Taxe poids lourds dans le Grand Est : 15 centimes par kilomètre promet Thibaud Philipps, vice-président aux transports
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:23OuverteRéponse directe
Quel est l'intérêt de ce type de taxe ? C'est vraiment d'empêcher les camions étrangers de venir chez nous ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Vous avez récupéré la compétence l'an dernier. Vous avez tout de suite vu qu'il y avait un souci ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Combien ça va coûter pour les routiers qui vont devoir s'acquitter de cette taxe ?
- 2:29OuverteRéponse directe
15 centimes par kilomètre, est-ce que ça va augmenter, puisque ça reste toujours plus faible que nos voisins ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous à répondre aux inquiétudes de plusieurs professionnels qui disent que ce n'est pas le moment avec le prix de l'essence ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Pourquoi deux taxes différentes et pas une seule ? Il n'y avait pas possibilité de s'accorder tout de suite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« ces camions étrangers évitent justement l'Allemagne, évitent de passer par différents territoires où il y a déjà des taxes. »
- 0:40Invité politiqueFait
« malheureusement, ces axes gratuits aujourd'hui sont complètement envahis par ces poids lourds. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Et surtout, ces poids lourds viennent dégrader les routes sans jamais y contribuer. »
- 0:53Invité politiquePromesse
« Et donc, l'idée de cette taxe, c'est de pouvoir avoir une recette pour remettre en état ces routes et ensuite les entretenir correctement. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Déjà, on a vu un souci de justement tous ces camions en transit qui sont majoritaires sur ces axes. »
- 1:19Invité politiqueChiffre
« Et surtout, on a vu que sur ces axes, on avait plus de 50% des chaussées qui étaient fortement dégradées, plus de 20% des ponts et ouvrages d'art qui étaient très fortement dégradés. »
- 1:33Invité politiqueChiffre
« On estime à peu près à 500 millions d'euros le coût de remise en état de ces axes et 500 millions pour pouvoir améliorer ces axes. »
- 1:57Invité politiqueFait
« sur une base de 15 centimes le kilomètre, mais en fait, c'est modulé par rapport au tonnage du poids lourd, par rapport aussi à sa catégorie d'émissions. »
- 2:05Invité politiqueFait
« puisque aujourd'hui, la directive européenne nous permet de pouvoir mettre en place une réduction très forte sur les camions à faible émission. »
- 2:41Invité politiquePromesse
« on va regarder comment ça se passe, et l'intérêt pour nous, aujourd'hui, c'est de pouvoir alimenter un budget. »
- 3:13Invité politiquePromesse
« par exemple, pour les agriculteurs, on va faire un effacement à la ferme, pour ne pas que ça pèse sur l'agriculteur qui va sortir de son champ. »
- 4:01Invité politiqueFait
« CEA a été créée, il y avait la possibilité pour elle, tout de suite, de mettre en place cette taxe. Nous, en fait, ça s'appuie sur la loi climat et résilience. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Et donc, on a rattrapé, on va dire, le retard par rapport à la CEA sur les possibilités législatives. »
Temps de parole
- Thibaud Philipps67 %
- Présentateur32 %
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7h47 chaque matin, un invité pour décortiquer l'actualité. Arthur, une nouvelle taxe pour les poids lourds dans le Grand Est. La Grande Région va instaurer au 1er avril prochain une éco-contribution poids lourds pour les routiers. Bonjour Thibaut Philippe. Bonjour. Maire Dylkirch et vice-président du Grand Est en charge des transports. Alors,
quel
est l'intérêt de ce type de taxe ? C'est vraiment d'empêcher les camions étrangers, par exemple, de venir chez nous, d'avoir un surplus de trafic ? En tout cas, aujourd'hui, on constate que
ces camions étrangers évitent justement l'Allemagne, évitent de passer par différents territoires où il y a déjà des taxes. Et c'est vrai que comme nous, on avait historiquement des axes gratuits, malheureusement, ces axes gratuits aujourd'hui sont complètement envahis par ces poids lourds. Et surtout, ces poids lourds viennent dégrader les routes sans jamais y contribuer. Et donc finalement, c
'est
le contribuable français qui paye l'entièreté des travaux de ces routes. Et donc, l'idée de cette taxe, c'est de pouvoir avoir une recette pour remettre en état ces routes et ensuite les entretenir correctement.
On parle de 60 à 90%, je crois, de camions étrangers parmi tous les camions qui passent dans la grande région, alors que vous avez récupéré la compétence justement l'an dernier. Vous avez tout de suite vu qu'il y avait un souci dès que vous avez récupéré cette compétence ?
Déjà, on a vu un souci de justement tous ces camions en transit qui sont majoritaires sur ces axes. Et surtout, on a vu que sur ces axes, on avait plus de 50% des chaussées qui étaient fortement dégradées, plus de 20% des ponts et ouvrages d'art qui étaient très fortement dégradés. Et donc, il faut forcément des moyens pour pouvoir remettre tout ça en état. On estime à peu près à 500 millions d'euros le coût de remise en état de ces axes et 500 millions pour pouvoir améliorer ces axes. Par exemple, tout ce qui est aujourd'hui sur la N4 encore à deux fois une voie, pouvoir passer un certain nombre de tronçons à deux fois deux voies pour la sécurité aussi des usagers. On parle de plus
de 500 kilomètres de route. Combien ça va coûter pour les routiers qui vont devoir s'acquitter de cette taxe ? Alors, on part
sur une base de 15 centimes le kilomètre, mais en fait, c'est modulé par rapport au tonnage du poids lourd, par rapport aussi à sa catégorie d'émissions, puisque aujourd'hui, la directive européenne nous permet de pouvoir mettre en place une réduction très forte sur les camions à faible émission. Donc, on pourra moduler aussi, et c'est la volonté de la région, d'encourager quand on a du poids lourd électrique, quand on a du poids lourd avec des biocarburants, ce qui sera aussi bénéfique pour nos entreprises, puisque les entreprises seront accompagnées dans la région pour pouvoir aller vers ces types de camions. 15
centimes par kilomètre, est-ce que ça va augmenter, puisque ça reste toujours plus faible que nos voisins, qui ont des taxes beaucoup plus fortes ?
Alors,
pour le moment, on va rester sur ce tarif, on va regarder comment ça se passe, et l'intérêt pour nous, aujourd'hui, c'est de pouvoir alimenter un budget. C'est un budget annexe des routes, donc ça ne va pas aller dans le budget général de la région et financer les autres politiques publiques. En fait, ce qu'on perçoit de la route, on va le réinvestir sur la route.
Vous avez vu les inquiétudes de plusieurs professionnels, on a eu l'UMM ce matin qui disait, ce n
'est
pas le moment avec le prix de l'essence, ce n
'est
pas forcément le moment de mettre une taxe. Qu
'est
-ce que vous avez à leur répondre ? Alors,
c
'est vrai que, de toute façon, je pense que ce n
'est
jamais le moment, mais aujourd'hui, l'intérêt du travail qui est mené par la région, c'est aussi d'accompagner ces entreprises du territoire. Alors, par exemple, pour les agriculteurs, on va faire un effacement à la ferme, pour ne
pas
que ça pèse sur l'agriculteur qui va sortir de son champ, qui va aller dans sa coopérative. On travaille aussi avec l'industrie pour les accompagner sur des plans d'investissement. C'est ce qui nous demandait de pouvoir les accompagner. Donc, il y aura des dispositifs spécifiques. On aura aussi des dispositifs pour aller vers des camions électriques. Donc, nous, le but aujourd'hui, c'est vraiment d'accompagner les entreprises du territoire dans la région et plutôt d'être pourvoyeur de taxes sur les camions qui passent jusqu'à présent sans jamais contribuer à rien.
Thibaut Philippe, alors, ce projet, il fait écho à un autre, celui chez nous de la CEA, puisque c'est elle qui a la compétence ici en Alsace. Mais c'est un
peu
la même taxe qui va avoir le jour, elle, dès le 1er janvier. Pourquoi deux taxes différentes et pas une seule ? Il n
'y
avait pas possibilité de s'accorder tout de suite ? Non, puisqu'en fait, quand la
CEA a été créée, il y avait la possibilité pour elle, tout de suite, de mettre en place cette taxe. Nous, en fait, ça s'appuie sur la loi climat et résilience. Et donc, ça a
mis
un peu plus de temps à venir, finalement, en applicabilité. Et donc, on a rattrapé, on va dire, le retard par rapport à la CEA sur les possibilités législatives. Et donc, finalement, la CEA, ça sera au 1er janvier. Nous, ce sera au 1er avril 2027. Donc, on est quasiment dans un timing similaire. Et on sera exactement sur les mêmes types de dispositifs, en fait, pour la perception et autres.
Chez nous, on a déjà le GCO autour de Strasbourg qui était là, justement, pour fluidifier le trafic. Alors, est-ce que c'est utile aussi chez nous, ce type de taxe ? Ah bon, c'est très utile. Moi, je pense qu'aujourd
'hui, le citoyen, moi, j'en croise beaucoup, est tout à fait favorable au fait qu'il
y
ait cette taxe, surtout sur notre périmètre. On est une région transfrontalière. Et la problématique,
c
'est qu'effectivement, aujourd'hui, on était l'itinéraire gratuit de tous les poids lourds qui voulaient éviter les taxes, notamment en Allemagne.
Merci beaucoup, Thibaut Philips, maire d'Impirche,
et
puis vice-président également du Grand Est en charge des transports. Bonne journée à vous. Merci. Voilà pour cette taxe poids lourds. Les explications, vous les avez aussi sur notre site, ici, pour faire page Alsace. Sous
-titrage Société Radio-Canada