Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewCNEWS· 7 juillet 2026 3 min

Noëlle Lenoir : «Le juge n'a pas voulu se mêler de politique»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

En réalité, le juge a voulu ne pas se mêler de politique. Alors moi, j'ai trois petites observations, enfin qui sont pas des petites observations, qui sont des observations. Bon, premièrement, c'est quand même non pas un camouflet mais quand même une affirmation assez sévère, il faudra regarder la décision du jugement de première instance et qui là rentrait dans des considérations que j'ai intitulé moral mais qui en réalité confinait aux politiques sur la possibilité pour une personne qui a évidemment eu des pratiques assez semblables à l'époque à tous les groupes du Parlement européen. mais qui était pas exactement euh dans la ligne.

Donc ça, je pense que c'est très important. C'est un considérable. La deuxième chose, c'est que pour moi, quand on voit que euh monsieur euh Mélenchon euh a été blanchi pour des faits, semble-t-il tout à fait analogue, que monsieur Berou, que j'aime bien par ailleurs a été relaxé pour des faits totalement analogues et que monsieur Raphaël Arnaud, qui est quand même un dangereux individu continue de parader sur les bancs de l'Assemblée nationale alors que son groupe qui est suspecté d'être un groupe des gens qui ont tué un jeune euh continue sans être inquiété pénalement.

Je pense que 3 ans, j'ai quand même beaucoup fréquenter commencé ma carrière comme administrateur au Sénat. Je trouve que c'est un peu disproportionné. C'est mon avis.

Euh ça ne change absolument pas la considération précédente, à savoir que c'est quand même pas du tout semblable au jugement précédent. Mais et en troisème lieu, et ça c'est plutôt une question contrairement à ce que ce jugement en tous les cas c'est une interrogation contrairement à ce que ce jugement laisse entendre à savoir la liberté de l'électeur le droit d'éligibilité ce sont des principes qui ont été d'ailleurs affirmés et par le Conseil constitutionnel en 2025 dans l'affaire de Mayotte. Euh la liberté de l'électeur, ça représente quand même à peu près 20 millions d'électeurs si on songe au second tour.

C'est énorme. Et ça c'est bien. Le juge l'a affirmé et c'est inscrite en faux contre eux.

Il y a atteinte à l'ordre public démocratique si une dame et cetera. Mais compte tenu des conditions d'application du bracelet électronique, je pense que là, il y a une contradiction interne. C'est-à-dire vous reconnaissez la possibilité pour madame Le Pen de faire campagne, mais vous lui daignez la possibilité de faire campagne.

Comment est-ce qu'on peut faire campagne si on se voit interdire de voir certaines personnes ? On doit prévenir à chaque fois qu'on va dans le moindre village pour serrer des mains et que votre appareil électronique peut se déclencher à tout moment en pleine en plein meeting ou en pleine conversation avec un électeur potentiel. Donc je pense qu'il y a une contradiction et je me demande si la Cour de cassation ne devrait pas regarder si le bracelet électronique dans les conditions dans lesquelles l'arrêt de la cour d'appel l'a prévu, c'est-à-dire 1 an pour des élections qui sont dans moins d'un an.

Je me demande si c'est compatible avec la liberté de l'électeur.