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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 18 juin 2026 51 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsJusticeSantéEurope & international

L’autre affaire Barella - C à Vous l’Intégrale - 18/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Cette urgence et ces besoins d'investissements, c'est l'objet de votre Edito, Patrick?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les solutions pour l'avenir?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    C'est une solution, de peindre les rails en blanc? Ca prendrait combien de temps?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ces lignes ont-elles été laissées à l'abandon?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    La SNCF n'avait pas d'autre choix que d'annuler ces trains Intercités?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Des dépistages antidrogues... Dans les cabinets ministériels, chez les hauts fonctionnaires et les ministres eux-mêmes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00P.CohenChiffre
    « 71 Intercités supprimés jusqu'à lundi sur de nombreuses lignes. »
  • 7:00P.CohenFait
    « Sur ces lignes circulent encore des voitures Corail, dont le nom n'est pas lié qu'à la couleur, puisque la SNCF a expliqué à leur lancement que cela signifiait "confort rail". »
  • 9:00P.CohenChiffre
    « Au-delà de 33 degrés à l'extérieur, les blocs de climatisation ne parviennent plus à refroidir les voitures. »
  • 11:00P.CohenChiffre
    « Le rail peut dépasser les 60 degrés. C'est là qu'il est prudent de tout arrêter. »
  • 17:00P.CohenFait
    « La SNCF a produit il y a un an une vidéo pour expliquer comment ça marche. »
  • 24:00S.LecornuFait
    « J'ai été le premier à le faire. Pour moi, c'est une question d'exemplarité. »
  • 28:00S.LecornuFait
    « Dans les cabinets ministériels, les gens sont habilités au secret-défense. On ne peut pas se permettre d'avoir de la vulnérabilité. »
  • 32:00Me M.BattikhFait
    « On se rend compte que l'Etat est incapable de protéger le faible face au fort. Pire que ça, il protège le fort. »
  • 36:00Me M.BattikhFait
    « Elle a 10 ans. A 10 ans, elle va être violée à de nombreuses reprises de ses 10 ans à ses 13 ans. »
  • 39:00A.GonzalezChiffre
    « Les délais de la justice. Les viols sur mineurs aujourd'hui, il y a 7 ans entre le dépôt de plainte et le procès. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct Jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

A la une, le coup de chaud de la SNCF. - "Votre train est supprimé. Veuillez l'échanger ou reporter votre voyage si possible." - C'est un train où on sait quand on part, mais pas quand on arrive. - C'est urgent et c'est maintenant.

C'est maintenant qu'il faut investir. - A.-E.Lemoine: Cette urgence et ces besoins d'investissements, c'est l'objet de votre Edito, Patrick? - P.Cohen: On va parler des pannes de clim, des rails qui chauffent et des pannes d'électricité.

La SNCF vient d'annoncer un trafic interrompu à cause d'une panne d'électricité sur tout le réseau Paris-Strasbourg, Paris-Nancy jusqu'à 22h ce soir. - A.-E.Lemoine: C'est aussi la robustesse de l'alimentation électrique des trains qui est en question.

On en parle avec A.Aymé, ingénieur consultant, et G.Dansart, journaliste chez un quotidien spécialisé dans les transports.

A la une, le nouveau traité de Versailles. - L.Sénéchal: Il est tout fier, D.Trump, d'avoir signé juste avant de manger avec E.Macron ce traité qui est censé mettre fin au conflit en Iran et rouvrir le détroit d'Ormuz. - A.-E.Lemoine: Dans la Story de L.Amar, les ministres et leurs collaborateurs priés de se faire dépister. - S.Lecornu: J'ai été le premier à le faire.

Pour moi, c'est une question d'exemplarité. Je rappelle que dans les cabinets ministériels, les gens sont habilités au secret-défense. On ne peut pas se permettre d'avoir de la vulnérabilité. - L.Amar: Les ministres, leurs collaborateurs, mais aussi des hauts fonctionnaires, des préfets et des directeurs d'administration devront se soumettre à des tests salivaires pour savoir s'ils ont pris de la drogue.

S.Lecornu pense même à l'élargir aux salariés du secteur privé. On y reviendra. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h: V.Mairesse, A.Massenet, S.Bonnec et M.Szafran.

Il signe un dictionnaire inattendu du foot. Dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Un livre qui raconte la vie du résistant et historien M.Bloch, qui rentrera la semaine prochaine au Panthéon. - A.-E.Lemoine: En cuisine, B.Chameroy et J.Merle.

Une nouvelle salade, ce soir? - B.Chameroy: Oui.

Il fait tellement chaud que je voulais revoir les images des chutes de neige de l'hiver dernier. - D'abord, j'ai un bus, un autre bus. J'ai attendu un autre bus qui n'est jamais venu.

J'ai pris un autre bus, mais qui s'est arrêté 3 arrêts plus tard et qui a dit que c'était le terminus. Ils ont bloqué l'accès à la gare. J'ai dû marcher 20 minutes sous la neige.

J'ai pris un train qui n'était pas annulé. Ma mère est venue me chercher. - B.Chameroy: Elle a fini par trouver notre studio.

C'était notre stagiaire de 2de cette semaine. Ca s'est bien passé? - Ca va.

J'ai retrouvé le chemin. - B.Chameroy: Qui est ton préféré dans l'équipe? - Toi. - B.Chameroy: Au menu de ce soir? - J.Merle: On va essayer de faire descendre la température avec une soupe glacée au melon et chèvre frais pour rafraîchir un peu le plateau. - B.Chameroy: Merci beaucoup.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les trois.

A tout à l'heure. L'Edito de P.Cohen.

La chaleur fait dérailler le trafic SNCF. - P.Cohen: 71 Intercités supprimés jusqu'à lundi sur de nombreuses lignes.

La question, ce n'est pas la chaleur, la climatisation, mais l'âge du matériel. Sur ces lignes circulent encore des voitures Corail, dont le nom n'est pas lié qu'à la couleur, puisque la SNCF a expliqué à leur lancement que cela signifiait "confort rail". - Plus de compartiments, un couloir central, de chaque côté, 42 sièges groupés par deux, des plafonds baissés, la climatisation, l'éclairage individuel, une petite tablette devant chaque voyageur...

Autant d'éléments qui rendront les voyages plus agréables. - P.Cohen: Une révolution pour tous ceux qui ont connu les wagons vétustes avec compartiments.

Impossible de revoir ces images sans le souvenir de l'épouvantable odeur de tabac froid qui flottait dans les rames fumeurs, car il y avait des rames fumeurs. Aujourd'hui, on ne fume plus dans les trains, mais on peut y transpirer à grosses gouttes. Dans ces rames de 30 ans, au-delà de 33 degrés à l'extérieur, les blocs de climatisation ne parviennent plus à refroidir les voitures.

Un seuil qui, avec le réchauffement, n'est plus une exception, mais pratiquement une norme estivale. La température des trains, c'est toute une histoire. Chauffer ou refroidir une rame en mouvement est beaucoup plus compliqué que de régler un thermostat à la maison.

La SNCF a produit il y a un an une vidéo pour expliquer comment ça marche. ... - P.Cohen: L'occasion de rappeler que le confort thermique en train est un acquis relativement récent.

Les voyageurs de ma génération se souviennent des trajets par fortes chaleurs sans aucune climatisation où les arrêts en gare, même fenêtres ouvertes, étaient un supplice. Que les usagers d'aujourd'hui retrouvent les réflexes d'antan... ... - P.Cohen: La différence, c'est qu'aujourd'hui, on ne peut plus ouvrir la fenêtre pour avoir un peu d'air. - A.-E.Lemoine: La chaleur pose aussi problème pour les rails. - P.Cohen: Problème de sécurité plus grave que celui des voyageurs en nage.

Les caténaires et les rails se dilatent en cas de fortes chaleurs. - Il faut surveiller la température du rail. Des équipes y travaillent chaque été. - Au-delà de 60 degrés, on peut avoir des risques que le rail se déforme ou des choses comme ça. - Comme pour les caténaires.

Sous l'effet de la chaleur, ils peuvent se déformer, parfois jusqu'à rompre. - P.Cohen: C'est cette dilatation plus que la panne de clim qui contraint à ralentir ou à suspendre la circulation.

Un rail en plein soleil atteint une température bien plus élevée que celle de l'air ambiant, mesurée à l'ombre. Si j'en crois divers témoignages de techniciens SNCF, il commence à y avoir danger quand le thermomètre extérieur atteint 37 degrés. Le rail peut dépasser les 60 degrés.

C'est là qu'il est prudent de tout arrêter. - A.-E.Lemoine: Quelles sont les solutions pour l'avenir? - P.Cohen: L'espoir s'appelle Oxygène.

C'est le nom de ces nouveaux trains qui vont remplacer les Corail et dont la mise en service a été plusieurs fois retardée. Les voici en images à l'assemblage. On va ensuite les voir à l'essai sur diverses parties du territoire.

On aura des images en Bretagne. Les 1ers servis devraient être les malheureux usagers de la ligne Paris-Clermont-Ferrand, ligne maudite qui accumule les retards et les annulations. Elle devrait bénéficier d'une bouffée d'oxygène dans un an, avant l'été 2027, dit la SNCF.

Ensuite seront équipées la ligne Paris-Toulouse, puis la transversale Bordeaux-Marseille. On a encore 2 ou 3 étés de vulnérabilité, pour le reste. Pour les rails, pas grand-chose à faire, a priori, mais non.

Au Royaume-Uni, on a développé une parade assez pittoresque: peindre les rails en blanc. Vous allez voir qu'ils ont l'air très fiers de leur trouvaille. - P.Cohen: 5 à 10 degrés de moins.

On se dit que c'est anecdotique et que les trains anglais sont davantage perturbés par la pluie que par la chaleur. C'est un cliché. Pardon.

Erreur! Sur l'année 2023-2024, les rails déformés par la chaleur ont causé plus de 240 jours cumulés de retard. - A.-E.Lemoine: C'est une solution, de peindre les rails en blanc?

Ca prendrait combien de temps? - P.Cohen: On a 30 000 km de réseau. - A.-E.Lemoine: On n'est pas sortis de l'auberge! - A.Aymé: Surtout que ce n'est pas le principal problème.

C'est un problème mineur par rapport aux Intercités, qui sont entre les TER et les TGV. Ce sont les grands sacrifiés. - G.Dansart: Il va falloir encore quelques années pour que tout ça soit développé.

On n'est pas sortis de l'auberge. - A.-E.Lemoine: Vous parlez même de scandale.

C'est un scandale parce qu'on a laissé à l'abandon depuis des dizaines d'années ces lignes et ces trains Intercités? - A.Aymé: S'il devait y avoir un scandale, c'est moins un scandale SNCF qu'un scandale français.

D'abord, le réseau ferré appartient à l'Etat. SNCF Réseau est en charge de l'entretenir, mais le réseau appartient à l'Etat. - P.Cohen: Le réseau et SNCF Voyageurs, c'est 2 choses différentes. - G.Dansart: Le groupe SNCF héberge un gestionnaire d'infrastructure, SNCF Réseau.

SNCF Voyageurs est l'entreprise qui fait rouler les trains, comme Air France, par exemple. Ce qui est libéralisé, c'est la partie transport de voyageurs. Le gestionnaire d'infrastructure reste SNCF Réseau.

L'infrastructure appartient essentiellement à l'Etat. C'est lui aussi qui développe des budgets pour investir dans la modernisation, la régénération de l'infrastructure. Ces lignes n'ont pas été priorisées, comme le disait Gilles, ces dernières dizaines d'années.

La vitesse des trains...

Quand c'est pas assez entretenu, il faut baisser la vitesse, et pas seulement en cas de canicule. On sait que la vitesse commerciale des trains sur un Paris-Clermont, par exemple...

La durée du trajet est plus longue que dans les années 50 parce qu'on ne fait pas le même niveau de maintenance de ces matériels. Aujourd'hui, il y a des travaux pour remettre à niveau, mais on part de loin. - A.-E.Lemoine: Pourquoi?

C'était pas assez rentable? Pourquoi ça a été laissé à l'abandon? - A.Aymé: Il y avait une vision technocratique.

D'un côté, le TGV. De l'autre, ce qu'on appelle le mass transit, les grandes métropoles avec leur banlieue, où c'est indispensable d'avoir des transports capacitaires. Au milieu, finalement, la voiture avec les autoroutes...

On pouvait se débrouiller. On n'a pas du tout investi et on a cassé les Intercités de jour et de nuit. Aujourd'hui, on est pris au piège.

Les gens veulent du train sur ces destinations et ils considèrent qu'ils sont exclus. - A.-E.Lemoine: C'est à l'image de l'aménagement du territoire.

Ce sont des territoires qui ont été délaissés, qui n'auront jamais le TGV, Limoges et Clermont-Ferrand. - G.Dansart: Peut-être qu'une partie sera faite en TGV entre Bordeaux et Marseille.

Le mouvement de métropolisation tel qu'on le connaît depuis 30 ans, il n'a pas été bien géré. - P.Cohen: C'est 8 heures de train, aujourd'hui. - G.Dansart: Oui.

S'il y a Bordeaux-Toulouse en TGV, ça va peut-être raccourcir. Avec le pourtour méditerranéen, qui va peut-être aussi être bouclé. On pourrait arriver à 4-5 heures.

Ce mouvement n'a pas été bien géré. Il y a des trous dans la raquette. Le réseau TGV, ce n'est qu'une petite partie des trafics quotidiens en France.

On a tout mis là-dedans, vraiment des fortunes. On a laissé tomber ces trafics, alors que les habitants de Clermont, de Limoges, de Bordeaux et Nantes font des trajets qui correspondent à ces destinations. - A.-E.Lemoine: Sur ces choix d'aménagement du territoire, d'abandon de certains territoires... - A.Aymé: Pour aller dans le sens de Gilles et compléter, il y a d'un côté le TGV, le monde de la longue distance, qui est aussi un monde où on peut gagner de l'argent en vendant des billets de train...

Le TGV de la SNCF n'est pas subventionné, de la même manière que les concurrents qui s'installent aujourd'hui. D'un côté, il y a ce monde du TGV qui est autofinancé par les ventes de billets. Gilles parlait du monde des métropoles.

C'est là aussi qu'on intensifie la desserte ferroviaire. Macron avait parlé du RER métropolitain. Des choses se développent aujourd'hui dessus.

Il y a un élément qui s'est ajouté il y a 20-25 ans, qui est la régionalisation. Les conseils régionaux ont pris la responsabilité des trains régionaux. C'est assez logique, finalement.

Ca a amené de gros investissements des régions pour renouveler le matériel roulant, parfois régénérer l'infrastructure. Le monde du TER n'est pas si mal que ça, aujourd'hui. C'est du matériel assez récent.

Par contre, quand c'est une ligne qui traverse plusieurs régions... - A.-E.Lemoine: Ca ne concerne aucune région en particulier.

C'est l'Etat. - A.Aymé: Et c'est l'Etat qui a failli et qui a pris tardivement cette responsabilité. - P.Cohen: Paris-Clermont, c'est exemplaire comme un contre-exemple. - G.Dansart: Il y a aussi les transversales, comme Nantes-Lyon. - A.-E.Lemoine: La SNCF n'avait pas d'autre choix que d'annuler ces trains Intercités? - G.Dansart: Là, c'est une dimension nouvelle.

Elle considère que c'est une dimension de précaution. Plutôt que de prendre le risque d'avoir des rames dont la climatisation tombe en panne avec plusieurs centaines de personnes, dont des personnes âgées, des femmes enceintes, au milieu de nulle part et que ça devienne un problème de santé publique avec recours à la Protection civile...

Au lieu de ça, la SNCF supprime 71 trains. - A.-E.Lemoine: On peut peut-être prendre ces solutions autrement qu'à la dernière minute et proposer d'autres solutions aux voyageurs. - G.Dansart: Ce qui est un peu particulier là, c'est que les épisodes de chaleur sont très précoces dans la saison.

Ils ont dû prendre des décisions...

Mais bon, ça se prend quand ça se pose. - A.Aymé: Ca peut être un peu complexe.

Le niveau de réchauffement des éléments métalliques, des rails, des caténaires ou des trains eux-mêmes qui hébergent le matériel de climatisation dépend de la chaleur, mais aussi du soleil. Selon qu'il fait beau ou pas, qu'il y ait de la nébulosité ou pas, le rail, le train et les caténaires ne se réchauffent pas de la même manière. C'est des choses qui sont difficiles à anticiper.

Qu'est-ce qu'on dirait si la SNCF annulait des trains une semaine à l'avance et que, au final, il ne faisait pas trop chaud? - A.-E.Lemoine: Oui, ce serait compliqué.

Un mot sur la panne d'électricité qui touche la gare de l'Est, où tout le trafic est interrompu jusqu'à 22h. Il va falloir s'attaquer aussi à la robustesse de l'alimentation électrique. - G.Dansart: Les différentes structures de la SNCF ont pris les choses en main pour l'infrastructure, notamment pour tout ce qui concerne la voie.

Pour les caténaires aussi, il y a eu des progrès. Pendant le printemps, des équipes vont retendre les caténaires. L'alimentation électrique, il y a eu des faiblesses.

Elles sont récurrentes. Il faut qu'elles soient compensées. Ca va coûter un peu d'argent.

Il y a eu un réflexe de se dire qu'on s'occupait de l'infrastructure, mais on a un peu oublié l'alimentation électrique. C'est vrai aussi sur les trafics transiliens en Ile-de-France, où il y a souvent des gros problèmes d'alimentation électrique. Ce n'est pas forcément la chaleur.

Il y a une vraie fragilité du réseau. Ca va coûter un peu d'argent. - P.Cohen: C'est apparemment une grosse panne, puisqu'elle touche le trafic en ligne et la ligne E du RER.

Les nouvelles rames de TGV s'appellent les TGV-M. Qu'est-ce qu'on peut en dire? - G.Dansart: Elles sont réputées moins consommatrices d'énergie, un peu plus dans l'air du temps.

Elles devaient être révolutionnaires dans le sens où quand un TGV tombe en panne, ce qui arrive, avec parfois plus de 1000 personnes à bord, le TGV est planté. Ces TGV devaient avoir une batterie qui permette de faire 1 ou 2 km en plus pour sortir du réseau ou aller à une gare plus proche. Manifestement, la batterie n'est pas suffisamment puissante.

Une partie est affectée à l'énergie de freinage. C'est une petite promesse qui n'est pas complètement tenue. Cela dit, ces TGV sont attendus.

La demande est tellement énorme, les trains sont remplis à plus de 80 %...

Ca ne s'est jamais vu dans l'histoire ferroviaire. Ils sont très attendus parce qu'ils sont très capacitaires, ils consomment moins d'énergie...

Là, vous êtes peut-être tous montés dans des TGV qui ne sont pas terribles... - P.Cohen: Ca dépend des lignes et des destinations.

C'est très variable. - G.Dansart: Ils sont attendus, mais ils vont arriver au compte-gouttes.

Il va falloir attendre de nombreuses années. - A.Aymé: On voit dans la conception de ces TGV nouvelle génération qui arriveront à partir de la rentrée qu'il y a une prise en compte du changement climatique aussi.

Il n'y a qu'à regarder vos images prises depuis l'extérieur. Ce sont des TGV qui ont un habillage, une peinture plus claire que les TGV historiques. Ils sont dotés de vitres qui évitent qu'il y ait un effet de serre à l'intérieur du wagon, les rayons ultraviolets.

Dans les matériaux construits aujourd'hui, et depuis des dizaines d'années, on tient compte du changement climatique. Le problème? C'est qu'on utilise des rames d'il y a 50 ans.

Le système de climatisation n'a pas été prévu pour supporter de si fortes chaleurs aussi longtemps. C'est aussi des systèmes anciens. Même si la SNCF les entretient, au bout de 50 ans, on commence à avoir des pannes. - P.Lescure: A Paris, seules 7 lignes de métro sont équipées de climatisation.

Même dans celles-là, la température ne peut pas descendre en dessous de 26 degrés. - Il fait très chaud, je suis enceinte et ce n'est pas une partie de plaisir. - Pas de place, pas d'air, une chaleur étouffante. - Il n'y a pas de clim, c'est assez pénible. - C'est dur, surtout quand il y a beaucoup de monde. - On a très vite envie de sortir. - J'ai toujours une bouteille d'eau avec moi.

Je ne peux rien faire d'autre. Je ne peux que subir. - P.Lescure: Rafraîchir les métros, c'est encore plus compliqué que les trains? - A.Aymé: Oui. - G.Dansart: Les nouvelles rames sont mieux conçues.

Il y a une inertie du système. Ce sont des centaines de voitures qu'il faut mettre au fur et à mesure dans le réseau. Il y en a qui sont mieux réfrigérées, mais ça prendra du temps. 20 ans, 30 ans... - P.Lescure: Et puis, la chaleur stagne. - P.Cohen: Et quand la chaleur a envahi les tunnels et tout le réseau souterrain du métro, ça reste. - G.Dansart: Le métro, c'est souterrain.

Pourquoi on parle de ventilation réfrigérée et pas de climatisation? Parce que c'est un système un peu différent. La climatisation, on provoque des échanges de chaleur entre l'intérieur et l'extérieur.

On refroidit l'intérieur. Le corollaire, c'est que ça réchauffe l'extérieur. Ca, ça va dans un train, où la chaleur peut être évacuée à l'extérieur.

Le problème du métro, c'est qu'il circule dans un tunnel, et qu'on ne peut pas réchauffer l'extérieur, puisque l'extérieur, c'est le tunnel. Ca limite le pouvoir réfrigérant à l'intérieur de la rame de métro. - A.-E.Lemoine: Merci pour ces explications.

Je vous libère. Je vous garde, G.Dansart.

Comme ça, on pourra citer Mobilettre, la revue spécialisée dans les transports que vous dirigez. La Story de L.Amar. - C'est l'annonce du Premier ministre qu'on n'avait pas vue venir... - Cette grenade, que S.Lecornu vient de dégoupiller. - Des dépistages antidrogues... - Dans les cabinets ministériels, chez les hauts fonctionnaires et les ministres eux-mêmes. - L.Amar: C'est l'histoire d'un contrôle surprise.

Ministres, membres de cabinet, directeurs d'administration...

Tous devront se soumettre à un test salivaire antidrogues. C'est le Premier ministre qui l'impose dans une circulaire. Il l'a déjà fait. - S.Lecornu: J'étais le premier à le faire.

Pour moi, c'est une question d'exemplarité. C'est une question aussi de vulnérabilité. Les personnes qui prennent des stupéfiants sont vulnérables.

Dans les cabinets ministériels, les gens sont habilités au secret-défense. On ne peut pas se permettre d'avoir un certain nombre de vulnérabilité. Je le fais parce que mon cabinet l'a fait.

Je l'ai fait et je crois que c'est du bon sens. - L.Amar: Ces tests seront inopinés et entraîneront des sanctions s'ils sont positifs, de l'injonction de soins à la révocation.

Les ministres et fonctionnaires déjà en poste ne seront pas les seuls concernés. Les aspirants aussi. Ca pourra faire partie du processus de recrutement.

Ceux qui refuseront de s'y soumettre ne seront pas engagés. C'est une façon pour l'Etat de montrer l'exemple et de mettre l'accent sur la responsabilité du consommateur. C'est aussi une réaction à cet article Du "Canard enchaîné", qui expliquait qu'un conseiller de S.Lecornu avait été licencié pour avoir consommé de la cocaïne.

Députés et sénateurs seraient pourtant prêts à se faire dépister. C'est ce qu'avait montré E.Lucet il y a quelques mois. - E.Lucet: Vous seriez prête à faire un test de dépistage? - Oui. - Je peux tout tester, moi. - E.Lucet: Il faut que vous le gardiez dans votre bouche pendant une quinzaine de secondes. - Je le fais volontiers, parce que je n'ai rien à cacher. - E.Lucet: Vous pensez qu'il y a des problèmes de drogue, à l'Assemblée? - Je crains qu'il y en ait, ici comme ailleurs.

Pas plus, pas moins. - E.Lucet: C'est négatif. - L.Amar: Si on regarde ce qui se fait ailleurs, peu de pays ont rendu ce test obligatoire pour leurs gouvernants.

Le Chili et le Brésil étudient en ce moment des textes sur le sujet. L'Allemagne, les Etats-Unis et le Canada les réservent à des postes sensibles dans le renseignement ou la sécurité nationale. Parfois, les responsables politiques le font d'eux-mêmes pour dissiper des doutes.

En 2022, une vidéo de la Première ministre finlandaise l'avait contrainte à rendre public un test négatif. - L.Amar: En France, le gouvernement envisage même d'aller plus loin et d'étendre ces tests salivaires aux salariés du secteur privé.

Il faudra d'abord négocier avec les partenaires sociaux. Ca va prendre un peu de temps. Les employés qu'on a interrogés aujourd'hui sont plutôt prêts à s'y plier. - Ca me dérange absolument pas.

C'est plutôt intéressant. - C'est une bonne initiative. - La drogue, par défaut, devrait être contrôlée un peu partout. - Je suis catégoriquement contre.

Ca touche à la liberté personnelle. - Il faudrait que ce soit fait dans le cadre médical, de la médecine du travail. - Tout dépend aussi de la profession. - L.Amar: Cette dame a raison.

Dans certains secteurs, pour des raisons de sécurité, un patron peut imposer des tests à ses salariés. C'est le cas de ce gérant d'un entreprise de transport rencontré aujourd'hui. - Depuis un peu plus de 6 mois, on a mis en place des contrôles inopinés du personnel roulant, compte tenu du danger que ça représente, d'avoir un camion entre les mains.

On indique à la personne le pourquoi du comment, que c'est nécessaire. 5 minutes après, vous avez le résultat. - Je trouve pas ça intrusif.

On a un camion entre les mains. Il faut faire attention. - Il faut que j'aie tous mes réflexes, que je regarde partout.

C'est important. - L.Amar: Cette pratique pourrait-elle s'étendre aux cadres, aux employés de bureau...

Bref, à nous tous, y compris lors d'entretiens d'embauche? - Ce serait une remise en cause des libertés fondamentales. Les tests peuvent exister à partir du moment où on a une suspicion.

On ne peut en aucun cas considérer que l'ensemble des salariés, aujourd'hui, s'adonnent à des produits stupéfiants. Déjà, ça donnerait à l'entreprise une situation de stress traumatique. Ca va modifier les relations entre les uns et les autres.

Le lendemain, la suspicion peut survenir. C'est pas bon du tout. - L.Amar: Selon les derniers chiffres de l'Observatoire français des drogues, 1 Français sur 2 a déjà consommé du cannabis et 15 % des adultes ont déjà essayé au moins une autre substance.

C'est très largement au-dessus de la moyenne européenne. - A.-E.Lemoine: Les conducteurs de trains sont soumis régulièrement à des tests de dépistage. - G.Dansart: Tous les conducteurs de transports de voyageurs: conducteurs de train, de cars...

Le patron, ce n'est pas qu'il peut faire des tests, mais il doit faire des tests portant sur les conducteurs de trains. Il y a un taux d'échec assez important. C'est notamment dû à la détection de consommation de stupéfiants.

Il y a un certain nombre de candidats qui renoncent ou qui doivent renoncer, du fait de leur test positif. Pour ce qui est des cars, où c'est encore plus important...

Vous vous souvenez peut-être de l'accident en Eure-et-Loir il y a un peu plus d'un an, où le conducteur avait été testé positif. Là, les contrôles sont de plus en plus stricts lors de l'embauche, mais aussi pendant toute la durée de l'exercice de leur métier. Ca devient de plus en plus important.

L'usage se répand. Ca n'est pas possible de conduire des voyageurs, des scolaires ou des adultes, avec des stupéfiants dans le sang. - A.-E.Lemoine: Merci pour ces précisions.

C'est l'autre affaire Barella, celle qui concerne le frère du suspect numéro 1, Joël Barella, accusé par 2 de ses petites-filles par alliance. 2 plaintes qui se sont soldées par un non-lieu et un classement sans suite, mais 2 récits concordants. - J'étais dans une caravane.

Une nuit, il s'est glissé dans le même lit que moi. Il pensait que j'étais endormie, mais je ne l'étais pas. Il se frottait à moi.

Pour lui, c'était tellement normal, banal, qu'il ne disait rien. - Sans le faire exprès, une fois, je lui aurais touché le sexe et ça l'aurait excité. Il a commencé à se frotter à moi...

Il a détruit ma vie. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, maître M.Battikh, avocat de Maeva et Prescyllia.

Vous demandez solennellement la réouverture des 2 procédures à l'encontre de Joël Barella, qui a toujours nié les faits. A vos côtés ce soir, A.Gonzalez, cheffe adjointe du service police justice BFMTV.

On vient d'entendre les témoignages des 2 jeunes filles. A deux reprises, la justice a refermé le dossier. En quoi s'est-elle trompée? - Me M.Battikh: Elle s'est trompée de bout en bout.

On est en train d'assister à un fait divers qui se transforme en fait de société. Pourquoi ça se transforme en fait de société? Parce qu'il y a une espèce de promesse fondamentale entre l'Etat et le citoyen, à travers le service public de la justice, qui est que l'Etat protège le faible contre le fort.

On se rend compte que l'Etat est incapable de protéger le faible face au fort. Pire que ça, il protège le fort. C'est ça, la situation à laquelle nous sommes confrontés. - A.-E.Lemoine: Dans le cas de Prescyllia, l'affaire avait abouti à un non-lieu après 8 ans d'enquête.

Donc la justice s'est emparée de l'histoire de Prescyllia. - Me M.Battikh: Pour Maeva, une enquête avait été faite. - A.-E.Lemoine: Classée sans suite pour infraction pas assez caractérisée. - Me M.Battikh: Ils ont rouvert l'enquête, après.

Pour Prescyllia, ce sont des faits de viol, très graves. Elle a 10 ans. A 10 ans, elle va être violée à de nombreuses reprises de ses 10 ans à ses 13 ans.

On va mettre en place une grosse enquête, une information judiciaire. On va prendre les choses au sérieux. On peut se dire que là, on va mettre les moyens, il y a une information judiciaire, un magistrat instructeur et ça fait pschitt.

Ca donne un non-lieu. Que ce soit la parole de Maeva ou de Prescyllia, les 2 conduisent au même résultat: un non-lieu. - A.-E.Lemoine: Les justifications de la justice dans le cas de Prescyllia, c'est le constat d'aucune lésion et le manque de témoignages de membres de sa famille. "Une plaignante manipulatrice qui veut attirer l'attention." Ce climat familial aurait favorisé le silence? - Me M.Battikh: Oui.

Il est là pour défendre l'un des leurs. Dans la balance entre la parole de la famille, qui défend l'un des leurs, et la parole de cette pauvre gamine aguicheuse, menteuse, manipulatrice...

Je ne vais pas vous refaire le couplet des femmes manipulatrices. Finalement, sa parole n'a aucune valeur. Elle est balayée d'un revers de main.

Dans cet arbitrage, on se dit que cette gamine ment. Aujourd'hui, la justice lui doit des excuses. Elle doit rouvrir l'enquête sans délai, se saisir du dossier et traduire devant une juridiction celui qui a commis l'irréparable sur Prescyllia.

Je pense que cette bévue doit être réparée. Je demande que ce dossier soit rouvert et que la personne qui va être mise en cause par ma cliente soit traduite devant le jugement. - A.-E.Lemoine: Vous avez pu consulter l'ordonnance de non-lieu qui a clos la plainte de Prescyllia.

Qu'est-ce qui vous fait dire que seul le minimum avait été investigué? - A.Gonzalez: Il y a 2 choses qui m'ont frappée dans cette ordonnance.

D'abord, les délais de la justice. Les viols sur mineurs aujourd'hui, il y a 7 ans entre le dépôt de plainte et le procès. Ce sont des chiffres de la chancellerie datant de novembre dernier.

Les délais m'ont interpellée. Cette enfant a 13 ans quand elle pousse la porte d'une gendarmerie avec sa maman. Elle trouve le courage de dénoncer ce qu'elle vit depuis 3 ans de façon très régulière et répétée.

Des faits extrêmement violents. Elle va raconter ça. Il va y avoir une enquête qui va être faite, assez classique, sur l'entourage, la famille qui va être entendue, et qui va aller plutôt dans le sens du patriarche, Joël Barella, le père de Jérôme Barella.

La famille va aller dans son sens et décrire une petite fille aguicheuse, manipulatrice...

Des mots qui ne sont pas appropriés quand on parle d'une enfant de 10 ou 13 ans. Il va se passer un an avant une garde à vue. Après la garde à vue, il va y avoir du temps qui va se passer.

Ce n'est qu'en 2020 qu'il est entendu par un magistrat instructeur qui, à l'issue de cet interrogatoire, se dit qu'il n'y a pas assez d'indices graves et concordants, malgré le récit très détaillé de cette enfante et qui décide, au lendemain de cet interrogatoire, de clore l'enquête. La 2e chose qui m'a frappée, c'est que personne ne fasse le lien entre l'inceste qu'elle vit et son comportement, son attitude, qui se dégrade, qui peut être décrite comme manipulatrice, comme allant très mal...

Elle est décrite comme très dépressive. A aucun moment, la justice ni même l'entourage familial ne se dit que c'est peut-être la conséquence de ce qu'elle a vécu pendant 3 ans. - A.-E.Lemoine: Il y a Joël Barella et 2 de ses enfants qui sont rattrapés par la justice.

Jérômz Barella et Yannick, son fils aîné, mis en examen pour viol sur 2 ex-compagnes, dont une était mineure au moment des faits. S'il est aujourd'hui rattrapé par la justice, c'est presque par hasard. C'est lui qui s'est rendu il y a 10 jours au commissariat d'Auch pour porter plainte pour diffamation. - A.Gonzalez: Oui.

Les autorités prennent conscience qu'il y a une plainte le concernant depuis 2 ans, qui ne semble pas être sortie du tiroir, qui n'a pas donné lieu à de réelles investigations. Ca corrobore le récit de nombreuses plaignante dans le domaine des violences sexuelles, qui disent qu'elles déposent plainte et que, pendant des années, rien ne se passe. - Me M.Battikh: La lenteur de la justice...

La justice n'est pas lente, en tout cas pas avec tous. Si vous êtes un puissant et que vous avez les bons contacts, la justice se mettra en oeuvre très rapidement. On se souvient de l'épisode du scooter du fils de N.Sarkozy.

Des choses ont été déployées en très peu de temps, avec un arsenal...

Si vous avez le malheur de vous appeler Maeva, Prescyllia, si vous habitez en province, vous attendrez 2 ans, 3 ans, 7 ans, 10 ans, pour que justice soit rendue si elle est rendue. - A.-E.Lemoine: La justice et ses dysfonctionnements sont pointés du doigt.

Dernier élément en date: ce signalement contre Jérôme Barella envoyé par mail au parquet d'Auch. C'est en mars dernier. Le signalement est resté lettre morte. - A.Gonzalez: C'est une petite fille qui est déplacée à l'Aide sociale à l'enfance et qui va se confier à son éducatrice parce qu'il y a eu à ce moment-là dans son collège de la prévention qui a été faite sur le harcèlement, sur la sexualité.

C'est parce qu'il y a ce cours de prévention que ça va déclencher sa parole. Elle va raconter qu'elle a été victime de Jérôme Barella à l'été précédent. L'éducatrice va faire le nécessaire.

Le signalement va remonter, arriver par 2 boîtes mail différentes. L'une dit, aujourd'hui, n'en avoir...

En tout cas pas officiellement, mais qui dit n'en avoir jamais eu connaissance. Ce signalement aurait pu permettre, peut-être, d'interpeller et de placer en garde à vue Jérôme Barella qui, quelques mois plus tard, était soupçonné de la disparition de la petite Lyhanna. - A.-E.Lemoine: J.Barella avait été repéré par l'organisme américain de lutte contre la pédocriminalité.

Ce sont ses comportements suspects en ligne qui auraient été signalés et transmis à l'Office français des mineurs. Rien n'a été porté à la connaissance de la justice française? - A.Gonzalez: On ne le sait pas.

On ne sait pas si ces signalements avaient donné lieu à des procédures judiciaires. On sait que cet organisme, qui est aujourd'hui l'organisme en pointe dans le monde sur la lutte contre la pédocriminalité, envoie près de 200 000 signalements à la France chaque année sur des comportements d'internautes jugés possiblement pédocriminels. Plusieurs signalements ont été faits concernant un internaute qui s'est avéré être Jérôme Barella.

Que sont devenus ces signalements? On ne le sait pas encore. On le saura peut-être avec l'inspection qui sera rendue dans 3 jours.

Ce que l'on sait, c'est que lorsque ces signalements ont été faits, qu'ils ont été transmis à une quarantaine d'enquêteurs. - A.-E.Lemoine: 2 semaines après la découverte du corps de Lyhanna, on attend toujours les résultats de l'autopsie.

C'est un délai qui s'explique? - Me M.Battikh: Oui.

C'est toujours comme ça. Il va falloir faire des expertises. Il va falloir définir ce qu'il s'est passé exactement.

Ce délai est normal. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux d'être venus.

Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. Bah...

C'est bizarre...

Tiens, il y a ça. Qu'est-ce que c'est que cette histoire? On commence avec un retour sur le G7. - L.Sénéchal: Je me sens tout petit...

Comme Trump! Ce G7 a été filmé intégralement presque comme une téléréalité. On a pu voir les dirigeants interagir comme jamais auparavant.

Par exemple, E.Macron, qui explique aux autres comment ça marche. ... - L.Sénéchal: On a aussi beaucoup attendu D.Trump, le président des Etats-Unis qui, pour une fois, est resté au bout d'un G7. ... - L.Sénéchal: Finalement, il a débarqué avec une heure de retard.

Pas de bonjour, pas de merci, pas d'excuses. Même le contraire. - L.Sénéchal: Cette attitude a fini par agacer... - P.Cohen: Second degré, apparemment!

Avec un sourire. - L.Sénéchal: Comme dans toutes les bonnes téléréalités, on a assisté à des moments de réconciliation. ... - L.Sénéchal: Non content d'être en retard, Trump a été dissipé et contrarié.

Quand le fauteuil est trop bas, ça l'énerve. - L.Sénéchal: Moi aussi, avec mon tabouret, je suis quand même mieux pour la photo...

Présents aussi à ce sommet du G7, les conjoints et les premières dames. B.Macron manque de tomber et s'appuie au dernier moment sur D.Trump.

Elle ne sait pas trop sur quel pied danser. Les premières dames...

Et un homme. Vous savez qui c'est? On va le voir... - P.Cohen: Euh... - L.Sénéchal: Le voici.

Monsieur von der Leyen. C'est le seul conjoint qui était là. La principale occupation, pendant ce G7, ça a été de rencontrer des collégiens.

Pourtant, elle ne passe pas inaperçue. Un jeune caissier a reconnu B.Macron et s'est précipité pour faire un selfie. - Je suis parti en pause.

Je vais prendre un petit café. Il y a pas beaucoup de monde à Evian, à cause du G7. Devant le magasin, il y avait du bruit.

En fait, elle était à ma gauche, en train de parler avec des gens. On a fait une photo. Mais surtout, c'est après...

Le lendemain, les clients ont tous commencé à venir à ma caisse et à m'embêter avec ça, à me dire "la star", "tu traînes avec madame Macron"! - L.Sénéchal: C'est devenu une star.

C'est même comme ça que le qualifie "Le Dauphiné Libéré". - A.-E.Lemoine: Après Evian, Versailles. - L.Sénéchal: Il est aussi arrivé en retard... - P.Cohen: 2 heures! - L.Sénéchal: Le retard s'accumule.

Il est arrivé accompagné d'une petite escorte, dans sa Rolls-Royce blindée. Cette fois, il n'a pas fanfaronné à son arrivée. - L.Sénéchal: En même temps, si on l'appelle "Bush", il ne risque pas de s'arrêter.

Il s'est même inspiré de Versailles pour Mar-a-Lago. Trump a vu la galerie des Glaces. Il a aussi vu une galerie consacrée à la guerre d'indépendance des Etats-Unis.

Visite très politique. Hors caméra, ils ont passé un coup de fil à V.Zelensky sur le dossier ukrainien.

L'événement de la soirée n'était pas là où on l'attendait. Avant de déguster le festin, D.Trump a sorti son feutre et a signé sur un coin de table le protocole d'accord avec l'Iran. ... - L.Sénéchal: Document également signé dans la foulée par la partie iranienne.

Il y a 14 points, dont ce plan de reconstruction de l'Iran à 300 milliards de dollars. Un fonds garanti par les Etats-Unis. Le régime iranien est gagnant, disent les opposants à Trump.

D.Trump galvanise ses partisans. Le discours martial n'est jamais loin, quand on entend les soutiens américains de Trump. - L.Sénéchal: Protocole d'accord signé. 60 jours de négociations s'ouvrent.

C'est J.D.Vance qui doit conduire ces discussions.

Il espère aller à Genève ce week-end pour poursuivre les négociations. - P.Cohen: A Lucerne. - L.Sénéchal: Pardon. - A.-E.Lemoine: Kiev a lancé ce matin une attaque d'ampleur sur la Russie. - L.Sénéchal: Une des plus importantes attaques de drones sur Moscou depuis 2 ans.

Kiev se pose en leader mondial du drone militaire et frappe à grands coups, en ciblant l'une des plus grandes raffineries de pétrole du pays. Explosions. - L.Sénéchal: C'est tout prêt de Moscou, l'unité de distillation, qui vole en éclats.

La moitié de la capacité totale du site réduite à néant. Le toit du bâtiment saute comme un bouchon de champagne. C'est la 2e attaque sur une infrastructure russe cette semaine.

Plusieurs incendies ont été déclarés dans la région ce matin. Pour V.Zelensky, c'est oeil pour oeil, dent pour dent. - L.Sénéchal: V.Zelensky s'adresse directement aux Russes.

Il déclare qu'un seul homme mène cette guerre, Poutine, tandis que des gens ordinaires en payent le prix. Poutine fait comme si de rien n'était. Il a reçu les leaders d'Asie du Sud-Est et plaisante même sur le fait que son oreillette ne fonctionne pas. - A.-E.Lemoine: En France, la canicule a fait une victime. - L.Sénéchal: Un homme de 30 ans est mort sur une piste d'athlétisme.

La canicule est particulièrement éprouvante. Les oraux du bac lundi et mardi sont repoussés dans l'académie de Poitiers. A Tours, fermeture des écoles.

Les enfants et les seniors ne sont pas les seuls à souffrir. Pensée particulière pour les restaurateurs et les rôtisseurs. - Hier, j'avais la tête qui tournait l'après-midi.

J'ai dit à tout le monde de bien s'hydrater. Hier, j'ai fait une pause fraîcheur. - Il y a des clients qui passent, mais ils n'ont pas envie de préparer à la maison, donc je le fais. - L.Sénéchal: Il n'y a pas beaucoup de clients, en ce moment.

Pour autant, la chaleur peut être un atout quand on veut faire à manger. Plus besoin de plaques chauffantes. ... - P.Cohen: Ca doit être saisi, une crêpe... - L.Sénéchal: Il s'y connaît!

Les producteurs D'eau minérale renforcent leur cadence. - On demande même aux opérateurs de faire des heures supplémentaires. On doit monter en stock, avoir un stock suffisant pour répondre à la demande.

Avec les vagues de chaleur, le stock peut fondre très rapidement. Sur une semaine, on peut être dévalisés. - L.Sénéchal: Certaines astuces sont vieilles comme le monde.

Vous voyez peut-être fleurir des accessoires liés à la grisaille: les parapluies. - On protège le visage, les épaules. - L.Sénéchal: J'ai relevé plein de conseils.

Bertrand, pas B.Chameroy, un autre, a une technique infaillible. Il se douche mais ne se sèche pas. - Je laisse de l'eau sur moi pour que l'eau s'évapore et pompe de la chaleur.

C'est le phénomène de sublimation. - On est bien rafraîchis. Ma technique, c'est la fenêtre ouverte. - La cave, on s'hydrate. - La nuit, on met le ventilateur. - L.Sénéchal: E.Grégoire a autorisé la baignade dans le canal Saint-Martin.

Il ne s'est pas baigné, mais il a poussé des jeunes dans l'eau. - P.Cohen: Ce n'est plus interdit?

C'était interdit le soir de la victoire du PSG. - L.Sénéchal: On risquait même l'amende.

Les jeunes en profitent. ...

L'adjoint communiste I.Brossat a bronzé torse nu avec les baigneurs. La Fête de la musique, c'est dimanche.

Plusieurs médecins renforceront le Samu. La préfecture de police a pris une décision très commentée. Le concert organisé par LFI a été interdit. "Cet événement devait accueillir le comité Adama et sa fondatrice, Assa Traoré, et les rappeurs Médine et Soso Maness.

Mais d'après LFI, aucun ne devait se produire. - Il y a une marche antiraciste à Barbès, à 14h, qui est autorisée. Médine et Assa Traoré, cités dans l'interdiction de la préfecture...

Ce ne sont pas les artistes qui vont performer place de la République. On est consternés. - L.Sénéchal: "Un scandale démocratique", dénonce J.-L.Mélenchon. "Il faudrait annuler tous les concerts où il y a des reprises de Renaud ou de NTM", rajoute M.Bompard. - A.-E.Lemoine: La technologie s'adapte à la canicule. - L.Sénéchal: Ca se passe au salon VivaTech, en présence du Premier ministre indien.

C'est moins pour lutter contre la chaleur que pour survivre une fois que tout est perdu. Un radeau de sauvetage qui peut servir en cas de fin du monde. Il y a aussi beaucoup de robots.

Ils ont joué au foot avec eux. - Finale de Coupe du monde! Il rigole vraiment pas! - L.Sénéchal: Il y a aussi des robots qui font du kung-fu.