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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 23 mai 2025 65 minComplaisantDivertissement

Tapis rouge pour Gillian Anderson & Simone Ashley

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faites valoir vos droits. ... - "C à vous" spéciale Cannes, émission 9... - Moteur... - Bonne dernière. - Coupez. - A.-E.Lemoine: Non, on ne coupe pas!

Non, au contraire! On coupera à 21h. "C à vous" est en direct de Cannes jusqu'au bout de cette quinzaine avec toute l'équipe: Patrick, Pierre, Mohamed et Bertrand.

Seul Pierre n'a pas de noeud pap, ce soir. - B.Chameroy: Il est en costume croisé. - A.-E.Lemoine: C'est accepté.

Pour clôturer cette quinzaine, un réalisateur qui était à Paris, rue des Martyrs, dans le 9e arrondissement, pour la 1re fois à Paris, puis ici, lorsque "Un homme et une femme" a déclenché la Palme d'or. J.-L.Trintignant et A.Aimée, dont l'étreinte sur la plage de Deauville a inspiré l'affiche de ce 78e festival de Cannes.

Thème de "Un homme et une femme". Merci de faire une ovation à C.Lelouch et à G.Nakache, membres du jury de la Caméra d'or, qui récompensera demain le meilleur premier film de ce Festival.

Applaudissements. Bonsoir à tous les deux. ...

Claude, les ovations, à Cannes, c'est en quelque sorte votre quotidien. Ca devient la norme. - C.Lelouch: J'ai bien fait de venir. - A.-E.Lemoine: On est très honorés de votre présence à tous les deux.

Géraldine, cette affiche du 78e Festival de Cannes, un mot pour la décrire? - G.Nakache: C'est l'amour.

On en a tous besoin. Cette affiche est merveilleuse. - A.-E.Lemoine: Claude, vous avez dit avec humour que vous aviez tout fait, à Cannes: la compétition, l'ouverture, la fermeture...

Ce qui manque, c'est le ménage. L'affiche, c'était une première. - C.Lelouch: Je n'avais pas fait l'affiche.

Je me sens un peu chez moi, quand même. Merci de m'accueillir encore une fois. - A.-E.Lemoine: C'est une affiche que l'équipe de "C à vous" a tenté de reproduire tant bien que mal, sans grand succès. - B.Chameroy: On voulait refaire l'affiche, on s'est tapé l'affiche. - A.-E.Lemoine: On a essayé de la refaire, c'était une catastrophe...

Non, on ne la passe pas. Claude a tenté de la reproduire avec moi et m'a soulevée avenue de Bretagne, dans le 7e arrondissement. - C.Lelouch: On est magnifiques.

Regardez! C'est magnifique. - A.-E.Lemoine: J'ai vécu le meilleur moment de ma vie.

Merci, Claude. C'est tellement beau, une étreinte comme ça. Le film était sublime.

Cette Palme d'or, malgré une projection mouvementée, une panne d'électricité qui l'a interrompue, un flottement avant qu'elle ne reprenne...

Une standing ovation et l'émotion de votre mère à la sortie. - Formidable, mon fils. - Il était beau, hein? - C'est formidable.

Formidable. Mon fils...

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Ca vaut toutes les Palmes d'or. - C.Lelouch: Oui.

On ne comprenait pas ce qui nous arrivait. Tout ça est arrivé d'un seul coup. J'avais 26 ans.

Je regrette que mon père n'était pas là. Les larmes de ma mère, tout ça...

Merci de me faire revivre tout ça. Ca me fait chaud au coeur. - A.-E.Lemoine: Géraldine, vous avez vécu un grand moment en famille à Cannes et vous vous en souvenez.

C'était lors de la projection de "Hors normes", le film de votre frère, en clôture en 2019. - G.Nakache: C'est quelque chose.

Eric et Olivier avaient rempli la salle d'amis. C'était la plus grosse liste d'invités. Nous avions reçu 300 ou 400 personnes.

C'était merveilleux. - A.-E.Lemoine: Votre 1re montée des marches, c'était pour "Comme t'y es belle".

Le souvenir est intact? - G.Nakache: Oui.

J'avais déjà compris que tout ça était émouvant et que le cinéma se passait là. - A.-E.Lemoine: Cette année, vous avez monté les marches avec le jury de la Caméra d'or.

Il y avait 28 films à voir cette année. Vous les avez tous vus? - G.Nakache: Je n'ai pas fait de mot d'absence.

J'ai complètement les preuves. - A.-E.Lemoine: Pourquoi c'est si important de récompenser un 1er film? - G.Nakache: Vous vous rendez compte comme c'est magnifique de se dire qu'un réalisateur, ça va probablement lui changer la vie?

C'est le cinéma du monde entier, la 1re fois, le 1er geste. Il n'y a pas plus essentiel. - C.Lelouch: C'est l'un des plus beaux prix.

Il est plein d'espoir, de promesses...

Le gars qui a la Caméra d'or... - A.-E.Lemoine: Ou la fille. - C.Lelouch: Il prépare sa Palme d'or. - G.Nakache: La gadji. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un film qui est en compétition, dont vous parlez tout de suite.

C'est un film qui mérite toute notre attention. Il a été présenté au sein de la quinzaine des cinéastes. Le 5e film du cinéaste israélien N.Lapid, déjà récompensé par le prix du jury en 2021.

Il ne laisse personne indifférent. Ca s'appelle "Oui", une tragédie musicale qui s'oppose aux forces dirigeantes. - P.Cohen: "Oui", c'est la réponse d'un couple d'artistes israéliens aux demandes les plus obscènes des millionnaires auxquels ils vendent leur musique, leur âme, leur langue, leur corps.

C'est un "oui" politique, puisque le héros du film, appelé Y, accepte de composer un nouvel hymne national israélien. C'est le "oui" de la soumission à l'insupportable. ... - P.Cohen: "La soumission, c'est le bonheur." Une des scènes les plus apaisées dans film intense et dérangeant qui vrille parfois dans la folie, où l'ivresse des personnages est celle d'une société ivre de vengeance.

C'est le portrait d'un pays malade qui souffre du pire et qui commet le pire. Les 2 horreurs sont bien là, dans le film de N.Lapid, et elles sont racontées ou montrées dans une séquence, notamment, où on voit Gaza brûlée à perte de vue, depuis une colline qu'on appelle la colline de l'Amour. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Lapid.

Merci de votre présence. L'esprit de vengeance que vous décrivez, vous l'avez constaté sur place, en Israël, où vous êtes allé, et en recueillant toute une série de témoignages? - N.Lapid: Oui.

Je suis allé en Israël...

J'habite à Paris depuis 3 ans, mais je suis né et j'ai grandi en Israël. C'est mon pays. Juste après le choc du 7-Octobre, je suis allé en Israël pour essayer d'aller au bout de la réalité.

J'avais l'impression qu'il fallait être un homme sans âme ni coeur pour ne pas parler, ne pas montrer, ne pas mettre sur l'écran, si vous êtes un cinéaste, cette horreur qui était en train de se fabriquer. - A.-E.Lemoine: Cet esprit de vengeance qui s'est emparé du pays tout entier se traduit dans cette réécriture de l'hymne israélien.

Ce n'est pas le fruit de votre imagination. Ca s'est vraiment passé. - N.Lapid: Oui.

Juste après le 7-Octobre, il y avait plusieurs initiations de plusieurs associations pour remonter le moral du peuple réellement blessé. Une de ces initiatives était la fabrication, la réécriture d'une chanson, avec des paroles de vengeance, des paroles génocidaires qui appellent à l'extinction de Gaza, chantées par des enfants, sous le titre "La Chanson de la génération de la victoire". L'idée était claire: que la génération de demain ne se contenterait plus de rien de moins que l'extinction totale de l'ennemi. - M.Bouhafsi: Tourner un film et en pleine guerre, c'est très dur.

Tourner un film contre son propre gouvernement, c'est quasi mission impossible. Pourtant, vous l'avez fait. Beaucoup de vos collaborateurs, techniciens ou acteurs ont abandonné le projet.

La scène à Gaza sur la colline de l'Amour, vous l'avez tournée en solitaire, de façon interdite. On entend de véritables explosions et on voit une épaisse fumée noire. A quoi vous pensez en tournant ces images? - N.Lapid: La pensée qui m'est venue à l'esprit dans ce moment était: "Combien de gens sont morts entre le début du tournage de la scène et la fin?" Vous avez une scène d'un couple, une scène intime et intimiste, et derrière eux, c'est l'horreur, le pire.

La bande sonore est remplie de milliers d'explosions. La fumée monte sans cesse. Je ne sais pas...

Il y a des moments où le mélange entre la fiction et la réalité donne une chose à laquelle rien dans ta vie ne t'a préparé. En même temps, quand on voit le film, il est l'horreur, il est le pire, mais il est aussi une comédie musicale, un film d'amour. Il y a de la danse, de la chanson...

J'avais l'impression que pour être à la hauteur d'un moment pareil, j'étais obligé de convoquer, faire appel à tout ce que j'ai connu comme cinéastes, à tous les gestes cinématographiques que je connais, aux films fantastiques, à une comédie musicale qui tourne à la tragédie musicale. - A.-E.Lemoine: Merci, N.Lapid, d'être venu nous parler ce soir de "Oui", présenté à la Quinzaine des cinéastes et qui sera en salle le 17 septembre prochain.

Merci de votre présence pour ce film qui a marqué tous ceux qui l'ont vu. On n'est pas prêts d'oublier ces scènes. C'est l'heure de Faites entrez les jurés de Pierre.

Pierre, le jury délibère depuis l'ouverture. Toutes les 2 ou 3 projections, il se réunit. Vous avez présenté ce jury tout au long de la quinzaine et il vit une dernière nuit avant le palmarès. - P.Lescure: Allez savoir, la nuit peut être longue pour le jury.

Souvent, le vendredi, il sait à peu près où il va. Aujourd'hui, il a découvert le nouveau film des Dardenne, "Jeunes mères". On verra demain.

Binoche et son jury vont devoir trancher. C'est formidable, d'être président ou présidente. Tarantino en 2004... - Q.Tarantino: Avoir été sollicité pour être président du jury à Cannes, ce n'est pas seulement le plus grand honneur de ma carrière, mais le plus grand honneur de ma vie.

Pour vous dire la vérité, qu'est-ce qu'on peut faire après, une fois qu'on a été président à Cannes? - P.Lescure: Il a fait quelques trucs, depuis 25 ans.

Montand avait raison d'insister sur la difficulté d'être président. Quand il a annoncé la Palme d'or de Pialat, ça a été compliqué. - Y.Montand: Vous avez sélectionné 20 films.

Sur les 20, il y en a 6. On est obligé d'éliminer à la hache. - P.Lescure: Pour vous, Claude, la présidente qui annonce votre Palme d'or est tout simplement S.Loren.

Demain matin, à 9h30, J.Binoche et 8 jurés arriveront dans des limousines aux vitres teintées dans une villa des hauteurs de Cannes, hyper discrète et sécurisée. Tous déposeront leur tenue de soirée dans une chambre de la villa, ainsi que leur portable.

A 10h, celle qui va succéder à la présidence et le délégué général annonceront le débat puis ne participeront pas. Chacun vote à bulletin secret déposé dans un seau à champagne. Vide, le seau. - G.Nakache: Jusque-là, on aurait dit "Koh Lanta", mais là... - P.Lescure: Thierry fait le décompte des votes et Iris annonce le résultat.

Si on n'a pas la majorité absolue, rebelote et c'est la majorité relative. La seule intervention des patrons du Festival, c'est de rappeler l'heure. Il faut avoir fini à 12h pour que Thierry puisse appeler les équipes élues: "Vous devez revenir pour la cérémonie de ce soir.

Le film a quelque chose." C'est tout. Le secret est toujours bien gardé.

Quand les équipes montent les marches pour la clôture, ils savent qu'ils ont quelque chose, mais ils ne savent pas quoi. A midi, ils déjeuneront ensemble, leur tâche accomplie, et ne quitteront la villa qu'en fin d'après-midi pour la cérémonie de clôture. 5 ou 6 films devraient être au palmarès.

On n'imagine pas qu'il n'y ait pas l'Iranien J.Panahi, J.Trier ou D.Moll, et pourquoi pas les frères Dardenne, qui seraient les premiers à avoir 3 Palmes d'or.

Quelque chose me dit que ça pourrait même être retenu contre moi que J.Trier, quoi qu'il obtienne demain ou non, soit bien placé l'an prochain. - A.-E.Lemoine: C'est vous qui remettrez la Palme d'or demain, Claude? - C.Lelouch: Oui, non... - A.-E.Lemoine: C'est vous?

C'est formidable. - C.Lelouch: Non.

Je remets le prix de la mise en scène. C'est ma spécialité. - A.-E.Lemoine: Géraldine, vous n'avez pas encore été libérée pour la Caméra d'or? - G.Nakache: Non, demain matin.

C'est moins "Koh Lanta". On sera dans un café... - M.Bouhafsi: Sans seau à champagne. - A.-E.Lemoine: Vous nous avez confié, Claude, les images d'un clip dans lequel vous avez voulu rendre hommage à tous les acteurs que vous avez fait tourner.

C'est bouleversant. On y reconnaît A.Aimée, Y.Montand, J.-L.Trintignant, L.Ventura, J.Brel...

Ca dure 7 ou 8 minutes. On attend le visage de G.Nakache. - G.Nakache: Je suis au casting? - A.-E.Lemoine: Il y a un visage que vous auriez aimé ajouter à cette liste: J.Foster.

Elle nous a répondu sur le sujet, car vous l'aviez invitée. - J.Foster: C.Lelouch, c'est incroyable. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'avez jamais rencontré? - J.Foster: Je ne pense pas.

Peut-être très jeune. - A.-E.Lemoine: Il n'y a plus qu'à dire "action".

Vous êtes d'accord? On peut dire que c'est fait ce soir, en direct? - J.Foster: Oui, pourquoi pas. - A.-E.Lemoine: J.Foster est d'accord. - C.Lelouch: Moi aussi.

Je l'ai croisée il y a quelques années. On avait eu l'idée de faire un film ensemble. Je suis client. - P.Cohen: Le florilège qu'on vient de voir est incroyable.

Aucun autre cinéaste au monde ne peut se prévaloir d'une telle galerie de portraits des plus grands acteurs et actrices. - C.Lelouch: J'ai eu beaucoup de chance.

Chaque fois qu'un acteur vous dit "oui", votre coeur fait "boum boum", comme dirait C.Trenet. On ne dirige pas les grands comédiens.

On dirige les mauvais, pas les grands. Par contre, on est là pour les doser. Et aussi pour trouver le juste milieu.

C'est au moment où on trouve le juste milieu qu'on peut filmer de petits miracles et des scènes qui deviendront peut-être cultes. - A.-E.Lemoine: Merci, cher Claude, d'être venu ce soir sur le plateau de "C à vous", en attendant le prix de la mise en scène que vous remettrez demain pour la clôture du 78e Festival de Cannes.

A vos côtés, dans un instant, Géraldine, deux actrices stars de séries au succès mondial, comme "X-Files". L'une est dans la peau d'un agent du FBI, l'autre est dans "Les Chroniques de Bridgerton". Ensemble, elles ont partagé l'affiche de "Sex Education"et sont réunies à Cannes pour remettre le prix "Lights on Women's Worth".

Il récompense les réalisatrices de courts métrages. S.Ashley et G.Anderson sont sur ce plateau. ...

Nice to meet you. Bonsoir, mesdames. Bonsoir à toutes les deux.

On est ravis de vous accueillir sur le plateau de "C à vous". Gillian Anderson...

Je fais très attention, parce que vous vous moquez un peu de la façon dont les Français luttent pour prononcer votre nom et prénom correctement. Ils ont tendance à le dire à la française et vous en moquez gentiment. - G.Anderson: C'est OK. - A.-E.Lemoine: Vous aimez le cinéma français.

Vous rêvez notamment de donner la réplique à J.Binoche, qui préside le jury cette année, ou encore à C.Deneuve.

Qu'est-ce que vous aimez dans le cinéma français? - G.Anderson: Ce que j'aime dans le cinéma français, c'est que je pense que les réalisateurs français semblent savoir comment avoir cet aspect, ces performances naturelles des acteurs, plus qu'aucune autre personne.

Je suis fascinée par cela. Je suis curieuse de voir la différence entre ce qu'ils font avec les acteurs par rapport aux autres réalisateurs. - A.-E.Lemoine: Je vous présente une réalisatrice française, G.Nakache, dont le 1er film a été un véritable succès en France.

Ca s'appelait "Tout ce qui brille". Il a été récompensé par un César, l'équivalent des Oscars. que vous marrainez, mettre en lumière les travaux de jeunes réalisatrices.

Pourquoi est-ce si important de mettre en valeur le travail des femmes dans le cinéma? - G.Anderson: Je pense que c'est important parce que dans tous les cas, mettre en valeur les réalisatrices...

L'Oréal est impliqué dans la création de cette plateforme pour valoriser les femmes. Avoir ce prix et continuer cette conversation avec...

Nous avons très peu de réalisatrices dans le monde. Il y a peut-être 17 % de réalisatrices dans le monde entier. Il faut attirer l'attention sur cela.

C'est merveilleux de le faire. - S.Ashley: C'est absolument incroyable, ce que fait L'Oréal chaque année à Cannes.

C'est très important de donner aux femmes une plateforme ou un micro pour entendre leur voix. Je crois que c'est un peu ce qu'a dit Gillian. C'est très important. - A.-E.Lemoine: Simone, vous étiez déjà présente à Cannes l'année dernière.

Aux yeux de beaucoup, vous étiez Kate, votre personnage dans "Les Chroniques de Bridgerton", qui a fait exploser votre notoriété du jour au lendemain. Vous ne passez plus incognito, même au fin fond des Alpes suisses. Cette série a changé votre vie, littéralement. - S.Ashley: Oui, ça a vraiment changé ma vie.

Je suis terriblement reconnaissante de ce que la série m'a apporté et de continuer à en faire partie. C'est une joie immense, pour moi. - P.Lescure: Gillian, vous êtes célèbre dans le monde entier grâce à la série "X-Files".

Il y a un autre effet, celui sur toutes les jeunes filles qui se sont lancées dans des carrières scientifiques parce qu'elles avaient apprécié la vie de votre personnage. Une étude de 2018 dit même, je crois, que 63 % des femmes travaillant dans un domaine scientifique auraient été inspirées par votre personnage. Il y a de quoi être fière.

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Mais si! - G.Anderson: Oui, j'en suis fière.

Il m'a fallu longtemps pour apprécier à quel point c'est extraordinaire. C'est en prenant un peu de l'âge que je me suis rendu compte de tout cela. Toutes ces jeunes femmes qui se sont lancées dans la science grâce à des financements qui ont été enlevés...

Il a fallu en parler. J'en suis très fière. - P.Cohen: Autre rôle marquant, il y a 4 ans, pour la saison 4 de "The Crown".

Vous interprétiez M.Thatcher et ça vous a valu un Golden Globe. Vous avez dû vous documenter pour saisir l'apparence de M.Thatcher, notamment sa bouche, sa mâchoire.

C'est comment? - G.Anderson: J'ai fait des recherches, pendant un an.

Probablement...

C'est le plus longtemps que j'ai fait pour un rôle. C'était important pour moi, parce qu'elle est très connue. C'est un personnage un peu clivant, même en Angleterre.

Je voulais vraiment être sûre qu'elle était représentée de façon très précise. - A.-E.Lemoine: On voit à quel point, et vous le prouvez toutes les deux, les séries sont aujourd'hui d'une incroyable qualité.

Elles vous offrent un espace de liberté incroyable. Gillian, vous avez campé un personnage de sexologue dans "Sex Education". Vous avez marrainé un recueil de fantasmes de femmes anonymes.

Les femmes y revendiquent leur liberté à la sexualité, d'évoquer leur désir féminin. Vous êtes presque devenue militante de cette cause. - G.Anderson: Oui!

Si je n'avais pas joué dans "Sex Education" en tant que sexologue, ça n'aurait pas eu de sens pour moi d'acquiescer à ce projet. Mais comme j'ai travaillé dans 4 saisons de cette série, j'ai entendu toutes sortes de choses dans ce domaine, sur le désir féminin. J'ai approché ce sujet.

Ca a pris beaucoup de sens de le faire. J'ai essayé de compiler...

Dans l'introduction... - A.-E.Lemoine: Simone, tous vous êtes toujours très émue quand on vous parle de cette série, où vous jouiez une lycéenne, quand vous étiez toute jeune. - S.Ashley: Oui.

Cette série était...

Ca me semble déjà très lointain. Pour beaucoup d'entre nous, c'était la 1re fois qu'on faisait partie d'une série, d'un programme aussi important et aussi reconnu mondialement. Pour moi, je revois ça un peu comme un âge d'innocence.

Je suis très fière de tout le monde et de tout ce qu'ils ont fait avec leur carrière. Tout le monde s'est vraiment révélé de manière extraordinaire, chacun d'entre nous. - M.Bouhafsi: Vous êtes toutes les deux égéries d'une très grande marque de beauté, depuis un an, pour Simone, et depuis 3 mois, pour Gillian.

Vous avez à coeur de vous montrer au naturel sur les réseaux sociaux et voulez délivrer un message positif sur le fait qu'on peut très bien vieillir au naturel. Vous n'hésitez pas à faire des vidéos de vous au naturel, même le matin, avec une certaine L.Bekhti. - L.Bekhti: Coucou, les filles.

On vient de se réveiller. C'était important pour nous d'être sans make-up. - G.Nakache: Naturelles. - M.Bouhafsi: Vraiment, Géraldine? - G.Nakache: Absolument.

C'est très important, essentiel. - A.-E.Lemoine: Gillian, c'est important de transmettre ce message aux femmes? - G.Anderson: Oui, en fait, je le fais aussi sur mon propre compte Instagram.

J'ai tendance à ne pas accorder trop d'importance au maquillage, mais parce que ma vie se déroule sous les yeux du public. de ma vie, le véritable aspect réel de ce que je suis, aussi bien que ce qu'on peut voir dans les séries ou à la télévision. - A.-E.Lemoine: Merci à toutes les 2 d'être venues nous parler de ce prix. "Lights on Women's Worth" met tous les ans à Cannes la lumière sur une jeune réalisatrice.

Merci d'être venues sur le plateau de "C à vous". Merci pour la traduction. De L'an dernier, on avait accueilli la flamme olympique car le Festival de Cannes était à la veille des JO de Paris.

Cette année, un champion olympique a monté les marches, Anthony...

A.Dupont! Jeune héros du rugby à 7...

Il y a aussi eu P.Gasly, J.Koundé, J.Koundé, P.Pogba.

On a aussi vu A.Rami sur TF1 sur un tango argentin. "Sky Fall", d'Adele.

A.Rami est sur notre invité. Bonsoir.

G.Nakache se lève pour vous alors que les garçons restent assis. Adil, vous êtes un fidèle du Festival de Cannes.

Vous aviez monté les marches aux côtés de J.Dujardin il y a 3 ans pour la projection de "Novembre" de C.Jimenez.

Vous êtes cinéphile. - A.Rami: Je suis quoi?

Je ne couche pas avec le monde du cinéma... - A.-E.Lemoine: Pardon?

Cinéphile... - A.Rami: C'est de l'humour. - A.-E.Lemoine: C'est allé trop vite pour moi.

Quand les gens vous demandent vos films préférés, vous citez "La Ligne verte", "The Greatest Showman", "Les Dents de la mer", qui vous a fait peur tout petit. - A.Rami: Exactement.

Aujourd'hui, quand je me baigne dans la Méditerranée, j'ai très peur. Je remonte très vite. Je ne sais pas pourquoi ma mère m'a laissé voir ce film. - A.-E.Lemoine: Vous aimeriez faire du cinéma? - A.Rami: Oui, mais je ne sais pas si j'ai le talent pour.

Plus je grandis et plus je me dis que je suis autodidacte. Ca peut réussir! J'arrive à surprendre.

Regardez la danse! - A.-E.Lemoine: On a bien vu dans "Danse avec les stars" que vous mettiez en avant votre fibre artistique.

Vous aviez imaginé ça quand vous étiez sur le terrain de foot? - A.Rami: Déjà, je n'imaginais pas être sur un terrain de football.

Le chemin est long! - A.-E.Lemoine: Vous n'imaginiez pas devenir footballeur? - A.Rami: Non.

J'ai été mécanicien jusqu'à 19 ans. J'ai eu un destin incroyable. Le temps de réaliser que j'étais différent, peut-être...

Ca m'a permis d'avancer plus facilement. - A.-E.Lemoine: Vous dites que depuis que vous avez arrêté le foot, vous pensez à l'américaine.

Ca veut dire quoi? - A.Rami: On peut dire ce qu'on pense ou pas? - G.Nakache: Oui.

Personne ne nous regarde! - A.Rami: A l'américaine, on voit grand.

A la française, on voit petit. Un acteur ou un sportif américain peut faire du sport et derrière, il peut tout faire, acteur, du catch, faire le show, sortir de sa case. En France, on n'apprécie pas quand on sort de notre case. - A.-E.Lemoine: C'est vrai, Géraldine? - G.Nakache: J'ai quand même plusieurs casquettes.

Après, je ne suis pas cheffe, scientifique et réalisatrice. Je suis actrice, réalisatrice, scénariste. C'est dans un mouchoir de poche.

Avec le temps, c'est plus facile...

Bah regarde! - A.Rami: Qui? - G.Nakache: Bah toi! - A.Rami: Je suis atypique! - A.-E.Lemoine: Donc ça marche. - M.Bouhafsi: Adil... - A.Rami: Comment ça va, Momo?

On est partis en vacances ensemble! - A.-E.Lemoine: Où ça? - A.Rami: Las Vegas. - M.Bouhafsi: On arrête là. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait quoi là-bas?

Vous ne vous êtes pas mariés? - A.Rami: On était avec DJ Snake.

On a fait du sport. - M.Bouhafsi: Etre mécanicien à 19 ans et finir champion du monde en 2018, c'est très fort.

On peut applaudir. En revanche, être champion du monde en ayant disputé zéro minute et aucun match de la compétition, c'est encore plus fort. - A.Rami: Oui, mais... - M.Bouhafsi: Là, je rappelle que vous avez été essentiel dans cette Coupe du monde.

Vous étiez l'ambianceur, celui qui a resserré les liens de l'équipe. - P.Cohen: Comme dans cette émission, quoi. - A.Rami: Comment vous vous appelez?

On vous connaît! - A.-E.Lemoine: C'est P.Cohen. - A.Rami: Je sais!

C'est de l'humour! - G.Nakache: C'est "Les Grosses Têtes". - A.Rami: Je connais monsieur Cohen, Patrick.

On a fait beaucoup de soirées ensemble, masqués. - A.-E.Lemoine: Avec qui? - A.Rami: On a fait des soirées chez Albane... - A.-E.Lemoine: C'est incompréhensible, ce qui se passe. - M.Bouhafsi: Vous pouvez rappeler l'épisode de l'extincteur? - A.Rami: Vous voulez vraiment que je reparle de ça? - M.Bouhafsi: Oui.

On vient de gagner contre l'Argentine en huitièmes de finale. Vous êtes à l'hôtel. Que se passe-t-il? - A.Rami: J'avais pris un extincteur 3 jours avant.

Je savais que les mecs allaient retourner ma chambre. Je parle de P.Pogba, O.Dembélé, K.Mbappé.

Ils avaient fait ça 2 jours avant. Je savais qu'ils allaient le refaire. J'ai préparé un extincteur un matin très tôt.

Je suis très matinal. Le matin, c'est là que j'ai le plus d'énergie. L'après-midi, je dors.

Je suis comme un iPhone. Rires. - A.-E.Lemoine: On va jusqu'au bout de cette anecdote. - A.Rami: Comme je suis devin, ils sont venus me déranger à 2h du matin.

Quand ils sont venus, j'ai dégoupillé l'extincteur. J'ai pris la notice pour savoir comment on dégoupille un extincteur. Quand ils sont venus, j'ai aspergé tout le monde.

Après, la police et la sécurité sont arrivées. J'ai réveillé tout le monde jusqu'à 4 ou 5h du matin. - A.-E.Lemoine: Et on a perdu en finale. - A.Rami: On a gagné.

Si on perd, je suis mort. - A.-E.Lemoine: Merci, Adil.

On va revenir à un peu de cinéma avec le classique de Patrick. - P.Cohen: Classique qui met en scène, Géraldine, votre soeur de cinéma, L.Bekhti.

C'est un extrait du "Grand Bain" ovationné à Cannes il y a 7 ans et vu en salle par 4,3 millions de spectateurs. Il y a quelques jours sur France 2 par près de 3 millions de téléspectateurs. La coach qui a la rage de gagner après un accident qui l'a clouée dans un fauteuil, c'est L.Bekhti. - Qu'est-ce que vous croyez?

Que c'est comme ça que vous allez gagner? - On veut juste participer... - Pardon?

Je n'ai pas entendu. - On veut juste participer. - Participer, fils de pute?

On arrête de rigoler. On va courir. - Je n'ai pas mes habits pour courir. - P.Cohen: C'est devenu un classique, déjà.

L.Bekhti face à la bande de types un peu paumés qui s'essayent à la natation synchronisée. Dans la vraie vie, L.Bekhti peut se mettre dans un état pareil? - G.Nakache: Je ne l'ai jamais vue mettre de petites claques humiliantes.

Le ton peut venir. La petite tapette, non. - A.-E.Lemoine: Vous étiez venues fêter à Cannes ensemble le succès de "Tout ce qui brille".

Vous étiez invitées toutes les 2 du "Grand Journal" de M.Denisot. - On vient de faire un "djobi, djoba" avec un chauffeur, sauf que c'était gratuit. - C'est le principe du taxi basket.

Là, on a un code... - Et on part. - C'est un vrai beau cadeau d'être là. - J'ai trouvé un grand frère et une grande soeur avec ce film.

C'est ça, qui brille. - A.-E.Lemoine: C'était le début de beaucoup d'autres choses. - G.Nakache: Ouais.

Ca me fait quelque chose. Il y avait Diam's qui venait chanter probablement pour l'une des dernières fois sur un plateau. C'était le début de plein de trucs. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous avez croisé Meg Ryan dans l'ascenseur? - G.Nakache: Non, mais j'ai croisé T.Cruise au buffet.

Il y a des buffets à Cannes. - A.-E.Lemoine: Il a pris quoi au petit-déj? - G.Nakache: Des petites crevettes.

Vous êtes contents que je sois venue. - A.-E.Lemoine: Je vous remercie.

On est tellement heureux que vous soyez là. Vous m'avez fait un beau cadeau. Je vous en serai éternellement reconnaissante. - P.Lescure: On a sélectionné des images que vous connaissez.

Avec Leïla, vous avez trouvé une soeur. Vous proposez des chansons, des karaokés et aussi des interviews d'actrices irrésistibles, comme celle qui confond les ONG et les OGM. - Je reçois aujourd'hui la grande comédienne française Firlas Foulakate qui vient nous exprimer son grand coup de gueule du moment. - J'aimerais pousser un grand coup de gueule contre les ONG.

On vit dans un monde de merde! Chacun pense qu'à sa gueule! Vous savez ce que vous bouffez?

De la merde! Je m'énerve un peu, je sais. - Que faut-il faire? - Il faut arrêter d'acheter de la merde! - P.Lescure: C'est magnifique.

Elle est irrésistible. - G.Nakache: Ca me fait rire pareil.

Ca me tue de rire. C'est n'importe quoi! - A.-E.Lemoine: Mais ça marche.

Vous êtes jury pour la Caméra d'or 2025, qui sera décernée...

Ca récompense les 1ers longs métrages. Ce sera décerné demain lors de la cérémonie du palmarès du 78e Festival de Cannes, que vous avez vécu de bout en bout. - G.Nakache: Effectivement.

On a regardé 28 films avec mon jury. On est là depuis le jour 1. C'est un voyage exceptionnel à travers le cinéma, un voyage dans le monde.

On a vu des choses incroyables. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.

A suivre, un tube disco visionnaire qui a été la bande-son des JO de Paris, quand Nadal, S.Williams et C.Lewis ont remonté la Seine, le 26 juillet.

C'était au son de cette musique aussi que le 14 septembre, la France a remercié ses champions au pied de l'Arc de Triomphe. "Supernature" de Cerrone. ... - A.-E.Lemoine: "Supernature", c'est devenu cet été la 2e chanson la plus shazamée au monde, réinterprétée dans une version inédite avec Cerrone et Christine and the Queens, qui sont sur notre plateau ce soir.

Vous nous dévoilez ce soir le 1er titre d'un EP à venir, "Catching Feelings". ... ... ... ... ... ... ... - A.-E.Lemoine: "Catching Feelings", disponible depuis le 23 mai.

C'est le 1er titre d'un EP qui sortira fin juin. Merci à tous les 2 de votre présence ce soir pour la dernière de "C à vous" à Cannes. Cerrone...

Bravo. Elle est folle, cette 2de vie de "Supernature". C'est un beau cadeau pour vos 50 ans de carrière. - Cerrone: Je suis rempli de cadeaux depuis 50 ans, avec des expériences comme là, avec Rahim, sur ce nouveau titre.

Ce sont des beaux cadeaux de vie. Je m'accroche, je surfe. - A.-E.Lemoine: 50 ans pendant lesquelles vous n'avez jamais cessé de donner un concert.

Vous dites avec beaucoup d'humour que vous êtes le plus vieux dans la salle. - Cerrone: C'est surtout depuis 6 ou 7 ans. J'ai fait beaucoup de collaborations avec de jeunes artistes.

Ca me stimule d'avoir repris les platines il y a une dizaine d'années. Je prends un plaisir dingue. Je me revisite.

Ca m'a fait rencontrer des gens comme Rahim. Quel pied on prend! Je ne sais pas si vous partagez le plaisir avec nous.

Nous, on l'a. - A.-E.Lemoine: On le partage. - A.-E.Lemoine: Rahim, Cerrone, c'est le big boss? - Rahim Redcar: C'est le patron du groove. - A.-E.Lemoine: Vous ne pouviez pas lui dire non? - Cerrone: Ce n'était pas prévu.

J'ai demandé qu'on se rencontre, qu'on passe du temps en studio, qu'on s'amuse...

On a fait un titre, Puis 2, puis 3...

Alors pourquoi ne pas enregistrer? - A.-E.Lemoine: Merci d'être là.

Ce titre, libérer son esprit, c'est le message? - Rahim Redcar: C'est un beau titre qui parle de suivre son coeur et de ne pas se laisser rattraper par la peur, une chanson sur l'amour qui triomphe un peu de tout, des cases, du contexte, des certitudes. L'amour est une force qui renverse parfois tout sur son passage.

La chanson invite à respecter cette force inaltérable. - A.-E.Lemoine: Ne pas avoir peur des sentiments, c'est le message de "Catching Feelings".

Il y aura une version remasterisée de "Supernature". Patrick...

Un petit mot sur Cerrone? - P.Cohen: Oui.

La musique, ce n'était pas forcément votre vocation de départ. Il y a eu 2 disciplines que vous avez mêlées dans vos études, la coiffure et le cinéma. - Cerrone: Vous allez chercher des vieux trucs.

Je partais dans la musique, "ce n'est pas sérieux"... "La batterie, tu n'as aucune chance." On m'a demandé de trouver un métier.

J'ai choisi la haute coiffure pour le cinéma. Mon père a accepté. Il m'a dit: "Tu vas aller en salon." J'ai fugué pendant 2 ans. - P.Cohen: Et vous êtes parti au Club Med. - Cerrone: Devant moi est passée l'opportunité du Club Med.

Il fallait manger. Je n'avais pas l'argent. J'avais rencontré une copine qui avait une chambre d'étudiant.

Au bout de quelques mois, elle me dit: "On va se quitter car je pars au Club Med comme GO." Gilbert Trigano, à l'époque, faisait toujours des pré-soirées. Il a vu que je faisais un peu la tête.

Il m'a dit: "Pourquoi tu ne rentres pas au Club?" - A.-E.Lemoine: 50 ans plus tard, Cerrone est sur le plateau de "C à vous". - Cerrone: C'était en 1933.

Non, je plaisante. - P.Cohen: Presque. - M.Bouhafsi: Rahim, vous adorez le cinéma des années 60 ou celui de B.De Palma. "Phantom of the Paradise" est l'un de vos films cultes.

Le plus important, c'est l'altérité qui se dégage d'une scène. Devenir réalisateur, ça pourrait vous intéresser? Je vous vois avec des grands yeux. - Rahim Redcar: Je trouverais ça passionnant, mais je suis vraiment "slave to the musique". - A.-E.Lemoine: "Esclave de la musique".

Je traduis pour Géraldine. Tu n'as pas de micro! - Rahim Redcar: Je suis très habité par la musique.

Je m'agite un peu. Ce n'est pas impossible. Il faudrait que j'arrête d'avoir envie de chanter tout le temps.

Je ne sais pas comment je vais faire. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous avoir reçus ce soir pour le grand lancement de ce nouveau titre collaboratif, "Catching Feelings", disponible depuis aujourd'hui.

Le lancement a eu lieu sur le plateau de "C à vous". Il y aura 3 inédits, une version de "Supernature" qui sortira fin juin ou début juillet. Je rappelle le documentaire "Cerrone, Supernature", disponible le 18 juin sur Canal.

Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation. Merci à Géraldine, qui m'a observée du coin de l'oeil depuis le début de l'émission et qui se disait: "Bon, ça passe." On ne vous entend pas.

Vous n'avez plus de micro. - G.Nakache: Bien sûr.

Je vous regardais car vous êtes très belle. Je me disais: "On a fait un marathon de 28 films, mais vous aussi." - A.-E.Lemoine: On a été aidés par un public formidable et des invités exceptionnels, dont vous faites partie, chère Géraldine.

Dans un instant, sur France 5, du cinéma, avec "As bestas". D'ici là, pour conclure cette belle quinzaine, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy... ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. - B.Chameroy: Oui, on attendait C.Dion à l'Eurovision, vous avez eu Chameroy.

Cannes, dernier jour. Les Cannois vont enfin retrouver leur tranquillité. On ne sera plus là pour les interroger dans la rue.

Ce matin, l'équipe cannoise voulait poser une question sur la présidente, J.Binoche. L.Sénéchal voulait les interroger sur la grève des taxis à Paris.

C'est le "hors compète". On a fait les 2 sujets. - Aujourd'hui, les chauffeurs de taxi sont en grève à cause de la nouvelle tarification sur les transports sanitaires qui sera en baisse d'ici fin octobre.

Cette mesure permettra d'économiser jusqu'à 150 millions d'euros pour le gouvernement. La porte-parole du gouvernement a déjà annoncé que le gouvernement ne fera pas marche arrière. Vous m'écoutez toujours?

En attendant, appel au calme. Vous savez qui est la présidente du jury du Festival de Cannes cette année? - J.Binoche. - J.Binoche.

Je ne comprends pas pourquoi vous me parlez des taxis et de J.Binoche. - Par rapport à la grève des taxis, J.Binoche... - Je ne peux pas me prononcer. - J'ai un ami taxi.

Il est en Charente, pas ici. - Elle était chauffeuse de taxi avant de devenir présidente du jury. - Je ne savais pas. - Ma question était bien? - Non.

Beaucoup d'informations. - C'est la rédaction qui a demandé. Je suis d'accord avec vous.

Prenez le micro. Je vous laisse finir. Rires. - Bonjour.

On est ici à Cannes. - B.Chameroy: Merci à la gentillesse immense des Cannois pendant toute la quinzaine.

C'est l'heure du check out. - A.-E.Lemoine: J'ai compris du "caca out". - B.Chameroy: Pardon?

On se retrouve tout de suite après ce spot de sensibilisation. - A.-E.Lemoine: Totalement arbitre...

Arbitraire. Vos problèmes de transport...

Le grand histoire...

Le grand mystère... - B.Chameroy: Fouler le fol...

Le sol niçois. Ils bafouillent. Plus d'une centaine d'artistes s'est succédé...

Oui, plus d'une centaine d'artistes. La maîtresse de cérémonie, que tu es, a su, tout du long du festival, les mettre dans des petites pantoufles très molletonnées. - A.-E.Lemoine: Pour vous, Pana, ce sera la 1re montée des marches officielle?

C'est très beau, sur votre 31, Vincent. Je ne me sens pas du tout endimanchée à côté de vous...

Marina, dans un contre-emploi formidable. Vous êtes l'intellectuelle... - M.Foïs: C'est un contre-emploi? - B.Chameroy: Niveau accueil, 2/10.

Mais niveau public, 10/10! Acclamations. Seul souci, la météo.

Il y avait beaucoup de vent. Toutes les fiches avec les bonnes infos se sont envolées jusqu'à Mandelieu-la-Napoule. - E.Tran Nguyen: Vous aussi, vous les avez connus.

Vous venez du 94. - W.Lebghil: Eh non. - E.Tran Nguyen: Mince! - A.-E.Lemoine: Vous avez même papoté par hasard avec Q.Tarantino sans le savoir. - Ah bon? - A.-E.Lemoine: Non, c'est Ramzy!

C'est votre 2e collaboration. - 3e. 4e, en fait. - A.-E.Lemoine: Non seulement elle produit le film d'animation, mais elle vous donne la réplique.

Vous avez eu des scènes partagées avec elle? - W.Lebghil: Non.

C'est une fausse info. - M.Bouhafsi: Une image magnifique avec T.Scott, son compagnon... - Ce n'est pas son compagnon. - B.Chameroy: Comme tous les soirs, c'est l'heure de vous donner la parole.

Ce truc est vraiment... - P.Cohen: Truqué. - B.Chameroy: Ce soir, mon dévolu va se jeter sur...

Pas vous...

Il n'a pas l'air de vouloir répondre...

Babeth, tu es dans le public...

Monsieur avec le peignoir? Monsieur? Bonsoir.

Quel est votre prénom? Vous êtes? - Comment?

En gueule de bois. Ca fait 15 jours que je suis là. - B.Chameroy: Quel est votre prénom?

Allez, Chantal. - Je voulais savoir si le Sénat continuait en ce moment, s'il y avait des vidéos sur le Sénat. - B.Chameroy: Ca tombe très bien.

Il y a des séances au Sénat en ce moment. Malheureusement, on a eu un petit problème de son, mais on vous fait un récap. Claquements de langue.

Quinte de toux. Grognement. Clap, clap, clap.

Crachats. Déglutition. Bon appétit, A.de Montchalin.

Retour à Cannes avec le point moquette sponsorisé aujourd'hui par... - Monsieur?

Pas très net, ce que vous faites. - B.Chameroy: Notre plateforme préférée.

De Madame, Vous jouez du chapeau. Cette dame s'est baignée dans une mer très polluée. Madame en blanc s'est soulagée discretos.

D.Ernotte, ce n'est pas une raison pour voler un bout de tapis! J.Binoche va faire un petit cadeau.

C'était hyper bien fait. - P.Cohen: C'était truqué! - B.Chameroy: On en revient à "C à vous".

Je vous emmène à la rencontre des hommes de l'ombre, les femmes qui nous ont permis de faire cette émission, notamment le sniper de Patrick. "Quelle époque!" a P.de Saint-Sernin, on a Patrick ne sert à rien. - Il adore "Le Bureau des légendes".

J'ai mis 3 minutes à comprendre. - "Le Bureau des légendes", c'était pas une légende. - P.Cohen: C'était pas une légende. - A.-E.Lemoine: Margarite... - P.Cohen: Envie d'une margarita? - Elle a dit "a contrario", tu peux dire "in extenso". - P.Cohen: In extenso! - B.Chameroy: Fabrice est opérateur micro à Paris.

Il se tourne les pouces. A Cannes, nous avons des micros main. Un vrai chemin de croix. - A.-E.Lemoine: Ca s'est passé cet après-midi.

Il faut remettre le micro, Pierre. Il faut prendre le micro! On ne vous entend pas!

Il faut mettre un micro! Vous n'avez jamais fait de télévision? Pardon! - B.Chameroy: Immense merci à toute l'équipe qui m'a aidé à préparer l'ABC cannois. - A.-E.Lemoine: Merci de votre fidélité.

Merci à vous derrière votre écran d'avoir suivi cette 3e saison de "C à vous" à Cannes. Merci à nos invités. Merci également à Pierre, Patrick, Mohamed, Emilie, Lorrain et toute l'équipe.

Merci à toute l'équipe technique de France Télévisions. Merci à la production 3e Oeil. Merci aux rédactrices en chef.

On embrasse tout le monde. On est nombreux à faire cette émission. Je vous remercie de votre fidélité.

Excellente soirée sur France 5. On se tourne tous vers Momo pour saluer nos téléspectateurs. Il faut faire coucou!

Rahim, vous avez une paillette sur les yeux. - Rahim Redcar: C'est fait exprès! - A.-E.Lemoine: Merde!

A l'année prochaine, Cannes! Gros bisous!