Budget 2026 : la France irréformable ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et on poursuit la discussion sur les annonces du budget de François Baïou hier forcément qui ne font pas plaisir à beaucoup 44 milliards d'euros à trouver. Il va falloir se se serrer la ceinture. Alors, nous allons aborder une page politique parce que la suite et la rentrée vont être chaudes pour François Bairrou.
Alors, Emmanuel Macron a loué un plan qui a la vertu du courage, de l'audace et de la lucidité. Vous allez bien comprendre qu'évidemment c'est pas la vie de tous les responsables politiques. Pour en parler avec nos deux spécialistes, Alexandre Pairou, vous êtes journaliste politique pour notre rédaction.
Bonsoir ici à France Télévision, Clémence Le Mestre toujours avec nous, directrice adjointe des rédactions des échos avec qui nous sommes en partenariat. Nous serons également par vision avec Yanne Brosa, bonsoir, vous êtes porte-parole du Parti communiste français et également Périne Goulet, bonsoir. Vous êtes député les démocrates de la Nièvre.
Alors avant de débuter la discussion, bonsoir. On avait envie de vous emmener dans le passé en faisant un petit exercice avec nos camarades de Lina. Comme on a le secret dans cette émission, on a envie, on a demandé à Maxime Laurent de revenir sur ce serpent de mer qui est la lutte contre les déficits publics en France et avec cette question dont on parlera après, la France finalement est-elle irréformable ?
Écoutez, on en parle juste après de Raymond Bar, la France vite au-dessus de ses moyens à François Fillon. Moi, je suis à la tête d'un état qui est en situation de faillite sur le plan financier. C'est une obsession pour tous les gouvernements depuis un demi-siècle réduire le déficit budgétaire.
Je pense pour ma part que nous devons essayer d'avoir toujours plus de réduction de déficit car il faut un jour ou l'autre payer le déficit qui augmente l'endettement. Tous rêvent de pouvoir reprendre les mots de Valérie Giscardestin. Écoutez, c'était il y a 60 ans.
Pour 1965, nous présentons un budget en équilibre, c'est-à-dire que la totalité des dépenses de l'État sera couvert par ses recettes. Et quand je dis la totalité, c'est vraiment la totalité. Car depuis que l'homme politique a quitté le pouvoir, au revoir, la France a creusé son déficit tous les ans sans exception.
Certains ont réussi à limiter la chute comme Jacques Chirac. ou François Hollande qui avait augmenté les impôts, d'autres l'ont accéléré comme Nicolas Sarkozi après la crise des submes ou Emmanuel Macron pendant l'épidémie de coronavirus. Une nouvelle fois cette année, l'État tire la sonnette d'alarme.
Chaque seconde qui passe, chaque seconde, la dette de la France augmente de 5000 €. Un déficit qui s'élève aujourd'hui à 5,8 % du PIB. Le gouvernement voudrait ramener ce chiffre à 4,6 %.
Les récentes annonces de François Bairou ont pour ambition de faire tenir à l'État ce nouvel objectif. Périne Goulet, bonsoir. Vous avez entendu, peut-être pas vu, mais entendu le le le reportage sur ces décennies euh avec cette question.
Donc la France est-elle irréformable ? Je vous la pose même si vous avez peut-être vous pour le pour le camp gouvernemental nous dire que bah là c'est en bonne voie. Écoutez euh moi c'est en tout cas ce que je peux vous dire c'est que j'appartiens au parti de de François Baïou et François Bairou comme vous le savez la dette c'est un sujet qu'il porte depuis plus de 20 ans.
Euh et donc on voit aujourd'hui maintenant qu'il est aux manettes qu'il essaie d'agir pour cette pour réduire cette dette parce que effectivement vous l'avez très justement montré hein ça fait plus d'un demi-siècle qu'aucun budget français n'a été voté à l'équipe. D'ailleurs, quand j'ai été élu député en 2017 et que j'ai intégré la commission de finance, c'est la première chose qui m'a étonné. Euh, comment est-il possible quand on vient notamment l'entreprise comme moi de se dire qu'en décembre, on vote déjà un budget en déficit pour l'année suivante ?
Donc oui, il faut qu'on perde cette habitude de dire que l'État n'a pas besoin d'être à l'équilibre et que quand on a un sujet et bien on fait appel à l'État. Quand il y a un problème avec des entreprises, on fait appel à l'État. Quand il y a un problème dans les collectivités, on fait appel à l'État. quand il y a un problème euh dans la santé, on fait l'appel à l'État.
Bref, à chaque fois qu'on a un problème dans notre pays, on fait appel à l'État et donc à la dette. Et ça, je pense qu'il faut arrêter. Il faut absolument qu'on arrive effectivement à réduire euh cette ce différentiel chaque année pour arriver sur la trajectoire qui a été donné par François Baou hier qui d'ailleurs n'est contesté par personne hein dans les médias que j'ai pu suivre aujourd'hui.
Personne ne conteste le fait de réduire le déficit et la trajectoire qui a été donnée. Mais bien sûr, il faudra aller au-delà et un jour, il faudra espérer avoir un budget à l'équilibre où dépenses et recettes sont égalitaires parce que n'importe qui d'entre vous, ça ça doit vous choquer un moment qu'on ait plus de dépenses que de recettes au mois de décembre de l'année précédente, enfin il est temps de faire certains efforts parce que tout ce que nous faisons pas aujourd'hui comme effort et bien c'est nos enfants, nos petits-enfants qui un jour sont obligés de le payer parce que la dette aurait été trop importante et que et bien les créanciers viendront nous chercher. Et d'ailleurs François Baou le disait, c'est 5000 € de dette par seconde.
Vous voyez bien que c'est ce n'est plus tenable. Et quand on sait qu'en 2029 la dette la le remboursement de la dette équivaudra à au double de ce qu'elle est aujourd'hui et qu'elle dépassera le budget éducation nationale, vous voyez que si on avait cet argent plutôt dans notre budget plus que de le donner au créanciers, bien on pourrait faire beaucoup plus de choses et puis euh notamment peut-être plus d'éducation comme j'entendais vos prédécesseurs tout à l'heure dans votre émission qui disait qu'à un moment il faut investir dans l'avenir et dans notre jeunesse. Périne Goulet.
Alors je vais donner la parole et la réaction à Yan Brossa. Bonsoir. Porte-parole du du PC.
Vous entendiez votre euh périne Goulet. Personne ne conteste le fait de réduire les déficits. J'imagine que vous le contestez pas, mais peut-être que vous le contestez.
Puis surtout, je vous pose la même question. Est-ce que la France est irréformable ou en tout cas pas dans ce sens-là ? Ce que je trouve ma fois assez cocasse, c'est d'entendre que les gens qui font partie de la majorité présidentielle, qui ont soutenu tous les budgets qui ont été voté depuis 8 ans, on a un premier ministre d'ailleurs, François Baïou, qui a soutenu tous les budgets présentés par les gouvernements qui se sont succédés depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République.
Que ces gens-là qui ont fait exploser les déficits nous expliquent maintenant que le déficit est un problème et que il va falloir assumer des sacrifices supplémentaires. C'est la première chose que je voulais dire. La deuxième, c'est qu'une fois qu'on a dit qu'il faut combler les déficits, il y a évidemment plusieurs manières de s'y prendre, mais certainement pas ce que le Premier ministre a annoncé hier.
Enfin, dans quel monde les plus riches demandent aux plus pauvres de faire des sacrifices supplémentaires ? Dans quel monde les biens portants disent aux malades qu'il va falloir qu'ils assument des sacrifices en plus ? Enfin, quand même, aller diminuer la prise en charge des ALD, des affections longue durée.
Enfin, tout ça est quand même d'une indessence, d'une répugnance. C'est je crois que au-delà de la politique, au-delà de la question des comptes publics, il y a un problème de de morale commune dans les décisions qui ont été annoncé par le Premier ministre parce que ça contrevient à tous les principes de justice, de solidarité qui font le le socle républicain français. Donc je pense que ça heurte beaucoup de monde et que en réalité le Premier ministre a bien compris qu'il allait être censuré dans les mois qui viennent et au fond il joue son vatou.
En tout cas, plus le temps passe, plus je suis convaincu qu'il est grand temps qu'il s'en aille et son budget avec. Mais alors, dernière question, puis après on va on va en en reparler en plateau, mais je vous la repose Yan Brosa. Est-ce que la France est irréformable si on va sur une nouvelle censure ?
Est-ce qu'on continue comme pendant des décennies qui a été expliqué dans le reportage ? Mais pas du tout. Les Français sont prêts à des tas de réformes, des réformes de progrès social, des réformes qui nous permettent d'améliorer la vie des gens.
Mais là, en l'occurrence, ce ne sont pas des réformes. Quelle réforme y a-t-il dans le plan annoncé par le Premier ministre ? 2 jours fériers en moins, c'est ça qu'on appelle une réforme.
C'est pas une réforme. C'est juste une manière de pourrir la vie des travailleurs français en leur expliquant qu'ils allaient devoir travailler davantage sans gagner davantage. C'est pas une réforme, c'est un fouet.
Bon euh et en l'occurrence tout le plan du Premier ministre consiste à demander aux classes moyennes et aux plus précaires, y compris aux malades, de faire des sacrifice. Alors que dans le même temps, on va continuer à verser des aides astronomiques aux entreprises sans aucune espèce de contrepartie. Bah, vous voyez, une réforme que nous pourrions proposer, c'est celle-ci, mettre tout simplement sous condition avec des contreparties les aides publiques aux entreprises.
C'est 200 milliards d'euros par an. Il y a un rapport sénatorial qui l'a prouvé, je le dis en tant que sénateur, ben attaquons-nous à cette dépense- là, à cette gabie là sur laquelle il y aurait beaucoup à dire. Et ben, il y a Brosa, en plus, on vient d'en parler hein pour vous pouvez le voir en en replay pour les téléspectateurs voilà qui nous rejoignent.
On venait de parler dans le plateau précédent de de ces aides aux entreprises pas toujours effectivement très très transparentes. Alexandre Peirou, on le voit là. Bah oui, France, la France est-elle irréformable mais aussi parce que voilà, il y a des il y a des différences idéologiques, politiques de fonds qui sont difficiles à à réconcilier.
Absolument. Et je dirais que ce qu'on voit ressurgir finalement à l'occasion de ce budget, c'est le retour quelque part d'une forme de clivage droite gauche. C'est-à-dire que vous avez, à l'exception du RN que je que je mets à part, mais vous avez d'un côté un un budget avec des économies sur la dépense publique, avec des des mises à contribution sur les dépenses sociales euh de des Français.
Euh et c'est plutôt quelque chose qui est plutôt libéral euh traditionnellement. Là, on a face à ça une vision qui est celle de la gauche qui est de dire il ne faut pas trancher dans les dépenses sociales. Euh c'est plutôt sur les recettes vers les plus riches euh qu'il faut euh aller chercher de l'argent.
Euh je rajouterai quand même que euh peut-être que la France est encore plus irréformable puisqu'on a vu le sujet que c'était quelque chose de peut-être un peu historique. Elle est d'autant plus irréformable qu'aujourd'hui c'est l'Assemblée nationale qui est complètement euh fracturée et que aujourd'hui euh honnêtement euh on a on utilise souvent nos journalistes cette expression de tenir les deux bouts de l'omelette. Je ne vois pas comment euh un François Bairou peut tenir euh à la fois faire plaisir au Rassemblement national, faire plaisir au LR, faire plaisir euh au camp euh macroniste et à son parti le modè, faire plaisir à la gauche.
C'est mission quasi impossible. Clémence le maestre, mission impossible. C'est mission impossible.
Après euh certains pensent qu'il y a peut-être un petit trou de souris. Euh on l'a tout petit mais euh non mais plus sérieusement, on l'a vu les à peine à peine Bairou avait-il fini son discours que notamment le RN et LFI hurl à l'ascensure, on se demandait même il il s'ils avaient écouté la fin du discours. Donc il il y a un côté une espèce de réaction épidermique.
Après quand on écoute vraiment ce qu'ils ont dit les uns et les autres, le PS, ils ont crié à la censure mais ils ont ils ont quand même dit qu'ils étaient toujours ouverts au compromis. Euh d'ailleurs Éric Lombard semble dire que euh il discute euh il il est prêt à discuter avec le PS et donc peut-être justement discuter de ces questions d'impôts dont on parlait parce que c'est c'est ce que vous disiez, c'est le le PS il veut augmenter les impôts. Le des plus riches.
Des plus riches. Oui. Oui, tout à fait.
Des plus riches. Le RN, bah il y a peut-être la possibilité quand même de discuter avec eux parce qu'ils ont pas forcément intérêt à ce qui est une censure du gouvernement. Ils ont pas forcément intérêt à ce que le gouvernement chute.
Donc, il y a peut-être quand même un petit trou de souris. Ce qui nous paraît nous le plus inquiétant en fait à la rédaction des échos, j'en ai parlé au spécialistes politiques, c'est que en fait les il y a énormément de critiques qui viennent du bloc central et ça ça va déstabiliser Baou et c'est ce qui est arrivé à Barnier en fait, c'est qu' notamment le renvoquier ce matin qui n'a pas été temps. C'est pas le pire voquier pour le coup.
C'est Édouard Philippe le pire pour moi. Je vous coupe, je vous écouter parce que ça illustre tout le débat qu'on a et puis évidemment on retournera voir Yan Brossa et Pine Goulet après. Justement, voyez ce que dit Laurent Voquet et voil écoutez ce que dit aussi Éric Cocrel qui lui répond.
On en débat juste après. La situation budgétaire de notre pays, elle est catastrophique et ce plan, il a au moins le mérite d'essayer de chercher des solutions. Pour autant, est-ce que ce plan est parfait ?
Non. Et donc notre travail à nous avec la droite républicaine, ça va être de le corriger et de l'améliorer. C'est tout le la globalité de ce et la logique de ce budget qui est à rejeter.
Même si le gouvernement décidait de négocier, d'enlever cette mesure, tout le reste du budget garderait cette logique qui est l'idée qu'on fait payer au monde du travail les cadeaux fiscaux qu'on a fait au capital. Périne Goulet, vous avez entendu Éric Ocrel et et Laurenvoquer. Est-ce que là on est finalement dans un ce qu'on disait sur le plateau, dans un clivage droite gauche très classique, très légitime, j'allais dire mais qui fera pas avancer qui fera pas avancer les choses.
Écoutez, je sais pas si incrivage droite gauche. En tous les cas, aujourd'hui, j'entendais madame le maestre qui disait qu'on était qui ça être compliqué de faire plaisir aux uns aux autres. Moi, je pense qu'on n'est pas là pour faire plaisir aux uns aux autres aujourd'hui.
On est là pour essayer de sauver notre modèle social parce que on l'a peut-être trop souvent oublié, hein. Pour pouvoir redistribuer comme on le fait dans notre pays et qui est la richesse de notre pays, il faut produire. Or, on le voit bien aujourd'hui, on a quand même des difficultés à avoir de la productivité aussi élevée qu'un certain nombre de nos voisins européens.
Et donc on a besoin d'avoir euh je vais dire ce plan sur deux pieds qu'a proposé François Bairou. Euh les deux angles et les deux jambes paraiss intéressante. Bien sûr qu'il faut peut-être l'amander.
Il y a peut-être d'autres solutions. Peut-être qu'à la place du jour férier, on peut trouver autre chose. Peut-être travailler plus à la semaine, peut-être laisser les entreprises s'organiser pour voir comment on peut travailler autrement.
Euh bien sûr, il faut peut-être regarder aussi et et dans votre débat auparavant, j'ai j'aimais assez le fait de se dire peut-être moins d'aide aux entreprises mais moins de fiscalité en face euh parce que bien entendu, il faut aujourd'hui que nous ayons une production dans notre pays pour pouvoir ensuite et bien redistribuer que ce soit sur la santé, que ce soit sur les plus fragiles. Et ce que j'entends d'Éric Cockrel en disant que c'est un budget qui a été proposé hier qui fait tout reposer sur les plus fragile, je ne suis pas d'accord puisque nous avons vu notamment que la contribution sur les revenus dont nous en tout cas au niveau de l'Assemblé nationale niveau modèle nous disions qu'il fallait la péréniser et bien c'est proposé par François Baou. On voit bien qu'il y a un certain nombre de mesures qui va toucher les plus hauts revenus et je pense que c'est important.
Moi ce que je trouve intéressant dans ce qui a été proposé hier, c'est que ça touche tout le monde parce que notre pays et bien c'est euh une nation et une nation chacun doit pouvoir contribuer à la hauteur de ce qu'il est capable de le faire et euh en c'est pour moi ce qui est proposé dans ce budget. Donc oui, ça va être compliqué. Je suis d'accord avec madame le maestre.
Oui, ça va être compliqué mais on n'est pas là pour faire des cadeaux aux uns aux autres. Il faut qu'on garde en tête aujourd'hui qu'il faut queon rétablisse les finances publiques de notre pays parce qu'on le voit bien il y a près de 20 ans, on avait 50 % du PIB qui était en dépenses publiques et et 55 en revenus et on voit bien aujourd'hui que les revenus sont les mêmes mais que les dépenses sont augmentées de 5 %. Donc il faut absolument je vais donner la parole à je vais donner la parole à à Yan Brossa pour qu'il puisse vous répondre. une précision sur les les les sur les les hauts revenus, c'est resté très flou hein dans les annonces de François Bairou sur le le qu'elle serait qu'elle pourrait être une une taxe ou la participation des des haut revenus.
Yan Brosa, Pine Goulet disait que disait que voilà, il y avait des aménagements qui étaient possibles. Est-ce que vous dans l'opposition, que ce soit au au au PCF et dans toute l'opposition, il y a des aménagements sur lesquels vous accepteriez peut-être de négocier, peut-être pas surtout un compromis, c'est un compromis, mais quelles seraient les les pistes de négociation, pas toutes, les plus importantes pour vous ? Mais le problème c'est que tout le logiciel du premier ministre est mauvais.
Et d'ailleurs on nous parle de la dette comme si c'était une espèce de catastrophe naturelle qui nous était tombé sur la tête. Or, la dette a explosé en raison de la politique qui a été menée depuis 2017 par le président de la République et qui a consisté à multiplier les cadeaux au profit des plus riches. Ensuite, on explique aux plus modestes, aux travailleurs, aux chômeurs qui vont voir leur indemnité diminuer, aux malades qu'ils vont devoir faire des sacrifices en plus et donc c'est tout ce logiciel là qui de notre point de vue est extrêmement contestable.
Ce dont nous aurions besoin aujourd'hui, c'est d'un changement de politique économique, c'est de justice fiscale, c'est d'une fiscalité qui précisément permett de de de s'en prendre au plus haut revenus et en revanche de permettre de gagner du pouvoir d'achat au travailleurs. Bref, on a besoin d'un changement radical de politique. C'est d'ailleurs en faveur de ce changement que les électeurs s'étaient prononcés aux dernières élections législatives en plaçant le Nouveau Front populaire en tête.
Or, en l'occurrence, on a l'accélération de la politique qui a été menée depuis 2017 et qui a été sanctionnée dans les urdes. À partir de là, c'est pas avec quelques amendements qu'on remédiera au problèmes. Alors, on va discuter des suites et notamment évidemment des des menaces de censure.
On le dit depuis le début, hein. Le le gouvernement Baou est est quand même en en surcis, vous le disiez tout à l'heure Clémence, il y a il y a un petit chemin, un petit trou de souris peut-être. On va regarder un un reportage de Julien Cholin ce soir dans notre journal de 20h où effectivement en tout cas euh les équipes de François Baou estiment qu'il existe un chemin pour traverser la haie les haie de la de de la censure.
On l'écoute et vous nous donnez votre avis juste après. Bonjour. Emmanuel Macron croit-il au miracle pour le budget ?
En déplacement à Lourde ? Le président l'assure. Il a toujours foi en son premier ministre.
Peu importe les critiques. Si d'autres ont des idées plus intelligentes pour accroître l'activité et pour baisser les économies, le premier ministre, il les recevra. Car depuis hier, même au sein du socle gouvernemental, certains s'interrogent.
Exemple avec les Républicains pour les pistes d'économie mais jugé insuffisante par le renvoquer. Est-ce que ce plan est parfait ? Non.
Tout comme Bruno Retaillot qui propose de nouvelles économies. dans le viseur du ministre de l'intérieur, l'AME, l'aide médicale d'État qui permet de soigner les étrangers sans papier. Je pense que l'AME doit être réformé dans son panier de soins.
Je pense que par exemple les EQTF ne devraient pas avoir accès à l'ME pour construire. Édouard Philippe se dit lui aussi favorable au plan Bairou pour l'instant du mois. On a connu soutien plus enthousiaste.
Ça n'est qu'un plan d'urgence et quasiment rien dans ce qu'il propose ne règle le problème. Ça permet juste de limiter les conséquences. Dans un tweet ce soir, Gabriel Atal assure lui du soutien des députés macronistes.
Mais pour faire adopter son budget, François Bairou devra élargir son socle. Problème ? Les socialistes se prononcent d'ors et déjà contre les pistes annoncées mais assurent rester rouvert à la négociation à condition de tout revoir.
Le budget tel qu'il est proposé par le gouvernement n'est pas une base de négociation. Les socialistes s'y opposeront à toute force et le rejetteront. Les députés RN eux aussi assurent vouloir négocier.
Mais sur quoi ? En tout cas en l'état il voteraiit la censure. Alexandre Pairou un chemin un chemin étroit.
Bah Julien Chanlin parlait à la fin de son sujet du Rassemblement national, son sujet pour le journal de 20h. Depuis, on a eu une information, c'est l'interview au Parisien que vient de donner Marine Le Pen dans lequel elle dit "Je cite "En l'état, impossible pour le RN de ne pas censurer." C'est ce qu'on appelle vulgairement un coup de pression, un énorme coup de pression contre François Baou.
C'est-à-dire que on sait très bien que aujourd'hui la droite et les macronistes vont le soutenir et que les communistes, les insoumis et les écologistes vont le censurer. Ils l'ont déjà dit. Ces deux seules marches de manœuvre mathématiquement, c'est le Rassemblement national d'un côté et le Parti socialiste de l'autre.
Or, avec ce que je viens de dire sur Marine Le Pen et avec ce qu'on vient d'entendre de ce que vient de dire Boris Vallot, ça paraît extrêmement compliqué parce que tout à l'heure, on parlait de la négociation euh des socialistes. Là, Boris Vallot ce soir, il dit pas il y a de la négociation, il dit faut tout revoir à zéro pour envisager une non censure. Moi, j'ai discuté avec des ces dernières heures avec des députés socialistes, notamment des députés socialistes qui avaient été contre la censure la dernière fois, qui avait poussé pour cette non censure de François Bairou qui me disait d'un il faut censurer et si moi je vous dis qu'il faut censurer, c'est que tout le monde va le dire et qui disait "On nous prend pour des idiots." C'est de la provocation ce qu'a fait François Bairou.
Eux, ils estiment qu'ils avaient trois lignes rouges. Je vous les recite, c'était d'abord que finalement il y ait pas de de on ça ne touche pas ses mesures sur les plus riches. Ça ne touche pas, pardon, sur les classes populaires.
À l'inverse, que ça touchait les plus riches et que ça ne devait pas se résumer qu'à des euh euh baisses de dépenses. Aujourd'hui, ils disent clairement le compte n'y est pas. Euh et ils sont assez pessimistes, je dois dire, sur la sur l'issue de cette négociation.
Ils ont une théorie en revanche qui est peut-être assez intéressante qui semblait utiliser Yan Brosa tout à l'heure. Euh c'est la théorie selon laquelle euh selon eux François Baotou est sûr de tomber euh à la rentrée. Donc il veut il voudrait se donner quelque part une espèce de posture de de de sachant un peu à l'amandaise France de dire voilà moi je vous avais donné la solution, vous n'avez pas voulu l'appliquer quelque part mourir sa broclair quoi finalement.
Il y a Yan Brosa, justement, vous avez entendu l'analyse politique de d'Alexandre. Voilà. Est-ce que pour vous c'est inévitable ?
Vous ferez tout pour faire tomber le gouvernement Baou à la rentrée ? Oui, pas parce que nous ne l'aimons pas. On a rien contre la personne de François Baou mais simplement parce que la politique qu'il mène et le budget qu'il propose, les orientations qu'il propose sont scandaleuse.
Enfin quand même, la semaine dernière, on avait les dernières statistiques de l'INC qui montent que 15 % la population française vit sous le seuil de pauvreté qu'en un an, on a eu 600000 pauvres supplémentaires. Voilà un budget qui va encore aggraver cette situation. Ben nous notre boussole c'est la justice sociale et quand on a la justice sociale pour boussole on ne peut évidemment pas laisser un gouvernement qui mène cette politique là perdurer parce qu'il fait mal à la société française et mal à la cohésion de notre pays.
Périne Goulet ce chemin étroit vous y croyez ? Alors forcément c'est normal que vous ayez un petit peu de méthode coué mais comment vous voyez cette rentrée ? Non non, je n'ai pas la méthode qu comme vous pouvez le penser.
On est je veux dire très réaliste de ce qui se passe notamment à l'Assemblée nationale et contrairement à ce qu'a dit monsieur le sénateur, non la le NFP n'a pas gagné car s'ils avaient gagné ils auraient la majorité à l'Assemblée nationale, ce qui n'est pas le cas. Et malheureusement, vous le savez, l'Assemblée nationale est en trois blocs quasi identiques et les blocs sont quasiment identiques, hein, à 20 députés près et ce qui m'embête un peu, c'est que chacun res reste, j'allais dire, dans sa petite politique politicienne, peut-être en réfléchissant déjà, j'allais dire, à 2027, mais en tout cas, il ne pense pas au français parce que si on pensait au français, bien, on essaierait au moins avant de censurer d'essayer de travailler ensemble sur cette base qui a été proposée qui n'est pas le définitif parce que comme Comme vous le savez, le préjat de finance, c'est une proposition du gouvernement que nous pouvons amender ensuite au Parlement. Donc je pense qu'avant de censurer, peut-être qu'il serait bien que nous travaillons à partir de cette base de travail et à nous effectivement de de pouvoir la modifier parce que je pense effectivement qu'il y a des choses à modifier mais en tout cas ça fait une base réaliste qui correspond aux efforts que nous devons faire.
Ça permet d'expliquer aux français bien qu'il va falloir faire des efforts et il faut que ces efforts soient justement répartis parce qu'on peut pas toujours demander au travailleurs. Il faut aussi qu'on demande à tous ceux qui ne travaillent pas dans notre pays qui puissent contribuer chacun à leur hauteur que ce soit effectivement les retraités que ce soit les gens qui connaissent une période de chômage ou ceux qu'il faut aider à sortir du RSA. Et c'est pour ça que les réforms que nous avons voté notamment pour essayer de remettre au travail les personnes qui s'en sont le plus éloignées, et bien c'est quelque chose qui est important pour nous parce qu'on le sait euh le meilleur moyen de sortir de la pauvreté c'est d'arriver à avoir un travail qui soit rémunérateur et qui vous permette de vivre de celui-ci.
Donc on a tout intérêt, je pense à chacun et chacune à arrêter d'être dans notre doctrine poéticienne. Et moi, j'appelle en tous les cas les forces raisonnables de la gauche que je n'ai pas du tout envie de faire alliance avec le Rassemble national et quand je sais notamment au niveau des communistes que votre président de groupe de votre président de parti Fabien Roussell a des idées plutôt intéressantes notamment pour les ouvriers et les travailleurs, je pense qu'il est possible de travailler ensemble mais il faut pour ça avoir un petit peu plus de maturité et réfléchir un peu plus loin que pour les 2 ans à venir. Périne Goulet appelle lancé à à la gauche.
Yan Brosa, juste une réaction rapide. Euh et puis avec aussi cette question s'il y avait une nouvelle dissolution Yan Brosa avantage ou ou inconvénient pour vous et pour le NFP ? Mais vous savez on peut refaire le résultat des dernières élections législatives.
J'entendais ce que disait madame Goulet. Je ne sais pas si nous avons gagné les élections législatives. En tout cas, il y a une chose qui est absolument certaine, c'est que vous les macronistes, vous les avez largement perdu et qu'il n'y a pas de majorité dans notre pays pour pourrir la vie du monde du travail comme vous êtes en train de le faire.
Et puisque vous parliez de Fabien Rousell tout à l'heure, j'ai en tout cas une certitude pour avoir échangé avec lui, c'est qu'il est absolument hostile à un budget qui consiste à à demander des sacrifices supplémentaires au monde du travail. Ne me dites pas que vous pensez aux Français. Ne me dites pas que vous pensez aux ouvriers de notre pays quand vous voulez leur imposer de travailler de jours supplémentaires sans aucune espèce de salaire en plus.
Enfin, à un moment donné, il faut quand même parler de la réalité, pas de vos rêves, de la réalité du budget présentée par le Premier ministre qui est un budget contre le monde du travail, contre les chômeurs, contre les malades, contre les fragiles, contre tous ceux qui souffrent et qui vont souffrir encore davantage avec la potion que vous leur imposez. Merci Yan Brosa. Clémence, une dernière réaction et puis on poursuivra la discussion après le journal sur notamment les jours fériers.
Question sur la dissolution. Ça y est, Emmanuel Macron peut à nouveau dissoudre l'assemblée si tout est bloqué avec le gouvernement Baou à l'automne, qu'est-ce qui se passe ? C'est la grande question et personne n'a forcément de réponse.
Depuis la début juillet, il peut à nouveau dissoudre. Il en a le droit selon la Constitution. La question c'est si le gouvernement Bairou tombe, en fait on a plein de questions dont on n pas les réponses.
Quelle peut être la réaction des marchés ? On en a beaucoup parlé ce ce plateau. Les marchés, ils veulent de la stabilité.
Quel premier ministre on pourrait trouver ? parce que après l'échec de Barnier, après l'échec de de qui voudra y aller, ce sera compliqué avec cette assemblée qui qui est toujours aussi éclatée. Donc est-ce qu'on met un gouvernement technique ?
Ça s'est fait dans d'autres pays. Est-ce qu'on disso à nouveau l'Assemblée nationale ? Est-ce que certains en rêvent Emmanuel Macron démissionne ?
Ça, il a clairement dit qu'il ne le ferait pas. Donc non, c'est en gros c'est la grande inconnue. Très rapidement, il dissolution.
Je suis pas sûr que ça change les choses quand on voit les sondages et les différentes études assez sérieuses qui sont faites sur cette question, les mêmes causes produisent à peu près les mêmes effets si ce n'est euh que le bloc qui perdrait le plus de voix et le plus de sièg, ça serait plutôt le bloc central. Voilà.
François Bayrou