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interviewBFMTV· 16 juin 2026 20 min

David Lisnard, candidat à la présidentielle, estime "qu'il y a trop de bureaucratie" en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir David Lissnard. Je ne peux pas commencer cet entretien sans vous parler de ce qu'on vient d'entendre sur ce plateau, c'est-à-dire cette mère et cette fille, et cette fille qui vient nous Nous dire j'ai été violé par un homme, il a été condamné par la justice, 30 ans de réclusion. Il sort 8 ans après son procès et je suis informé il y a un mois par une lettre type de la justice du fait qu'il sort, ça c'est la loi mais du fait qu'il va habiter à quelques centaines de mètres de chez moi courrier type j'ai l'honneur madame de vous annoncer que votre réaction c'est absurde c'est injuste c'est indécent.

Mais ne croyez pas malheureusement que ce soit une anomalie. C'est ça le problème. C'est que ces dysfonctionnements-là ne sont pas des erreurs rares.

Ces dysfonctionnements-là, ils révèle une dysfonction publique. Il révèle un système qui, malgré la qualité de nombreux magistrats, d'enquêteurs...

Il y a des gens bien formés en France. un système qui ne sait pas faire qui ne veut pas faire qui manque de moyens pour faire tout cela se conjugue nous sommes le pays et je me rappelle à chaque fois qu'il y a le record du monde des impôts et des charges. Où va notre argent ?

Nous sommes le pays qui a le record du monde de la dépense publique. C'est pas un propos de bistrot, c'est 57 % de la dépense publique par rapport à la richesse. Et 4 fois moins de magistrats que nos voisins en moyenne. 4 fois moins de magistrats que l'Italie.

On dépense 2 fois moins que l'Allemagne pour la justice, etc. Tout le budget de la justice avec les prisons, c'est à peine le double des retraites annuelles de la SNCF. Ce n'est pas pour stigmatiser les SNCF, c'est pour remettre des ordres de grandeur.

Pourquoi ? Parce que d'abord, on a eu une inflation du droit bien supérieure aux autres pays. Donc ce qui crée une bureaucratie juridique.

Les procédures sont plus longues qu'ailleurs, les délais de jugement sont plus longs qu'ailleurs. Il faut bien comprendre que la bureaucratie elle implique une triple peine. Un, 1.

Elle multiplie le droit, donc elle multiplie l'obstruction des tribunaux. Puisqu'on invoque des faisceaux juridiques, j'espère que c'est clair. On pourrait, je vous écoute David Neta, on pourrait vous dire c'est l'inverse.

On pourrait vous dire c'est parce qu'il n'y a pas assez de gendarmes dans cette brigade qui devait enquêter sur la petite Liana parce qu'il n'y a pas assez de juges mais qu'on n'a pas réussi à traiter tout ça à temps. Il n'y a certainement pas assez de juges, de greffiers et de gendarmes. Pourquoi ?

Parce qu'il y a trop de bureaucratie qui détourne du terrain. Il faut comprendre que la bureaucratie, en fait, elle crée la pénurie alors qu'on dépense plus d'argent. C'est tout le paradoxe.

C'est la motivation. Si je suis là sur ce plateau, c'est parce que ça fait des années que je constate sur le terrain, dans la mairie, j'ai constaté dans mes commerces qu'on paye plus d'impôts carrés, il y a plus de dépenses et pourtant on manque de l'essentiel. C'est-à-dire que plus l'État s'est occupé de ce qu'il ne devait pas faire et plus on a multiplié la bureaucratie.

Un, on crée de la pénurie parce qu'on détourne l'argent public du terrain, de l'exécution des choses et deux, on crée de la pauvreté, on appauvrit le pays. Et pour aller au bout ? Pour aller au bout de ce que vous dites comment, on s'attaque à la bureaucratie.

On supprime trois organismes. Ça suffit pas, c'est-à-dire qu'il faut revoir l'état du droit et il faut repartir sur des principes. Il y a eu dans la France comme ça des moments où on a réécrit le droit.

Il y a eu des grands membres. On est à ce moment-là. C'est-à-dire qu'on peut s'y diviste.

Ensuite, il faut réécrire le droit. La confusion des peines. C'est la justice confuse, pardonnez-moi cette expression.

C'était le combat de cette mère et cette fille il y a quelques instants. Comment quelqu'un condamné...

On n'est même plus dans la confusion, on est même dans la peine, dans l'exécution. Condamnée à 30 ans sort au bout d'huit ans. Comment n'a-t-il pas une interdiction de paraître sur la commune où il y a ses victimes ?

Comment n'est-il tout simplement pas en prison ? Donc on dépense plus qu'ailleurs mais on n'a pas de place de prison. Mais ça sera valable.

La mère d'Elias, son fils est mort par deux adolescents qui avaient 19 condamnations et zéro exécution de peine. Donc ça renvoie aussi à la mentalité d'une certaine forme de justice. Donc on marche sur la tête.

Et c'est pourquoi il ne s'agit plus maintenant de rafistoler un système qui fuit de partout, il s'agit de reconstruire un système. On en a la capacité, on en a les moyens, mais ça va être un travail colossal. Les magistrats adaptent la doctrine à la pénurie de places de prison.

On sait qu'il manque 20 000 places de prison, ce qui fait qu'on a une surpopulation carcérale, ce qui est indigne d'une grande démocratie. On laxisme judiciaire crée aussi l'encombrement des tribunaux. Si vous condamnez quelqu'un plusieurs fois, que vous ne le protégez ni les victimes ni la société, il ne va pas.

Parce qu'il repasse bien sûr. Ensuite, moi j'ai essayé de coucher la justice. J'ai discuté avec le procureur du ressort de ma commune.

On a passé quelques heures samedi. Il m'a alerté aussi sur les différences de niveau des chefs de juridiction. Il y a des chefs de juridiction qui sont des bons juristes, mais ils sont incapables d'organiser leur juridiction.

Donc avec les mêmes moyens, ils auront 4 ou 5 ans d'attente. Et d'autres, avec les mêmes moyens, auront 6 mois d'attente. Donc il est temps aussi qu'on crée, qu'on ait des chefs de juridiction qui soient des grands organisateurs.

On va être bien clair, David Listin, vous dites, et on entend très bien, moins de bureaucratie, revoir le code pénal sans doute, et écrire, et au final plus de magistrats ? Bien sûr. Autant qu'aujourd'hui, moins ?

On manque de parquetiers, c'est-à-dire de procuré à la République. Vous le libéral, vous dites qu'il y a des choses qui doivent échapper au moins d'États. Écoutez, quand il y avait moins d'impôts et moins de charges, et moins de règles, c'est-à-dire plus de liberté libérale, il y avait un État plus fort.

C'est-à-dire que si on veut retrouver un État fort, il faut enlever toutes les surcharges de l'État, et notamment les surcharges bureaucratiques. Si vous voulez plus de magistrats, plus de greffiers, plus de policiers, plus de gendarmes, il faut qu'il y ait moins de bureaucrates. Et pour qu'il y ait moins de bureaucrates, il faut qu'il y ait moins de bureaucratie.

Pour qu'il y ait moins de bureaucratie, je dis toujours la même chose, il faut qu'il y ait moins de règles absurde, le nombre de règles qui se contredisent. Je sors de 3h30 de bureau de l'Association des maires de France. Il y a trop de bureaucratie à l'AMF ?

L'AMF non, c'est une association. En revanche, dans nos mairies, on est victime d'injonctions contradictoires. C'est un autre Mais tout ça est lié.

Dans la même journée, on peut vous enjoindre de faire 300 logements sociaux avant la fin de l'année et vous interdire de faire des logements parce qu'il y a une grenouille à ventre rouge qui est passée sur le terrain où il devait y avoir les logements il y a six mois. Donc tout ça, on le vit tous les jours. Il faut comprendre que c'est énorme.

C'est énorme. Donc on a aujourd'hui, je répète, on dépense plus qu'ailleurs et on est moins bon dans l'exécution parce qu un détournement de notre argent de contribuable. Tout euro qui est donné à la bureaucratie, c'est un euro en moins pour l'école, c'est un euro en moins pour la justice de terrain, c'est un euro en moins pour la police.

C'est ça qu'il faut comprendre. Et c'est pourquoi c'est la révolution du bon sens que je propose par la liberté et la responsabilité individuelle, y compris des magistrats, qui va permettre de retrouver un état recentré sur ses missions et fort, que l'état arrête de nous dire combien on doit manger de fruits et légumes, combien de fois on doit avec l'ADEME nettoyer ses slips et ses caleçons, mais qu'en revanche, parce que c'est la réalité, on a payé ça quand même, mais qu'en revanche, on est des magistrats, on est des greffiers, on est des magistrats, on est des magisterats, on est des greffiers, on est des places de prison, et c'est tout cela qu'on va mettre en place. Et j'entends ce que vous dites, ce sera votre ligne dans cette campagne présidentielle ?

C'est ma ligne de conduite, mais c'est tout le sens de mon engagement depuis des années. Est-ce que vous aimez la Formule 1 ? Oui, alors je dois avouer que je la regardais beaucoup plus quand j'étais jeune.

Vous voyez pourquoi je vous pose la question ? Non. Le jour de la marche blanche pour Liana, est-ce que vous seriez allé à un Grand Prix de Formule 1 comme l'a fait Jordan Bardella ?

Cette photo est extrêmement commentée depuis plusieurs jours, le jour de la marche blanche. Lui dit des marches blanches, toute façon, il y en a tous les jours. La famille de Liana avait demandé que les politiques ne soient pas là mais ça lui vaut pas mal de critiques.

Le fait de s'exposer, d'exposer, il est avec sa compagne, ce qui a évidemment son droit, le jour de la marche blanche. Est-ce que pour vous c'est matière à polémique ? Ou est-ce que vous dites comme lui, c'est ma vie privée, des marches blanches, il y en a tout le temps donc je ne vais pas m'empêcher de vivre ces jours-là même si je suis aujourd'hui l'un des favoris de l'élection la marche de blanche d'Illiana était quand même particulière parce que cet horrible assassinat, meurtre ou assassinat, je ne sais pas le qualifier mais a suscité une émotion puissante et le fait que vous posiez la question montre que quand vous êtes un élu, après vous savez les lucidités rétrospectives c'est facile quoi.

Mais vous par exemple ce jour-là, c'est pas très loin de chez vous d'ailleurs Monaco, si vous me dites que j'étais au Grand Prix, moi aussi, forcément l'a renoncé. Vous seriez interdit ? Vous vous êtes interdit de certaines choses ?

Ou vous lui jetez la pierre ? Vous savez quand vous êtes...

Alors moi c'est différent, je suis élu en plus, enfin j'en ai marqué aussi, député européenne, moi j'ai un exécutif, donc moi j'ai un peu la tête dans le guidon, si vous voulez, du travail quotidien et pas du vilain de la Formule 1. Pourquoi je vous réponds comme ça ? Parce que je trouve toujours très facile de donner des leçons de morale.

Oui, évidemment, c'est une faute de goût. Certainement, mais chacun jugera. Je ne suis pas là pour commenter cela, je suis là pour proposer un projet de redressement de la France, pour que la France retrouve sa grandeur, pour que les artisans, les commerçants, les ouvriers gagnent mieux leur vie par leur travail.

Vous voyez donc les affres de Jordan Bardella, chacun se fait son opinion, je ne suis pas plus qualifié que n'importe quel Français pour juger ça. Bon, on entend ce que vous dites. J'essaie de me qualifier pour porter une espérance.

Puisque vous parlez de qualifié, vous me tendez la perche, ce soir les Bleus jouent leur premier match en Coupe du Monde face au Sénégal. Ça nous rappelle des mauvais souvenirs ? Le foot, ça rappelle des mauvais souvenirs, on a le père de l'art professionnel.

Je le sais, j'étais sûr de ne pas vous piéger sur cette question-là. Est-ce qu'après le match, vous craignez des violences ? Maintenant, on est obligés de les craindre tout le temps.

Parce que c'est devenu un prétexte, mais je les crains pour la fête de la musique, je les crains pour le 14 juillet. J'ai l'expérience, je vois bien que...

C'est-à-dire même à Cannes, qui est une ville...

Qui est une ville comment, tiens ? Allez, comment je vais la qualifier ? Dont les revenus sont peut-être un peu supérieurs à ceux de la moyenne en France ?

Ce qui est supérieur à Cannes, c'est le taux de pauvreté. Le taux de pauvreté à Cannes, c'est 21%. La moyenne nationale, c'est 14%.

Pourquoi ? Parce que Cannes est une ville qui a beaucoup de logements sociaux par rapport au reste du département et qui est une ville d'immigration, pauvre historique. Je le dis parce qu'il y a la partie prestigieuse de calme, mais c'est une ville d'habitants, et c'est une ville d'habitants qui a toujours été un réceptacle d'immigration pauvre.

Est-ce que vous avez mis en place en tant que maire un pays très contrasté un couvre-feu pendant les soirs vous ne le ferez pas ? Certaines villes ont décidé de le faire peut-être que je le ferai, j'ai vu Clermont Ferrand l'avait fait il y a un très bon jeune maire il n'y a pas de soucis chacun est pragmatique le problème c'est que quand vous prenez une décision, il faut la faire appliquée. Donc, aujourd'hui, je suis incapable de vous dire la réalité des effectifs de police nationale que j'aurai sur ma commune sur certains événements.

Vous comprenez ? Donc, il y a une police municipale qui est la première de France par habitant à Canne, qui est très bien formé, qui a de très bon service. Il y a des policiers nationaux qui sont très bons, mais qui sont très peu nombreux.

J'ai bien vu qu'il y a eu un gros problème d'anticipation de la part de l'État le soir de la finale de la Coupe d Europe victorieuse pour le Paris-Saint-Germain, où il y avait un sous-effectif notoire dans toutes les Alpes-Maritimes, mais notoire, c'était le cas à Nice, c'était le cas à Cannes, où il y avait 4 000-5 000 personnes dont 400-500 voyous, qu'on a a tenu comme on pouvait. Donc, là-dessus, s'il s'avérait qu'un couvre-feu peut être efficace, je n'hésiterais pas à le prendre. Pourquoi pas un couvre-feu pour les mineurs, certains soirs pendant la Coupe du Monde, chez vous, à Cannes ?

Mais pourquoi pas ? Pour l pour l'instant je ne le prends pas parce que je me méfie aussi de mesures qui pourraient être liberticides parce qu'on est incapable de sanctionner les gens qui dégradent. Est-ce qu'il faut justement faire payer les casseurs ?

Le gouvernement prépare une loi. Faire payer les casseurs. Beaucoup de gens aujourd'hui disent oui il faut faire payer, ensuite quand on rentre dans le détail c'est plus compliqué.

Faire payer ça veut dire quoi ? Il signe un chèque s'il casse ou par exemple on suspend le RSA, les allocs. Mais en fait c'est bien, c'est là où...

Personne n'est d'accord sur ce sujet. Je vais vous dire ma position que je vais défendre depuis des années. C'est d'abord je ne crois pas qu'on puisse retrouver de l'autorité républicaine s'il n'y a pas de responsabilité individuelle.

Moi j'ai des enfants, je suis responsable de mes enfants mineurs. C'est pas vous qui devez payer pour mes gosses. Si mes enfants font quelque chose, je suis solvable, je dois payer.

Si je ne suis pas solvable et que j'ai des aides sociales, il faut supprimer les aides sociales correspondant au montant de ce qui doit être payé. Parce qu'il est quand même absurde que nous soyons le seul pays au monde où nous subventionnons la délinquance. Dans le pays, je le disais tout à l'heure, qui a le record du monde et des impôts, ceux qui bossent, ceux qui travaillent, ceux qui se comportent bien payent pour ceux qui n'assument pas leurs responsabilités.

Donc oui, évidemment, il faut du code pénal, mais il faut de la responsabilité familiale. Et il faut, comme le propose la députée Alexandra Martin, revoir le code pénal des mineurs soit le mineur donc on abaisse l'âge de responsabilité pénale ont réduit l'excuse de minorité et si le mineur n'est pas responsable ce n'est pas à vous et moi d'être responsables des gosses des autres c'est aux parents de ces enfants quand on fait des enfants on doit s'en occuper on doit être responsable la société n'a plus à subventionner surtout dans un pays surendetté la délinquance et ceux qui cassent ça c'était pour les casseurs et j'avoue que j'ai compris votre proposition. On redébattra sans doute pendant la campagne.

Donald Trump est en France, Donald Trump est à Evian. Demain, il sera au château de Versailles, invité par Emmanuel Macron. Ça suscite pas mal de débats, de critiques, de polémiques dans la classe politique.

Voici les réactions d'Edouard Philippe Et Jordan Bardella Quand on est président de la République française On parle au président américain On ne choisit pas le président américain Ce sont les Américains qui choisissent leur président Mais on parle au président américain Le président de la République choisit d'accueillir le président américain, il le fait comme il le souhaite. Montrer que la France est un pays qui a à la fois une grande histoire et un grand présent et à mon avis un grand futur ne me pose pas de problème, au contraire. Je pense que le président Macron a cherché à faire en sorte que le président Trump reste jusqu'au bout de ce G7, alors qu'il avait tourné les talons du précédent sommet au Canada.

Ils sont plutôt d'accord pour le coup, Jordan Bardella et Edouard Philippe, ce n'est pas toujours le cas. Est-ce que vous l'auriez invité, vous ? Oui, évidemment.

Vous êtes président de la première puissance mondiale. Mais on pouvait faire ça ailleurs qu'à Versailles. Oui, sauf qu'il y a une symbolique quand même.

Ce sont les 250 ans de l'indépendance des États-Unis et la France a eu un rôle primordial dans l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Et il est très important aussi, indépendamment de la personnalité du président, là-dessus je partage ce qui a été dit, de construire une relation transatlantique. C'est fondamental.

Il y a une implication, une imbrication de nos intérêts. Et le problème...

Tant pis si ce même Donald Trump arrive en France en disant je vais taxer de 100 % votre vin. Non, c'est autre chose et c'est ce que j'allais vous dire. Est-ce qu'on lui déroule pas un peu trop le tapis rouge ?

Vous devez accueillir des chefs d'État, le rôle de la diplomatie, c'est de discuter avec tout le monde et c'est de défendre les intérêts. Sauf que...

Est-ce que c'est qu'une séquence de com pour montrer que le président de la République parle au grand de ce monde ? Ça fait 10 ans qu'on vit ça à ras-le-bol ou est est-ce qu'on a été capable de poser nos intérêts ? Quels sont les objectifs de cette rencontre pour défendre les intérêts de la France ?

Et dans les intérêts de la France, évidemment, doivent peut-être poser des intérêts stratégiques en Indo Pacifique, qu'est-ce que l'on peut apporter aujourd'hui dans la résolution du conflit au Moyen-Orient ? Prendre des initiatives pour déminer Hormuz, c'est-à-dire montrer qu'on a une utilité et une puissance pour créer un rapport plus équilibré. La diplomatie est fondée sur des principes qu'on doit toujours affirmer et sur des intérêts que l'on doit défendre, donc sur un rapport de force.

Le problème aujourd'hui, c'est pas qu'on reçoive ou pas Trump, c'est que la France est devenue tellement faible à l'intérieur. On est surendettés, 54 % de nos dettes, on le doit aux étrangers, donc ça nous enlève de la souveraineté. On annonce une loi de programmation militaire qui est une bonne loi, mais les crédits de paiement ne sont pas 36 milliards de ralloches.

Donc on dit qu'on veut réindustrialiser, on vient de passer derrière l'Espagne en industrie manufacturière. Donc si vous voulez la puissance, ça se travaille. Ça vient d'abord de l'intérieur.

Et donc ça se travaille aussi si je vous suis bien en utilisant l'outil diplomatique qu'est le château de Versailles. Je voudrais vous entendre sur ce qui s'est passé ces dernières heures à Nice. Vous êtes sans doute au courant de la polémique après des propos qui sont attribués au ministre des Transports, Philippe Tabarro, le maire de Nice.

Je remets parce qu'il y a un C'est le canard enchaîné qui en fait le récit traité de Nabot. Éric Ciotti demande à Sébastien Lecornu de virer son ministre des Transports. Qu'est-ce que vous dites, vous ?

Je dis que depuis des mois et des années, avec l'Association des maires de France, nous soulevons le problème de la violence sur les élus. C'en est là ? Et si les faits sont avérés...

Là on parle d'un ministre. Oui, par quelqu'un, un ami. Si les faits sont avérés, ils sont évidemment graves.

Évidemment. Avec les conséquences ? Vous me posez une question en sachant que j'ai, moi, une histoire avec Philippe Tabarro puisque j'ai gagné contre lui aux élections à Cannes dans un contexte en 2014, une élection qui a été très dure.

Vous lui n'avez jamais dit ça ? Vous n'avez jamais eu ce ton-là entre vous ? C'était très dur.

À ce point-là ? Jamais et on ne s'est pas insulté. Si ses propos sont confirmés, bien sûr.

Mais si ses propos sont confirmés, ils sont évidemment graves et il traduirait une approche un peu clannique, voire violente de la vie publique. Si ses propos sont confirmés, est-ce qu'il peut rester au gouvernement ? Je pense que si un ministre, lors d'un accueil diplomatique du Premier ministre de l'Inde, qui est une des plus grandes puissances au monde en présence du Président de la République, alors qu'il n'y a pas eu en plus d'altercation.

J'ai vu ça tout à l'heure. C'était verbal, mais pas au-delà. Mais il faut que ce soit avéré.

Mais si c'est avéré, s'il n'y a pas eu de provocation de la part d'Éric Ciotti, ce que dit Éric Ciotti, et que le ministre l'insulte sur son physique et lui dit « je vais te faire disparaître », ça pose un problème. C'est extrêmement grave. Avec des géorgiens.

Avec des géorgiens. C'est extrêmement grave. Avec des géorgiens.

Honnêtement, je ne sais pas pourquoi les géorgiens sont arrivés dans la discussion. Il y a d'autres, il y a des tchétchènes, on a tout ce qu'il faut. Mais tout ça, à la fois, j'ai envie de rire, mais c'est très grave.

De toute façon, c'est grave. De toute façon, c'est puisque c'est on en parle sur ce plateau et dans ce cas là ben non évidemment c'est grave et il ne pourrait pas rester ministre enfin un ministre qui devant le président de la république menace un maire lors d'un accueil diplomatique parce qu'il ya des divergences politique, c'est scandaleux, c'est honteux. Voilà, ce serait le cas.

Et on va évidemment...

On a tellement d'autres sujets à évoquer. On a fait deux minutes là-dessus. On va évidemment laisser faire la justice puisque Éric Ciotti a porté plainte contre M. tabarro voilà une plainte il ya à la fois une mercédure judiciaire et à la fois une dimension politique à l'affaire merci beaucoup d'agir si vous bonne soirée le 20 heures julie