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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 février 2023 24 min

Retraites : LFI seul contre tous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va parler de la France insoumise Michael et Raphaël d'abord un point avec vous Audrey puisque le fonctionnement de la France insoumise est jugé obscure gazeux par des voies en interne et du coup ça donne lieu à des tensions au sein du mouvement oui parce que certains parlent même d'un manque de démocratie au sein de la France insoumise alors il faut rappeler que ce n'est pas un parti c'est un mouvement pas de carte pas de cotisation on peut adhérer en quelques clics sur Internet 370 000 personnes l'aurait déjà fait mais finalement c'est vrai qu'on ne sait pas vraiment combien sont réellement insoumis alors quand on cherche qui décide là ça devient très compliqué c'est ce que révèle Le Parisien il y a une association LFI c'est elle qui valide les décisions qui tient le porte-monnaie elle tient les contes et elle compte justement trois membres manuels Bompard le président qui est coordinateur national du Mouvement je vais y revenir c'est le bras droit de Jean-Luc Mélenchon Mathilde panot la secrétaire patronne des insoumis à l'Assemblée et Maxime charpentier le trésorier un visage inconnu et alors pour l'anecdote Raquel Garrido insoumise de la première heure à essayer d'y AD cette association elle a envoyé sa candidature elle n'a toujours pas eu de réponse c'était il y a un petit moment on comprend donc que c'est très verrouillé est-ce qu'il y a la coordinaire alors ça il y a aussi la coordination des espaces ça peut vous expliquer ça alors la coordination des espaces est chargée notamment d'organiser les événements la communication s'il y a un meeting c'est elle qui s'en occupe on trouve des proches de Jean-Luc Mélenchon Mathilde panot toujours Manon Aubry Louis Boyard aussi qu'on connaît à l'intérieur plus restreint il y a un conseil politique dont manuel bon par encore lui a pris la tête lors d'un vote à l'unanimité le problème c'est que tout le monde a voté pour lui mais tout le monde n'était pas invité et notamment ceux qui critiquent le fonctionnement nébuleux voire anti-démocratique ce sont leurs mots de la France insoumise clémentinottin Alexis Corbière qu'on voit à l'image Raquel Garrido ça a donné lieu à une scission j'en veux pour preuve une vidéo tournée il y a une semaine que je vais vous montrer ces trois-là sont en meeting à Bobigny contre la réforme des retraites je sais pas si on peut voir oui on voit la vidéo accompagnée de François Ruffin et ils organ ce meeting sans avoir reçu d’être financière du parti on leur a même refusé mais c'est pas tout à ce moment là Jean-Luc Mélenchon est en meeting aussi lui à Montpellier toujours sur le sujet de la réforme des retraites on voit vraiment qu'il y a scission alors Oriane tout à l'heure vous lui avez posé la question manuel bon parquet était votre invité vous lui avez demandé poser une question justement sur ce fonctionnement un peu gazeux sur les critiques en interne on va écouter sa réponse je sais pas ce que ça veut dire en fonctionnement moins gazeux le fonctionnement de la France insoumise c'est un fonctionnement ouvert sous la forme d'un mouvement politique et ça restera comme ça parce que ça a été constitué comme ça et que les gens qui l'ont rejoint ils sont attachés à ça c'est pas un mouvement sur lequel Jean-Luc Mélenchon à la main mise je sais pas ce que ça veut dire avoir la main mise est-ce que Jean-Luc Mélenchon exerce une forme d'autorité intellectuelle morale oui pourquoi parce que il a fait 22% des voix la dernière élection présidentielle qu'il a été le meilleur représentant possible pour le programme que l'on défend et quand vous rejoignez une formation politique vous le faites plutôt avec l'objectif de faire 22 % que 1%. voilà pour le fonctionnement un peu malgré les extras il y a un fou il y a un problème de démocratie interne à la France insoumise c'est en tout cas ce qu'on soulevait plusieurs personnalités du mouvement si on refait un peu l'historique on sait qu'il y a des gens par exemple Clémentine Autain qui avait mis le problème sur la table déjà depuis plusieurs mois voire plusieurs années là c'est vrai que finalement à l'occasion de va réorganisation de de la direction qui a eu lieu à la fin de l'année dernière ces voix sont exprimées de façon beaucoup plus directe beaucoup plus beaucoup plus ouvertes et en pointant en tout cas ce qui de leur point de vue était un manque de démocratie et surtout en fait un manque d'implication des militants dans les décisions qui engageaient le mouvement stratégique électoral tactique etc en tout cas il semble là maintenant depuis encore plus depuis qu'on est passé dans la bataille contre la réforme de retraite que cette manche en interne elle a été perdue par ceux qui défendaient une autre organisation puisqu'il semble aujourd'hui en tout cas pas avoir trouvé de majorité pour faire avancer leur leurs idées au sein du mouvement en tout cas le débat a continué d'exister ça c'est sûr c'est un fonctionnement trop gazeux comme le dénonce notamment Clément pas démocratie interne une travée royale contrôle total de trois personnes et purge quand on n'est pas d'accord c'est un parti autocratique extrêmement classique que l'on connaît dans d'autres pays et qui ont prouvé leur efficacité dans des pays où la démocratie n'a pas lieu d'être parce qu'il y a une volonté d'avoir toujours la main mise de la part de Jean-Luc Mélenchon c'est ça qui explique ce fonctionnement qui perdure à la France une philosophie politique puisque lui il est contre la social-démocratie ils prêtent il prône depuis des années le fait qu'il faut justement faire table rase de ces institutions là de manière à pouvoir instaurer un système issu d'une révolution et qui débouchant sur une nouvelle république fondée sur vers une démarche conflictuelle permanente d'où justement la stratégie adoptée à l'Assemblée à la demande de Jean-Luc Mélenchon pour se débat des retraites et des bouchons sur une mise en tension de la société en permanence donc tout cela pas correspond à la philosophie politique de Jean-Luc Mélenchon et lorsqu'on a vu ses compagnons de route qui pompe ou laisser tous un peu entendre qu'il fallait évoluer qu'il faudrait faire évoluer la culture politique éventuellement se rapprocher d'une logique de consensus ils ont été purgés ils ont été dégagés parce que le parti avance on sait plus grand c'est une grande tradition ça correspond une philosophie politique en fait je pense quand même question on remet les choses en perspective même des gens que j'ai cité Clémentine Notin mais même elle a dit que l'organisation qui a été celle du mouvement depuis sa création de fin 2016 début 2017 avait eu son intérêt et avait eu son efficacité à un moment ce que les personnalités qui sont opposées à la nouvelle direction un nouvel organisation 10 et que maintenant il est il est temps de passer à une nouvelle étape après l'élection de présidentielle de 2022 et ce qui avait pu constituer un avantage dans les campagnes électorales avant aujourd'hui était de leur point de vue en tout cas davantage un frein donc finalement voilà le débat peut-être pas aussi Manic rien que ça simplement voilà il y a beaucoup de gens qui se disent peut-être que maintenant on est moins nécessité dans une espèce de forme de voilà de d'organisation un peu je dirais pas militaire mais il y avait un peu cet esprit vu qu'il y a pas d'échéance électorales en tout cas dans les mois à venir et que donc c'était peut-être le moment de poser les bases du nouvel organisation est-ce qu'il y a un problème Mélenchon est-ce que Jean-Luc Mélenchon il fait plus de mal que de bien à la France insoumise et à la nuque c'est ce qu'on interne certains pensent aujourd'hui sans vouloir vraiment le l'assumer ou l'avouer mais un Ruffin le pense des même les aujourd'hui et les garridos et et Corbières le pense qu'ils façon il a fait aussi son temps vous savez à un moment donné le leader qui a qui a été la locomotive devient aussi un boulet c'est une démarche de l'histoire on l'a vu dans d'autres parties et je pense que Jean-Luc Mélenchon est frappé par cette cette période là et par cette démarche d'autant plus que l'enjeu effectivement et d'ailleurs c'est même enfin qu'il avait dit l'enjeu aujourd'hui depuis l'arrivée à l'Assemblée nationale et de montrer la capacité à produire de la politique publique à pouvoir être apporté vraiment ce que veulent des politiques qui peuvent aider les Français et jusqu'à présent c'est un peu compliqué quand même pour pour la nupaise en tout cas pour la France insoumise pardon de de pouvoir le prouver là ils ont pas réussi à passer à faire beaucoup avancer leurs idées durant ce débat à part la capacité à pouvoir se faire entendre et à pouvoir créer de la conflictualité et d'ailleurs c'était une des raisons et les termes employés par aussi crémantinopa dans son texte cet été c'était de dénoncer l'opacité de remettre en question le rapport à la conflictualité d'être capable d'être beaucoup plus dans le dans la recherche de consensus Jean-Luc Mélenchon Sandrine Rousseau sur notre plateau lundi disait qu'il fallait un acte 2 de la nuit plus clair plus démocratique je pense qu'elle faisait super civique nous parlons particulièrement référence à la journée de jeudi dernier où il y a effectivement ce tweet contre enfin qui dénonçait leur retrait des amendements du Parti communiste et puis aussi ces déclarations de la manifestation qui disait que la multiplication des journées d'action de mobilisation avait peut-être atteint ses limites ponctuellement oui il y a des députés de la nupaise qui ont pu penser que ces sorties là précisément avait nuit au débat ou en tout cas la stratégie du groupe à l'Assemblée il n'empêche que si on est tout à fait honnête sans Jean-Luc Mélenchon il y aurait pas de nups aujourd'hui donc je pense que le débat il est il est moins là-dessus que sur disons que en quittant l'Assemblée nationale et en prenant des nouvelles fonctions de président de l'Institut La Boétie la Fondation qu'il préside aujourd'hui il a donné le sentiment à beaucoup de gens pas de quitter la vie politique mais de faire un pas côté ou de se mettre en retrait quel que soit la façon dont on a interprété et il se trouve qu'on voit bien que plusieurs mois après après il reste de toute manière son nombre planes autour des débats que ça soit la France insoumise ou la nupaise donc il y a aussi beaucoup de gens qui savent pas vraiment à quoi s'en tenir avec Jean-Luc Mélenchon oui justement parce que Jean-Luc Mélenchon n'est plus député mais quand il y a eu ce tweet finalement une partie des débats qui était censé être consacré à la réforme des retraites a eu lieu autour du tweet de Jean-Luc Mélenchon c'est l'exécutif qui a commencé à le mettre sur la table et puis ça s'est en venimeux avec les échanges avec Manuel Bompard donc on voit que même si il n'est plus à l'Assemblée il n'est plus député il est toujours finalement au Palais Bourbon oui mais c'était l'enjeu depuis le début de la législature à partir du moment où il avait décidé de ne plus se représenter à l'Assemblée le problème de Jean-Luc Mélenchon c'était son existence par rapport à son au sein de son mouvement et par rapport à à l'opinion et par rapport donc à l'exécutif donc il a fait ça exactement à des saints sachant pertinemment que tout le monde reprendrait son son propos et qu'il organiserait le débat autour de lui ce qui fait évidemment grincer des dents aussi en interne et ce qui précipite ce vers quoi on va aller c'est à dire je dirais la le désossement et le démantèlement de la nupestre qui est un son est un a été grâce à son je dirais son sa présence d'esprit son génie politique a une mise en cartel électorale mais qui n'a pas vocation être un mouvement bah oui c'est déjà le c'est déjà le cas elle a une espérance de vie très courte la nuque alors la ville la nuque est compliquée elle est faite de soubresaut d'aller retour après voilà c'est toujours un peu compliqué de décréter le désossement ou la mort de la nuque en tout cas de donner une date parce qu'on a dit ça déjà depuis les législatives et on voit bien que aujourd'hui ça existe toujours la question c'est c'est quoi la nuque en fait finalement pour beaucoup de gens c'est simplement une alliance strictement parlementaire à l'Assemblée nationale on voit que Manuel Montard et d'autres gens à la France insoumise pensent ça comme quelque chose qui doit aussi concerner les militants la société civile le Parlement de la Nupe c'est quelque chose de très important pour elle les filles d'un peu moins important pour les autres parties partenaires mais en tout cas voilà la vraie question c'est est-ce que ça peut continuer à être une coalition électorale je pense pas qu'au Parlement la nu pendant qu'elle en tant que tel va disparaître en tout cas on voit bien que les groupes même s'ils sont opposés à Jean-Luc Mélenchon ils ont besoin de cette alliance à l'Assemblée en revanche aller plus loin et notamment pour des candidatures en commun ça c'est vraiment un sujet qui reste encore en débat est-ce que ce que redemande de Manuel Bompard ce matin chez nous il a dit qu'il voulait des candidatures communes au sénatorial aux européennes même s'il est bien conscient que les écologistes n'en veulent pas c'est justement ce qui sera le point le point crucial et la vérité des prises ce sera les ce sont les élections européennes même si effectivement les soubresauts les tensions et la volonté de porter ça à bout de bras avec des déclarations plus ou moins sincères va continuer aux élections européennes il y aura des listes séparées et ce sera la fin de la Nuxe on va parler des syndicats dans quelques instants est-ce que ce qui s'est passé avec Jean-Luc Mélenchon le fait que cet article 7 n'est pas été examiné ça crée une fracture entre la France insoumise et le monde syndical en tout cas du point de vue des partenaires particulièrement les socialistes les écologistes les communistes il y a eu cette parmi les députés à un certain sentiment de gâchis en fait de voir Laurent Berger mais aussi Philippe Martinez critiquée prendre du temps de parole pour critiquer cette stratégie à la pardon à la à l'Assemblée nationale là où beaucoup se disaient bon vraiment voilà cette année on devrait être tous unis contre le gouvernement et donc on devrait aider les syndicats et de voir les syndicats manifestement pointés du doigt et dénoncer de cette stratégie c'est pas forcément la bonne façon de faire ceci dit il y a entre Jean-Luc Mélenchon et les centrales syndicales depuis déjà plusieurs années je dirais une incompréhension mais même de toute façon ils sont pas d'accord sur la façon de faire c'est à dire que pour Jean-Luc Mélenchon il y a une partie de la France insoumise les manifestations à l'ancienne la mobilisation syndicale elle est nécessaire elle est utile mais eux pensent vraiment que il faut autre chose aussi par exemple les manifestations le week-end et il pense que tout est complémentaire là où le reste de la gauche est peut-être dans une posture un peu plus traditionnelle et se disent nous on doit être en soutien du mouvement syndical et on doit en tout cas leur donner les rênes et surtout pas donner l'impression de vouloir mener notre propre stratégie de cette contestation contre la réforme des retraites Emmanuel Macron était à Rungis à l'aube hier à la rencontre de la France qui travaille et qui se lève tôt c'était le message il en a profité pour défendre sa réforme des retraites mais l'Inter syndicale ne cède pas il y a un effet comme une mise en jambe avant le salon de l'agriculture samedi Emmanuel Macron à la rencontre de la France qui se lève tôt dès 5h hier c'est un message de reconnaissance d'abord devant toutes celles et ceux qui permettent au pays de tourner de vivre une opportunité pour lui de réinvestir la valeur travail devant les caméras au cours de sa déambulation le président est régulièrement interpellés qui sont travaillés dans les citations comme ça au niveau des recettes l'occasion pour lui de défendre la réforme sur le terrain oui il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous parce que sinon on pourra pas bien financer nos retraites devant les professionnels Emmanuel Macron justifie le report de l'âge légal comme une mesure de bon sens c'est un mensonge qui rassure je préfère la vérité qui fâche et donc oui nous vivons plus âgés oui nous avons un système par répartition qui est le patrimoine de ceux qui n'en n'ont pas été préservés une référence pas vraiment du goût de l'interdydical les 8 principes à l'organisation se sont réunis le soir même aujourd'hui le bon sens c'est lui qui devrait l'avoir et c'est lui qui devrait écouter effectivement ce qui se passe dans la France aujourd'hui des territoires les centrales se donnent un objectif faire de la mobilisation du 7 mars la plus forte depuis le début de la contestation l'Inter syndicale réaffirme sa détermination pour mettre la France à l'arrêt plusieurs secteurs comme la RATP ou les raffineries ont déjà annoncé leur intention de se lancer dans des grèves reconductibles est-ce que c'était bien joué politiquement Michael cette sortie hier d'Emmanuel Macron et cette phrase d'en appeler au bon sens des Français sur la réforme des retraites c'était une gestion de crise parce qu'en fait Emmanuel Macron l'a fait pour une seule raison il a lu très attentivement mais les études et les Verbatim de ceux qui sont plutôt du côté de Marine Le Pen et qui considère qu'il s'ouvre un manque de reconnaissance c'est sa première phrase quand il arrive en disant c'est pour une reconnaissance c'est pour reconnaître les gens et il sait très bien que de ce point de vue là il y a une un déficit sur le volet social sur le volet de la reconnaissance et en particulier sur ces fameux travailleurs de la deuxième ligne qu'il avait encensé à l'époque du covid et qui ont un sentiment d'être maintenant abandonné donc il fait cette sortie pour cela et ensuite pour pouvoir faire la pelle à aux entreprises de aider en particulier énergétique dans l'énergie de pouvoir donc aider les Français c'est pour cette raison là qui fait ça il pouvait pas le faire au salon de l'agriculture parce qu'il il va être happé par d'autres sujets et son discours sera pas audit donc il fallait qu'il vienne pour compenser le déficit qu'il a et qui lui retransmit régulièrement dans sa relation avec les Français en particulier avec les Français justement de classe beaucoup plus populaires qui sont et qui saute en train de se tourner vers Marine Le Pen c'est absolument que très clairement selon les études et on le voit et c'est la grande crainte de de l'Elysée justement dans la série voilà vers 2027 de ce qui de ce qui se prépare je pense qu'il y avait aussi une demande de la part de son camp de le voir peut-être monter un peu plus en première ligne expliquer finalement le fond de cette réforme que lui a voulu puisqu'il l'avait suspendu en 2019 a décidé de la réintroduire et donc il y avait aussi peut-être du point de vue de ceux qui à l'Assemblée ont tenu voilà difficilement pendant deux semaines contre tous les opposants à cette réforme de voir le chef de l'État finalement redire pourquoi nécessaire de son point de vue et quel était le sens de cette réforme et effectivement faire cet effort de pédagogie qui doit continuer à être fait de leur point de vue puisqu'on voit bien que jusqu'au 7 mars cette histoire est loin d'être fini quoi et c'est aussi un message pour son camp est-ce qu'il a trop laissé des abeilles borne et les députés montré au front est-ce qu'il est trop resté en arrière sur cette réforme qui est au cœur des préoccupations des Français je crois que c'est un message pour la droite parce que il a il a fait une scénographie sarkozienne il a il a utilisé les mêmes mots de la France qui était il a fait exactement la même posture que en fait à contretemps quand Nicolas Sarkozy au début de la réforme des régimes spéciaux de la SNCF va voir les cheminots se met devant les cheminots et leur dit c'est pas la rue qui va m'imposer quoi que ce soit Nicolas Sarkozy a expliqué Emmanuel Macron qu'il aurait dû le faire depuis le début là il le fait mais avec retard et il vient effectivement dire je viens assumer quelque chose même si ça fâche et je m'appelle à votre bon sens c'est très tard c'est tardif mais ce qui est intéressant c'est que la scénographie est totalement je dirais quasi je veux dire inspirer par une scénographie qui justement parle à la droite parce qu'en ce moment d'autres enjeux sont en train de se mettre en place puisqu'il y a on sait un dialogue en tout cas une tentative nouvelle de Nicolas Sarkozy de faire d'amener Emmanuel Macron à un accord officiel avec la droite après la réforme des retraites pour pouvoir changer la donne politique après depuis l'élection d'eriki c'est à nouveau d'actualité nicolas Sarkozy reçoit beaucoup de monde et explique après après les retraites il faudra faire le rassemblement et donc c'est ce qui le vend entre guillemets à Madame Macron qui cherche aussi une sortie vraisemblablement sur un chantier institutionnel on verra comment ça se passera mais en tout cas il y a il y a ce travail qui se fait donc c'est aussi cette sortie et cette scénographie je dirais d'Emmanuel Macron vient aussi envoyer tous ces messages à la partie de la classe politique Raphaël à droite c'est très bien dit je veux pas revenir dessus mais on parlait de François Ruffin tout à l'heure qui insiste lui aussi par exemple qui est quelqu'un je pense qui a gagné des points dans cette bataille des retraites en tout cas l'assemblée lui aussi et sur ce créneau la France qui se lève tôt la France du travail etc donc il y a aussi un enjeu à parler à cette France là puisqu'on voit bien qu'il y a en tout cas sur cette réforme une incompréhension entre une partie des surtout enfin elle est très claire sur les actifs ou concrètement donc il y a effectivement aussi un enjeu à occuper ce terrain même si c'est vrai que le rassemblement national peut-être dans l'opinion à un coup voir deux coups d'avance mais on voit bien qu'en tout cas du côté d'une partie de la gauche il y a la volonté de reconquérir cette électorat ou en tout cas de regagner des points dans l'opinion de ce point de vue là effectivement aller à la rencontre de cette France là ça peut être tout sauf accessoire et pas sur le bon sens elle a fait réagir à l'intersyndical on les a entendus qui réaffirme sa volonté de bloquer le pays le 7 mars est-ce que ça peut relancer le mouvement de dire j'en appelle au bon sens des Français ça peut apparaître comme une forme de déconnexion de la part du Président je pense que de toute façon au point où on en était les positions sont tellement antagonistes que est-ce que finalement ça va aggraver ou pas je pense que voilà à partir du moment où la date du 7 mars a été fixé maintenant on est simplement dans une espèce de de construction de monter en puissance parce que voilà c'est une chose d'agiter cette date mais il va falloir cette journée d'action soit vraiment réussi parce que ça va être une date extrêmement cruciale on parle de bloquer le pays de payer à l'arrêt forcément on a mis la barre très haut du côté des syndicats maintenant voilà il s'agit de rassembler le plus possible pour pas rater cette date c'est une journée au risque politiquement pour l'exécutif sur cette mars beaucoup plus pour les syndicats que pour l'exécutif parce qu'effectivement le l'objectif d'abord sera très difficile d'évaluer si la France a été à l'arrêt ou pas d'abord ce terme et montre bien que il y a pas il y a pas d'accord entre les syndicats c'est un terme neutre qui qui ne veut pas dire grand chose en réalité mais qui montre surtout qu'il y avait pas de il y a des divergences stratégiques déjà sur est-ce qu'il faut continuer un mouvement de grève perlée est-ce qu'il faut revenir sur des aller sur du reconductibles ce qu'il faut faire un blocage à l'ancienne ils ont trouvé ce terme qui veut pas dire grand chose parce qu'il sera extrêmement difficile à mesurer ça veut dire quoi la France à l'arrêt et pour 24 heures ça servirait à quoi en plus donc ils sont maintenant un point de vérité d'autant plus qu'ils ont la conscience d'avoir beaucoup gagné regagner dans ce dans ce mouvement depuis les gilets jaunes ils ont réussi à mobiliser très fortement et au-delà même de leurs abonnés je dirais ils ont maintenu des manifestations sans débordement et sans violence et c'est aussi une des raisons de la divergence avec Jean-Luc Mélenchon qui lui une fois de plus est pour la conflictualité à organiser à l'Assemblée une une logique d'interpellation très forte et ça n'a pas plu au syndicat parce que eux disent nous avons réussi à démontrer qu'on peut contrer cette cette réforme de manière je dirais peut-être plus classique plus plus calme alors que Jean-Luc Mélenchon qui en plus un filtre aussi beaucoup les syndicats c'est aussi les raisons de colère lui et sur notre voie un dernier mot et puis pour revenir à ce que vous disiez c'est vrai que si on va par exemple dans les manifestations de la France insoumise on remarquera qu'il y a quand même beaucoup de syndicalistes je pense notamment aux manifestations contre la vie chère qui avait eu à la rentrée à l'automne dernier donc finalement oui chez les syndicats il y a aussi cette connaissance du fait que le discours de la France insoumise et surtout le fait qu'ils aient été pendant la dernière législature le principal groupe principal opposition de gauche certaines formes de production qui opère ici mais vraiment beaucoup plus depuis la base on voit quand même effectivement que beaucoup de logique se rencontrent et j'ajouterai un dernier point c'est vrai que la France à l'arrêt c'est assez vague mais ça aura aussi l'avantage de permettre au syndicat de dire voyons on a mis la France à l'arrêt même si ça signifie pour beaucoup de travailleurs juste mettre la clé sous la porte pendant deux ou trois heures évidemment de ce mouvement regarde [Musique]