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interviewPS - Parti socialiste· 9 janvier 2025 9 min

Il ne s'agit pas d'une concertation avec le gouvernement mais d'une négociation.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Parti socialiste bonjour olier fort bonjour à vous à tous les deux et meilleur vœux merci une année qui va rimer avec budget pour commencer vous avez passé la soirée à Bery hier pour rencontrer à nouveau les ministres en charge de l'économie et du budget pour la première fois avec les écologistes et les communistes vous en est tout est-ce que vous avez un accord avec le gouvernement sur ce fameux budget alors comprenons-nous bien nous sommes non pas dans une concatation nous sommes dans une négociation ce qui change beaucoup les choses c'est-à-dire que nous ne sommes pas il a des points de désaccord nous sommes dans l'opposition ils sont au gouvernement et donc il y a évidemment des sujets sur lesquels nous sommes en conflit et nous avons commencé par la prise de contact lundi et puis maintenant nous rentrons dans les détails au fur et à mesure et nous avançons sur tous les sujets qui sont notamment ceux du budget et qui doivent permettre d'aboutir éventuellement à un accord pas éventuellement un accord on est proche d'un succès on est pour l'instant dans une pH où c'est difficile de dire ce qu'il en sera au final mais en tout cas il y a la volonté exprimée de part et d'autrre d'aboutir à un accord et nous cherchons les voix d'un compromis même s'il est difficile à trouver parce que nous som nous partons de point de vue opposé nous nous reverrons bien sûr quand c'est pas fixé parce qu'on les contacts sont à la fois formels comme hier soir informel le téléphone ça existe aussi et puis nous avons rencontré non seulement ber nous avons rencontré aussi la ministre de l'Éducation la ministre affair sociale voir quels sont les sujets sur on peut avancer ça avance oui ça avance ça a suscité un commentaire et pas n'importe quel commentaire Olivier fort vous l'avez certainement vu hier soir sur les réseaux sociaux Jean-Luc Mélenchon qui dit cette façon de négocier dans le dos du nouveau fond populaire contre son programme est une forfaiture d'un irrespect total pour notre alliance d'ailleurs il vous trouve ridicule de servilité est-ce que vous assumez cette forfaiture cet irrespect cette servilité non je pense que justement nous servons les Françaises et les Français mais parce que la gauche du tout rien c'est aujourd'hui la gauche du rien et moi ce que je veux c'est arracher les victoires faire en sorte que la politique conduite depuis 7 ans puisse connaître une inflexion on peut effectivement s'ébrouer chaque matin et s'agiter en expliquant que il faudrait que le président démissionne enfin le Président il n'a pas démissionné et aujourd'hui il y a un gouvernement et que veut-on est-ce qu'on veut que les 30 prochains mois soient des mois pendant lesquels s'applique à l'identique la politique conduite depuis 7 ans ou est-ceau contraire on veut que les choses changent et moi ce que ce pourquoi je me bats c'est que pour dans le domaine de l'éducation de la santé pr just exemp fiscal dans le domain la transition écologique on puisse évidemment avoir des changements parlons retraite lundi vous parliez d'un premier rendez-vous Patrick canner qui représente les socialistes au Sénat disait notre pression fait bouger les lignes est-ce qu' hierier soir vous avez obtenu des garanties sur les retraites est-ce que les lignes ont bougé du côté du gouvernement je peux pas répondre à cette question parce que vous à la oui mais enfin ce que je veux dire c'est que la discussion elle se prolonge et c'est une discussion qui est une discussion extrêmement tendue tendue parce que les enjeux sont des enjeux d'abord des enjeux idéologiques des enjeux aussi financiers et que vous l'avez compris nous n'avons pas demander simplement à balayer la réforme des retraites nous voulons en fait en changer nous voulons y substituer notre réforme juste Olivier pour bien comprendre quand vous dites je peux pas y répondre maintenant est-ce qu'hier dans la réunion les mots comme suspens gel aménagement ont été prononcés par les ministres que vous aviez face à vous nous avons nous prononcé ces mots-l nous avons cherché à indiquer un chemin et expliquer comment nous pouvons y parvenir et le gouvernement a pris note a pris le point comme ils aiment à le dire et ils doivent revenir vers nous pour nous dire exactement ce qu'il en est si vous dites ça avance ça veut dire que ça avance c'est qu'ils ont écouté et qu'il vous ont envoyé un petit signal veut dire que moi j'ai compris une chose simple c'est qu'il n'y a pas de veto ce qui est un changement déjà en soi puisque jusqu'ici il y avait toujours eu une espèce de mur qui tombait avec l'idée que on ne touchait à rien et bien là je sens que quelque chose c'est'est produit c'estàdire qu'il y a la volonté de comprendre que nous ne pourrons pas en rester là parce que les Français se sont prononcés à travers les sondage de manière massive parce que il y dit qu'il n'y a pas de veto juste pour être sûr de bien comprendre ce que vous n dit dites il n'y a pas de veto sur la question de l'âge de départ à la retraite ou sur des aménagements en marge sur l'ensemble sur l'ensemble il compris sur l'âge y compris sur l'âge céit consid il y a une discussion qui devra démarrer au lendemain de la suspension en tout cas c'est ce que nous plaidons la suspension permet de dire bon on comprend que la réforme actuelle est une réforme qui ne contente pas les Françaises et les Français donc on suspend pendant plusieurs mois on cherche une solution qui permet de faire non pas une abrogation sèche mais de changer de système parce que la réalité chacun la connaît c'est que à la fin de l'année il faudra le financer alors là il y a le fond de réserve des retraites qui peut permettre de faire la liaison et puis après il faudra trouver à l'échéance de la fin de la décennie 15 milliards par an et ça n'est pas rien et donc il faut passer d'un système à l'autre il y a vous le disiez une négociation sur beaucoup de sujets quand on regarde la liste de vos demandes elle est d'ailleurs très conséquente je CER quelques exemples renoncer au 4000 suppression de postees pour les enseignants renoncer au jours de carence qui doivent être augmenté dans la fonction publique maintenir la me précisément pour financer les retraites revoir les les allègement de charge ce matin sur les réseaux sociaux vous parliez même du projet de loi fin de vie une négociation ça veut dire que vous aussi vous êtes prêt à faire des compromis à renoncer à certaines de ces demandes on est d'accord mais ça veut dire tout simplement que y compris vous l'avez bien saisi nous n'avons pas l'ambition de faire appliquer tout le programme rien que le programme du Front populaire c'est impossible nous n'avons pas de MAJ absolue pas plus que le gouvernement et donc ça suppose que les uns et les autres comprennent que dans une situation que les Français ont voulu nous aurions nous préféré avoir une majorité absolue ils auraient préféré eux aussi avoir une majorité absolue simplement à un moment quand les Français nous donnent des conditions de travail et bien il faut les accepter et considérer que c'est la seule voie possible celle qui est connue dans toute l'Europe en réalité c'est que quand il n'y a pas de majorité il y a recherche de compromis un très important tout ce qu'on se dit là c'est dans la perspective la semaine prochaine de la déclaration de politique générale du Premier ministre puis la discussion sur le budget ça fera deux occasions potentiellement de censurer le gouvernement prenons les choses par étape est-ce que dès la semaine prochaine vous vous envisagez de voter la censure du gouvernement à l'issue de la déclaration de politique générale je précise que les insoumis ont d'ors et déjà dit que eux ils déposeraient et voteraient la censure c'est bien sûr que nous pouvons l'envisager simplement tout ce que nous faisons en ce moment c'est de voir si il y a de bonnes raisons de ne pas censurer imaginez par exemple que sur la réforme des retraites il y ait une suspension puis une conférence de financement qui permett de changer la réforme qui a été votée avec Olivier du qu' pas de censure ben écoutez censurer ça veut dire que nous renoncerions nous-mêmes à cette évolution qui est une évolution fondamentale pour les Françaises et les Français donc on ne va pas nous-même si est la branche sur laquelle nous sommes assis parce que la censure c'était un fusil un coup vous l'avez fait une fois et vous voulez pas recréer du chaos ajouter du chaos au KO bah c'est sûr que nous ne pouvons pas créer nous-même une instabilité chronique mais je le dis cette instabilité c'est le gouvernement qui l'a créé aujourd'hui si il n'entend pas ce que nous disons s'il considère que il a appliqué lui-même tout son programme rien que son programme alors c'est lui qui met le pays en difficulté et donc il y a là obligation pour le gouvernement comme pour les oppositions un moment de faire un bout de chemin parce que si nous ne le faisons pas et bien nous créons une situation où effectivement la France a besoin d'un budget nous avons voté une loi spéciale au mois de décembre mais cette loi spéciale elle ne permet pas de conduire de politiques publiqu elle ne permet pas de piloter l'État et donc il faut bien qu'à un moment il y ait un budget et c'est ce que nous cherchons mais nous cherchons à le faire dans les meilleures conditions pour les Français et je le dis nous ne cherchons rien d'autre que satisfaire les Françaises et les Français nous n'avons rien à gagner nous ne serons pas au gouvernement nous sommes dans l'opposition mais nous voulons qu'un moment et tout dernier mot vous êtes prêt à assumer si vous obtenez un accord vous êtes prêt à assumer une rupture avec les insoumis au prix de cet accord sur les retraites par exemple j'assumerez ça moi j'assume de vouloir servir les Françaises et les françaisis mais ce n'est pas moi qui rond c'est Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui par son intransigence par sa son obsession présidentielle et je le dis au passage moi je veux bien qu'il y a une élection présidentielle demain matin dans 35 jours si le président démissionne 35 jours et bien est-ce que Jean-Luc Mélenchon est persuadé que c'est lui qui l'emportera est-ce que c'est pas Marine Le Pen qui peut l'emporter bien bon chacun fera effectivement enfin moi je veux bien spéculer mais ce que je veux c'est que à la fin de cette histoire on n'est pas déstabilisé le pays et qu'on n pas après Trump en plus ici une jordian Meloni ou en tout cas une Marine Le Pen merci beaucoup olier fort vous nous annoncez donc ce matin que ça avance je reprends vos les