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interviewLe Média· 27 avril 2026 28 min

LE PS FAIT-IL VRAIMENT UN VIRAGE À GAUCHE POUR 2027 ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de creuser les déficit, c'est pas être fou. Au contraire, au contraire, c'est plutôt de de bien connaître comment fonctionne la finance. Je me souviens, il y a Yannick Jado, il avait un programme très clair dans sa tête puis il s'est senti obligé de dire que l'économie de marché était important.

Il a fait une toute une interview là-dessus parce qu'il voulait montrer qu'il était crédible. Ce qui est dramatique aujourd'hui, c'est qu'on a des gouvernements qui ont peur de leur ombre. C'estàd qu'il y a les carburants qui flambent.

Ils disent que c'est un choc pétrolier Roland l'escur. Puis de jours après, il revient parce qu'il a peur de son nombre parce qu'il dit "Si je dis ça, je vais devoir mettre de l'argent." Donc à quoi ça sert d'être la 7e puissance mondiale ?

Si on a peur de mettre de l'argent, là on parle même pas de grand plan. aider des consommateurs pour les soulager un petit peu. Je dire il y a plus de politique quoi.

Bonjour à toutes et à tous. Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de l'instant Porsché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que.

Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et de leur agenda politique. Et on avance, on candidate à la TNT francilienne.

La télévision gratuite est trop importante pour être laissé au seul grand groupe et milliardaires. Toutes nos équipes, nos techniciens et techniciennes et journalistes sont prêtes. Le dossier a été déposé.

Des millions de citoyens et de citoyennes attendent désormais le feu vert de l'Arcom. Dans ce combat, on a besoin de vous. Notre seule force, ça a toujours été vous.

Rendez-vous sur soutenez.lemleediatv.fr.

Bonjour Thomas. Salut Nadia. Ça va ?

Ça va et toi ? Et ben écoute, ça va. Au programme, cette semaine, on a un nouveau candidat qui se déclare quasiment chaque jour pour l'élection présidentielle 202.

Ça va être long jusque-là. Qu'est-ce que ça dit du débat politique ? Quid des projets économiques dans tout ça, c'est parti.

Les annonces de candidature à l'élection présidentielle pleuvent chaque jour à gauche pour une primaire ou pas. On a alors attention la liste est longue Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentine Hautin, Jérôme Gedge, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Gluxman, François Hollande, Fabien Rousel, Delphine Bateau, Nathalie. Je reprends mon souffle chez les libéraux.

À droite, on a Gabriel Atal, Édouard Philippe, Dominique de Villepin, Michel Barnier, Xavier Bertrand, Davine Linard. Bref, ça ne s'arrête plus. Et la semaine dernière, le Parti socialiste a un peu lancé un pavé dans la mar via Chloé Ridel, députée européenne et porte-parole du Parti socialiste, en présentant le projet des socialistes pour 2027.

On y trouve un certain nombre de propositions comme le SMIC à 1690 € net, le partage de la richesse en entreprise, 1 € de dividende égal 1 € versé au salariés, une loi de programmation 2027-2032 sur la réindustrialisation et la souveraineté, la construction de nouveaux logements, les mesures sur l'accès à la santé et cetera et cetera. Qu'est-ce que tu en penses toi Thomas ? Est-ce que il y a quelque chose de nouveau sous le soleil socialiste ?

Alors, c'est c'est un programme de gauche traditionnel. Après, le le vocabulaire utilisé était un peu différent. Elle a parlé de France fracturée, de monde qui basculent, d'ambition radicales, de fin de capitalisme néolibéral, de promesses non tenues de libre échange, de mondialisation, cartélisation, d'ambition de liberté.

Enfin des choses, un vocabulaire que le Parti socialiste n'utilisait pas tant que ça hein, puisque le Parti socialiste a été pas, il se radicalise dans le vocabulaire. euh le Parti socialiste avait quand même voté des traités de libre échange, était même favorable à l'époque au traités de libre échange entre la France et les États-Unis, hein, le le quand le parti était euh au gouvernement. Euh donc on voit qu'il y a quand même un un changement dans le vocabulaire après euh ou dans les termes.

Après, il faut voir si ça se suit euh d'actes concrets parce que une fois qu'on a dit ça, la réindustrialisation, on veut lutter contre les inégalités, les inégalités territoriales, on veut remettre sur pied le service public, se pose la vraie question de fond, c'est-à-dire quel moyen on y met, de combien on accepte au début de creuser le déficit et tout ça nécessite très clairement de discuter avec nos partenaires européens ou de les affronter. ça dépend comment. Voilà et d'avoir le courage d'avoir un plan de relance.

Et là, on va passer vraiment au chiffrage et à la réalité de la substance du programme qui sera qui dépassera cette fois-ci les promesses et les mots. Donc un peu des belles paroles pour l'instant en tout cas sans chiffrage. Exactement.

Est-ce que d'après toi ce projet il est incompatible avec une union des gauches ou pas ? puisque comme il se radicalise, c'est peut-être aussi une sorte de maintendue à une gauche plus à gauche que le socialisme. En fait, quand on regarde l'ensemble des des gauches, ils ont été constamment ensemble sous le quinquena de Macron contre des grosses réformes économiques.

Par exemple, la réforme des retraites, ils étaient tous unis. La tax Zucman, ils étaient plutôt tous pour la loi travail XXL, ils étaient tous plutôt opposés, hein. Bien que le Parti socialiste avait voté la première loi travail he la loi la loi Comerie, mais là ils étaient ils étaient ils étaient plutôt opposés.

Donc grosso modo, quand on regarde sur sous Macron en terme d'opposition, ils étaient assez opposés à toutes les réformes mis en place, la réforme de l'ISF également toutes les réformes mises en place par Macron. Maintenant, sur les propositions, ça va à peu près dans le même sens mais il y a des différences. Par exemple sur la retraite, Chloé Ridel a parlé de la retraite à 62 ans quand Jean-Luc Mélenchon défend la retraite à 60 ans et que même le Parti socialiste quand ils ont signé l'accord du NFP à deux à deux reprises he d'ailleurs, ils ont signé le fait qu'il défendaient une retraite à 60 ans mais là ils sont revenus à une retraite à à à 62 ans, ce qui était le cas d'hidalgo dans la campagne présidentielle de de 2022.

Donc là, il peut y avoir des désaccords. Il peut y avoir à mon avis aussi des désaccords sur le les montants qu'il va falloir investir dans les services publics et dans la relance économique. Mais on peut dire que quand on entend ces programmes, ça va quand même dans le même sens.

Un peu comme le programme d'Amon pouvait aller à part des différences sur le revenu universel dans le même sens que celui de Jean-Luc Mélenchon. Donc il y a pas un programme économique par candidat. Il y a un niveau de radicalité, enfin niveau de il y a un niveau d'ambition, on va dire. dans les différents dans les programmes mais ils vont dans le même sens.

C'est-à-dire que les programmes veulent quand même investir dans les services publics, la transition écologique, mais les montants ne sont pas les mêmes. Et sur la retraite, il y a une vraie différence de de 2 ans qui peut être quand même très importante pour un certain nombre de de métiers difficiles. Alors, il y a quand même une sission, on sent entre deux visions de l'économie au sein de la gauche et notamment du PS puisque Chloé, elle a plutôt une tendance à rejeter la social-démocratie alors que Gluxman lui, est plutôt pour la prô.

Est-ce que ce sont des gauches irréconciliables comme disait un certain ministre, premier ministre à l'époque ou pas, est-ce qu'il y a deux grands courants qui vont s'affronter à gauche sur la les questions économiques ? Moi, j'ai j'ai été étonné que qu'elle rejette la social-démocratie parce que même Hollande n'a pas été social-démocrate, il a été libéral démocrate. Il a appliqué quand même, il faut le rappeler hein, il appliqué.

Alors, sur quoi est-ce que tu marques les différences pour que les gens puissent un peu se Je veux dire, quand on regarde le programme de François Hollande, la partie sociale démocrate, c'est la première année à peine, c'est-à-dire c'est la partie où il y avait Montbourg, où il y avait Cécile Duflot, où il y a eu par exemple des mesures sur l'encadrement des loyers qui étaient intéressantes, où il y avait monsieur Mounbourg qui défendait la réindustrialisation et qui a fait passer d'ailleurs un décret Mounbourg assez intéressant. Et vous avez la deuxième partie qui est une partie où il y a eu Vals, un tournant de la la politique de l'offre avec le CICE, avec la loi travail, avec les baisses de dotation aux collectivités locales qui ont vraiment asséché les services publics locaux que c'est le périscolaire, les les les dotations aux associations, à la culture, les cours du soir et cetera. Et ça, ça a été voté par un parti socialiste.

Ce qu'a fait là euh Hollande, une gauche de gouvernement comme on dit, ce qu'a fait Hollande, Sarkozi n'avait pas osé le faire. Il n'avait pas osé faire la loi de travail. Ce qui avait fait de Villepin avec le CPE, c'était une très très petite loi de travail.

Donc c'était c'est des partis de gauche qui ont été très loin avec le CICE, avec la loi travail et avec la baisse des dotations aux collectivités locales sur la partie économique, ils sont très clairement alignés sur ce que voulait le MEDEF parce que n'avait pas fait encore une fois la la la droite. Donc là, il y a eu un vrai changement et on peut plus qualifier ça de social euh de socialdémocrate. Là, c'était un c'était libéral démocrate.

Voilà. Donc libéral tout court quoi. Voilà.

Donc ça, il faut bien savoir et quand on regarde après les différences qu'il peut y avoir, moi quand je regarde par exemple ce que peut défendre Raphaël Guxman sur la taxation des des très riches, très bien là il est d'accord avec tout le monde est d'accord mais après sur la question des salaires, quand il dit que les salaires ne payent pas suffisamment, qu'est-ce qu'il propose ? Moi, j'ai l'impression parfois que voilà, il y a des questions qui arrivent sur le tapis de qui qui me font peur moi, c'est c'est des baisses de cotisation. C'estàdire un MICM entre le brut et et le net.

Et ça c'est une politique plutôt centre centriste, libérale quoi. C'est pas une politique de gauche. La politique de gauche par si on baisse les cotisations, on baisse l'argent du service public.

Bah si on baisse les cotisations et oui, exactement, on baisse ben ce qui va aux retraites, ce qui va à la au chômage, ce qui va à la à la maladie. Donc là effectivement, on a on affaiblit tout le modèle social. Tout le modèle social.

Et puis après tout le monde défend ça parce que comme les patrons ne veulent pas augmenter les salaires, alors il vous explique que ça coûte cher et cetera. Très bien. Oui, ça coûte cher mais ça finance quelque chose.

Ça tombe pas dans un trou noir. Donc ils veulent en fait queon on on retire ses cotisations pour que le netre réaugmente et que le brut n'est pas à changer. Mais rien n'indique que le patronat va laisser son brut haut.

Peut-être il va le rebaisser aussi. Oui. Et donc lui il va avoir un gain de compétitivité, il va être content et les salaires vont rien avoir les salariés vont rien avoir du tout.

Mais c'est une petite musique portée par des intellectuels comme Antoine Foucher, intellectuel ancien macroniste et qui séduisent une partie de la gauche euh centriste euh dont j'ai l'impression euh font partie Hollande, Gluxman et et Casneuve. Et alors du coup, il y a pas que euh Chloé Ridel qui euh sort un programme, il y a Boris Vallot aussi, député socialiste qui sort un livre. Nos vies ne sont pas des marchandises aux éditions du Seuil.

Est-ce que bon tu je suppose que tu l'as lu évidemment est-ce que tu peux nous donner un peu les grandes lignes de Boris Vallot sur les questions économiques puisque il parle de marchandises ? Bah ce qui ce qui ce qui défend en fait c'est une forme d'encadrement du marché qui pénètre toute notre vie. C'est-à-dire que quand on a créé le modèle l'État social français, nous avons décidé que une partie finalement des choses ne pouvaient pas être gérées par le marché. euh les retraites et d'ailleurs c'était faut le rappeler hein, nous les retraites c'est un véritable exploit parce que nous avons réussi à sortir les vieux de la pauvreté les la sécurité sociale quand elle s'est créée on a sorti les vieux de la pauvreté.

Nous avons le taux de pauvreté des seiors le plus faible euh au monde. On devrait s'en réjouir mais il y a des gens visiblement que ça gêne. Il trouvent qu'ils sont trop avantagés.

Alors que moi, pour moi, c'est une vraie réussite. Et sur ces 80 années où nous avons créé la sécurité sociale, nous avons réussi à sortir les vieux de la pauvreté, la sécurité sociale n'a jamais failli. Il y a pas eu de crise de la Il y a eu des crises du capitalisme, il y a pas eu de crise.

Donc ça tient donc ça c'est une des victoires que nous avons réussi à mettre en place. Donc nous avons exclu finalement les retraités de la capitalisation du système privé en nous avons exclu du marché en les protégeant via un état social et nous avons fait pareil pour le chômage. Nous avons dit voilà quand quelqu'un est au chômage nous partons du principe qu'il est exclu que c'est pas lui qui veut être qu'il est exclu du marché du travail donc nous consacrons une petite partie de la de la richesse créée au fait de lui assurer une vie digne alors qu'il est au au chômage.

Alors ça a été beaucoup attaqué par Macron. Ça a été beaucoup attaqué par des gens qui font de ben pour eux de d'une individualisation de la question du chômage en disant que c'est un choix. Alors comme s'il y avait eu entre 2008 et on pouvait traverser la rue pour trouver du travail.

Exactement. Alors je rappelle qu'entre 2008 et 2015 après la crise de des subprimees, il y a eu 1,5 million de chômeurs en plus en France. Alors est-ce qu'il y a eu 1,5 million de paresseux au même moment ?

Il y a eu plus de 3 millions de chômeurs en Espagne en plus à ce moment-là. Est-ce qu'il y a eu 3 millions de paresseux en Espagne ? c'estd que c'était le le moment des parisesseux dans tous les pays d'Europe.

Non, c'était juste que la conjoncture était mauvaise et que des gens ne retrouvaient pas d'emploi ou étaient licenciés. Euh donc le chômage est un gros facteur aussi conjoncturel. Donc tout ça ça a été créé en fait pour isoler une partie des gens et la sécurité sociale c'est aussi pareil, on se soigne, on isole tout ça finalement du marché.

Or, dans d'autres pays, c'est le marché qui gère ça. Aux États-Unis, c'est le marché qui gère euh les dépenses de santé, majoritairement les retraites. Et on se rend compte que par exemple les dépenses de santé sont beaucoup plus chères en pourcentage de PIB.

C'est l'exemple qu'a donné Boris Valot hier sur France Interre. Alors qu'en France, ben c'est beaucoup moins cher. Donc il défend les limites que l'on pourrait mettre au marché et le fait que on peut sortir un certain nombre de choses de la marchandisation.

D'accord. Mais alors dans cet ouvrage, il n'évoque pas la les questions de nationalisation ou d'augmentation de la dépense publique. Alors est-ce que c'est pas un peu contradictoire ? que c'est pas un manque.

C'est là que se pose la question, il les évoque plus ou moins mais sur la nationalisation, il fait très attention parce que la nationalisation coûte cher. H et c'est là c'est là que encore une fois dans dans le ou par exemple sur la dépense publique aussi c'estàdire que la dépense publique si vous voulez demain redonner du souffle au service public parce que qu'est-ce qui s'est passé ces 30 dernières années ? Les dépenses publiques ont augmenté mais elles ont augmenté moins vite que ce que ça aurait dû être en fonction des besoins de la démographie et de l'inflation.

Donc chaque fois les gens vont dirent "Regardez, ça augmente, ça augmente". Oui, mais ça augmente moins vite que les effets structurels euh qui qui aurait dû entraîner une demande beaucoup plus une hausse beaucoup plus élevée de la dépense publique. Donc cette modération a affaibli pas de manière brutale mais chaque année a affaibli les services publics et au bout d'un moment vous payez l'addition parce que vous dites "Bon là, il y a ça fonctionne plus.

Chaque année, vous faites des économies, un moment vous payez l'addition." Et ça a été pareil pour les postes de fonctionnaires. Les postes de fonctionnaires ont augmenté mais ils ont beaucoup plus augmenté en contractuel.

Ce qui veut dire qu'on précarise euh la fonction publique et ce qui fait qu'aujourd'hui on a des problèmes même d'attractivité. C'estàd que des gens veulent plus être fonctionnaires alors que avant la sécurité de l'emploi, la visibilité donner un un atout supplémentaire pour là ils veulent plus. Donc c'est ce qui s'est passé ces dernières années.

Si on veut remettre le service public sur pied, il va falloir maintenant mettre des milliards. Les milliards qu'on a pas mis avant. Est-ce que Boris Valot même Chloé Ridel ou d'autres sont prêts à les mettre ?

Parce que si on met des milliards, ça signifie au début un creusement des déficits. Donc quand on dit "Ah non, le déficit c'est important, il faut pas que voilà, on a plus d'argent qu'on tient." À partir moment, on dit ça et et quelque part c'est un peu ce que dit souvent le PS, on veut pas creuser plus, c'est important les déficites, c'est important la dette.

Je l'ai entendu plusieurs fois des des dirigeants du PS le dire on dit ça, bah c'est qu'on pourra pas mettre dès le début raisonnable. Voilà, on pourra pas mettre en marche la politique qu'on appelle de nos vœux parce qu'on sera tenu par la contrainte budgétaire. Et ça c'est problématique.

Ça c'est très problématique. Donc ça reste toujours des grandes idées où à partir où il y a pas de chiffrage, on peut pas avoir de moi je l'ai vu à plusieurs reprises dans des campagnes qui ont été faites auparavant par par exemple la campagne de Benoît Amont, il avait un programme très ambitieux qui lui a fait quand même gagner la primaire. Ce qui montre qu'il y avait un un peuple de gauche, un désir de changement de casser ce qu'avait fait François Holland et Vals.

Il a gagné très largement cette primaire avec un vrai programme pour le coup de gauche et avec une spécificité, le revenu universel. le revenu universel euh qui pouvait être une idée qui qui avait vraiment porté et qui devait euh assumer jusqu'au bout, c'était un transfert de richesse énorme, un transfert de richesse énorme pour que tout le monde puisse avoir ce revenu. Pourquoi pas ?

C'est une idée qu'il a défendu, mais quand il a fallu le mettre en place, je pense que dans son parti, ceux qui étaient peut-être pas lui he mais ceux qui étaient directeur du cabinet et d'autres étaient tenus par cette rigueur budgétaire, cette contrainte budgétaire qui ont fait accoucher à la fin d'un revenu universel euh qui était juste une aide supplémentaire qui ressemblait plus vraiment à un revenu universel et qui a entraîné euh on va dire des ambitions revues à la baisse sur d'autres plans, notamment la transition écologique. Et donc à la fin, c'était un truc un peu mou quoi finalement. Voilà.

Alors, je tiens à dire que c'est pas c'est pas être fou de creuser les déficit, c'est pas être fou. Au contraire, au contraire, c'est plutôt de de bien connaître comment fonctionne la finance. Hier, a par exemple Mathieu Pigas qui était sur France Culture qui était qui était un ancien banquier qui lui-même a dit qu'il y avait pas de problème majeur sur la dette et qu'on pouvait quand même mener des des politiques et que et que ce qui est dramatique aujourd'hui, c'est qu'on a des gouvernements qui ont peur de leur ombre.

C'estàd qu'il y a les carburants qui flambent à cause d'une crise sans précédent. Ben, ils disent que c'est un choc pétrolier Roland l'escur. Puis 2 jours après, il revient parce qu'il a peur de son nombre parce qu'il dit "Si je dis ça, je vais devoir mettre de l'argent." Donc à quoi ça sert d'être la 7e puissance mondiale si on a peur de mettre de l'argent pour aider des consommateurs ?

Là, on parle même pas de grand plan, aider des consommateurs pour les soulager un petit peu. Donc ça veut dire que vous êtes, je veux dire, il y a plus de politique quoi. Ça sert à rien de voter.

On sait que le le programme sera le même. On espère pas. Alors euh Marine Tondelie Marine Tondelier pardon, secrétaire national des écologistes, elle parle d'une sécurité sociale écolo.

Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ce que ça veut dire sécurité sociale écolo pour qu'on sache précisément ? Est-ce que tu penses de ce conseil scientifique présidé par Cédriville là ? Alors la sécurité sociale écolo, ça viserait finalement à protéger les Français des aléas climatiques.

Il y a des inondations, c'est l'État qui prend tout en charge, un petit peu comme la la maladie. vous avez un problème, je sais pas moi, de de de changement de terrain ou je ne sais quoi, un dégât écologique dû au réchauffement climatique. Alors, faudrait ensuite qu'il liste là où voilà à quel niveau on considère que c'est pas une anomalie météorologique et un problème lié directement au climat, même si on sait que les alléas météorologiques sont d au réchauffement climatique et ensuite ce serait pris en charge par l'État.

Si ça fonctionne comme la SQ, ça fonctionne par une hausse des cotisations. Voilà, ça serait une cotisation supplémentaire qu'on payerait hein. Voilà. ou ou un fond, je sais pas comment il all mais quelque part ce serait public.

Voilà donc ça il faut voir encore une fois comment ils vont le mettre en place et mais ce serait quelque chose c'est quelque chose d'intéressant quand on voit finalement les prévisions sur sur les les les dérèglements climatiques, on sait qu'il va y avoir des des des problèmes de plus en plus récurrents et donc c'est quelque chose d'intéressant. Après, pour pas que ce soit vidé substance, faut voir ce qu'ils sont prêts à mettre dedans et où à qui ils sont prêts à prendre l'argent euh et qui va financer ça. Et quand je vois moi que on met quelqu'un comme Cédric Vilani qui est quelqu'un de brillant, qui est un scientifique mais qui malgré tout a une histoire politique.

Je dire malgré la sympathie qu'on peut avoir pour l'homme et malgré le fait qu'on qu'on qu'il faut reconnaître que c'est un un des intellectuels, un des scientifiques les les plus importants de de notre pays, il a une histoire politique. Il a validé le programme de Macron en 2017. C'estàd qu'il a validé 60 milliards de coupes sur la dépense publique, 120000 postes de fonctionnaires supprimés, 15 milliards en moins sur l'assurance maladie, 10 milliards sur l'assurance chômage, la start-up nation, l'ubérisation de l'économie.

Tout ça il l'a validé. Il a fait campagne pour ça. Il a fait campagne.

Il a été député pour ça. Même si après comme d'autres il s'est rendu compte que ça ne marchait pas, mais il a quand même voter la loi travail, le CIC en baisse de de charge, l'ISF. Ça quand même ça peut déterminer quelque part une forme même s'il s'est trompé, soit il a pas lu les programmes c'est un grand scientifique quand même.

Donc ou soit il était d'accord avec ça ou soit il s'est trompé. Mais moi, j'ai bien peur en fait que voilà après ça, on est quand même quelqu'un qui a quand même une orientation même si les questions climatiques sont importantes ou peut-être qu'il a changé, qu'il a vu voilà et ça l'a fait complètement changer mais malgré tout on peut pas dire qu'il n'a pas de passé et ni de passif. Voilà, il a il vient pas de nulle part.

Oui. Puis c'est pas un parcours uniquement politique. Non.

Et puis moi ça m'indique toujours la même chose qu'on qu'on les qu'on les écolo, c'est que ils ont peur de leur ombre. Ils ont ils ont Non, mais ils ont peur de leur programme alors que quand il y a un programme, faut l'assumer. Moi je me souviens Yanic Jado, il avait un programme très clair dans sa tête puis il s'est senti obligé de dire que l'économie de marché était important.

Il a fait une toute une interview là-dessus parce qu'il voulait montrer qu'il était crédible. Quand tu as peur de ton nombre comme ça, c'est problématique. Et c'est-à-dire là en fait les écologues ils disent "On nous prend tellement pour des des des farfelus alors que non en réalité non, ils défendent des idées.

On va mettre un un scientifique important dans notre conseil scientifique, ça va nous crédibiliser quel que soit finalement le le passé politique qu'il a eu." Donc ça ça veut dire que ça ira pas très loin. Ouais. euh à un moment quand on est sûr de ces même pour rassurer euh une autre partie autre partie du spectre politique pour montrer que voilà on peut pas nous quand on commence comme ça on sait que ça va pas aller très loin.

Alors justement de l'autre côté du spectre politique c'est Gabriel Atal lui qui lance la campagne pour prendre ses distances avec Emmanuel Macron. L'ancien premier ministre a publié un premier ouvrage qui s'appelle Enomme libre un ouvrage assez personnel voire intime. Il y critique la façon de gouverner d'Emmanuel Macron mais pas le programme appliqué.

Euh donc il valide le programme économique. Euh qu'est-ce que ça veut dire pour toi cette à la fois cette distanciation mais en même temps on va pas trop critiquer le programme. Qu'est-ce que ça dit sur le le personnage éventuellement voire sur la le débat politique ?

Je pense que c'est quelqu'un qui a qui a très bien compris voilà le niveau du débat politique actuel qui est quand même plus basé sur la pipolisation euh le paris match, les voilà les couvertures que Macron a utilisé, que Jordan Bardella euh utilise et aussi sur les petites phrases, les petites phrases, les petites anecdotes. Voilà. Euh à gauche, on en meurt également.

C'est sa petite phrase, petit machin, c'est que c'est comme ça que ça marche plus que voilà le fond, le programme que tu déroules pour changer la vie des gens. Et Macron a fait campagne aussi sans programme jusqu'en février, c'està dire à quelques mois du 2e tour où là quand même les gens commencé à lui dire bon tout ça c'est très bien mais il faut que tu il a dit bon je fais une page dans les échos, une interview, je fais mon cadrage, on en parle plus. Voilà, les questions ont pas été posées sur le fond et cetera.

Donc il a fait son cadrage et le reste ça a été des petites phrases, des concepts. Voilà donc la politique se fait comme ça et c'est très triste. Moi je pense parce que le politique c'est quand même du fond et quand quelqu'un présente un programme, il faut le questionner, le challenger pour voir si son truc est crédible.

C'est c'est important. et Atal a compris ça. Donc là, ce qu'il raconte, c'est ses liens avec le président.

Euh pourquoi il n'a pas compris, ce qu'il n'a pas fait euh pour euh pour que le président lui fasse confiance et lui parle de la dissolution euh de ses questions personnelles. Donc il nous vend finalement euh voilà un personnage mais derrière sur l'efficacité de ce qu'il a mis en place euh ben il y a rien qui est dit. Aujourd'hui, on est dans une situation quand même particulière.

C'estàd que Macron nous avait promis que tout allait repartir avec son programme d'offre. Bon, il y a des questions internationales qu'il faut isoler. Il y a des crises qu'il faut isoler.

Moi, je suis d'accord. C'est pas c'est pas de la faute entièrement à Macron. Le Covid, c'est pas de la faute de Macron.

L'invasion de la Russie en Ukraine, c'est pas de la faute de Macron. et la guerre au Moyen-Orient, c'est pas de sa faute. Mais quand on isole ça, même quand on isole tout ça, qu'on regarde ce qui s'est passé en terme d'activité économique, il y a eu un très léger sursaut pour un quelqu'un qui a mis énormément d'argent pour soutenir les entreprises, qui les a invité à Versa et cetera.

Il y a eu un léger sursaut qui a été complètement oublié et puis voilà quoi, le déficit a été creusé. C'està dire que les effets escomptés n'ont pas été là très clairement. Voilà, il faut le dire et ça c'est ça le bilan normalement.

Ce que défend du tal, l'ubérisation de l'économie, on en revient. On en revient. On a très bien compris ce que nous disions au début que c'est c'est de l'esclavage.

La start-up nation, on en revient. Euh le service public qui doit se réformer, j'aime pas statut fonctionnaire, le modèle social, les crises lui ont rappelé mais exactement l'inverse que que ce qu'il avait dit. Ouais.

Que ce qu'il disait. Donc euh le programme était pas du tout adapté à la France. C'est un programme qui était à contre-courant de de son temps.

C'est un programme des années 90 Macron. C'est pas c'était pas un problème. Pourtant finalement Gabriel Atal ne le remet pas en question.

Non. Alors, il y a un truc que je trouve assez particulier, gênant dans son dans son récit personnel qu'il fait de son histoire familiale et cetera, c'est que on a quand même cette sensation qu'il se part d'un vernis de prolot pour être un peu pour mettre les les pieds dans le dans le dans la flaque d'eau et alors que son histoire est une l'histoire finalement d'une famille bourgeoise assez plutôt aisée, vraiment aisée et que ce côté de défendre à la fin de ne pas remettre en question le le l'ultra libéral isme du programme économique qu'il a appliqué et tout en voulant se faire passer pour un prolétaire ou une histoire épopée populaire. Qu'est-ce que ça dit de je sais pas, moi ça me questionne beaucoup.

Non non, c'est c'est alors moi je pense que les problèmes familiaux la le malheur familial qu'on peut avoir, n'a pas de classe sociale. Pas de classe sociale, ça et c'est ce qu'il raconte beaucoup avec le lien avec son père et cetera, ce que ce que d'autres ont raconté à gauche comme Clémentine Autin dans des livres, ça ça a pas de classe sociale. Mais après euh là par contre, enfin c'est quelqu'un qui vient d'une classe sociale très élevée dans le sens où ces études, il faut regarder un peu les parcours.

C'est ça qui est important, les parcours scolaires très importants. école alacienne qui est quand même l'élite. Voilà.

Puis après Science Po puis après les cabinets et puis après on t'offre enfin tu es adjoint avant où il a à mon avis pas beaucoup vécu. Enfin voilà mais la politique c'est tout le temps fait comme ça dans notre pays. Et je veux dire ça de la de la droite de l'extrême droite même à l'extrême gauche.

Le parachutage c'est un sport national en politique et moi je je trouve ça assez problématique parce que le parachutage ça veut dire quoi très concrètement ? Ça veut dire que vous avez en fait un parcours politique comme vous faites un parcours professionnel. Alors les diplômés, ils sont dans tous les partis, compris dans les partis extrême gauche les les très diplômé je crois.

Voilà donc vous faites des grandes études sciences pot et là vous avez des histoires parfois intéressantes. Vous avez des gens qui s'opposent maintenant politiquement mais même dans la même classe à Science P. Je crois que Gabriel Atal et Manombré étaient ensemble à Science Po Yan Brosac Luxman en prépa, Henri 4.

Donc les les gens sont ensemble, ils sont ensemble et donc ils se connaissent. Ils ont fait les mêmes écoles, ils ont eu les mêmes profs, ils ont eu les mêmes enseignements et puis après ils choisissent un parcours politique différent comme on choisirait, je sais pas moi, d'aller travailler chez NG plutôt que chez Total. Mais on s'oppose, on s'oppose hein.

Mais ils ont des fibres qui se ressemblent quand même dans leur éducation et dans Bah oui, forcément les quand on retire la pensée politique, les codes Oui, voilà. les goûts, les endroits sont les mêmes. Alors moi ça me donc une fois qu' une fois qu'on fait ce parcours politique, on arrive, on a choisi une écurie qui fait plus ou moins, on va dire, des bons scores et après il y a où est-ce qu'on peut se parachuter ?

Et ça c'est une vraie question qui dire qu' a traversé le Parti socialiste avec des des exemples très ridicules comme Dominique Stroscan à Sarcel. Tout le monde savait que Dominic Stroscan ne vivait pas à Sarcel. Jack Lang à Blois.

Je pense que Jack Lang, il a dû aller quelques fois à Blois mais dans sa vie même, il est incapable de savoir quelle est la rue. Il était plutôt là où il vivait à place des Va des des des circonscriptions où où des des partis vont faire des scores soviétiques et donc où il y a une base militante forte qui tracte qui fait le tour des et on va quand même parachuter quelqu'un de l'extérieur qui lui va gagner parce que il est et je trouve ça assez problémati. Moi à titre personnel, la la politique c'est un engagement et et je veux dire les classes sociales qui vivent dans ces quartiersl bah sont pas plus bêtes que d'autres et si et si elles représent ce parti là il faut les faire monter.

Alors, il y a des changements qui se font maintenant aujourd'hui, on l'a vu au municipal et c'est une bonne chose, mais pendant très longtemps, ça a été des parachutages qui sont qui sont assez scandaleux. Et Gabriel Atal dans son parti, ça a été ça a été à peu près ça. Voilà, ça a été ça a été à peu près ça.

Merci à toutes et à tous de nous avoir suivi. Merci de votre fidélité. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre indépendante, hors des mains des milliardaires et de leur agenda politique.

Et on avance, on candidate à la TNT francilienne. La télévision gratuite est trop importante pour être laissé aux seules mains des grands groupes et de leurs milliardaires. Nous sommes prêts.

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Merci encore de nous avoir suivi. À la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l'instant Porsché. Ah.