EN DIRECT - Marine Le Pen est l'invitée du Face à Face d'Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Marine Le Pen, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
- 0:15OuverteRéponse directe
Beaucoup de questions sur votre candidature à l'élection présidentielle.
- 0:30RelanceRéponse partielle
Sébastien Lecornu a dit que les caisses sont vides et qu'il n'y a pas de cagnotte fiscale. Est-ce que vous dites toujours que c'est un profiteur de crise ?
- 1:30FerméeRéponse directe
Si la baisse des taxes sur les carburants avait été faite dès mars, on serait pas en crise aujourd'hui ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous aux aides ciblées de 200 millions par mois annoncées hier ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Vous maintenez qu'il faut baisser les taxes sur les carburants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Marine Le PenFait
« l'État se comporte comme un profiteur de crise »
- 4:30Marine Le PenChiffre
« L'Espagne a baissé la TVA à 10 % jusqu'à fin juin, le coût c'est 5 milliards »
- 5:30Marine Le PenChiffre
« Notre taux d'activité est 10 % que les gens commencent à travailler plus tôt »
- 9:00Marine Le PenPromesse
« Il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN »
- 11:00Marine Le PenFait
« Il faut parler à tout le monde »
- 12:00Marine Le PenFait
« La France doit condamner ce type de comportement »
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Il est 8h26 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Marine Le Pen, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous y répondrez d'ailleurs jusqu'à 9h exceptionnellement.
Beaucoup beaucoup de questions à vous poser sur votre candidature d'ailleurs également puisque vous êtes toujours au moment où l'on se parle candidate à l'élection présidentielle. Vous êtes président du groupe RN à l'Assemblée nationale, vous êtes député du Pas de Calais, mais d'abord évidemment les aides annoncées hier par Sébastien Lecnu. Je me souviens que le 24 mars dernier, vous aviez dit, je vous cite, l'État se comporte comme un profiteur de crise.
Vous pointiez du doigt des recettes indu liées à la flambée du carburant. Hier, Sébastien Lecornu a dit les caisses sont vides et il a dit d'ailleurs qu'il n'y avait pas de cagnotte ni caché ni pas caché puisque 2 mois plus tard, côté rentrée fiscale, c'est quasiment rien. Il estime qu'il y a 10 millions juste d'euros qui sont rentrés dans les caisses depuis le début de la de la de la crise.
Est-ce que vous dites toujours que c'est un profiteur de crise ? Non, mais nul ne peut se prévolir de sa propre turpitude. La réalité, c'est qu'on savait pertinemment qu'à partir du moment où le prix des carburants atteignait de tel niveau, ça allait avoir un effet récessif, c'est-à-dire une un effondrement réalité de la consommation.
Donc les bénéfices que l'État euh souhaitait tirer, ce qui a été le cas dans les un premier temps, et ben en réalité refus parce que un certain niveau les Français renoncent voilà ils renoncent à euh se déplacer euh avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur l'activité euh économique. surprise. Non, je suis pas surprise mais si comme nous le souhaitions, il avait baissé la fiscalité sur les carburant, les Français auraient continué à consommer de des carburants dont ils ont besoin pour vivre, pour se déplacer.
Ça veut dire que vous dites ce matin, Marine Le Pen, si effectivement il avait baissé les taxes dès le début, dès le mois de mars, en gros, on serait pas en crise aujourd'hui. Ah bon ? Il n'y aurait pas en tout cas cette baisse de la consommation avec toutes les conséquences encore une fois avec leur effet récessif sur l'économie.
C'est sûr. La guerre sera longue dit Sébastien Lecnu. On n pas fini de subir.
Alors il n'y aura pas de baisse de taxe mais il y aura des aides toujours ciblées pour certaines doublées. Comment vous réagissez ? Ouais.
Enfin, écoutez, franchement, le le déploiement des moyens de cette conférence de presse hier est inversement proportionnel euh à l'importance des annonces qui ont été faites, hein. Il aurait pu se contenter d'un communiqué de presse euh plutôt que amener cette ministre pour expliquer qu'en réalité l'État va faire un effort de 200 millions par mois. de 200 oui de 200 millions par mois à destination de de ceux qui s'ils ne les ont pas vont fermer boutiqu en réalité c'est ça parce que c'est vraiment on essaie de donner le minimum pour que un certain nombre de secteurs ne s'effondrent pas sur sur eux-mêmes mais c'est évidemment pas la hauteur des difficultés qui sont celles aujourd'hui des Français et et même de ceux qui bénéficient des aides parce que vous voyez bien que les aides qui sont accordées ne sont pas à la hauteur de l'augmentation auquelle ces secteurs font face.
Et d'ailleurs, par exemple, dans le transport, les professionnels nous disent que ils sont incapables en réalité de répercuter la hausse du carburant sur leur propre client. Donc tout ça, ce sont des affaiblissements d'entreprise. On a déjà il y a déjà 70000 défaillances d'entreprises.
C'est un record absolu et et donc voilà, le gouvernement n'est pas à la hauteur dans ce qu'il propose pour pouvoir permettre de le moindre optimisme. Vous vous vous en parlez presque avec une sorte de vous dites de toute façon quoi ? Vous en attendiez pas autre chose ?
Ben non, j'en attendais pas autre chose puisqu'il avait dit lui-même qu'il refusait euh précisément de mettre en en place la baisse que nous souhaitons de des de la fiscalité euh sur le carburant euh puisque nous souhaitons que la TVA baisse de 20 euh à 55. Nous souhaitons que les certificats d'économie d'énergie qui renchérissent euh le le prix soit supprimé et même qu'on puisse agir sur la taille CPE de manière transitoire. de la TVA en revanche étant à notre sens nécessaire de manière définitive dans le contexte actuel en l'état de nos finances vous maintenez qu'il faut baisser les taxes bien sûr parce que en réalité tout ça est une histoire de choix de choix politique.
Il s'agit pas de geler la situation parce que geler la situation ça veut dire que le gouvernement refuse de faire des économies. Ouais, c'est ça la réalité, c'est qu'il refuse de faire des économies sur d'autres sujets et nous nous disons, il faut faire cet effort fiscal pour les Français. Et par ailleurs, nous l'avons fait dans le contrebudget que nous avons présenté, il y a énormément d'économies à faire sur ce que nous considérons vous allez dire, vous allez me dire où vous feriez-vous les économies, mais quand je regarde nos voisins, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne qui ont baissé les taxes, l'Espagne a baissé la TVA à 10 % jusqu'à fin juin, le coût c'est 5 milliards et fin juin mécaniquement l'essence va remonter.
Mais alors d'un coup, est-ce que vraiment c'est souhaitable ? Non mais moi je vais pas l'essence n'augmenterait pas d'un coup puisque encore une fois la baisse de la TVA de 20 à 555 que nous souhaitons parce que l'énergie est un bien de première nécessité euh serait pérenne. Parce que il faut bien comprendre une chose c'est qu'à côté de l'augmentation des carburants, il y a tout le reste.
Mais regardez le F baissé, elle a baissé effectivement les taxes et juste après l'avoir fait, elle s'est rendu compte que ça lui coûtait tellement cher qu'elle a déjà renoncé à le faire sur l'essence. Elle ne le fait plus que sur le diesel. C'est leur problème, mais est-ce que leur taux de fiscalité le même est-ce que vous vous heurteriez pas au même réel que l'Italie ?
Non, non, non, non. Est-ce que le taux de fiscalité de l'Italie est aussi important sur le carburant que celui de la France ? Donc, parallèlement encore une fois, au carburant, le FU a pris 55 %.
Aujourd'hui, les Français n'arrivent plus à remplir leur cuves. Ça veut dire que l'hiver prochain, ils ne vont pas se chauffer. Le gaz a pris 20 % en 1 an. le soufre a a augmenté euh de euh 90 % l'urée, de 60 % le bitum, de 40 % voyez, il y a un effet cumulatif en réalité qui aujourd'hui met honnêtement les Français dans une situation intenable.
Total va prolonger ses [raclement de gorge] plafonnements finalement à ce weekend de grand départ de de Pente-côte, mais après on ne sait pas. Pour l'instant, c'est censé être le dernier weekend. Qu'est-ce que vous dites à Total aujourd'hui ?
Bah, c'est bien le problème. [raclement de gorge] C'est pour ça que je préfère qu'il y ait une taxe sur les surprits euh plutôt euh que d'attendre la bonne volonté euh de total qui peut en avoir mais qui peut aussi décider de ne plus en avoir de bonne volonté. Vous voyez, c'est plus simple à mon avis et plus juste de mettre en place une taxe sur les surprofits, c'est-à-dire les profits qui sont générés en été sans que la qualité de l'entreprise, sa stratégie soit à l'origine de cette augmentation.
Et c'est aussi d'ailleurs plus juste que le super IS qui a été euh choisi, qui est la voie qui a été choisie par le gouvernement et et contre laquelle nous étions. Dans les choix budgétaires qui sont faits, vous dites au fond euh l'État ne fait pas les bons choix. C'est une question aussi euh au fond d'attribution euh de l'argent public.
Il y a quand même une chose qui coûte très cher à l'État, c'est la question des retraites. Je voudrais vous interroger parce que je ne sais plus quel est votre programme sur les retraites. Ah bon ?
C'est le même que celui de 2022 en l'état. Donc donc vous êtes toujours pour un retour à la retraite à 62 ans voire 60 pour ceux qui ont commencé à travailler. En réalité, vous vous je crois que Jean-Pil Tangui a raison.
Cette réforme n'a n'a pas été comprise par nos interlocuteurs. Euh ça n'est pas une réforme paramétrique. D'ailleurs, on voit que les réformes paramétriques ont toujours été inefficaces, hein.
Plus on demande aux gens de travailler longtemps, plus en réalité le déficit continue. Donc ça n'est pas la bonne technique. La bonne bah ça veut dire qu'en fait on agit que sur l'âge de du départ à la retraite.
Le la vraie question c'est comment est-ce qu'on règle le problème de la retraite sur les fondamentaux qui sont ceux de notre système de répartition ? C'est-à-dire comment on agit sur la productivité, comment on agit sur le taux d'activité en France qui est beaucoup trop bas et comment on agit sur la création de richesse. Voilà et tout ça c'est un ensemble.
Notre réforme à nous, elle part du principe que on n'est pas assez à travailler en France et c'est vrai on n'est pas assez à travailler en France. notre taux d'activité est 10 % que les gens commencent à travailler plus tôt notamment et travaillent plus tard. Donc cette réforme, elle avait deux objectifs.
D'abord, c'était faire entrer les jeunes sur le marché du travail plutôt parce que ainsi mais ça tout le monde le veut. Quand vous écoutez le gouvernement, il vous dit qu'il veut bosser sur le chômage des jeunes et le chômage des font aucune incitation. Cette réforme de des retraites que nous proposons qui permet lorsque vous commencez avant 20 ans de euh préciser 40 annuités et de partir à 60 ans, c'est une forte incitation pour les jeunes pour rentrer sur le marché du travail.
C'est une vraie incitation. Donc il faut que les jeunes travaillent plus tôt. Ça c'est une absolue certitude.
Il y a pas que ça. Il y a l'apprentissage, il y a la réindustrialisation qui est nécessaire, il y a la baisse de la fiscalité euh de de product. Mais dans cet ensemble, dans cet ensemble, Marine Le Pen, vous maintenez euh un départ à la retraite à 62 ans.
Oui, parce que la question a été posée à Jordan Bardella. Vous l'avez j'imagine lu l'interview qu'il a donné à nos confrères allemands du Frankfoureur Algemine Zeitung. La question c'est êtes-vous pour un âge de la retraite plus élevé ?
Jordan Barella répond : "Nous examinons actuellement cette question." Non, ce que nous examinons, c'est euh parce que il nous manque un un bout euh sur lequel ça mérite qu'on travaille encore et on sera prêt pour la présidentielle, c'est comment est-ce que on fait augmenter le taux d'activité des seigneurs ? Parce qu'aujourd'hui, c'est bien gentil de vouloir faire travailler les gens 64, 65 voire 67 ans comme monsieur Édouard Philippe le souhaite.
Il y a qu'un malheur, c'est que les entreprises les virent à 55. Vous voyez ? Donc je veux dire et ça pour l'instant nous sommes en train de réfléchir pour savoir comment on met en place des incitations soit pour que les seigors aient un avantage à continuer à travailler y compris à temps partiel alors qu'ils sont déjà à la retraite soit pour négocier avec les entreprises pour qu'elles arrêtent tout en réclamant une augmentation du de la durée de travail dans la vie qu'elles arrêtent de les considérer comme inemployable à côté de 60 voire 50.
Qu'est-ce que ça veut dire Marine Le Pen que si vous ne trouvez pas de c'est si vous vous heurtez effectivement au fait que en France même si vous arrivez au pouvoir, imaginons, vous êtes élu mais vous vous rendez compte qu'au fond il vous mettez énormément de temps à réussir à prolonger, à faire en sorte que les entreprises gardent en effet comme vous dites les gens en activité plus longtemps. Ça veut dire que vous suspendrez ce retour à 62 ans vous le ferez quand même fro cette réforme c'est une très bonne réforme. une réforme qui est encore une fois juste et économiquement pertinente et performante.
Elle est juste aussi parce que il y a quand même une forme d'injustice aujourd'hui, c'est que celui qui commence à travailler avant 20 ans, il va cotiser un nombre d'annuités beaucoup plus importante que celui qui commence à travailler à 30 ans. Et ça, je trouve que ça n'est pas juste parce que quand même aussi dire que celui qui a commencé à travailler à 30 ans, il pourra partir à 62. Oui.
Ben non celui qui Non parce que il y a des annuités quand même nécessaires. D'accord. Mais vous savez qu'à compter de 67 ans, il y a il y a il y a en quelque sorte un mais vous comprenez que celui qui commence à travailler avant 20 ans en règle générale a un travail plus difficile que celui qui commence à travailler à 30 ans parce que celui qui commence à travailler à 30 ans a fait des longues études et donc en règle générale a un travail.
Il y a une chose que je voudrais comprendre Marine Le Pen, c'est est-ce que le programme vous dites on sera prêt pour la présidentielle ? On sait bien évidemment non, on améliorera si vous voulez tout est toujours améliorable. Vous voyez ce que je veux dire ?
Nous, on s'arrête pas en disant on est les meilleurs, on a trouvé un truc génial et donc on arrête de travailler. On travaille tout le temps en permanence depuis 2022. On a énormément travaillé pour trouver des solutions améliorées celles qu'on avait d'ors et déjà proposé pour que les choses soient les plus performantes possibles.
Ma question c'est le 7 juillet, on saura si vous pouvez être candidate à la présidentielle. Ouais. Et si ça n'est pas vous, on l'a bien compris, ce sera Jordan Bardella.
Le programme, que ce soit vous ou Jordan Bardella, il y aura zéro changement. Je peux pas vous dire ça parce que de toute façon, nous allons être amenés à faire Jordane et moi des arbitrages. Là, euh, on démarre un cycle extrêmement.
Avez-vous la même vision économique ? Oui, je crois qu'on a la même vision économique. D'ailleurs, nous avons défendu le même programme et en 2022 et en 2024 sans que ça pose aucune difficulté.
Alors, je sais que les le monde journalistique adore essayer de jouer le le jeu de cette différence. Ah oui, mais là il a pas utilisé le même terme que nous avons les mêmes objectifs, nous avons le même projet, nous en discutons. Parfois nous sommes amenés à faire des arbitrages, nous les faisons ensemble et nous entrons là dans une série de réunions qui vont être nombreuses, lui, moi et nos équipes pour effectuer les derniers arbitrages.
Ma question est moins un jeu des sep différences que de savoir au fond quel poids vous accordez à l'incarnation pour la présidence de la République. C'est est-ce que au fond le programme que ce soit vous ou lui de toute façon il est arrêté et donc ça ne changera rien ou est-ce que vous considérez que vous comme lui vous avez des conviction ? Vous avez une manière de faire la politique qui est différente ?
La manière n'est pas la même. Encore une fois, le fait que nous soyons d'accord sur le fait que nous soyons d'accord, le fait [raclement de gorge] mais mais mais évidemment qu'un candidat à la présidentielle a l'intégralité des marges qu'il veut qu'il souhaite, mais je crois que pour que on utilise ces marges, encore faut-il avoir des divergences et des divergences profondes. Nous n'en avons pas, je suis désolé de le dire parce que je sens que ça plairait à certains qu'on ait vraiment des différences considérables.
On n a pas. Voilà. Et et si je suis euh candidate, il sera mon premier ministre.
Vous imaginez bien qu'il est quand même mieux que nous ayons les mêmes conviction. Mais ce sera pas l'inverse par contre. Non, ce sera pas l'inverse.
Qu'est-ce que vous ferez si euh le 7 on on vous dit que vous ne pouvez pas être candidate ? Et bien, je ferai la campagne de Jordan Bardella. Vous n'arrêterez pas, vous ne vous retirerez pas, vous ferez la campagne activement à ses côtés.
Vous continuerez à être tous les deux. Euh mais oui, parce que si vous voulez, je me je suis jamais battu pour moi-même. Euh je je me bats pour des idées.
Voilà, je me bats pour que nos idées euh arrive au pouvoir parce que je pense qu'elles sont bonnes pour la France et pour les Français. Donc euh il s'agit pas de dire "Je vais arrêter de combattre au motif que c'est pas moi qui suis euh candidate." Vous savez, j'ai j'ai combattu euh j'ai j'ai défendu d'autres candidats, au moins un autre euh candidat pendant longtemps.
Euh et demain, si euh la justice, ce que je considérais quand même comme un un un dénique majeur, m'empêcher d'être candidate, et bien je continuerai à défendre les idées auxquelles je crois. Vous présidente, il serait où le Charles de Gaulle ? Euh moi ça ne me pose pas une difficulté majeure qu'il soit là où il est actuellement.
Je pense que le le porte-avion est un est un élément de puissance de notre pays. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle je me suis prononcé pour qu'il y ait un deuxième porteavion. Je sais qu'un certain nombre de membres du gouvernement ont une vision un peu différente mais je pense que ce porte-avion, il incarne en quelque sorte la puissance française.
Maintenant a-t-il une utilité autre que celle-là au moment où nous nous parlons ? manifestement non. Je vais vous poser des questions évidemment sur les EDFE, y compris sur aussi des questions de société sur ce qui s'est passé la nuit dernière à Paris.
Mais quand on regarde le contexte, il est évidemment dû à ce qu'il se passe là-bas. Vous présidente, est-ce que vous resteriez par exemple dans le commandement intégré de l'OTAN ou est-ce que vous le quitteriez comme c'était votre programme initialement ? Non, je pense qu'il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN.
Il faut rester dans l'OTAN. Je le redis parce que parfois mes propos sont dénaturés. Il faut rester dans l'OTAN, mais il faut sortir, c'est une question de gouvernance.
Il faut exactement, il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN. Et le fait de sortir du commandement intégré de l'OTAN n'empêche absolument pas d'avoir une interopérabilité entre euh les armées euh les armées alliées. Euh c'était le cas, c'était le cas avant que Nicolas Sarkozi ne décide de réintégrer le commandement.
Ça veut dire Marine Le Pen que vous le feriez dès que vous arrivez vous arrivez au gouver. La vraie la vraie question aujourd'hui, c'est quit de l'OTAN surtout vous voyez au-delà de du commandement intégré. Vous vous interrogez même sur la suppression de l'OTAN.
Est-ce que vous seriez favorable à la suppression de l'OTAN ou est-ce que vous la subireriez la suppression de Je suis pas euh favorable à la suppression de l'OTAN, mais j'ai entendu il y a plusieurs années le président de la République dire l'OTAN est une coquille vide et je m'attendais à ce qu'il fasse des propositions. Moi, j'ai fait des propositions pour que l'OTAN se réoriente dans le cadre de la lutte contre le fondamentalisme islamiste parce que je pense que c'est un des plus grands dangers qui pèse sur l'ensemble de nos pays. Bon donc je propose quelque chose. dit c'est une coquille vide et puis point et donc en réalité on dépend de la décision de Donald Trump c'est quand même un peu regrettable vous quitteriez le commandement intégré de l'OTAN dès votre arrivée au pouvoir oui enfin dès notre arrivé au pouvoir dans le quinqu alors vous allez encore me dire que je joue au aux différences mais c'était pas cette questionlà mais il se trouve que c'est Jordan Bardella qui l'a dit lui lorsqu'il a été interrogé la dernière fois là-dessus il dit on ne le ferait pas tout de suite parce qu'on ne change pas les traités en temps de guerre mais oui mais il a raison il a raison tant qu'il y a la guerre et notamment la guerre en Ukraine à l'époque.
Euh je pense que ça n'est pas de bonne politique mais c'est notre objectif. Qui seront vos alliés ? Mais Donald Trump, Georgia Meloni, est-ce qu'il faut reparler avec la Russie ?
Est-ce qu'il faut aller en Chine ? Mais mais madame, il faut parler à tout le monde. Je vais vous dire en fait c'est ça le concept même de la diplomatie, c'est de parler à tout le monde parce qu'à force de ne plus parler à personne et bien on ne joue plus en réalité aucun rôle.
Et la l'effondrement de l'influence française euh est aussi lié euh à à une problématique qu'à Emmanuel Macron, c'est que il a tendance à se fâcher avec la terre entière. Il a j'ai le souvent l'occasion de dire, il a quand même réussi à se fâcher avec le Maroc et l'Algérie en même temps. Ce qui en fait n'arrive jamais euh il veut se réconcilier avec l'Algérie ou l'un ou l'autre.
Bon, il veut se réconcilier avec l'Algérie. Oui, mais vous auriez envoyé vos ministres en Algérieou. Mais moi je crois que avec l'Algérie, il n'agit pas de la bonne manière si vous voulez.
L'Algérie est un pays indépendant depuis 1962. Ça fait donc l'Algérie indépendante a 64 ans. Elle est adulte.
C'est une nation souveraine, mais il faut qu'elle se comporte comme une nation souveraine. Donc s'il s'agit de se comporter comme une nation souveraine en respectant le droit international, en arrêtant de faire peser sur la France des responsabilités qui sont la responsabilité du gouvernement algérien sur les difficultés notamment économiques et sociales qui sont les les SE. Nous on est prêt à à discuter parce qu'il faut discuter avec tout le monde mais s'il s'agit de continuer à voir nos compatriotes être traité de manière scandaleuse comme ça a été le cas pour Bolhem Sains sal comme c'est le cas pour anglaise à se faire cracher au visage à à demander à la France des génouflexions ininterrompues pour nous ce sera non voilà c'est aussi clair que ça Géral Darmanin parle d'un éventuel traité d'amitié un nouveau traité d'amitié avec l'Algérie.
Mais tout ça sont des tout ça ce sont des mots. Ce qu'il faut c'est que l'Algérie récupère c'est les OQTF algériens. Voilà, c'est c'est assez simple comme concept.
Voilà. Il faut qu'elle arrête de refuser d'appliquer le droit international. Il faut qu'elle arrête encore une fois d'accuser la France de tous les mots alors que une grande partie des responsabilités sont les leurs dans la situation euh de l'Algérie.
Et si elle se comporte en nation mature euh en nation majeure au sens qu'elle n'est pas euh dans la minorité dans le elle n'est pas elle a la majorité, vous voyez ce que je veux dire ? Et bien il y a très certainement moyen de que la situation s'améliore. En l'état c'est non.
Voilà en l'état c'est non. Laurent Nè qui était mon invité cette semaine disait que son homologue c'estàd le ministre des affaires d' des de l'intérieur algérien allait venir probablement la semaine prochaine en France. Est-ce que vous êtes favorable vous justement au pouvoir ?
Vous seriez pour ce genre de dialogue ? Est-ce qu'il faut dialoguer ? C'était l'inverse que demandait Bruno Rota.
Il faut dialoguer avec toutes les nations parce que ça permet de défendre les intérêts de la France. Donc il faut dialoguer mais il ne faut pas s'agenouiller. C'est c'est là où je crois que le gouvernement a du mal à voir la différence.
Nous n'avons pas à nous agenouiller devant le le l'Algérie. Qu'il faut bien le dire à l'égard de la France un comportement qui est éminemment critiquable. Vous avez vu sans doute les images qui ont été diffusées par le ministre de la sécurité intérieure israélien où on voit des militants d'une flottille proalestinienne qui ont été menotés à genoux plaqué au sol. la tête baissée.
L'ambassadeur d'Israël en France a été convoqué euh officiellement par le Kedorse, même si lui-même comme Benjamin Netaniaou condamne euh les les agirs de leur ministre de la sécurité intérieure. Quelle est la position que doit avoir la France ? Mais je je crois que la France doit condamner ce type de comportement.
Euh et ce comportement est inadmissible. Voilà, c'est inadmissible et je pense que le gouvernement israélien l'a lui-même admis. Bon voilà, c'est je faut espérer maintenant qu'il entière les conséquences.
Il y a 37 euh français parmi euh ces militants qui ont été arrêtés euh en Israël. Oui. Oui.
Mais je pense que la France a bien fait d'exprimer sa très vive réprobation de ce type d'agissement. Marine Le Pen, les ZFE bah finalement c'est rétabli. Le Conseil constitutionnel a rétabli les ZFE, les zones à faible émission hier au motif qu'il s'agissait d'un cavalier législatif.
En gros, l'idée c'est que ce soit un morceau de loi qui n'a rien à voir avec la loi principale. Comment est-ce que vous réagissez ? Bah, je pense que c'est une analyse éminemment politique de la part du Conseil constitutionnel parce que le fait de permettre à des gens qui sont interdits d'aller travailler, d'aller rencontrer leurs clients dans les grandes villes au motif qu'ils ont une voiture trop vieille, si ça n'a pas de lien avec la simplification de l'économie, je vois pas avec quoi ça a un lien.
Donc euh le Conseil constitutionnel avant avait une vision restrictive euh de ces cavaliers législatifs. Aujourd'hui, il en a une vision extrêmement extensive. C'est ainsi d'ailleurs que il a pu considérer par le passé il y a quelques mois que le fait euh de repénaliser le séjour irrégulier des immigrés n'avait rien à voir avec la loi immigration.
Il y avait ni lien direct ni lien indirect. Bon, ça me pose un problème, moi, je vais vous dire, parce que quand il a été auditionné, monsieur Ferrand était engagé à quelque chose. Monsieur Ferrand, c'est le président du Conseil constitutionnel.
Voilà, le président du conseil, enfin à l'époque le candidat à la présidence du Conseil constitutionnel, c'était engagé à ne pas se prendre pour un législateur et à ne pas se prendre pour un constituant. Or, c'est exactement ce qu'il fait aujourd'hui et je pense que le Conseil constitutionnel euh a tort et affaiblit beaucoup son autorité en se comportant ainsi parce que ce que veut le peuple français doit être respecté et ça n'est pas par des arguis juridiques du type de celle utilisé par le Conseil constitutionnel qu'il empêchera les Français d'obtenir ce qu'ils veulent. Alors, nous allons demander à la présidente de l'Assemblée nationale de d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée de la semaine de l'Assemblée une PPL sur la suppression des FE pour que l'Assemblée puisse à nouveau exprimer.
Vous allez retenter votre chance, j'allais j'allais dire mais ça veut dire que aujourd'hui vous considérez que le Conseil constitutionnel que les juges font de la politique ? Ah bah en tout cas, il il contraignent la démocratie. Enfin, je veux dire le le parlement est la représentation du peuple français.
Or, pour encore une fois avec des arguments très contestables sur le plan juridique, il contraign du zel pour vous le Conseil constitutionnel. Oui, certainement. Il contraigne la volonté exprimée par le peuple.
C'est quand même très problématique parce que c'est vrai sur les feu, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration. Ça commence à faire beaucoup. sur la question des nominations Emmanuel Moulin confirmé comme gouverneur de la Banque de France.
Bon, on voit bien que il y a là une kirelle de nomination de macroniste à tous les postes qu'il considèrent comme étant important parce qu'en réalité l'objectif d'Emmanuel Macron, c'est de faire survivre le macronisme après la fin du macronisme. Alors, je vais lui dire quelque chose de très clair. Il n'y arrivera pas.
Voilà. Il n'y arrivera pas. Ça veut dire quoi Ça sert à rien d'aller multiplier les nominations des copains.
Mais une fois qu'ils seront là, vous allez pas les vous allez pas les virer. Oh, il y en a un certain nombre qu'on peut changer. Si si quand même.
Qui vous pouvez changer. Non, mais il y en a quand même un certain nombre qu'on peut changer, je peux vous le dire moi. Donc, il n'arrivera pas à contraindre, à empêcher l'expression encore une fois de la volonté politique du peuple parce que ça c'est très condamnable.
Vous voyez ce que je veux dire ? C'està-dire qu'en réalité, on met quoi vous estimez que c'est antidémocratique ? Bien sûr, parce qu'on met des gens à des postes qui sont vos copains en se disant, ils vont être autant d'obstacles à la mise en œuvre d'une autre politique que celle que j'aurais exercé alors que les Français auront voulu une autre politique.
C'est vraiment, je trouve voilà un une manière de voir les choses qui est très antidémocratique. Ouais. Marine Pen, est-ce que Patrick Bruel peut encore donner des concerts comme si peut donner des concerts ?
Mais personne n'est obligé d'aller les voir. Vous iriez pas. Ah non, moi j'irai pas de toute façon j'aurais j'y seraiis pas allé même si pas non parce que je l'aime pas.
Pardon ? J'ai encore le droit ou non mais il m'aime pas non plus. Vous me direz donc en fait quelque chose quelque part [rires] c'est voilà.
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? C'estàdire pas juste dire il a le droit d'y aller mais les gens sont pas obligés d'y aller ou est-ce qu'il faut comme un certain nombre de maires s'engager à lui demander vraiment de renoncer ? Ah mais le problème c'est qu'on peut pas parce que si on fait ça on rond avec l'état de droit.
Voyez, moi je suis avocat, je sais que ça peut déplaire à certains, mais il y a un principe fondamental dans notre droit, c'est la présomption d'innocence. C'est que tant que vous n'êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent. Ça n'empêche pas que chacun peut avoir sa conscience personnelle, son intime conviction sur les faits de la cause.
Mais en l'espect, si vous voulez, faire cela, ça veut dire c'est lui ou pour les autres d'ailleurs ou pour quiconque d'autre. C'est condamner quelqu'un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la justice se soit prononcée. Est-ce que ça veut dire par exemple, prenons l'exemple de Patrick Poivre d'arvord, Patrick Poivre d'arvore, un certain nombre de témoignages de femmes mais pas de procès parce que les faits étaient euh prescrits.
Est-ce que vous considérez que Patrick Poivrav en fait aujourd'hui il pourrait euh et ce serait la présomption d'innocence aller, je sais pas présider des des festivals de lecture, avoir même peut-être une émission sur la lecture. Mais mais encore une fois, c'est pas c'est pas la présomption d'innocence. Ça peut me choquer à titre personnel.
Mais je me suis Mais oui, moi je considère que tous ces gens qui se comportent comme enfin qui sont en tout cas accusés de se comporter comme des ports avec les femmes, c'est une véritable honte. Vous êtes très ché par par les témoignages des femmes sur Patrick. Évidemment que oui, mais encore une fois, les principes, ils doivent être appliqués même quand ils vont. euh [raclement de gorge] comment dire à rebour de votre sentiment personnel.
C'est ça la force d'un principe. Et si vous n'appliquez le principe au bénéfice de vos propres amis, mais pas au bénéfice de de gens avec lequels vous n'avez pas de point commun, alors vous n'avez plus de principes et moi j'ai des principes, j'y tiens et on ne peut pas encore une fois parler de l'état de droit en toutes circonstances sans les respecter. Même si ça fait mal, même si ça dérange, une trentaine de témoignages euh et une dizaine de plaintes déposées.
Comment vous réagissez vous ? Vous vous vous croyez ces femmes ? Non mais moi je suis pas je suis pas euh magistrat et je ne suis pas chargé de cette affaire.
Je n'ai pas entendu en en instruction l'ensemble de ces plaignants. Voilà, je pense qu'un certain nombre de personnages ont évolué dans des milieux où en réalité bien souvent tout le monde savait peu ou prou qu' se comportait mal. J'ai entendu une attachée de presse qui évoquait ces sujets-là.
C'est pas la première fois. Donc aussi peut-être la prise de conscience qui doit être euh celle de chaque citoyen et de chaque milieu, c'est de se dire est-ce que on n' pas fermé les yeux aussi sur ces sujets-là. Gill Lelouche a été interrogé sur vous sur le RN, c'était en marge de la présentation de son film Le Biopic sur Jean Moulin.
Il est interrogé par un journaliste qui se réclame du média parole d'honneur qui lui dit "Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin de combattre résolument le Rassemblement national ?" Et il ajoute une seconde question. Pensez-vous également que la France insoumise majoritaire à gauche est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite ?
Son programme étant aussi inspiré du programme du Conseil national de la Résistance. Jean-Luc sort de ce corps et et Gill Lelouche a répondu "Ellez pas un peu un peu orienté votre question ? Je n'ai pas de réponse à ça, monsieur." Bah ouais, il a bien fait.
Il a bien fait. Bah bien sûr qu'il a bien fait. Enfin, écoutez, l'outrance de la question était telle que il a eu raison de ne pas répondre à cela.
Enfin, mais sur la question est-ce qu'il faut combattre le Rassemblement national ? Mais est-ce que c'est son rôle ? Je veux dire, est-ce que c'est le rôle d'un acteur ?
Le rôle d'un acteur, c'est de jouer, c'est de voilà le je le rôle d'un scénariste, c'est de faire des scénarios. Alors, chacun a le droit comme citoyen de donner son avis, mais personne n'est obligé de le faire. Et ce qui est incroyable, c'est que quand il refuse de le faire, quasiment il est suspecté de je ne sais quoi.
Euh, on pourrait avoir un peu de liberté là quand même où où vraiment on est en train de se faire enfermer par l'extrême gauche dans une sorte de procès d'intention permanent. Euh je trouve queil faut combattre ça parce que la liberté c'est fondamentalement français. Une dernière question sur ce qui s'est passé cette nuit à Paris. 65 personnes ont été interpellées.
Il y a des blessés si blessés dont un grièvement. Euh visiblement un rassemblement de supporters de l'OGC Nice et une bagarre. Euh est-ce que aujourd'hui on arrive quand même à ce qu'il n'y ait pas trop de débordement autour du foot ?
Bah non. Euh à un moment donné ça s'était calmé puis manifestement ça repart. Enfin j'ai envie de vous dire que de manière générale il faut vraiment avoir une réflexion.
Nous l'avons eu nous. sur l'aggravation des peines quand il s'agit d'atteinte à l'intégrité physique parce qu'en réalité il faut revenir dans nos sociétés à une sacralisation de l'intégrité physique. Aujourd'hui, il n'y a plus de sacralisation de l'intégrité physique.
C'est-à-dire que on tape, on frappe, on manque de de tuer tout ça pour un regard, une cigarette ou un désaccord sur le football. Là, il faut faut vraiment être très rigide parce que c'est un danger majeur, je crois, pour notre sécurité de peuple. Merci Marine Leen d'avoir répondu à mes questions ce matin.
Vous êtes bien sur RMC BFM TV. M.
Marine Le Pen