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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 2 novembre 2024 8 min

La défense des services publics par Lucie Castets - reportage #cdanslair 01.11.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

des fonctionnaires reviennent souvent. C'est une erreur politique pour L.Castets, qui a fait de la défense des services publics son cheval de bataille.

On a suivi le temps d'une journée celle qui, pour la gauche, devait être la Première ministre de la France. - Ne pas disparaître, continuer de se faire connaître...

Pour L.Castets et ses soutiens, le rêve de Matignon est visiblement... difficile à oublier. - Ca fait plaisir. - L.Castets: Enchantée. - Ca aurait été plus tôt si E.Macron avait respecté les résultats de l'élection... - Ca va? - L.Castets: Et vous? - Ca fait plaisir de vous voir. - L.Castets: C'est gentil. - A la télé, c'est autre chose. - L.Castets: Bah oui. - Ce jour-là, l'ancienne candidate du NFP est sur le terrain, invitée par le député écologiste des Yvelines.

Une inconnue de la politique qui n'est pas élue. - L.Castets: Ce n'est pas un problème pour moi d'assumer un déficit de notoriété.

Ce qui compte pour moi, ce n'est pas que les gens me reconnaissent dans la rue. C'est d'avoir l'impression d'être utile. - Je vous encourage à faire un test.

On va ramener M.Barnier la semaine prochaine et on va voir sa notoriété. - Ce profil de gauche a été écarté par E.Macron pour Matignon.

Il a choisi celui de droite, M.Barnier. - Maintenant, qui c'est qui mène le pays?

Le Front national. - C'est pour ça qu'on va faire tomber le gouvernement. - Depuis ce marché, elle continue de critiquer le président et souligne ses difficultés sur le budget. - L.Castets: Il a créé de toutes pièces un gouvernement avec une majorité un peu brinquebalante.

Elle craquelle à l'occasion du budget. Le camp présidentiel a émis beaucoup de réserves sur les propositions de M.Barnier sur le budget, notamment sur les recettes supplémentaires, de toucher aux impôts. - L.Castets se tient prête en attendant ou en espérant un nouveau gouvernement.

Cette haute fonctionnaire est une spécialiste des finances et des services publics. Elle multiplie les rencontres avec les élus comme avec le maire de gauche de la ville. - Pour la médiathèque, on avait encore un peu de sous... - Comme beaucoup de communes, les dotations de l'Etat ont baissé ces dernières années.

Malgré tout, il faut faire tourner les services publics. L.Castets craint qu'ils ne soient davantage fragilisés par les décisions de M.Barnier. - L.Castets: Les collectivités ont de plus en plus de mal à faire face à leurs obligations.

Le budget de l'Etat se réduit. Les collectivités vont devoir être amenées à pallier les défaillances de l'Etat dans certains domaines. Cela voudra dire encore moins de services publics pour la population. - Elle n'est dans aucun parti du NFP.

Elle a sa propre équipe de bénévoles. L.Castets veut continuer à être un trait d'union entre le PS, EELV, le PC et LFI, même si les désaccords sont nombreux. - L.Castets: La gauche continue à persévérer.

On a travaillé tous ensemble. Le fruit de nos travaux a été présenté à l'Assemblée nationale sur le PLF. L'union de la gauche existe toujours.

Il faut veiller à ce que ce soit encore le cas à venir. - Si l'union ne dure pas, que va devenir L.Castets, elle qui n'a aucune garantie d'être de nouveau la candidate du NFP à Matignon, si M.Barnier était renversé? - A.de Tarlé: Question.

Il est notamment question d'imposer 3 jours de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie. On les alignerait donc sur ce qui se fait dans le privé. - N.Barré: Il y a eu un sondage cette semaine d'Elabe qui disait que ce genre de mesures étaient très populaires.

On se dit que c'est une bonne idée, spontanément. Si on regarde dans le détail, les métiers ne sont pas tout à fait les mêmes. On peut concevoir que dans certains métiers, il y a plus d'arrêts-maladies, car ça correspond à la typologie du métier. - A.de Tarlé: Exemple? - N.Barré: A l'hôpital, chez les soignants, vous êtes par définition au contact des malades.

Donc vous êtes plus souvent malade. Il y a 18 jours d'arrêt-maladie en moyenne à l'hôpital, 14 en moyenne dans le privé. C'est dû à la typologie du métier et au fait qu'on travaille la nuit.

Il y a des différences, mais ça n'explique pas tout. Parfois, on ne peut pas expliquer pourquoi il y a un tel absentéisme, notamment dans les collectivités locales. On a une augmentation cette année qui n'est pas liée à une augmentation faramineuse de la pénibilité ou autre.

Il n'y a pas de raison que ça augmente à ce point. - A.de Tarlé: Même si on continue de prendre l'Allemagne en exemple, en termes de fonctionnement du service public, on dit qu'en Allemagne, il y a moins d'administration, comme à l'hôpital ou à l'école.

Il y a plus de fonctionnaires qui sont directement au contact avec les habitants et moins qui font de la bureaucratie derrière des bureaux. - M.Van Renterghem: Les services publics ne marchent pas plus mal pour autant.

Le problème n'est pas les fonctionnaires. C'est l'honneur de la France d'avoir des services publics de qualité. C'est le doublon, la manière dont les fonctionnaires sont utilisés.

En France, il y a un gros problème sur la centralisation et le fait que la délégation aux collectivités locales est faite n'importe comment en faisant des doublons. V.Pécresse avait cité l'exemple de l'aménagement pour voies cyclables.

Il y avait 10 personnes au niveau de l'Ile-de-France, 10 personnes au niveau de la Mairie de Paris, 10 au niveau de l'Etat, pour faire la même chose. En Allemagne, il y a 2 millions de fonctionnaires pour 82 millions d'habitants. En France, on a 4 millions de fonctionnaires pour 66 millions d'habitants. - N.Barré: Plus de 5 millions, même. - M.Van Renterghem: Le rapport entre les fonctionnaires de la Mairie de Paris...

Il y a plus de 51 000 agents pour la Mairie de Paris, 2 millions d'habitants. Pour la Commission européenne, 32 000 fonctionnaires pour 450 millions d'habitants. - A.de Tarlé: Il y a plus de fonctionnaires à la Mairie de Paris que pour faire tourner la Commission européenne.

En même temps, à chaque fois qu'on essaie de réformer l'Etat, on n'y arrive pas. On se souvient de F.Hollande qui avait voulu réduire le nombre...

On est passés de 22 à 13 régions. On voulait avoir des grosses régions comme les Lander allemands. - G.Macke: C'est assez compliqué de faire les choses intelligemment.

Ca prend du temps. Il y a des strates qui sont là depuis longtemps. Quand on fait une opération de fusion, de rassemblement, on essaie de dégager des économies d'échelle.

On s'aligne sur le mieux-disant. C'est ce qui s'est passé pour les régions. Quand on a fusionné 2 ou 3 régions, on a pris les conditions de travail et le salaire de la région la plus avantageuse.

Ensuite, on devait soi-disant supprimer les préfectures des régions qui n'existaient plus, mais c'était de l'aménagement du territoire. C'était compliqué de dire à Montpellier: "Vous n'êtes plus qu'une préfecture, c'est Toulouse." C'est resté quand même une sorte de préfecture.

On n'a pas fermé le bâtiment. On l'a aussi fait pour la fusion Trésor-impôts. On a fusionné 2 administrations.

Ca a fini par produire des économies, mais ça a mis 10 ans avant qu'on rattrape, par les économies d'échelle,

La défense des services publics par Lucie Castets - reportage #cdanslair 01.11.2024 — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote