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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 23 avril 2026 43 min

UN BANQUIER CONTRE LE CAPITALISME : CONTRADICTION OU COMPÉTENCE PARTICULIÈRE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Mathieu Pigas. Bonjour. Vous êtes président du groupe Combat.

Je l'ai dit combat c'est radio Nova. Ce sont les recruttibles. Vous êtes aussi banquier d'affaires.

On vous doit la lumière du chaos pour une société du possible. Je vous propose tout d'abord et de nous donner votre regard sur l'économie du monde. On a parlé du chaos.

Alors le chaos en ce moment c'est la guerre. Bon, les industries de défense fonctionnent bien. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Bon bah, ça m'inspire qu'effectivement le monde est en plein chaos et ce chaos, il se décline de différentes façons. C'est le fracas du monde, la guerre qu'elle soit en Ukraine, au Moyen-Orient ou ailleurs. évidemment le chaos climatique avec le réchauffement de la planète et c'est enfin et surtout ce à quoi vous faites allusion, c'est-à-dire le chaos économique et social, celui que l'on connaît ici en Europe et en France particulièrement, celui d'un système capitaliste à bout de souffle que j'avais déjà d'ailleurs qualifié à bout de souffle dans ce livre il y a quelques années et qui se caractérise pour moi par une chose qui est l'explosion des inégalités.

Alors, je crois qu'il est nécessaire que vous repreniez ce commentaire qu'on vous a très souvent demandé, Mathieu Pigas, comment un banquier d'affaires peut considérer que le capitalisme est à bout de souffle. Bon, d'abord, moi je m'amuse toujours et notamment ici à France Culture qu'on cherche à mettre les gens dans les cases, hein. Je je je fais différentes choses.

Et d'ailleurs, vous l'avez dit, je suis un entrepreneur. J'ai confondé Miawan avec Xavieral et puis Antoine Capton. J'ai euh j'organise des festivals de rock un peu partout en France, de rap d'ailleurs, on a le plus grand festival de rap Golden Coast.

J'investis aussi dans les médias et en effet, je fais de la finance. Moi, j'y vois aucune contradiction hein, si vous en voyez une. Je pense au contraire que ça me donne une compétence particulière sur ces sujets, je dirais et c'est parce que je connais ce système que je peux et que que j'en fais partie, que je peux en parler comme je le fais.

Et puis j'ajoute quand même une chose, Guillaume Erner, on définit un homme parce que parce qu'il est et par ses actes. Et moi, mon engagement, il est constant maintenant depuis des années. Vous avez cité mon dernier livre, mais j'en ai écrit quatre avant.

J'ai publié très nombreuses tribunes et à chaque fois avec une cohérence, je dirais idéologique très grande qui est le refus de l'austérité systématique et les conséquences des inégalités. Pourquoi ? Attendez, je continue parce que je voudrais répondre à votre question cher Guillaume.

Pourquoi ? Parce que le métier de banquier qui est le mien en fait il consiste essentiellement à conseiller des pays en détresse financière, c'est-à-dire des pays qui ont connu précisément les ravages de l'austérité. Et ça m'a conduit à voyager un peu partout dans le monde, que ce soit en Amérique latine.

J'ai conseillé l'Argentine avant Miléi, je précise, en Europe. J'ai conseiller la Grèce au moment de sa faillite, l'Ukraine d'ailleurs, mais également en Afrique. Et j'ai vu dans ce métier là effectivement les ravages de l'austérité.

Alors moi, la compétence qui est la mienne, bien oui, je veux la mettre au service de l'intérêt général, là où d'ailleurs un autre banquier l'avait probablement mise cette compétence au service des ultra riches. Vous voulez parler d'Emmanuel Macron ? Vous êtes un peu vous êtes un peu en rivalité mimétique.

Vous êtes un peu en rivalité mimétique avec Emmanuel Macron. Non, pas du tout. Pas du tout.

Si vous avez des destins semblables en tout cas vous êtes tous deux banques. Il n'a pas il l'a pas fait encore je crois de festival enfin au sens produit ou organisé de festival de rap ou de rock à ma connaissance. Laissez-lui le temps.

Il aura quelques années. Il aura quelques années après l'Élysée. Mais non, je je voyais pas de contradiction.

Enfin, c'est à vous et aux auditeurs de juger s'il y a une contradiction. Ce qui m'intéressait en fait, la finance est perçue comme étant à la base des inégalités aujourd'hui. Vous êtes d'accord ou pas ?

Oui, elle peut enfin il y a la bonne finance et la mauvaise finance. Euh la mauvaise finance, c'est celle qui est la finance spéculative qui en effet contribue par en fait, elle tourne sur elle-même si vous voulez. Donc elle contribue en effet à former les inégalités.

Et puis il y a quand même la bonne finance. La bonne finance c'est le carburant ou l'électricité si vous voulez de l'économie. Il faut de la finance pour faire tourner une économie, mais il faut distinguer entre les deux.

Alors oui, pour répondre à votre question et quand même venir sur le cœur du sujet, à mon sens qui est le sujet d'aujourd'hui les inégalités, euh on est dans une situation que je trouve absolument mais euh insupportable et insoutenable. les inégalités, elles ont explosé au cours des 20 ou 25 dernières années. Et je voudrais dire, moi je c'est c'est un je je le soulligne de manière, j'allais dire régulière depuis maintenant bah une vingtaine d'années.

Je vous donne juste quelques chiffres quand même pour qu'on les ait tous en tête. Euh au cours des 25 dernières années, les 1 % les plus riches dans le monde ont capté à peu près la moitié de la richesse créée dans le monde. À l'inverse, les 50 % les plus pauvres ont pris seulement 1 %, ont capté seulement 1 %, ont bénéficié à hauteur de 1 % seulement de la richesse dans le monde.

Ce qui est vrai dans le monde est vrai en France. En France, les 10 % les plus riches contrôlent plus de 50 % du patrimoine national. La la richesse, le patrimoine, il est très largement hérité. 60 % du patrimoine détenu par les Français aujourd'hui provient de l'héritage.

On a donc une société figée. Le résultat de ça, au même moment, plus exactement, vous avez 100 millions de français, 15 % de la population qui vit sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec 1200 € par mois et qui ont de plus en plus de difficultés. C'est c'est même pas à finir le mois, c'est à franchir la moitié du mois.

Je dis juste je dis une chose, ce système en effet il est à bout de souffle, il est intenable et il faut agir. Et c'est d'autant plus vrai. C'est d'autant plus vrai.

Je voudrais juste ajouter un point qui est que les ultra riches, pour revenir sur eux, la grande finance, appelons-la comme ça, on fait sécessions. Il y a un séparatisme fiscal. C'est-à-dire, c'est inconcevable d'imaginer que dans ce pays où 100 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, vous avez des milliardaires qui payaient deux fois moins d'impôts relativement que le français en moyenne.

Alors maintenant qu'on a fait ce constat et quand vous dites il faut en finir avec ce système à bout de souffre, donc votre ennemi c'est la finance, vous vous feriez quoi à la place des gouvernements ou alors à votre place si vous étiez conduit à gouverner ce pays ? La première chose, la la première chose à faire, l'urgence absolue, c'est le partage des richesses. C'est de dire que cette situation, et je vais pas revenir dessus, mais elle est intenable.

Le partage des richesses. Le partage des richesses. Le partage des Je partage d'abord les richesses.

Le partage des richesses, c'est euh par exemple mettre en place une taxation, pardon, des ultras riches. C'est mettre en place un système bah oui, exactement. Une taxe Zucman ou du type Zucman. c'est arriver à avoir à mettre en place un système fiscal plus juste.

C'est pour moi une des conditions essentielles de la démocratie. Mais ça ne suffit pas. Il va falloir dégager des marges de manœuvre budgétaires et financières notamment pour remettre en état les services publics.

Les services publics, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Il est inacceptable que partout en France et on le voit et on le sait tous, les services publics soient en désérance et qu'on ait ce sentiment de déclassement collectif. C'est-à-dire que au déclassement individuel dont j'ai parlé tout à l'heure, s'ajoute une une un déclassement collectif des services publics qui ne répondent pas à ce qu'il devrait être.

Comment vous faites comment vous faites concrètement ? Je je vous demande les solutions parce que les problèmes, il se trouvent qu'hier nous avons fait une émission sur ce thème et faisant ensemble une émission sur les solutions mais par exemple c'est de refuser la fatalité, de refuser le fatalisme de dire "Ah, on peut rien faire." Je suis fasciné moi que le gouvernement je j'y arrive, je suis fasciné que ce gouvernement gouvernement de la France 7e puissance mondiale et la peur de son nombre sur les sujets budgétaires et financiers.

Je dis par exemple, il est possible de dégager des marges de manœuvre budgétaire. Je dis l'équilibre budgétaire par exemple ça ça doit être ni un totem ni un tabou. C'est pas une fin en soi.

Ça doit pas être fait au détriment des plus vulnérables ou des plus fragiles. Et donc il est possible de dégager des marges de manœuvre par exemple pour mieux financer les services publics. Serv mais je vais je vais expliquer comment on fait.

Regardons les dépenses et les recettes rapidement. Les dépenses bien vous donnez une priorité absolue aux dépenses dites prioritaires. Je l'ai dit santé, logement, sécurité par exemple et vous vous mettez une zéro croissance croissance zéro sur les autres dépenses.

En matière de recette. Moi, j'en ai marre d'entendre dire il faut mettre en œuvre des mesures d'austérité. Je vous donne trois pistes puisque vous voulez des pistes.

La première, les niches fiscales. On est un pays dans lequel il y a 85 milliards d'euros chaque année de niche fiscale, c'est-à-dire de préférence fiscales qui vont toujours d'ailleurs au même toujours les plus riches. C'est ça que j'appelais tout à l'heure le séparatisme fiscal.

Bah, on peut très certainement en supprimer une partie. 2e piste, les aides publiques aux entreprises. Il y a 210 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises.

Est-ce qu'elles sont toutes certaines sont sûrement nécessaires. Est-ce qu'elles sont toutes nécessaires ? Probablement non.

On est déjà à 300 milliards. Rajouter ensuite des mesures fiscales du type euh Zucman 20 milliards ou du tray. Revenir sur le pack du TR qui coûte 5 milliards entre 5 et 6 milliards chaque année mais qui n'est pas là pour rien non plus.

Il est là pour la truc d'abus. Il y a beaucoup d'abus. On voit d'ailleurs que son montant a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Mais ce que je veux dire simplement, c'est l'idée que je veux faire passer, c'est il y a pas de fatalité. Il est possible de changer les choses, rien n'est jamais figé. C'est une question de volonté et de vision.

Et donc, on peut l'avoir, on peut l'avoir en matière budgétaire, on peut l'avoir en matière financière. C'est une question c'est une question aussi de concurrence internationale. Si vous faites ça, vous le savez bien, les entreprises iront ailleurs.

Il y aura un certain nombre de de conséquences économiques à ces changements de politique. Mais pourquoi donc pourquoi cette espèce de discours comme ça fataliste ? On peut rien faire ?

Je vais vous donner un exemple que j'ai vécu. En 1997, le gouverne le gouvernement Jospin arrive au pouvoir précisément parce que la droite et sous le le gouvernement d'Alain Jupé considérait que c'était impossible de se qualifier à l'euro. Il y avait pas de croissance, les déficits budgétaires étaient trop importants, on allait pas y arriver et cetera.

Bon voilà, typique de ce discours, c'est fich c'est fichu, pardon, c'est foutu, on peut rien faire. Qu'est-ce qu'est-ce qui a été fait à l'époque ? À l'époque, on a dit "Bon, allez, on va se retrousser les manches et on va y aller." Et notamment, on a mis en place une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. entre 15 et 25 % de plus payés par les entreprises pour assurer la qualification à l'euro.

Avant de la mettre en place, on a entendu exactement le discours que vous venez de tenir. Ah non mais tout le monde va partir et cetera. Il ne s'est rien passé.

Aucune entreprise est partie. Les profits des entreprises ont été à peine diminués et nous avons été qualifiés à l'euro. Et d'ailleurs, c'est la démonstration même qu'on peut à la fois gérer et réformer.

Et c'est ça que je trouve formidable dans la gauche du gouvernement et et dans d'ailleurs dans l'enseignement de cette période, c'est celui-ci. On peut gérer et réformer. On a géré comme il fallait à l'époque et on a réformé de manière profonde.

Donc si je vous suis un changer la vie. Oui, c'est ça ex un Mathieu Pigas président, ce serait un Mathieu Pigas fiscaliste. Non, pas du tout.

Il y a ce que je dis en effet sur ces sujets, c'est c'est là où la compétence financière peut servir, c'est que à nouveau, il y a pas de fatalité. Il y en a marre de ces discours. On peut rien faire.

Oui, on peut agir. Oui, il est possible de faire. Mais il y a plein d'autres sujets dont il faut s'occuper.

Moi, je pense qu'il faut d'abord apaiser, rassembler, fédérer la société française. Il y a une polarisation, on en parlera peut-être dans la deuxième partie qui me paraît évidemment excessive. Vous avez 118 % de d'endettement en France, vous avez 5 % de déficit.

Donc, on a compris, vous agissez sur les niches fiscales et mais sur la dette par exemple. Voyez, je suis désolé, je vous je vous cont enfin on dialogue, c'est pas une contradiction mais là aussi c'est un discours qui me qui qui a la fo êtes spécialiste des souveraines. Bah exactement.

Donc j'ai géré d'ailleurs dans le passé la dette de l'État français. Tout le discours fataliste fin du monde sur la dette française, je ne l'ai jamais compris. Vous dites par exemple, il y a un le ratio dette sur PIB comme on l'appelle communément est de 118 %.

Oui et non en réalité parce que quand vous faites ça vous rapportez et pardon de cette explication technique mais un stock de dette à un flux qui est la richesse crée chaque année le PIB. En réalité ça n'a pas de sens de comparer un stock à un flux. Il faut comparer un stock à un stock.

Dans ce cas-là rapporter la dette, c'est-à-dire le passif à l'actif, c'est-à-dire l'ensemble de notre patrimoine national 20000 milliards. Et dans ce cas-là, le le ratio, le taux que vous avez donné, il n'est plus de 115 %, il est de 15 %. la charge de la dette par exemple dont on lui dit là on peut plus rien faire parce qu'elle est trop importante là encore si au moins on peut chasser les discours fatalistes c'est pas mal vous truquez un peu les choses la dette à long terme la dette à long terme compéten sur ces sujets alors vous êtes compétent mais je peux vous poser des questions je peux vous poser des questions donc je voulais juste vous vous signaler et vous le savez aussi bien que moi que la dette à long terme elle sert à financer des dépenses à court terme et que ça c'est pas très orthodoxe.

Non, c'est c'est mais moi je dis qu'évidemment il faut mettre la dette sous contrôle mais je dis les discours sur la fin du monde, il faut arrêter si vous voulez. D'ailleurs, c'est typique c'est typique des gens qui n'ont pas cette compétence ou des politiques, pardon de le dire comme ça, cette compétence économique et ce qui se soumettent à la loi du marché. Enfin, soyons objectif ce matin, soyons réalistes.

Il y a aucun problème de liquidité, aucun problème de solvabilité sur la dette française. Un problème il y a un problème il y a un problème d'intérêt. Il y a un problème d'intérêt sur la dette française.

Le service de la dette augmente. Les gens savent très bien, les financiers savent très bien que nous sommes solvables mais ils savent très bien que les Français devront payer plus pour assurer cette solvabilité. Vous m'autorisez là encore à répondre.

Enfin, c'est bien sûr. Oui, vous êtes là pour falloir rester un peu plus longtemps. Mais non, c'est un sujet que je trouve passionnant.

La charge de la dette. On nous dit, c'est ce que je voulais dire tout à l'heure, on nous dit elle augmente, elle est très forte et cetera. C'est un peu plus de 2 % du PIB aujourd'hui dans les années 90, juste pour vous donner une idée, elle était de 6 % du PIB.

Je sais pas si vous voyez l'écart. Et pourtant, vous savez quoi ? On est toujours là.

Regardez, on est ici ce matin ensemble, on a survécu. Donc il faut, enfin franchement l'idée moi que je veux faire passer oui, c'est possible. Il faut tout est possible mais il faut une ambition, un souffle, une vision et au fond un projet politique.

Donc euh en tout cas, alors je je note une chose, c'est que depuis le début euh je suis euh en train de de vous dire que vous construisez une plateforme de de gouvernement ou en tout cas un projet politique et euh effectivement vous vous acquiez, vous êtes là non seulement en tant que banquier d'affaires dirigeant du groupe combat mais aussi en tant pas dirigeant du groupe combat pardon hein je suis l'actionnaire et le propriétaire il y a un dirigeant qui une belle expression la société je ne suis pas anticapitaliste, la société a besoin de banquier. Je suis heureux d'en recevoir un. J'aimerais en recevoir J'aimerais en recevoir beaucoup plus.

Mais euh Mais par contre Mais par contre, vous voulez aujourd'hui peser en politique ? Absolument. Absolument.

Oui, tout à fait. Moi, je je pense là, j'aimerais que vous développiez. Non, non, je vais je vais développer en effet, je l'ai dit tout à l'heure, j'ai un engagement maintenant ancien, quatre livres de très nombreuses tribunes, une constance enfin que vous avez entendu d'ailleurs je pense ce matin sur il y a pas de fatalité, il y a pas de fatalisme, l'austérité.

Exactement. toujours avec bonheur d'ailleurs euh les les inégalités sont devenues insoutenables. Et je dis bah aujourd'hui, on est arrivé à un moment de bascule euh un moment de bascule économique et social.

J'y reviens pas, on en a parlé mais pour moi c'est une bombe placée au cœur de la société, les inégalités et un moment de bascule politique parce que le Rassemblement national, l'extrême droite est au porte du pouvoir. Et donc je pense que s'engager aujourd'hui, c'est une question de devoir et de responsabilité. Et donc je considère qu'en effet il faut s'engager dans cette bataille et mener cette bataille à la fois j'allais dire contre le Rassemblement national mais ça m'intéresse pas de mener un combat contre c'est plutôt un combat pour la France en réalité le billet politique Jean les Marie le PS a-t-il un projet 600 mesures ou 800 mesures est-ce que ça fait un projet car le parti socialiste a un projet ou un début de début de projet il l'a présenté hier le fruit d'un an de travail coordonné par l'eurodéputé Chloé Ridel qui proche d'Olivier Fort 1 heure, on a presque, je dis bien presque, oublié les batailles internes pour savoir qui sera candidat ou plutôt comment sera désigné le candidat, s'il faut une primaire ou pas, avec qui s'allié ou pas, pendant 1 heure du fond du projet avec un seul message.

Oui, le Parti socialiste travaille. Voilà donc le projet Plorque, plus de 140 pages, dans quelques mois il sera plus court. Là c'est une première base, un pot commun, une boîte à idé.

Les adhérents du PS vont faire le tri et voter avant l'été. À eux de choisir. Les mesures, je vous en donne quelques-unes.

Le pouvoir d'achat, le SMIC a 1690 € nets. La retraite abrogation de la réforme d'Élisabeth Born. Abrogation et pas seulement. suspension, l'âge légal ramené à 62 ans.

Plus question d'un objectif à 60 ans comme dans le programme du nouveau Front populaire. L'éducation, pas plus de 19 élèves par classe. Pas question de supprimer des postes d'enseignants.

La sécurité, reconstruire une police de proximité. La fiscalité, l'impôt planché de Gabriel Zucman bien sûr et un impôt sur les grandes successions. Bon, il est chiffré ce projet ?

Pas du tout, il n'est pas chiffré. Le PS explique que ça viendra plus tard quand le projet sera finalisé. Et là attention car jusqu'à la présidentielle les partis et les candidats vont rivaliser de propositions.

Il faudra regarder précisément comment il les financent. Question majeure car d'un côté les besoins sont immenses, besoins d'investissement. D'un autre côté, vous le savez, la France est très endettée.

Dans un an, elle le sera encore. Personne ne doit l'oublier sur ce point. Pour l'instant, le PS est très silencieux.

En attendant, il insiste sur sa nouvelle vision, son fil conducteur, la liberté Guillaume. Un thème de gauche pour le parti d'Olivier Fort, la liberté de choisir sa vie individuellement et collectivement. Il y a 50 ans, le PS voulait changer la vie.

Aujourd'hui, il propose de choisir sa vie. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Il promet tout de même une rupture et il prend parfois les accents de Jean-Luc Mélenchon contre ce qu'il appelle un capitalisme de prédation et les forces impérialistes identitaires et climatosceptiques.

L'écologie dans cette nouvelle phase est est beaucoup plus présente. Comme chez Mélenchon, c'est une évolution. Mais pour autant au PS, pas question de coller à la France insoumise, pas question d'opposer par exemple une Nouvelle France et une ancienne France.

Le PS promet l'unité dans un nouveau socialisme et au passage au passage il enterre le concept de social démocratie concept dépassé selon la députée Chloé Ridel. François Hollande n'apprécie pas dans le Parisien ce matin. Il le dit les socialistes auraient avantage à rester socialistes.

Bon mais qu'est-ce qu'ils vont retenir les électeurs ? Ah bah c'est la question. Une de ces propositions ou aucune ou ce concept de liberté assez fourtout à vrai dire bien loin du quotidien les socialistes cherchent leur boussole.

Mais si vous aimez les concepts, sachez qu'il y a aujourd'hui un deuxième projet ou plutôt une deuxième vision en ce moment au PS la démarchandisation. Nos vies ne sont pas des marchandises. C'est le titre du nouveau livre de Boris Vallot, le chef des députés socialistes.

Adversaire d'Olivier Fort dans le parti. Le livre paraît demain au seuil. C'est un manifeste contre la société de marché, cette société où tout devient payant.

Euh Boris Valot cite beaucoup Carles Polani, économiste et philosophe. Son projet ne plus seulement réguler le capitalisme mais séparer ce qui relève de la vie et ce qui relève du commerce. Il fait des propositions sur la gestion publique de l'eau, des autoroutes ou encore, sujet important, sur un pôle funéraire public pour ne pas que la mort devienne une marchandise comme une autre. quand certaines sociétés de pompes funèbres profitent de leur situation.

Boris Vallot n'a pas prévu de grands plans de nationalisation façon au 81. Mais pour lui, sur tous ces sujets, il est urgent de reprendre le contrôle. Alors, pas d'illusion, très vite au OPS, les vieilles habitudes vont reprendre le dessus, les batailles internes pour la présidentielle, les jeux d'appareil.

Mais reconnaissons-le, entendre parler du fond fait du bien. Alors vivement les autres projets dans les autres parties à gauche, au centre, à droite qu'on puisse les regarder, les évaluer et les confronter du concret et des idées nous en avons besoin. Merci beaucoup Jean les Marie.

Bah écoutez, on va faire réagir notre invité à ce que vous venez de dire. 6h30 9h les matins de France Culture. Guillaume Erner.

Mathieu Pigas, vous venez de dire que vous étiez prêt. Moi, je suis obligé de je je suis obligé de rappeler que vous êtes le dirigeant ou plutôt l'actionnaire euh de du groupe donc combat qui possède les médias radio Nova, également les inroges que vous êtes banquier d'affaires, vous avez soutenu le NFP. Une réaction à ce que vient de dire mon camarade Jean une réaction ou deux réactions.

La la première, je trouve que c'est une bonne chose que le Parti socialiste et la gauche travaillent sur le fond. on leur a suffisamment reproché de de ne pas le faire. Donc je je trouve que ça va évidemment dans la dans la très bonne direction.

Mais maintenant une réaction de fond sur le thème de la liberté dont on a dit j'ai entendu à l'instant que c'est un concept fourtou. Je dois vous dire je suis en désaccord avec cette notion de de concept fourtou. Je pense qu'en réalité c'est un concept clé.

C'est en effet un terme qui appartient à la gauche et qui est profondément lié aux inégalités. Je vais prendre juste quelques minutes pour essayer d'expliquer pourquoi. La gauche pour moi, c'est le refus de ce qui est.

C'est le refus des situations acquises, des rentes et des privilèges. C'est l'affirmation que il est possible de changer les choses. C'est l'affirmation que rien n'est jamais figé.

Et au fond, pour moi, d'ailleurs, c'est la différence entre de manière simple, entre la droite et la gauche. La droite, elle gère l'existant. La gauche, elle considère que on doit et on peut on peut et on doit changer cet ordre existant.

Et ce qui fonde cet engagement, le mien et cette ce rapport à la gauche, c'est la conviction et j'arrive à la notion de liberté que les inégalités, c'est pas un phénomène naturel, c'est un phénomène social. C'est la société qui crée les inégalités. C'est au fond le hasard de la naissance qui fait qu'on discrimine et qu'on trie entre les gens ou selon les gens en fonction. bah précisément du hasard de la naissance, c'est-à-dire le genre ou l'origine géographique, sociale, professionnelle, familiale et cetera, ethnique parfois.

Et donc je pense que la mission première de la gauche, c'est précisément de refuser cette fatalité, de refuser cette fatalité et de corriger ces inégalités. Ça signifie quoi concrètement maintenant ? Ça signifie que il faut effectivement travailler à donner la possibilité à chacun d'agir sur sa vie, de pouvoir changer sa vie.

Et c'est en changeant sa vie qu'on peut changer la vie. Il faut donner à chacun la possibilité de de ne de pouvoir agir, de ne plus être objet de sa propre vie mais sujet de sa propre vie au fond. De ne plus subir mais d'agir, de redonner du pouvoir de vivre.

Alors oui, cette notion de liberté en ce sens, elle me paraît essentielle. Jean les Marie, une réaction là-dessus. Vous êtes tout à fait en phase avec la la conception du Parti socialiste aujourd'hui.

C'est une conception qui a été développée hier lors de la présentation de ce projet. Mais derrière ce mot encore une fois qui recouvre des centaines de propositions dans le projet initial, est-ce qu'on n'est pas très loin du quotidien Mathieu Pigas ? Mais pas du tout.

On touche au contraire au quotidien. J'ai j'ai essayé d'expliquer rapidement la différence entre la droite et la gauche. Je vais je vais prendre maintenant une autre une autre comparaison et une autre image.

Euh on voit bien, on est un moment de bascule, je l'ai dit tout à l'heure, avec une extrême droite qui qui est au porte du pouvoir et au fond, il y a il y a une autre grille de lecture que celle ancienne maintenant droite gauche qui est ouverture fermeture. Et je dis il y a deux conceptions de la société qui s'affrontent aujourd'hui dans le monde et en France particulièrement. une conception fermée qui est celle de la droite radicale, du repli sur soi, du de la fermeture des frontières, des esprits et une conception beaucoup plus ouverte d'acceptation de l'autre de la différence.

Et en fait, ce qu'il faut comprendre c'est que ces deux conceptions du monde, elles touchent à notre vie quotidienne pour revenir sur votre point, de la naissance à la mort. Et ça, c'est le rapport à la liberté. La naissance, c'est le rapport à l'avortement.

La mort c'est le rapport à la fin de vie. Et entre les deux, c'est toute l'exercice des libertés. et notamment l'accès à des besoins pour moi essentiels de service public.

J'en ai cité tout à l'heure, la santé, le logement, la sécurité, l'éducation. Et il faut que vous compreniez ici et ailleurs que sans partage des richesses, euh sans à nouveau, c'est une obsession chez moi, j'en suis désolé, lutter contre les inégalités, il ne peut pas y avoir d'exercice des libertés. On n'est pas libre quand on peut pas se loger.

On n'est pas libre quand on n pas d'éducation. Vous comprenez ça ? On n'est pas libre quand on peut pas se soigner.

Et donc, il y a un rapport évident. très important entre la liberté et la vie quotidienne. Et alors donc vous quand vous entendez ce programme du PS, vous vous dites quoi ?

Vous dites qu'il faut que je je me calme un peu, c'est ça ? Non, pas du tout. Non non, j'apprécie au contraire votre dynamisme.

Mathieu Pigas, j'aimerais juste savoir vous nous aviez dit il y a quelques minutes que vous envisagiez de vous présenter à la présidence de la République. Non, j'ai j'ai pas dit ça. Moi, je l'ai entendu dans je l'ai entendu je je l'ai entendu dans votre voix.

Ah, vous l'avez entendu ? Non, je vais le dire différemment. Euh, je Pourquoi le dire différemment ?

Pourquoi ne pas ? Parce que je dis les choses telles qu'elles sont surtout Guillaume Erner. C'est Je vais vous dire les choses telles que moi je les vis, je les pense et je les ressens.

Ce que je pense, et je l'ai déjà dit, donc je me répète, on est un moment de bascule. J'ai engagé les forces qui sont les miennes et moi-même dans un combat, on va peut-être y revenir, qui est cette bataille culturelle. On peut on peut y revenir en va y revenir, mais je veux juste dire je je et peut-être c'est ce à quoi vous faites allusion.

Je je n'exclus rien en effet. Et ce que je veux dire par là, ce que je veux dire par là, c'est que je me mets à la disposition de la gauche euh au sens la plus large possible pour essayer d'être utile et on verra quelle forme ça prend le moment. Traduisez-nous cette phrase de Mathieu Pigas.

Ça veut dire quoi cette phrase ? Cette phrase, je n'exclus rien. J'ai l'impression de l'entendre absolument tous les jours à gauche mais aussi à droite.

Moi je suis pas sûr mon discours tous les jours par cette phrase je suis à la disposition du pays. Combien de fois l'entend-on en ce moment ? Alors c'est pas ce que j'ai dit là aussi he j'ai dit je suis à la disposition de la gauche et donc derrière du pays en effetce non mais écoutez moi je suis pour l'instant et pardon de cette expression triviale mais dans mon couloir de nage vous l'avez dit je suis un propriétaire d'un groupe de médias engagé dans une bataille qui est cette bataille culturelle moi d'ailleurs, j'ai pas découvert cette bataille culturelle il y a une semaine ou il y a 6 mois je me rappelle avoir donné une interview en 2015 il y a 11 ans au journal JQ d'ailleurs c'était Léa Salamé qui avait pris c'est qui avait qui m'avait donné cette interview et j'avais mis comme le titre de l'interview était Vincent Boloret est un prédateur.

J'ai aucune obsession avec Bolorayet, j'en ai marre, elle me fatigue cette comparaison mais j'ai dis juste voilà mon couloir de nage aujourd'hui c'est la bataille culturelle. Cette bataille culturelle elle est essentielle pour gagner la bataille électorale. C'est ma conviction profonde et donc il faut aller la mener.

C'est la bataille des thèmes, des expressions, des idées, des valeurs. On est en train d'ailleurs d'une certaine façon de la gagner. Quand je vois euh Radio Nova, les ne peuvent pas voir le visage des gouverna.

Non, parce que je suis étonné, Radio Nova a d'excellents résultats et les audiences radio témoignent d'une montée significative de de votre radio mais à l'échelle du pays dans les sondages. Oui, mais mais vous voyez c'est c'est un peu comme tout à l'heure. C'est pour ça que je trouve cette discussion très intéressante sur l'économie, la finance et cetera.

Je disais il y a pas de fatalité en matière euh disons politique et par exemple dans cette bataille culturelle, il y a pas de fatalité non plus. Moi je suis dire que Radio Nova est petit, c'est vrai. On a 30 émetteurs en France.

Non non mais je je je vous fais pas ce procès, mais je dis on a 30 émetteurs en France. France interre en a 600, RTL Europé en non on 300. Mais ce que je trouve très intéressant et révélateur, c'est ce sur quoi je veux insister, c'est quand même on est une petite radio et on a aujourd'hui 1600000 auditeurs chaque jour.

On fait plus 400 % d'audience en 2 ans, cherche pas à faire la publicité de Radio Nova. Ce qui m'intéresse au fond, c'est ce que ça dit. C'est que que dit ce succès d'audience ?

Pour moi, il dit la chose suivante, c'est d'abord et avant tout un symbole, celui du positionnement de Nova qui a toujours été à contre-courant, à la marge. C'est une radio qui ne ressemble à aucune autre, mais c'est aussi autre chose. C'est autre chose et cette autre chose, c'est la liberté de ton, l'impertinence, l'insolence, l'ouverture, la diversité.

Et on voit bien que ce ton là fonctionne et qu'il y a un envie, une envie pardon, un besoin, un désir. Je pourrais dire la même chose d'un autre média qu'on a lancé avec l'humanité Blast et Street Press s'appelle Combat qui est un hors série sur pour combattre l'extrême droite. On l'a tiré à 10000 exemplaires au début de manière modeste.

On en est à 80000 exemplaires, on en vendra peut-être 100000 exemplaires. Ça montre que ouais, il y a pas de fatalité et que quand on se bat, quand on combat, on peut gagner. Bon et justement vous parlez de la diversité de la liberté de ton.

Je vais vous faire entendre une chronique d'Hakim Omiri. Vous vous la connaissez bien. Moi, je vous avoue que cette chronique me pose problème.

On écoute un extrait de cet humoriste qui anime l'émission La Post sur Radio Nova. Comment ? Qu'est-ce que j'apprends ?

Que vous voulez vous voulez pas qu'il a d'enquête parlementaires sur les pédocriminels complices de l'État ? Bah après c'est un métier. Donc donc pour Yael qui je le rappelle au passage a annoncé son soutien inconditionnel à Israël pour elle la faitstein agent du Mossade c'est pas important.

Non mais je le rappelle comme ça au cas où parce que voilà après ça peut-être aucun lien, j'en sais rien, je suis humoriste. Perché voilà perché la droite c'est les premiers à dire si tu as rien à te reprocher, je vois pas de quoi tu as peur. Faut coopérer, accepter les caméras, les contrôles, les fouilles.

Et là non. Bah alors Yelle, si tu as rien à te reprocher, de quoi tu as peur ? C'était pour enquêter sur les liens entre Lfi et les islamistes.

Ça ça l'a pas dérangé hein. Enquête qui a juste ridiculisé la droite et gaspiller notre oseille. Mais là non, on pas yelle elle a plus peur des musulmans que des pédocriminels.

Apparemment, je vous avoue que je je comprends pas du tout le début de cette chronique où je le comprends trop bien et c'est-à-dire lorsqu'il y a une association entre il a Bron Pivet, le Mossade et Epstein. Quel est le sens de cette association ? C'est c'est toute la difficulté avec l'humour, c'est qu'on peut trouver une blague drôle, pas drôle, on peut rire ou ne pas rire.

Et c'est pas moi qu'il faut interroger sur le sens de cette chronique, c'est Akimomiri. Mais je voudrais dire la chose suivante parce que j'entends ce qui est derrière votre propos bien évidemment. Voilà.

Exactement. Je je l'entends et je voudrais dire la chose suivante. D'abord, le principe qui prévaut chez nous et je tiens à dire dans le respect de la loi, c'est la liberté d'expression.

Elle est totale en interne et en externe dans le respect de la loi. Ce qui compte, ce sont les faits objectifs. Nous n'avons eu aucun signalement et je tiens à le dire en tant que propriétaire de ce groupe combat, aucune action judiciaire, aucune plainte, aucun aucune aucun commentaire de l'ARCOM.

Mais surtout vous vous me permettez de d'apporter une précision, enfin une précision ça ne l'est pas de de faire une clarification très importante. Rien moi en tout cas ne m'est plus étranger que l'antisémitisme. Je suis je voudrais juste quand même permettez-moi sur ce sujet sensible et important d'apporter cette précision.

Je suis un républicain laïque et universaliste. J'ai toujours condamné l'antisémitisme et toute forme d'oppression, de discrimination. J'ai toujours condamné sans ambiguen suis j'en suis j'en suis absolument, j'en suis absolument convaincu, mais je suis obligé d'apporter les correctifs suivants.

Libé a fait une enquête sur votre radio sur Radio Novin et je lis par exemple qu'akim Omiri dans son émission dit qu'il n'est pas Charlie. Alors, qu'est-ce que ça veut dire de dire voilà chez nous la liberté d'expression règne dans une émission où l'animateur principal dit qu'il n'est pas Charlie ? Pour moi, pas Charlie ça veut dire pas liberté d'expression.

Non, la liberté d'expression, je le redis, elle est totale. La meilleure preuve d'ailleurs, c'est que on en discute là. Elle est totale en interne.

C'est d'ailleurs c'est ce que dit et au fond, c'est ce que montre cet article de libération. et elle est totale en externe à nouveau euh dans le respect de la loi. On peut y passer des heures, on peut trouver à nouveau une chronique de l'humour drôle ou pas drôle.

C'est pas c'est pas que l'humour est drôle, pas drôle, ça je m'en fiche, je suis pas je fais pas de casting d'humoriste, mais si vous voulez euh dans euh on voit très bien que cette humoriste joue avec la ligne jaune et apparemment euh la rédaction de Radio Nova s'est émronique et euh explique qu'il a des propos antisémites, homophobes. C'est dans l'article de Libé, donc je suis pas le seul à à trouver ça Mathieu Pigas. Mais ce qui est étonnant, si vous voulez, c'est que il sait lui-même qu'il est humoriste et qu'il a une sorte de protection par ça.

Il dit, "Je suis perché". Il le dit dans cette chronique. Écoutez, j'ai j'ai été, je pense, d'une d'une clarté totale sur l'antisémitisme à titre personnel mais mais vous en êtes convaincu et sur notre antenne.

Je ne suis pas convaincu pour Akimomiri. Bien et bien euh d'abord c'est à lui qu'il faut poser la question. Je le connais bien.

Je le connais bien Himomerie. Je peux vous garantir qu'il n'est pas cette association entre Epstein et le Mossade. Epstein n'a jamais fait partie du Mossade.

En revanche, il est juif. Mais oui, mais il faut aussi il faut aussi accepter parfois l'humour à nouveau qu'on trouve ça drôle ou pas drôle. Moi, je peux ne pas trouver ça drôle mais j'accepte la liberté d'expression.

Écoutez, n'y passons pas des heures. Je veux pas y passer des heures, même si c'est un sujet qui chez moi aussi très sensible. Auelà au-delà de ça, je je vous connais un peu Mathieu Pigas, je sais qu'on a une référence commune et cette référence commune sont les clashes.

Joe Strommer pour les plus jeunes qui nous écoutent était le chanteur des clashes et dans une nébuleuse punk qui était souvent assez bordélique, assez niiste, qui disait des conneries pour provoquer et cetera, qui portait des croix gamées comme Sid Vicious, Strummer était quelqu'un qui avait une ligne politique extrêmement cohérente et je suis sûr que vous avez une ligne politique très cohérente. Est-ce que c'est raisonnable d'avoir ce genre de type ma ligne politique sur ce sujet et je vais vous en donner une illustration, c'est la liberté d'expression dans dans le respect de la loi. Je vous donner je vous donner proposer d'embaucher Gaspar Prou.

Vous voulez Gaspar Prou ? Bah je suis pas sûr. Non je dire je suis pas sûr qu'il accepte de venir chez nous et je suis pas sûr.

Je peux vous trouver un Gaspar trous d'extrêmement que vous l'chiez il faut que vous acceptiez qu'un méda qu'un média pardon a une ligne éditoriale. C'est votre ligne. Vous voulez pas embaucher un humoriste spharade qui fasse des blagues parce que ça tape toujours sur les mêmes.

J'ai aussi un son absolument odieux sur Sopia Haram. Je veux dire, c'est une radio qui vous avez le droit d'avoir une ligne éditoriale, je vous en remercie. Ouais.

Non non non mais je veux dire c'est évident, on a tous des lignes éditoriales et donc vous vous en avez une mais elle tape toujours sur les mêmes. Non et puis Sopia Ram ne nous fait pas de cadeau non plus. Il faut que vous le reconnaissiez.

Je vu lu un certain nombre de déclarations que je trouve ni drôle ni drôle. Non, c'est pas la peine. Ni drôle ni agréable.

La bataille culturelle, c'est pas celle-là celle qu'on mène. Il faut pas se tromper de combat. Vous l'avez dit, je je peux pas être accusé, suspecté d'un quelconque antisémitisme à aucun moment.

D'accord ? À aucun moment. Bon, j'ai une tolérance zéro.

Moi, ce qui m'intéresse, ce sont les faits. Et à ce stade, à ce stade, il y a eu aucun signalement, je le redis, et je ne laisserai jamais passer de propos antisémites. Mais la bataille culturelle, c'est celle que nous menons contre la droite radicale et contre l'extrême droite.

C'est quand même ça, si vous voulez, les antisémites, ils sont à l'extrême droite. Faut quand même pas se tromper très largement. Non non oui enfin c'est quand même un parti n mais vous vous en pensez quoi au fond de de cette quition israélo-palestinienne qui enflamme les choses quand vous entendez je moi j'ai été j'ai été d'une clarté totale Guillaume Erner là encore je me souviens être venu au micro de France interre au lendemain du 7 octobre parce que figurez-vous que c'était il se trouve c'est le hasard mais que quelques jours après le 7 octobre sortait mon livre La lumière du chaos.

J'ai été d'une clarté totale sur euh les attentats lâche odieux terroristes du 7 octobre. J'ai dit et je me souviens parce que je passais après Mathilde Panneau au micro, elle qui refusait de qualifier le Hamas d'organisation terroriste, j'ai qualifié le Hamas d'organisation terroriste et je le fais encore aujourd'hui. Mais je dis juste, voyez, c'est la complexité de ces situations.

Il faut que vous l'acceptiez aussi qu'on peut dire que le 7 octobre est un attentat terroriste odieux, que le Hamas est une organisation terroriste tout en dénonçant le génocide qui s'est produit à Gaza et en dénonçant la le la politique de ce gouvernement d'extrême droite qui est le gouvernement d'Etaniaou. Voyez, on peut être proalestinien euh sans être antisémite. Euh suis évidemment convaincu.

Et donc un peu de nuance, ça fait du bien. Dernière dernière chose, l'IB aujourd'hui un papier de Paul Kignot. Justement, Mathieu Pigas se trompe de combat.

Libé a fait une enquête sur votre compagne qui a un rôle dans le groupe combat et qui semble-t-il et voit ce rôle controversé. Et l'IB dit que vous avez tenté de euh faire de faire amender l'article, d'éviter que celui-ci soit publié. Vous avez publié des SMS, vous avez envoyé pardon des SMS à la direction de l'IB et cetera.

Enfin, je renvoie les auditeurs à ce papier. Moi, j'ai j'ai d'abord je je c'est une polémique là aussi qui me fatigue. Je je vais être d'une clarté totale.

Euh je n'ai jamais envoyé de SMS avant l'apparution de l'article. à aucun moment. J'ai eu aucun échange, je vais vous le répéter lentement, aucun échange avec la direction de libération ou le journaliste d'ailleurs avant la parution de l'article.

Après la parlution de l'article, j'ai envoyé des SMS au directeur de la rédaction pour dire "C'est quand même étrange qu'un journal comme Libération fasse du mauvais voici." Première chose. D'accord ?

Donc il y a eu aucune pression. Tous les SMS que j'ai envoyé, enfin il y en a deux ont été envoyés après par Russion. Le deuxième point, ce journaliste ne m'a jamais contacté personnellement.

Il a écrit, comme il devait le faire d'ailleurs au directeur général euh du groupe Emmanuel Hog, avec un certain nombre de questions. Il a mis en copie la personne en charge de la communication du groupe mais à aucun moment il s'est adressé à moi ou m'a adressé des questions directement. Attendez, c'est important quand même Paul Kignot le nie.

Non mais attendez, c'est moi qui le ni. Donc je je vous le redis. Et d'ailleurs, je leur ai dit, c'est ce donc je vous le redis.

Vous m'entendez ? Il faut il faut me regarder. Oui, mais peut-être c'est important ce que je vous dis. just journaliste m'a contacté directement àun moment il il a adressé des questions à la direction générale mais pas à l'actionnaire que je suis.

Vous voyez probablement la différence entre actionnaire et direction générale. Le troisème point que je voudrais faire, c'est que je trouve bon d'abord il est normal que dans toute entreprise ou direction il y ait des des débats des échanges. Je suis convaincu qu'il y en a ici.

Il y a eu des débats à France Interre, il y en a eu à quotidien il y en a eu d'ailleurs chez Mediawan à C'est à vous des éclats de voix et cetera. Il y en a il y en a d'ailleurs, il y en a d'ailleurs sur il y a pas d'affaires déjà, il y en a eu à Libération. Libération est un journal en crise, c'est tout à fait normal.

Moi je dis bah quand il y a ce type de de discussion, il faut écouter avec bienveillance. D'ailleurs, c'est ce qu'on fait avec respect, sérénité et cetera. Maintenant sur le fond de l'article lui-même, je suis très étonné et d'ailleurs, je trouve intolérable qu'un journal comme Libération démarre un article sur en l'occurrence Voici La Médas en expliquant que avant on ne savait pas d'où elle venait et elle a pas de CV dans les médias.

Si vous voulez, pour moi, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut pour avoir une légitimité avoir fait HSC pour avoir des responsabilités. Ça relève ça relève Guillaume Herner que vous le souhaitiez ou pas.

Ça relève du mépris de classe, ça relève du sexisme pour ne pas dire autre chose. Je trouve ça absolument intolérable et d'autant plus étonnant et d'autant plus étonnant et d'autant plus étonnant Non mais reprochez-moi ce que je dis moi. D'accord.

Euh et je trouve ça d'autant plus étonnant que la performance euh des euh marques du groupe combat n'a jamais été euh aussi bonne. Maintenant, je je termine euh sur ce sujet qui est vraiment euh, j'allais dire picrocolin pour dire la chose suivante. Pour dire la chose suivante.

Oui, je trouve dommageable que à un moment où le monde brûle, à un moment où le danger c'est l'extrême droite, et bien deux journaux de gauche qui devraient s'allier, s'unir, on arrive là. Je trouve ça dommageable et je trouve qu'il faut clore cette polémique. Voilà, on referme la parenthèse.

J'aimerais justement que vous nous expliquiez maintenant ce que vous voulez faire Mathieu Pigas changer la vie. Ça vous les a laissé sans voix. Non, je souhaitais que vous développiez d'abord mon camarade Jean lesmarie avait dit que on était à choisir la vie et non plus à changer la vie.

Donc si vous voulez changer la vie, je vous laisse conclure sur cette expression. Bah oui, moi je pense qu'il faut changer la vie. Je pense que il faut euh, je l'ai dit tout à l'heure, redonner à chacun la possibilité d'agir sur sa vie, reprendre le contrôle de nos vies, c'est fondamental et puis euh partager les richesses euh pas que les richesses d'ailleurs, euh partager un destin, partager un destin, une envie commune.

Euh arrêter avec les peurs. On gouverne pas un pays en en lui faisant peur. On gouverne pas un pays en jouant avec les peurs.

On gouverne un pays en lui donnant de l'envie, de l'espoir, de l'ambition, du souffle. C'est c'est ma conviction profonde. Et la France, elle est grande précisément quand elle se rassemble, quand elle s'unit.

On l'a vu par exemple avec les Jeux Olympiques et la force de la France à mon sens, c'est c'est évidemment sa jeunesse, ses talents et sa diversité. Euh euh et il faut il faut il faut jouer avec et d'ailleurs je ça rebondit sur le le papier de libération mais euh la diversité si vous voulez en matière musicale c'est à la fois d'avoir je sais pas etorels et Gims et Anakamura au football à la fois d'avoir Griezmann et et Girou et d'avoir Ousman Dembélé et Kyan Mbappé c'est ça la France. Merci beaucoup Mathieu Pigas d'avoir été avec nous ce matin. !