François Durovray : "Cette fois, nous avons pu anticiper"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Alors 27 départements en alerte neige, des pays de la Loire, du Poitou, aux Ardennes, donc en passant par la région parisienne, embouteillage monstre hier, record même autour de Paris, et ça ne s'améliore pas, bien au contraire. François Durovray, la ministre des Transports, disait hier soir que la situation serait difficile ce matin, verdict ?
- 1:03FerméeRéponse partielle
Ah oui, la situation sur les routes, les routes sont praticables chez vous, donc ?
- 1:13OuverteRéponse directe
François Durovray, vous avez une idée de la quantité de sel que vous avez dû répandre sur vos routes ?
- 1:34OuverteRéponse directe
Et question évidente, est-ce que vous avez assez de stock, parce qu'on sait que ça ne va pas s'améliorer, là, aujourd'hui ?
- 1:52FerméeRéponse directe
Vous avez-vous des naufragés de la route, François Durovray, chez vous ?
- 2:14ComplaisanteRéponse partielle
Vous avez malgré tout ouvert ce qu'il fallait de gymnases, j'imagine, ou de centres sportifs, au cas où ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Elle est forcément difficile, vous savez, lorsqu'on a des épisodes neigeux de cette nature, et qu'on ne connaît que très rarement, et qu'il y a autant d'automobilistes qu'en Ile-de-France, la situation est forcément difficile, mais les équipes ont travaillé toute la nuit. »
- 0:48Invité politiqueFait
« Chez moi, c'est 100 personnes qui ont tourné toute la nuit, qui ont salé les routes, qui ont passé les lames de déneigement, qui ont retiré des arbres qui sont tombés sur de nombreuses voies, de telle sorte que ce matin, la circulation est possible sur l'ensemble du réseau de l'Essonne. »
- 1:17Invité politiqueChiffre
« Cette nuit, c'est à peu près 1000 tonnes de sel qui ont été répandues par les équipes. »
- 1:21Invité politiqueChiffre
« Nous avons un réseau de 1400 kilomètres. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Il faut bien se rendre compte que cette nuit, les équipes ont effectué un trajet équivalent à Paris, entre Paris et New York, puisqu'il faut faire plusieurs passages pour venir à beau de la neige lorsqu'elle tombe de façon aussi dense. »
- 1:39Invité politiqueFait
« Il n'y a aucune inquiétude à avoir sur ce point. Il y a des capacités de ravitaillement si jamais l'épisode devait perdurer, ce qui n'est pas annoncé à ce stade de façon durable. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Non, aucun. »
- 2:06Invité politiqueFait
« mais que nous avons réussi à dégager très rapidement, de telle sorte qu'aucun automobiliste n'a eu à trouver refuge dans un équipement public. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Concrètement, ce qui s'est passé cette fois-ci, c'est que nous avons vraiment anticipé les choses. Nous avons demandé, en lien évidemment avec la préfète de l'Essonne, que les écoles soient fermées. Les entreprises ont été incitées à libérer leurs salariés plus tôt d'hier. »
- 3:58Invité politiqueFait
« C'est vrai que nous, nous avons commencé à saler dès mardi, de telle sorte qu'il y a eu un travail préventif de réaliser et qui a produit son effet lorsque la neige est vraiment tombée hier. »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« Maintenant, c'est vrai qu'il y a eu 730 kilomètres de bouchons hier et c'est un record. »
- 4:31Invité politiqueFait
« À la différence du Canada notamment, nous avons 12 millions d'habitants sur un territoire extrêmement limité. »
- 5:30Invité politiqueFait
« La neige va rester. »
- 5:49Invité politiqueChiffre
« Oui, les équipes sont effectivement en 24-24. C'est 90 personnes qui sont mobilisées, qui tournent en permanence. »
- 6:25Invité politiqueFait
« Après, nous n'avons pas la possibilité de mobiliser des moyens. Les réseaux sont connus par les équipes et on n'a pas la possibilité de dégager des équipes sur d'autres territoires. »
Temps de parole
- François DUROVRAY61 %
- Présentateur39 %
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France Inter, Hélène Roussel, le 5-7. Il est 6h22 avec nous ce matin, François Durovray, président LR du conseil départemental de l'Essonne, bonjour. Bonjour. Alors 27 départements en alerte neige, des pays de la Loire, du Poitou, aux Ardennes, donc en passant par la région parisienne, embouteillage monstre hier, record même autour de Paris, des années qu'on n'avait pas vu un tel chaos, et ça ne s'améliore pas, bien au contraire. François Durovray, la ministre des Transports, disait hier soir que la situation serait difficile ce matin, verdict ?
Elle est forcément difficile, vous savez, lorsqu'on a des épisodes neigeux de cette nature, et qu'on ne connaît que très rarement, et qu'il y a autant d'automobilistes qu'en Ile-de-France, la situation est forcément difficile, mais les équipes ont travaillé toute la nuit. Je voudrais d'ailleurs les saluer, qu'il s'agisse de celles du département de l'Essonne, ou de toutes les autres collectivités qui se sont mobilisées.
Chez moi, c'est 100 personnes qui ont tourné toute la nuit, qui ont salé les routes, qui ont passé les lames de déneigement, qui ont retiré des arbres qui sont tombés sur de nombreuses voies, de telle sorte que ce matin, la circulation est possible sur l'ensemble du réseau de l'Essonne.
Ah oui, la situation sur les routes, les routes sont praticables chez vous, donc ?
À quelques très rares exceptions près, notamment dans des routes en pente, toutes les routes ne sont pas praticables, effectivement.
François Durovray, vous avez une idée de la quantité de sel que vous avez dû répandre sur vos routes ?
Cette nuit, c'est à peu près 1000 tonnes de sel qui ont été répandues par les équipes. Nous avons un réseau de 1400 kilomètres. Il faut bien se rendre compte que cette nuit, les équipes ont effectué un trajet équivalent à Paris, entre Paris et New York, puisqu'il faut faire plusieurs passages pour venir à beau de la neige lorsqu'elle tombe de façon aussi dense.
Et question évidente, est-ce que vous avez assez de stock, parce qu'on sait que ça ne va pas s'améliorer, là, aujourd'hui ?
Il n'y a aucune inquiétude à avoir sur ce point. Il y a des capacités de ravitaillement si jamais l'épisode devait perdurer, ce qui n'est pas annoncé à ce stade de façon durable.
Hier soir, certains automobilistes étaient complètement bloqués, on le sait. Vous avez-vous des naufragés de la route, François Durovray, chez vous ?
Non, aucun. Nous avons eu la chance de pouvoir traiter, notamment à l'axe, la National 20, qui est une départementale, où il y a eu quelques camions qui se sont trouvés bloqués, mais que nous avons réussi à dégager très rapidement, de telle sorte qu'aucun automobiliste n'a eu à trouver refuge dans un équipement public.
Vous avez malgré tout ouvert ce qu'il fallait de gymnases, j'imagine, ou de centres sportifs, au cas où ?
Concrètement, ce qui s'est passé cette fois-ci, c'est que nous avons vraiment anticipé les choses. Nous avons demandé, en lien évidemment avec la préfète de l'Essonne, que les écoles soient fermées. Les entreprises ont été incitées à libérer leurs salariés plus tôt d'hier. Et donc, ces actes de prévention ont permis de limiter, effectivement, les difficultés sur le département de l'Essonne.
Vous avez l'impression d'avoir appris les leçons de 2010, c'est ça que vous voulez dire ?
Je n'étais pas là en 2010, mais c'est vrai que les équipes se sont vraiment mobilisées, que lorsque l'on nous soumet à ce genre de décision, on n'hésite pas. Voilà, cet événement est suffisamment rare en Ile-de-France pour qu'on prenne toutes les mesures pour éviter le chaos.
Alors donc, comme dans tous les départements, il n'y a pas de ramassage scolaire aujourd'hui. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, demandait carrément aux automobilistes de ne pas prendre leur voiture aujourd'hui dans Paris. En clair, on reste à la maison, on prend une RTT, c'est un peu ça le message ?
Oui, et puis j'espère des entreprises qui seront conciliantes avec leurs salariés, des entreprises qui permettront qu'elles travaillent. Et puis oui, une journée sans doute différente pour beaucoup de franciliers aujourd'hui.
Comment circulent les bus, les RER globalement ?
Alors, les bus, la plupart des réseaux sont à l'arrêt, puisque vous savez que la circulation de poids lourd est rendue beaucoup plus difficile sur certains axes. Donc les réseaux de bus sont à l'arrêt. En revanche, sur les RER, j'imagine que c'est difficile. Je n'ai pas de nouvelles à arrêter sur l'ensemble du réseau francilien, mais je crois savoir que les choses sont à peu près correctes.
Vous avez de la chance dans les Seine, si j'entends bien, puisque les routes sont praticables ce matin, ce n'est pas le cas partout loin de là. Est-ce que le salage des routes aurait dû être anticipé un petit peu plus tôt ?
Alors, je ne vais pas me prononcer sur d'autres territoires. C'est vrai que nous, nous avons commencé à saler dès mardi, de telle sorte qu'il y a eu un travail préventif de réaliser et qui a produit son effet lorsque la neige est vraiment tombée hier.
Comment se fait-il, François Durovray, qu'on ne soit pas capable finalement de mieux gérer ? Je veux dire, au Canada ou en Suède, on doit bien rire finalement quand on voit la pagaille qui se passe quand on a 10 centimètres, 7 centimètres de neige.
Oui, encore une fois, sur mon territoire, ce n'est pas la pagaille. Maintenant, c'est vrai qu'il y a eu 730 kilomètres de bouchons hier et c'est un record. Alors, il faut bien se rendre compte qu'à la différence du Canada notamment, nous avons 12 millions d'habitants sur un territoire extrêmement limité. Et donc, ce n'est quand même pas la même chose que de déneiger des axes routiers en Ile-de-France qu'au Canada ou à la montagne. Ce n'est vraiment pas la même situation. Nous ne sommes pas équipés de la même façon non plus. Il est clair que nous n'avons pas de pneus neige ou nous n'avons pas d'équipement particulier pour ce type d'événements, ce qui aussi rajoute des difficultés.
Je crois qu'il y a des autoroutes qui sont coupées ou fortement déconseillées. La 11, la 10, Paris-Orléans, etc. Ça vous concerne un peu quand même ?
Oui, le réseau routier national a davantage souffert. Nous avons eu en Ile-de-France la 118 qui est une quasi-autoroute. Nous avons eu l'A86 également en partie qui a eu évidemment des effets de débord sur le reste du réseau. Maintenant, la situation est quand même beaucoup moins compliquée ici qu'ailleurs.
François Durevray, pour la suite, vous avez une petite idée de ce que ça va donner dans la journée parce qu'on annonce quand même des températures. Le pire est à venir, dit-on, avec moins de 10 degrés par endroit. Donc là, on va passer de la neige au verglas.
La neige va rester. La neige va rester, évidemment.
Donc, vous êtes prêts ?
On est prêts, oui, on est prêts. On prend toutes les dispositions. Maintenant, je ne veux pas que les choses ne vont pas être compliquées.
Et du coup, comment ça se passe dans ces cas-là ? Vous avez tous les agents qui restent mobilisés, qui ne dorment pas ? Comment vous vous organisez ?
Oui, les équipes sont effectivement en 24-24. C'est 90 personnes qui sont mobilisées, qui tournent en permanence. J'ai eu un changement d'équipe cette nuit.
Ça peut durer plusieurs jours. Vous êtes prêts pour ça ?
Oui, nous sommes prêts, évidemment. Nous sommes prêts.
François Durevray, de façon générale, globalement, quand on a ce genre d'épisode, vous parlez de votre département, mais j'imagine qu'il y a une solidarité avec les Yvelines qui vous touchent ou encore même la Seine-et-Marne.
Nous sommes en concertation, évidemment.
Comment ça se passe avec eux ? Parce que pour le coup, les Yvelines, par exemple, sont très touchées.
Écoutez, nous sommes en lien. Après, nous n'avons pas la possibilité de mobiliser des moyens. Les réseaux sont connus par les équipes et on n'a pas la possibilité de dégager des équipes sur d'autres territoires. Chacun est responsable de son réseau.
Chacun pour soi. Donc là, il y avait des naufragés sur la N118. Ça ne vous concernait pas ?
Je n'ai pas la capacité. Vous voyez bien que je ne peux pas, dans les difficultés, avoir la possibilité de mobiliser des équipes sur des territoires que mes agents ne connaissent pas.
François Durevray, président des Républicains du Conseil départemental de l'Essonne. Merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous ce matin pour ce point sur la neige. Bon courage, bonne journée. Au revoir. A vous aussi, au revoir.
François DUROVRAY