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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 2 février 2026 9 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & rechercheSanté

Stéphane Peu défend la motion de censure déposée par la gauche hors PS - 2/02/2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 75 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Stéphane PeuFait
    « depuis 2017, les députés du groupe GDR ont refusé l'ensemble des projets de loi de finance porteurs de la politique d'Emmanuel Macron »
  • 0:45Stéphane PeuFait
    « des inégalités en hausse, une dette abissale, des services publics en graves difficultés »
  • 1:00Stéphane PeuChiffre
    « 53 familles qui possèdent le patrimoine de plus de 32 millions de nos concitoyens »
  • 1:45Stéphane PeuFait
    « des milliers de postes d'enseignants vont être supprimés »
  • 2:00Stéphane PeuChiffre
    « le budget des armées lui est doublé sur la dernière décennie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, depuis 2017, les députés du groupe GDR ont refusé l'ensemble des projets de loi de finance porteurs de la politique d'Emmanuel Macron, qu'ils aient été imposés par le 493 ou soumis au vote de cette assemblée. Ni dogmatisme de notre part, ni posture, mais une constante. Nous avons un désaccord profond sur la philosophie qui inspire sa politique, une politique de l'entêtement à faire peser l'effort sur le travail, les services publics et les plus modestes en protégeant les les plus hauts patrimoines et les profits des grands groupes.

Le projet de loi de finance pour 2026 ne fait pas exception. Il ne marque ni rupture, ni inflexion, ni changement de cap, même si l'absence de majorité vous a contraint à quelques ajustement et quelques concessions à la marge. La cohérence d'ensemble reste la même.

Même doctrine, même gagnant, même perdant. Ce budget est l'aboutissement de choix engagé dès 2017. Une France des dividendes qui saigne à blanc la France du travail et nos services publics.

Le résultat depuis 2017, on le connaît. Des inégalités en hausse, une dette abissale, des services publics en graves difficultés. Bref, une France affaiblie.

Convenanten, même si vous n'aviez pas usé du 493, nous n'aurions pas voté ce projet de loi parce que ce budget proposé pour la France poursuit envers et contre tout une politique de l'offre malgré son échec patant et le résultat des urnes sans appel de 2024 qui imposait une alternative politique. Dès 2017, vous avez inauguré le quinquena en osant dans un même mouvement la baisse des APL et la suppression de l'ISF. Le ton était donné, le sillon était tracé et vous n'avez depuis cessé de le creuser.

Depuis 2017, la suppression de l'ISF, la flat taxe sur le capital, la baisse de l'impôt sur les sociétés ont transféré des dizaines de milliards d'euros vers les plus hauts patrimoines et les grands groupes. Des milliards d'euros qu'il ne s'agit surtout pas pour vous et votre majorité de remettre en cause. Pourtant, dans cette assemblée sans majorité, vous auriez pu faire autrement et tourner le dos à cette politique des injustices.

C'est pourquoi nous n'avons jamais refusé la discussion avec le gouvernement. À chaque étape, nous avons mis sur la table nos trois priorités : le pouvoir d'achat, la justice fiscale et les services publics. Ce qui a manqué, ce ne sont pas nos propositions, mais votre volonté de changer de cap.

Vous refusez d'écouter la majorité du peuple qui réclame de mettre fin à cet anachronisme qui est le macronisme. Oui, la justice fiscale est la grande absente de ce budget. Au nom d'une prétendue stabilité fiscale, vous assumez, comme tous vos prédécesseurs un immobilisme face aux injustices.

Depuis 2017, les grandes fortunes ont doublé, les inégalités de patrimoine continuent de se creuser et la pauvreté, elle continue d'augmenter. Pendant que le sommet accapare une part croissante de la richesse, les ménages modestes affrontent la précarité, l'inflation et la dégradation des services publics. Aujourd'hui, dans notre pays, ce sont 53 familles qui possèdent le patrimoine de plus de 32 millions de nos concitoyens.

Nous sommes un pays de bas salaire. Le nombre de smicars a doublé pour atteindre près de 20 % des salariés depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. Par l'ubérisation du travail, par la précarité, par la semicarnisation, vous abîmez la valeur travail.

En favorisant les bas salaires par l'exonération des cotisations sociales, vous faites coup double. À la fois, vous popérisez les travailleurs et vous affaiblissez la sécurité sociale. Tout au long du débat, nous avons mis sur la table des propositions précises mais sans succès.

Entre 2017 et 2025, ce sont principalement les baisses d'impôts qui ont fait déraper les comptes publics. Les recettes de l'État ont reculé Les recettes de l'État ont reculé d'environ tris points de PIB. Mais peu vous importe, le budget 2027 poursuit la même logique.

Préserver les allègements pour les plus fortunés et invoquer la dette, cette même dette que vous avez creusé pour exiger l'austérité pour les plus modestes. Sur le pouvoir d'achat, autre attente majeure de nos concitoyens, votre budget est une copie blanche. pour refuser d'augmenter significativement le point d'indice des fonctionnaires, de revaloriser le SMIC ou de mettre en place une échelle mobile des salaires indexé sur les prix.

Là encore, vous persistez dans le choix fait depuis 2017. compléter les bas salaires par des aides publiques plutôt que d'inciter les employeurs à mieux rémunérer le travail en favorisant un autre partage de la valeur. Ce budget est aussi la traduction d'une politique d'affaiblissement de nos services publics entamé dès le premier quinquena d'Emmanuel Macron.

Depuis 2017, c'est la même logique qui s'applique. Perte de recettes structurelles d'un côté, pression permanente sur les budgets de la santé, de l'éducation sur les collectivités de l'autre. Le projet de loi de finance pour 2026 n'averse rien.

Il programme de nouvelles économies sur les services publics tout en sanctuarisant les baisses d'impôts décidées au début du premier quinquena de la Macronie. Des milliers de postes d'enseignants vont être supprimés au moment où les besoins éducatifs sont criants dans un pays qui reste, rappelons-le, en bas de l'échelle de l'Union européenne, s'agissant à la fois des effectifs d'élèves par classe et des salaires des enseignants. C'est également vrai dans nos hôpitaux publics alors que des services ferment, que des soyants des soignants épuisés quittent le métier, vous vous refusez un sursaut un sursaut indispensable. les collectivités territoriales en première ligne pour assurer les services publics de proximité et l'investissement local vont subir avec ce budget une nouvelle cure d'austérité.

Le fond vert, déjà fortement réduit dans le budget précédent est de nouveau amputé. Concrètement, ce sont moins de moyens pour les équipements publics, les transports du quotidien, la rénovation thermique ou encore la vie associative. Cette politique accentue les fractures sociales et territoriales, particulièrement dans les quartiers populaires, les zones rurales ou les outremères.

Dans ces territoires d'outremè, la situation est encore plus préoccupante. L'enveloppe budgétaire globale de l'État y recule fortement par rapport à l'an dernier, ce qui fragilise encore des services publics déjà sous tension. Là aussi, ce budget prolonge des arbitrages déjà à l'œuvre depuis 2017.

Alors, école, hôpital, collectivité territoriale, transition écologique sont sacrifiés quand dans le même temps le budget des armées lui est doublé sur la dernière décennie. Voilà la politique qui ruine l'avenir de notre pays. On nous dit enfin que ce budget serait adapté à une une conjoncture difficile, à des contraintes externes inévitables.

La vérité, c'est qu'il est le dernier épisode d'une série commencée en 2017. C'est cette continuité que nous censurons aujourd'hui. Nous censurons la continuité d'un système fiscal qui protège le capital plus haut que le travail contre la vie d'une majorité de Français.

Nous censurons la continuité d'un affaiblissement des services publics qui fragilise la cohésion nationale. Nous censurons la continuité d'une hiérarchie des dépenses qui sacrifie la justice sociale et la transition écologique. Pour toutes ces raisons et au nom de cette exigence de cohérence sociale, démocratique et écologique, nous vous appelons dans votre grande majorité à voter cette motion de censure.

Censure du gouvernement et de ce budget qui est l'expression la plus fidèle. de la politique d'Emmanuel Macron. Monsieur le Premier ministre, en vous censurant, nous assumons notre constance, notre cohérence et ce n'est pas négligeable en politique.

Nous assumons aussi la fidélité à nos électeurs. Merci beaucoup monsieur le président. Ev.