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interviewÉric Ciotti· 11 juin 2025 9 min

[Intégral] Eric Ciotti sur France 2 : "La France de Macron est le pays le plus dangereux d’Europe"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour monsieur le député. Bonjour. Alors vous sortez un livre au titre explicite, ça s'appelle Je ne regrette rien.

On va y revenir mais d'abord évidemment vous prenez surtout la parole le lendemain de ce drame épouvantable. On voit ce visage à la une de tous les journaux aujourd'hui le visage de Mélanie qui avait 31 ans, qui était maire de famille et qui a donc été tué hier à nos gens en Haute Marne. La France est sous le choc écrit de Figaro.

Le président s'est exprimé hier, le Premier ministre également à l'Assemblée. Ils vont réglementer la vente des couteaux. Estce que vous dites c'est un bon premier pas.

Ce n'est naturellement pas la hauteur de la gravité de la situation. L'intervention du président de la République intervient quelques heures après qu'il ait totalement déigné la réalité des problèmes de violence en France. Il a parlé de lavage de cerveau sécuritaire, brainwer pour minimiser ce qui se passe chaque jour en France.

Euh ce drame terrifiant hier qui a soulevé une légitime émotion, immense émotion dans le pays parce que ça touche l'école euh ça touche nos enfants, ça touche une jeune mère de famille, une surveillante qui a été tuée en pleine force de l'âge. Mais ces faits, ils s'inscrivent dans une très longue série où on est face à une forme de montée de la barbarie. Il y a 1000 faits de violence chaque jour dans notre pays et ces faits ont doublé, quasiment doublé depuis l'élection d'Emmanuel Macron. 5000 tentatives d'homicide et homicide en France chaque année.

Ça a doublé. On est le pays le plus violent d'Europe, là où il y a le plus d'homicides de tentatives. C'est ça la réalité.

Pour remédier à cette violence dans le milieu scolaire, il y a d'autres mesures qui ont été mises sur la table. Vous allez nous dire ce que vous en pensez. Il y a l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.

Il y a les portiques de sécurité à l'entrée des écoles ainsi que la vidéosurveillance. Voilà, tout ça c'est du concret. Est-ce que vous dites oui, il faut mettre ça en place même si les portiques par exemple ça coûte cher et que il y a de nombreuses associations qui disent ça sert à rien.

Nous avions dans les Alpes Maritimes lorsque je présidais le département au lendemain des attentats du 14 juillet mis en place des dispositifs de sécurité dans les collèges. Tout ça naturellement peut aller dans le bon sens mais ce n'est pas à la hauteur de la gravité du problème. Ce qu'il faut en France c'est un choc d'autorité.

C'est restaurer l'ordre. L'ordre dans la rue l'ordre à l'école. Il faut remettre les mesures que nous avions faites voter.

J'avais fait voter une loi qui permettait un encadrement militaire pour les mineurs délinquants. Euh monsieur Hollande a arrêté cette loi. Monsieur Macron a refusé de la réinstaller.

J'avais fait voter une loi supprimant les allocations familiales aux parents défaillants, notamment ceux qui n'envoyaient pas leur gamins à l'école. Il faut refaire ce choc d'autorité. Il faut Quand vous en parlez avec Bruno Rotailleux, quand vous a parlé à Gérald Darmanin, ils vous disent quoi ?

Ils sont d'accord avec ça ou pas ? prisonniers de la politique de monsieur Macron. Ils sont quelque part ses complices aujourd'hui.

Ils poursuivent sa politique, c'est ce que je leur reproche d'ailleurs. Donc il faut complètement tout changer et ceux qui aujourd'hui sont les responsables de ce bilan et y compris monsieur Rotaillot et monsieur Darmanin ne peuvent rien eux faire. Donc il faut les remplacer, il faut une nouvelle politique, il faut faire de la sécurité, du combat contre la violence.

Alors, il propose pas mal de choses quand même. Il propose pas mal de choses. Oui, mais ce sont que des mots quand alors justement, ce sont que des mots parce qu'ils ne peuvent pas agir.

Il y a les mots du président. Vous nous avez cité le le brainwasing il y a quelques instants. Emmanuel Macron pris dans le piège de l'insécurité nous dit l'opinion ce matin.

Il est terrifiant. Il y a quand même du côté de Gérald Armin et de Bruno Rotaillot des propositions qui là aussi sont sur la table qui vont avancer dans le débat parlementaire. Il y a notamment la loi qui va durcir la législation sur la délinquence des mineurs en faisant du principe de l'excuse de minorité une exception et non plus la règle.

Est-ce qu'il faut aller beaucoup plus loin et qu'est-ce que vous avancez vous ? Bien sûr qu'il faut aller beaucoup plus loin. Il faut des centres de placement pour les mineurs.

Je rappelais le service citoyen que j'avais fait voter où on mettait des mineurs dans des centres dirigés par des militaires, les Épides. Il faut plus de centres éduc de centre fermés où on place les mineurs délinquant de prison pour mineurs. Il faut aussi beaucoup plus de policiers.

On on voit bien que quand il y a des policiers ou des gendarmes ou des douigners beaucoup plus présents, on a plus de résultats. Il faut plus de magistrats, il faut plus de place de prison. Tout ça fait partie des priorités.

Ce ne sont pas les priorités de ce gouvernement. Ce n'ont jamais été les priorités de monsieur Macron. Donc euh quelque part, il y a une immense responsabilité dans cette classe politique qui est au pouvoir depuis des décennies et qu'il faut changer parce que ce ne sont pas ceux qui ont échoué qui pourront demain apporter des solutions.

C'est pour ça que l'année dernière, j'ai proposé ce changement radical. J'ai proposé cette alliance de toutes les droites pour connaît vraiment notamment ce choc d'autorité sur d'autres domaines aussi mais qu'on change une France qui est en train de s'abîmer. Vous nous dites Bruno Retaillot et Gérald d'Armanin, ils sont empêchés aujourd'hui au fond alors qu'il proposent des choses, ils sont compression empêchés.

Ils l'ont voulu. Ils ont été élus avec Emmanuel Macron au second tour des élections législatives. On est à 1 an jour pour jour quasiment.

En tout cas, c'est il y a 1 an j'avais lancé cet appel à l'Union des droites. Monsieur Retaillot s'y est opposé. Ben aujourd'hui, nous en payons le prix.

Qui peut dire que notre pays a progressé depuis un an ? Celui qui progresse, non, pardon, mais celui qui progresse, c'est lui, Bruno Rotaillot. Vous vous êtes parti aujourd'hui, vous avez vous avez 16 députés, vous ne posez pas très lourd alors que Bruno Rillot, il est en train de monter très fort.

Ce qui m'importe, c'est si la France progresse. Est-ce qu'il y a moins de violence depuis que monsieur Rotaillot est ministre ? Est-ce qu'il y a moins d'immigration ?

Est-ce qu'il y a moins de dettes ? Est-ce qu'il y a moins d'impôts ? Est-ce qu'il y a plus de pouvoirs d'achat pour les Français ?

Alors, il s'occupe pas de tous ces sujets là, pardon, lui, il est sur la sécurité, il est dans un gouvernement et grâce à lui, grâce à lui, il y a cette pseudo majorité qui continue à nous gouverner, qui est la prolongation du macronisme. C'est ce que je reproche au anciens amis, on va dire, qui ont refusé cette alliance. Vous n'avez pas le sentiment Vous n'avez pas le sentiment aujourd'hui d'être devenu une sorte de supplétif du Rassemblement national ?

Moi, je souhaite qu'il y ait cette alliance. Le Rassemblement national, c'est le premier parti de France. Les idées de droite ne pourront jamais gagner s'il n'y a pas d'alliance de tous ceux qui aiment la France.

C'est indispensable et il faut aujourd'hui si on veut rétablir l'ordre dans la rue, dans les comptes, si on veut arrêter la perte d'influence de la France, si on veut enrayer cette situation de dette qui fait qu'on risque d'être sous la tutelle du FMI avec des impôts de plus en plus lourds, des services. Est-ce que vous souhaitez Est-ce que vous souhaitez la victoire de Marine Le Pen en 2027 ? Je souhaite si elle est candidate oui je souhaite sa victoire même devant Bruno Rota si elle est face à Bruno Rota vous souz Bruno Rota il sera soutenu par qui ? par monsieur Mélenchon au second tour s'il est face à Marine Le Pen.

Donc vous dites entre Marine Le Pen, pardon pour que ça soit clair entre Marine Le Pen et Bruno Rota vous voter Marine Le Pen. Bien sûr on va continuer cette politique parce que Bruno Retaillot il est aujourd'hui l'incarnation de la continuité du déclin français parce qu'il a refusé cette alliance. Il y a le 26 juin une proposition de loi que vous avez déposé pour permettre que Marine Le Pen puisse se présenter annuler l'inéligibilité.

Est-ce que vous avez bon espoir qu'elle soit adoptée ou pas ? Nous verrons bien. Je crains que le système veuille se protéger parce qu'on utilise des artifices pour éviter l'expression du peuple.

C'est ce qui a été fait l'année dernière avec l'alliance des contraires aux élections léglatives. J'y reviens dans mon livre. Euh je ne regrette rien.

Pourquoi je ne regrette rien ? Est-ce que cette alliance contre laquelle de LFI à ALR certains ont bâti contreprosition, une contrealliance qui était l'alliance des contraires empêcher le redressement du pays. Ce redressement du pays, c'est l'espoir que je porte dans ce livre en revenant sur tout ce qui s'est passé depuis des décennies.

Si elle est inéligible, si votre proition ne passe pas et si les juges confirment leur décision, vous soutenez Jordan Bardella. Vous pensez qu'il est suffisamment armé, suffisamment capé pour présider la France ? C'est un débat qui se pose pas aujourd'hui mais Jordan Bardella a d'immenses à d'immenses qualités.

Marine Le Pen a dit les choses très clairement. Elle est la candidate. Si elle ne peut pas l'être, ce sera son candidat sera Jordan Bardéamo tout ça, c'est de la politique fiction.

En tout cas, ce que je souhaite, ce que je souhaite, c'est que notre pays se redresse et ce dont je suis certain, c'est que ceux qui nous gouverne aujourd'hui, derrière monsieur Macron, hier derrière monsieur Hollande, n'ont pas les capacités à redresser le pays. Ils n'ont pas le courage, ils n'ont pas la volonté. Ils ont échoué et il faut les changer.

C'est tout ce chemin d'espoir que je décris dans mon livre. Eric Su qui préfère voter Marine Le Pen qui retaill en 2027. On verra si cette position se maintient.

D'ici là, les choses ont encore le temps de bouger énormément dans la politique. Merci infiniment.