ENRICO MACIAS : LES CHOSES LES PLUS FOLLES DE SA VIE, SES INFIDÉLITÉS ET SA VISION DE LA MORT
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Aujourd'hui, notre invité c'est Enrico Maiasque. Est-ce qu'un jour vous avez eu un un bid un peu drôle sur scène ? Je rentre sur scène et je dis là-bas la foule t'appelle et je tombe, je glisse pour une première chanson.
C'est grave. Quand on est euh pied noir d'Algérie, comment on est accueilli ? J'avais sympathisé avec un élève me dit "J'aime tout le monde y compris les Arabes, mais pas j'aime pas les Juifs.
Je l'ai je l'ai tabassé." Votre frère, vous les étiez très proche de lui. De jours avant sa mort, je chantais à Biarit et il est venu me voir chanter.
Quand Ben Laden est mort, ils auraient trouvé une cassette de vous. Moi, j'ai dit c'est pas un grand honneur pour moi d'avoir un fan comme Ben Laden. Bonjour tout le monde et bienvenue sur les légendes.
Aujourd'hui notre invité c'est Enrico Maias qui nous raconter son parcours. 86 ans aujourd'hui, 63 ans de carrière. Il a croisé Charlesnavour, Edit Piaf et cetera. va nous raconter un peu tout ce qu'il a pu vivre, les énormes succès qu'il a pu connaître, l'Algérie de son enfance aussi, puis ensuite euh malheureusement certains drames qu'il a pu connaître.
Il va nous raconter un peu tout son parcours en détail. Merci d'être là. Abonnez-vous à notre chaîne YouTube sur Leggende.
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Bonjour, c'est Enrico Maias. Je vais partager avec vous des grands moment de ma vie avec Guillaume. Et ben voilà, bienvenue. [Musique] Merci, je vais vous reprendre le le clap.
Merci. Je suis content de vous recevoir. Fait plaisir.
Merci bien. Vous avez j'ai noté si les chiffres sont bons. 63 ans de carrière. 63.
Ouais, on est en 2025. J'ai commencé en 62. Vous avez 86 ans aujourd'hui ?
Et un peu plus mais je vais avoir 87 au mois de décembre. Oh bah c'est bon, on est encore bien alors. Ouais, on va refaire un peu le parcours de l'invité.
C'est le principe de l'émission. Essayer de de comprendre vraiment chaque étape, tout ce qui vous est arrivé, les succès, les échecs, on a réussi des choses. Pour comprendre un peu les choix, juste avant, j'ai noté votre nom, vous vous appelez Enrico Macias.
C'est la suite d'une erreur. C'est vrai. Oui.
C'està-dire que quand j'ai fait mon j'ai enregistré mon premier disque, je me suis fait appeler de mon vrai nom. Grenacia Gaston. Gaston Grenacia.
Ouais. Gaston Grenacia. et le directeur artistique qui était fou amoureux de mes chansons de dans le le disque qui devait être édité euh par la suite n'arrivaiit pas à se rappeler de mon nom.
Alors il me téléphone et il me dit "Est-ce que vous pouvez nous trouver un autre nom un peu plus méditerranéen à consonance un peu espagnole J'ai dit ne vous inquiétez pas, j'ai trouvé Enrico. C'était avec l'Égypti King en Algérie à Constantine dans ma ville natale. Comme j'avais pas j'étais jeune, j'avais pas le droit de chanter dans les endroits où il y avait on servait des boissons alcoolisées.
Alors, il y avait un groupe de gypsi s'appelait les frères Enrico. et j'ai réussi à m'intégrer dans ce groupe. Ils m'ont engagé et ce donc j'ai trouvé le prénom et pour le nom c'est facile.
Vous enlevez le greux et vous dites Enrico Nacia. Et je téléphone. Il me dit alors téléphone à la secrétaire.
Il m'a donné le numéro. Je téléphone à la secrétaire, je le raconte, je lui dis Enrico Nacia. Alors elle me dit je lui ai appelé enrico e n r i c o n a c i a s elle a compris m a c i a s alors c'est devenu un rico maas c'est marrant depuis depuis 60 ans.
Oui oui c'était en 62. Est-ce que quand on a une carrière comme ça 63 ans et plus est-ce que vous avez pu faire tout ce que vous aviez envie de faire dans le métier ou il y a des trucs ? Vous êtes dit tiens j'aurais aimé faire ça aussi.
Vous savez, j'ai jamais calculé dans ma carrière ce que je ce que je devais faire. C'est c'est venu tout spontanément à la grâce de Dieu. C'est moi j'avais qu'un but moi pour faire de la musique.
C'était ma raison de vivre. Pourvu que je fasse de la musique mais je pensais pas à un plan de carrière ou quoi que ce soit. Une stratégie.
Il y a pas de stratégie derrière du tout. Non, rien. Rien du tout.
Parce que vous savez, s'il y avait une stratégie, tout le monde le ferait. Il y a pas de stratégie. Euh mon ma stratégie à moi personnelle dans mon subconscient, c'était de continuer à faire de la musique et de partager avec le maximum de gens.
D'abord, c'était dans ma famille, après mes amis, puis ainsi de suite. Et c'est venu comme ça, quoi. C'est marrant.
Vous êtes né en en 38. En 1938, le 11 décembre à Constantine, du coup on parlait en Algérie, issu d'une famille arabe juive, votre papa était violéniste dans l'orchestre de Raymond Leris qui va devenir votre mentor. On va en reparler.
Elle ressemblait à quoi l'enfance en Algérie à l'époque votre enfance a été comment ? D'abord, je dois dire que j'ai une enfance très heureuse dans la mesure où j'ai été élevé par mes grands-parents et mes parents aussi bien sûr, mais ma mère, on a voulu un peu à ma grand-mère parce que elle venait de perdre un fils, le frère de mon père, il s'appelait Gaston justement. Et quand je suis né, elle elle m'a adopté automatiquement et tout le monde l'issé faire parce que ça l'a consolé de la mort de son fils.
Et donc j'ai été gâté par mes ma grand-mère, surtout ma grand-mère, mon grand-père, mon et puis mes parents. Donc j'ai eu une enfance très très heureuse. Je dirais pas la même chose de mon adolescence parce que mon enfance c'était la musique de mon père, le violon de mon père.
C'était l'école. L'école avec un peu de retard à cause des lois de Vichi. Euh je devais rentrer à l'âge de 5 ans.
Je suis rentré à 7 ans à l'école. 7 ans. Céco école obligatoire à l'époque.
Ouais. Non, parce que on avait empêché euh euh tous les enfants juifs de d'aller dans une école publique à les lois de Vichi. Les fameuses lois de Vichi, je l'ai appris après.
Moi, je savais pas. Moi, j'étais content parce que j'habitais en face de de l'école où j'allais être inscrit. S'appelait l'école Montesqueux.
Moi, j'habitais H rue Louis Biscara. Voilà, ça s'appelait comme ça. Maintenant, ça a changé le nom.
Je sais pas comment ça s'appelle. Vous avez pas le droit d'aller à l'école avant 7 ans ? Non, c'est pas que j'avais pas le droit.
C'est la c'est tous les enfants juifs n'avaient pas le droit d'avoir aucune fonction sociale. Les lois de les fameuses lois de Vichi. Ouais.
Vous étiez exclus de la la société sociale quoi. Oui. On avait pas le droit d'être fonctionnaire.
On avait pas le droit de rien du tout. On a des photos là de votre maison à Constantine. On a récupéré ces photos par une fan de vos fans qui a plus de photos de vous que vous.
Ben oui, parce que elle elle peut aller dans mon lieu de naissance. Elle a 70000 photos de vous Enrico. Oh là là, c'est une merveille.
C'est incroyable. Vous voyez qui c'est Martin ? Oui, Martine c'est une fan que je vois presque à tous mes concerts depuis au premier rang.
Depuis combien de temps ? Oh, ça fait bien 40 45 ans, même plus. C'est quoi votre plus beau souvenir de jeunesse ?
On parle de On a tous envie de si on pouvait aujourd'hui payer un truc et retourner enfance pour revivre des journées d'enfance, on donnerait tout pour faire ça. C'est la première fois que j'ai joué de la guitare avec au côté de mon père et de mon futur beau-père, cher Rond. C'est mon plus beau souvenir parce que ils avaient donné un spectacle à l'école et c'était la première fois que je me produisais sur scène avec mon père et mon beau-père.
Bon, il était à l'époque, il était que le père de ma de mon amour, mon d'enfance sui. Parce qu'en fait le le votre Oui, c'est finalement vous vous êtes marié avec sa fille, c'est ça ? Et ben oui oui mais mais lui je me suis marié après lui mais à l'époque c'était que mon que mon maître de musique c'était le grand chef d'orchestre de musique andalouse et il avait introduit la guitare dans avec des instruments traditionnels de cette musique et j'étais le premier à jouer de la guitare dans cet orchestre.
Et vos grands-parents avaient une boutique à l'époque. Pourquoi vous dites que votre grand-mère a ruiné votre grand-père ? Ah, je vois que vous connaissez bien ma ma vie.
Je me demande pourquoi vous le dites pas vous-même. Je sais pas. C'est pour entendre l'histoire de votre bouche.
Je plaisante avec vous. Euh oui, mais mes grands-parents avaient une un magasin de tissu à GMAP. à GMAP, c'était à entre Philippe Ville et Bonne à l'époque, c'était Skigda et Anaba.
Voilà. Et et ce village s'appelait Azaba. Et pourquoi elle l'a ruiné ?
Pourquoi elle a ruiné votre grand-père ? Vous disiez en rigolant. Ma grand-mère ?
Ouais. Vous dites "Ma grand-mère a ruiné". Parce que ma grand-mère, elle avait un cœur d'or.
Elle était hyper généreuse. Et mon grand-père, lui euh il était un peu plus dur pour dans le commerce. chef d'entreprise quoi ?
Bon, une entreprise petite et ma grand-mère euh chaque fois que quelqu'un venait pour demander des tissus parce que c'était destiné pour des mariages, ils achetaient des trousseaux entiers pour le mariage, pour les robes, pour le costume, pour le pour le bébé, le futur bébé, tout. Ils achetaient des tissus. Et alors ma grand-mère, elle posait la question : "Vous avez de de vous avez de quoi payer dit non on n pas mais on vous payera après.
Dit bon d'accord prenez ces cadeaux pour votre mariage. Ça fait que mon grand-père lui il savait pas, il s'est retrouvé ruiné complètement. Mais c'était marrant parce que c'était un peu pagolesque quoi.
Après il y a la guerre d'Algérie qui va arriver. Vous êtes adolescent dans à peu près à l'époque de la guerre d'Algérie. C'est ça.
Vous étiez à peu près dans Oui, je suis adolescent, j'ai 15 ans. Donc un 15 ans et demi. Euh donc la guerre, elle opposa à l'époque les indépendantistes algériens aux français qui avaient colonisé l'Algérie.
Et vous dites dans une interview, je n'ai pas eu de jeunesse, j'ai vécu dans la guerre d'Algérie. Euh toute mon adolescence, ça a été la guerre. Ça a été la guerre, la violence.
On savait pas si on allait pouvoir rentrer le chez nous à la maison. des les grenades explosaient de partout dans la rue sans qu'on s'y attende et voilà, c'était c'était la guerre, la violence et heureusement qu'il y avait la musique avec cher Rond qui me permettait de me ressourcer, de prendre de de de me consoler de cette de ces événements là et puis l'amour de Suzie de Alors donc tout ça ça Suzy C'est de devenir votre femme qu'allait devenir plus tard ma femme à l'époque c'était un amour d'enfance et chaque fois que je la voyais j'étais content et en même temps je faisais de la musique. Un double amour de la musique et suie.
Voilà. Est-ce qu'on grandit plus vite quand on grandit dans la guerre comme ça quand c'est compliqué ? Euh je souhaite à personne de grandir dans ces conditions-làin parce qu'on perd des amis proches, on perd des des gens de de sa famille.
D'ailleurs, mon maître cher Rond a été assassiné pendant la guerre à la à la fin de la guerre vers la fin de la guerre. En 61, il a été assassiné pendant qui ? pendant un orchestre ou ils attendaient non il sortaiit du magasin avec mon père et mon père n'était pas là, il était venu en France et il était avec sa fille, une des sœurs de ma de ma future femme et il a été assassiné.
Vous avez commencé à faire de la musique à à 15 ans. Vraiment, c'est là que vous y mettez un peu plus professionnellement, vous allez jouer. Donc, on disait Raymond Leris, c'est c'est lui qui vous apprend tout avant de de décéder, vous l'avez dit, et c'est lui qui vous apprend à jouer aussi bien.
Je suis un autodidacte de la musique. J'ai appris à jouer grâce à une mandoline qui était accrochée au-dessus du lit de mes parents et personne n'en jouer. Et quand mes parents sortaient, j'étais seul dans l'appartement de mes parents et je prenais la mandoline et je m'amusais.
Et le premier jour, j'ai compris comment il fallait jouer sur une corde. Je sortais des notes et et la chance que j'ai eu, c'est qu'elle était la mandoline est restée bien accordée et je comprenais la correspondance entre les différentes cordes. Et donc je me suis amusé tous les jours et j'ai compris comment il fallait jouer de la moline tout seul, tout seul.
Et tout ce que j'avais dans la tête comme musique, comme je le reproduisais oralement comme ça. Là là on voit vous prenez vachement la la paix dans les dans les musiques très joyeuses et cetera. Est-ce que on est attiré quand il y a la guerre dans la rue pour aller aider ses copains ?
Est-ce que Est-ce que vous avez envie d'y aller aussi pour pour défendre des gens ? Quand vous disait quand on perd quelqu'un, ça on rentre dans un cercle de violence aussi quand on perd quelqu'un, des amis, des trucs. Est-ce que vous avez été extérieur à tout ça ?
Des moment vous aviez envie d'aider ? Je n'ai jamais eu des idées de violence. Au contraire, on on avait qu'une seule idée de se protéger contre la violence.
J'étais trop jeune pour prendre des dispositions pareilles. Je pouvais pas. J'étais jeune.
Il y avait qu'une solution, c'est de de de protéger ma famille mais et mes proches. C'est tout. Les protéger pas par la violence de de s'en sortir parce qu'on avait peur.
C'était la violence et la peur. C'est ça qui est terrible. En 58, vous allez venir étudier en France euh à Fontainebleau arrivé, vous avez 20 ans du coup.
Comment ça se passe ? Vous êtes accueilli comment quand on est pied noir d'Algérie ? Comment on est accueilli à l'époque ?
Je dois dire que je suis resté 3 ans à Fontaineble et la première année, j'étais pas très bien été accueilli, pas par les professeurs ni le proviseur au contraire, mais il y avait un élève qui me disait, je me rappelle, on on avait été en en promenade. La première fois que je suis arrivé, c'était le moment de la promenade, la récréation quoi. à la récréation, on a été se promené dans le la forêt de Fontainebleau et j'étais j'avais sympathisé avec un élève, il m'a pris pour un arabe parce que j'étais bien bronzé tout ça.
Il me dit "J'aime tout le monde y compris les Arabes mais pas j'aime pas les Juifs." Alors moi je me suis là vous parliez de violence, il m'a dit ça, je l'ai je l'ai je l'ai tabassé et j'ai été reçu par le proviseur. Mais il a été super bienveillant avec moi.
Moi, j'ai cru que j'allais être viré de du lycée et il m'a dit "Non, vous allez prouver à tous ces salopards que vous travaillez bien et vous allez travailler mieux que et et rester, je ne vous punirai pas." Voilà, vous êtes accueilli après vous arrivez à Argenteuil, c'est ça ? Vous allez habiter à Argenteuil dans la fouée.
Donc c'est une ville dans le 95 à côté de Paris. Vous aviez quelle image de la France quand vous étiez en Algérie à l'époque ? Vous imaginez quoi de la France ?
Pour nous, pour la France, c'était comme l'Amérique. C'est un peu le rêve américain. Oui.
On était français déjà. Oui. Pas sur la même terre, mais on était français en Algérie.
On était français et d'aller sur le territoire métropolitain. Métropolitain, c'était un rêve. Mais un rêve. qui s'est réalisé malheureusement par les événements.
Quand je suis arrivé en en France, je croyais que ça allait être l'Amérique mais ça n'a pas été l'Amérique. Vous reprenez les études, vous travaillez, vous allez faire quoi là ? Vous faites quelques années d'études à Fontainebleau, après vous faites des cabarets.
J'ai j'ai cru comprendre pendant pendant pendant le mon internat, je faisais le mur et j'allais chanter dans je me rappelle à Bois Leoi, j'allais chanter dans un cabaret. Vous gagnez un peu d'argent ? Non non, c'était juste, je vous ai dit, moi ce qui m'intéressait c'était pas l'argent, c'était de faire de la musique.
C'était ça mon but. Et au au au bois le roi, il y avait le directeur artistique, c'était un marquis. Il s'appelait le marquis de Gonzag.
Je me rappelle comme si c'était hier. il me recevait et je chantais dans une scène, c'était une barque et je chantais masqué pour ne pas que les professeurs me reconnaissent. Et je chantais, je bon puis après je retournais, je reprenais le je remontais, je rentrais dans le lycée et un jour le surveillant général m'a chopé mais comme il était venu au cabaret, m'a rien dit. et il est il est parti, il m'a laissé vous allez devenir un symbole en 62 d'un coup.
C'est c'est assez rapide en fait. Vous avez pas eu de période de galère très très long comme certains artistes qui arrivent à exploser seulement à 50 60 ans ? Non, vous savez euh j'ai eu le virus de la de la musique, de la chanson et de de la pas d'abord par la musique arabo-andalouse, mais après pour les chansons parce que j'avais au lycée, il y avait un club qui avait été euh euh fondé par un professeur de français qui s'appelait monsieur Malin.
Voyez la mémoire que j'ai. Et monsieur Mallerin avait fondé le club du lycée de Fontain, le CLF. Et le CLF, il y avait tout tous les gens qui étaient qui avaient des dons euh extrascolaires, des talents s'exprimer des talents des talents.
Et moi, je me suis inscrit parce que pourquoi ? parce que j'avais on pouvait faire une tournée dans tous les autres lycées et on est on mangeait comme aux messes des des des professeurs, pas avec les élèves. C'est la cantine en fait.
La cantine mais des professeurs, c'était magnifique. Et j'ai été je me suis présenté en art dramatique d'abord et j'étais refusé. Alors, j'ai demandé à me réinscrire en tant que chanteur, refuser et jouer une pièce de préver pour la fête du lycée et le décor du théâtre de le décor c'est s'est cassé et tombé et il cherchait quelqu'un pour meubler.
Ils sont rappelés de moi. Et moi, je suis allé donc au théâtre de euh au lycée de de théâtre ou qui fêtait le la fin de l'année. J'ai meublé en chantant.
En chantant, j'ai chanté des musiques arabo-andalouses, tout ce que j'avais comme était et j'ai eu le virus donc de la chanson comme ça de la scène le virus. En 62, vous allez participer à la à la télévision et il vous contacte en fait dans l'émission qui s'appelait Cinq colonnes à la une à l'époque. C'était un reportage sur des rapatriés d'Algérie.
Vous avez fait vous retrouvez dans un reportage et vous chantez votre chanson euh Adieu mon pays à l'époque et vous devenez un un symbole de de vraiment de l'exil des pieds noirs. C'est vraiment le début de votre carre. C'est ça qui vous lance.
Oui, complètement. parce que euh 5 minutes avant euh mon passage dans cette émission, j'étais complètement inconnu et 5 minutes après, j'ai été connu par tout le monde. C'est vrai ?
Grâce à cette émission. Ah ouais, c'était ma baguette magique, ma lampe d'aladin. Incroyable.
Et vous le voyez dans la rue quand vous sortiez d'un coup, les gens vous reconnaissaient. Vous savez quand j'étais avec mon père avant de d'aller voir l'émission chez ma tante qui habitait à la rue de PicBus où toute la famille était réunie pour voir l'émission enfin qu'on en a une et j'ai j'étais on avait pris une métro avec mon papa et j'étais inconnu et au retour après l'émission les gens m'ont reconnu et tout ça après c'était un rat de barré quoi. Incroyable parce qu'à l'époque il y a pas beaucoup de chaînes donc les gens regardaient la même émission ça la différence. et surtout cette émission qui n'était pas une émission de variété qui était une émission pour les de politique, une émission d'information qui n'avait rien à voir avec un chanteur, avec les chanteurs et vous vous Ouais.
Et donc je suis rentré dans l'histoire comme ça. D'ailleurs vous vous après vous partez faire des scènes en France à partir de 63, donc un an plus tard, vous sortez un album tous les ans pendant 4 ans et notez les les les dates. Vous devenez hyper connu très vite.
Du coup, vous le vivez comment à ce moment-là ? Ça ça vous plaît d'avoir de la notoriété de pouvoir retourner ? Vous dites "Ça y est, je vis de mon rêve ?" Ah ben oui, bien sûr.
Je comme je vous ai dit depuis le début, mon ma drogue c'était la musique. Et le faire de la musique dans ces conditions-là, c'était plus qu'un rêve. C'était idéal quoi.
Vous croyez que c'est écrit ? Comment vous pensez que la vie c'est écrit ? Est-ce que vous pensez qu'on a un destin ?
Je pense oui. Moi je crois à la destinée. Oui, je crois. pour les grandes choses, par exemple pour le mariage, pour la naissance, pour la mort et pour la un parcours exceptionnel comme ça.
Oui, il y a une destinée. C'est le le parcours est écrit. Est-ce que nos choix influent quand même ?
Ah non, mais on peut pas on peut pas savoir on peut pas savoir ce qui va se passer. C'est quand on fait le bilan de ce qui s'est passé qu'on se dit que tout était écrit. C'est 86 ans aujourd'hui.
On dit que la vie passe vite. Est-ce que vous trouvez que la vie passe vraiment vite ? Quand je suis bien, je trouve qu'elle passe vite, mais quand ça va pas, ça passe très lentement.
C'est comme la douleur et le plaisir. 1 heure chez le dentiste, c'est pas 1 heure 1 pas pareil que 1 heure en pédalo. On va parler après de de ça du chemin de vie.
C'est hyper intéressant si vous voulez bien. Je je fini le parcours parce que c'est bien pour comprendre aussi. À cette époque, vous allez faire tous les morceaux qu'on qu'on connaît aujourd'hui.
Paris, tu m'as pris dans tes bras. En fait, c'est finalement c'est l'histoire de votre vie. Vous racontez Dieu mon pays parce que vous partez de de l'Algérie.
Les filles de mon pays en 67, vous allez faire enfant de tout pays en 71. Euh non, en 63 103. Vous vous imaginez à l'époque que 50 ans plus tard, là tout à l'heure, j'ai vu notre directeur artistique Clément est venu vous voir en vous disant "Vous êtes encore dans mon top Spotify chaque année et cetera.
Je vous adore." J'ai vu. Vous imaginez ça ?
Non, je vous l'ai dit euh euh j'ai j'ai jamais calculé ce que j'allais devenir. pourvu que je fasse de la musique, pourvu que je déçoive pas ni mes proches, ni mes amis et tout ça, j'étais vraiment fidèle à l'amour qu'on me portait et surtout le public qui commençait à m'aimer. Donc j'ai dit je le dois beaucoup et donc ça vous décuple une certaine force.
Est-ce que vous aviez un truc à soigner ? demande souvent dans les gens aux gens que je reçois qui font ce métier souvent il y a un truc à soigner d'enfance, un truc à à soigner. On a besoin d'amour plus que d'autres.
Est-ce qu'il y a un truc pour lequel vous avez fait ce métier ? Est-ce qu'il y a une raison intérieure ? Est-ce qu'il faut la flamme quand même pour aller faire de la musique, pour aller se mettre face aux gens ?
Le cerveau reptilien, il a peur de monter sur scène. Je dois dire que je suis né grâce à la vision que j'avais de mon papa en train de jouer du violon en public. C'est c'est ancré dans mes jeunes et je pense que mes enfants et mes petits-enfants reçoivent la même chose.
C'est une transmission presque automatique quoi. C'est c'està-dire c'est dans les jeunes quoi. Vous savez dans les dans les on parle des succès.
Vous avez un un frère qui s'appelle Jean-Claude qui travaillait dans la musique, qui travaillait avec Serge Lama. C'était le le le régisseur, donc celui qui l'accompagnait en gros partout, qui conduisait aussi sa voiture justement. Et le 12 août 65, c'est c'est là que vous allez vivre un drame.
Il est avec sa fiancée à l'époque, il s'appelle Lilian Benelli. Non, c'était la fiancée de la fiancée de Serge qui qui avait le même patronyme que nous. Elle s'appelait Liliane Grenation.
Ah wouh ! En plus euh il va avoir un un accident, ils vont avoir un accident, la voiture va malheureusement taper dans dans des arbres et votre frère va décéder et la la la fiancée à l'époque de de Serge Lama aussi. Je dois dire que c'était un double drame, triple drame.
D'abord la mort de Liliane qui était la fiancée de Serge. Je sais pas si elle s'appelait Gas. J'ai dû j'ai dû dire une bêtise mais je pensais je pensais que c'était dans la douleur.
J'ai on s'imagine des choses déjà la perte de mon frère c'était énorme. Le seul frère que j'avais il est parti à l'âge de 23 ans dans cet accident. Et cet accident, il y avait aussi Serge Lama qui allait devenir plus tard un très grande vedette de la chanson et un grand représentant de la chanson fran française.
Et à cause de cet accident, à son âge maintenant, il est très diminué et j'ai beaucoup de peine pour lui. Beaucoup. Et ce que je souhaite c'est qu'il s'en sorte qu' qu'il soit encore en bonne santé, qui rebondisse pour sa propre santé.
Comme il a rebondi après son accident, comme j'ai tout fait pas pour le guérir parce que je suis pas médecin, mais j'ai tout fait pour qu'il devienne un grand artiste. J'avais il avait pas besoin de moi parce qu'il avait il a beaucoup de talent. Mais je l'ai je l'ai suivi, je l'ai conseillé tout.
J'ai j'ai même organisé un spectacle à l'Olympia pour lui mais je m'en vente pas parce que c'était le minimum que je pouvais faire pour lui. Et Serge Lama pour moi est dans mon cœur et dans mon sang et de le voir dans cet état maintenant, ça me fait trop mal au cœur. Trop trop mal.
Et je voudrais qu' qu'il s'en sortent, que les médecins fassent le maximum pour qu'il finissent les années qui lui restent à vivre dans la plénitude et dans bonne santé. Voilà. Vous le voyez toujours ?
Mais oui, oui, oui, je le vois. Bien sûr. Ça vous a rendu un peu inséparable ce drame ?
Complètement, mais surtout que lui aussi était d'une bienveillance vis-à-vis de moi parce que quand même, je suis le frère de celui qui a causé l'accident. parce que c'est lui qui même s'il a de la peine, même si moi j'ai de la peine de la perte de mon frère, quelque part je suis pas responsable bien sûr, mais quelque part il pourrait m'en vouloir. Et ben pas du tout, au contraire, il m'adore.
Euh votre frère, vous les étiez très proche de lui et il a des frateries qui sont plus ou moins proches. On avait que 3 ans de différence bien sûr. Il y avait eu des des petites disputes quand on était petit, mais moi je comme j'étais le plus âgé, je le protégeais tout le temps.
Il voulait pas que et toutes les marques d'affection que je lui faisais, il quand il dormait pas, il m'en voulait, il me repoussait mais quand il dormait j'en profitais pour l'embrasser. Vous vous rappelez des dernières parce que quand quand on perd quelqu'un parfois on se rappelle des derniers moments qu'on a passé avec lui. Est-ce que vous avez eu l'occasion des derniers moments que je me rappelle de de mon frère Jean-Claude, ne pas confondre avec mon fils parce que lui aussi a beaucoup souffert de son prénom.
Parce que vous avez appelé votre fils ? Oui, je parce que je l'ai appelé Jean-Claude comme mon grand frère. Ce que je me rappelle, c'est que 2 jours avant sa mort, je chantais à Biarit et il est venu me voir chanter.
Et à l'hôtel, il voulait dormir à côté de moi. C'était pas son habitude. Et on a dormi ensemble de jours avant sa mort.
Rendez compte ? comme s'il s'accrochait à moi, comme s'il sentait qu'il allait partir. C'est fou les signes comme ça.
Alors qu'il le faisait jamais ça. Comment il le faisait jamais vouloir dormir avec vous ? Non, il venait me voir à tous les spectacles mais quand il pouvait.
Mais moi, j'étais content qu'il soit avec Serge Lama parce que c'est lui qui a un peu découvert Serge Lama. C'est ça cause un traumatisme quand on perd quelqu'un comme ça. Ça ça vous a vous avez dû faire une pause dans votre carrière.
Vous avez vous êtes remonté sur scène, il y en a qui ont besoin d'être suite. Pas tout de suite. Pas tout de suite.
J'ai respecté le deuil de mon frère pendant tr ou qu semaines. Puis après, je suis retourné et le hasard a voulu que la dernière fois que j'ai vu mon frère, c'était à Biaritz et la première fois que je suis remonté sur scène, c'était aussi à Biaritz. B, allez, expliquez-moi.
C'est c'est ces signes synchronicité, ils appellent ça. Euh, j'ai vu chantiez en en arabe, en espagnol, en italien. J'ai noté moi en anglais.
Vous dites que c'est pas euh Moi, j'ai chanté en anglais mais si je vous raconte c'était moins bien. Ah non, c'est pas c'est pas ça. C'est que euh j'ai chanté en anglais au Carigéol quand je suis j'étais au Carnigol la première fois et j'avais décidé de chanter un de mes plus grands tubes.
à l'époque, c'était mon cœur d'attache et j'avais acheté un magnétophone que je gardais branché même quand je dormais et je faisais passer en boucle les paroles en anglais parce que je parlais pas très bien anglais et c'était le refrain c'était Look at the sun why clouds never cau him he'll soon be Je me rappelle encore jusqu'à maintenant tellement j'ai travaillé et le jour du spectacle, j'ai voulu commencer Lunon et les gens sont tombés de rire, les musiciens, ils sont tombés de leurs instruments et tout, tout le monde. J'ai dit "Allez, j'ai compris, je je l' fait en français. J'ai jamais pu la chanter, jamais." Et jusqu'à présent, je me la rappelle, je m'en rappelle.
Je n'ai jamais chanté sur scène en Amérique. Jamais. Jamais ?
Ah oui. Non, chanter d'autres choses mais pas ça. Alors que dans toutes les autres langues ça marche.
En italien, ennien. Ah oui oui tout. Oui çait pas des angloaxons nous.
Non c'est sûr. Comment vous avez fait pour apprendre autant de langues ? C'est la technique du Wman, c'est ça que vous faites disz vous acheté.
Non. Oui, c'est la technique du Watman, mais l'anglais, j'ai vraiment appris. Mais par exemple le japonais, j'ai appris les chansons en phonétique.
J'ai pas appris les langues dans lesquelles je chante. Oui. Ouais, d'accord.
D'accord. Je les connais pas. Vous savez chanter mais pas parler.
Chanter mais je parle pas. Là, on vous voit à New York. On met une une photo de vous à l'image comme ça vous pouvez voir une photo d'Enrico à New York.
Vous allez vous produire, j'ai noté, vous partez à New York, vous allez chanter partout à Chicago, à Dallas, à Los Angeles, au Japon, au Canada, vous allez faire vraiment le tour du monde. J'ai 40 villes de de l'Union Soviétique, l'ex-Russie enfin avant avant la Russie. Euh quel est le pays que vous avez préféré quand vous avez voyagé ?
Vous savez, mon pays c'est la scène. Tous les pays, j'ai pas de préférence. Quand je fais de la musique, mon pays c'est les planches.
Vous sentez chez vous partout ? Ah vous avez compris ça ? J'ai compris.
J'ai compris direct. Je veux savoir en mais il faut vous expliquer longtemps. Non, je voulais savoir en tantomme si vous avez aimé particulièrement un pays que vous connaissiez pas du tout.
Non, ce que j'ai aimé par exemple, vous avez parlé de la dans l'Union Soviétique l'époque, je chantais partout. RSS les gens quand ils aimaient une chanson, je la bissais pas, il a trisé. C'est le seul pays où j'ai où j'ai chanté trois fois la même chanson.
Vous vous en rappelez ? Bien sûr, je m'en rappelle. Et première fois aux États-Unis, ça vous a fait quoi de décruire l'Amérique ?
C'était impensable que je chante en Amérique. D'ailleurs, les gens en France disaient Enrico Maias en Amérique, mais c'est un fou, il est fou. Qu'est-ce qu'il va faire en Amérique ?
Comment il va faire en Amérique ? Sinatra, Samy Davis Junior, Barbaras Trésand, Enrique Masias en Amérique, c'est pas possible. Et pourtant oui, parce que en Amérique le public en Amérique c'est mon public plus qu'en France et plus qu'ailleurs.
Parce qu'il est il est il est composé de beaucoup de gens qui ont quitté leur pays comme mon histoire à moi. Donc tous les exilés sont Oui, c'est français qui sont partis en Amérique, c'est un peu la fusion de tous ces gens-là. Donc c'est mon public, les Américains, c'est mon premier public.
Parler d'amour, vous dites, j'ai toujours considéré que l'amour était la seule énergie de l'humanité. Oui, absolument. Le jour où l'amour n'existera plus, l'humanité s'effondrera.
Est-ce que vos parents vous disaient "Je t'aime" à l'époque ? Oui, bien sûr. Mais tout le monde le faisait pas.
C'était une génération où tout le monde le faisait pas. Bien sûr. Surtout ma grand-mère, elle m'adorait.
Elle me le disait en arabe. Est-ce qu'on peut dire je t'aime à un ami ? Oui, mais pas sexuellement.
Non. Et non, parce qu'il y a des gens ont des amis, il les aiment aussi sexuellement. Bien sûr, bien sûr.
Non, non, je parle. Moi, je je préfère le dire tout de suite. Non, mais un est-ce qu' un meilleur ami on peut dire je je je Est-ce qu'on peut dire je t'aime un ami ?
Question, je je vous demanderai votre avis. J'ai perdu des êtres chers, des amis très chers et à chaque fois que je pense à eux, je pense comme si c'était un de mes proches. Vous allez vous marier en en 1962, c'est ça ?
Avec Suzy, la fille de votre mentor. Vous en parliez tout à l'heure. Il y a des photos de Il y a des photos de vous.
On voit à l'image, on vous les met là. Comment vous avez su que c'était elle ? Comment on sait ?
C'est toute une histoire parce que elle avait ils étaient cinq sœurs et je l'ai choisi elle. Allez comprendre pourquoi. C'est peut-être la destinée aussi.
Euh je sais pas, il y a eu un coup de foudre depuis tout petit. Je la connaissais même quand elle était petite. Je pensais pas que j'allais me marier avec elle.
Mais quand j'étais adolescent, je commençais à l'aimer vraiment. C'est c'est quoi la chose la plus folle que vous avez fait en amour dans votre vie ? Moi, j'avais un respect fou pour son père.
Et un jour, on a été la voir à l'hôpital parce qu'elle avait été à l'âge de 18 ans là, elle a été opérée en France de à cœur ouvert. C'était une des premières opérations à cœur ouvert à l'époque. À l'époque, elle avait 18 ans.
Elle est morte à l'arge de 68 ans. Donc pendant 50 ans, elle était tout le temps malade. Et on me disait toujours ne te marie pas avec elle parce qu'elle est malade, ceci et cela.
Même même ses parents même mes parents me disaient ça. J'ai j'ai bravé tout le monde. J'ai dit je me marierai avec elle.
Et je me suis marié avec elle et j'étais donc avec son papa et j'ai j'ai acheté un bijou de fantaisie déjà parce que j'étais pas fortuné. et je l'ai offert à ma à Suzi sur son lit d'hôpital devant son père. C'était miraculeux d'avoir fait ça.
Voilà, c'était fou. C'était votre meilleure amie aussi ? Elle, elle me considérait comme son meilleur ami.
Elle me disait "Moi, si j'étais ton ami, j'aimerais bien que tu sois toi mon ami parce que tu es comme amie, tu es extraordinaire." Elle me disait "Et comme Marie Alors, je lui répondais comme Marie, pas mal, mais comme père, tu es un bon père. Vous avez pas été assez assez présent par moment dans votre carrière ?
C'est pour ça qu'il disait ça. Comme vous aviez une vie où vous voyagez beaucoup, il y a eu des moments mais c'est bon de ne pas être présent parce que quand on revient, on est content de se retrouver. On est content et ça ressoude tous les liens.
Est-ce qu'il y a un moment de dans l'éducation de vos enfants, vous vous az dit tiens, j'ai raté ça, vous en êtes voulu. Vous avez dit tiens, j'aurais j'ai raté un anniversaire. Je sais pas s'il y a un concert ou des moments où vous êtes dit tiens, est-ce que je sacrifie pas trop ma vie de famille ?
C'est parfois ce que disent certains artistes qu'on reçoit. Il disent tiens j'ai peut-être un peu trop sacrifié pendant 10 ans cette période là, j'ai pas fait assez c, pas fait assez ça. Est-ce que vous avez ce sentiment aussi quand vous étiez tout le temps voyage ?
Vous savez, ma ma femme Suie était la fille d'un très grand artiste et mes enfants évidemment ont grandi avec ma carrière en même temps que ma carrière. Donc on était en pleine osmose avec ma femme et avec mes enfants. Et donc il n'avait aucun reproche à me faire sur mon absence pour faire ma carrière.
Au contraire, ils m'ont ils m'ont aidé à le faire. Ils ont poussé. Ils m'ont poussé.
Ouais. Oui. Pourquoi ?
Parce que je considère que la famille c'est ce sont les fondations de la société. s'il y a pas un artiste ne peut pas évoluer s'il n'a pas de famille à mon avis enfin c'est un c'est une opinion personnelle si à la maison c'est pas stable si la maison n'est pas stable on peut pas y habit c'est quoi le secret d'un couple qui va durer toute la vie comme ça c'est rare d'avoir c'est peut-être les les absences répéter qui ressoudent les liens les les épreuves, les leçons que ma femme m'a donné quand le courage qu'elle a eu devant sa maladie, les opérations qu'elle a subi, elle avait pas le droit d'avoir plus que deux enfants mais à 5 ans d'intervalle et à chaque fois c'était une épreuve pour elle dès qu'elle avait un enfant. Il fallait que il fallait pas qu'elle que qu'elle subisse une autre grossesse quoi à cause de son cœur.
Alors son courage devant la maladie, c'était une leçon de vie. Une leçon de vie. Ça qui m'a fait tenir le coup avec elle, avec elle et avec les enfants, avec toute la famille.
Quand on est en couple, à quel âge on est un meilleur mari pour vous ? au premier enfant commence déjà, il y a une autre dimension qui se passe dans le couple. On aime plus ses enfants que soi.
Moi quand j'aime, j'aime plus que moi-même. J'aime pas je n'aime pas les autres par rapport à moi-même. J'aime les autres avant moi-même.
Quand on passe toute une vie comme ça avec avec sa femme, on a le temps de lui dire tout ce qu'on a envie de lui dire ou quand elle part, on se dit je je lu ai pas dit ça, je lui ai pas dit ça. Il y a beaucoup de choses que j'ai pas pu dire pour ne pas lui faire de la peine. Pour ne pas lui faire de la peine.
Mais elle savait tout. Elle avait une dans son subconscient, elle savait tout ce qui se passait et elle était bienveillante, elle était intelligente. Elle m'a jamais lutté contre quoi que ce soit.
Jamais. Et c'est ça qui m'a qui m'a tenu avec elle. Vous lui parlez encore maintenant ?
Oui, même après sa mort. Oui. Oui, c'est ça.
Après sa mort, on continue de parler au aux gens partis. Oui. Et elle me parle aussi dans mes rêves, dans elle me parle.
C'est comment vous avez fait pour passer le deuil ? Intéressant pour ceux qui vont peut-être en vivre un ou qui en ont vécu un récemment. Comment on fait pour supporter ça ?
Je je vais vous dire quelque chose qui va vous étonner peut-être. Moi, j'ai toujours dans mon existence eu peur de la mort. Mais quand Su est parti dans mes bras, je n'ai plus peur de mourir parce que ça serait indécent d'avoir peur de mourir alors que ma femme est partie déjà.
Voilà, je crois que vous avez répondu. Ça paraît irréel de pas avoir peur de la mort. Je dis pas que j'aurais pas comme chez le dentiste une petite appréhension.
Quand vous allez chez le dentiste, vous avez une appréhension la veille aussi même si vous avez l'habitude. Ouais, c'est pas la même chose quand même. Là, il y a un petit level d'écart mais vous savez, c'est presque pareil parce que quand ça survient euh ben c'est la vie, c'est une autre dimension.
Est-ce qu'on peut réaimer après ça ? peut pas réaimer quand on a vécu une histoire aussi grosse. On peut, c'est possible, mais pas de la même puissance que la première.
Jamais. Vous croyez qu'il y a quoi après la mort ? C'est quoi votre opinion après ?
C'est la plénitude, la sérénité. qu'on retrouve après les gens qu'on qu'on a perdu après. Je pense que oui.
C'est ça le paradis. Paradis, c'est de retrouver les gens qu'on a aimé et de ne plus revoir les gens qu'on a détesté ou qui nous ont détesté. C'est ça le paradis.
Ouais. Ouais. On entend souvent vous dites dans une interview "Je suis néfarade." Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je suis nécessare. Pour ceux qui connaissent pas du tout votre culture, vous savez que dans l'histoire du judaïsme, il y avait 12 tribus et on fait partie d'une tribu de Sepharad, c'est-à-dire des juifs orientaux, si vous voulez mieux. Voilà.
Si si demain vous deviez faire découvrir la culture juive, qu'est-ce que vous feriez découvrir à quelqu'un ? Vous savez, je vais vous raconter une une anecdote d'un de quelqu'un qui est devenu un grand rabin. Rabi Akiva se balada dans une campagne et il voit un troupeau complètement à l'abandon, sans berger.
Il cherche le berger et il le trouve en train de prier. Il dit "Mais qu'est-ce que tu fais ? Tu laisses ton troupeau comme ça à l'abandon, qu'est-ce que tu es en train de faire ?
Il dit "Ce que je fais c'est plus important que de m'occuper de mon troupeau. Je prie mon dieu ton Dieu." Parce que ce monsieur Akiva était païant, il croyait en rien enfin au soleil ou je sais pas.
Et il lui dit "Mais tu pries quoi ?" Il lui dit "Je prie en Dieu." "Mais Dieu c'est quoi Dieu c'est le celui qui qui a créé le monde, qui nous a créé tout ça.
Il savait pas, il comprenait rien. Il lui dit "Mais comment je fais pour devenir comme toi ?" Lui dit "Écoute, apprends une seule chose, aime ton prochain comme toi-même et après tu vas évoluer." Voilà.
Qu'est-ce que c'est que la culture juive ? pas facile d'aimer quelqu'un comme toi-même. Ouais.
Euh c'est le minimum de respect. Vous savez, si les gens se respectaient comme ça, il y aurait pas de guerre, il y aurait pas de violence, il aurait rien du tout. On vivrait en paix, quoi.
Malheureusement, on est manipulé et on fait des choses qu'on devrait pas faire. Comment tout au long de votre vie, vous allez connaître des drames ? On vient d'en parler, vous avez des des des succès.
Comment vous restez optimiste tout le temps ? Vous restez toujours un peu le gars sympa qu'on voit à la télé, rigolo, qui fait des blagues. Comment vous gardez cet esprit-là ?
À mon âge, j'ai le droit d'être optimiste parce que il s'est passé beaucoup d'épreuves dans ma vie et je suis encore vivant. Et avec tout ça, je me dis c'est tout ce qui se concerne les événements que j'ai que j'ai subi dans ma vie ou les épreuves, il y a toujours de l'espoir et l'espérance qui me guide, qui accompagne les événements. C'est pour ça que je suis optimiste.
Vous savez par exemple, il y a eu la deuxième guerre mondiale, il y a eu la choa, il y a eu tout ça et on est l'humanité est restée debout quand même, même s'il y a d'autres problèmes. Je sais, je suis conscient mais je suis optimiste parce que la finalité de tout ça, c'est l'instinct de conservation et c'est l'espérance qui gagnera sur la violence et sur la douleur quoi. Vous avez été heureux dans votre vie ?
Je suis toujours heureux. Je suis heureux d'être là avec vous, de partager tous ces moments de ma vie, de mon passé. Je suis heureux de repasser, de reparler de mon passé.
Je suis heureux aussi d'avoir encore des projets. Oui, je suis heureux de vivre. Merci mon Dieu.
Merci. Vous allez avoir Josia qui va rêver dans votre vie, votre fille. Vous allez avoir Jean-Claude ensuite.
Vous avez réussi, vous disz grâce à votre femme à gérer une vie. Vous savez que derrière si vous voulez être artiste, il fallait qu'à la maison ça soit euh vivable et et et sain. Euh vous vous leur laissez quoi à vos enfants aujourd'hui comme conseil ?
Est-ce que vous leur parlez beaucoup ? Est-ce que vous êtes proche de vos enfants ? Oui, je suis très proche bien sûr, mais eux aussi ont des idées, des opinions parce qu'ils sont ils ont un certain âge.
Ils sont plus des enfants. Ouais. sont plus des enfants.
Non, mais on donne toujours on écoute toujours les conseils de ses parents à plus tard. Moi, j'écoute aussi les conseils de mes enfants parce qu'avec le temps, on devient aussi les enfants de ses parents. Il il travaille avec vous votre fils ?
Mon mon fils travaille avec moi, il m'accompagne partout et si il est multiinstrumentiste. C'est mon mon directeur musical, c'est mon mon producteur. C'est tout tout pour moi.
Est-ce que ça a changé votre relation quand votre femme est partie ? Est-ce que ça ça rapproche encore plus de ses enfants ? Est-ce que ça soude ?
Ah oui, ça soude. La famille soudée, des petits enfants. Heureusement que quand on a eu ce drame de la perte de ma femme, sa disparition, je voulais pas le croire quand les médecins me disaient "Elle est condamnée, elle est je voulais pas le croire." Et pourtant, c'est arrivé et voilà.
Mais ça nous a soudé. On est solidaire entre nous. On est solidaire dans dans la peine, dans la douleur et aussi dans la joie parce qu'il y a aussi des joies euh des spectacles que j'ai fait qui qui m'ont rendu heureux où les où les les les gens étaient debout pendant 2 heures.
C'est de l'amour. Ouais. Vous savez quand vous dormez le soir et que vous vous rappelez de tout ça, c'est le bonheur même quoi.
Vous êtes parti habiter chez vos enfants ou pas à la perte de votre femme pour pas rester tout seul ? Parfois il y en a qui vont habiter chez leurs enfants ou ailleurs. Est-ce que vous êtes parti habiter chez eux ?
Non, parce que je respecte leur intimité mais enfants viennent me voir très souvent et puis ma fille vit avec moi, enfin avec moi dans le même appartement bien sûr. Et j'ai aussi un de mes petits enfants qui vit avec moi et voilà, j'ai il y a aucun problème. On vous avez combien de petits enfants ?
J'ai cinq. Cinq. Puis j'ai mon fils a trois enfants, une fille Julia qui va bientôt se marier.
Son sa sœur estelle et son petit frère Jérémie. Et ma fille m'a fait deux garçons. Simon qui est chanteur, Elliot qui qui fait de la musique de film et elle ma petite fille, elle est chanteuse aussi.
Et Julien chante avec moi sur scène et Jérémy lui il fait du rap. Vous leur avez transmis la musique, l'amour de musique tout seul naturel. Naturellement, j'ai jamais donné des cours ou quoi que ce soit tout seul.
J'avais Josia apparaît plusieurs fois dans dans l'après disait "Mon, mon mon père a été infidèle. Vous dites moi je suis ni prêtre ni curé. Euh c'est marrant, vous avez répondu ça en 2020.
Euh maintenant ce que je peux dire c'est que d'un point de vue charnel, c'est vrai que je n'ai pas été fidèle, mais d'un point de vue moral si c'est c'est très dur d'être fidèle toute v toute une vie avec une vie d'artiste comme vous avez eu. Oui, c'est très dur d'être fidèle et c'est ça dépend ce que vous ce que vous appelez fidélité. Quel est le sens que vous donnez à la fidélité ? qui sait que une enveloppe, pas ça la fidélité.
La fidélité c'est spirituel, c'est Et quand il y a des escapades ou des aventures passagères, c'est pas ça la l'infidélité. Non, obligé. C'est vous l'avez dit vous-même, je suis ni curé, ni prêtre, ni rabin, ni rien du tout.
Voilà, même les rabins, ils ont le droit. De toute façon, il y a personne qui juge personne. Mais c'est c'est c'est vrai qu'avec une vie, avec autant de voyage et cetera, on se demande comment rester.
Est-ce que c'est possible de rester vraiment ? Mais comme je vous ai dit tout à l'heure, je vous ai dit euh les absences et le retour consolide les couples et l'amour. Vous avez, j'ai noté juste votre carrière en chiffre.
Aujourd'hui, 60 ans de carrière, un peu un peu plus. Vous avez sorti 28 albums studio. Regardez, 14 albums live.
Vous avez eu la légion d'honneur en 85, décorer des arts des arts et des lettres en en 2006 et tourné dans dans le monde entier. Est-ce qu'à un moment donné, on prend la grosse tête quand est-ce qu'on se dit tiens, on devient plus dur avec son entourage, on est quand ça marche très bien comme ça ou vous êtes resté toujours à peu près pareil ? Vous savez, je je le droit de dire maintenant je n'aurai jamais la grosse tête parce que je suis en fin de vie quoi.
C'est reste quelques années encore donc je n'aurai jamais la grosse tête. Si j'y a pas eu avant l'âge que j'ai maintenant c'est que je l'aurai jamais. Et c'est quoi le Est-ce que vous avez vécu un on voit on vous voit toujours faire danser tout le monde et c facilement.
Est-ce qu'un jour vous avez eu un bid un peu drôle sur scène ? Vous êtes arrivé sur scène et ça s'est pas bien passé ou vous avez fait un truc un truc un peu marrant ? Vous savez, j'avais une chanson d'entrée, ça s'appelait la première Corriida et un jour au Canada, je faisais un spectacle à Montréal, je rentre sur scène et je dis là-bas la foule t'appelle et je tombe, je glisse.
Ça a été mon premier pour une première chanson, c'est grave. Et en chantant la Corida en plus. C'est le qui m'a gagné.
Là, vous repartez en en tournée en France. Euh, vous repartez dans le lot. Je mettrai toutes les dates si vous voulez aller voir la tournée, les dates différentes dans la description de la vidéo.
Voilà, vous partez à à Reins, enfin vous faites en Bretagne, au Verne, Renalp et cetera. Je mettrai les dates physiquement directement si vous voulez aller voir dans la description et dans la description du podcast audio aussi. Si vous voulez aller, je dis vous repartez en tournée, vous éclatez toujours autant sur scène.
Moi, j'adore j'adore la scène. Je peux je peux pas vivre sans sans chanter sur scène. J'ai vu vous aviez annoncé là que vous étiez en train d'enregistrer votre dernier album.
Je suis en train de préparer mon nouvel album et l'enregistrer, c'est pas un problème. C'est le préparer qui est un problème. Pourquoi ?
Euh ben parce que la création c'est ça dépend pas, c'est pas du travail, c'est quelque chose qui l'inspiration qu'il faut avoir et tout ça. Mais heureusement qu'avec mon fils, on on arrive à à combattre ce genre de problème. Et une fois que c'est fini, après c'est c'est paradisiaque d'aller sur au studio et de chanter.
Le plus dur, c'est la création. Le plus dur. Oui, le plus dur c'est c'est aussi bien.
La création c'est un plaisir mais la création c'est le plus important de tout. Vous vous voyez chanter jusqu'à la fin de votre vie ? Ah ça je dis toujours que si Dieu me prête vie euh si Dieu me donne la santé pour le faire, oui mais si la santé se détériore, au revoir.
C'est c'est est-ce qu'on a des vraies amitiés dans ce milieu de la de la chanson ? Je demande parfois à des hommes politiques aussi de quand ils viennent. Est-ce que vous êtes fait des vrais amitiés ?
Vous parliez de Serge Lama tout à l'heure ? Oui, bien sûr. Même plus qu'un ami quand vous en parlez sans limite quelque chose de fraternel.
Ouais, j'étais très ami avec Charl Navour, j'étais très ami avec George Brassins, j'étais très ami avec Jacques Bren, j'ai été j'ai bien connu Edit Piaf. Enfin, ce sont des des gens formidables. J'ai maintenant il y a les nouveaux, il y a Kenji avec que j'adore, mon petitfils Simon.
Voilà, c'est bien. Bon ça, j'ai beaucoup d'amis dans le métier. Il était comment ?
Gérard Dramon, c'est un grand ami. On l'a reçu. Gérard, il est venu.
Ah oui ! Oui. Ouais.
Super. Gérard, comment il était Charlot Navour ? C'était un grand frère moraliste, un peu paternel paternaliste.
Il me donnait des conseils et il me disait me rappelle d'une phrase de lui. Il me disait "Plus on a de coup dur dans notre métier et plus le public nous aime. Et quand on se vente d'être heureux, ça le public nous lâche parce que il a besoin qu'on souffre pour lui faire comprendre que après la souffrance, il y a le plaisir.
Il y a eu alors j'ai entendu dire que Jean-Luc Rchman, l'animateur de TF1, vous aurait sauvé la vie. Ah oui, c'est-à-dire que on était en train de tourner un épisode de son feuilleton Léo Mati. Il joue aussi, pardon, il est comédien.
C'est pas J'ai joué avec lui et à la fin on a on voulait prendre une photo. Il s'est assis sur une table et la table est tombée. Moi, je suis tombé avec et lui m'a rattrapé.
Heureusement. Oui, c'est vrai, il m'a sauvé la vie. En dessous, c'est c'est un il est tombé sur vous.
Ouais. Oui. Oui, il est tombé sur moi.
Il m'a ramassé. C'est lui qui m'a ramassé. Et alors dans les rumeurs, j'ai tapé rumeur Enrico Massias un peu rigolote les rumeurs un peu rigolotes.
Zlatan aurait chanté une de vos chansons ? Il était dans un restaurant. Oui.
Et c'est il y avait toute l'équipe de Parissermain. Il y avait les étrangers qui étaient d'un côté et les Français de l'autre. Moi ça m'a pas plu.
J'ai dit réunissez-vous tous parce que ça j'aime pas la séparation j'aime pas. Et je les ai un peu boosté et tout de suite après, ils ont fait beaucoup de succès. C'est vrai.
Ouais. Alors j'ai vu un truc qui me paraît un peu faux mais je me suis dit que je vous le demanderai quand même. Il paraît que vous avez un fan un peu un peu embêtant.
Il paraît que quand que la BBC vous a appelé, est-ce que c'est vrai cette histoire ? J'en ai jamais entendu parler, je me je vous la poserai, que quand Ben Laden est mort, ils auraient trouvé une cassette de vous que Ben Laden vous écoutait. Ah que Ben Laden était un fan de moi.
Oui. Est-ce que c'est vrai cette histoire ? Ouais mais moi j'ai pas cru au début.
J'ai cru que c'était un alors ça c'est horrible. C'était un gag. C'était c'est la BBC qui vous a appelé après la mort.
Oui, la biblou dans les affaires de Benad à côté du lit une cassette. Oui. De vous.
C'est-à-dire ils ont trouvé dans sa cache des cassettes de moi, des discours de Gandy, des cassettes et de et de moi. Incroyable. C'est improbable.
Ah ouais, moi j'ai dit c'est pas un un grand honneur pour moi d'avoir un fan comme Ben Laden parce que je suis pas fan de lui. J'imagine. J'imagine.
Euh et c'est la BBC qui vous a appelé journaliste. Improbable. Je je crois que c'était fa que c'était un gag moi.
Mais c'est vrai. C'est vrai. J'ai vu dans votre vous avez été ambassadeur de de la paix à l'ONU en 1980.
Vous avez reçu le titre de chanteur de la paix aux Nations- Unies. Euh parce que vous avez donné euh des droits d'auteur de votre chanson Malheur à celui qui blesse un enfant à l'UNICEF. Oui.
Euh vous avez fait plein de choses dans votre vie en en en 2007. Vous avez euh apporté votre soutien à Nicolas SarkoZi aussi euh qui était euh qui allait devenir d'ailleurs président de la République. On a reçu ici d'ailleurs euh il y a quelques il y a quelques mois.
Ça a été sa première très longue interview. Je remercie encore. Euh c'est on on vous a euh euh dit qu'il fallait pas faire de politique.
Après, il y en a plein qui vous ont reproché ça. Euh on a reçu la femme de Bernard Tapi aussi qui est venue qui disait "Bernard, ça a été la plus grosse erreur de sa vie, c'est la politique. Euh qu'est-ce que vous en avez pensé après ?
Est-ce que vous avez regretté d'être allé ? Sa moi j'étais C'est une question d'amitié, c'est tout. Aucun intérêt politique.
J'ai aimé l'humanisme de Nicolas Sarkozi. surtout que c'était un homme de droite et que moi j'étais à gauche à l'époque et j'ai aimé le personnage plus qu'autre chose et c'est tout. C'était une question d'amitié.
Et quand j'ai parlé, j'ai chanté les filles de mon pays quand il a été sur la place de la Concorde, c'est pour dire les filles de France puisquil il est devenu président de la République donc président de toutes les Françaises et j'ai les filles de mon pays c'est les Françaises quand même. Le 7 octobre 2023 le Hamas lance une attaque massive contre Israël depuis la la bande de Gaza pour refaire un point exact. Le bilan est de 1139 morts et de 251 notages à l'époque offensif de déclencher qui a déclenché une riposte militaire majeur d'Israël après sur Gaza.
Vous avez dit dans une interview depuis le 7 octobre, je n'arrive plus à réunir les communautés comme je le faisais avant. C'est vrai qu' il y a eu une rupture depuis le 7 octobre parce que le 7 octobre c'était une une invasion terroriste contre un État souverain contre Israël. Moi, j'ai été outré par les l'horreur de cet attentat du 7 octobre.
Il faut que je vous dise que depuis le début de ma carrière, j'ai toujours chanté la paix entre les juifs et les musulmans. Tout le temps. Je suis le premier juif au monde à chant avoir réuni les juifs et les musulmans. avant la guerre du du après la guerre du grand pardon, j'ai chanté une chanson qui s'appelle le grand pardon où je réunis les juifs et les musulmans.
Le président Sadat quand il est venu à Jérusalem m'a cité. Il a il a il a il a raconté les paroles de ma chanson le grand pardon. Quand avant sa sa la tragédie de sa mort, il m'a invité.
J'ai été en Égypte, j'ai chanté pour le président Sadath, il m'a ouvert les portes de l'Égypte et j'ai parlé avec lui. J'ai toujours chanté la paix entre les Juifs et les musulmans, entre Israël et tous les pays arabes, entre Israël et les Palestiniens, mais pas entre Israël et les terroristes. Mon problème, c'est que je ne supporte pas le la violence des terroristes.
Je ne supporte pas la violence d'où qu'elle viennent, d'où qu'elle viennent. Et s'il y a eu la violence du côté israélien, c'est parce que c'est à cause du Ramas. Le Ramas a pris en otage son propre peuple et il a pris en otage les Israéliens.
Il les a jamais rendu d' jusqu'à présent où je vous parle aujourd'hui tournage là. Ouis, je ne sais pas je ne sais pas s'ils ont rendu tous les otages et encore dans quel état il y en a beaucoup qui sont morts des otages. Ça s'est jamais vu.
Alors moi, je n'ai rien contre les Palestiniens. Bien au contraire, j'ai toujours chanté la paix entre Israël, les Palestiniens, mais je vous répète pas les terroristes. Pensez qu'on arrivera à trouver un une paix durable un jour là-bas ?
Oui. Oui. Parce que les je crois je crois que les mauvais esprits vont se réveiller, ils vont ils vont comprendre quel est leur véritable intérêt.
Le véritable intérêt, c'est le respect mutuel et que les gens cessent de se battre et que les mamans de tous les côtés arrêtent de pleurer leurs enfants. Voilà. Si un jour il y avait la paix, vous pourriez aller chanter pour la paix entre les deux.
Mais oui, ça un grand concert de paix. Oui, mais oui, j'ai je l'ai déjà fait en Égypte, en Jordanie, je l'ai déjà fait et je vais je vais recommencer. Et évidemment le jour où il y aura la paix entre que la les Palestiniens auront un état ou euh je ne sais pas, mais pas les terroristes hein, les Palestiniens qui se débarrasseront eux-mêmes des terroristes auras la paix.
Et croyez-moi, si on avait rendu les otages tout de suite, il y aurait pas eu la guerre que déclenché par par Israël. Jamais. Ils n'ont jamais.
Ils ont pris les otages et ils ont pourri la vie de leur propre peuple et de Israël. Vous allez en dehors de la musique, vous avez pour terminer, vous avez joué au cinéma. J'ai noté les titres.
Vous avez joué dans dans la vérité siement siement de tr vous avez joué dans coco je crois aussi. Coco, bienvenue à bord et Family Business, on en parlait. Family Business, c'est extraordinaire.
C'est quelque chose qui vous a plu de jouer beaucoup ? Parce que pour moi, jouer c'est une récréation. Jouer c'est une un amusement avec les avec les copains quoi.
Un petit peu comme si on était au lycée ou au collège. C'est c'est vous peut-être que c'est naïf de ma part, mais j'aime j'aime bien jouer la comédie un peu comme comme quand j'étais lycéen. On vous voit, vous avez mis une photo, je crois que c'était sur Instagram pour votre anniversaire.
On vous voit faire le signe de Jul. Ouais. Je vais essayer de le faire mais je crois pas que je vais réussir.
Attends. Ah c'est presque ça. C'est Ouais, c'est les deux doigts.
C'est l'index. C'est l'index et le Ouais. Voilà.
Exactement. Exactement. Ouais.
Vous suivez un peu Jou ? Vous avez vous écoutez un peu les deux générations ? C'est c'est j'aime pas tout mais j'ai c'est bien.
Il a il a en tout cas c'est un très très gros bosseur J poe beaucoup il sort beaucoup de musique. Je sais que c'est quelqu'un qui travaille qui est acharné de boulot en tout cas. Kenji aussi vous en parliez tout à l'heure vous connaissez un peu Kenji vous avez fait déjà.
Ah oui oui je l'aime beaucoup. Il me rappelle un peu moins mes débuts. Et vous avez vous avez vu votre public évoluer avec le temps ?
Vous avez vu des nouvelles générations arrivé grandir avec vous ? Euh les 10 dernières années, j'ai vu des nouvelles générations s'ajouter au aux anciennes et ça ça m'a fait plaisir parce que j'ai toujours au début de ma carrière, je souffrais de ne pas avoir les jeunes avec moi. C et maintenant c'est les jeunes qui viennent me voir.
Je l'ai vu tout à l'heure quand quelqu'un de mon équipe est venu vous voir. Ouais. Ouais.
Aujourd'hui, au tournage d'émission, vous avez 86 ans. Mais il faut voir dans mes salles de spectacles l'âge des jeunes, les jeunes qui en grand nombre dans mes salles de spectacle en très grand nombre. Vous êtes toujours en forme physiquement vous avez pas de souciis.
On voit vous Pourquoi vous trouvez que je suis uniforme ? Non, juste non mais à 86 ans il y en a qui ont des on des voilà exactement qui peuvent être un petit peu moins en forme que vous. Non, je suis en pleine forme, grâce à Dieu.
Ça va. Vous avez fait du sport ? J'en ai fait beaucoup mais ça fait euh presque 15 ans que j'en fais plus.
Ah ouais, je peux plus comme j'en faisais avant. Je peux plus. Mais je me je me je m'entraîne régulièrement, gentiment.
Est-ce que vous êtes pour terminer, est-ce que vous êtes déjà senti largué à un moment donné avec les nouvelles modes, les nouveaux trucs qui arrivent, les nouveaux chanteurs, les nouveaux films, les nouveaux trucs ? Est-ce qu'à un moment donné vous a dit je suis plus dans le truc et c'est pas grave ? Mais vous savez, j'ai jamais été à la mode, c'est pour ça que j'ai duré jusqu'à présent. cherche pas à être à la mode et les gens aiment ça de moi.
Ils aiment mon authenticité, ma sincérité. C'est vrai que pour ne pas être démodé, il faut pas être à la mode. Ben oui, parce que quand on est à la mode, on risque d'être démodé et après c'est fini.
Alors est-ce qu'il y a la crise de la cinquantaine ? Est-ce qu'il y a la crise de la soixantaine ? Est-ce qu'il y a la crise de la 70 ?
Non. Non, parce que au contraire, il a il y a la joie la joie d'être arrivé à cet âge là et la reconnaissance en la providence, en Dieu, ce que vous voulez et ça moi je suis reconnaissant envers ma destinée. Vous avez dit d'ailleurs pour terminer dans une interview, j'ai pris une citation dit "Je souhaite retourner en Algérie avant de quitter ce monde." Vous êtes jamais retourné en Algérie ?
Non, jamais. Comment ça se fait ? Il y a une raison par ben je connais pas la raison parce que si je la connaissais je serais retourné mais elle veulent pas me donner de raison en tout cas je suis toujours vous pouvez pas y aller voulez dire non j'y vais j'y vais pas parce que à chaque fois qu'il y a eu la possibilité d' d' aller on a mis un véau.
Alors je voudrais ajouter quand même que je n'ai rien contre le peuple algérien. Bien au contraire, je suis très concerné par tout ce qui se passe en Algérie. Le peuple, ce sont mes frères, c'est tout ce que j'ai à dire.
Sont les gens de ma ville natale, mon pays natal sont les des mes frères. On a le même sang coule dans nos vanes mais la bêtise de certaines personnes fait que je peux pas y aller. Voilà.
Et je sais pas encore pourquoi. Vous avez pas de visa. Il vous donne pas le visa.
C'est ça. Ah ben s'il faut un visa pour aller dans son propre pays, c'est grave. C'est grave.
C'est peut-être à cause de ça que je peux pas y aller. C'est quoi votre dernier ? Est-ce que vous avez un autre rêve encore vous avez pas accompli pour terminer ?
Est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez pas encore fait que vous voulez faire là en ayant joué dans des films, en ayant fait des tournées, en ayant des petits enfants en bonne santé ? Ouais. J'ai des projets de film. un très grand projet, j'en parlerai au moment voulu.
Euh mon parler de regret, moi mon grand regret, c'est de n'avoir pas avoir fait de comédie musicale. Moi, j'ai envie de quitter ce monde autant que de retourner en Algérie de faire une comédie musicale. Voilà, c'est mon grand caractère.
Comment vous aimeriez qu'on se souvienne de vous ? Qu'est-ce que vous avez de laisser ? Comment vous aimeriez qu'on se souvienne de vous plus tard avec toute la trace que j'aurais laissé, tout mon parcours, si je vous j'ai envie de vous dire quelque chose.
Si on veut savoir qui je suis vraiment, on a qu'à écouter les paroles de ma chanson, de mes chansons. Je crois qu'elles ont un sens par rapport à mes à ma biographie. Voilà, c'est votre autobiographie, c'est votre page Wikipédia, finalement les paroles de vos chansons.
On peut retrouver votre vie en lisant les paroles. Oui, on peut retrouver ma biographie en lisant les paroles. Et doit je dois remercier le monolier fétiche, celui qui a été à l'origine de toute ma carrière qui s'appelle Jacques de Marni qui est décédé.
Il y en a d'autres qui ont travaillé avec moi que je n'oublie pas mais Jacques de Marni, j'ai c'est un monument qui est parti pour moi. Mais heureusement qu'il a laissé une œuvre qui me permet de continuer à partager tout ce qu'il a écrit. Donc on va faire rentrer cinq garçons.
On peut y aller si tu veux. Euh cinq garçons donc qui s'appelle Tim qui a gagné euh euh d'ailleurs qui a gagné The Voice Kid saison 10. Ça va ?
Ça va très bien. Et vous ? rentrez par derrière.
Rentrez par derrière, passez comme ça. Bonjour, vous êtes grand maintenant. Mettez-vous dans l'ordre si vous voulez bien.
Team Anthony, Gaspar, Victor, Toren. Voilà. Attendez, je vais vous donner un micro.
Bienvenue. Alors, attends, toi tu t'appelles Tim. C'est ça exactement 5 là.
Tim, tu as gagné The Voice Kids saison 10, c'est ça ? C'est ça. Oui, j'ai gagné The Voice Kids l'année dernière.
Et ben félicitations euh Anthony. Euh vous avez quel âge à peu près les garçons ? Alors euh moi j'ai 14 ans.
Moi j'ai 12 ans. 12 ans. Moi j'ai 12 ans.
Gaspar bienvenue aussi. Victor tu as quel âge ? Moi j'en ai 13. 13 ans.
Tu es le plus grand ne en taille. Et Toren merci. Tu as une rage deed dents aujourd'hui.
Merci d'être venu. Euh malgré la rage de dents, il voulait chanter devant vous Enrico. Il est quand même venu avec avec une rage de dents.
Voilà. Euh, il faut toujours avoir l'espoir que ça passe. Ça va passer le garçon.
Il y a un micro au-dessus. Vous allez chanter trois extraits de chansons d'en Ricot. Lui faire une petite surprise.
Vous allez commencer par laquelle ? Alors, on va commencer par le mendiant de l'amour. Mondiant de l'amour.
Très bien. J'ai de l'amour plein la tête, un cœur d'amitié. Je pense qu'à faire la fête et m'amuser.
Moi, vous pouvez tout me prendre, je suis comme ça. Ne cherchez pas à comprendre. Écoutez-moi.
Dans toute la ville, on m'appelle le mendiant de l'amour. Moi, je chante pour ceux qui m'aiment et je serai toujours le même. Il n'y a pas de honte à être mendiant de l'amour.
Moi, je chante tous vos fenêtres chaque jour. Donnez donnez donnez donnez donnez-moi donnez donnez donnez Dieu vous le rendra donnez donnez donnez donnez donnez-moi donnez donnez donnez Dieu vous le rendra bien merci bravo félicitations merci beaucoup bravo à vous merci de nous accompagner c'était un peu trop haut hein pour eu Ah c'est on a pris la tonalité d'origine. Ah bon mais cétait un peu haut quand même.
Vous allez faire euh enfant de tout pays, c'est ça ? Ouais, allez-y. Pareil comme ça. 30 secondes de musique à chaque fois.
Mais merci en tout cas de venir jusqu'ici. C'est dans nos mains que demain notre terre sera confiée pour sortir de la nuit et notre espoir de revoir la lumière et dans vos yeux qui s'éveillent à la vie. Séchez vos larmes, jetez vos armes.
Faites du monde en paradis. Enfant de tout pays, tendez vos mains. Meurtrice, l'amour et puis donnez la vie.
Enfant de tout pays et de toutes les couleurs, vous avez dans le cœur notre bonheur. Bien, merci. Bravo.
Et une petite dernière avant de partir. Alors, malheur à celui qui blesse un enfant si vous voulez bien faire ce morceau là, 30 secondes aussi. Je sais que vous avez répété, appris et cetera.
Merci encore une fois d'être là quand vous voulez. Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc, il a le cœur pur, il est toute innocence. Qu'il soit né d'amour au paracidant, malheur à celui qui blesse un enfant.
Il n'a pas de père et il n'a pas de mère. C'est le plus frondeur de tout l'orpheelina. On cite en exemple son sale caractère et on le punit car on ne l'aime pas.
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc, il a le cœur pur, il est toute innocence que soit né d'amour ou parcident. Malheur à celui qui blesse un enfant. Malheur à celui qui blesse enfant.
Ah bah merci beaucoup. Merci les garçons. Je mettrai les dates si vous voulez aller les voir.
Ils font une ils font des galas les petits chanteurs danièr voilà ça s'appelle comme ça. Et donc je vous mettrai toutes les dates dans la description si vous allez suivre et tous les liens pour pour les suivre aussi. Merci beaucoup les garçons d'être venus.
Je vous laisser ressortir directement derrière Enrico. Merci beaucoup. Merci hein.
Bravo les petits hein. Bravo. Bravo.
Ça vous fait plaisir de voir des ça des enfants, des jeunes, des corales qui reprennent vos chansons aussi ? Oui, parce que évidemment à l'époque, c'est il y a 50 ans, il y a il y avait tous les petits, maintenant ils doivent être grand-père presque. Alors en Non, j'exagère mais enfin ils grandissent.
Ouais. grand et je vois de nouvelles, ils se reproduisent sans arrêt. C'est monstrueux quoi.
C'est monstrueux. Qu'est-ce que je peux vous souhaiter pour finir d'être votre ami parce que vous êtes très sympa. Merci beaucoup, c'est gentil.
Voilà, merci d'être venu. C'est un plaisir de vous rencontrer, de vous recevoir. On a passé un beau moment.
J'espère que si vous vous avez pu euh découvrir personnage ou oui parce que vous avez eu beaucoup de bienveillance dans vos questions, dans vos trucs. Ça me ça me touche beaucoup. Merci beaucoup.
Ben c un un plaisir de vous avoir. Je mettrai toutes les dates si vous voulez aller voir Enrico, le suivre dans les tournées, tous les vos réseaux sociaux. Je mettrai tous les liens dans la description, voilà sur YouTube et puis sur Spotify 10, Apple Podcast, Amazon Podcast aussi.
Merci de faire de les gendes, le premier podcast de France. Merci d'être 150000 à vous abonner chaque mois en plus sur notre chaîne YouTube. N'hésitez pas à commenter l'émission, à la liker aussi puis à mettre la petite cloche pour être au courant des prochaines sorties.
Merci à l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi, d'avoir tourné aujourd'hui. Je vous embrasse et on se retrouve très vite pour une prochaine vidéo tous les mercredis, vendredi et dimanche et toujours en podcast audio si vous êtes sur la route, au sport ou ailleurs, vous pouvez nous écouter comme ça directement écouter les interviews ou les documentaires trois fois par semaine. Je vous embrasse.
Merci Enrico. À bientôt. Je vais m'abonner moi aussi.
Avec plaisir, je vous embrasse. À bientôt. Salut les gens.
Ciao tout le monde. [Musique] [Musique] [Musique]
Olivier Faure