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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 26 juin 2015 4 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesRetraitesSécurité

Marine Le Pen : l'Union Bancaire, c'est vider les comptes des clients pour sauver les banques

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48Invité politiqueFait
    « Faire baisser les retraites et le salaire minimum, augmenter la TVA a déjà détruit l'économie grecque »
  • 1:03Invité politiqueChiffre
    « la Grèce, plombée par une dette égale à 180% de son PIB, ne peut pas rembourser ses créanciers »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « ce texte impose la saisie de tous leurs dépôts et comptes bancaires d'épargne au-dessus de 100 000 euros »

Temps de parole

  • Marine Le Pen90 %
  • Présentateur10 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'était simplement reporté pour le groupe Europe des Nations et des Libertés, Mme Le Pen.

0:05
Marine Le Pen

Oui, M. le Président, vous me cherchiez au premier rang, je suppose, mais la démocratie a du mal à avancer dans ce Parlement, nous le savions. Alors, elle est déjà descendue de quelques gradins, il y en reste cinq, mais je ne doute pas que ce Parlement, qui est tellement attaché à la démocratie et au respect de l'ensemble des groupes, arrivera à trouver une solution et mettra fin à ce qui apparaît à tous comme une terrifiante discrimination. Alors, M. les députés, les négociations que mène actuellement l'Union Européenne avec la Grèce sont féroces. Bruxelles ne veut rien lâcher et essaie d'imposer aux Grecs la poursuite d'une hyper-austérité qui détruit leur pays.

Faire baisser les retraites et le salaire minimum, augmenter la TVA a déjà détruit l'économie grecque et n'a aucun sens, même du point de vue financier. Vous demandez pourtant aux Grecs de repartir pour un tour de ce scénario mortifère. Tout le monde sait que la Grèce, plombée par une dette égale à 180% de son PIB, ne peut pas rembourser ses créanciers. Mais vous demandez au peuple grec de continuer à porter le fardeau d'une dette publique absolument insoutenable. Vous pratiquez ainsi l'esclavage pour dette à l'encontre de ce peuple, le même esclavage pour dette qui avait été supprimé par Solon en 500 avant Jésus-Christ.

Permettez-moi de vous dire qu'il s'agit là tout de même d'une belle régression. Si Stipras se recluse aux conditions implacables, l'État grec fera défaut sur sa dette publique le 30 juin. En conséquence, les fragiles banques grecques feront faillite. Et nous savons tous que devrait alors s'appliquer le texte voté en 2014 par ce Parlement, que nous avons surnommé le mur. Mécanisme unique de résolution. Vous enverrez alors dans ce mur tous les épargnants grecs. Avez-vous dit aux peuples européens que ce texte impose la saisie de tous leurs dépôts et comptes bancaires d'épargne au-dessus de 100 000 euros ? S'il faut recapitaliser leurs banques en faillite ?

Non, vous l'avez soigneusement caché à vos électeurs. Avez-vous dit que l'article 6 de ce texte permet à la Commission européenne de baisser ce seuil de spoliation de l'épargne de 100 000 euros à quoi ? 20 000 ? 10 000 ? 5 000 ? 0 euro ? Je vous relis rapidement l'article 6 pour vous rafraîchir la mémoire. Le montant visé, les 100 000 euros donc, fait l'objet d'un réexamen périodique en tenant compte notamment de l'évolution du secteur bancaire et de la situation économique et monétaire dans l'Union. Ce réexamen n'a pas lieu avant le 3 juillet 2020. Ouf ! Sauf si des événements imprévus le rendent nécessaire à une date plus rapprochée.

Cette règle est non seulement tyrannique, elle est de plus stupide. Lorsque les citoyens des pays européens comprendront vos manœuvres, la confiance des déposants envers leur système bancaire sera détruite, ce qui accélérera les bankruns dans les situations de crise. Mais vous n'aviez pas le choix pour tenter de sauver une fois de plus l'euro, fût-ce au prix d'une confiscation des dépôts bancaires de vos citoyens. Vous avez donc honteusement voté ce texte, puis caché à tous les épargnants que vous pourrez les polier de leurs économies en cas de faillite de leurs banques. Messieurs les députés, il est temps de se débarrasser du vaudor qu'est l'euro et d'arrêter ses folies.

Il est temps de revenir à la démocratie et de rendre à chaque peuple sa monnaie nationale.

3:22
Présentateur

La parole à l'honorable... Monsieur Papadakis, pour les non-inscrits. Micro, please. Le micro, s'il vous plaît.