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Discours / meetingLCI (sur YouTube)· 12 octobre 2021 66 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéAgriculture & alimentation

E. MACRON DÉVOILE SA VISION DE LA FRANCE EN 2030

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « la planète est confrontée à quelques grands défis inédits dans leur concentration et leur convergence »
  • 10:00Emmanuel MacronChiffre
    « la France est redevenue depuis deux ans le pays le plus attractif d'Europe »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « nous avons atteint un niveau d'apprentis et d'alternants que nous n'avions jamais connu plus de 500000 malgré la crise »
  • 20:00Emmanuel MacronPromesse
    « devenir le leader de l'hydrogène vert en 2030 »
  • 22:00Emmanuel MacronPromesse
    « produire en France à l'horizon 2030 près de deux millions de véhicules électriques et hybrides »
  • 24:00Emmanuel MacronPromesse
    « produire en France à l'horizon 2030 le premier avion bas carbone »
  • 26:00Emmanuel MacronPromesse
    « investir dans une alimentation saine durable et traçable »
  • 0:10Emmanuel MacronChiffre
    « la france était au premier rang de la production européenne ya 20 ans nous sommes aujourd'hui au quatrième rang »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « nous avons décidé d'investir beaucoup à travers le ségur mais nous avons perdu et reculer sur ce secteur de la santé ces dernières années »
  • 0:45Emmanuel MacronFait
    « nous avons les capacités humaines nous avons les infrastructures de recherche et de pratique maintenant c'est une question de choix scientifiques et technologiques et d'investissement collectif »
  • 1:40Emmanuel MacronPromesse
    « l'objectif concret que nous devons nous donner d'ici à 2030 c'est d'avoir au moins 20 bio médicaments contre les cancers les maladies émergentes et les maladies chroniques »
  • 2:10Emmanuel MacronChiffre
    « les industries culturelles et créatif ce sont six cent quarante mille emplois 91 milliards de chiffre d'affaires »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « l'industrie qui exporte aujourd'hui »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

monsieur le premier ministre mesdames messieurs les ministres monsieur le haut commissaire au plan mesdames messieurs les parlementaires mesdames et messieurs à vos grades et qualités chers amis merci d'être d'être aujourd'hui à l'elysée pour ce moment un peu particulier d'abord parce qu'on va essayer de se projeter loin dans un moment où beaucoup nous qu'on couvre concours en quelque sorte à nous faire regarder à côté et je pense que c'est une d'abord une bonne vertus personnel mental et c'est aussi très bon pour un pays comme le nôtre merci parce que à travers vos cinq prises de parole vous avez illustré des convictions qui sont vos convictions personnelles mais vous avez un peu aussi rendu compte de tout le travail qui a été fait par celles et ceux où vous en êtes des contributrices et contributeur dans cette salle qui ont préparé depuis des mois cette stratégie ce travail collectif et donc étudiantes et étudiants chercheuse chercheurs universitaires responsables d'organisations de branches professionnelles syndicales entrepreneuse entrepreneurs investisseurs parlementaire est évidemment les ministres qui ont piloté ce travail sans merci avec l'ensemble des grands organismes de recherche et notre politique économique et industrielle ce que je vais essayer ici ce dont je vais essayer de rendre compte est un peu le fruit de votre travail collectif de notre travail collectif comme nation nous sommes confrontés à des défis qui ne sont pas neufs on les voit poindre depuis maintenant quelques quelques décennies ils sont en train de se de se consolider de se raffermir et ils ont en quelque sorte présidé à ce que la france comme l'europe ont fait ces dernières années ce qui porte notre conviction collective et ce qui a été encore affirmé conforter pendant là pendant la crise et que le rapport d'ailleurs que j'avais commandé il ya quelques mois messieurs blanchard et tyrol avec un collectif d'économistes à pucon fut confirmée nous la planète est confrontée à quelques grands défis inédits dans leur concentration et leur convergence un premier grand défi vous l'avez tous rappelé je crois que maintenant il ya un consensus sur ce sujet c'est évidemment le défi climatique environnementale c'est à dire le problème à la fois des dérèglements climatiques et de la raréfaction de la biodiversité c'est un défi profond qui changent évidemment nos moyens de produire de produire d'abord de l'énergie de faire de l'industrie de nous déplacer de consommer de nous alimenter et donc qui nous conduit à complètement repenser nos modes d'organisation collective pour autant il faut continuer à faire tout ce que je viens de dire une évidence et il faut d'autant plus se faire que la planète elle continue à grandir le deuxième grand défi il a été aussi éclairé par le plan dans un rapport récent c'est le défi démographique il est colossal c'était souvent et ça a été ces dernières décennies un peu un impensé de nos politiques publiques mais ce défi démographique il a plusieurs composantes c'est d'abord l'augmentation du nombre d'habitants sur la planète je veux pas ici reconvoquée des thèses malthusiennes qu'on connaît depuis longtemps mais enfin c est un fait quand on a de la ressource naturelle qui se raréfie d'attention sur différents sujets différents écosystèmes on a une planète dont la population croît mais elle croit si je puis dire très différemment et donc nos sociétés sont confrontées un vieillissement démographique et dans beaucoup de nos pays même si la france a longtemps mieux résister que d'autres à une chute de sa natalité et al'inverse à une explosion démographique dans d'autres pays et donc à la pression des grandes migrations ces deux grandes défi d'ailleurs se renforcent l'un l'autre car les défis migratoires trouvent aussi leurs sources dans les déséquilibres climatique que certaines régions connaissent aujourd'hui tout cela se tient mais ce deuxième défi démographique est très important ce qu'ils déstabilisent là aussi nos modes d'organisation en société le temps que nous passons au travail par rapport au temps que nous passons à nous former puis à vivre plus âgés ensuite et essayer de vieillir dans les meilleures conditions possibles le mode de financement de nos modèles sociaux etc etc et il crée beaucoup de tensions aussi entre différentes régions du monde par les migrations le troisième grand défi que nous sommes tous en train de vivre c'est le défi des inégalités je pense qu'il faut pas le négliger il est bien pointé par et beaucoup d'économistes qui sont ici l'on l'ont montré au fond depuis le xviiie siècle nos sociétés démocratiques reposant sur l'économie sociale de marché à une forme de consensus qui était concret de la valeur mais il y avait toujours un progrès constants nos enfants vivraient mieux que nous ça c'est à peu près constamment vérifier avec l'exception terrible et historique des guerres mais quelque chose est en train de s'enrayer dans notre système qui est un des règlements de l'organisation du notre économie mondiale l'explosion des déséquilibres en particulier au sein de nos économies par deux phénomènes l'hyper financiarisation d'une part mais peut-être encore plus ces dernières années l'accélération des technologies numériques est ce qu'on appelle la digitalisation maintenant qui est un formidable levier d'innovation mais est aussi un levier d'accélération des en quelque sorte de l'écartement de nos sociétés avec des modèles comme le nôtre qui sont très protecteurs et il faut s'en féliciter j'y reviendrai mais que nous avons plutôt conçus comme des modèles qui venait corriger les inégalités qui se forge est là où le système en quelque sorte est en train de les produire de plus en plus vite et écarte les destinées individuelles de plus en plus vite ce qui est un vrai défi tout ça est en train de créer une série de chocs des chocs démocratique dans nos sociétés liées en quelque sorte au doute que ces crises sont ces grands défis sont en train de créer dans nos sociétés quand la manière de produire de s'alimenter est faite de tensions permanentes on le voit bien dans nos sociétés quand on est angoissé sur la manière de vieillir quand les inégalités sont en train d'augmenter qu'on ne voit plus les perspectifs on a un doute démocratique qui s'installe toutes les sociétés démocratiques sont en train de nous avons à côté de ça un choc géopolitique qui en est la conséquence parce que quand il ya de la rareté sur les ressources quand il ya de la concurrence exacerbée sur les modes d'innovation quand en quelque sorte ce sont des modèles qui jouent leur survie ou lors leur hégémonie sacré de la tension géopolitique et puis évidemment tous a aussi créé une forme de choc anthropologique parce que la transformation la révolution des usages des usages liés en particulier au numérique créé un changement profond de notre manière de nous organiser en société d'imaginer de vivre les émotions de communiquer les informations c'est le monde dans lequel nous vivons je leur pose là en début parce que on peut pas penser la france 2 de 2030 l'europe de 2030 essayer de voir la dynamique qu'on peut prendre sur la décennie si on ne prend pas comme comme départ ces grandes tendances qui sont là mais qui sont en train de s'accélérer est ce que la crise que nous venons de vivre que dont nous l'espérons collectivement dont nous sortons l'attendait mythe que 8,19 a en quelque sorte remis en cause ces grands défis ces grandes transformations non au contraire elle les a plutôt conforté mais je pense que nous nous devons collectivement d'essayer de tirer aussi quelques leçons de ces sept ans d'amy qui sont importantes pour penser là aussi la france de 2030 la pandémie elle nous a fait toucher du droit d'abord notre vulnérabilité nous nous sommes rappelés et c'est très cohérent avec les défis que je viens d'évoquer que nous appartenions à l'ordre du vivant et donc quelque chose qui se passe quelque part à dix mille kilomètres de nous peut-être entre l'humain et l'animal peut bloquer totalement la planète et changer la face du monde et notre organisation collective et donc la première leçon que nous devons collectivement tirer de ce qui s'est passé c'est que nous en effet nous sommes éminemment vulnérables et on ne peut pas penser notre projection à 10 15 20 ans en quelque sorte comme si nous n'étions pas dans le vivant de manière purement technique comme si nous étions assimilables à des tableaux de chiffres à des équations à quelque chose qui réductible nous avons cette vulnérabilité et profonde la deuxième chose c'est notre dépendance vis-à-vis de l'étranger on avait voulu l'oublier parce que nous vivions dans un miracle mais dont nous avions là aussi un peu oublié la fragilité c'était que le monde était ouvert et que tout circule et parfaitement et librement je suis heureux de vous retrouver tous avec des masques aujourd'hui je serai encore plus heureux le jour où vous n'aurez plus ça voudra dire qu'on sera totalement des débats assez l'épidémie je n'oublie pas qu'il ya 18 mois nous étions tous soumis au manque de masques personne ne pensait qu'on pourrait manquer masque c'était l'une des choses qui avait le moins de valeur ajoutée et d'ailleurs nous en avions collectivement implicitement parce que ça n'a jamais été un choix assumé de la nation on en avait délégué la production à des pays qui produisait à beaucoup moins à beaucoup plus bas coûts que nous en disant c'est pas important on en trouvera toujours dépendance et expériences de la dépendance qui peut être dramatique parce que nous avons vu à ce moment là quand il ya de la dépendance et qu'on se retrouve dans des situations il ya plus de coopération c'est le drame et donc on ne peut plus penser nos économies de systèmes de production comme si tout était écrit pour que ça aille bien en toutes circonstances nous devons donc tirer cette leçon aussi de la crise qui est que la dépendance choisi est relative est une chose c'est des termes de la coopération mais on doit rebâtir les termes d'une indépendance productive françaises et européennes parce que je ne suis pas en train de dire qu'il faudrait tout se mettra tout reproduire en france nous ne serions pas le faire enfin il faut qu'au niveau de l'europe nous sachions reproduire ce dont nous avons besoin pour aujourd'hui et pour demain deuxième leçon de la crise qui n'était pas un immédiat troisième leçon de la crise c'est quand même la force du modèle éducatif et social français on a tenu parce que la nation a décidé d'investir pour être solidaire faux pas en sortie de crise qu'on se mette à l'oublier en pensant qu'on pourrait passer à un autre monde c'est une force inouïe et on aura d'autres crises de manière certaine et donc tout ce que nous faisons pensée pour la france de 2030 doit contribuer aussi à renforcer ce modèle qui est un modèle à la fois productif et solidariste je dirais mais qui est important avec des équilibres qu'il faut constamment réajuster qui sont des choix démocratiquement débattu et puis quatrième leçon de cette pandémie à mes yeux c'est que nous avons assisté à une extraordinaire accélération de l'innovation et j'y reviendrai sans doute à plusieurs reprises ses skis aussi pour moi a présidé au choix en sortie de crise de vous proposer collectivement et d'essayer de nous projeter collectivement à 2030 c'est que nous avons une fois encore mais là de la manière peut être la plus vibrante déjoué tous les pronostics scientifique moi je n'oublie pas fait toujours être lucide sur ses propres défauts et les choses qu'on a parfois c'est une manière approximative il ya à peu près un an j'expliquais nos compatriotes mois les spécialistes me disent il ya très peu de chances qu'on est un vaccin avant la fin de l'année c'était vraiment ce que les spécialistes me disait parce qu'on ne disait jamais dans l'histoire de l'humanité on a trouvé un vaccin en un an de temps jamais arrivé ce qui était vrai on l'a fait et il ya eu dans les dernières semaines de l'année 2020 une accélération exceptionnel je pense que tous ceux qui l'ont vécue s'en souviennent où on a d'un seul coup écrasé tous les délais et donc la quatrième leçon de la crise pour moi c'est que l'innovation est une source de solutions pour mieux vivre pour projeter une nation un continent est peut-être le monde entier vers des solutions qui sont bonnes pour l'humanité mais que en quelque sorte les contraintes de l'innovation jusqu'à présent dans lesquels on vivait sont en train de changer par une forme d' accélération de compression du temps d'accumulation des moyens qui peuvent être mis à un moment donné si on considère que cette innovation est une innovation qui peut tout changer et à ce moment là c'est assez simple vous êtes dedans vous êtes dehors gérer c'est la cinquième leçon de la crise il faut s'en féliciter c'est qu'on a su recréer de la coopération internationale et européenne pour rester dedans parce que soyons lucides sur nous mêmes si nous n'avions dépendu que de ce que la france aurait produit je le dis pour tous ceux qui piratent qui plaide le nationalisme excessif la france ne produit pas de vaccin et ne produit toujours pas de vaccin et red messager et donc c'est parce qu'on a su participer à la coopération internationale qui a eu cette compression de l'innovation extraordinaire grâce à des très grands scientifiques français travaillant à travers le monde mais qu'on a su ensuite recréer de la coopération pour acheter et reproduire en europe et le distribuer à nos compatriotes et sa c5 leçons de la crise il faut pas les les perdre de vue quand on veut se projeter une fois que j'ai dit ça on voit bien qu'on est dans un monde qui est en rupture profonde et au fond dans l'une des grandes caractéristiques que nous ne devons pas oublier ce qui fait notre force doit être lucide sur nos faiblesses parce qu'elles peuvent être encore pelle demain qu'elles l'ont été hier parce que c'est un endroit où tout s'accélère on est dans l'innovation de rupture où le gagnant de 30 ou sur beaucoup d'innovations et où on est et si vous nous nous retrouvons or de l'innovation on peut perdre énormément c'est pour toutes ces raisons que j'ai souhaité en cette sortie de crise que nous nous projetons et qui ce travail qui a été fait pure en danse tous ces derniers mois par l'ensemble des acteurs pour essayer de regarder quelles sont nos forces les faiblesses et surtout comment on pouvait se projeter à l'horizon d'une décennie mais en fait au delà mais il faut à 2030 se doter d'objectifs parce que par rapport à tout ça si je regarde notre pays nous avons des vraies forces et des vrais atouts par rapport à ces changements et c'est ces grands défis ces leçons de la crise on a nous sommes un pays extrêmement complet qui présent sur tous les continents qui a une force productive historique une capacité à inventer qui est une grande puissance agricole agro alimentaires industriels créative qui a su historiquement innover nous sommes un pays de créateurs c'est dans notre adn nous sommes un pays dont le modèle social à la fois éducatif est en réparation des inégalités est une force j'en suis convaincu compte tenu de tout ce que je viens de dire est ce qu'on a appris de la crise mais à côté de ça on a des vraies faiblesses des vraies faiblesses nous avons ces dernières décennies sous investis en éducation formation enseignement supérieur et recherche on a commencé à corriger cela avec la loi de programmation recherche et avec les réinvestissements matière éducative mais c'est un début de réparation mais quand je regarde avec nos grands comparables on a beaucoup d investir quand on se compare nous sommes un pays qui travaille moins que les autres en quantité ça reste vrai et donc nous avons une quantité de travail à louer qui n'est pas au bon niveau à la fois dans le cycle de vie en horaire cumulée et au fond on a une force qui est notre modèle social et éducatif on a une faiblesse c'est qu'on n'a plus le modèle productif qui permet de le financer c'est ça notre grande incohérence moi je ne crois pas qu'on arrivera à réduire notre modèle notre modèle social c'est très dur dans une démocratie de dire aux gens on va vous enlever des droits massivement ça n'existe pas on peut améliorer les choses il faut améliorer l'efficacité de la dépense publique il faut permettre de rendre les mêmes services avec moins d'argent ce sont des modernisations qui prennent des années mais si on veut projeter le pays ce qui je crois profondément le le destin français en continuant à protéger même mieux protégés c'est à dire prévenir les inégalités mieux formés pour éviter les inégalités de destin mais continuer à réparer les inégalités produites par le système il nous faut avoir un pays qui produisent davantage c'est à dire un pays qui continue de faire les réformes pour produire plus et produire davantage ça veut dire un pays qui retrouve aussi le fils du couple innover produire parce que la production de demain n'est pas celle d'hier est donc par rapport à ce que je dis aussi je suis convaincu que le levier d'innovation est clé pour produire parce qu'il faut là en la matière avoir n'avoir aucune nostalgie il n'est pas vrai que quand je dis on doit travailler plus et produire plus on fera ni l'agroalimentaire ni l'industrie et les services d'hier et encore moins ceux d'aujourd'hui ils sont en train de se transformer à marche forcée la question c'est comment nous sommes à la pointe de l'invention de ces derniers c'est le seul moyen en même temps qu'on saisit les défis que j'évoque d'être à la hauteur du mal français qui est notre truc triple déficit déficit de croissance potentielle déficit public déficit du commerce extérieur ce triple déficit se nourrit depuis des décennies la clé pour y répondre c'est d'avoir une stratégie macro économique d'innovation industrielle qui permettent justement de produire ces résultats alors par pas de nulle part depuis un peu plus de quatre années je crois qu'on essaie profondément d'avoir une stratégie qui répond d'abord à ce constat ces grandes transformations et qui cite utilise puis dire qu'il part de ce socle de raisonnement et qui commence à produire des résultats d'avant depuis quatre ans transformé commencé à transformer notre système éducatif d'accès l'enseignement supérieur d'apprentissage et de formation professionnelle d'accès au travail l'emploi on continue avec la réforme assurance chômage on à réformer la fiscalité du capital très profondément et on a mis en place des réformes du travail plus des réformes sectorielles tout ça produit des résultats qui sont très tangible et qui vont dans la bonne direction la france est redevenue depuis deux ans le pays le plus attractif d'europe la france recréer des emplois industriels depuis deux ans qu'elle alors qu'elle en détruisait depuis 2008 la france est aujourd'hui en sortie de crise à un niveau d'emploi qu'elle n'avait pas connu depuis 15 ans et nous avons atteint un niveau d'apprentis et d'alternants que nous n'avions jamais connu plus de 500000 malgré la crise je paye ici égrainé les choses mais on voit bien que les choses sont en train de se transformer dans la bonne direction qui est le fruit d'une stratégie macroéconomique qui reposait sur ces constats qui produit des résultats et qui va dans la bonne direction et il faut s'en féliciter faut le consolider de la même manière on a investi s'est mis à réinvestir sur la recherche et l'enseignement supérieur il ya des vraies réformes organisationnelles qui sont portés par nos universités nos organismes de recherche le classement de shanghai est ressorti cet été montrent qu'on est quand même en train de revenir complètement dans la bataille donc les résultats sont là ils sont dans la bonne direction et ces résultats n'ont pas été fragilisées et par la crise parce que nous avons à la fois eu un programme d'urgence pendant la crise que le gouvernement apporte et je l'en remercie puis un programme de relance qui a été très coordonnée au niveau européen plan de relance européen et plan de relance français qu'il déclinait qui a permis de consolider ses résultats et même d'accélérer la sortie de crise autour de trois piliers la transition numérique la transition écologique la cohésion sociale et territoriale sont et 100 milliards français dont 70 milliards sont déjà engagés dans ce cadre là nous avons même commencé à tirer les leçons de la crise tels que je les ai évoqué puisque le plan france roll france relance est un plan qui en accélérant les transitions qu'on avait faits permet aussi de relocaliser de rebâtir un début de souveraineté on a une composante robotique on a une composante protéines qui est très importante et qui est plébiscité par le monde agricole on a une composante santé oms se remet à reproduire du paracétamol en france qu'on avait complètement abandonné ses dernières années donc tout ça est cohérent va dans la bonne direction et le fruit je pense de d'un travail consolidé durant ces dernières années qui est celui du gouvernement des parlementaires et de l'ensemble des parties prenantes que vous êtes mais en moins l'extraordinaire accélération du monde que nous sommes en train de vivre conduite à penser que tout ce qu'on a fait là mais pas suffisant et que si on reste à ce rythme et à ce niveau d'intensité parce que nous avons aussi pris ses décisions parfois quinze à vingt ans après certains de nos voisins européens nous ne rattraperons pas notre retard ou surtout nous laisserons distancé dans les 10 15 ans qui viennent et donc fort des constats que je viens d'évoquer de tout ce qui a été fait qu'il va dans la bonne direction je pense que la stratégie 2030 elle s'impose aujourd'hui parce que en raison des grands défis que j'évoquais est en quelque sorte de cette sortie de crise nous vivons une extraordinaire accélération du monde de l'innovation et des ruptures et cette accélération me conduit à établir quelques convictions fortes que je vais essayer exprimés et qui vont présider à cette stratégie la première conviction c'est un peu le fruit de ce qu'on a tous vécu pendant la crise est-ce qu'on avait commencé à vivre avant c'est au fond que innovations de rupture innovations technologiques et industrie du rgi on le sait et tout ça c'est une compression du temps mais c'est aussi une accumulation du capital et des batailles et donc cette conviction est là un point clé ça veut dire il faut qu'on romaine en même temps la bataille de l'innovation et de l'industrialisation on peut pas choisir faudrait mener ensemble et ça veut dire qu'il faut qu'on mette beaucoup d'argent public et privé parce que le gagnant prend tout comme disent les anglo saxons et donc c'est là où il ya une hyper concentration du capital et des talents que les choses se font et que vous êtes dans la partie où que vous êtes sortis de la partie et donc nos quantum aujourd'hui ne fonctionne pas donc ça c'est ma première conviction très forte c'est qu'on doit vraiment sortir de cette opposition recherche fondamentale recherche incrémentale et technologiques et industrialisation massive essayez de comprimés tout cela ce qui va avec c'est qu'il faut sortir de deux de deux types d'oppositions qui nous ont fait perdre beaucoup de temps dans nos débats et qui sont liées aussi à nos tempéraments a parfois ce que nous sommes les oppositions entre les différents secteurs et disciplines de recherche académiques ou autres les frontières qui existe entre les sciences humaines les sciences dures et sans tout ça est en train d'exploser totalement parce que les cadres sont en train d'être repensée on y reviendra mais le spatial est un domaine où en même temps on fait de l'hyper technologies ont fait du cantique des mathématiques des sciences humaines du droit et où tout ça est en train d'être convoqué très vite parce que c'est un cadre qui est en train de cette d'être repensé par cette compression et la deuxième chose c'est que l'opposition que j'entends encore beaucoup dans nos débats publics entre les start up et l'industrie est une opposition du xxème siècle elle est éminemment fausses notre pays va se réindustrialiser par des start up technologiques est ce qu'on appelle le deep tech et nos grands groupes industriels vont survivre se transforme et gagner la partie graff à l'innovation de rupture de start-up qu'ils auront un cube et où qu'ils auront racheté ou avec lesquels ils auront des partenariats ya pas de france industrielle contre la france des start up il n'y a pas de france des start up qui soit qu'à paris dans quelques bureaux de quelques arrondissements tout ça est faux la réalité de la france des start-ups et une france qui est partout sur le territoire et la réalité de la france industrielle c'est qu'elle se nourrit des start up et de la rupture première conviction il faut tordre le cou si je puis dire à des oppositions il ya une compression de toutes ses dimensions la deuxième conviction qui est un peu sa conséquence c'est que nous avons un besoin impérieux d'accélérer les investissements publics créateurs de croissance d'emploi et d'indépendance industriels nous avons un débat et nous devons continuer d'avoir et il faut même le structurer sur la dépense publique il est important et moi je ne fais jamais pensé qu'on pouvait construire l'avenir d'un pays à crédit ou à découvert mais je pense qu'il ne faut pas que ce débat nous conduisent à faire d erreur profonde dans la nature des dépenses publiques et ça c'est extrêmement important je crois que depuis quatre ans on a montré qu'on savait consolider les comptes publics sans détruire de la croissance et en baissant même les impôts ce qui est exactement la trajectoire macroéconomique qui est suivi depuis 2010 cette baisse historique d'impôts pour les ménages comme pour les producteurs baisse avant crise de la dépense publique récurrentes avec de la vraie transformation et modernisation et donc c'est la trajectoire pour moi qui ait du sens mais dans ce temps d'accélération il ne il nous faut bâtir les termes d'une crédibilité qui nous permettent justement d'accélérer l'investissement public dans l'innovation l'innovation de rupture et la croissance industrielle parce que c'est le seul moyen dans le même temps de construire la production et la croissance qui va nous permettre de continuer à financer notre modèle social et c'est le seul moyen de construire les éléments de modernisation sectorielle qui va nous permettre de baisser la mauvaise d ans c'est à dire la dépense curatives si nous ne prenons pas ce virage de l'innovation et de l'industrialisation nous continueront de dégrader nos déficits extérieurs parce qu'on continuera de dépendre et d'importer et nous continuerons de créer trop peu d'emplois trop peu d'opportunités pour nos jeunes et donc de les réparer part de la dépense publique en gros j'assume totalement un pays qui investit dans la création de nouvelles filières l'investissement et l'apprentissage pour moins dépenser dans l'assurance chômage et la réparation des destins et c'est ce changement qui nous faut faire et c'est maintenant qu'il se joue parce que c'est maintenant que nos filières existantes par une modernisation profonde se transforme et gagne la partie et c'est maintenant que nous créons de nouvelles filières et donc la clé c'est de comprendre aussi en quelque sorte par rapport à tous nos modèles et je parle ici sous le contrôle collectif de nos ministres parlementaires eric et aux autres qui connaissent beaucoup mieux que moi tous et tous ces sujets je vois et parlementaires de commission des finances des affaires économiques et qui sont là en particulier je pense que nous avons en quelque sorte dans nos propres attendus en france depuis trop d'années intégrer une forme de sentiment de défaite en considérant que la croissance potentielle du pays était quelque chose qui dont il était écrit qu'elle ne changerait jamais je pense qu'il nous faut réinvestir dans une stratégie de croissance qui consiste à dire en faisant des investissements mais qui sont par leur gouvernance leurs modalités totalement distinct de la dépense récurrente nous devons changer en profondeur les termes de notre croissance potentielle et augmenter la capacité de l'économie française à croître par son innovation par sa ré industrialisation par les politiques de formation pour produire de la richesse et donc se projeter vers son avenir est dans le même temps rendre soutenable son modèle social français qu'elle doit continuer à moderniser et rendre plus efficace mais c'est le seul moyen d'y arriver est donc en quelque sorte je veux que nous retrouvions un cycle vertueux qui est innover produire exporter et ainsi financer notre modèle social et je pense que ce modèle vertueux c'est celui qu'on peut retrouver par un investissement massif dans cette stratégie d'innovation et d'industrialisation qui doit venir en quelque sorte complété mais en poussant beaucoup plus loin ce qui a commencé d'être créée sur l'éducation l'enseignement supérieur la formation et l'investissement dans la recherche car encore une fois ce que nous avons fait ces deux dernières années qui était très important avec la loi de programmation et modification est un élément de rattrapage que je ne sous estime pas il faut maintenant porter une stratégie qui est beaucoup plus dans la rupture partant de ces constats de ses convictions est en quelque sorte de cette ligne que je veux presser la stratégie pour 2030 doit nous conduire à investir 30 milliards d'euros pour répondre justement à ce déficit le déficit en quelque sorte de croissance français alors je vais pas ici dire que nous allons être les leaders dans tous les domaines nous devons être lucides sur nos forces et nos faiblesses et je pense que c'est pas parce qu'on le dit qu'on le devient je crois à la capacité performative certaines paroles mais je suis aussi lucide sur le fait qu'on parle là d'une compétition ouverte donc faut simplement savoir où on veut aller les moyens qu'on se donne et les objectifs qu'on ces signes par contre je pense que nous devons dès maintenant nous dire dans quels secteurs et sur quels domaines nous pouvons être en tête en 2030 en tant que français et en tant qu'européen il ya quelques secteurs ont très clairement nous pouvons prendre le leadership il ya aussi des secteurs où nous avons pris des retards et où nous sommes menacés mais des secteurs que nous n'avons pas le droit d'abandonner parce que si nous les abandonnions en quelque sorte nous construirons une dépendance laissons à nos enfants un tissu économique qui fait qu' il aurait plus est même question à se poser est donc nous avons aussi des secteurs à réinvestir parce qu'ils sont stratégiques on doit se dire d'ici à 2030 on doit voilà consolider nos parts de marché en quelque sorte ne pas se laisser décrocher et y en a d'autres nous pouvons très clairement faire plus que résisté et est dans le peloton de tête c'est avec cet objectif que nous avons collectivement bâtisse est cette stratégie pour 2030 et la clé tout ça c'est notre indépendance et la capacité à reprendre en main le destin de la france et de l'europe et au fond pourquoi faire tout cela je crois qu'en tant que français et français on a une petite idée nous sommes pas le meilleur pays pour nous adapter aux évolutions du monde quand on nous dit il faut faire cette réforme parce que les voisins l'ont fait ça marche assez rarement en france n'avons pas cette mentalité gelé plusieurs fois dit assumant moi même de l'être je suis le premier des gaulois réfractaires nous n'aimons pas quand on me dit vous n'êtes pas bien les choses et c'est ça marche jamais chez nous par contre nous n'aimons pas qu'on nous dise il faut faire ça parce que les autres le font il va falloir s'adapter mais nous n'aimons pas perdre le contrôle de nos vies individuelles et du destin de notre nation c'est ça ce qui nous caractérise je crois profondément et c'est d'ailleurs constamment le message de la france au monde et la promesse de la france c'est de défendre une forme d'humanisme c'est de dire nous on a toujours choisi on a choisi de la liberté les lumières les droits de l'homme l'exigence même quand c'étaient des combats très difficile nous avons résisté nous avons résisté aux folies du monde même quand ça paraissait la vague dominante je crois que c'est ça ce qui est en cause et ce qui est en jeu pour 2030 et quand je dis bâtir notre indépendance c'est vraiment de se dire comment la france construit une stratégie qui fait que nous pouvons défendre l'humanisme dans lequel nous croyons pour le siècle qui vient et qu'est ce que ça veut dire bâtir cet humanisme ça veut dire que compte tenu des défis que je viens d'évoquer on voit bien que nous devons mieux produire nous voulons mieux vivre on veut mieux comprendre le monde mais on veut le faire à chaque fois au service de nos valeurs et d'une certaine une idée de l'humanisme qui est la nôtre nous croyons au progrès scientifique rationnelle nous croyons que celui ci doit être au service de l'humanité et que l'homme doit jamais être en quelque sorte au service d'un progrès technologiques qui lui aurait échappé deux idées très simple mais si en quelque sorte nous bâtissons toute notre stratégie là dessus je dirais que l'objectif de la france de 2030 doit être cela mieux produire mieux vivre mieux comprendre le monde en servant un humanisme français et européen qui est le coeur de notre message de notre promesse et que nous avons encore à faire demain et donc en construisant les voies et moyens de le faire en étant plus indépendant en tant que français et européens parce que si nous déléguons en quelque sorte les moyens de mieux nous nourrir de mieux comprendre le monde où d'autres ce seront les préférences collectives d'autres puissances qu'ils feront les chinois sont en train de le faire mais avec un autre modèle n'ont pas le même modèle agro alimentaire que nous on voit bien qu'ils n'ont pas le même modèle d'innovation de respect de la vie privée et autres et même les américains n'ont pas le même modèle que nous on a les mêmes valeurs sur certains sujets mais nous n'avons pas les mêmes préférences collectives on n'a pas le même rapport à l'égalité à la solidarité collective nos sociétés ne fonctionne pas pareil et si nous européens et en particulier nous françaises et français voulons choisir notre avenir il est essentiel de gagner cette bataille qui est une bataille en quelque sorte pour l'indépendance et la meilleure qualité de vie bâtir cet humanisme du 21e siècle c'est donc mieux comprendre mieux vivre mieux produire alors pour y arriver il ya dix objectifs qu'on va se donner c'est le fruit de votre travail je ne suis là que le notaire en quelque sorte le dépositaire de ce qui a été fait en essayant de lui donner une forme et et et de l'inscrire dans le cap que je viens d'évoquer d'abord mieux produire mieux produire au fond c'est la question qui nous est tous posé ce sont les tensions qu'on voit dans nos sociétés dans tous nos secteurs c'est de dire plus personne d'entre nous ne met en cause le fait que nous devons faire face à un monde qui doit émettre de moins en moins de carbone possible qui doit réussir à de plus en plus respecter la biodiversité et donc redevenir positifs en biodiversité est neutre en carbone en 2050 ça n'augmente objectifs et tout ça commence dès maintenant parce que nos premiers objectifs concrets sont en 2030 et donc c'est vraiment une série de révolutions dans la capacité à produire l'énergie à faire de l'industrie à nous déplacer à nous organiser premier objectif objectif numéro un c'est faire en mer j'ai émergé en france d'ici 2030 des réacteurs nucléaires de petite taille innovant avec une meilleure gestion des déchets sur ce sujet pourquoi le mettre en premier que le premier sujet c'est la production de l'énergie pour produire de l'énergie en particulier l'électricité nous avons une chance c'est notre modèle historique le parc installé de nucléaire j'aurai l'occasion de revenir dans l'est dans les semaines qui viennent sur l'opportunité de construire de nouveaux réacteurs et sur la stratégie puisqu'il ya d'abord un travail que nous avons demandé avec le premier ministre et la ministre à rte continuera à avancer mais il faut bien le dire le rappeler les 200000 françaises et français qui travaillent dans le secteur du nucléaire c'est une chance parce que c'est ce qui nous permet d'être le pays en europe qui est parmi ceux qui émettent le moins deux tonnes par co2 par électricité produite nucléaire par qu'hydro et notre base installée nous devons ré investir pour être à la pointe de l'innovation de rupture dans ce secteur ça passe par une série de familles technologiques m'appartient pas ici de l'est de les trancher est celle ci ne sont en quelque sorte exclusive des choix industriels qu'on doit faire aussi à plus court terme sur à la fois le nucléaire et les énergies non renouvelables mais nous devons absolument nous préparer à des technologies de rupture et transformations profondes sur le nucléaire la promesse de ce qu'on appelle les small modular reactors qui sont les petits réacteurs beaucoup plus mode et l'air est beaucoup plus sûr parce que la sûreté est un point clé du débat sur le nucléaire les technologies pour mieux gérer nos déchets certaines sur lesquels nous commençons à avancer certaines que nous n'imaginons même pas avec là aussi un travail fait par nos organismes de recherche qui pour certains sont déjà très avancés par nos grands industriels historiques et par aussi d des entreprises de taille intermédiaire des start up et des pme françaises qui sont en train de proposer des innovations de rupture en la matière pour le iiie parvenir nous devons ouvrir le jeu de manière totalement inédite et nous sommes prêts à y investir un milliard d'euros d'ici 2030 en commençant très vite avec des premiers projets très clair et donc là il faut lancer plusieurs projets sur des familles technologiques différentes mais essayer d'avancer pour accélérer sur ce volet c'est absolument clé parce qu'on sait qu'on continuera à avoir besoin de cette technologie est au fond on doit traiter deux sujets clés améliorer toujours et encore la sûreté en baissant les coûts et réduire les déchets qui est un point clé quand on parle de nucléaire deuxième objectif devenir le leader de l'hydrogène vert en 2030 là je le dis en l'assumant totalement je pense ça fait partie vraiment d'un des secteurs où nous pouvons être leader c'est une vraiment une filière dans l'énergie où nous pouvons encore le faire parce que nous avons des atouts on a un premier atout c'est encore une fois le nucléaire pour produire de l'hydrogène il faut de l'électricité parce qu'il faut faire de l'électoralisme et beaucoup d'élèves que d'ingénieurs donc j'ai l'impression de dire des gens qui savent beaucoup mieux que moi comment ça marche mais je le dis pour pour ce soit clair parce que sinon on perd de vue de nos débats donc on a besoin de faire de l' électrolyse sa consomment beaucoup d'électricité si on produit de l'hydrogène en utilisant du l'énergie fossile ça sert à rien on peut produire on va produire de l'hydrogène en important des renouvelables mais aujourd'hui compte tenu de l'électrification des mobilités que l'europe de toute façon à décider pour elles mêmes il n'est pas vrai qu'on aura une énorme production n'aura jamais en europe suffisamment de production de renouvelables pour faire nos grandes électrolyse et produire de l'hydrogène vert et donc il ya en fait deux grandes stratégies de production d'hydrogène vers ya une stratégie qui consiste à aller faire les oem et les énergies non renouvelables pardon pour faire lé électrolyse très loin réimporter d'hydrogène ainsi produite un peu comme on fait avec le gaz liquéfié il ya une deuxième stratégie qui va être le coeur de la nôtre nous on fera les 2 qui va être de d'essayer d'en produire beaucoup chez nous parce qu'on a la possibilité de faire de l'électro liste très décarbonés et donc ça c'est une énorme chance c'est ce qui nous permettra d'être en leader à côté de ça on a de la très bonne recherche on a des très bons acteurs air liquide et quelques autres industriels et on a un tissu de start-up d'équipementiers d'entrepreneurs d'innovateur qui sont prêts à y aller et sont organisés et donc ce que nous devons faire absolument sur l'hydrogène c'est ne pas répéter les erreurs que nous avons faites sur les énergies renouvelables on a trop peu investi sur l'offre et la capacité à développer notre filière on l'a laissé filer ailleurs on doit développer notre offre industrielle dans l'hydrogène et donc investir massivement dans cette filière est donc tout ça nous permettra de décarbonés notre industrie d'alimenter nos camions autobus nos trains nos avions est une voix absolument formidable ce qui fait que d'ici à 2030 la france doit pouvoir compter sur son sol au moins deux gigas factory d'électrolyseurs et produira massivement de l'hydrogène et l'ensemble des technologies utiles à son utilisation en parallèle de cette deuxième grand objectif nous aurons aussi un objectif d'investissement plus de 500 millions d'euros dans les technologies de rupture dans les énergies non renouvelables particulier éoliennes terrestres et en mer et photovoltaïque parce que la stratégie d'investissement dans les énergies non renouvelables est un point clé pour l'innovation de rupture c'est ce triptyque si vous voulez nucléaire hydrogène et énergie non renouvelable par ses innovations de rupture qui nous permettra de produits différemment de l'énergie et d'électricité et de commencer à contribuer justement un ce monde où on produit mieux et plus dé carbonée nous avons comme vous le voyez des vrais leviers on a des vrais avantages historiques mais il faut accepter d'y mettre les investissements que je viens d'évoquer pour être atteindre ses objectifs troisième objectif décarbonés notre industrie décarbonés notre industrie qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que à côté de la production de l'électricité on a de toute façon ce que font nos grands industriels et ils sont et c'est normal des émetteurs de co2 par leurs activités quotidiennes dans notre stratégie pour 2030 nous nous sommes engagés à baisser entre 2015 et 2030 5,2 entre 2015 pardon et 2030 35% de nos émissions dans le secteur c'est comme vous le voyez un point important c'est même un effort colossal bc 35 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2015 pour 2030 c'est une révolution productive on est en 2021 on a fait 4 % donc c'est simple on ne va pas fermer ses usines parce que je ne serai pas cohérent avec ce que je vous ai dit sur l'indépendance productive donc nous devons massivement investir pour les aider à décarbonée ce sera un investissement public et privé mais sans un investissement public c'est impossible c'est insoutenable si l'europe ne conduit pas cette stratégie sa base productive ira produire de l'autre côté du monde et donc toute la stratégie européenne que nous avons commencé à lancer est une stratégie qui vise à accompagner les investissements du privé pour décarbonés donc changer complètement le processus industriel m un mécanisme d'ajustement aux frontières pour pénaliser les industriels hors europe qui n'auraient pas fait ces réformes et essayer de bâtir transition climatique et compétitivité productive et industriels la présidence française de l'union européenne nous permettra tout cas nous nous battrons pour cela de faire avancer l'agenda sur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières mais en parallèle de sa nous devons tous accéléré sur la décarbonation nos industries c'est une stratégie qui est poursuivie au niveau européen mais que chaque pays portent aussi et qui est extrêmement onéreuses les montants sont énormes pour chaque site industriel l'allemagne vient d'annoncer sa stratégie c'est c'est la même chose que nous lançons aujourd'hui de la même manière ça veut dire quoi ça veut dire complètement transformé nos grandes aciéries nos grandes cimenteries pour leur permettre de continuer à produire d'ici à dix ans en réduisant leurs émissions de co2 acier ciment produits chimiques qui sont les carburants de toutes les autres industries sont des bases de notre tissu industriel on ne peut pas les perdre mais on doit continuer de les produire en baissant beaucoup plus rapidement les choses cette stratégie décarbonation lé couple donc ce sont des investissements massifs de plusieurs centaines de millions d'euros par sites industriels c'est évidemment la préservation de plusieurs milliers d'emplois industriels sur chacun de ces sites mais c'est la clé pour qu'ils ne partent pas à l'autre bout du monde en parallèle de cela notre stratégie de décarbonation se complète par la digitalisation et la robotisation de notre industrie qui est aussi un point clé vous l'avez rappelé c'est un fait avec sanchez tout à l'heure mais on a commencé avec france relance à le faire on va accélérer avec justement le la stratégie france 2030 de véritablement digitalisées robotisé pour là aussi aller vers une décarbonation notre industrie au total ce sont plus de 8 milliards d'euros qui seront investis pour atteindre justement c'est ses trois premiers objectifs donc de décarbonation de notre industrie et de financement de d'un nouveau mix électrique et d'innovation dans la production d'électricité reprendre le contrôle donc et et produire mieux comme je l'évoquais c'est aussi répondre industriellement aux défis de nos modes de transport et c'est pour ça que le quatrième objectif pour moi est de pouvoir produire en france à l'horizon 2030 près de deux millions de véhicules électriques et hybrides alors cet objectif qu'est-ce que qu'est ce que ça veut dire ça veut dire qu'on le voit bien toujours la même ligne directrice nous voulons continuer de produire nous croyons dans l'industrie mais nous savons que nous devons continuer de réduire nos émissions c'est ce qu'on fait depuis plusieurs années on doit pour cela continuer de convertir ce qu'on appelle notre parc automobile et donc réussir à faire que les vieux véhicules polluants soient remplacés par des nouveaux véhicules ou électriques ou hybrides ou même de dernière génération qui polluent beaucoup moins mais il faut là aussi appuyé cette stratégie qui se complète par une stratégie du transport collectif de nouvelles formes de déplacement d'une stratégie industrielle ce que nous ne voulons pas nous grande nation de l'automobile devenir la nation qui roulera le plus vert avec des voitures qui le sont plus produites chez nous ça n'a aucun sens de faire ça soyons le site sur nous mêmes les trente dernières années ont été cruels pour l'industrie automobile française c'est le fruit d'erreurs de politique industrielle c'est le fruit de stratégie non coopératifs entre les acteurs de l'industrie au même ils ont une énorme responsabilité dans cette situation et c'est le fruit d'une d'un choix qui a été longtemps le choix français d'une sous compétitivité industrielle c'est simple quand on décide qu'on fait tous payés par le facteur travail qu' on ne rémunère pas bien le capital ont souvent investi et quand les acteurs décident de ne pas coopérer eux-mêmes délocalisent et vous avez à peu près les résultats de l'industrie automobile française qui a détruit beaucoup d'emplois durant les dernières décennies je fais confiance dans tous les acteurs je les reverrai dans quelques semaines pour vraiment remobiliser les choses parce qu'on prend des grands investissements mais le changement c'est aussi un changement de culture on doit réinvestir massivement aller sur l'eau au fond l'industrie automobile de demain nous nous referons jamais en france du moyen et haut de gamme en classique c'est pas vrai cette bâtisse cette bataille elle est objectivement on s'est fait distancer on le sait très bien l'udc est là pour la plateforme qui rejoue un travail depuis maintenant quelques années à un côté extraordinaire mais donc on a besoin d'aller sur les technologies de rupture l'innovation n'a commencé à le faire sur les batteries pour continuer à le faire sur justement les nouveaux véhicules mais tout ça ne marche que s'il ya une vraie stratégie coopérative en particulier de nos grands constructeurs si les grands constructeurs français ne jouent pas le jeu je le dis ici parce qu'ils ont leur lors leur part dans cette affaire nous ne réussirons pas cette partie ce n'est pas qu'une politique de l'état ça ne marche que si ils ont une stratégie d'investissement sur le tissu productif français d'achat à l'égard de leurs sous traitants et d'être beaucoup plus coopératifs par contre ce quatrième objectif il est tenable celui d'avoir pour 2030 près de deux millions de véhicules électriques et hybrides ça consiste en quelque sorte à préserver les parts de marché au niveau européen qui sont ceux de la france dans un marché qui va prendre qui va être en extension c'est vraiment de réussir à tenir cette révolution du véhicule électrique est en marche les primes et les bonus de france relance ont permis de l'accélérer et là dessus nous avons montré l'efficacité de nos dispositifs nous devons continuer à y prendre part tant sur le segment véhicule nos grands acteurs sont en pointe que sur le segment batterie pour lequel nous développons et nous continuerons de développer on a actuellement 3 giga factory qui sont en développement et donc je pense que vraiment sur cet objectif dû rouler électrique et cet objectif à 2030 de deux millions de véhicules hybrides électriques il est atteignable par la france à la fin du mois je reverrai l'ensemble des acteurs de la filière sur à la fois les infrastructures et les investissements mais si nous continuons d'investir sur les batteries le tissu industriel la montée justement en modernisation et digitalisation nous pouvons y arriver et c'est vraiment un objectif que je nous assigne collectivement car c'est absolument clé pour beaucoup de nos territoires et pour là aussi avoir une stratégie de transition énergétique qui soit cohérente avec la production industrie cinquième objectif c'est produire en france à l'horizon 2030 le premier avion bas carbone je pense que c'est tout à fait faisable alors les meilleurs experts m'ont dit jamais avant 2035 mais comme les meilleurs experts me disais il ya huit ans on ne verra jamais des petits lanceurs et il ya un an vous aurez pas de vaccin je me dis que je suis à mon avis beaucoup trop pessimistes à dire 2030 sur tous ces sujets c'est un sujet de mobilisation de concentration des efforts et c'est un sujet on doit pas être en quelque sorte les otages de nos processus pace et donc la france est un grand pays d'aéronautique sur ce volet nous allons donc là aussi investir massivement pour permettre de déployer d'ici à 2030 ce premier avion bas carbone qui doit être un projet français nous nous lançons mais dont l'objectif est de l'europe et anisé au maximum c'est la stratégie que sur ce segment nous avons depuis le début comme vous le savez c'est ce qu'on fait pour l'avion de combat du futur c'est ce qu'on a fait historiquement pour les grands groupes industriels et on doit continuer d'accélérer sur l'automobile et l'aéronautique j'assume complètement de ici leur place dans cette stratégie ce sont deux secteurs qui sont au coeur de l'imaginaire industriel français ce sont deux secteurs qui doivent être au coeur de l'avenir industriel français et nous avons les moyens de le faire on a eu des moments difficiles en particulier dans l'automobile on a eu des peurs difficile en particulier dans l'aéronautique pendant la crise mais nous devons ré investir massivement et trouver aussi des logiques d'acteurs et je veux vraiment remercier l'ensemble des parties prenantes qui sont dans la salle et qui ces dernières années ont beaucoup oeuvré pour qu'on retrouve une logique ou plus coopératif sur ces filières je pense c'est essentiel mais au total ce seront près de 4 milliards d'euros qui seront investis sur ces acteurs des transports du futur mieux produire vous l'avez compris va tourner autour de véritablement ses cinq grands objectifs ensuite quand on parle de mieux vivre mieux vivre c'est avoir une qualité de vie pour la population française et avoir une contribution française pour cette qualité de vie qui à mon avis repose sur quelques objectifs d'ici 2030 le sixième objectif que nous devons nous assigner c'est précisément d'investir dans une alimentation saine durable et traçable c'est en quelque sorte de d'accélérer la révolution agricole et agroalimentaire que nous sommes en train de mener et sur lequel la france est un des pays leaders la france là aussi c'est notre passé industriel et agricole est là à chaque fois réussi en quelque sorte les objets la france agricole à chaque fois réussi les objectifs que la nation lui et lui assigner au sortir de la deuxième guerre mondiale on a assigné comme objectif à nos paysans de nourrir le pays enfin au niveau français puis au niveau européen et la firme française l'a fait elle a réussi à travers de grande révolution historique celle de la mécanisation puis celle de la chimie mais elle a réussi à produire produire de plus en plus nourrir une population qui était en croissance la nourrir de mieux en mieux aux standards de qualité et exporter n'enlevons quand même rien de cette fierté française on a réussi à le faire et qui est en dessous c'est étrange transféré au niveau européen nous avons une transition aujourd'hui qui est en train de s'accélérer et le monde est en train de s'accélérer et c'est certainement l'un des secteurs qui est le plus au confluent de toutes les tensions que j'évoquais tout à l'heure faut nourrir de plus en plus de monde la biodiversité est devenu une denrée rare alors que c'était ça n'avait pas de valeur il ya dix ans pour beaucoup et il faut décarbonés la production et donc c'est l'un des secteurs qui est en train de se transformer le plus rapidement sous contrainte alors même que nos sociétés depuis maintenant une quinzaine d'années ont fait le choix que l'alimentation n'avait presque plus de valeur dans le panier moyen des françaises et des français l'alimentation vaut beaucoup moins qu'il ya quelques décennies et donc au moment où il faut investir faire toutes ces transformations ont des si on a décidé il ya une dizaine d'années et dire le prix qu'on doit signer dans notre budget moyen est de plus en plus faible donc ce qu'on est en train de faire depuis maintenant quatre ans pour remettre tout ça dans la stratégie c'est de remettre de la valeur dans l'agriculture parce que c'est pas vrai qu'on fera quoi que ce soit si ya pas de valeur et donc de dire nos agriculteurs doivent être payés pour le travail fait l'investissement fait on doit aider à réinvestir et on doit aider à l'ensemble de ces transitions égalise 1-1 et galim 2 les stratégies de filières les deux piliers la pac et c'est parce que il nous faut réussir à ce que chaque agriculteur puisse vivre de son travail qu'on réussisse une transition démographique au moment où nous avons un transfert transmission entre générations inédite dans notre pays et produire de plus en plus avec une qualité et une sécurité alimentaire qu'ils soient toujours améliorer pour réussir cette nouvelle révolution de l'alimentation saine durable et traçable qui sont les trois objectifs que nous devons de donner pour 2030 nous devons investir dans trois révolutions qui vont en quelque sorte être la suite de la révolution mécanique et de la révolution s'imitent qu'on a connu le numérique la robotique la génétique ce sont les trois transformations essentiel et ça passe par de l'investissement là aussi des technologies de rupture dans la robotique agricoles pour permettre parfois de sortir de certains pesticides de sortir de certaines pratiques pour aussi améliorer la qualité de vie et améliorer la productivité dans la donner ce qui permet à la fois une gestion plus fine des productions en fonction les différents aléas le traçage des aliments parce que c'est ce que demandent les consommateurs et dans la diversité génétique pour des productions plus résiliente et plus solides dans les bio dans les bio solution la captation du carbone pour intégrer quelques agriculteurs qui soit compatible avec l'exigence environnementale vous l'avez d'ailleurs très bien dit et donc la révolution dans laquelle nous sommes c'est celle numérique robotique génétique et c'est celle qui nous permettra de continuer à produire pour nous nourrir en améliorant toujours la qualité de notre alimentation en améliorant notre compétitivité et en baissant les émissions de co2 si on traite qu'un de ces termes on ne répond pas à la question si on a une transition agricole qui ne règle que le problème de l'émission de co2 notre agriculture c'est simple on aura moins d'agriculture françaises mais on importera plus de produits qui sont faits ailleurs sur des standards qui sont moins bons que les nôtres ccsa l'erreur à ne pas faire et donc c'est une stratégie française qu'on veut dupliquer au niveau européen mais qu'il a aussi paré vite passe par évidemment là des transitions des aménagements mais qui passe par de l'investissement pour permettre d'accompagner ces ruptures au total 2 milliards d'euros dont des fonds propres seront consacrés à ces enjeux mieux vivre c'est donc mieux se nourrir et réussir cette transformation profonde de l'alimentation d'ici 2030 mieux vivre c'est aussi mieux se soigner là dessus je serai très rapide parce que j'ai déjà évoqué au mois de juillet dernier à travers le plan santé novation santé 2030 mais au fond si on veut nous bâtir une stratégie de santé plusieurs acteurs sont là qui ont beaucoup et qui continue à beaucoup se battent sur ce sur ce secteur on doit regarder là aussi nos forces et nos faiblesses nous avons une très grande recherche en matière de santé au sens large du terme nous avons un modèle français de chu qui est à réformer et moderniser mais qui est une force française en ski lits la clinique et la recherche nous avons un système de santé qui est juste et qui a tenu sur lequel nous avons décidé d'investir beaucoup à travers le ségur mais nous avons perdu et reculer sur ce secteur de la santé ces dernières années la france était au premier rang de la production européenne ya 20 ans nous sommes aujourd'hui au quatrième rang c'est une réalité c'est le fruit de la désindustrialisation que j'évoquais tout à l'heure de mauvais choix du fait que si les ruptures dans ce secteur se sont faits dans des segments où les anglo saxons en particulier sont allés beaucoup plus vite que nous les biotech et donc on a on a raté pendant plusieurs années cette justement cette porte si je puis m'exprimer ainsi mais les résultats sont là et ils sont assez cruel sur nous pour nous pendant les traitements les plus innovants ou une tendance à s'inventer ailleurs avec un impact majeur et avec un impact qui peut ensuite je dirais croître sur à la fois l'accès au traitement mais aussi sur notre capacité même à financer notre modèle donc nous n'avons pas d'autre choix que en quelque sorte d'accélérer et là pour le coup de revenir vraiment dans les tous meilleurs de tête sur le secteur de la santé nous avons les capacités humaines nous avons les infrastructures de recherche et de pratique maintenant c'est une question de choix scientifiques et technologiques et d'investissement collectif à travers le plan santé innovation 2030 qui est un plan sur lequel j'ai eu à la fois sur ses nouveaux crédits et ceux du pays avait décidé d'investir 7 milliards et demi d'euros justement sur notre santé quel est notre objectif c'est de nous dire nous avons la possibilité de retrouver la tête sur une médecine plus prédictif plus préventive plus innovantes et avec un tissu productif davantage fait en france la révolution médicale elle se fera sur ces critères c'est à dire la convergence des innovations de rupture en santé mais aussi de la convergence avec le cantique l'intelligence artificielle est tout ce qui nous permet là aussi avec l'internet des objets de faire converger des familles technologiques qui était jusqu alors séparé et ce qui permet à la fois d'avoir les meilleurs traitements de répondre aux défis d'un pays vieillissant comme le nôtre qui est celui des maladies chroniques et de ne pas avoir une explosion de nos dépenses de santé collective c'est d'avoir une médecine qui est de plus en plus personnalisée prédictive on le sait bien c2c de l'investissement dans des techniques de rupture et donc je ne reviendrai pas sur le plan que j'avais présenté en détail mais il vient en complément de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche qui a déjà beaucoup investi sur la santé et qui permettait sur beaucoup de finir de commencer à raccrocher voire de consolider nos points forts et l'objectif concret que nous devons nous donner d'ici à 2030 c'est d'avoir au moins 20 bio médicaments contre les cancers les maladies émergentes et les maladies chroniques dont celles liées à l'âge et de créer les dispositifs médicaux de demain en france c'est un objectif très concret mais il est atteignable au delà de l'écosystème de de santé et d'innovation santé que j'ai rappelé il ya quelques semaines mais d'avoir au moins ces vins bio médicaments et ses dispositifs médicaux demain c'est un objectif sur lequel nous devons concentrer tous les efforts et l' agence d'innovation en santé sera un point à mes yeux extrêmement important pour y arriver huitième objectif s'est placé la france en tête de la production des contenus culturels et crêtes pourquoi je le mets dans le mieux vivre parce que nous en avons fait l'expérience pendant cette crise mieux vivre c'est mieux nourrir mieux nous soigner et pouvoir avoir l'imaginaire qui correspond à ce que cet humanisme français c'est ça la france et donc mieux vivre en 2030 et autres c'est aussi être dans un pays dans un monde où l'imaginaire dans lequel les histoires dans lequel nous évoluons sont une autre en tout cas son font partie de notre histoire de de notre vision du monde de nos valeurs de ce que notre civilisation porte et je pense que cette bataille à des singes lamela est une bataille aussi d'innovations et de rupture les industries culturelles et créatives sont des industries ouvert qui sont en compétition les séries les films que nous regardons sur les plates formes comme netflix amazon disney plus les jeux vidéo auxquels nos enfants sont confrontés forge nos imaginaires nos accès à l'information mais aussi nos accès à des représentations à des héros une forme de nouvelle anthropologie collective et c'est une réalité et donc la france d'abord a quelque chose à dire là dessus parce que nous sommes un pays de littérature de création de philosophie et ensuite parce que je pense que les conséquences humaines anthropologique et politiques du rapport justement au contenu à la création et à tout ce qui va se dire secret s'échanger dans le monde en 2030 est essentielle pour nous si notre jeunesse en 2030 nous tous nous n'avons le choix qu'entre des contenus qui sont produits pareil par d'autres grandes puissances que nos histoires sont perdus que nos scénaristes ne sont plus ceux dont nous lisons les histoires que les fictions que nous regardons ne sont plus celles qui sont produites en france que notre patrimoine culturel comme notre création contemporaine ne sont plus celles auxquelles nous avons accès nous changeons de monde drastiquement est ce que je suis en train de dire est possible alors la france a toujours réussi à construire un modèle on a longtemps appelé d'exception culturelle française parce que nous étions aux avant postes nous sommes le pays qui a inventé les droits d'auteur qui a protégé les créateurs qui a inventé l'exception culturelle qui a inventé justement la capacité à préserver une littérature un théâtre un cinéma qui ne soit pas digéré par l'uniformité mondiale c'est un combat du mieux vivre et c'est un combat pour la france de 2030 c'est un combat qui est à la fois civilisationnel et créateurs de valeur c'est pas un combat nostalgiques du tout c'est un combat très conquérant mais je pense qu'il est beaucoup plus important que beaucoup de combats dont on nous rabat les oreilles aujourd'hui parce qu'on peut avoir tous les débats d'hier aujourd'hui si ce qui est en train de se passer continue de se jouer ce seront des débats pour les archives la question c'est qui aujourd'hui bâti l'imaginaire français européen et mondial de demain et c'est une compétition ni plus ni moins c'est une vraie compétition avec des vrais chiffres aujourd'hui les industries culturelles et créatif ce sont six cent quarante mille emplois 91 milliards de chiffre d'affaires et l'industrie qui exporte aujourd'hui je regarde beaucoup de nos voisins ils investissent des milliards d'euros dans ces industries pour créer des studios développer des séries et autres sur ce sujet il ya évidemment tout le secteur privé qui doit être largement contributeurs je pense pas du tout que ce soit la puissance publique de développer les industries culturelles et créatives de demain mais dans le pays de colbert des manufactures de malraux de marché nous avons cette tradition il faut d'ailleurs l'assumer en la modernisant le rôle de la puissance publique et de déclencher des pratiques d'investissement et la création de filières en tout cas sa consolidation est donc l'objectif à travers justement ce huitième objectif c'est véritablement avec les acteurs de déployer une stratégie d'investissement massive pour nos studios la formation de nos professionnels et les investissements dans le développement justement de nos contenus il s'agit là d' inverser complètement la dynamique telle qu'elle est en train de se jouer aujourd'hui plusieurs territoires ont d'ores et déjà été sélectionnés identifier qu'est ce que ça veut dire ça veut dire nous avons des grandes écoles dont celle d'ailleurs des gobelins pour former les jeunes nous sommes en train de manquer de techniciens de scénaristes de professionnels dans tous les secteurs de la création nous devons avoir une stratégie de formation de déploiement de ces métiers qui vont du moins qualifiés au plus qualifiés aux plus créatifs dans la diversité est extrême la deuxième chose nous parlons aussi d'investissements concrets tous les grands pays qui veulent être compétitifs dans les industries culturelles et créatives sont en train de construire des grands studios parce qu'ils vont révolutionner ils sont en train de révolutionner justement le modèle industriel de production de ces contenus nous devons être dans la partie trois sites ont déjà été sélectionnés mais c'est la france entière qui doit y contribuer et ensuite on doit accélérer la et stimuler en quelque sorte les investisseurs privés ils sont en train de continuer à accélérer pour créer des synergies investir encore davantage sur les nouveaux canaux et les nouveaux vecteurs sur ce sujet cet objectif je considère que c'est un essai un élément essentiel du mieux vivre en 2030 enfin mieux comprendre il ya deux objectifs qui sont un peu plus ans en rupture mais quand on parle de la france de 2030 et de ce vers quoi nous devons nous projeter je pense qu'on ne doit pas oublier de continuer à être des défricheurs et c'est à la fois notre histoire ce sont des rêves fous c'est ce qui a poussé beaucoup de jeunes moins jeunes à aller vers les métiers de justement de la science de l'industrie et c'est cette seconde enquête

E. MACRON DÉVOILE SA VISION DE LA FRANCE EN 2030 — Emmanuel Macron · Pourquijevote