Discours de Rachida Dati à Lille
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous. Mes chers amis, merci Marc-Philippe d'Aubresse pour cet accueil chaleureux passé après toi. C'est très compliqué et très difficile.
Merci pour cette chaleur. Alors Nicolas Sarkozy n'a pas choisi votre région par hasard pour venir parler ici du travail, de l'effort, du mérite et du courage. Vous incarnez si bien toutes ces valeurs.
Nous sommes ici dans la patrie des mineurs de Lens, des ouvriers textiles de Roubaix, des pêcheurs de Boulogne, des ouvriers sidérurgistes de Dunkerque. Ils étaient et vous êtes encore aujourd'hui ces héros anonymes de la nation. L'effort et le travail, vous les avez reçus en héritage.
La France forte, c'est vous, cette région, j'aime ses habitants. En fait, je vous ressemble. Comme moi, beaucoup d'entre vous ont eu des parents courageux qui ont fait des sacrifices pour offrir une vie meilleure à leurs enfants.
Ces parents qui nous ont appris qu'avec du travail, qu'avec des efforts, c'est que tout était possible. C'est ça la France que nous aimons. Je connais votre courage.
Je connais aussi les difficultés auxquelles vous êtes confrontés. Mais je sais aussi qu'ici, on n'a pas peur, qu'ici, on ne se résigne pas. Vous ne renoncez jamais.
Tout le contraire de la gauche, tout le contraire du Parti Socialiste, qui a peur de tout, qui a renoncé sur tout, qui a renoncé sur des valeurs fondamentales, comme le respect de l'autorité, comme la sécurité, comme l'intégration. Cette gauche qui pense qu'il faut demander encore plus à quelques-uns pour donner à d'autres sans aucune contrepartie. Ce n'est pas notre conception de la justice.
Ce n'est pas non plus notre conception de la solidarité. Nous refusons les leçons données par une certaine élite. Nous refusons les leçons données par une certaine personne qui se disent de la gauche, mais qui n'ont jamais connu les difficultés, qui ne se sont jamais battus dans la vie, qui parlent au nom des habitants des quartiers populaires sans les connaître, les excuses aux délinquants en oubliant les victimes, qui régularisent les sans-papiers au mépris de tous ces immigrés qui respectent la loi.
La France n'a pas besoin d'un homme qui hésite. La France n'a pas besoin d'un homme qui craint la critique, pour qui l'autorité est un mot tabou, qui est un jour libéral, un jour socialiste, un jour écologiste, un autre jour anticommuniste. La France a besoin d'un président qui défend son pays, qui défend ses valeurs, qui n'a pas peur de prendre des décisions courageuses, pour qui l'intérêt général, le peuple, l'unité nationale ont encore un sens.
La réalité, ce qui Nicolas Sarkozy a restauré en cinq ans, ce que la gauche a détruit en vingt ans. Je vous l'ai dit, et je sais, et vous savez de quoi on parle, la gauche a disqualifié le travail au profit de l'assistanat. La gauche a disqualifié l'autorité des policiers au profit de la police de proximité.
La gauche a disqualifié la mission des travailleurs sociaux au profit de la politique des grands frères, qui a conduit au communautarisme et à la montée des intégrismes. Nicolas Sarkozy a restauré le travail, en donnant plus à ceux qui font des efforts. Il a eu le courage de dire qu'il n'était pas normal que ceux qui travaillent et moins que ceux qui vivent de prestations sociales.
Alors oui, Nicolas Sarkozy est aussi l'homme qui rappelle à tous que nous avons des droits, mais que nous avons aussi des devoirs. Les Français le comprennent. La gauche n'en veut pas, parce que ne l'a pas compris, elle ne le comprend toujours pas.
Qu'y a-t-il de choquant à demander à une personne au chômage d'accepter un emploi correspondant à la formation qu'il a reçue ? Qu'y a-t-il de choquant de demander quelques heures de travail d'intérêt général à quelqu'un qui perçoit une prestation sociale ? Nicolas Sarkozy sera toujours du côté de cette France qui travaille, de cette France qui est sans cesse découragée par la gauche.
Le temps est venu de mettre fin à la rigidité des 35 heures, mon cher Marc-Philippe, si chère au maire de Lille. Ces 35 heures qui nuisent à notre compétitivité. On a lancé la croissance en allégeant les charges des entreprises pour empêcher les délocalisations.
Notre combat est de préserver nos emplois et nos entreprises. Alors Nicolas Sarkozy est aussi le président qui dit la vérité. Par son action, par son courage, il a sauvé notre système de retraite.
Chers amis, Nicolas Sarkozy est le seul à donner un espoir à la France et à sa jeunesse. Alors que François Hollande veut emprisonner notre jeunesse et nos jeunes dans une précarité durable. Au sort des cartons de la vieille gauche, les emplois jeunes, c'est insulter notre jeunesse.
C'est dire à nos enfants, vous n'êtes pas capables d'avoir un boulot comme tout le monde. Vous ne sonnez pas ma conception de la République. Le destin qu'il propose à nos jeunes est un cauchemar.
Avec Nicolas Sarkozy, nous préférons construire l'avenir de cette jeunesse, offrir une vraie formation, qu'ils apprennent un métier, qu'ils s'insèrent durablement dans la société, qu'ils puissent fonder une famille, réaliser leurs rêves. Alors oui, je vous le dis, chers amis, Nicolas Sarkozy est le seul aujourd'hui à réunir toutes ses qualités. Il nous le démontre tous les jours, dans une période de crise européenne, pour ne pas dire internationale.
L'enjeu de cette élection présidentielle, c'est aussi de savoir si notre pays reste et restera une nation reconnue et une nation qui compte dans le monde. Les socialistes ont conduit la Grèce et l'Espagne dans l'impasse. Je vous le dis, je vous le répète, Nicolas Sarkozy est le seul homme d'État capable de défendre la France, de défendre les Français, de les protéger, de défendre nos valeurs.
Oui, la France forte est une nation libre. La France forte est une nation avec de l'ambition. C'est une nation solidaire et ouverte.
La France forte est une nation où tout doit rester possible, quelle que soit votre condition, quelle que soit votre origine, quel que soit votre âge. Alors c'est pourquoi, je vous le demande, nous devons tous aider, soutenir Nicolas Sarkozy, notre candidat. Je vous remercie.
Rachida Dati