les les les le métier que l'on fait, le secteur dans lequel on travaille, par-delà aussi les origines, les
couleurs de peau. même que le patronat et tous ces politiciens là de droite d'extrême droite chercher à diviser les travailleurs et bien d'affirmer que non, on appartient au même camp, on partage les mêmes galères, on a le même combat à mener et ben on se réunit justement, on se réunit, on s'organise, on prend la parole et on impose que nos intérêts soient au moins défendus dans le cadre de cette de cette élection. Donc oui, donc les élections municipales, vous venez de le dire, peuvent vous permettre à lut ouvrière entre autres de peser donc un peu plus que lors de l'élection présidentielle. Je rappelle les récents chiffres de l'élection présidentielle. Euh vous avez fait un peu moins de de 1 % en 2022. Euh comment transformer justement votre positionnement, votre ancrage politique
? J'en parle en introduction, vous venez encore de de le faire là, euh de de le transformer en forte audience électorale en fait. Comment ? J'imagine que c'est des questions que vous vous posez au sein de Lutouvria, mais comment on fait pour justement transformer tout ce que vous nous dites là en audience électorale ? Il faut d'abord et avant tout montrer qu'il y a un courant dans la population et dans les classe populaire qui ne se résigne pas à cette société qui vous un culte bah à l'argent où on est censé se prosterner devant les milliardaires, où finalement on est censé se recroquviller, on est censé se replier sur soi, on est censé avoir peur soi-disant de l'immigration et cetera.
Il y a un courant qui rejette tout ça, qui rejette tout ça et qui dit sa conscience que la société, elle est divisée en deux classes sociales et que le véritable problème c'est l'exploitation. C'est cette société capitaliste qui ne peut que créer de plus en plus de de misère, de dévastation, mais aussi dresser les peuples les uns contre les autres et nous amener à la guerre. Donc c'est avant tout, vous savez, quand vous dites "Comment peser, pour moi, c'est d'abord peser au niveau des idées, au niveau des perspectives. Il faut montrer qu'il y a un courant et ben il pèse ce qui pèsera, hein. Je sais pas, je sais pas combien on pèera, mais en tout cas il existe, il existe, il est là, il est debout et justement il lui il ose dire ce courant
et c'est le seul hein que l'humanité elle est pas condamnée pour l'éternité à cette société capitaliste. Voilà et ça c'est quelque chose d'important et de décisif parce que je suis convaincu que tôt ou tard les travailleurs ils réagiront sur quel à partir de quel problème à partir de quel événement je ne sais pas mais il faut qu'il aient ça en tête. Il faut qu'ils aient en tête qu'il est possible d'organiser la société sans justement l'exploitation, sans cette propriété privée là des grandes entreprises, qu'on peut l'organiser collectivement et que les travailleurs ont un rôle fondamental à jouer. Parce que nous, ce sur quoi nous insistons et toute notre politique, c'est de dire que les travailleurs, ils font fonctionner toute la société, mais ils ont aussi des idées sur comment elle
peut être organisée. Ils ont des idées sur comment elle devrait être dirigée pour qu'enfin on réponde aux besoins de tous. Vous savez quand on travaille dans la chimie, dans la pharmacie, dans l'automobile, mais partout, on mesure les progrès. Il y a des progrès, on mesure les richesses qui sont créées et donc on mesure que on aurait largement les moyens de résoudre les problèmes que tous ces foutus là gouvernement qui se succèdent sont incapables de résoudre. Donc voilà, nous disons surtout bien savoir que aucune élection ne va changer la vie des travailleurs. Tout ce qu'on peut faire et moi je prétends pas plus qu'une autre enfin je ne dirai jamais et c'est ce qui va me différencier de tous les autres, c'est pas voter pour moi, vous allez voir ce que vous allez voir.
voter pour moi pour exprimer justement une orientation politique pour vous rassembler derrière une politique encore une fois bah une politique révolutionnaire disons le mot une politique révolutionnaire parce qu'en réalité sans se débarrasser de sa société capitalist je pense qu'on règlera aucun des problèmes fondamentaux voilà et et comment justement on peut faire prendre ce discours à abolir le le capitalisme dans un pays où l'extrême droite augmente partout mais c'est pas vous savez c'est pas que le problème de l'extrême droite hein c'est que là moi je vois aussi sur tous les plateaux une propagande propatronale virulente. Euh il y a eu cette pause là sur l'âge de départ à la retraite mais
vous avez 99 % des discours qui sont défendus aujourd'hui qui nous mettent dans le crâne que de toute façon demain il y aura plus de retraite les il faut enfin il va falloir travailler jusqu'à 67 ans et cetera. Ils avancent ils avancent. Voilà. Et l'extrême droite, bah l'extrême droite, elle accompagne ce mouvement-là, hein, d'abord en cachant que les coûts viennent euh du patronat que et en essayant de faire enfin voilà, en en mettant en avance fameux le grand bouquet émissaire, hein. Voilà, c'est les immigrés, c'est donc effectivement bah aujourd'hui le le RN il il prospère sur le recul de cette de de de la société et puis il l'accélère il
l'accélère en divisant, en faisant diversion et en effet en en dressant des pauvres contre d'autres plus pauvres tout simplement. et et justement en fait parce que beaucoup de travailleurs notamment précaires soit s'abstiennent de voter soit pour certains en tout cas votent RN et pourtant euh récemment encore le les grands patrons pour beaucoup d'entre eux ont plutôt intérêt à ce que ce soit Bardella demain au pouvoir et comment en fait on parvient j'imagine dans les rencontres que vous pouvez faire à faire passer ça comme idée aux gens qu'en fait finalement on oppose des pauvres à d'autres pauvres. Alors, d'abord, il faut discuter aussi de de leur désillusion parce que souvent
une partie de cela avait cru dans la gauche, avait cru dans le parti communiste, avait cru dans le Parti socialiste. Et il y a aussi à la base de ce comment dire de de de fait de chercher du côté de l'extrême droite, il y a une grande un grand sentiment de trahison quand même. Il y a un grand sentiment de trahison. Donc déjà, il faut l'expliquer et puis il faut effectivement expliquer et dire hein que euh est-ce que parce que le celui qui fait la cuisine euh dans le restaurant, celui qui fait de la ménage, le le ménage, quand il aura encore moins de droit, quand on lui a a
quand on lui aura pourri la vie, est-ce que est-ce que toi en tant que ouvrier chez Toy Toyota ou ouvrier chez Valeo, est-ce que tu vivras mieux ? Est-ce que tu auras un meilleur salaire ? C'est pas vrai. Et même, je dirais au contraire parce qu'à partir du moment où le RN aura vraiment réussi à diviser et les travailleurs et à faire que qu'il se regarde en chien de faillance, et bien final ça sera encore plus difficile de se de de réagir, de se défendre collectivement. en réalité, on sera pied point lié face aux attaques qui nous tomberont dessus. Donc, on discute de tout ça parce que voilà, il y a il y a aussi, vous savez, il y a aussi
tel il y a beaucoup de peur derrière tout ça. Il y a beaucoup de peur. Il y a le constat que bah il y a pas assez de lit dans les hôpitaux, qu'il y a des problèmes de logement, que voilà, on manque on manque de place en crèche et cetera. Il y a on manque d'emploi. Donc, on est peut-être trop nombreux. On est peut-être trop nombreux. Il il y a aussi tout ça et ça il faut y répondre. Bien sûr que non, nous ne sommes pas trop nombreux. La réalité c'est que aujourd'hui on a une classe capitaliste qui est en train de nous dépouiller, qui est en train de nous tendre la laine sur le dos, qui est en train de de de nous exploiter comme jamais, mais que on pourrait, y compris dans un hôpital, on pourrait recruter mais quoi des mais
1000 1000 personnes dans vous prenez les grands hôpitaux, mais il y aurait de quoi recruter dans l'éducation. Ben moi je suis enseignante mais je peux vous dire qu'il y aurait de quoi recruter. Il y a du travail. C'est pas le problème qui manque du travail. Le problème c'est que ceux qui justement en profitent veulent aggraver l'exploitation et lâcher le moins de salaire possible. C'est ça le problème. Donc c'est cette lutte là qu'il faut qu'on mène. Donc oui oui c'est un combat. C'est et je crois que aussi le RN justement il il surf sur une certaine résignation. C'est un vote de démoralisation au fond et je suis convaincu que si le monde du travail se lève à nouveau, s'il arrive à le relever la tête, à organiser des luttes et justement à faire la
démonstration que il est capable de faire reculer le patronat et qu'il est capable de de d'améliorer la vie quotidienne, et bien oui, on gagne on regagnera ces femmes et ces hommes qui finalement se sont perdus politiquement. Et justement, est-ce que les mobilisations de septembre dernier euh vous donnent de l'espoir justement dans cette ce réveil des travailleurs ? Comment vous avez perçu cette cet instant de lutte qui a eu lieu en septembre dernier ? Et bien euh comme à la fois euh euh cette idée qui était quand même riche de se dire et bien oui, on peut se battre y compris sans avoir sans attendre le coup de sifflé des
syndicats. On peut s'organiser soi-même par en bas dans les entreprises, faire des comités de lutte et cetera, faire des des se retrouver sur pourquoi pas sur un rond-point. on peut on peut faire ça. Donc il y avait quand même cette idée dans l'air qui à mon avis est très très positive et en même temps il y a pas il n'y a pas eu la combativité nécessaire pour véritablement instaurer un début de de lutte collective. Voilà. Donc bah moi c'est je pense que bah c'est ce qui c'est c'est ce qui nous attend pour demain. Mais en tout cas c'est cette voix là en effet qu'il faut emprunter. Il n'y a pas le choix. Le rapport de force. Vous prenez l'interdiction des licenciements
de de contrôle des comptes des entreprises. Je le disais dans le flash un peu avant cet entretien, le dernier recensement de la CGT en mai faisait état de 381 plans sociaux jusqu'à 245000 emplois supprimés menacés. Comment on impose cette interdiction dans une économie mondialisée ? Ah mais c'est sûr que de toute façon euh euh c'est un justement c'est c'est un combat euh euh c'est c'est c'est un bras de fer et c'est un affrontement qui en effet euh euh demandera une puissance de la part des travailleurs euh euh bah extrêmement importante, extrêmement élevée. Il faut se faire craindre. Il faut que ce grand patronat, le grand hein, parce que c'est
lui qui tire les ficelles et qui en réalité donne le là euh à tous ceux qui suivent les sous-traitant et cetera, hein, parce que il sert la vis à tous les niveaux. Il faut que ce grand patronat, il ait la trouille de perdre plus dans cette lutte que qu'autre chose. Voilà. et et que y compris il il est la trouille en effet de de perdre le contrôle de perdre le contrôle d'une mobilisation dont il ne voit pas la fin hein où les syndicats les les les grands chefs syndicaux bah n'ont pas pris où les grands chefs les dirigeants de gauche qui bien des fois ont aussi contribué à arrêter des mobilisations. Je parle, je pense par exemple à celle à la grande grève de mai juin 1936 les dirigeants politiques de gauche du
PC, du PS en l'occurrence c'était Guimolé mais ils ont arrêté la mobilisation justement et bien que que que se rendent compte qu'ils ne peuvent pas l'arrêter et donc effectivement c'est c'est un bras de fer mais moi je suis sûr que s'il y avait une mobilisation puissante qui touche au cœur ces multinationales je Je suis convaincu que y compris dans les autres pays, il y aurait des répliques, il y aurait des échos parce que oui, le monde il est mondialisé mais les luttes aussi elles sont mondialisées. Moi, j'étais quand même dans l'actualité récente impressionné par le fait que les jeunes qui qui se sont insurgés au Népal ont
quand même donné des idées au à la jeunesse marocaine. Oui. Et qui a donné des idées à la jeunesse malgache. Exactement. hein, quand même. Alors voyez, Népal, Maroc, Madagascar, on peut se dire qu'il y a quand même assez peu de liens et de rapports direct en tout cas. Et bien, n'empêche que les jeunes, ils se reconnaissent dans certaines aspirations, dans certaines luttes et ben pour les travailleuses et les travailleurs, c'est exactement pareil. Et je dirais même c'est plus fort encore parce que on travaille souvent justement en lien avec des travailleurs des autres pays. Moi j'ai des camarades dans l'usine dans dans l'automobile, vous savez, ils se déplacent. Alors certains sont allés au Maroc installer des des machines, d'autres sont allés en Slovaquie. Enfin
voilà, c'est euh les travailleurs, ils ont des liens aussi Oui. entre eux. hein. Donc vous savez euh moi je sais que quand il y avait eu des grandes grèves à Boursa en Turquie chez Renault, ça avait beaucoup beaucoup discuté dans les usines Renault en France, vous voyez ? Et bien c'est c'est cette conscience là que les travailleurs, vous savez aujourd'hui c'est vrai qu'on on pour l'instant on encaisse les coups et on se sent finalement petit, on se sent impuissant et cetera, mais il faut réaliser qu'on appartient à une classe qui est présente dans tous les pays, qui est présente à l'échelle internationale et que le discours qu'on nous sert dans telle ou telle usine, dans telle ou telle entreprise ici,
c'est le même que l'on sert. aux ouvrières du Bangladesh. Figurez-vous que les ouvrières du Bangladesche, quand elles veulent faire passer leur salaire de 120 € par mois à à 140 € par mois ou 160, on leur dit "Mais la compétitivité Ouais. Ouais. C'est exactement les mêmes discours. Donc je peux vous dire que entre travailleuse et travailleurs, on peut se comprendre. On parle pas forcément les mêmes langues, hein, mais on peut se comprendre parce que les patrons, ce sont les mêmes et leur façon de faire leur fric, c'est exactement la même et les mêmes méthodes. Euh pour revenir à à la France et justement pour avoir un rapport de force qui permettrait aux travailleurs ou aux gens les plus en difficulté ou précaire de de s'en sortir, on va dire, il faudrait que
la gauche, la vraie gauche ou la gauche en tout cas puisse être forte. et on l'a vu avec le vote euh à l'Assemblée aujourd'hui. La gauche la gauche est fracturée, euh concurrencée, le l'électorat, il est un peu déboussolé à vrai dire. Et je sais que je j'aimerais avoir votre avis mais sur cette candidature commune à gauche. Euh c'est on en parle tout le temps à chaque fois mais j'ai le sentiment moi que l'électorat basique, il a envie d'une candidature unique pour que la gauche gagne. On l'a vu NFP avec tout ce que c'était. Finalement, ça a permis quand même euh le fait que tous ces partis s'accordent, même s'ils se sont accordés sur une élection et on a bien vu après que c'était pas vraiment vraiment le cas. Ça a permis quand même de faire gagner entre guillemets euh la gauche euh et là
on peut se demander justement est-ce que euh une candidature unique serait nécessaire pour que la gauche l'emporte. Non mais où est-ce que la gauche a gagné ? Mais où quand ? Dites-moi. Enfin, je sais pas, j'ai raté un épisode là. Non mais arrêtez. Et puis pour faire ce fameux NFP, vous vous rendez compte quand même qu'ils ont dû accepter c'était quoi leur programme ? Le SMIC à 1600 balles. Mais c'est une honte. C'est une honte. C'est ça qu'il propose aux travailleuses et aux travailleurs. Vous avez très justement expliqué qu'il y avait des licenciements, qu'il y avait des problèmes de salaire et cetera. Moi, je pense qu'en effet, l'attaque la plus grave contre le monde du travail, c'est celle dont on parle le moins et c'est celle-là. C'est les licenciements et les
bas salaires. Et les bass salaires, le SMIC aujourd'hui, comment vous faites pour vivre ? Moi, je je voilà et ça c'est quelque chose qui me révolte, je peux vous dire parce que ça me révolte parce que on considère ça comme normal. C'est même plus un sujet. Il nous il nous balade là, je sais bien la Brigitte Macron, elle a dit un truc, petite conne et cetera. Mais moi, je veux qu'on parle des salaires qui m'expliquent comment on fait pour vivre avec un SMIC. Les gens aujourd'hui, il y a des millions de gens, ils travaillent, ils ont travaillé toute leur vie. Ils ont ils vivent avec la peur au ventre, la peur de pas boucler les fins de mois, la peur de que le leur voiture elle tombe en panne ou la peur du contrôle technique, la la peur la peur de de recevoir la quand ils ouvrent la facture
d'électricité. Donc voilà. Alors bon, ça c'était où la gauche et cetera, mais c'est c'est c'est tout votre raisonnement que je auquel je je je ne souscris pas, je suis pas d'accord. Vous dites, il faudrait pour qu'il y ait un rapport de force important qui se construise une victoire de la gauche électorale. Je je vous ai donné l'exemple du Népal, il y avait il y a eu une élection ? Non. Quelque part avant. Non, ça n'a rien à voir. Ça n'a rien à voir si vous voulez. Le le le les les levées en masse, les les révoltes, les explosions sociales, elles ne sont pas indexées sur les
scores électoraux des uns ou des autres. Rien à voir. Rien à voir. Par contre, une fois que cette révolte est en marche, là les perspectives que les gens ont dans la tête et ce pourquoi ils se battent, ça devient important. Et moi, j'ai envie quand même que si les travailleurs vraiment étaient en situation de se battre, ils aient autre chose en tête que d'avoir un SPI à 1600 € parce que c'est indigne en réalité. Voilà. Et j'accuse en effet bah le patronat hein de maintenir dans le besoin de façon consciente hein de et puis pour leur fric toujours l'écrasante majorité hein tout ça pourquoi pour que ils aient quelques milliards de plus. Donc donc voilà donc non moi je je pense
que l'enjeu n'est absolument pas de se de faire terire les révolutionnaires comme nous parce que quand on parle de candidature unique ça veut dire en gros vous euh vous êtes bien gentil. C'est vrai que ce que vous dites c'est c'est bon c'est pas faux hein, mais s'il vous plaît euh voilà, taisez-vous hein, alignez-vous derrière les les moins 10 ans, tous ceux qui justement finalement acceptent l'ordre social, acceptent l'ordre social euh n'ont jamais un mot pour dénoncer l'exploitation, les classes sociales. Et nous nous disons nous disons "Mais c'est pas quelque chose de nouveau, hein. Oui. Oui. C'est pas quelque chose de nouveau." Mais même dans dans le mouvement ouvrier, dans le mouvement organisé
depuis le début, vous savez, il y a deux familles, il y a eu une il y a deux courants dans le mouvement ouvrier, hein. Il y a ceux qui pensent que les solutions, elles doivent être trouvées dans le cadre du capitalisme et il y a ceux qui pensent que il y en aura pas de solution pour les travailleurs dans le cadre du capitalisme et qu'il faut viser son renversement. Et cette question-là, elle est toujours d'une actualité brûlante, brûlante. Vous voyez ? Même si vous comprenez dernier dernier point, je suis longue mais non non au contraire c'est intéressant même si vous vous aviez allez l'arrivée dans gouvernement de gauche et cetera, tous ces bruits de bottes là qu'on entend à l'échelle mondiale, cette guerre économique, elle s'arrête ? Elle s'arrête mais peut-être que s'ils sont au
pouvoir, ils pourront commencer à mettre des choses en place pour que tout ça s'arrête. C'est ça que j'essaie de dire. La guerre économique ne peut s'arrêter que si on supprime la concurrence capitaliste, que si on supprime la propriété privée capitaliste. Sans cela, cette guerre, nous l'aurons toujours. Et cette cette ces ces ces guerres horribles atroces, alors là, c'était l'Ukraine, mais vous savez, le Moyen-Orient, c'est aussi ça parce que finalement hein Israël c'est l'extension, c'est l'auxiliaire de de l'impérialisme américain. Voilà. Donc dans la région du du Moyen-Orient. Donc non, il faut et c'est là que je je ne suis pas d'accord avec avec LFI.
Je suis pas d'accord avec LFI. C'est-à-dire que LFI, bon voilà, considère que la crise du capitalisme, bah on la règlera avec en faisant une meilleure politique, en relançant un petit peu la machine et puis les patrons, ils seront contents parce que comme on relancera ils auront de du grain à moudre et cetera et cetera. Mais non, les contradictions sont bien plus profondes. Le capitalisme, il est au bout du rouleau en réalité. Et c'est pour ça qu'ils sont en train de se euh de se de de se jeter les uns sur les autres et qu'on voit cette agressivité avec Trump, hein, et qu'on voit ses rivalités entre les États-Unis, la Chine en particulier. Mais tout ça, ça va finir par une conflagration généralisée. Pourquoi ? Pourquoi ils sont tous en train de se réarmer là comme jamais ?
Donc vous voyez, il faut avoir cette vision d'ensemble parce que tout le reste c'est du baratin. Mais justement pour parler de LFI du coup étendu une petite perche. Ces derniers jours perch une grosse perche. Ces derniers jours à l'Assemblée nationale, il y a une commission d'enquête parlementaire sur les liens existants entre les représentants de mouvement politique et des organisations propageant l'idéologie islamiste. Enfin c'est un nom un peu pompeux juste pour dire que Laurent Vok a décidé de faire un procès à LFI en les accusant de de d'être en lien avec l'islam radical. Euh et justement en fait Lfi est attaqué de ce côté-là. Je vous propose d'écouter Priscat Evenau lors de l'audition de Jean-Luc Mélenchon et on en parle juste après. Je pourrais vous parler de la montée de
l'antisémitisme dans notre pays. Vous rappelez que les actes antisémites représentent 60 % des agressions à quelques caractères religieux alors que la population juive constitue moins de 1 % de la population. Je pourrais alors vous demander pourquoi vous semblez voir de l'islamophobie partout et de l'antisémitisme nulle part. Je pourrais ajouter que cette minimisation de l'antisémitisme participe à créer un terrain propice à l'entrice islamiste. Mais je sais que face à ce phénomène pourtant préoccupant, vous allez faire le tribun comme vous savez souvent le faire. Théâtraliser pour esquiver ou transformer cette question en long cours d'histoire pour m'expliquer que je me trompe. Euh, vous venez d'entend de Priscat Even, ancienne porte-parole du gouvernement auditionné Jean-Luc
Mélenchon. Comment vous réagissez à ce type de procès entre guillemets qu'on fait à LFI actuellement ? Ben, je trouve ça écurant. Voilà, écœurant mais depuis le début hein, je trouve ça écurant. Euh pourquoi ? Parce que finalement, c'est vrai qu'ils ont pris à bras le corps hein ce ce mouvement de solidarité nécessaire avec le peuple palestinien parce qu'ils ont dénoncé le génocide à Gaza. Voilà. Ou mais euh et ils ont raison. Enfin, ils ont raison et nous l'avons aussi lutte ouvrière dénoncé bien sûr parce qu'il faut le dénoncer et il faut continuer de dénoncer la politique sioniste. Parce qu'en réalité, depuis le début de la création des premières colonies juives en Palestine, cette politique sioniste, elle a consisté à chasser les
Palestiniens de leur terre, à les chasser, à les faire disparaître. Il fallait qu'il soit plus là depuis le début. Donc évidemment que cette politique sioniste, elle est elle est à combattre. Elle est à combattre. Et moi je je c'est c'est dans l'intérêt des Palestiniens évidemment, mais c'est dans l'intérêt aussi des Israéliens parce que la réalité c'est que on ne peut pas construire un pays et vivre en paix et en sécurité. d'abord sur une montagne de cadavre, ça c'est sûr, et puis en faisant la guerre à tous les peuples voisins. C'est pas possible. C'est pas possible. Donc voilà, Marx
disait vous savez un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre. Mais c'est exactement ça. C'est exactement ça. Donc oui, il y a une lutte contre l'antisémitisme à mener ça. Oui. Contre l'antisémitisme, contre l'islamophobie, contre tous les racismes, ça c'est sûr. Mais en l'occurrence, par rapport à ce qui se passe en Israël et cette cet écrasement de la population palestinienne, il faut pas l'accepter. C'est inacceptable. C'est une barbarie. B, on atteint les sommets. Vous avez parlé des journalistes morts à Gaza. Euh j'ai regardé la semaine dernière ce documentaire euh incroyable, je conseille à tout le monde d'Angaza hein,
qui suit l'équipe de l'AFP euh dans Gaza justement qui témoigne effectivement de comment l'armée israélienne a visé les journalistes pour que précisément ils puissent pas témoigner du fait que Israël ne menait pas une guerre contre le Hamas. Israël mena une guerre contre tous les Palestiniens. Absolument tous les Palestiniens. Euh là justement je parlais desf mais vousz donner aussi votre point de vue sur tout ça. Euh la parole de gauche dans les médias ces derniers temps, particulièrement depuis le 7 octobre mais un peu avant euh est souvent décrié. Qu'est-ce que ça dit de notre climat politique et médiatique ? Bah, ça dit qu'il y a une pression euh sur euh sur la droite, une pression sur la droite, une pression sur l'extrême droite et en effet et que euh finalement
euh ils veulent euh ils veulent que que c'est c'est une forme d'intimidation, hein, une forme d'intimidation qui a en partie fonctionné parce que quand on compare les manifestations par exemple de solidarité avec la Palestine en Italie et celle en France, on voit que en France était moins nombreuse. Mais parce que dès le départ voilà, il y a eu vraiment cette he cette charge et cette intimidation hein qui qui qui pesait. Donc effectivement alors bon, peut-être que oui, on va peut-être que c ça ça va durer et ce que je pense c'est que faut pas avoir peur. Faut pas
avoir peur d'être à contre-courant. faut pas avoir peur euh euh d'être euh de de ben euh d'affirmer ses convictions et que même il faut en faire une fierté en fait. Faut en faire une fierté. Voilà, dans une société où euh euh qui vous un culte à l'argent, bah il faut être fier de dire que bah non, nous on voit la la vie autrement ou qu'on voit la société autrement. Dans une société où il y a de plus en plus de de racisme et et ben il faut il faut dire que bah non, nous on voit l'humanité comme un tout, comme un seul et même ensemble. Voilà. Donc moi, c'est en tout cas c'est avec forte de c de toutes ces convictions là que oui, je je mène je que que je continuerai de mener le combat, y compris donc au
travers des des échéances électorales. Effectivement euh justement je vais vous parler pour terminer de quelque chose dont nous a dit tout à l'heure qu'on nous bassine avec ça et pourtant un tout petit peu. J'aimerais juste avoir votre votre avis quand même. Donc vous avez vu passer en parler la femme du président Brigitte Macron a traité de Salcon des militantes féministes qui ont interrompu un spectacle d'Harry Habitant le comédien qui avait été accusé de de viol en 2021 il y a eu un nonlieu cette année qui a été prononcé elles ont été expulsées ces féministes violemment de la salle par certains spectateurs et par la sécurité elles on su des coups notamment aussi notre journaliste qui était là pour pour filmer je juste de regarder rapidement Brigte Macron ce que
vous en pensez juste après même si c'est quelque chose dont vous navez pas très envie de parler j'aimerais juste avoir votre avis merci Oh là là ! Ça va ? Tu es comment ? J'ai peur. Tu as peur de quoi ? De tout. Mais les sal connes, on va les de Tu crois ? C'est ce que j'ai fait hier moi. Il était là. Oui, c'est pas possible. Surtout des bandits masqués. Ouais. Ah perd. Tu fais combien de temps ? Tu fais combien de temps ? Je fais 1h20 1h25. Tout dépend. S'il y a un vrai happening, on verra s'il y a une embrouille. Donc je vous ai quand même passé cet extrait. Vous l'avez beaucoup vu tourner j'imagine et depuis ça vous agace j'imagine aussi. Mais quand même qu'est-ce que vous pensez de cette sortie de de Brigitte Macron ? Mais dans le sens où on est dans une période où
justement les luttes féministes et les la la volonté de lutter contre les violences sexuelles était même une des priorités du du gouvernement et finalement la femme du président de la République peut tenir ce genre de propos. Vous avez raison. C'est c'est débectant. Voilà et ça montre un mépris. Ça montre une conivance. Enfin voilà. OK. OK. Mais voyez aussi tous t tout t tous ces petits à côtés là et c'est ça la politique maintenant. C'est plus que ça et on discute plus du fond de où on va où va la société là. Alors ils sont en train de dire vous avez quand même entendu hein le général Mandon qu'il faut être prêt à perdre ses enfants. On peut en discuter un petit peu. Ils sont en train de nous expliquer faites des gosses. On se chargera de les envoyer à
la guerre. Peut-être que ça peut être un débat politique non ? Effectivement hein. Donc voilà. Moi, je pense quand même que faire attention à tous ces comment dire ces espèces de bruits parasiques là hein, on fait mumuse avec les leur pitreries, OK, ils sont méprisants, OK, ils en ont rien à faire, des violences faites aux femmes, des pauvres, des gens qui dorment à la rue, Macron, il avait dit plus de de SDF et cetera, hein. Ils en ont rien à faire. Et alors, ça nous étonne. On apprend quelque chose là, on apprend rien du tout. Par contre, ils sont en train de nous de C'est une catastrophe. On va vers la catastrophe. Alors climatique, c'est évident, social c'est évident, voyez, mais là voilà maintenant on a on
a la guerre. Donc ça aussi et justement moi je pense que il faut arrêter de de se voiler la face et puis de de de mettre la la tête dans le sable. Tous ces discussions, il faut il faut les avoir et en étant conscient, j'en reviens que tout ça c'est lié au capitalisme et que le capitalisme bah justement on n'est pas on n'est pas condamné éternellement à le subir effectivement. Donc pour reprendre ce que vous dites, les commentaires autour de Brigitte Macron, c'est de la distraction qui nous éloigne de la réalité de ce qu'on vit dans le pays. Et effectivement, quand on parlait des forts de guerre que nous a dit le général Mandon, Emmanuel Macron parlait de réarmement démographique à l'époque. Donc déjà on est dans une ambiance guerrière donc vous faites bien de de le
rappeler. Merci beaucoup en tout cas Natalto, vous avez parlé sans filtre, vous m'avez parfois même un peu secoué mais c'était fort intéressant. Donc merci d'avoir été avec nous aujourd'hui. Merci.
Nathalie Arthaud