Insécurité en France : Les vrais chiffres (Marine Le Pen)
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« D'après un récent sondage, 90% des Français disent que l'insécurité dans les écoles a augmenté. »
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« Les violences contre les personnes n'ont cessé d'augmenter depuis 8 ans, plus 29%. »
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« Moins 18 000 en 5 ans. »
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« Le Front National propose ainsi, et il est le seul, la création d'une carte de lycéen infalsifiable. »
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« la mise en place d'une police de protection des lycées »
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Bande armée dans les lycées, élèves et professeurs agressés, un couple de personnes âgées massacrées il y a deux semaines chez eux dans l'Oise. Chaque jour, les exemples de l'insécurité qui frappe notre pays sont plus nombreux. D'après un récent sondage, 90% des Français disent que l'insécurité dans les écoles a augmenté. Ils ont raison. Ils sont nombreux aussi à constater qu'elles gagnent partout du terrain. Parce qu'ils en sont victimes, parce que leurs proches en souffrent ou qu'ils en sont témoins. Sur ce sujet, des images valent parfois plus que des mots. Je souhaite vous montrer deux graphiques qui illustrent très clairement l'escroquerie sarkozyste en matière d'insécurité.
Nicolas Sarkozy, en effet, c'est toujours autrement pour que l'abbé champion de la sécurité. D'abord comme ministre de l'Intérieur de 2002 à 2007, puis comme président de la République. Il fait croire régulièrement aux Français qui s'occupent de ce fléau, qu'il a l'ambition de faire respecter l'ordre et la tolérance zéro. Eh bien, regardez les résultats congrès de son action depuis 2002. Ça, il s'agit de l'augmentation des violences contre les personnes, la vraie délinquance, c'est-à-dire les agressions, et tout ce qui nous pourrit la vie ou nous blesse gravement.
Nous avons recherché les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur depuis 2002, au moment où Nicolas Sarkozy arrive aux responsabilités. Eh bien, comme vous le voyez, les violences contre les personnes n'ont cessé d'augmenter depuis 8 ans, plus 29%. Et ce ne sont que les chiffres officiels, ce qu'on veut bien nous donner. Les centaines de milliers, voire les millions d'agressions verbales ou physiques, mais sans conséquences visibles, n'y sont pas répertoriées, puisqu'il n'est même plus possible, bien souvent, de déposer plainte dans ces cas. Vous mesurez l'ampleur de l'imposture, rien n'est réglé, rien n'a changé depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.
Bien au contraire, les choses s'aggravent. Et je vais vous le montrer avec un deuxième graphique, tout aussi parlant, qui se fonde lui aussi sur les chiffres du ministère de l'Intérieur. Il révèle le deuxième volet de l'arnaque de Nicolas Sarkozy, qui fait croire aux Français qu'il fait quelque chose contre l'insécurité, qu'il se donne les moyens d'agir. Regardez ce graphique. Il s'agit du nombre de policiers et de gendarmes, depuis 2007 jusqu'à aujourd'hui, et même 2012, car le gouvernement a déjà révélé ses intentions pour les années qui viennent. Ils sont édifiants. Et je suis certaine que beaucoup sont stupéfaits d'apprendre cela aujourd'hui.
Le nombre de policiers et de gendarmes sous Nicolas Sarkozy est en chute libre. Moins 18 000 en 5 ans. Cela confirme les messages que l'on m'envoie tous les jours, dans tel village, on me dit qu'on ferme une gendarmerie, dans telle ville de banlieue, un commissariat. En réalité, Nicolas Sarkozy et l'UMP sont en train d'affaiblir dramatiquement l'État dans sa capacité à combattre l'insécurité. Et je n'évoque pas les chiffres de la justice, mais vous savez ce qu'il en est, l'évolution, là encore, est très mauvaise.
Je voulais vous montrer ces informations qui, je le répète, reposent sur les chiffres du ministère de l'Intérieur, parce que je sais que beaucoup d'entre vous et beaucoup de Français ne les connaissent pas. Beaucoup, et c'est normal, croient encore que le gouvernement UMP s'intéresse à leur sécurité, qu'il se donne les moyens d'agir efficacement et qu'il obtient des résultats. Certes, ils se disent bien que cela ne colle pas avec leur vie quotidienne. Mais que voulez-vous ?
Lorsque tous les jours, on est soumis à la propagande médiatique du gouvernement, aux coups de communication, aux pseudo-opérations coup de poing dans les banlieues sous les objectifs des caméras et les micros, aux lois et décrets publicitaires qui ne sont que des effets d'annonce qui s'accumulent depuis huit ans sans aucun résultat, lorsqu'on voit régulièrement un président de la République venir nous promettre la main sur le cœur que cette fois, il ne laissera pas la violence l'emporter, on peut de bonne foi se laisser tromper. Eh bien, sachez que ce n'est que communication et tromperie électoraliste. La sécurité n'est pour ces gens-là qu'un thème de campagne. Vous avez vu les chiffres ?
Vous voyez qu'on réduit les forces de police et de gendarmerie. Et surtout, vous vivez la dégradation. Y avait-il des bandes armées qui entraient dans nos collèges et lycées il y a encore dix ans ? Bien sûr que non ! La délinquance était-elle aussi sauvage, voire barbare ? Non ! Faites-vous entendre. Le meilleur moyen, ça reste le vote. Les élections régionales seront l'occasion de vous faire entendre. D'autant que les régions peuvent agir en matière d'insécurité, au moins à deux niveaux, parce que ce sont leurs compétences, les transports et les lycées.
En matière de délinquance scolaire, le Front National propose ainsi, et il est le seul, la création d'une carte de lycéen infalsifiable, pour éviter les intrusions extérieures dans les lycées, et la mise en place d'une police de protection des lycées, parce que c'est à la police, et non aux professeurs ou aux surveillants, de régler les problèmes de violence et de délinquance. Cette police de protection des lycées sera un corps de la police nationale, spécialisé dans la lutte contre la délinquance scolaire. Elle interviendra, quand nécessaire, et rapidement, dans les établissements les plus violents, pour rétablir l'ordre et permettre le travail serein des élèves et professeurs.
Élus à la proportionnelle, nos conseillers régionaux, eux, ne vous mentiront pas. Ils agiront concrètement pour la sécurité des Français, notamment des plus faibles d'entre nous.
Marine Le Pen