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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 15 février 2017 10 minContradictoireActualité / polémique

Plan B : Sarkozy à la manœuvre - Les questions SMS #cdanslair 15.02.2017

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    On va reparler du plan B. L'éventuel porteur du plan B reprendrait-il le programme de François Fillon ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Une question qui est aussi un commentaire. Regardez. Je voterai pour le candidat de droite, sauf si c'est Fillon.

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Électeurs de droite, je suis gagné par la lassitude. J'ai juste envie que Fillon s'en aille et qu'on passe à autre chose. Est-ce que ça aussi, c'est un indicateur ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    En se maintenant contre vents et marées, Fillon ne manque-t-il pas de respect aux électeurs ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    De quels moyens disposent les frondeurs de la droite pour faire pression sur François Fillon ?

  • 5:14OuverteRéponse directe

    Le temps joue-t-il en faveur de François Fillon ou en sa défaveur ?

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Présentateur28 %
  • Invité 226 %
  • Invité 312 %
  • Locuteur non identifié3 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

On va reparler du plan B. L'éventuel porteur du plan B reprendrait-il le programme de François Fillon ?

0:11
Invité

Non, non, non, non. On voit bien déjà que François Fillon amende une partie de son programme. Il a repris une proposition de Nicolas Sarkozy. On sait qu'ils sont en train de réfléchir à une manière différente de parler du programme. Les 500 000 emplois de fonctionnaires, ça ne devient plus... On ne parle plus des 500 000, on parle d'un pourcentage. Voilà, ils sont en train d'essayer de voir comment l'édulcorer. Mais donc s'il y a un plan B, si c'est Alain Juppé par exemple, il repartira sur son programme, ça c'est évident.

0:36
Présentateur

François Fillon au second tour de la présidentielle. Est-ce que ce n'est pas le scénario le plus favorable à Marine Le Pen ? Un duel Le Pen-Fillon ?

0:43
Invité

Alors lui, il défend complètement l'inverse en disant qu'il est le seul rempart crédible à Marine Le Pen parce qu'il dit, pour le reste, si jamais je ne suis pas là, on aura... Mes électeurs vont aller vers Marine Le Pen, le parti Les Républicains explosera et ça sera fini de la droite. Ça, c'est son grand mode de défense. En fait, on n'en sait rien. Ça ne m'en sait rien. Donc voilà.

1:07
Présentateur

Une question qui est aussi un commentaire. Regardez. Je voterai pour le candidat de droite, sauf si c'est Fillon. S'il insiste, ce sera Macron. Suis-je le seul ? Ça c'est intéressant. Est-ce qu'il y a en effet une fuite comme ça des électeurs ?

1:21
Invité

Je pense qu'il y a une fuite assez marginale, mais elle existe, oui. Je pense.

1:27
Présentateur

Électeurs de droite, je suis gagné par la lassitude. J'ai juste envie que Fillon s'en aille et qu'on passe à autre chose. Est-ce que ça aussi, c'est un indicateur ?

1:36
Invité

Oui, mais ça montre, je pense, les dysfonctionnements quand même de cette campagne et de notre démocratie. Et je crois que les électeurs, aujourd'hui, aspirent à avoir une vraie campagne avec des vrais programmes et des candidats qui ne disent pas le contraire de ce qu'ils font. Donc effectivement, cette lassitude peut se traduire, un, par Marine Le Pen, deux, par une abstention qui ne serait pas habituelle dans un scrutin présidentiel.

1:58
Présentateur

En se maintenant contre vents et marées, Fillon ne manque-t-il pas de respect aux électeurs ?

2:04
Invité

Moi, je pense qu'il a quand même tenu compte d'un élément très important, c'est que le plan B, il n'y a pas d'unanimité autour du plan B. Donc si c'est pour mettre un autre candidat qui ne fait absolument pas l'unanimité, qui est combattu soit par les nouveaux, soit par les jeunes qui veulent la place, ce n'est pas évident. Donc je pense qu'ils ont, c'est ce qui s'est passé il y a une semaine, ils ont vraiment réfléchi collectivement comment faire. Et le sparadrap était préféré au plan B. Maintenant, est-ce que ça va tenir ? Je ne suis pas sûr.

Au fond, ce qu'il faudrait, je ne sais pas si déontologiquement un sondage institut pourrait le faire, c'est tester un plan B dans une configuration présidentielle et voir si Alain Juppé ou François Baroin feraient un meilleur score. Là, ça pourrait être dangereux pour François Fillon, parce qu'admettons, si Alain Juppé sortirait au-dessus et se qualifierait pour un second tour, c'est là que ça peut devenir compliqué pour François Fillon, parce que du coup, il y aurait une matérialité d'un plan B avec une possibilité de victoire, alors que lui ne l'offre pas.

3:05
Présentateur

Justement, regardez la question suivante. Qui est aujourd'hui le plus apte à rassembler la droite ? Samine Janssen ?

3:12
Locuteur non identifié

Ça pourrait être celui qui est arrivé en second à l'élection primaire. Mais encore, faut-il que précisément, il rassemble la totalité de son camp. Et compte tenu de l'écart qu'il y a eu entre les deux candidats, c'est compliqué.

3:25
Présentateur

Ça ne s'est pas joué à 50-50, il faut le rappeler. C'était un énorme écart.

3:30
Invité

Et puis, il y a eu, moi je trouve, ce qui m'a frappé, c'était, souvenez-vous, Juppé candidat favori pendant un an et demi. Et tout d'un coup, il s'effondre parce que Nicolas Sarkozy a mis le doigt sur l'alliance avec Bayrou. C'est-à-dire le fait qu'il pouvait se déporter et faire un rassemblement bien plus large que la droite. Ça, je pense que pour une partie de la droite, ce n'est pas audible. Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que tel que le scénario se déroule, aucun des vainqueurs de la primaire ne sera au deuxième tour tel que c'est parti.

3:58
Présentateur

Ni Hamon, ni Fillon, pour l'instant. Ils ne sont en position d'être qualifiés. À quoi a servi la primaire si c'est Sarkozy qui revient à la manœuvre ?

4:08
Invité

Je pense que c'est une tentative, mais ça s'est joué aussi à gauche, pareil. C'est une tentative d'essayer de surmonter la crise des partis qui existe quand même. Parce qu'on l'avait vu, il y avait eu, avant la primaire de la gauche, une grave crise au Parti Socialiste, quand Cégolène Royal et Martine Aubry s'étaient disputés la victoire. Et il y avait le même pendant, la réplique, au sein de l'UMP, quand il y a eu la bataille entre Fillon et Copé. Et donc, je pense qu'il y a vraiment un problème, une crise partisane, mais qui est mal résolu par la primaire. Parce qu'en fait, on ne sait pas exactement qui vote. Et en tout cas, ce n'est pas un vote suffisant pour garantir la stabilité.

4:42
Présentateur

De quels moyens disposent les frondeurs de la droite pour faire pression sur François Fillon ?

4:46
Invité

On n'a vu aucun. Si, ils ont un pouvoir médiatique, un pouvoir de nuisance. Voilà, ils ont un pouvoir de nuisance parce que, pendant ce temps-là, comme le disait Eric Fodorino, on ne parle pas de la campagne, on ne parle que d'eux, de leur... régulièrement, oui, ce n'est pas possible, et ben non, finalement, c'est possible. Ça s'arrête là.

5:05
Locuteur non identifié

Je crois que la solution, elle ne peut venir que de François Fillon, en fait.

5:08
Présentateur

C'est ça.

5:08
Locuteur non identifié

C'est lui qui peut créer les conditions d'une solution.

5:12
Présentateur

Le temps joue-t-il... Ça, c'est une bonne question. Le temps joue-t-il en faveur de François Fillon ou en sa défaveur ?

5:18
Invité

Moi, je trouve que, pour le moment, le temps joue en sa défaveur. C'est-à-dire que, vraiment, par rapport au plan de bataille qu'il a mis en place la semaine dernière, en essayant de ressouder toute la droite en attaque du parquet, en attaque de la presse, ça ne produit pas d'effet suffisant pour le mettre hors de cette zone où on se dit qu'il faudrait le remplacer. Je pense à cette phrase, le temps est un grand maître, mais il tue tous ses élèves. Et, effectivement, je pense que le temps peut tuer Fillon. Parce qu'effectivement, comme il y a ce temps judiciaire, ce temps politique, ce temps sur le terrain, il va être morcelé en tout cas. Oui, mais en même temps, plus il tient, plus il vit.

Oui, parce que François Frézot se rappelait cette date butoir du 23 février. S'il tient jusqu'au 23 février, ensuite, les élus renvoient les parrainages au Conseil constitutionnel. Il sera dans la campagne. Et lui, son objectif, c'est d'être numéro 2. On oublie aujourd'hui Emmanuel Macron de l'élection présidentielle, sachant que Marine Le Pen a le socle électoral le plus solide d'après les sondages, et donc ça devrait être qualifié. Ce qui est intéressant, ce qu'on note peu, parce qu'on est tous focalisés sur Fillon, c'est de voir qu'Emmanuel Macron, qui devrait progresser beaucoup plus en fonction des ennuis de François Fillon, non seulement ne progresse pas, mais plutôt s'affaisse.

Et donc, là, si on en croit le rolling, ils sont à un point d'écart, c'est-à-dire que c'est dans la marge d'erreur. François Fillon peut tout aussi bien être en deuxième position ce soir ou demain. Donc, c'est pour ça que ça tient encore.

6:40
Présentateur

En plus de l'épée de Damoclès judiciaire, si Fillon devait édulcorer son programme, quelle crédibilité aurait-il aux yeux des Français ?

6:49
Invité

Ça, c'est le procès que lui fait François Bayrou, en disant qu'il peut arriver que François Fillon soit élu, parce qu'il y a une configuration spéciale face à Marine Le Pen, mais il dit qu'en aucun cas qu'il ne peut mener son projet à bien, parce que ce n'est pas audible aux oreilles des Français. Donc, là aussi, il y a un problème.

7:07
Présentateur

Quand reparlera-t-on enfin des programmes des candidats ? On évoquait tout à l'heure cette présidentielle confisquée.

7:14
Invité

Je pense que quand la campagne officielle sera lancée, on reviendra au programme. La question, c'est de savoir qui les portera. C'est dans un mois. C'est dans un mois. 17 mars. Donc, je pense qu'on entendra Mélenchon, qu'on entendra Macron, etc. La question, c'est de savoir si est-ce que celui qui portera le programme de la droite sera audible. Et si c'est Fillon, ça reste un peu, vous savez, l'image du canard sans tête. Il va peut-être marcher, mais sa tête, il aura du mal à faire entendre ce qu'il a à dire s'il est resté le candidat.

7:39
Présentateur

François Fillon ne se rend-il pas compte qu'en s'entêtant, il risque de favoriser l'élection de Marine Le Pen ? Voilà ce que le dit un téléspectateur ou une téléspectatrice.

7:50
Invité

Lui, il est convaincu du contraire. Il dit « Je suis le dernier rempart contre Marine Le Pen parce que s'il n'y a pas de représentant de la droite, ou si ce n'est pas moi le représentant de la droite, il y aura décision. » Voilà, donc il s'accroche à cette idée. Ce que vous dit ce téléspectateur, c'est qu'au fond, la clé de l'élection présidentielle dans un second tour Fillon-Marine Le Pen, c'est l'électorat de gauche. Cet électorat-là préférera-t-il s'abstenir, voter blanc ou nul, ou finalement choisir le moindre mal Fillon selon eux que Marine Le Pen ? C'est eux qui seront la clé du scrutin.

8:24
Présentateur

« Quelle est la date limite à laquelle François Fillon peut jeter l'éponge ? »

8:29
Invité

Moi, je pense que le 23 février, le sort est jeté parce que les candidats vont chercher leur parrainage. Et une fois que vous avez vos parrainages, vous ne pouvez plus vous rétracter. C'est-à-dire que les élus ne peuvent plus se rétracter. Ils donnent une voix à un candidat, vous voyez ? Donc il n'y aura plus de plan B possible. Et puis à partir de ce moment-là, il n'y a plus de plan B. Donc je pense que c'est à ce moment-là que ça va devenir... Le Conseil constitutionnel peut constater en cas d'empêchement d'un des candidats que l'élection ne peut pas avoir lieu et la reporter.

La question, c'est est-ce que si François Fillon renonce parce qu'il est mis en examen ou pour une autre raison, est-ce que c'est un empêchement ? Ou est-ce que c'est lui-même qui a renoncé ? C'est l'imprévue.

9:07
Présentateur

Les textes ne sont pas prévus. Ça sera au Conseil constitutionnel de décider. Il faut le dire, c'est prévu en cas de décès d'un candidat. Décès ou... C'est marqué empêchement. Décès ou empêchement.

9:16
Invité

Mais est-ce que le renoncement volontaire d'un candidat est un empêchement ?

9:20
Présentateur

Ce rapprochement contre nature avec Nicolas Sarkozy ne vient-il pas brouiller le projet de rupture de François Fillon ?

9:26
Invité

Oui, bien sûr. Et puis, souvenez-vous, Fillon a été longtemps le collaborateur de Sarkozy. C'était comme ça qu'il était. Maintenant, qui est-il ? Je crois que ça revisite la relation entre les deux hommes.

9:35
Présentateur

La dernière question. Sarkozy qui s'est fait sortir par la porte, osera-t-il revenir par la fenêtre ?

9:41
Invité

Non, je crois qu'il ne revient pas, mais je pense que son rôle, c'est le parrain. Il est le parrain de la droite. Il fait et il défait la droite.

9:46
Présentateur

Merci à tous les quatre. Merci beaucoup d'avoir participé à cette émission. Merci à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air. Dans un instant, Anne-Elisabeth Lemoyne pour C'est à vous. Ce soir, la redif est à 22h25. Très bonne soirée sur France 5. Sous-titrage Société Radio-Canada