COMMENT MACRON ET ATTAL DIVISENT LES TRAVAILLEURS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche Gabriel Atal paraî-il a prononcé plus de 40 fois le mot travail lors de son discours de politique générale la semaine dernière travail valoriser le travail nous devons inciter toujours plus à la reprise du travail il faut se réjouir qu'il en fasse une préoccupation majeure ou pas car on devine trop bien dans quel sens va sa volonté de déverrouiller le travail le crédo initial du macronisme c'était de combattre toutes les rentes et permettre l'élévation individuelle par le travail ça marche pas puisque'en réalité libérer le travail ne signifie pour eux que maximiser sa rentabilité en accroissant la pression sur le travailleur et en réduisant ses protections dès lors comment répondre au travailleurs en emploi qui se plaignne de leurs conditions de travail le barattin sur le mérite et l'égalité des chances est toujours là mais on en revient à des choses plus simples la rangain sur la valeur travail et la stigmatisation des gens hors emploi la question sociale depuis un an a été quelque peu éclipsée dans l'agenda politico-médiatique par la sécurité l'immigration et l'identité et au sein de la question sociale celle du travail de son organisation de son exercice concret a été relativement éclipsé par les questions d'emploi et de chômage le socialiste Boris Valot l'a souligné dans sa réponse au discours du premier ministre vous nous parlez d'emploi pour ce qui nous concerne nous voulons parler de travail si central dans nos vies personnelles comme dans nos sociétés nous voulons parler du maltavail des conditions de travail je vois que vous rivez riez à cet instant des vies qui abîment les corps les âmes font des malades et des morts monsieur le Premier ministre mais tout cela dans l'indifférence de votre absence d'écoute en effet on cherchera en vain dans le discours d'Al une ambition sur les maladies professionnelles les risques psychosociaux ou les accidents du travail de morts par jour en prenant les chiffres bas forcément il est impossible d'apporter des réponses fortes à ces problèmes sans s'attaquer aux intérêts du capital c'est la tèse de votre livre c'est-à-dire qu'on a privilégié le coût du travail c'est-à-dire à une stratégie looste sur le travail plutôt que le travail lui-même c'estàd que il y a un choix des dirigeants économiqu mais depuis 40 ans on ne considère pas le travail comme un atout mais on le travail considère comme un coût qui est à diviser à diminuer et à écraser alors plus on met ces questions sous le tapis plus on sacralise dans le discours la valeur travail vous êtes l'incarnation de cette France qui travaille laborieuse qui se lèv tout le matin pour accueillir des clients pour faire vivre tout un village ils ont la valeur travail à la bouche voilà pour le discours mais dans les actes ils écrasent le travail par des délocalisations par de la sous-traitance qui est de la maltraitance par les cadences au moment du mouvement contre la réforme des retraites beaucoup se demandaient est-ce que je vais pouvoir tenir dans mon travail encore 2 ans de plus et Macron l'avait entendu ou plutôt il s'en était emparé opportunément pour dire que le problème c'est donc pas les 2 ans de plus mais plutôt le mal travail j'ai entendu dans les manifestations une opposition à la réforme des retraites mais aussi une volonté de retrouver du sens dans son travail d'en améliorer les conditions nous devons agir de manière encore plus vigoureuse trouver des solutions à l'usure professionnelle accroître l'emploi des seniors et aider aux reconversion ce nouveau Pact de la vie au travail sera construit dans les semaines et les mois qui viennent par le dialogue social on verra les négociations entre partenaires sociaux sur ce pacte de la vie au travail se mène actuellement sur des enjeux comme l'usure professionnell les reconversions professionnelles ou encore le compte épargnet universel mais en attendant le gouvernement continue de faire la guerre au précaire ainsi avec la réforme du RSA dans 18 départements nous avons lancer une expérimentation qui conditionne le RSA à 15h d'activité pour l'insertion je vous annonce que nous généraliserons ce dispositif à tous les départements de France d'ici le 1er janvier 2025 quandal parlait de s'attaquer à la bureaucratie et au trop plein de normes évidemment ça vise pas la surveillance minutieuse des plus démunis de même avec la suppression de l'Allocation Spécifique de Solidarité ass qui couvrait plus de 300000 demandeurs d'emploi en fin de droit les personnes concernées basculeront sur le RSA la SS permettait de cotiser pour sa retraite pas le RSA et bien sûr ces personnes devront effectuer leurs heures d'activité obligatoire Emmanuel Macron quant à lui avait déjà exposé en conférence de presse sa volonté de durcir à nouveau les règles d'assurance chômage en diminuant encore la durée d'indemnisation depuis qu'il a gagné sur la réforme des retraites il pense qu'il a un véritable boulevard devant lui il casse mais lui il répare pas tu casses tu répares tu ses tu nettoies toutes ces mesures rendent la perte d'emploi très coûteuse donc vous désarme quand il s'agit de protester à l'intérieur de l'emploi contre d'éventuelles mauvaises conditions concrètes de l'exercice du travail donc lorsque Macron s'attaque au protection des hors emploi il s'attaque indirectement aux conditions des en emploi bon c'est depuis toujours le projet du macronisme mais j'ai l'impression que ces derniers temps la macronie s'embarrasse de moins en moins d'écran de fumée sur l'égalité des chances le mérite individuel la réussite par le travail la composition très droitière du gouvernement Atal et son discours de politique générale montre qu'ils n'ont même plus l'intention de faire semblant la macronie assume son conservatisme et entend désormais plutôt mettre l'accent sur l'éthique populaire du travail le bon sens l'attachement à la valeur travail et ce afin de décourager les contestations sociales en leur opposant la fierté de ceux qui ent chi sans se plaindre comme l'an dernier au salon de l'agriculture avec Macron opposant la figure du paysan bosseur au branleur qui manifeste contre la réforme des retraites et puis derrière ça on supprime les régimes spéciaux ce qui est un élément de justice pardon mais quand vous parlez un éleveur qui sait pas ce que c'est qu'un jour férier qui ne sait pas ce que c'est qu'un samedi ou un dimanche il peut se reposer il trouve ça juste c'est encore cette valeur travail qui est mobilisé pour distinguer en lien avec les colères sociales les dégradations légitimes de celles qui ne le sont pas vous avez vu les images à Bordeaux devant la préfecture il n'ont pas défoncé la grille d'entréez moi je suis élu d'un territoire où il y a aussi des agriculteurs je suis habitué au coup de sang et l de ceux qui souffrent et qui gagnent pas beaucoup d'argent voz le sens de ma question le deux poids de mesure non il y a pas de poids de mesure on peut pas comparer les choses les agriculteurs travaillent et dès qu'il parle du concept flou de classe moyenne Atal entonne systématiquement le refrain sur ceux qui bossent vraiment je veux m'adresser à tous ces Français souvent de la classe moyenne toujours au rendez-vous de leur responsabilité qui ne se plaignent pas alors qu'ils ont souvent le sentiment de subir à ces Français qui ont le sentiment d'avoir tous les devoirs quand d'autres ont tous les droits et le seul truc qu'il a à te vendre c'est non la promesse que tes conditions de vie seront améliorées mais la garantie qu'il va dégrader les conditions de vie de celui qui est un peu plus bas que toi que ceux qui vont travailler puissent vivre dignement de leur travail et gagnent toujours plus que ceux qui ne travaillent pas en somme livrer en pâture les pauvres aux précaires puis les précaires aux petits salariés et cetera et cetera sauf que dans cette logique perverse vous serez toujours le cassos de quelqu'un d'autre j'ai trouvé une illustration par faite de cette logique dans les éructations antigilet jaunes du très droitier patron de la Coordination rurale du Lot etgaron alors surtout vous me parlez pas de gilets jaune hein vous me parlez pas de gilets jaunes ça a rien à voir avec les gilets jaunes hein c'est une une révolte de gens qui travaillent hein et qui veulent simplement qu'on leur foute la paix et qu'on les laisse travailler l'ironie étant que ces mêmes gilets jaunes qui sont en fait plutôt des travailleurs ayant du mal à boucler les fins de mois développ eux-mêmees un discours parfois virulent contre les assistés ou les cassos refusant même leur présence sur certains rond-points au début du mouvement il revient à la gauche de trouver les moyens de lutter contre ce poison de la division en particulier ceux qui veulent produire une version de gauche de la valeur travail doit faire la démonstration qu'elle peut-être autre chose qu'un ressort aux mains des classes dominantes pour faire accepter l'exploitation et des conditions de travail concrètes parfois insupportables à la semaine [Musique] prochaine
Gabriel Attal