Fin de vie: "La loi qui a été votée est clairement déséquilibrée", estime Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Moi, je suis un peu triste sur cette loi aussi. Vous allez me dire, je suis triste sur beaucoup de sujets. Oui, mais l'époque n'est pas joyeuse. Non, l'époque n'est pas joyeuse. Je suis triste parce que je trouve que la loi qui a été votée est clairement pour moi déséquilibrée. Elle est déséquilibrée parce qu'elle n'apporte pas aux personnes les plus vulnérables les garanties de protection que la société française doit leur donner. Parce que, alors, moi je suis une petite fille de psychiatre.
Mon grand-père m'a toujours dit, et j'ai été élevé en partie par mon grand-père, il m'a toujours dit qu'il avait rencontré dans sa vie des gens qui, un jour, voulaient mourir, avaient des pensées suicidaires, et qui, quelques semaines plus tard, pouvaient être complètement guéris. Donc, il faut faire très attention. Il faut que cette loi, elle veille à mettre des gardes fous qui protègent les plus vulnérables, qu'on ait un délai de rétractation, qu'on ait l'accès aux soins palliatifs pour tous. Parce que la vérité, c'est que beaucoup de personnes souhaitent en réalité être soulagées de leur douleur, mais aller jusqu'au bout de leur vie.
Et en fait, c'est quand ils n'ont plus d'espoir, quand ils sont confrontés à la douleur seuls, que, évidemment, ils peuvent prendre des mauvaises décisions. Et puis, par ailleurs, il faut protéger vraiment les personnes qui seront sous tutelles, sous curatelles. Enfin, il faut faire très attention. Moi, je suis inquiète. Je suis inquiète de cette loi. Et pourtant, au démarrage, je voyais bien qu'il y avait des failles dans la loi Claes-Léonetti, qu'il y avait peut-être nécessité, pour certaines maladies neurodégénératives, de trouver des solutions qui permettraient de soulager les souffrances. Donc, vous voyez, j'étais ouverte.
Mais là, je trouve que la loi, telle qu'elle est votée, elle m'inquiète. Merci.
Valérie Pécresse