Bernard Tapie, l'affranchi - Documentaire L'Équipe Enquête (2019)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 17 %Défensif 53 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
La priorité c'est d'être en relation avec des gens qui peuvent vous dire des choses désagréables, qui peuvent ne pas être d'accord avec vous. Est-ce que c'est un sentiment de puissance quand on domine les échanges ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quel événement sportif vous a le plus ému ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Vous avez repris des entreprises en difficulté comme Terraillon ou La Vie Claire. C'était pour faire du business ou par passion ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous aviez conscience d'avoir du pouvoir sur les autres et d'inspirer une certaine crainte ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Jean-Pierre Bernès vous a trahi lors du procès de l'affaire VA-OM. Comment avez-vous vécu ces retrouvailles ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quel impact cette affaire a eu sur votre vie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Fait
« J'ai tous mis les cyclistes au même niveau que les autres sports en les payant très largement au-dessus de ce qui gagnait. »
- 12:00Fait
« Il y a 25 ans, je vais faire des produits biologiques. Tout le monde m'a regardé comme un demeuré. »
- 18:00Fait
« J'ai démissionné de mon mandat pour aller en prison. »
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Il est l'un des personnages les plus controversés de ces 40 dernières années. Pour les uns, Bernard Tapis restera à jamais comme le président qui a mené l'Olympique de Marseille au titre de champion d'Europe en 1993. Pour les autres, il demeurera l'un des protagonistes de l'affaire OMVA, ce match acheté qu'il l'enverra en prison.
Charismatique, séduisant et populaire, excessif, impitoyable et sans limite. Bernard Tapier est un homme aux deux visages qui aura profondément marqué le sport français dans le cyclisme d'abord puis bien sûr dans le football. L'équipe enquête retrace ce soir le destin hors du commun d'un homme d'affaires qui aura écrit sa propre légende sans jamais se préoccuper des conventions.
Bernard Tapis l'affranchi. C'est une enquête de Fabien Toiti et moi-même sur un montage de Charl Ravin et Guillaume l'enfant. Un document suivi d'une interview exceptionnelle de Bernard Tafi qui nous a longuement reçu à la maison de l'Amérique latine à Paris pour refaire le match.
J'entreprends mes affaires avec une volonté féroce de gagner beaucoup beaucoup d'argent. Une grande gueule, tu peux pas t'imaginer. Mais un chur, tu peux pas t'imaginer.
Il avait une présence, une force qui attirait la médiatisation et il en a particulièrement bien usé. C'est pas parce que vous affirmez fort quelque chose que ce que vous dites est vrai, parce que vous dites n'importe quoi. Personne ne pouvait résister dans les années 80 90 à Bernard Tapi dans l'échange et dans le débat.
Ou tu es un mouton ou tu es le vainqueur. Je pense que c'est beaucoup plus un vainqueur qu'un mouton. [Musique] [Applaudissements] Et ça nous plaisait.
C'était le un patron, un vrai patron. C'est un personnage qui vous met dans une seringue et qui presse jusqu'au bout. Il y avait pas d'autre vie que le foot quoi.
Il y a pas d'autre vie que l'équipe. J'avais de l'admiration pour lui. J'étais fasciné par lui.
C'est un homme que j'ai beaucoup aimé. J'étais en tandem avec lui et moi quand je suis sur un tandem, je [ __ ] au même rythme que celui qui est devant moi. Bernard Tapi, condamné cet après-midi à 2 ans de prison dont un ferme dans le cadre de l'affaire valencienne OM.
Bernard Tapi a fait un bien énorme au football français et puis beaucoup de mal avec cette histoire. Il est le produit d'une époque Fre et Toc. Il aurait pu être quelqu'un de de grand.
Il laissera une image un peu mitigée quand même. Tapis, c'est des millions d'heures d'exposition à la télévision, dans les journaux et cetera. Et c'est quoi son image ?
Qui sait tapis ? Qui peut répondre à ça ? C'était il y a près de 40 ans, un autre siècle, une autre époque.
Au début des années 80, Bernard Tapis est devenu un personnage incontournable en France. Un puissant et riche homme d'affaires à qui tout semble réussir. Un chef d'entreprise aux méthodes rudes mais efficace pour réanimer des sociétés en dépôt de bilan. [Musique] Patron d'un groupe qui emploie près de 7000 personnes, il possède alors une fortune estimée à plus de 2 milliards de francs, l'équivalent de 760 millions d'euros aujourd'hui.
Les arts graphiques, l'agroalimentaire, la cosmétologie, l'audiovisuel ou encore le textile. L'empire Bernard Tapi s'étend inexorablement. Originaire d'un milieu extrêmement modeste, l'enfant du bourger en incarne la réussite et l'assume avec une franchise déconcertante en rupture totale avec les codes de la société française.
On a appelé ça les années fricques qui étaient en fait les premières les années de Mérand d'ailleurs bizarrement. Et la France à cette époque-là, on parlait pas de start-up mais elle aimait ses entrepreneurs et Bernard Tapis illustrait l'entrepreneur moderne français et donc il enthousiasmait les gens par sa positivité. le début de notre émission avec un invité très très très très célèbre, Bernard Tapu.
Homme d'affaires, homme de médias, Bernard Tapis est un adepte de la mise en scène et du petit écran. Les apparitions de ce quadragénère décomplexé, charmeur et charismatique suscitent une certaine fascination auprès du grand public. Chouffle, pensez au petit oiseau.
Les émissions à grand succès de l'époque se l'arrache, l'industriel est partout. tout le temps vou et n'hésite pas à jouer son propre rôle pour promouvoir ses entreprises comme ici dans une publicité pour les piles vondaires. Mais qu'est-ce qui vous fait marcher ?
Moi je marche à la vendeire. La tapimania déferle sur la France. C'est une star.
Près d'un français sur deux le voit ministre. près d'une femme sur deux partirait volontiers en vacances avec lui. Et pourtant, il n'est ni chanteur, ni comédien, ni homme politique.
C'est un chef d'entreprise. Bernard Tapi, bonsoir. Bernard Tapi, c'était d'abord, c'était un mec physiquement très haut point qui plaisait aux femmes, qui est très un peu hableur mais très très empathique, très facile de contact, qui paraissait avoir tous les dons, don de la parole évidemment, le don du business, des affaires, rien ne lui semblait impossible.
En un mot, il était très séduisant, quoi. Mais le milieu des affaires ne le contente pas. En quête d'émotion, de nouvelles conquêtes et de défis, l'industriel plonge dans l'univers du sport en 1984.
Il investit 10 millions de francs et s'offre une équipe cycliste sponsorisée par l'une de ses entreprises la vie clair. Il comprend avant beaucoup d'autres la vitrine médiatique hors norme que peut lui offrir le sport de surcroit le cyclisme discipline populaire par excellence. Bernard Tapi se lance dans l'aventure en s'appuyant sur un immense champion français que l'on croit sur le déclin, Bernardino.
Je peux annoncer cette bonne nouvelle, c'est que quand même je vais rester en France et que la personne avec lequelle on s'est très bien entendu et je pense qu'on travaillera très bien, c'est monsieur Bernard Tapi que je dois remercier ce soir au nom de personnel pour m'avoir pris confiance en moi. Il était connu pour être un quelqu'un qui reprenait des entreprises en difficulté. Puis ça tombait bien puisque Ino était une entreprise en difficulté. il avait il s'était fait opérer du genou après le le Tour d'Espagne.
Il avait été la régie Renault avait choisi Guimar plutôt que lui. Euh et puis il y avait l'arrivée de Fignon qui compliquait un peu les choses. Bref, Ino était cherchait une nouvelle équipe, il était on va dire sur le marché.
Voilà. Et donc arrive Bernard Tapis sur sur cette entreise qui évidemment saisit l'occasion, récupère Ino et lance l'équipe Lavie Claire. Ça c'est un combattant.
Et on le voit encore, on l'a vu dans dans pas mal d'opérations, même encore aujourd'hui. Non, c'est quelqu'un qui lutte et qui a envie de gagner. Je pense que c'est c'est ce qui nous a je crois relié. [Musique] Bernard Tapi va aussitôt dynamiter les habitudes d'un milieu traditionnel conservateur où l'argent demeure un sujet tabou et le statut des coureurs précaires.
Il arrive dans un monde un peu un peu sclérosé où finalement les coureurs sont un peu sous-payés. dire c'est pas à la bourse on va dire c'est c'est le le le monde du cyclisme est un peu sous côté d'évalué dans l'équipe Renault par exemple tous les coureurs gagnent le SMIC le quel que soit le coureur à Parino bien sûr chez de Grib Baldi il gagne 20 30 % moins que le SM qui a même des coureurs qui s'autoent je dis pas que c'est un monde à la Zola mais on n'est pas très loin encore de tout ça et lui il arrive et puis il hausse les salair enfin il les met à leur niveau à mon avis quand même. il a il apporte ça, il paye les coureurs de de façon beaucoup plus honnête.
Voilà. Donc sur le fond, il est assez assez apprécié déjà de ses propres coureurs. Voilà. [Musique] Un an après Bernarino, c'est la star américaine Greg Lemon qui rejoint l'écurie tapis.
Un contrat à 1 million de dollars sur 3 ans. Une somme extravagante pour l'époque. Le recrutement du californien fait basculer le cyclisme dans une nouvelle ère. [Musique] Je l'ai rencontré pour la première fois à l'Alpe d'Ouest pendant le Tour de France 1984.
Il avait envoyé une femme habillée tout en cuir avec de longs cheveux noirs pour venir me chercher. Elle m'a dit "Êtes-vous monsieur Lemmon ?" J'ai dit "Oui, Bernard Tappi aimerait vous voir.
Venez avec moi." C'était comme un film de James Bond. Je suis allé à son hôtel avec elle en moto.
Bernard Tapis et Bernardino m'attendaient. Ils avaient entre les mains un nouveau modèle de [ __ ] de la marque Look. Et les premiers mots de tapis ont été "Comment voudriez-vous gagner plus d'argent que vous ne l'avez jamais cru possible Même pour moi, c'était un petit peu choquant parce que il ne s'était pas présenté ou quoi que ce soit.
Non, ces premiers mots ont été comment voudriez-vous gagner plus d'argent que vous n'avez jamais cru possible ? Je me suis demandé à quoi il pensait. Ensuite, il m'a dit qu'il voulait m'embaucher pour que Jed Ino a gagné son 5e Tour de France avant de devenir moi-même le leader de l'équipe. [Applaudissements] Et la méthode tapis, exubérante et passionnelle fonctionne.
L'homme d'affaires a relancé la carrière du bléot qui remporte en 1985 son 5e tour de France. Quand on savait qu'il arrivait sur telle ou telle course, déjà tout le monde était boosté, hein, parce que lui euh lui était capable de faire des réflexions que pas forcément d'autres auraient fait. Je veux dire, il était capable de dire à Ino euh tu me fais chier, tu es un con quoi ce qui est pas ce qui est pas le cas de tout le monde.
Mais Ino le comprenait très bien quoi. Je veux dire après, c'est la façon de le dire. Mais tapis était comme ça.
C'est quelqu'un de direct. C'était quelqu'un qui qui venait euh en course, qui déjeunait avec nous, qui qui dînentit avec nous. Alors que j'ai eu des patrons avant où je les ai jamais vu.
Quand on regarde tous les autres PDG de grande société, ben il y en on en voyait pas beaucoup. Moi, j'étais à la régie Renault, j'ai vu une seule fois le patron et j'ai fait 7 ans. Donc, j'étais un numéro dans une entreprise alors qu'avec avec Bernard Tapi, j'étais un homme dans une entreprise et ça c'est autre chose. [Musique] 21 juillet 1986, la 18e étape du Tour de France entre Brillançon et la mythique ascension de l'Alpeuise doit décider du futur vainqueur de la grande boucle.
Dans l'ascension de l'Alpe de ici, les Greg Lemon a récupéré le maillot jaune la veille au dépend de Bernarino. Il possède plus de 2 minutes d'avance sur le Suisse de l'équipe Carera Ours Zimmerman et son coéquipier français. Une opération encore une fois lancée et voulue par un Bernardino magistral.
Ce jour-là, j'étais incroyablement fort. Je lâchais In eau. Alors, il m'a dit "Laisse-moi rouler devant et suis-moi.
Vas-y, relaxe." Ensuite, Tapis a dit "Ayons une victoire symbolique au sommet de l'Alpe. Ino va gagner l'étape, tu vas prendre la deuxième place." Quelque part, c'est comme si tu honorais Ino, c'est bon pour l'ego.
Les deux hommes franchiront la ligne d'arrivée ensemble, presque main dans la main, alors que l'Américain avait semble-t-il la possibilité de lâcher son équipier dans la montée de l'Alpeue. Pour tapis, l'image importe autant que le résultat et celle de ces deux champions triomphants ensemble ressemble au scénario idéal. [Musique] Le maillot jaune est acquis, la deuxème place est acquise.
Le la victoire de l'étape, c'est c'est tout ça le boss qui est là aussi. C'est une manière de le remercier de ce qu'il nous donnait à nous. Tapis vous a-t-il forcé à donner l'étape ?
Oui, mais que pouvais-je faire ? C'était lui qui me payait. À quel point aurais-je été impopulaire si j'avais attaqué Ino ?
Ça ne pouvait pas marcher. Mais bon, j'allais gagner le tour, la course était finie. Alors, bah j'étais d'accord avec tout ça, c'était fini.
C'est c'est une étape qui sur le fond euh c'est une étape d'antilégende, c'est-à-dire c'est une étape triste, c'est une étape décevante parce que s'il a arrangé les choses comme ça en leur conseillant d'arriver main dans la main, il nous a ça a été une parodie de réconciliation parce que les deux les deux coureurs s'entendaient plus et donc c'est une parodie, c'est la théâtralisation de d'une certaine fraternité dans dans l'effort ou d'un corporatisme ou d'une sorte de d'entente de classe entre de de de champions. qui qui incarne euh non, il nous a privé d' du vrai duel. Et donc si Tapi a fait ça sur le fond, c'est comme si le le c'est comme si il il voulait raconter l'histoire du tour, enfin la placer sous sa dicté, c'est-à-dire donc ils arrivent ensemble et cetera, c'est deux champions réconciliés, c'est la vie claire qui gagne.
Il aurait dû dire au contraire allez maintenant c'est le celui qui doit gagner le tour doit le montrer et là et et là c'était pas naage, c'était l'ambition, c'était gagner. Je pense que les est resté très mal de de cette histoire parce que les mon pouvait lâcher Bernardinou dans l'alpéise. Ça c'est une certitude. [Musique] À l'issue d'une épreuve marquée par de fortes tensions au sein de l'équipe, Greg Lemon devient le premier américain à remporter le Tour de France. principal, c'était de gagner le tour.
On a gagné le tour, on a mis cinq coureurs dans les cinq cours dans les 12 premiers du général à Paris et je crois qu'on a gagné cette étape. Donc le roi, c'était qui ? Tapis hein.
Le temps a passé et Lon s'en amuse désormais. Mais il demeure persuadé que Bernard Tapis a toujours privilégié les intérêts de son coéquipier français et lui a beaucoup menti. [Musique] Tapi était un businessman qui a fait du bien au cyclisme au début mais mais c'était aussi un embobineur, une personne qui invente des histoires pour avoir l'air plus fort.
Parfois ça marche. Il disait ce que vous vouliez entendre. C'est pour cela que je dis qu'il était un peu manipulateur comme un politicien.
Il disent ce que tu veux entendre mais ils ne le pense pas. Mais je le savais. Après la première année, je savais avec qui je travaillais.
Il vous aimait bien votre avis ? Ah, je sais pas, j'en doute. Non, il disait juste petit amé jouer avec lui.
C'est ce que je crois qu'il disait à jouer avec avec lui. C'est ce que je pense. Oui.
L'année 1986 marque un tournant dans la carrière tumultueuse de Bernard Tapi. À l'issue d'un dîner parisien auquel il participe tous les deux, Edmond de Charlerou, épouse de Gaston de Fer, le maire socialiste de la cité provençale, lance le défi à l'entrepreneur de reprendre les reines de l'OM. Après des mois de tractation, Bernard Tapi rachète pour un franc symbolique le club marseillais.
Alors en difficulté financière et sportive. La signature officielle se fera hors du domicile privé dans un hôtel de l'avenue de Friedland, le Napoléon. Laura de l'industriel parisien, ses moyens, le soutien de la mairie et la caution Michel Hidalgo, vainqueur de l'Euro 84 2 ans plus tôt avec l'équipe de France, lui offre les pleins pouvoirs.
Il a 43 ans. L'OM devient son nouvel instrument de conquête. De la même manière que il avait réussi dans le vélo, je crois qu'il s'était lancé le défi de réussir aussi dans le football.
Et quand il est arrivé, il a vite compris les règles du jeu. La grande force de tapis, c'est ça, c'est la compréhension immédiate et rapide des situations. De ce point de vue- là, il est sans doute sans équivalence.
Il a mis le costume de président de l'Olympique de Marseille. C'est un costume pour lui quoi. C'est un costume pour lui parce que des fois vous voyez des gens qui se retrouvent président ou dans d'autres responsabilités dans la vie quoi et qui qui occupent des responsabilités des fonctions mais qui correspondent pas au poste.
Et ben alors rapidement on s'est aperçu que c'était voilà il avait un costume qui lui allait à la perfection quoi. C'était le président idéal pour l'Olympique de Marseille. [Musique] Marseille, ville populaire, bouillonnante et impétueuse.
En 1986, l'OM est à la recherche d'un second souffle 2 ans après être remonté en première division. Un contexte idoane pour l'enfant de la banlieue parisienne. Comme dans le cyclisme qu'il délaisse silencieusement, Bernard Tapis va immédiatement imposer ses méthodes et son charme.
Il a commencé en fanfare, c'est le cas de le dire, parce que il a commencé à mettre une musique monstre, à mettre des spectacles avant les matchs, enfin àoliver le à faire un berceau au match. Il était le premier à le faire. Alors ça ça a tout de suite intéressé et puis les Marseillais qui sont qui s'y prêtent bien ont participé sont devenus tout de suite amoureux de Bernard Tapi et de leur équipe.
Tapis il a donné la possibilité au virage sud de s'exprimer parce qu'à l'époque le virage sud était mort. Moi qui étais dans le virage nord, je peux t'en parler, j'étais face à une tribune vide. les quand les ultras ils sont allés en face euh que Tapi leur a donné l'accès à la tribune sud, il a compris qu'il pouvait créer quelque chose.
Tapi quand même il était connu dans plusieurs sports et il a amené beaucoup de choses des choses nouvelles dans le foot et dans les stades surtout et le côté spectacle c'est lui qui l'a emmené en France. L'Olympique de Marseille à mes yeux comme je pense aux yeux de tapis, c'est un facteur d'intégration des population. Il y a pas d'autres lieu à Marseille où se rassemblent tous les gens issus de de dans leurs origines quelquefois de extérieur à Marseille ou extérieur à notre pays, mais qui sont désormais des Marseillais.
Euh tout ce monde se rassemble. Vous avez des gens très populaires euh et vous avez des gens de la bourgeoisie qui vont arriver au stade avec des motos impressionnante mais ils mettront quand même un cadon pour qu'on leur forche pas la moto. Le patron de l'OM profite de son implantation à Marseille pour effectuer ses premiers pas en politique.
Le président de la République de l'époque François Mitteran cherche de nouvelles personnalités issues de la société civile. C'est un excellent orateur. Il a une force de conviction très forte et donc par conséquent le pouvoir de l'époque voulait en faire un atout dans le jeu de monsieur Mitteran.
Sa femme et moi lui avons dit en même temps la même chose. C'est pas ton métier et ils vont tuer. Mais il était pas subjugué par grand monde mais il était alors mitéran.
C'était extraordinaire ça. Vérand l'appelait, il brossait ses chaussures, il se mettait au garde à bout. Monsieur le président, il avait envie d'avoir ce rôle social, enfin ce rôle politique et on lui a bien dit "C'est pas ton domaine, tu es pas des clubs politiques, ils vont te tuer." Démissionner de votre mandat à Marseille et nous faisons devant le peuple marseillais une vraie campagne électorale en donnant Mais la reine politique n'effrait pas cet orateur hors paire.
Son ambition est plus forte que tout. Sa stature d'homme d'état, il va la façonner en affrontant Jean-Marie Le Pen, craint par l'ensemble de la classe politique de l'époque, mais pas par Bernard Tapi qui accepte l'affrontement. Monsieur, parce que vous êtes un hableur, vous êtes un mat à mort, vous êtes un tartarin, un bluffeur.
Mais c'est pas parce que vous avez une grande gueule et que vous criez fort que vous arrivez, vous êtes sorti des bass, on le sait. Poli, vous avez dû apprendre à parler de se différence. La seule différence, c'est que c'est pas parce que vous affirmez fort quelque chose que ce que vous dites est vrai, parce que vous dites n'importe quoi.
Tapis dans le rapport qu'il impose à son interlocuteur, notamment les hommes, il y a pas d'équivalent. De tous les gens que j'ai rencontré, il y a quelque chose chez lui effectivement d'animal. C'est un mal dominant.
C'est un mal alpha comme on dit parfois. Bon voilà, ça c'est clair. Ne me menacez pas physiquement monsieur Tapi, il vous encrait parce que vous avez votre garde du corps là.
Moi, moi rigolo. Enfin, regardez-vous. Alors, non seulement il est plus fort, mais en plus il rend les autres moins forts.
C'est-à-dire que euh tu perds un peu euh tes moyens euh quand tu es avec Bernard Tapi. Et euh il impose là encore un tel rapport physique que celui à qui il s'adresse est vraiment en difficulté et dans les cordes. On ne l'abpportait pas avec euh comment dire de manière sereine.
C'est sûr que tapis il avait pour lui quelque chose qui effrayait un peu. Il le savait aussi. Tapis venait du cru, c'est pas il est pas des bourgeois.
On le voit, on le ressentait même dans son dans sa dans ses manières de faire, dans ses manières de s'exprimer et ça nous plaisait. C'était le un patron, un vrai patron. [Musique] Touch à tout et insatiable.
Bernard Tapi se lance dans le même temps le défi de battre un vieux record du début du siècle, celui de la traversée de l'Atlantique nord en monocoque. Là, il y a mal de vent, une mer qui n'est pas trop formée. À bord du faocéa, un quatre m somptueux construit par Alain Cola, racheté 6 ans plus tôt, rénové puis rebaptisé par l'homme d'affaires.
Le faussé est un géant des mers, un bijou qui marie haute technologie. et grand luxe tout à la démesure de son propriétaire. Et quand on s'appelle Bernard Tapi, la navigation se conçoit bien sûr en terme de performance et de record.
Pendant cette traversée, on a pu atteindre des vitesses impressionnantes. On a dépassé 30 nœuds sous voile, ce qui est quand même ce qui est quand même rapide pour pour une bête de 400 tonnes. Il avait pas de rôle dans le le fonctionnement du bateau.
Il avait un rôle comment dire galvanisateur parce que il voulait que il voulait que ça marche et puis ensuite il jouait son rôle aussi d'intermédiaire pour assurer la pour assurer la communication autour de cet événement. Des images de la traversée de New York jusqu'au Caplizard, au sud de l'Angleterre sont retransmises quotidiennement sur les antennes de TF1. [Musique] Le 5 juillet 1988, Bernard Tapi et ses 15 membres d'équipage battent le record de Charlie Bar en 8 jours, 3h29, [Musique] [Applaudissements] il est fort pour en faire un événement puisque l'enjeu c'était de battre un record qui avait qui avait quasiment 100 ans et à l'époque, il avait été fait avec des moyens complètement différent.
Donc le le battre c'était pas c'était pas un challenge sportif encore une fois, mais c'était c'était quand même c'était une idée sympathique de ressusciter un vieux un vieux record et puis d'en d'en faire un petit événement dans le monde sportif de la voile et des médias. [Musique] 1989, l'homme d'affaires remporte les élections législatives partiel dans la 6e circonscription de Marseille en tant que candidat soutenu par la majorité présidentielle. Cette année-là, l'OM devient champion de France.
Sur cette ouverture du tandem héros Bénédé, Papin se jouait et de Prunier de Boli puis du droit inscrivait le premier but de la soirée. [Musique] Les Marseillais attendaient cela depuis 17 ans. On était enterré, les bandes Marseille étaient enterrées.
Et moi en général, je mettais une chaise à côté de du sout-terrain là pour être à la hauteur, mais il m'avait piqué la chaise à la mi-temps pour que je puisse plus m'asseoir là pendant qu'on était au vestiaire. Donc j'étais j'étais pas dans la fausse, j'étais accroupi ou à quatre pattes sur le gazon à à 2 m de la ligne et j'encourageais mes gars qui bien sûr étaient je crois qu'il y avait 0-0, on était dominé je crois et il était dans l'autre fosse lui avec avec son entraîneur et et les joueurs et il me criait gros con rentre dans ton dans ta rentre dans la niche gros con rentre dans la niche Bon, ça m'a ça m'a amusé. J'ai pas pris ça pour une insulte.
C'était c'était pendant le combat, hein. Le style tapis, c'est une autorité forte et un leadership absolu. À Marseille, tapis est omnipotent et s'occupe de tout.
C'est un personnage qui vous qui vous met dans comme il disait dans une seringue et qui presse jusqu'au bout quoi. Vous gagnez un match, vous avez 3 minutes de de répi quoi. 3 minutes, c'est le temps qu'on mettez du banc pour aller au vestiaire.
Alors c'est pas un club ordinaire déjà. Et en plus là il y a il y a un homme extraordinaire à la tête quoi. Souvent les joueurs, ils me les demandaient d'avance.
Par exemple, à la fin d'un match où on avait joué au C Marseille, il me dit "Quand est-ce que tu nous quand est-ce que tu me donnes ton gars qui a les pieds carrés ?" Alors le gars qui avait les pieds carrés, c'était Vas-y le Bolly. Moi j'ai dit "Attendez, c'est pas cette année.
Faites des économies, mettez de l'argent de côté, ça va être très cher et ça sera l'année prochaine." Voilà, on est resté là-dessus. Voilà un débat pour Canton.
C'est c'était plus soudain dans l'après-midi. Il me dit dis donc dit ah oui dites donc je veux voir votre cantonaat ce soir. Vous pouvez venir me chercher à l'aérodrome ?
Alors bah je jouis à l'arrivée de l'avion de Bernard Tapis à branche à l'aérodrome d'osseur et je l'ai emmené chez Éric Cantona qui était en train de peindre d'ailleurs. Bon il dit "Ah bonjour Éric va ? Tu es né où toi ?
Alors dit "Ben à Marseille alors tu sais où tu vas jouer hein ? Il y a pas de problème. Il y a pas de problème.
On aura pas de problème de discussion financière ensemble. Tu sais bien que hein alors tu es d'accord ? Écoute, on est pressé.
Allez salut éc et on est reparti et il a été à Marseille. Voilà le weekend à Marseille, la semaine à Paris. C'est dans ces bureaux de l'avenue de Friedland, près des Champs-Élysées que Bernard Tapi gère les affaires courantes du club olympien.
Bourreau de travail de jour comme de nuit, accro au téléphone, il exige une disponibilité totale et sans limite de ses collaborateur a vite compris que certaines choses cela passait par lui-même. Il avait un homme lige qui était sur place, Jean-Pierre Bern et lui il était celui qui décidait de tout, quasiment de tout. et il a besoin de par sa personnalité de de montrer aux autres que il sait tout, qu'il décide de tout.
Donc pour ça, il faut qu'il ait quand même des éléments et des détails pour paraître crédible quoi. C'est un garçon qui passe sa vie dans son canapé à donner des coups de fil et à recevoir des gens chez lui. Il bouge pas.
Je dire il fait un peu de four ou du vélo mais il a j'ai toujours connu moi fallait dans le canapé recevoir du monde et donner 22 coups de fil en même temps. Il fallait euh être totalement euh axé sur son métier 24h sur 24 parce que au tout début il pouvait appeler à 1h 2h ou 3h du matin parce qu'il était venu une idée dans la tête. Un jour, il appelle, c'était le soir et il téléphone, il a ma femme au téléphone et ma femme dit est pas là, mon ex-femme pardon.
Et il dit, il dit non, mon mari n'est pas là. Bon ben il rappelle plus tard. La femme elle dit non mon mari est pas là.
Mais lui il dit mais où il est ? Il dit il est dans un arbre. Il raccroche pas bien compris.
Le lendemain me voit, je vais à l'entraînement, il me voit, il me dit dit "Qu'est-ce que tu as raconté à ta femme toi que tu as passé la nuit dans un arbre ?" Si mti plus fort. Il me dit, j'ai dit mais le plus beau c'est que c'est vrai.
J'étais au sanglier dans un arbre, je chassais, il a jamais cru mais bon c'est comme ça. 18 avril 1990, le but de la main inscrit par l'attaquant angolais Vata Matanou Garcia privera les Marseillais d'une finale de coupe des clubs champions. [Applaudissements] Et but !
But réussi par V. Ah, il me semble qu'il le met de la main. Ah, il le met de la main.
Il le met de la main. Il le met du bras. [Musique] Un fait de jeu cruel et insupportable aux yeux de Bernard Tapi, auteur ce soir-là d'une déclaration qui le poursuivra longtemps.
Vous savez, faut pas me la faire trop longtemps sur le plan du recrutement et de la manière de manager un club. Je pense que ça j'avais su faire. Manager l'environnement d'une coupe d'Europe, j'avais pas compris.
Je vous promets que j'ai compris, ça se reproduira plus jamais. L'été suivant, le président marseillais acquiert l'équipe mentier sportif Adidas. [Musique] L'affaire de sa vie, pense-t-il alors.
Le groupe allemand, malgré la crise qu'il traverse, est en effet le numéro 1 mondial des articles de sport. [Musique] À part la naissance de mes enfants et le jour de mon mariage, c'est le plus beau jour de ma vie. Dans cette transaction de grande envergure, il est aussi prévu d'installer l'ex-desseur allemand Franz Beckenbower comme entraîneur de l'OM à la place de Gérard Gil.
Le Kaiser, tout frais champion du monde est un monument du football et un personnage incontesté. Mais c'est un fiasco. 3 mois plus tard, Raymond Getal se remplace Beckenbower.
Avec le Belge, l'OM accédera cette fois à la finale de la Grande Coupe d'Europe, mais les Marseillais s'inclineront au tir au but face au Serb de l'Étoile rouge de Belgrade. Je crois que l'erreur qui a été faite, c'est de après Milan, après on a met quatre Moscou, on a dit "Ça y est, on est champion d'Europe." Je crois que l'erreur a été là.
Ce soir-là, Bernard Tapi ne perd pas pour autant son sens de la mise en scène. On perd le comment on appelle la finale et tout et puis on doit aller soi-disant à l'Élysée. Et là, on attend, il appelle, on est au stade, que la famille, la femme et des joueurs et tout ça, il appelle Mitan passe-moi le présent.
Là, il mentait. Et la première chose qu'il dit bah tu me crois pas il a il a une il a les gens qui l'entourent qui qui qui qui pensent que c'est c'est vrai mais c'est faux. Bien sûr il pouvait appeler le président mais là c'était c'était du cinéma mais toi tu tu rentres pas dedans quoi.
Donc il sait qui va qui va qui va le croire qui va pas le croire. Quelques jours après la finale, Jean-Pierre Papin annonce en direct à Téléfoot au micro de Dominique Grimau qu'il souhaite quitter l'OM pour rejoindre l'AC Milan. Une trahison de la part du journaliste de TF1 aux yeux du boss marseillais.
L'interview se fait en direct retransmise sur l'écran géant du stade vélodrome. Je quitte le car régie, je remonte sur la pelouse du vélodrome et là, j'entends des grimais [ __ ] [ __ ] comme si j'avais trahi en quelque sorte l'Olympique de Marseille. Et puis le boss arrive, des gringoles de la tribune présidentielle, me met sur l'épaule et me dit "Toi, il faut que je te parle.
Et là, on se retrouve direction les vestiaires. À l'époque, il y avait une mâchoire qui était derrière le but qui se refermait. La mâchoire se referme et là, je me dis ça va très mal se passer pour moi.
Et ça se passe très mal, mais vraiment très très mal. Il me traite de tous les noms, que je l'ai trahi, que je suis et cetera et cetera. Je te fais grâce des des politesses qu'il m'envoie au visage et il me dit bien évidemment je te vire du stade Vélodrome, tu es ici chez moi et jamais plus tu ne reviendras dans ce stade et tu seras très vite viré de TF.
Il va finir par tenir parole. À TF1, Bernard Tapi est chez lui et Grima en per les frais pour une simple interview. tapis, il est pas le seul comme ça.
C'est des gens qui ne sont pas habitué à être contré. Donc si tu t'opposes à lui, c'est des gens assez binaires. Où tu es avec lui ou tu es contre lui.
Mais il est pas le seul. Je pense que des hommes politiques sont comme ça. Il y a pas d'espace pour la nuance.
Donc au fond, tu n'es que pour exécuter. Homme de confiance de François Mitteran. Bernard Tapi va en parallèle poursuivre son ascension politique.
La secrétaire général de l'Élysée qui était l'ancienne sous-préfette, Béatrice Mar, sous-préfet de Château Chinon, me téléphone un jour et je je les connaissais très bien les gens de Château Chinon puisquon allait toujours en stage là-bas. Elle me dit "Le président Mitteran m'a chargé d'une mission et vous demande ce que vous pensez ce que le football pense de Bernard Tapi. Vous donner des responsabilités énormes parce que vous voulez en faire un ministre." Me dit "Ah ben, j'ai pas le droit de vous le dire.
Bon, OK, d'accord, si vous m'appelez." Bon, j'ai donnez-moi 5 minutes. 5 minutes plus tard, je lui dis prudence.
Et le soir, il était ministre. À peine nommé au ministère de la ville en avril 1992, le président de l'Olympique de Marseille est contraint de démissionner 2 mois plus tard, juste avant d'être mis en examen pour abus de biens sociaux dans une affaire privée liée à ses entreprises et pour laquelle un non lieu sera finalement prononcé. Et puis un soir de printemps 1993 vint la consécration.
B l'axe Marcel de Sa au second poteau. But de B but de Basil B sur ce corner. Allez bien.
L'OM de Bernard Tapi terrasse le grand Milan de Berlusconi en finale de la Ligue des Champions et devient le premier club français champion d'Europe. Pied des champs là bien en main. Bernard Tapi à son tour lapporte à cette coupe d'Europe.
Ce qui me plaisait ce ce ce tapis, c'est il faisait en sorte que tout le monde avait une ambition commune d'être champion et ça c'était exceptionnel quoi. Il pouvait dire tout ce qu'il voulait en disant "Oui, j'ai je parlais à lui." Le truc c'est de vous mettre en condition pour être champion dans les bras de son entraîneur.
Formidable ce voir. [Applaudissements] Il a su euh avec des mots parfois simples, avec parfois des euh avec une certaine forme de rage. Il était arrivé véritablement à faire comprendre aux joueurs français que eux aussi ils pouvaient gagner et que il les amènerait à la victoire.
Ce qu'il a fait. L'instant est historique, on ne cesse de le répéter. Ça y est, vous l'avez pu dire.
C'est stupide parce qu'on devrait pas se mettre dans cet état mais tant pis, on va pas faire semblant. C'est génial. Vous l'aviez senti, vous êtes arrivé lundi et vous saviez que votre équipe de Marseille allait la gagner.
Ouais, on a tout fait pour mais on avait peur de décevoir parce qu'au fur et à mesure que le temps passait, on sentait que les gens nous nous sentaient favoris et on avait tellement peur qu'il soit déçu. En tout cas, je suis tellement content. C'est sa personnalité qui est qui est fascinante et qui est qui est envoûtante.
C'est sa personnalité. Avec un homme comme ça, vous avez l'impression que il peut rien vous arriver quoi. C'est un homme C'est un homme dans une vie, on en rencontre qu'un comme ça. [Applaudissements] Porté triomphe par ses joueurs, Bernard Tapi incarne la réussite de l'OM. 7 ans après son arrivée à Marseille, le boss a réussi à concrétiser sa folle ambition de dominer l'Europe du football en imposant constamment son style inimitable, autoritaire, clivant. [Applaudissements] Bernard Tapis prenait sa place dans le vestiaire de partout de partout.
C'est ceux qui c'est ceux qui certaines fois nous dérangeaient par rapport à Raymon Gotals ou voilà qui commençait sa tactique où lui arrivait et disait "Bon arrête-toi, tu comprends rien pour essayer de nous faire passer des messages mais bon pour certains ça passait pas. Des fois, il m'énervait à mourir, hein. Euh, [ __ ] le mec non mais il était chiant mais vraiment, il te bouszait ta concentration mais euh en plein mi-temps comme ça, le coach n'avait pas encore fini de parler, il rentrait, il disait "Ouais, Dimo, qu'est-ce que tu fous ?" Il le traitait dans de tous les noms quoi.
Ouais. [ __ ] mais on avait besoin de on avait 5 minutes le temps de de nous mettre en place et tout et tout. Moi je j'avais jamais vécu ça.
J'ai pris des engueulades avec Diro en disant "Les mecs, vous êtes dans le trou." Mais le mec il il te prenait individuellement le deux trois joueurs, il les insultait comme si ils étaient il était dans la rue, il était à Montreuil ou à à Bagnolet quoi. Ah attendant le mec c'était des internationaux quoi.
Je crois que davantage que d'être aimé il était ou ou respecté, il était plutôt craint parce que Bernard Tapé avait une manière de management qui était qui lui était propre mais qui avait donné des résultats. faut le dire, il avait obtenu des résultats que jamais l'Olympique de Marseille ou un autre club français n'avait obtenu. Donc il avait cette manière de manager, il avait cette manière euh au lieu de dire un chat, il disait tout de suite lui Salvette.
Tapis euh il parle pas bien aux gens donc et je sais qu'il parlait pas forcément bien de temps en temps à ces joueurs. Donc quand on te parle comme ça, soit tu dis "Monsieur tapis, c'est la dernière fois qu'on parle comme ça et je m'en vais." Je crois que c'est arrivé une fois avec Pascal Olm tapis, il parle pas bien aux gens donc et et je sais qu'il parlait pas forcément bien de temps en temps à ces joueurs.
Donc quand on te parle comme ça, toi tu dis "Monsieur Tapi, c'est la dernière fois qu'on parle comme ça et je m'en vais." Je crois que c'est arrivé une fois avec Pascal Olméta. Ben une fois on était en déplacement, je sais plus quel match où où l'avant veille ou 3 jours avant on avait joué, ça s'était pas très bien passé.
Je crois je me rappelle plus bien si on avait fait match nul ou euh et comme nous on était sorti pêcher, chose que qui a le droit avec il y avait notre ami l'anglais Chris W Chris, on était sorti pêcher et puis et puis après une causerie de match, il est arrivé en insultant tout le monde et en faisant allusion à bah nous mais en parlant en parlant euh pas comme il fallait quoi, sans respect. Et là, je me suis levé, je lui ai dit devant tout le monde ce que je pensais de lui, je me suis cassé. Voilà, c'est ce qui qui faisait que on ne pouvait pas s'entendre.
Il est comme ça, qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Mais en même temps, et c'est ça qui est le paradoxe chez Tabi parce que les choses ne sont jamais comment dire de par exemple à Furiani, c'est tapis qui enlève les barrières et qui dit les gens faut les aider, c'est ça, il y va physiquement, il est présent lui, c'est lui qui retire les les blessés parfois de des gens qui sont dans la ferraille. C'est pour ça que c'est un personnage tout à fait paradoxal. [Musique] une somme d'argent et certains avantages si je laissais si je laissais les Marseillais passer.
Les rumeurs se sont développées dès lors que l'affaire a explosé. Dès lors que Glassman balance là, oui, après c'est après tu tires sur le fil quoi et tu as l'impression de refaire l'histoire quoi que tout a été acheté. L'Olympique de Marseille.
En pleine euphorie du titre de champion d'Europe remporté face à l'AC Milan, les confessions de Jacques Glassman vont déclencher le scandale judiciaire au MVA. Jean-Pierre Bernes, directeur général de l'OM, un joueur marseillais et deux Valenciennois sont mis en examen pour corruption active et passive. De semaines plus tard, le 23 juin, Bernard Tapi rencontre à sa demande le procureur Éric de Montgolfier à Valencienne.
Une démarche étonnante aux yeux du magistrat. Il venait me convaincre ou essayer de me convaincre. J'ai pu écouter calmement.
Il y avait dans ma tête le dossier, les éléments qui s'étaient accumulés et puis ce grand fauve qui qui bougeait beaucoup. Il a beaucoup bougé dans mon bureau. Merci le bureau était un peu grand.
Ça lui a permis de faire les pas de se contraindre. Je le sentais contraint. Les arguments avancés par Bernard Tapi ne convaincront pas.
Ils éveilleront au contraire les soupçons du procureur. Le président marseillais sûr de sa popularité, de ses amitié au placé et porté par son ambition politique, c'est semble-t-il imaginer intouchable. On a parlé de non pas de l'OM mais de Marseille quand il se voyait devenir le maire, je crois.
Et puis c'est vrai que je naturel un peu de taquin, je lui dit l'Élysée peut-être. Oui, il a pas dit non. Mais je crois que oui, il pouvait y songer hein dans le le le panorama politique.
Il avait ses chances honnêtement. Il avait pas pu imaginer que cette affaire pouvait ou ou pouvait le rattraper. Pour lui, c'était me semble-t-il, c'était pas grand-chose quoi.
Et tout ça se s'écraserait avec le temps. Tapis, il pense que ça va toujours passer et ça passe pas toujours. Il veut imposer un rapport de force à tout le monde mais à Montongolfier ça a pas marché quoi.
Progressivement il s'est avancé. Donc voyez, on part du j'étais avec le président de la République. Bon, comprenez quand même quel homme important je suis.
Euh bon puis puis manifestement ça ne prenait pas beaucoup. Donc il est venu doucement à à la flatterie comment un homme comme vous procureur à Valencienne. Bon on éétait pas loin du si je peux faire quelque chose pour vous je le ferai.
Mais d'autres me l'ont fait plus clairement dans ma vie professionnelle. Là c'était c'était clair aussi exagérons pas mais c'était plutôt mignon j'ai trouvé avant de serrer la main de Bernard Tapis François Mitterin avait été bien évidemment interrogé par mes confrères sur le feuilleton de l'été l'affaire valencienne OM. L'occasion pour le chef de l'État de déplorer que le secret de l'instruction ne soit pas assez respecté, ajoutant, je le cite, qu'une plus grande prudence serait nécessaire à propos des multiples déclarations du procureur de Valencienne.
Preuve du statut particulier de Bernard Tapi dans la société française de l'époque, François Mitteran le défendra publiquement. Interrogé le 14 juillet sur ce qui est devenue l'affaire tapis, le chef de l'État ne se contente pas de rappeler les magistrats à l'ordre. Il vente les mérites de son ancien ministre et les qualités de l'OM.
Bernard Tapi, je le connaissais très peu avant que Pierre Bergovis ne me soumettre son nom dans la liste de son gouvernement. Je l'ai accepté. Je n'avais pas de raison d'ailleurs de le refuser.
Il s'est révélé un excellent ministre. Excellent ministre. En février 1994, 9 mois après le début de l'affaire, Bernard Tapi est mise en examen pour corruption et subordnation de témoins.
Un an plus tard, il sera lâché au cours du procès par son bras droit et homme de confiance, Jean-Pierre Bernes. Au sommaire, ce soir, Bern se met à table devant le tribunal correctionnel de Valencienne. Jean-Pierre Bern accuse Bernard Tapi d'avoir ordonné la tentative de corruption lors du match Valencien OM.
Ambiance explosive en salle d'audience contre-rendu de François Fouard. Bern dont on ne sait jusqu'où va sa vérité termine par un couplet sur le football pris dans une spirale et lui qui n'a pas voulu être le fusible de tapis mais protéger le club et Marseille. 2 mois après les aveux de Jean-Pierre Bern, le verdict tombe.
Bonsoir. La justice au rendez-vous de l'actualité. Le 2e tour de l'élection présidentielle est à peine passé que les affaires refont surface.
La première d'entre elles concerne Bernard Tapi, condamné cet après-midi à 2 ans de prison dont unire. À partir de cette période et pendant longtemps, il a été très méprisé par le football français. J'ai tiré de cette affaire-là en tout cas un enseignement, c'est que Bernard Tapis était dans un milieu où l'Aléa joué ou l'imprévu jouer mais il voulait les effacer.
Pour lui, à quelques jours d'une finale de de de coupe d'Europe contre le Milan, il ne voulait pas du tout jouer avec le hasard. Ce qui me choque, c'est que c'est un non respect du genre, c'est-à-dire est-ce qu'il aime le football ? Parce que toute la question est là.
Pour l'instant, Bernard Tapis est sur la bande plutôt descendante. L'exhomme d'affaires a passé la nuit en prison à la santé à Paris où il s'est présenté hier vers 19h déjouant tous les pièges des pas paradis qui le guettaient. Il a désormais matricule.
Il a été écroué avec le numéro 265449G dans le quartier réservé aux personnalités. Je pense que aller moi je l'ai vu la veilleù il a été emmené là il là il pleurait carrément et je crois que les premiers mois enfin le premier mois était très difficile. Alors, je ne sais pas ce qui se mélangeait, une forme de peut-être de ne pas pouvoir supporter un espace clos, pas pas quelque chose du type de déshonneur, mais pour lui, c'était pas mérité.
C'était tellement injuste que voilà. Mais il savait bien que le capital de sympathie reste intact. La gloire, la fortune puis la prison et la ruine.
En quelques années, Bernard Tapi a presque tout connu et tout perdu. Je compare Bernard avec toute la tendresse que j'ai pour lui, il a une Ferrari qui a pas de frein. Donc il se met dans le cockpit, il appuie sur la [ __ ] et en voiture.
Bon, il y a un virage, ben il s plafon dans le virage mais il y a pas de frein. Alors vous le voyez sortir cabossé, la voiture cabossée sort tout ça, il repart et puis il attend le prochain virage où il sort cabosse. Alors Bernard, la semaine dernière votre bateau aujourd'hui votre hôtel particulier, qu'est-ce qui vous reste ?
C haut et ses bas en ont fait un personnage iconique dont la marionnette fut l'une des premières grandes figures des guignoles de l'info sur Canal Plus. Tapi devient nanard, une grande gueule au langage fleurri. Mais attends, sévèrement burné le nanard et c'est ça qui me reste bonhomme, l'essentiel mon moteur ce qui m'a toujours fait avancer la burne.
Je crois qu'on dit lait. Non, la burne. L'autre est hypothéqué.
C'est la dans un monde politique où on se sort du monsieur le ministre, monsieur le député, donc j'en prie députés qui un mec s'appelle Nanard et parle de lui la troisème personne Nanar du coin. C'est c'est le vieux diminutif année 60, c'est ça fait un peu tard aussi et c'est popu. Le mec s'appelle comme ça pour Il s'appelle comme ça pour monter.
Regardez, je suis comme vous, je suis du peuple moi. Ça vient de là. Justice dans le cadre de l'affaire des comptes de l'OM.
L'immunité parlementaire de Bernard Tapi a été levée hier. Alors pas trop déçu Bernard ? Bah alors il a branlé pourquoi quand même c'est la 4è fois en 6 ans.
Bah justement c'est comme le pucel première fois que ça fait mal après on s'habitue. Alors au bout de quatre fois je vais pas jouer la pucelle qui a mis du son bon pour aller se prendre son premier aller-retour dans le cornet hein. Ça va c'est bon quand c'est composté c'est composté.
Je crois qu'il y avait une rumeur qui croyait qu'il s'était exilé en Belgique. Bon voilà et c'était très tôt au guignol et je devais y être moi un matin. J'y étais plus tôt, je sais pas, le téléphone sonne et c'est une époque où il y a pas de portable mais tapis vous savez il avait un téléphone comment on appelle ça ?
Satellite les gros trucs là comme ça. Donc ça faisait un drôle de son un peu un peu un peu d'punk quoi. Ouais c'est un tapis.
Bon à qui je parle là ? Bon je dis bah je suis Jean-François Lin. Je suis un des auteurs.
Ah ouais salut Jean-François. Bon et ouais ce que vous avez dire c'est des conneries. Non mais attendez les mecs, je vous adore.
Moi je trouve ça super. Vous pouvez faire ce que vous voulez, c'est hyper drôle mais dites pas de conneries. Renseignez-vous avant.
Puis je voulais lui dire un truc parce que ça m'avait fait tellement rire genre 2 ans avant ou un an avant, j'étais en Martinique, il a un bateau qui arrive, un grand bateau et là il y a Bernard Tapis qui sort. Bon, il y avait un t-shirt Tintin. Alors, il il avait déjà un peu de ventre donc le t-shirt était bien rempli.
Il y a écrit M sabord dessus et il était en tongue et en flottant. Voilà. Je dis bah c'est marrant je vous ai vu c'est peut-être quelques mois avant d'ailleurs je vous ai vu elle me dit bah tu es con pourquoi tu es pas venu me voir on serait on aurait becé ensemble voilà et ouais c'est drôle quoi en comment il retourne le truc il téléphone pour m'engueuler et après bah tu es con on aurait pu becé ensemble voilà tapis voilà la force de tapis qui est unique c'est que tu parles à Jean-Pierre Papin tu parles à François Mitteran c'est très rare des gens qui arrivent à convaincre des gens aussi différents.
Il est sympa. On l'a rendu plus truculant. On a accentué tout.
On l'a rendu beaucoup plus vulgaire qu'il nî en vrai. Mais c'est quand même un homme qui recevait Michel Deizo en survêtement dans son hôtel particulier. C'est quand même quelqu'un qui peut en montrant une un meuble, il peut dire "Ça vaut deux bolis ça." Voilà. [Musique] Durant les années 2000, Bernard Tapi aura cherché un second souffle et s'est même autorisé à un retour à l'OM en 2001 comme directeur sportif.
Un passage éphémère et sans relief. Je crois que c'est une une autre déserreur qu'il a commise parce que le myth tapis était était plein et on sait que le mythe se banalise quand il descend de son olympe. Et je crois que Bernard Tapi, en revenant à l'Olympique de Marseille, sans cette fois avoir les moyens qui étaient les siens avant, euh a joué avec le feu, il s'est un peu brûlé.
Je avais dit, je l'avais vu juste avant, j'avais dit quand il est revenu, j'ai dit "Bernard, c'est plus pareil. Avant c'était toi patron, c'était tes sous, tu étais décideur. Là, quand il est revenu, il était plus décideur, c'était plus son argent et le football avait changé.
Des années après, alors qu'il s'est définitivement retiré du milieu, Bernard Tapi demeurera un personnage controversé. D'anciens proches, des joueurs marseillais à la retraite ou des adversaires alimenteront la légende tapis où se mêlent les plus grandes conquêtes et les méthodes peu scrupuleuses. Il y a eu il y a eu pas mal de joueurs qui ont qui ont passé pas mal de coups de téléphone des anciens coéquipiers pour essayer à ce que l'OM puisse avoir plus de facilité à gagner un match.
Et ça ça se fait facilement. Les joueurs acceptent facilement dans les autres équipes. Mais à l'OM, on avait pas le choix.
C'est dire qu'il y avait une grosse pression euh énorme pression de la part de Bernard Tapi. Bien sûr. Moi, je peux vous dire, je suis entraîneur de Marseille à cette époque-là, il y a des de mes joueurs qui ont été approchés aussi.
Si quand le couloir d'un vestir on dit un joueur l'année prochaine tu tu es un bon joueur l'année prochaine tu vas venir chez nous je veux dire c'est on va dire un peu de la manipulation d'avant match mais ça se fait dans les dans les deux sens tu as été volé soitdisant 91 et 92 parce que c'est les deux fois où tu finis second donc comment tu as été volé explique-moi mais je te dis que depuis que tapis a été à l'OM il y avait vraiment des des choses qui étaient pas pas très nettes mais quoi alors mais dis-moi Les juges les ont démontré les preuves. Les preuve où pour MVA il le club était sanctionné pour un seul match. Arrête arrête de faire semblant à la radio devant tous les auditeurs d'accord mais je fais pas ça blindre de tout mais tu peux pas dire arrête arrête de nous enfumer parce que tu sais mais tu sais aussi bien que moi de quoi on parle alors tu vois tu es en train de me dire que la cooption l'OM c'est juste simplement sur un match tu m'arrêtes de me prendre un imbécile quand même.
Moi si je joue avec quelqu'un que je suis persuadé qui me fait marrant je l'attrape à la fin du match et je lui dis ou alors je vais voir le coach. Je lui dis coach il a un problème là. J'ai dit lui il joue pas avec nous.
Mais bon c'est pas 20 ans après qu'il faut parler. Moi ils me font tous rigoler. 20 ans après on vient raconter des anecdotes, on se fait c, on fait là.
Non, les choses, on les dit de suite ou alors on ferme sa gueule à vie. Je crois que c'était un match de coupe d'Europe, c'était à Prague. Je suis pas là pour assassiner qui que ce soit, mais il est rentré dans les vestiaires.
Je me rappellerai tout le temps comme mon fils rêve de ballon, il avait le bras le le ballon sous le bras et puis j'étais à côté de de Kanto, je crois et Pardo et puis il arrive, il dit "Bon les gars, c'est bon euh ce soir on gagne. Je viens de voir les arbitres [ __ ] on s'est regardé. Mais ça veut dire quoi ?
Et là pour bien se le prendre, on perd. On perd et je lui ai dit la prochaine fois tu fermeras ta gueule. Je me souviens d'une histoire pendant le tour 86.
J'étais vraiment inquiet à cause de mes contrôles antidopage parce que Jacques Godet Jacques Godet le directeur du Tour de France m'avait dit "Fais très attention à tout ce que tu bois et à tout ce que tu manges. Tu sais beaucoup de gens veulent que Hino gagne le tour. Je ne sais pas pourquoi ma femme l'a dit à Tapis et Tapi a dit "Ne t'inquiète pas, je prendrai les échantillons et je les amènerai moi-même au laboratoire." J'ai dit "Non, non, non, certainement pas.
Je pense que c'est le genre de gars qui peut faire cela. Arranger une course, arranger un match pour gagner. Oui.
Un homme est indissociable des succès et des erments de Bernard Tapi, son ancien bras droit à l'OM Jean-Pierre Bernes. Pour la première fois depuis de très longues années, l'agent français a accepté de revenir face caméra sur son histoire contrariée avec son ancien patron dont les liens ont été rompus après l'affaire. MVA, on avait pratiquement plus de relation à moment donné parce que c'est vrai que bon cette histoire là bon un peu un peu gâché un peu gâché un peu gâché tout ça quoi.
Ça a été c'est quelque chose que tous les deux bien évidemment on peut regretter que ça se qu'on se retrouve tous les deux dans une telle situation. C'était c'était inenvisageable quoi. Bon ça a été fait ça a été fait comme ça.
J'ai pas envie de de revenir de refaire cette histoire. Elle fait partie de notre parcours. Euh moi je l'assume mais j'ai aucun problème avec ça.
Est-ce qu'il y a une période où vous lui en avez voulu où lui vous en a voulu ? Oui, je pense. Oui, je pense.
Mona on a moment donné quand on est dans une situation comme ça où on n'est pas habitué, bon si on avait dit Bernard Tapi ou Jean-Pierre Bern se retrouvé en prison pour une affaire de football perso, tout le monde aurait dit "Mais qu'est-ce que c'est cette histoire ?" Ça a été le cas. Et à ce moment-là des fois, bon voilà, on perd le raisonnement, on en veut terre entière, on en veut ça mais ça me gêne pas et je peux comprendre son ce son ressenti.
Je pense qu'il peut comprendre le mien. L'important c'est que tous les deux on se soit dit ce qu'on devait se dire. C'est arrivé combien de temps après la réconciliation ?
Oh 3 4 5 ans après. Le jour où il vous rappelle pour la première fois, qu'est-ce que quel sentiment ça a traé chez vous ? ça m'a interpellé et j'ai pas hésité d'abord à répondre parce que ça ça me faisait plaisir de l'entendre et je savais qu'à partir du moment où il faisait le premier pas pour me reparler, je savais que ça aurait une suite malgré que ce qui s'est passé, je voilà, il il gardera une place très importante dans ma vie.
Pendant de très nombreuses années, vous êtes parlé au téléphone, mais si je ne m'abuse, vous ne vous êtes pas vu. Non. Pourquoi je pas vu ? parce que ça s'est fait que souvent il me disait de venir de venir quand tu passes à Paris, viens me voir, viens me voir.
Et c'est vrai que j'avais toujours une forme d'appréhension de le revoir. Une forme d'appréhension parce que j'avais été marqué par ce qu'on avait vécu et j'étais voilà, j'étais j'avais une appréhension, j'avais un ressenti, j'avais peur d'avoir un mal-être, d'avoir de jou j'ai j'ai pas j'avais pas envie quoi. J'ai c'est vrai que j'hésitais, je et chaque fois il me disait "Viens me voir, viens me voir." Et j'ai je j'arrivais pas à aller le voir.
Je n'arrivais pas à aller le voir. Hm. Nous sommes 3 juillet 2019.
Vous l'avez revu pour la première fois hier. Ouais. Comment c'était ?
C'est un moment qui c'est un moment qui restera jamais dans ma mémoire. Et quand je suis parti, je lui ai envoyé un message pour le remercier l'accueil qui m'avait réservé, que j'espère que je qu'on refera des rencontres comme ça. Et je lui ai surtout dit que avec mon père, c'était l'homme qui avait le plus compté dans ma vie. et je suis parti de de du domicile soulagé vraiment heureux d'avoir passé un moment avec lui quoi.
Parce que c'était des moments touchants, des moments de je m'imaginais pas pouvoir traverser des moments comme ça encore et Bernard. C'est c'est la fin de la fin de voilà de de de d'une situation qui a été un peu tendue et qui se termine bien quoi. Depuis l'été 2017, Bernard Tapi mène un combat acharné contre la maladie.
C'était bien sûr autre qu'une évidence que quand on a su qu'il était malade de lui porter notre soutien. nous les winners comme tous les autres groupes, même tous les Marseillais et même tous ceux qui sont arrivés après la victoire de 93 et ceux qui sont actuellement au stade, c'était normal qu'il lui rend dommage. C'est le seul qui a su gagner une coupe d'Europe en France mais c'est notre fierté pour tous ceux qui aiment l'OM.
Tapis, c'est je dis c'est une légende maintenant. Ils peuvent il ils peuvent le mettre en prison malade, il restera une légende. [Musique] Quand j'ai été voir euh ça m'a ça m'a fait quelque chose quoi.
Ça m'a de le voir malade, c'est autre chose. On a l'impression que c'est un c'est un dinosaure qui s'écroule mais qui s'écroule mais qui a un petit œil en disant "T'inquiète pas, je suis je vais me battre contre cette maladie quoi." C'est très très drôle.
Dimé et moi on va boire un verre et tout. Il est minuit minuit et demi, on prend une photo. On prend une photo et on lui envoie la photo.
On dit "Bon, j'ai dit bon, il va nous il va nous répondre demain." Il était en plein dans ce truc là. et il nous envoie 2 minutes après, il nous envoie un message en disant qu'il est en train de se battre avec cette maladie.
Il espère que ça sera pas baré et que ça sera munique. Mais oui, [ __ ] c'est on a arrêté de de picoler du d'un coup, on se dit et ça c'est c'est un autre mec, il se flingue, il a une il a une Excuse-moi, il a une [ __ ] de force. Cette qualité là, elle efface pas toutes ses tous ses défauts, mais en même temps, elle est à reconnaître vraiment franchement. [Musique] Pour le soleil, conduis-nous vers tes merveilles.
La terre est loin de grands défauts. À nous le ciel. un immense talent.
Durant 50 ans, Bernard Tapis s'est affranchi de tous les codes de son époque pour assouvir une ambition dévorante. [Musique] Personnage contrasté, séducteur, autoritaire. Par ses manières, ses conquêtes et ses dérapages, il aura marqué son temps et l'histoire du sport en France. [Musique] le Bonjour Bernard Tapi.
Bonjour. Merci déjà d'être là parce que il y a un mois et demi, vous m'aviez promis que vous feriez cette cette interview. Vous avez tenu votre engagement alors que vous traversez des moments difficiles sur peendre le la santé.
Vous avez souvent transformé les plateaux de télévision en en arène et je dis ça parce que ça va nous amener vers le vers le sport. Est-ce que vous avez toujours aimé cette idée de de ferrailler, de combattre, y compris sur plateau de télévision ? Non, non, mais je déteste pas.
Mais la priori, c'est pas du tout de combattre. La priori c'est d'être en relation avec des gens qui peuvent vous dire des choses désagréables, qui peuvent ne pas être d'accord avec vous. Euh ça fait partie du jeu mais par contre euh je me défile pas si on dépasse les bornes.
Quand on domine les échanges comme ça vous est souvent arrivé notamment dans les années 80 90, on se sent ? On se sent puissant, vivant ? Est-ce que est-ce que c'est un un sentiment comme quelque part dans le sport quand on gagne ?
Alors pour répondre à cette question, je vais vous dire jusqu'à il y a 2 ans, ouais, c'est pas vieux, euh j'ai toujours fait les choses telles que je pensais que je devais les faire. J'avais autour de moi comme chaque grand président boîte ou comme ministre, j'avais des gens mais je ne faisais jamais les choses en fonction de ce que je pensais que les autres allaient penser. Alors quelquefois je regrettais de l'avoir fait après coup en me disant "Merde c'est vrai, tu aurais peut-être pas dû." Mais souvent c'était le contraire. pour la première fois depuis 2 mois, depuis 2 ans à la suite de ma maladie et des premières émissions de télévision au cours de laquelle j'ai eu à parler de ma maladie.
Ça a déclenché chez ceux qui étaient malades aussi une telle réaction pour ne pas dire une telle adhésion que maintenant je ne fais qu'en fonction de ce que je pense qui va être traduit par eux. Si j'ai été absent pendant les de mois là que vous venez de citer, c'est parce que j'avais pas de bonnes nouvelles à donner et que comme je veux pas leur mentir, j'avais pas envie de paraître devant eux pour leur dire ça va pas bien. Donc maintenant ça va mieux.
Donc je reviens dans le cycle de la télé. L'été a été très difficile. Ouais, très dur.
Très très dur. Euh bon voilà, c'est passé. Vous savez, on appppelle pas ça une longue maladie par hasard hein.
Donc épreuves, ça va bien. Bon voilà. Alors, on va revenir sur le sport parce que c'était l'objet de notre documentaire.
En tant que dirigeant, vous avez gagné dans le cyclisme avec Bernardino et et Greg Lémon. Vous avez gagné dans le football, vous avez établi un record avec votre bateau de l'époque, le fauxa. Quel est l'événement, le jour précis quelque part qui vous a donné le plus d'émotions vous personnellement ?
Record de l'Atlantique, c'est pas la victoire avec l'OM en Ligue des Champions. Non, record de l'Atlantique parce que d'abord ça faisait 50 ans qu'il te encore. On avait mis beaucoup d'énergie, on avait beaucoup d'envie, on a pris d'énormes risques.
Mais c'était c'est la loi du sport hein. Quand on est en train de tenter de battre un record du monde et ben on prend des risques en allant prendre les les trajectoires les plus courtes. Donc c'est ça qui m'a vous m'avez dit qu'est-ce qui vous a le plus ému maintenant des des grandes victoires comme Ino alors que il était parti de Chiron parce qu'on le pensait fini ça m'a fait des choses énormes comme la coupe d'Europe évidemment mais vous voyez c'est à vivre je dirais que la coupe d'Europe a un avantage sur le reste.
C'est le nombre de gens que vous avez rendu heureux. Bon, la Coupe du monde, le record du monde, c'est moi et mes marins quoi. Donc évidemment, c'est moins durable.
Sur le coup, c'est énorme. Après coup, non. Après coup, on s'en fout.
Bon, on a battu le record du monde, on l'aurait pas battu. Ça change pas ma vie. Là, ça a changé ma vie parce que ça a été surtout qu'on avait on avait perdu 2 ans avant.
Et le paradoxe, c'est qu'on a perdu la finale qu'on aurait dû gagner parce qu'on était plus fort que l'étoile rouge et je pense franchement que Milan AC était plus fort que nous en 93 et c'est celle-là qu'on a gagné. Vous êtes arrivé dans le sport, dans le cyclisme avec la volonté de développer une [ __ ] pour la marque Look. Ça, on l'a un petit peu oublié mais justement cette entrée dans le sport, c'était pour faire du business, pour gagner de l'argent, pour développer votre image ou pour vous faire plaisir ?
C'est Bernardino qui vient me voir qui me dit "Je suis viré de Cheron envie de monter une équipe parce que vous seriez d'accord ?" Et je lui pose une question parce qu'il il venait de se faire repérer du jour. Je lui dis "Ouais, mais vous êtes sûr de pouvoir recourir ?" On n'est jamais sûr à 100 % mais j'ai plus d'une chance sur deux. et il me dit "Mais si je recours, je regagne" et je lui dis "Une chance sur deux, allez, je suis votre homme." Parce que je trouvais fabuleux.
Normalement à sa place tout le monde aurait dit "Ouais, ouais, je suis sûr." Lui non. Il dit non mais franchement j'ai de grandes chances et si je recours, je regagne mais vous c'était l' Non à ce moment-là il est pas question de pédal il est question attends après j'achète Lou et cette affaire fait des fixations de ski dans les meilleurs du monde et on est saisonnier il faut que je trouve un produit pour pouvoir compenser la saison où on fait plus de ski et quand on regarde une ancienne fixation de ski et une ancienne [ __ ] de vélo avec les lanières.
Je dis mais merde, c'est la même chose. Donc je demande au bureau d'études pourquoi on ferait pas une [ __ ] ? Allez et on fait la [ __ ] Je vous signale qu'après on a fait le vélo en en carbone et que quand vous regardez les championnats du monde hein, vous voyez l'équipe d'Allemagne, l'équipe de France, l'équipe de Belgique sont tous sur look quand même.
Je dis ça parce que on a oublié beaucoup de choses sur ce que je faisais en chef d'entreprise. Mais vous aimiez le sport ou le business ? Ah ouais non, j'aime le sport.
J'aime le sport et dans le business aussi. Vous savez faire de sa spécialité, reprendre des boîtes qui sont malades et qui marchent plus et qu'avant fermeture tu les reprends pour les redresser. C'est du sport hein.
Que ce soit Terraillon, Lou, la vie claire. Attends la vie claire. Il y a 25 ans, je vais faire des produits biologiques.
Tout le monde m'a regardé comme un demeurer. Donc qu'est-ce que c'est que l'agriculture biologique ? Vous avez vu maintenant 25 ans après ?
Bon, on va rester dans le sport parce que si on commence sur ça, il y a il y a eu d'autres polémiques parfois sur comment vous avez procédé. Mais on va on va rester sur le sport. Dans le documentaire qu'on a qu'on a fait, on a rencontré Bernardino, on a rencontré Gregmon, il y en a un qui garde un souvenir extraordinaire de vous, l'autre beaucoup moins.
Ça vous surprend ? Bah oui, parce que je vois pas pourquoi. Alors, j'avais pas d'atome crochu avec les M comme j'en avais avec Bernard.
Euh d'abord parce qu'il a pas la même mentalité, ensuite parce qu'il était il était très aigri d'être dans une équipe qui de toute évidence, je parle des autres coureurs, avait un penchant pour Bernardino, mais ils se sont mis à son service et ils l'ont gagné. Je rappellerai simplement que la seule épreuve contre la montre que Greg Lemmon a battu au cours de laquelle il a battu Ino, j'étais derrière Lmon contrairement à d'habitude, j'étais pas derrière Bernardino. Parce que lui aujourd'hui dit que vous avez toujours en quelque part privilégié Bernardino qui était français aussi.
Est-ce que Est-ce que c'est vrai ? Non, ça c'est pas vrai. Et c'est tellement pas vrai que la fameuse étape de l'Alpeaise, ils sont en train de se tirer une bour terrible et j'arrive et j'interviens contre la vie de Cochli en disant les gars, je vous fais une proposition.
Celui qui gagne demain, il a gagné le tour. Ils ont réfléchi et pourquoi je dis parce que ça va être ni l'un ni l'autre si on continue cette bagarre. Donc il faut un leader maintenant.
Non, on est il y a plus grand-chose derrière et c'est l'étape du lendemain qui a été décisive et qui a été les deux main dans la main en haut de l'Alpe de rappelez-vous parce que Greg Lemon avait pris le maillot jaune la veille et on a on a dit que c'était vous qui aviez entre guillemets suggéré forcé les deux garçons à finir ensemble main dans la main. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est vous qui avez écrit le le scénario de cet étap ?
Non. Le scénario, il s'est fait en trois étapes. Première étape, c'est la réunion de la veille.
Deuxème étape, il se tire une bour incroyable. Et dernière étape, je vois que Bernard il va pas gagner l'alpedise et Greg il est comme ça. Et comme Bernard est très intelligent, je lui dis Bernard avec le monde qu'il y a sur l'alpeise, faites pas les cons, il faut absolument que tu protèges Greg.
Et il me fait signe. Et je dis tant pis, vous arrivez ensemble. Il a le maillot jaune, il le garde, il me dit "Allez, l'air de dire, on y va.
Et toute la France va croire que Bernardino va tirer Greg Lemmon car Greg reste dans sa roue. Et ils arrivent, ils sont tellement tous les deux contents parce que Bernard n'a pas été largué par Greg. Greg gagne le Tour de France et tout naturellement ils se tiennent la main et je vous assure que personne ne leur inventé ce scénario là.
Personne. Mais vous vous l'avez un peu écrit la course puisque vous leur dites "Allez-olo". Non non, j'ai pas écrit la course.
J'ai dit que le meilleur gagne et le meilleur gagnera le tour. C'està-dire que le leader de ce soir sera leader du Tour de France. C'est rigolo parce que le temps passe et puis Bernardino garde un souvenir, voit un autre.
Greg Lemmon encore un autre. Lui, il considère qu'on l'a un peu forcé à ne pas attaquer alors qu'il était le le meilleur ce jourlà. Greg Lemon lui dit "On m'a empêchait d'attaquer parce que alors que j'étais le meilleur à la [ __ ] ce jour." Si c'était ça, de vous à moi, si c'était ça, pourquoi je me serais emmerdé à faire tout le truc pour qu'il se Il a gagné le Tour de France cette année-là et il était le plus fort et c'est le plus fort qui a gagné.
Et moi vivant, vous m'auriez pas fait gagner un des joueurs ou un des coureurs qui était pas le plus fort. C'est jamais arrivé, même parfois contre la vie de beaucoup de gens. En football, pareil hein.
À la fin des années 80, vous sembliez intouchable, plusieurs témoins nous ont dit à quel point vous étiez craint, vous vous installiez selon eux un rapport de force qui vous était favorable. Est-ce que vous aviez conscience de de ce pouvoir que vous aviez sur les autres et de faire un petit peu peur quelque part dans les changement ? Vous avez qu'un seul pouvoir sur les sportifs, c'est la pression, le sentiment pour ne pas dire la certitude que par votre intermédiaire, ils sont meilleurs que sans vous.
Vous avez compris ce que je veux dire ? Hm. Tout le reste c'est du baratin.
Un sportif, il va à la limite respecter un ancien grand joueur parce que un jeune mec qui était jeune quand Zidane était en équipe de France, il l'admire. Donc il y aura cette relation d'admiration. Puis il admire un peu le type qu' le pognon parce que c'est lui qui le paye.
En dehors de ça, le personnage qui vont admirer, c'est celui auprès de qui ils auront l'impression qu'ils vont être meilleurs. J'aurais vous poser une seule question. Dites-moi quel est le joueur sur les 50 écales qui sont passés par l'OM qui était meilleur avant de venir à l'OM que quand il est venu ?
Puis vous réfléchirez quel est celui qui est devenu encore meilleur en quittant l'OM ? Bon là ce serait long mais peut-être que je dirais c'était aussi long meilleur. Il y a pas il y a pas un qui a perdu en valeur en venant à l'OM ou en étant dans notre équipe cycliste.
Pour revenir sur ce rapport de force dans le film qu'on a réalisé, on a vu Pascal MTA, vous le savez, je vous avais dit qu' qui était dans ce film. il raconte à quel point vous arrivez de de mal parler au joueurs. C'est en tout cas son son point de vue.
Et lui dit qu'il a été l'un des rares à vous tenir tête et dans des confrontations viriles, on va dire. C'est tellement vrai, c'est tellement vrai qu'il voulait à mort jouer la finale de Milan en 93 et c'est Bartz qui l'a joué. lui voilà, c'est Bartz qui a joué la finale et j'avoue que on pouvait avoir des doutes.
Bartez était jeune, faire une finale à un jeune joueur alors que le méta un joueur d'expérience qui avait l'habitude et qui cette annéel-à passait de remplaçant à titulaire. Donc voilà, il vous en veut pour cela votre avis pour vous c'est une forme d'ur mais je sais pas pourquoi il m'en veut mais je m'en fous complètement. C'est pareil avec Cantona.
Quantona c'était une grosse personnalité, c'était un type avec un talent énorme. Et quand il jette son maillot par terre avant le championnat, je lui dis "Tu le porteras plus." Et il s'appelait Cantona.
Et si vous voulez que les joueurs respectent le maillot avec un jeune entraîneur qui s'appelait euh qui s'appelait comment ? Gérard Gil. Gérard Gilie, vous pouvez pas tolérer qu'un joueur comme Cantona parce qu'il est sorti en match amical à la 75e minute, jette son maillot par terre.
Vous avez pas répondu à à ma question. Est-ce que vous aviez conscience d'avoir du pouvoir sur les autres de de d'inspirer une certaine crainte à l'époque ? Non, vous affronter c'était pas simple.
Vous en parle de ça ? C'est pas vrai. Mais je vous assure que c'est pas vrai.
Par contre, il y avait jamais d'affrontement, c'est pour ça qu'il dit des conneries. Il y avait jamais d'affrontement collectif. Et moi ce que je ressens du football comme principale erreur, c'est ces espèces de causeries de toute l'équipe avant match.
Ouais, tu sais he ce match là faut le gagner hein. On va leur montrer qu'on en a dans le pantalon. Les mecs ils sont comme ça en train de t'écouter.
Ça c'est comme un soufflet que vous sortez du four. Deuxièmement, aucun joueur ne marche aux mêmes choses que l'autre. Il y en a à qui il faut retirer de la pression, à qui faut dire "Mais c'est un sport, c'est du jeu, merde, c'est la fête.
Toute ta vie, tu vas te rappeler de cette finale ou qu'on la gagne ou qu'on la perde. Fais du spectacle." à d'autres, tu leur dis-moi, tu bon les les séances de Non, c'était pas ma tasse de mais Basil Boli qui vous aime beaucoup pour le coup et nous a dit parfois il rentrait dans le vestiaire, c'était incroyable.
Il y avait des internationaux sur le banc, il les insultai comme s'il était à Bagnoler. Non, c'est pas vrai. Jei jamais insulté.
Non, j'étais capable, attendez, j'étais capable d'être d'une exigence qu'en principe on n pas. Mais c'est normal, vous savez qu'il y a des jeunes à Marseille qui volaient des mobylettes pour s'acheter des billets. Par rapport à cela, pas parce qu'ils volent des mobylettes, mais pour dire à quel point ils étaient passionnés.
On peut pas jouer le sais quand je suis rentré dans le vélo, les mecs étaient tous souspayés. Tous, c'est souligné. J'ai tous mis les cyclistes au même niveau que les autres sports en les payant très largement au-dessus de ce qui gagnait.
Mais la contrepartie, c'est l'exigence. Quand un footballeur vous dit "J'ai tout donné". Tu as envie de lui dire "Arrête tes conneries".
Tu as vu un marathonien comment il arrive sur la lig sur la ligne, "Va voir les les championnats du monde de ce qu'ils te font. Regarde quand ils arrivent dans la lè ils peuvent plus respirer. Vous vous sortez du terrain bon un peu fatigué mais il faut savoir que le corps humain a des défenses qui sont des alertes qui vous donnent l'essoufflement qui vous donnent des douleurs musculaires.
Mais ça c'est la première alerte. Si vous allez au-delà de ça, vous retrouvez une deuxième deuxième vitalité, il faut leur donner l'envie d'y aller. Gérard Julie qui vous aime beaucoup aussi nous a dit "C'est un personnage qui vous met dans une seringue et qui vous presse jusqu'au bout.
Il n'y avait pas d'autre vie que le foot, pas d'autre vie que l'équipe, les coups de fil à 2h du matin. Une une pression, ça c'était ça votre méthod ? C'est pas une pression, c'est une exigence.
Et là et là, je suis désolé, vous n'obtiendrez pas de résultat quelle que soit la composition de votre équipe si vous n'avez pas cette exigence. C'est impossible. Un joueur qui sort la nuit avant un match, il peut pas faire un match de football.
Un mec qui fume en douce ou qui picole, il peut pas. Alors, faut qu'il choisissent ou il rentre dans un club qui a pas d'exigence, qui a pas d'ambition et qui a pas le salaire ou il rentre dans un club qui postule pour être le numéro 1 et à ce moment-là vous devez donner l'équivalent de ce que vous attendez de lui. Et les trois/4 du temps après, ils sont contents.
Basil, il est pas content d'avoir mis le but de la tête sur la finale, il fait partie des gens qui vous aiment bien, hein. Il fait partie des gens qui vous aiment bien. Mais papin, papin, il a fait une carrière extraordinaire.
Quand vous regardez les mecs qui sont passés chez moi, Soschkovic, Wadle, Pelé, Papin, Folè, vous rendez compte c'est tous des mecs qui étaient là et qui sont contents d'ien devenus. Bon, dans notre documentaire, on est allé également à la rencontre de de Jean-Pierre Berness qui vous avait lâché lors du procès de l'affaire. Vous lui en avez forcément beaucoup voulu à l'époque.
Permettez-moi de vous montrer juste un petit passage. Il raconte vos retrouvailles. [Applaudissements] Ressenti.
J'avais peur d'avoir un malêtre, d'avoir j'ai pas j'avais pas envie quoi. J'ai c'est vrai que j'hésitais je et chacun me disait "Viens me voir, viens me voir." Et j'ai j'arrivais pas à aller le voir.
Je n'arrivais pas à aller le voir. H je comprends. 3 juillet 2019 pour la première fois hier.
Ouais. Comment s'applique ? C'est un moment qui c'est un moment qui restera jamais dans ma mémoire.
Et quand je suis parti, je lui ai envoyé un message pour le remercier l'accueil qui m'avait réservé que j'espère que je qu'on fera des rencontres comme ça. Et je lui ai surtout dit queavec mon père, c'était l'homme qui avait le plus compté dans ma vie. et je suis parti de de du domicile soulagé vraiment heureux d'avoir passé un moment avec lui quoi parce que c'était des moments touchants, des moments de je m'imaginais pas pouvoir traverser des moments comme ça encore.
Bernard, il est ému. Oui, mais je vais vous dire quelque chose. [Musique] Je ne dois au fait que je ne mémorise jamais jamais et de la part de personne les choses qui m'ont fait du mal parce que sinon on accumule quand on fait autant de choses que moi, on accumule que de l'aigreur, que de la ranqueur.
Vous savez, des fois ma femme rentre dans le salon chez moi, elle voit des journalistes en train de boire un coup avec moi qui m'ont massacré. Il y en a deux du monde en particulier qui m'ont massacré pendant tout le temps. Et puis c'est des mecs qui ont du talent quoi.
Je les ai invité un jour et je m'en fous. Vous savez, la seule chose qui a compté pour moi, c'est qu'un jour le procureur de la République de Bétune euh de Valencienne Valencienne, Éric de Montgolfier disent dans une émission qui s'appelle un homme à destin, je regrette si c'était à refaire, je referais pas la même chose parce que c'est lui qui a conduit les débats, c'est lui qui a obtenu les aveux de Berness, c'est lui qui a manipulé l'intégralité de ce dossierlà et c'était important qu'un homme de ce niveau-là dise cela. Donc après le reste, je m'en fous mais vraiment mais je vous assure et c'est pour ça que je Mais le voir Jean-Pierre Bern pour vous est-ce que pour vous ça représente beaucoup pour c titres de champion de France ça non 5 pour moi j'ai gagné c championnat j'ai gagné une coupe d'Europe j'ai fait deux finales j'ai fait deux demi-finales ça va et on les a fait grâce à Bernes aussi car il a joué un rôle considérable Donc vous avez pardonné hein.
Donc vous avez pardonné bien sûr mais il y a aucun doute. Aucun doute. L'affaire au MVA elle date de plus de 25 ans. 25 ans, pardon.
Mais il y a que dans vos têtes qu'elle dure encore hein. Non mais il faut oublier. Quel impact alors laissez-moi revenir dans le passé parce que c'est un peu l'objet de ce documentaire.
Quel impact cette affaire elle a eu sur votre vie ? Aucune. Sauf de m'envoyer 9 mois en prison.
Ça c'était chiant parce que c'est dur, il y a pas de surhomme 9 mois de prison c'est dur mais aucun impact aucun. Vous savez ce qui fait très mal à quelqu'un qui est en prison ? Je vais vous dire parce que quand vous les écoutez parler les prisonniers, il y a que des innocents.
Mais on peut vous le dire là. Oui. Oui.
Pareil. Mais la différence c'est votre conscience à vous. C'est elle qui vous fait du mal.
C'est elle qui vous dit "Tu es un con d'avoir donné de l'argent à un mec de Valencienne pour gagner un match." D'ailleurs, entre nous, soit-dis, c'est pas c'est pas c'est pas en prison qu' fallait me mettre, c'est à l'hôpital psychiatrique, voyez. Donc euh il faut pas mémoriser ce que vous mémorisez.
Vous avez vos qualités, vos défauts, votre manière de concevoir la vie. Moi, j'ai la mienne. Voilà.
Moi je pardon pardon mais j'arrive pas à croire que ça a pas eu d'impact au moins sur votre environnement familial. Votre fille fille elle avait moins de 10 ans j'imagine mais aucun ils étaient parce qu'ils savaient leur père est pas un con. D'abord, je vais vous poser une question moi.
Tiens, une seule. Vous connaissez le football depuis longtemps ? Un peu.
Alors, je vais vous demander tiens, je vais vous mettre sur une voix. Vous croyez possible vous de filer 20000 balles à un joueur de football et vous le retrouviez plusieurs semaines après dans une enveloppe enterrée dans un jardin ? Vous savez pourquoi la communauté européenne quand j'étais député a refusé la levée de mon immunité ?
C'est grâce à un français qui était pourtant un de mes ennemis politiques mais qui aimait le football et il a dit un truc à la commission qui cherchait à savoir s'ils allaient lever la la lever ou pas. Entre parenthèses, j'ai démissionné de mon mandat pour aller en prison. Si je démissionne pas, j'y vais pas.
Seul député avoir fait ça. Donc parce que je considérais que non, on peut pas profiter d'un mandat politique pour ne pas subir ce que la justice a décidé. Mais lui, il a dit "Vous savez, j'y crois pas cette histoire.
Non pas parce queil y avait pas les empreintes, parce que dans l'enveloppe, il y avait ni celle de Bernes, ni celle du directeur financier, ni les miennes. Je passe là-dessus. Mais il a dit "Vous savez, vous filez 20000 balles un joueur de foot, le surlendemain, il est ou chez Alpha Roméo ou chez Porsche mais pas enterré dans un jardin plusieurs semaines." Voilà, on va pas refaire l'affaire au MVA.
Non mais vous voulez qu'on en parle ? J'en parle bien sûr. Non, mais dans le détail, mais cette affaire malheureusement, vous voyez, on en parle 25 ans après.
Alors, c'est dans vos têes, vous dites "Mais est-ce que est-ce que ça vous fait pas de la peine vous que quelque part ça laissera une trace dans votre Mais je m'en fous complètement. Il y aura à mon enterrement beaucoup plus de gens qui vont pleurer." Vous savez ça ?
Il y aura les journalistes qui vont applaudir mais beaucoup d'autres gens qui il y aura beaucoup de gens qui pleureront parce que ils diront "Putain, il a quand même fait des trucs ce mec là. Vous savez, il a fait 10000 emplois chez des jeunes qui étaient au chômage et sans formation par exemple. Il a fait construire une cinquantaine d'entreprises par des jeunes.
À l'époque, les start-ups, ça existait pas. Et puis là, il est en train de parler aux gens qui ont un cancer pour essayer de leur donner le moral en leur expliquant que la seule chose qu'il faut qu'il garde, c'est pas de se cacher dans son pieu, c'est d'avoir l'énergie pour que vos défenses immunitaires, elles fassent le poids contre l'agression des cellules cancéreuses. Moi, c'est ce qui m'intéresse.
C'est pas journaliste de l'équipe qui est en train de me parler d'OMA dont j'ai rien à [ __ ] C'est le mec qui a trouvé le moyen grâce à mon intervention de dire à sa femme "Putain, tu as vu tapis la forme qu'il a ?" Voilà, c'est vrai ça. Franchement, c'est c'est vrai, ça vous impacte pas du tout.
Là encore récemment, on va pas revenir là-dessus, mais c'est ce que vous dites là, on peut vous croire parce que encore récemment, il y a eu Fratani, votre ancien bras droit, qui vous a accusé de 1000 mots. Vous les avez répondu, vous avez nié. Ça a pas d'impact sur vous, aucun.
Mais je vais vous dire pourquoi. Regardez un exemple. Vous me parlez de Fratan.
En 2009, Fratani fait un livre de 350 pages dans lequel il explique pourquoi je n'ai rien fait et pourquoi tout ça est un coup monté. Vous n'en avez jamais parlé, vous l'avez même pas lu. Le directeur financier de l'OM, monsieur Laroche, il fait un livre de 400 pages dans lequel il explique tout par le moindre détail.
Aucun journaliste ne l'a lu. Ça vous a pas intéressé. Donc comment voulez-vous que votre avis me touche ?
Vous avez même j'ai même pas donné mon avis, j'ai posé que des questions. Ouais. Non mais je m'en fous, pensez ce que vous voulez.
Si faut que je me dépêche parce qu'on va dire les coulisses, si ça vous fait du bien, moi ça me fait pas de mal. On va on va dire on va dire les coulisses aux gens d'habitude on monte les interviews. Là le deal avec vous c'est on fait une interview, il y a pas de montage.
Donc il faut que je me déplace. Vo mais c'est tout à votre honneur de l'accepter. C'est normal.
Euh rapidement le la chanson, le cinéma, le théâtre, les affaires, le sport, la politique. Est-ce que vous Bernard Tapis pour essayer de comprendre ce qui vous faisait marcher, vous aviez besoin de ce tourbillon permanent de que ça change ? Non.
Qu'est-ce qui était moteur ? Alors, moteur, c'est vous dire, c'est quand vous vivez vos premières années d'existence parce que vous êtes né dans une famille plus que modeste, c'est dire avec deux pièces. La salle de bain, c'est la cuvette et les toilettes, c'est le saut hygiénique dans lequel papa, maman, mon frère et moi on fait nos petits besoins parce que les toilettes sont bon.
Et d'un coup, en voyant votre père évoluer, quand vous avez 10 12 ans, vous dites "Mais merde, il est vachement intelligent, il est courageux. Pourquoi il est resté manœuvre ? Pourquoi il est resté tout petit ?" Et j'ai compris pourquoi.
C'est parce que on se met quand on est né tout en bas des blocages tout naturels que les autres vous impose pas. On se on se les on se les met nous-même. J'ai dit il faut lever ces interdits-là et à partir du moment où je les ai levé toutes les envies sont arrivées parce que elles font toutes envie.
Alors toutes réussissent pas, mais j'ai toujours essayé que ce soit avec des émissions de télévision, que ce soit avec des émissions, que ce soit avec des écoles de formation, que ce soit en ce moment auprès des malades, j'ai toujours essayé de faire profiter à ceux qui étaient nés dans ma condition de suivre l'exemple tout le temps. Tout le temps. C'était quoi alors ?
C'est la revanche. Vous aviez besoin de C'est pas la revanche. C'est l'envie de le de les servir.
Non, vous par rapport à votre Ah non, moi c'est pas une revanche. Une revanche de quoi ? Mon père était formidable.
Il était Vous savez quoi la différence ? C'est que mon père a fait son entreprise à la tête de laquelle il a été à 45 ans et il est devenu un très bon chef d'entreprise en partant de manœuvre. Il a fait le contraire.
Voilà. Bon, faut que je me dépêche parce que je vais avoir des problèmes avec mon patron. Moi, j'en ai encore.
Non, mais ça fait rien. Vous viendrez à la Provence si vous vire. Je vous je veux vous montrer ça.
Ah, pour finir encore une bêtise. Non, pas vraiment. C'est Basil Bolly.
Ah vas-y Lou je te voir ça m'a ça m'a fait quelque chose quoi. Ça m'a de le voir malade c'est c'est autre chose. On a l'impression que c'est c'est un c'est un dinosaure qui qui s'écroule mais qui s'écroule mais qui a un petit œil en disant t'inquiète pas je suis je vais me battre contre cette maladie quoi. très très drôle.
Ditco et moi on va boire un verre et tout. Il est minuit mini, on prend une photo, on prend une photo et on lui envoie la photo. Bon, j'ai dit bon, il va nous il va nous reprendre demain.
Il était en plein dans ce truc là. Et il nous envoyé 2 minutes après, il nous envoyé un message en disant qu'il est en train de se battre avec cette maladie. Il espère que ça sera pas Paris et que ça sera mqu.
Mais oui, c'est on arrêta de de picoler d'un coup on se dit ça c'est c'est un autre mec il se flag il a une il a une excuse-moi une [ __ ] de force cette qualité Elle n'efface pas toutes ses ses tous ses défauts mais en même temps elle est à reconnaître vraiment franchement. Mais quel défaut Basil ? Ça vous touche bien sûr et euh c'est pas bête de prendre Basil en plus parce que c'était pas celui qui était destiné à être ce qui a été Wedle ou ce qui a été Zidane ou voilà. et il est quand même devenu symboliquement le vainqueur de la finale par le but qu'il a marqué.
Vous savez, excusez-moi, est-ce que ça vous touche ? Je suis désolé de vous couper mais est-ce que ça vous touche ce qu'il dit ? Bah évidemment, ça me touche d'abord parce que ça me fait plaisir qu'il me considère comme ça.
Mais je vais vous dire quelque chose qui va vous faire comprendre tout le reste du parcours. Quand je dis au cancéreux battez-vous, croyez-le, quel que soit le cancer, même le pire, le pancréas, on dit il y a 10 % de chance mais il y a 10 % de chance, c'est pas zéro. Pourquoi ce serait pas toi qui récit 10 % ?
Quand je dis ça, je vous pose cette question. Imaginez que j'ai pas eu le cancer moi-même. Comment j'aurais pu dire ça ?
Mais les gens malades auraient dit "Mais regarde-le, celui-là, ça lui va bien hein, il est en pleine forme. Vous comprenez ce message ?" Et ben, tout le reste de ma vie, ça a été pareil.
Je me suis adressé à des gens qui eux ont compris mon message parce que je faisais partie des leurs. Et c'est la seule ambition de ma vie, c'est de servir ceux qui ont pas eu le même bol. pourquoi pas le même talent et qui sont pas arrivés à s'élever malgré dans une situation et dans une société de plus en plus dure.
Pourquoi elle est de plus en plus dure ? Je vous dis ça parce que vous êtes jeune. Moi j'ai connu une époque où on pouvait être heureux sans fric, fauché parce que dans toutes les municipalités populaires, le sport, la musique, le chant, le théâtre, l'école, tout était gratuit.
Maintenant, quand vous avez deux momes et vous êtes au SMIC, rien que les deux téléphones portables que vous allez être obligé de lui acheter, ça vous met en ruine. Donc il faut pas les lâcher. Voilà, c'est ça mon moteur.
Bernard Tapis, de grande qualité, de grands défauts. Est-ce que ça vous convient ou même ça ? Oui.
Vous voulez même dire plus de défaut que de qualité ? Pourquoi pas ? Ça vous dérange pas ?
Non, pas du tout. Vous savez avec la même femme, quatre enfants en pleine forme, des potes qui m'ont pas lâché même quand ça allait pas bien et qui continuent de pas me lâcher. Donc voilà, merci beaucoup et merci à l'équipe quand même.
On a fait un grand parcours ensemble même si ça pas toujours été rose. Pas toujours. Non mais ça fait rien.
Moi je me rappelle que l'équipe m'a donné une médaille pour avoir et cetera et cetera. Eux se rappellent même plus parce qu'ils sont tous morts ceux-là. et l'histoire fait partie aussi de de ce journal et de cette télévision.
Merci beaucoup. Salut [Musique] et je te promets que