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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 12 novembre 2025 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

13 novembre 2015 : Rémi Féraud revient sur la nuit des attentats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Fait
    « Il y a plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés. C'est une horreur. »
  • 1:45Fait
    « Ce qui serait difficile, c'est de ne pas commémorer le 13 novembre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce qui se détache dans mon souvenir, moi qui suis arrivé quelques heures après l'attentat sur place, c'est certainement le silence et le souvenir des corps sous un drap blanc sur le trottoir de la rue. Là, nous nous trouvons sur la terrasse du Carillon qui est un bar extrêmement connu dans ce quartier du 10e arrondissement et juste en face d'un autre restaurant très fréquenté, très connu qui s'appelle le petit Cambodge. C'est ici qu' a eu lieu la première fusillade à Paris quelques minutes après l'attentat du Stade de France avant que les terroristes poursuivent leur course en voiture. mer d'arrondissement dans ce moment-là.

Je ne peux pas dire que j'avais à gérer. On partage la sidération, on cherche à comprendre. On se demande pourquoi, pourquoi ici, pourquoi ces terrasses là et pas d'autres ?

Je me rappelle très bien avoir été ici à ce carrefour. C'était dans la nuit, vers minuit. Les blessés étaient partis depuis longtemps dans les hôpitaux.

Les personnes décédées étaient sur le trottoir ici sous un drap blanc et puis dans le restaurant d'en face, il y avait les rescapés entourés par les secours, la protection civile qui était absolument silencieux. C'était un silence terrible. Je crois que dans cette soirée, le moment qui a été déterminant, qui a mis des mots, qui a permis de comprendre, qui a montré aussi une réaction de la France, ça a été la prise de parole du président de la République de François Hollande.

Des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent en cours dans l'agglomération parisienne. Il y a plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés. C'est une horreur.

Et je me rappelle, j'étais dans la rue juste à côté Rubicha sur mon téléphone. Je l'ai regardé en direct comme tous les Français mais devant le la scène d'un des attentats de Paris. À ce moment-là, nous ne savions pas si cet attentat allait se poursuivre, où en étaient les équipes terroristes.

Mais comprendre, c'est déjà extrêmement important et voir qu'il y avait une réaction, une réaction à la hauteur avec l'état d'urgence qui était décrété. les jours d'après, j'allais dire les mois d'après, rassurer les gens, passer beaucoup de temps dans le quartier, aider les commerçants, aider la mémoire à se faire parce qu'il y avait des milliers de personnes qui venaient chaque jour pour rendre hommage sans empêcher le quartier de vivre. Il y avait beaucoup de fleurs à l'époque mais les gens du quartier, il me disaient "On ne veut pas vivre dans un cimetière." Je crois que cette ce lieu au coin de la rue Bicha de la rue Alibert resterait identifié aux attentats du 13 novembre aux terrasses, y compris par les images qui en sont restées avec les tonnes de fleurs tout autour.

C'est l'endroit où chaque année on commémore les attentats. Le 13 novembre, c'est l'endroit où sur le mur de l'hôpital Saint-Louis et moi j'y tenais, nous avons installé une plaque avec le nom des victimes tombé ici. C'est un endroit qui est à la fois un lieu de vide Paris. mais qui restera un symbole du 13 novembre.

D'un point de vue personnel, je vais vous dire comme tout événement traumatique, on y pense tout le temps et puis ensuite on y pense tous les jours. Aujourd'hui, je vais vous dire, il y a des journées où je n'y pense pas. C'est ça, je pense la résilience mais ça reste l'événement marquant.

Et chaque 13 novembre est un moment à la fois difficile mais aussi très important. Ce qui serait difficile, c'est de ne pas commémorer le 13 novembre.