Guerre en Iran
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
militaires défensives auprès de leurs alliés au Moyen-Orient. Une base française a été touchée à Abou Dhabi. Hasard du calendrier ou pas, c'est aujourd'hui qu'E.Macron a annoncé sa nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire avancée. - Une mise en scène martiale pour le chef des armées.
E.Macron dans son jet, escorté par des Rafale. Le président est à Brest pour mettre à jour la doctrine de la dissuasion nucléaire française.
Un discours rattrapé par l'actualité. - E.Macron: A cela s'ajoute la guerre en cours au Proche et au Moyen-Orient qui portera sur l'instabilité et l'embrasement possibles à nos frontières avec un Iran aux capacités nucléaires et balistiques non encore détruites.
Nos concurrents ont évolué. Nos partenaires aussi. Le monde se durcit et les dernières heures l'ont encore démontré. - Le président de la République annonce qu'il va s'exprimer dans les jours prochains à propos de l'Iran alors que le Moyen-Orient s'embrase.
Aux Emirats arabes unis, une frappe touche cette base navale. Peu de dégâts, aucun blessé. La France prépare une évacuation de ses ressortissants des pays du Golfe.
Ce matin, J.-N.Barrot prend la parole. - J.-N.Barrot: La France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité.
Elle se tient prête, conformément aux accords qui la lient à ses partenaires et aux principes de légitime défense collective prévus par le droit international, à participer à leur défense. - La France, Allemagne et la Grande-Bretagne ont d'ailleurs signé un communiqué commun évoquant la possibilité d'opérations militaires défensives. Des avions européens pourraient intercepter et détruire des missiles iraniens avant qu'ils explosent sur leurs cibles.
C'est ce qu'il s'était passé en juin dernier, lors de la guerre des 12 jours entre Israël et l'Iran. Les Britanniques vont même plus loin pour leur allié américain. - K.Starmer: La seule solution pour arrêter la menace est de détruire les missiles à la source.
Les Etats-Unis ont demandé la permission d'utiliser les bases britanniques seulement pour ces buts exclusivement défensifs. Nous avons pris la décision d'accepter cette demande. - Ce revirement britannique est quand même critiqué par D.Trump.
Et pourtant, les bases militaires britanniques situées à Chypre sont immédiatement visées par des drones iraniens. Sirène d'alerte, évacuation et décollage en urgence pour ces avions de chasse F-35 et Typhoon. - Un véhicule aérien sans pilote s'est écrasé sur les installations militaires britanniques, causant de légers dégâts matériels. - L'espace aérien d'un pays de l'UE, Chypre, serait donc menacé.
Chez les 27, tout le monde n'est pas sur la même ligne. A côté, le chancelier allemand est plutôt conciliant avec les Américains. - Pendant des décennies, nous avons manqué de concentration.
Ca a été dû au fait que nous n'étions pas prêts à imposer des principes fondamentaux par la force militaire. Par conséquent, ce n'est pas le moment de donner des leçons à nos partenaires et alliés. - Quand l'Espagne, elle, dénonce une atteinte au droit international. - Il est possible de s'opposer à un régime.
La société espagnole s'oppose au régime iranien et, en même temps, s'oppose à une intervention militaire contraire au droit international. Il faut s'opposer à une guerre déclenchée sans l'autorisation du Congrès des Etats-Unis ni du Conseil de sécurité de l'ONU. - L'Espagne a refusé que l'armée américaine utilise ses bases militaires sur son territoire pour mener ses opérations en Iran. - C.Roux: Question. - Gal J.-P.Paloméros: Oui.
On a répondu, on est présents, on a des accords de défense. Ils seront engagés, pas engagés...
On est là. On a des hommes et des femmes présents sur le terrain. La moindre des choses, c'est de les protéger.
Il faut travailler en collaboration avec nos pays hôtes. Pourquoi la France est engagée dans ces pays? Il y a des raisons commerciales et aussi des raisons stratégiques.
On s'est implantés à Djibouti, on s'est implantés dans cette région du monde parce qu'on pense que c'est une région importante. Il faut assumer nos responsabilités. - C.Roux: On a vu le président Macron qui a évoqué la question du nucléaire.
Il évoque une nouvelle stratégie de dissuasion nucléaire avancée. C'est important d'en dire un mot, alors que nous évoquons la guerre en Iran. C'est une nouvelle stratégie qu'a déployée aujourd'hui E.Macron? - Gal J.-P.Paloméros: J'incite tous ceux que ça intéresse à écouter ce discours.
Il est fondateur, extrêmement bien préparé. Il démontre la qualité de la réflexion française en matière de dissuasion. Ce qui est en train de se dissiper au fil du temps...
Le président dit: "Jusqu'à présent, en matière nucléaire, on a laissé 2 grands, les Etats-Unis et la Russie, travailler ensemble." - C.Ockrent: Ecrire les règles... - Gal J.-P.Paloméros: Ils ont déchiré le papier, maintenant.
On se retrouve un peu bêtes. Il avance cette idée de la dissuasion avancée. C'est cette porte entrouverte par Mitterrand et par les autres présidents en disant qu'il faut étudier ensemble les conditions de définition des intérêts stratégiques.
C'est bien de le mettre très clairement en évidence. Il dit: "On voit bien que le monde est plus violent, que la dissuasion, aujourd'hui, c'est à la fois un risque mais aussi une assurance. A partir de maintenant, on va augmenter le nombre de têtes nucléaires et on ne donnera pas le chiffre." Ca me paraît sage. - C.Ockrent: Le contrôle et la décision d'utiliser la force nucléaire française, ça reste au niveau du président.
Il a dit que la décision restait nationale. - C.Roux: Il dit aussi que l'indépendance et la souveraineté ne devraient pas être la solitude.
Dans ce monde, on est plus forts à plusieurs. - C.Ockrent: Le chancelier allemand est en route pour Washington.
Il doit rencontrer le président Trump pour parler droits de douane. C'est un sujet très important. J'imagine que l'Allemagne sera sollicitée par les Etats-Unis s'agissant de la situation au Moyen-Orient. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.
Question. - A.Bauer: Les lanceurs, c'est des camions.
Ils se baladent un peu partout. Ils peuvent se cacher à peu près n'importe où. Il y a des équipements souterrains.
Dès qu'un lanceur lance un missile, il est repéré et détruit. Un camion lanceur, c'est un camion lanceur. C'est pas le truc le plus compliqué à mettre en place.
Il y en a beaucoup moins que des missiles . Il doit rester, estimé par les Américains et Israéliens, entre 1000 et 1500 missiles. Je ne parle pas des drones.
Il reste 150 camions lanceurs. - C.Roux: Ca permet de tenir combien de temps?
Emmanuel Macron