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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 février 2026 7 min

Lait infantile : "Nous sommes très vigilants" pour retirer des lots contaminés, dit Stéphanie Rist

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va parler des questions de santé dans le cadre de notre spécial municipal. La lutte contre les déserts médicaux, c'est une question très importante pour les Français. Mais d'abord un mot du budget qui a donc été définitivement adopté par le Parlement après celui de la sécurité sociale avant Noël avec des concessions qui ont réduit les économies initiales souhaitées par le gouvernement notamment sur le budget de la sécurité sociale.

Est-ce que l'avenir de notre modèle social a été un peu sacrifié pour que le gouvernement reste en place et pour maintenir la stabilité ? Alors déjà, je voudrais dire euh parce que il est habituel maintenant de dire que les parlementaires sont pas sérieux. Hier, ils ont été face à leur responsabilité et vous savez que j'étais euh député et euh et je trouve vraiment que c'est un pas important dans une démocratie.

On a besoin d'un parlement qui fonctionne bien. Pour répondre à votre question, le budget de la sécurité sociale a été voté en décembre et hier dans le cadre du budget, il y avait certaines mesures concernant la santé mais pas le budget de la sécurité sociale. Et concernant les mesures sur la santé dans ce budget, il y avait des mesures importantes, notamment la le fait de pouvoir accompagner les région avec 215 millions d'euros qui permettra d'augmenter le nombre d'infirmières formées.

C'était une mesure attendue parce qu'on a besoin de former plus d'infirmières dans le cadre de l'amélioration de l'accès au so. Mais dans le cadre du budget de la sécurité sociale, il y a un déficit autour de 20 milliards. Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour l'avenir de notre modèle social ?

Là où vous avez raison, c'est que je crois euh qu'il est très important de pouvoir poser le débat de comment demain on finance notre modèle euh social, de l'ensemble de la protection sociale, de la sécurité sociale. Elle a été créée en 1945 où on avait beaucoup plus d'actifs qu'aujourd'hui. Euh la démographie, la transition démographique avec une baisse de la natalité et un vieillissement de la population doit nous faire poser la question de comment demain on finance notre protection sociale.

J'entendais Marine Le Pen ce weekend parler de la santé. Elle a annoncé euh d'ailleurs beaucoup de d'erreurs en disant qu'il fallait supprimer le numérus clausus qui a déjà été supprimé depuis plusieurs années depuis qu'on est arrivé en 2017. Euh à aucun moment elle ne propose de comment on finance euh notre système de santé et notre modèle social.

J'espère que ce débat, on va l'avoir euh pendant euh l'année qui vient et d'ailleurs, je m'y engage même au ministère puisque j'ai lancé une mission entre l'articulation l'articulation entre l'assurance maladie et les assurances complémentaires, les mutuelles pour justement commencer à mettre dans ce débat comment on peut financer demain notre faire plus participer les mutuels. Je n'apporte pas la réponse aujourd'hui. J'ai lancé un travail avec quatre personnalités qualifiées qui vont travailler sur ces enjeux.

Vous avez raison. La la vraie question c'est comment on finance notre modèle social mais pas seulement demain j'ai envie de vous dire dès maintenant parce que le le haut conseil du financement de la protection sociale a annoncé qu'en fait le le le trou de la séc en 2000 en 2026 serait supérieur a priori à ce qui était prévu dans le budget qui n'a même pas un mois. Il y a des il y a des dépenses ou des recettes qui ont été qui ont été oubliées ou mal ou mal évalué.

Est-ce qu'il peut nous arriver la même chose avec le budget général ? C'estàd est-ce que est-ce que est-ce que on on on va on pourrait découvrir qu'on a oublié de compter certaines dépenses ou par rapport à la copie qui vient d'être adoptée ? Non.

Alors, je comprends pourquoi il dit ça. Il dit que nous serons à 20 milliards au lieu de 19 milliards en raison, vous savez, du congé supplémentaire de naissance qui est une très belle mesure pour lequelle on s'est vraiment on était déterminé à la à la présenter. Cette mesure qui devait arriver en 2000 27 et elle est elle a été avancée par les députés au 1er janvier 2026.

Nous n'étions pas sûr de pouvoir techniquement le mettre en place. On a beaucoup travaillé, je remercie l'ensemble des services qui ont travaillé et de l'assurance maladie pour pouvoir permettre aux gens qui vont accoucher cette année depuis le 1er janvier de pouvoir prendre ce congé supplémentaire complémentaire de naissance. Une taxe sur l'électricité qui est des qui dont les recettes sont 500 millions de moins pour le retrait.

Ce qui est sûr, c'est qu'à la fin de l'année, nous serons en dessous des 20 milliards de déficit de la sécurité sociale. Je rappelle que c'est une amélioration par rapport au déficit de cette année et surtout si nous n'avions pas eu de budget, une nette amélioration. Il faut poursuivre, il faut poursuivre cette maîtrise de nos dépenses sociales en réfléchissant à un financement.

Vous êtes sûr qu'on sera moins de 20 milliards de de déficit à la fin de l'année ? parce que si en fait il y a des mauvaises surprises en cours de route aujourd'hui il y a il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. On est on sera bientôt à moins d'un an des présidentiels de la présidentielle.

On voit bien que c'est pas une année, on va pouvoir réussir à faire passer un un projet de loi de finance rectificative. Dans le cas du budget de la sécurité sociale, tout tous les financements sont très très déterminés à l'avance, très cloisonnés, c'est très carré. Et il y a un suivi d'ailleurs que je vais faire avec les parlementaires.

Je commence une première réunion la semaine prochaine avec les parlementaires pour suivre ce budget de la sécurité sociale, c'est-à-dire les les l'évolution des dépenses, mais aussi toutes les mesures et les décrets qui doivent être pris suite à ce budget de la sécurité sociale. C'était une promesse du Premier ministre et que j'avais relayé au banc et que je tiens puisque la semaine prochaine, nous commencerons le suivi de ce comité de long comme on l'appelle, d'objectif des dépenses d'assences maladie dès la semaine prochaine. Dans un tout autre registre pour parler d'actualité, est-ce qu'on peut faire un point sur le l'affaire du du lait infantile en fait ?

Où est-ce qu'on en est en terme de de prise en charge, d'hospitalisation, de de nourrisson ? À ce jour, euh aucune aucun lien de causalité entre l'ingestion du lait et euh d'éventuels symptômes ou euh ou plus grave n'a été établi. C'est euh un sujet que nous décès de nourrisson enregistré, on ne sait pas on ne sait pas les attribuer.

Euh non, vous savez malheureusement il y a des décès de de nourrisson. Il y a des enquêtes en cours. Dans le monde entier, le lait a été euh des lots de lait ont été retirés puisque ça concerne pas que la France.

Bien évidemment, on n' pas de signaux à ce jour qui permettent de créer de de faire un lien entre des signes et et cela. Malgré tout, avec le ministère de l'agriculture he qui est en charge de cette police sanitaire et ben nous sommes très vigilants pour évidemment continuer à retirer dès que des toxines sont détectées. Donc tous les tous les lots de de lait infantile qui posaient problèmes ou qui posaient questions en France, ils ont tous été retirés du marché.

En fait, on peut dire au jour où on est, puisque vous savez et heureusement et c'est plutôt rassurant, les industriels continuent évidemment les contrôles sur leurs produits. Donc quand il y a des contrôles qui montrent une trace de toxine, évidemment, ils sont retirés.