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interviewLCI (sur YouTube)· 22 juillet 2025 73 min

Renvoyée en procès pour corruption et trafic d'influence, Rachida Dati répond sur LCI|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] 20h42, merci d'être avec nous sur LCI. Bonsoir Rachid Adati. Bonsoir.

Merci d'être avec nous. Ministre de la culture, maire du 7e arrondissement de Paris. Des juges d'instruction ont ordonné aujourd'hui votre renvoi en correctionnel dans une affaire de de corruption.

Alors, je vais brièvement rappeler de quoi il s'agit. Vous êtes soupçonné de corruption et trafic d'influence, plus concrètement, d'avoir perçu 900000 € entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil euh pour le groupe Renault Nissan. Euh des prestations que vous n'auriez pas livré.

Tout cela vous vous le contestez. Euh ma première question, elle est toute simple. Quels travaux avez-vous réellement effectué pour ce groupe pendant cette période et est-ce que vous pouvez le prouver ?

Alors d'abord, merci euh pour cette invitation. J'avais jamais évoqué évidemment cette affaire à chacune des interviews. Je laissais ça à mes avocats.

Moi je suis magistrate de statut, je le suis toujours et donc je connais la procédure, je connais la procédure pénale, je connais le code pénal et je connais aussi l'état de droit et ses principes. Et donc c'est pour ça que je n'ai jamais voulu évoquer ce sujet et ce dossier de manière parcellaire parce que souvent c'est instrumentalisé, on le voit avec mes adversaires, je ne l'ai jamais fait à l'encontre de quiconque. Pourquoi avez-vous changé d'avis ?

Non non. Euh connaissant ma vie et mon parcours, vous savez, depuis que je suis née, je suis en combat. Je suis en combat contre les injustices, contre les inégalités, contre parfois euh une justice qui s'est aussi mal comportée euh auprès de mes proches dans dans certaines situations et circonstances.

C'est pour ça que j'ai souhaité devenir magistrat d'ailleurs avec euh plus que l'encouragement et le soutien très profond et et très affectueux de Simone Veille notamment. C'est grâce à elle si je suis devenue magistrat. Pourquoi ? ce que je me disais, si je suis au cœur de l'état de droit, au cœur du réacteur, il n'y aura pas évidemment ni d'arbitraire ni d'injustice, si je puis dire.

Donc moi, j'ai toujours eu la tête froide sur ce sujet. Je m'en suis jamais exprimé. Aujourd'hui, je souhaite le faire parce qu'il faut aussi préciser.

Pourquoi ? Parce que des adversaires, certains instrumentalistes de manière un peu honteuse, d'abord quand vous êtes attaqué, moi je m'en fiche, j'ai l'habitude, je l'ai choisi. Mais certains oublient que vous avez un entourage.

J'ai une petite fille et évidemment la première réaction, quelle est-elle ? J'étais évidemment à l'instant. Vous disz "Oh mais là mais ça veut dire quoi ?

Ça veut dire la prison ? Ça veut dire moi je ne souhaite pas que mon entouragé en particulier ma petite fille ou ceux qui partagent et celui qui partage ma vie puisse être en impacté par cela. Je prends mes responsabilités et je souhaitais aujourd'hui dire la réalité des choses.

Donc vous avez raison de me dire finalement est-ce que vous avez fait pas fait que me reprochet-on ? D'abord il y a une coïncidence en terme de calendrier. Il y a une commission d'investiture lundi prochain s'agissant de la circonscription dans laquelle la mairie du 7e et l'arrondissement du 7e est concerné. il a qui a été annoncé la semaine dernière et aujourd'hui je je reçois une ordonnance de renvoir.

De la même manière, en 2019, il l'enquête a été ouverte et mise en examen au moment où j'ai été investi euh comme candidate à la mairie de Paris. Donc voilà, je je pose ça sur la table. Vousz que ce n'est peut-être pas une coïncidence, mais je mais je vais vous expliquer, y compris sur les magistrats, madame de Pertui quand elle me met en examen, je viens d'être investi pour la mairie de Paris.

Ça c'est une réalité. De la même manière, aujourd'hui, je suis renvoyée devant euh sa formation. Donc la même qui m'a mise en examen, je me retrouverai demain demain si une audience est confirmée.

Qu'est-ce qu'on me reproche ? On dit euh madame Dati est renvoyée pour des faits de corruption supposé. Je ne suis pas condamné.

Il y a un principe bien il y a un principe de présomption d'innocence, de fait de corruption et on me proche reproche et vous l'avez dit d'avoir finalement été trop payé comme avocate. Ce sont les deux choses qu'on me reproche. Première chose, je vais vous dire s'agissant euh des faits de corruption, c'est quoi ?

Je les ai apporté. C'est pas de l'argent public, c'est pas des valises de billets, c'est pas des lingots d'or. Qu'est-ce que c'est ? deux questions écrites posées dans le cadre de mon mandat de parlementaire européen qui sont ici des questions écrites au Parlement européen.

Qu'est-ce que c'est ? Ce sont des interpellations qu'on fait au niveau de la commission sur des sujets d'actualité. C'est pas un vote et ça n'influe pas sur un débat en cours ou une législation en cours.

C'est un point d'actualité que l'on fait. Il s'agissait ça c'était en lien avec une commission liée à la santé des citoyens. deux questions écrites que je vous laisse ici que vous garderez que vous pourrez lire qui n'ont jamais été produites.

Voilà les objets et je les montre à la caméra les objets les deux objets de ma corruption supposé. deux questions que vous avez posé et qui sont liés euh vous pouvez les lire Nissan ou pas ? Non parce que au Parlement européen, comment ça fonctionne ?

Le Parlement européen 751 députés à l'époque, évidemment 27 nationalités, 23 langues de pays différents. Et attendez, attendez et dans le cadre de cette activité, vous votez, vous posez des questions écrites, tout ça se fait dans une logique de groupe politique. Il n'y a pas d'intérêt particulier.

On ne discute pas de Renault Nissan ou de Mercedes ou de Audi. Vous avez vous défendez des secteurs, vous défendez des convictions. Je comprends bien maison vous reproch et pardon ess que ces questions écrites auraient été posées à la demande de Carlos Gos exactement dans l'intérêt ou au bénéfice de Renault Nissan.

Alors, je vais vous dire, je vous les laisse, je vous les laisse. Les intitulés sont très clairs et les réponses sont très claires. Il y a même une réponse dans une question écrite en disant effectivement c'était leadership sur le marché des véhicules propres en disant mais cette question est réglée puisque nous avons un comité qui évidemment discute avec des industriels.

D'ailleurs, je rappelle qu'à l'époque, monsieur Carlos Ga est président des auteurs automobiles européens. aussi renvoyé devant le tribunal correctionnel, je le précise pour ceux qui nous écoutan et il n'a pas de statut de mise en examen. Vous n'avez plus de contact avec lui, j'imagine il n'a pas de statut de mise en examen.

Donc ça aussi ça va poser un problème juridique. Donc ces deux questions écrites que vous voyez, c'est pas de l'argent public, c'est pas des valises de billets, deux questions écrites. Ça c'est la première chose.

Attendez, je termine, après vous me poserez toutes les questions que vous voulez. Donc voilà les deux questions écrites qu'on me reproche qui sont des ob l'objet supposé de la corruption. Ensuite, sur mon activité d'avocat, j'aurais été trop payé.

Pourquoi Renault Nissan l'Alliance me demande d'être leur avocate ? Nous sommes en 2009. Je signe mon contrat en 2009 pour une corruption réalisée en 2012.

Donc je sig entre 2010 et 2012. Non non pour non les dates, regardez bien les dates. Donnez les dates. 4 juillet 2012 et qu'est-ce que vous voyez là ? 23 octobre 2012.

Voilà. Donc je signe un contrat en 2009 qui s'oppose une corruption pour qu'elle soit réalisée 3 ans plus tard. En attendant, je suis payé comme avocate.

Donc vous avez touché sur ces deux années, pardon, j'essaie juste de comprendre, 900000 € entre 2010 et 2012. 3 ans sur 3 ans pour des questions des prestations de conseil. ce sont des honoraires d'avocats, c'est pas un retenu.

Je paye des charges, des impôts de ces hz mais je veux expliquer. Et donc ce sont des honoraires et pas des revenus puisque de ces honoraires, il reste à peu près 30 % qui me reviennent comme revenu. Et donc pourquoi Renault Nissan l'alliance me demande d'intervenir ?

Nous sommes à une époque, je signe en 2009, 2010 20112. Que se passe-t-il à l'époque dans une région très sensible Maghreb, Moyen-Orient ? D'abord, il y a les printemps à RAM.

Tout c région là est très impactée. Que se passe-t-il ? Il y a des enjeux pour Renault Nissan de fermeture de site ou de limitation au développement sur quatre pays très précis : le Maroc, l'Algérie, l'Iran et la Turquie.

Il y a même des enjeux d'expropriation. À cette époque, Renault Nissan fait appel à des avocats sur lesquels il n'arrive pas à obtenir des résultats. On me demande d'intervenir sur ces pour négocier la pérennité d'investissement mais surtout du développement et sur un cas l'Iran en l'occurrence qu'il n'y ait pas d'expropriation.

Le Citronau existe toujours. Peugeot avait été à l'époque euh exproprié. Et donc sur ces quatre pays, j'ai exercé ma mission d'avocat sur ces 3 ans dans le contexte aussi euh très fracturé et très agité de cette époque.

C'est une zone sensible que je connais bien, dont je connais très bien et le droit, la réglementation et les institutions. Attendez, je termine. Comment se déroulaient ces missions d'avocat ?

C'est très simple. Il y avait des réunions physiques, des conférences et des conférences téléphoniques au siège de Renault avec monsieur Gos jamais en tête à tête, toujours avec des représentants des directions du services concernés par la mission ou par le pays. Donc qui organise ces réunions ?

L'assistante de monsieur Ga et l'assistante des services concernés. L'assistante qui est connue, qui est évidemment qui est libre n'a jamais été entendue, jamais hanté entendu par les magistrats. Je leur demande de l'entendre, ils le refusent.

Ils disent dans le réquisitoire, nous avons retrouvé les réunions et les dates très précises dans l'agenda de madame Dati et dans l'agenda de Renault Nissan chez monsieur Gose. Mais ils disent est-ce que c'est sûr que ça a eu lieu ? Il suffit d'interroger celle qui l'a organisé qui est à la disposition de la justice.

Elle a écrit, elle n'a jamais été entendu malgré ce que je leur ai demandé. Quels sont les enjeux ? C'est en milliards d'euros les enjeux de ces usines.

L'usine par exemple au Maroc. Attendez, c'est la plus grande usine au monde pour Renault Nissan. plus grande usine non parce que on a besoin de comprendre je comprends que vous ayez besoin vous connaissez cette affaire par cœur.

Mais qu'est-ce que vous compr ce soir ne connaissent pas tous les tenants et les aboutissants du dossier ? Explique, je vous explique, vous me dites qu'est-ce que vous avez fait pour Renault ? Voilà donc vous avez été rénéré 9 donc pendant cette période sur les quatre pays que je viens de vous indiquer exactement pour avoir protégé les intérêts de Renaau dans ces cas pays les investissements et le développement les développement et éviter une expropriation qui n'est pas d'expropriation des notamment en Iran parce qu'il y avait des sanctions sur l'Iran.

Je vais vous donner chers monsieur l'ensemble des attestations qui sont ici. Ça, ce sont tous les cadres dirigeants de Renault et les pays concernés. Vous avez l'Iran, le Maroc, la Turquie et pour l'Algérie parce que mes interlocuteurs ne sont plus disponibles.

C'est monsieur Jean-Pierre Rafarin qui est à l'époque responsable et mandaté par le président de la République pour développer évidemment les implantations d'entreprises françaises en Algérie. Il a attesté que j'étais bien l'avocate de Renault Nissan à cette époque. Vous avez la Turquie, l'Iran, le Jean-Pierre Afarain, le Maroc, tout est ici.

Et ça, tout le reste, ce sont des cadres dirigeants de Renault. Donc pour bien comprendre vous avez ici mon activité et vous avez ici la corruption supposée. Donc vous avez été rémunéré pour cela et non pas pour poser ces deux questions c'est ce que vous nous dites ce soir.

Mais attendez monsieur Carlos Ga était le président du plus grand groupe industriel automobile au monde président des constructeurs automobiles européens. Vous pensez qu'il avait besoin de moi pour poser une question écrite qui ne le concernait pas d'ailleurs au Parlement européen. Ils ont des dizaines de lobbyistes au sein du Parlement européen.

J'ai demandé à ce qu'on entende les lobbyistes parce que les lobbyistes, ils auraient pu dire "Ah ben les questions écrites que madame Dati a posé, ah ben tiens, ça nous concerne refus par les juges." Donc moi je vais vous dire si je ne peux pas me défendre dans quand je demande des actes, je viens le dire ici publiquement. Moi, je pensais parce que j'ai exercé comme magistrat que quand il y a des demandes d'actes, quand elles seront jetées, elles sont motivées.

Ça n'est pas le cas. Autre chose, on a dit "Ah maintenant, vous êtes dissimulé." Ah bon ?

J'ai dit madame la juge, madame de Pertui à l'époque, "Demander la comptabilité." Demandz la comptabilité. Je dans le rejet de demande d'acte, ils disent "On demande pas la comptabilité parce que ça fait plus de 10 ans sans doute que cette comptabilité n'existe plus." Je fais une procédure contre Sénard patron de Renault pour qu'on me donne la comptabilité.

On retrouve la comptabilité. Je suis mentionné pas cabinet Artempion Rachid Adati avocat au barreau de Paris avec les honoraires. Tout ça de manière transparente.

Toute cette procédure a été émaillée d'incidents. D'abord je suis mise en examen sur un rapport incomplet. Des dizaines et des dizaines de pages sont manquant au rapport. quand je suis mise en examen par madame de Pertui.

Première chose. Deuxième chose des perquisitions illégales puisqueon a obtenu la lunation. Ça c'est aussi autre chose.

Troisème chose et c'est un élément important et je vous ai apporté puisqu'il y a une contestation là-dessus l'audition de Carlos Gos que vous pouvez lire. Non non attendez moi je vous entends R de vous poser quelques questions parce que moi je ne connais pas le dossier aussi bien que vous. Vous vous en doutez et c'est bien normal.

Vous pouvez me poser les questions, monsieur Carlos. Manifestement, tous ces documents, vous les avez donné à la justice. Euh la justice connaissance selon vous que ce renvoi est nécessaire.

C'est ça la question. Deux questions écrites qui sont la corruption supposée. Il doute un peu toute mon activité de parlementaire européen a été mais scannée, détaillé.

Tous mes votes, tous mes rendez-vous, tous mes rapports, tout a été scanné. Tout, rien de dissonnant. Le président de la délégation des députés européens a fait une attestation qui était de ce dossier qui a demandé à être entendu.

C'est ça qu'on comprend pas. Qui a demandé à être entendu ? Rejet de la part des juges.

Et dans ce cadre-là, d'ailleurs, il y a eu un avctime au Parlement européen avec les affaires qui sont qui sortent de plus en plus. Vous savez très bien que le Parlement européen se constitue partie civile. Il y a eu un avis victime.

Le Parlement européen n'a pas voulu se constituer. De la même manière, Renault Nissan ne s'est pas constitué par partie civile. Pourquoi ?

Je considère que ma mission d'avocate a été pleinement exécutée sur des enjeux stratégiques. De la même manière, il manque une pièce dans ce dossier puisque mon contrat d'avocat mon contrat d'avocat est un un contrat d'avocat, c'est une pièce majeure au dossier. Il pose une question à Carlos Ga ils disent "Nous vous présentons le document que nous vous présentons convention d'honoraire entre Renault Nissan et Rachid Adati.

Qu'avez-vous à dire ? Ce document a été préparé par la direction juridique. On voit d'ailleurs à côté de ma signature des parafes puisqu'il était dans mes habitudes de ne jamais signer un document aimé par une source extérieure de l'entreprise sans l'aval de nos juristes.

Sur question interpellation et sur votre question, la question des magistrats. Dites-nous quels sont les auteurs de paraf. Monsieur Gosse répond : "Je ne reconnais pas formellement les parafes, mais il doit s'agir sans doute du directeur juridique ou de madame, je ne citerai pas madame Sépé qui est la CO de l'alliance mais je ne sais pas, il y a un ou deux parafes.

C'est à vous de vérifier. C'est à vous de vérifier. Ce document est introuvable, monsieur.

Non, mais il est introuvable. Voilà. Je comprends d'après ce que vous me dites que vous avez été rémunéré pendant 2 ans par Renault pour leurs affaires dans quatre pays dont l'Iran et l'Afrique du Nord, l'Algérie notamment.

Je comprends que ces deux questions n'ont rien à voir avec un possible lobbyme que vous auriez fait. Vous les avez. Voilà, c'est la première fois que je sors ces documents pour Renault au Parlement européen.

La question encore une fois qu'on se pose ce soir, c'est pourquoi est-ce qu'il y a ce renvoi ? Comment vous vous le comprenez ? Je vais vous dire, monsieur Bonert qui est le procureur nationaliste financier m'a reçu 2h30 dans son bureau.

On a discuté du dossier. Il m'a dit droit dans les yeux que mon dossier ne tenait pas et qu'il avait même des difficultés avec son parquet. Je le cite, il ne peut pas me démentir.

De la même manière quand le dossier quand la première fois où on m'a dit qu'il y avait quand après la chute de Carlos Ga on m'a dit qu'il y avait sans doute une enquête qui était ouverte. C'est un journaliste du Parisien qui m'appelle en disant "J'ai eu cette information. Qu'avez-vous à dire ?

J'ai appelé le PNF, c'était encore madame Moulette qui avait dit il n'y a pas de dossier, nous avons classé, il y avait ça que je ne comprends pas. Il y a un problème avec la jus. Oui, il y a un problème avec la jusqu il y a un problème avec la justice.

Je vous dire, je ne renoncerai sur rien. Moi, je n'accable pas les magistrats. Quel est le problème ?

Je n'accable pas les magistrats, je n'accabe pas la magistrature, j'accable des magistrats qui refusent de faire leur travail conformément évidemment au code de procédure. Quand vous dénoncez un acharnement, une chasse au sorcière moi je dis pas je dis pas acharnement, je dis je demande des actes, on me les refuse. Je demande attendez telle personne, j'ai demandé des confrontations avec tout le monde.

Avec tout le monde, j'ai demandé des confrontations, refus. J'ai demandé d'aller chercher les documents de la comptabilité. Est-ce que c'est normal que ce soit à moi d'aller assigner Renault pour me donner la comptabilité ?

Est-ce que c'est normal de démontrer que ce soit moi qui démontre une acquisation infondée ? Al on va essayer de raisonner quelle serait la motivation des juges dans ce renvoi ? Euh est-ce que moi vous savez toute la procédure a été émaillée d'incident.

D'ailleurs, j'avais saisi le président du tribunal sur un comportement qui n'était pas à la hauteur de la magistrate. Et d'ailleurs, le président du tribunal m'a répondu en conséquence et donc je ne voulais pas laisser passer les choses mais j'en ai jamais fait état. Pourquoi ?

Parce que je me disais voilà, on est dans du contradictoire, il est droit de la défense mais là c'est une atteinte grave au droit de la défense. On me dit aujourd'hui ordonnance de rejet sur la recherche de la pièce manquante. Ça fait un an qu'on leur demande où est la pièce, où est cette convention d'avocat parafit ?

Elle est où ? Je demande à la justice où est cette convention. Un an, pas de réponse.

Et aujourd'hui, on dit "Ah ben non, peut-être qu'on s'est mépris, mais c'est noir sur blanc." Question des magistrats, réponse de monsieur Gose. Elle est où cette pièce ?

On me dit "Ah ben non, mais on a on a dû on a dû sans doute il y a du mépris." Et ben mais on me laisse pas faire appel de l'ordonnance de rejet. Vous êtes ministre, vous avez été garde des sauts, vous êtes avocate, vous connaissez tout cela ? par cœur bien sûr par cœur mieux que personne.

Vous avez quand même au vu de votre expérience et de vos connaissances une idée de ce qui pourrait ne pas fonctionner ou ne pas aller dans la façon dont ce dossier est traité. Des atteintes graves au droits de la défense. Voilà les droits de la défense en France aujourd'hui avec certains magistrats, ils marchent dessus.

Vous faites des demandes d'actes, elles sont pas motivées. J'ai pas appris mon travail comme ça moi. Quand j'étais magistrat à l'école de la magistrature, on m'a dit quand il y a des rejets de demande d'acte, on les motive.

Aucune demande d'acte n'est motivée. Et de dire c'est trop vieux, c'est trop ancien, on retrouvera pas. Donc ça veut dire que c'est prescrit.

Soit ça existe, soit ça existe pas. Mais on peut pas renvoyer quelqu'un en disant il y a pas de document. Est-ce que vous faites encore confiance à la justice ce soir ?

On vous sent en colère, c'est pour ça que je vous pose cette question. Mais je suis pas en colère. Mais je suis pas en colère.

Mais moi je vais quand même pas me résigner. Ils essayent de me mettre un genou à terre mais je vais quand même pas mettre le deuxième. Qui sont ils ?

Bah là dans le casadre de de la justice, attendez une commission d'investiture annoncé une ordonnance de renvoi et une ordonnance de rejet sur lequelle on me respecte pas sur un délai de recours mais on est où ? J'en sais rien. Je vous dis j'ai vu droit dans les yeux monsieur Bonert qui m'a dit que son parquet dysfonctionnait.

Voilà, je vous le dis et madame Moulette m'avait dit qu'à l'époque évidemment qu'elle avait classé le dossier et qu'il y avait même une perquisition qui avait été rejetée par le JLD. Voilà. Est-ce que vous allez rester à votre poste ?

Est-ce que vous restez ministre ? Ah, je suis condamné, monsieur. C'est une question.

Ben moi, je vous je vous pose une question. Est-ce que je suis condamné ? Bien sûr que non.

Et vous évidemment voà et donc et donc voilà, toute ma vie, vous bénéficiez la présemption une question normal. Et ben je vous réponds voilà tout aussi normalement. Est-ce que vous avez vu le président de la République ?

Est-ce qu'il vous a assuré de son soutien ? Attendez. Mais moi j'ai pas besoin j'ai pas besoin qu'on défende à ma place.

Je suis en nous sommes dans un pays de responsabilité individuelle. Voilà. Même dans le cadre des auditions que certains pourraient retrouver, je les ai jamais donné.

On essayait de me ramener à l'affaire Fillon, à l'affaire Sarkozy. On m'a ils ont auditionné le seul administrateur de Renault qui était en lien avec François Fillon. C'est normal.

Vous pensez pas qu'il y a un petit une petite orientation ? Et ben non, nous ne sommes pas dans une société de responsabilité collective. Voilà.

Et donc non mais person démissionné en 2017 l'actuel premier ministre François Bou vous l'avez évoqué l'avait décidé et je lui avais apporté mon soutien et c'était un choix personnel. Monsieur Baou a été relaxé bien sûr. Et ben voilà alors vous abîmez la vie de quelqu'un par des rumeurs pouvoir été faites pas le même chéfend partout où je suis.

Voilà je vais vous dire partout où je suis, je me défends même quand je suis né je me défendais je vous le dis. J'ai eu un mariage forcé, je m'en suis défendu. Voilà.

Et pendant 3 ans, ça a été pour moi l'obscurité. Je n'ai je n'ai pas renoncé. Voilà.

Mon combat, c'est un combat de vie. C'est un combat contre. Une démission, c'est pas un renoncement.

Vous pourriez démissionner pour pouvoir mieux vous défendre. C'est tout. C'est tout.

Oui. Et alors ? Ah bon ?

Parce que vous trouvez que c'est pas compatible. Ah moi je sais pas. Je votre avocat et c'était aujourd'hui je souhaitais évidemment faire cette petite mise en point parce que je veux vous dire faut pas se laisser marcher dessus.

Est-ce que vous avez Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir alors voilà ce qu'on va faire, je vais vous faire écouter Gérald Darman qui était l'invité de TF1. On lui a évidemment posé la question de savoir ce qu'il pensait de cette de ce renvoi. On l'écoute.

Je vous ferai réagir juste après. Moi, je peux pas commenter une procédure judiciaire mais il est évident que Rachidati est une grande femme politique dont je souhaite ardemment qu'elle soit maire de Paris d'abord et présumé innocente et et ne jetons pas trop rapidement le propre sur les personnes. Éric Dup Moretti qui était mon prédécesseur.

Pendant des mois, des mois et des mois, les oppositions ont demandé sa démission parce qu'il y avait un procès en cours contre lui et à la fin il a été innocenté. Donc soutenons Rachid Adati pour être une grande mise à culture, une mère de Paris et laissons la justice faire son travail. Vous avez au moins des alliés dans le gouvernement.

C'est un ami de longue date. Voilà. Ministre de la justice.

L'amitié, ça existe dans la vie. Euh la fidélité aussi. C'est comme ça que je fonctionne.

Moi toute ma vie, j'ai été dans la reconnaissance, la fidélité, la loyauté. Mais aussi, on ne touchera pas ma probité. Vous savez, moi je viens d'une famille très compliquée.

Je suis pas devenue magistrat. Donc, c'est pas aujourd'hui qu'on va atteindre et mon honnêteté et ma probité. Ça pour moi, c'est mon honneur et c'est ma dignité.

Je n'ai vécu que là-dessus. Je suis pas une héritière, je suis pas une rentière. Tout ce que j'ai, j'ai travaillé.

Je ne dépends pas de la politique. C'est pour ça lorsque je suis devenue député européen, j'ai voulu être avocate. Pourquoi ?

Je me suis je venais d'accoucher et à l'époque, j'avais pas de pension alimentaire et j'avais évidemment je j'avais évidemment un train de vie parce que j'ai aussi une famille que j'ai aussi en partie à ma charge. Voilà, je ne veux pas rentrer dans les détails et donc je ne veux pas par dignité dépendre de qui que ce soit. Donc tout ce que je l'ai, j'ai je l'ai eu par honnêteté, sans aucune atteinte à ma probité et par mon travail.

Et donc je continuerai à défendre cela. Le calendrier est le suivant. Je crois qu'il y a une première audience fin septembre pour Non mais c'est des audiences de procédure déterminer les dates du procès bien sûr et puis après il y aura un procès en 2026 probablement peut-être.

On verra ce qui se passe évidemment. Euh est-ce que vous avez euh dans ce cadre-là vous le sentiment que ce calendrier judiciaire peut empêcher, ce n'est pas un énorme secret de dire que vous visez la mairie de Paris peut empêcher cette campagne-là ? Certains vont l'instrumentaliser mais j'en ai j'en ai vu d'autres, rappelez-vous, sur ma vie personnelle, sur ma fille, sur ma vie privée, j'en ai vu d'autres.

C'est pas c'est pas aujourd'hui que évidemment j'apprends pas la vie hein. Je je connais je connais les attaques mais si vous par rapport à ce que j'ai pu vivre et d'où je viens honnêtement la vie est très facile pour moi aujourd'hui. Donc vos adversaires, ils ont ce n'est pas une surprise non plus commencer à réagir.

Je vais vous montrer ce que écrit ce que dit Emmanuel Grégoire dans le dans le Nouvel. Nous ne pouvons pas laisser revenir un monde qui fait du copinage du conflit d'intérêt du clientellisme la norme de gouvernance de notre ville. Voilà c'est ce qu'il déclare grave. du dénigrement et de la diffamation.

Mais monsieur Grégoire a l'habitude, je veux vous dire à l'épreuve des faits, c'est tout ce qui m'intéresse. Il dit Paris mérite un maire, pas un prévenu. C'est fort, c'est fort mais c'est fort, c'est au niveau de monsieur Grégoire.

Donc c'est pas fort du tout pour moi. C'est à son niveau. Violent voilà.

Pardon. Non, mais c'est à son niveau. C'est pas du tout au mien.

Donc rien n'entamera votre détermination. rien. J'allais vous demander dans quel état d'esprit vous êtes, mais visiblement combatif comme on vous connaît.

Évidemment, les réactions aussi de de Pierrif Bournael qui lui estime que vous devriez et bien ne pas vous présenter à la mairie de Paris. Là aussi, mais vous savez, moi je connais bien Édouard Philippe pour laquelle pour laquelle j'ai du respect. Il est visé par une enquête sur une prise illégale d'intérêt, du favoritisme, du trafic d'influence.

Donc il est visé par le PNF. Les deux hommes font partie du même parti, je le précise pour ceux qui vo Donc faut faire attention. Moi, je vous dire, je n'ai jamais jamais attaqué en dessous de la ceinture sur ce type de sujet.

Jamais. Est-ce que vous avez pardon vous poser la question mais reçu des candidatures des des garanties de candidatures pardon de la part de votre parti pour cette élection de la part de LR ? C'est la première fois à Paris où cette élection va se jouer avec les Parisiens.

Lundi soir, hier soir encore, j'ai rassemblé plus de 300 personnes. Les Parisiens, quel que soit leur obéience politique, si je puis me permettre, tous sont déterminés à ce que Paris connaisse une alternance. Ça n'est pas la question, c'est pas une gestion de ville, c'est un choix de société. c'est de que Paris redevienne le plus bel écran que nous connaissons pour la culture, pour son mode de vie, pour son on l'entend.

Mais est-ce que vous êtes confiante pour pour l'investiture ? Je crois que c'est lundi. C'est moi je vous dire ce sont les Parisiennes et les Parisiens qui décideront.

C'est la première fois, vous savez, on disait c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple sur une élection suprême et présidentielle. C'est la première fois qu'à Paris, il y a une vraie attente et une vraie volonté d'alternation. que quoi que décide le parti, votre parti, vous vous tracez vous tracerez votre chemin.

Je suis déterminé. Vous savez, il y a pas beaucoup de gens qui m'ont fait dévier dans la vie. D'accord.

Donc on comprend que ce sera ce sera votre candidature. On verra ce que L décidera de son côté puisqu'on parle de politique. Dernière petite question peut-être Michel Barnier qui est officiellement candidat dans la deuxème circonscription de Paris.

On lit dans la presse qu'on lit beaucoup euh que vous seriez candidate face à lui. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est Michel Barnier que je connais bien, nous avons fait justement nous étions parlement européen ensemble d'ailleurs et il en connaît bien le fonctionnement et justement il pourrait dire la nature de la question écrite que dont on vient de parler. Moi j'ai du respect pour lui mais il est instrumentalisé.

Je le regrette. Voilà, je le regrette. Donc vous allez vous présenter contre lui.

Non mais je dis je dis moi j'ai j'ai fait acte de candidature. C'est vrai. C'est vrai.

Mais cette famille politique moi je je vous dire on ne gagne que dans l'unité. C'est ce que j'allais vous dire. Est-ce qu'il y a pas un risque de division à droite ?

Est-ce que Est-ce que un c'est moi qui bouscule le calendrier ? Non. Est-ce que de je suis facteur de division ?

Non. Donc voilà. Donc c'est aux autres de que ceux qui divisent prennent leur responsabilité là-dessus. pareil, il faut enfin moi j'ai jamais joué petit joueur, vous le voyez encore ce soir ou petit bras quand on quand on y va, on y va vraiment.

Voilà. Et donc moi je suis quelqu'un qui n'a jamais attendu, qui n'a jamais renoncé et qui n'a pas peur. Voilà, ça on l'aura compris.

Comment on fait compagne dans ces circonstances ? Vous l'avez vu ce soir, c'est probablement que le début. Vos adversaires ne vont pas vous épargner, vos amis peut-être pas.

C'est de la politique mais bien sûr, mais ils font ce qu'ils veulent. Ils utilisent les arguments qu'ils veulent. Voilà, chacun est libre.

Moi, je serai sur le fond s'ils veulent m'attaquer là-dessus. Vous savez, vous voulez que je dise les injures, les attaques que j'ai entendu dans ma vie. C'est assez minable, mais ça ne me fera pas dévier.

Moi, ce qui m'intéresse, c'est ce que me répondront les Parisiennes et les Parisiens. C'est ça qui m'intéresse. Moi, j'ai confiance.

J'ai confiance aussi, je veux vous dire, j'ai confiance aussi quand même. Je veux pas vous dire dans la justice, mais en tous les cas, j'ai confiance de ce qu'il en sortira parce qu'on ne peut pas avoir un dossier dans lequel il manque une pièce et dire c'est pas grave, on s'assit dessus. que on est un dossier où je vous ai montré tout ça, c'est la preuve de mon activité.

Toutes ces personnes ont demandé à être entendu et qu'on fasse comme si de rien n'était que comme si tout ça n'existait pas. Ça n'est pas vrai. Que monsieur Gose que des magistrats interrogent sur une convention par affait et que cette convention soit introuvable que des gens disent "Elle a travaillé, elle nous a sauvé notre usine, elle a permis évidemment l'éviture, elle avait permis d'éviter la fermeture d'une usine ou une expropriation." Je vais vous dire, c'est dans le dossier un jour de fermeture d'usine par exemple en Turquie, c'est 300000 €.

Donc si vous voyez les proportions mes honoraires sont tout à fait en en accord avec les avec les honoraires en vigueur. Une dernière question, on aura compris évidemment que vous restez déterminé pour Paris, que vous restez à votre à votre poste. Est-ce qu'il vous arrive au vu de la situation et des dysfonctionnements que vous dénoncez d'imaginer que vous puissiez être condamné, que vous puissiez terminer en prison ?

C'est ça paraît inimaginable mais est-ce que c'est quelque chose Oui, très bien. Je vous effleur pas du tout parce que c'est on est quand même pas on n pas dans un état arbitraire, rassurez-moi. J'espère mais rassurez-moi, on n'est pas dans un état arbitraire.

Quand un dossier quand une pièce disparaît d'un dossier, on n'est quand même pas dans l'arbitraire. Vous avez vu le dossier de Marseille, il y avait des scellés qui avaient disparu. D'ailleurs, le le garde des SAAU a ordonné une inspection et sur ce dossier, il y a deux types de citoyens, deux types de loi.

Et ben non, voilà ce dossier, il manque une pièce. Les personnes qui ont attesté de mon mon travail, tous les cadres dirigeants ont demandé à être entendu refus de la justice. Et d'autre part, je rappelle que le Parlement européen n'est pas constitué partie civile dans ce dossier comme Renault Nissan.

Il n'y a pas de victime dans ce dossier. Donc je suis je serai renvoyé sans victime. Non mais il y a quelque chose qui va pas bien.

Merci Rachid Alati, merci beaucoup d'être venu vous expliquer ici ce soir sur LCI. On va continuer le travail et je vais prendre cela évidemment. Merci beaucoup.

Euh on va continuer évidemment d'évoquer cette cette affaire et ce renvoi euh qui concerne on vient de le voir Rachida Datati mais aussi Carlos Gonz avec nos experts. Si vous voulez, vous pouvez vous joindre à Nouille avec grand plaisir évidemment. Bonne soirée.

Merci Rashida Dati. Premières impressions évidemment de ce qu'a déclaré la ministre de la culture ce soir, prétendante à la mairie de Paris également. Damien, qu'est-ce que vous retenez de ce qui vient d'être dit ? la combattante et Rachida Adati dans une boutade voulait presque poursuivre avec nous ce match.

Elle a choisi et elle vous l'a dit d'emblé qu'elle souhaitait prendre la parole pour la première fois se défendre. Elle l'a fait telle qu'on la connaît avec avec vigueur avec des des arguments et des preuves qu'il faudra examiner bien sûr mais voilà c'est une combattante Rachida Dati, on le savait, elle l'a prouvé ce soir. Euh bonjour Guillaume Roquet.

Bonsoir, je vais euh présenter tout le monde parce que j'ai oublié de le faire dans le feu de l'action. Donc vous êtes là, directeur de la rédaction du Figaro Magazine. On est aussi euh avec Alexandre Aguy du journaliste police TF LCI.

Vous allez évidemment euh nous donner les petits euh détails juridiques qui nous échappent peut-être dans cette affaire. Et puis évidemment, nous sommes aussi en présence de nombreux invités qui viendront tout à l'heure nous rejoindre sur ce plateau pour décrypter ce qui a été dit. Euh Renault Renault Pilard, vous quelles impressions elle vous a fait Rachidati ce soir ?

Euh une réaction très rapide dès ce soir effectivement après son renvoi en correctionnel et une volonté immédiate de montrer que selon elle le dossier ne tient pas. Euh il n'y a pas de il n'y a pas de motivation avec notamment cette phrase sur Bonert le patron du PNF qui lui aurait dit que le dossier ne tient pas. Donc elle a voulu avec tous ces dossiers et avec effectivement euh ce qu'elle considère la clarté du d'une avocate, montrer que à la fois sur euh le lobbing et également sur un travail qu'il n'aurait pas effectué que cela est faux.

On y reviendra. Très intéressant aussi ce qu'elle a dit sur la campagne municipale à Paris. Guillaume Roquet, c'est à vous cette fois.

Qu'est-ce que vous avez pensé de ce qui a été dit ce soir par Rachidati ? Est-ce qu'elle est est-ce qu'elle vous a convaincu de son innocence ? Euh ou au contraire, est-ce que est-ce qu'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas dans ce renvoi ?

Quelque chose que peut-être la justice a décelé et et qui n'a pas été évoqué ? Alors, c'est vrai que les arguments de Rati sont sont très forts. Elle a la pugnacité qui vient d'être décrite.

Il y a une chose dont elle a peu parlé, c'est que Renault à ma connaissance est partie civile dans ce dossier et que donc contrairement me sembleil à ce qu'elle vous a indiqué à la fin de l'interview, mais elle parlait de Renault Dissa, donc peut-être pas la même structure mais en tout cas Renault est partie civile donc ça va être intéressant d'avoir le point de vue de l'entreprise qui aujourd'hui avec la nouvelle direction depuis le l'éviction de Carlos Ga dans les dans les conditions qu'on connaît euh Renault considère queil y a eu effectivement une des honoraires qui étaient euh qui était pas la contrepartie d'un travail effectivement réalisé. Ce qui est intéressant, c'est que Rachi Lalati, elle est cohérente avec son personnage. C'est-à-dire la femme qui se bat seule contre tous, la femme qui a toujours connu les difficultés, elle elle l'explique de façon allusive mais récurrente et que donc elle va se battre et elle y va frontalement, y compris d'ailleurs en mettant en cause de façon personnelle, à ma connaissance, elle la cite trois fois, Bénedicte de Pertui qui est la présidente du tribunal correctionnel de Paris et qu'on connaît bien puisque Marine Le Pen l'avait déjà à l'époque que accusé de sortir de son rôle quand elle l'avait condamné dans l'affaire des des assistants parlementaires européens.

Euh Alexandra, qu'est-ce que vous avez pensé de cette défense ? Des arguments présentés par Rachid Adati ce soir ? Est-ce que vous avez été convaincu par la façon dont elle expose son cas ?

Alors moi j'ai pas être convaincu. Ce sera la justice de l'aide peut-être. Bien sûr.

Ah Rachid revient. Voilà. Entendu Guillaume Roquet.

Vous dites attendez alors attendez on va vous donner un micro. Nissan nena n'est pas partie civile. Oui.

Avec qui j'ai signé mon contrat d'avocat ? Renault Nissan. Ce sont toutes les c'est l'alliance Renault Nissan qui a toutes les implantations d'usine à l'étranger.

Renault ne génère pas les sites à l'étranger. C'est Renault Nissan et Renault vous avez raison ils sont constitués. C'est monsieur Sénard.

Pourquoi ? parce qu'il est en règlement de compte avec monsieur Gos mais il n'a jamais été entendu par la justice. Vous savez que pour la recevabilité d'une partie civile, il faut être entendu, il faut que ce soit recevable et vous démontriez votre préjudice.

Renault Nissan dit "Nous, on n pas de préjudice" et monsieur Renault a un préjudice mais alors qu'ils viennent bien à l'audience. Il va être voilà, il va être intéressant, il va être intéressant effectivement d'avoir la réponse de Renault à tout ce que vous avez indiqué et notamment tous ses rendez-vous et toutes ces réunion n'est pas concerné. C'est Renault Nissan que je sa monsieur Sénard n'est pas concerné par Renault Nissan.

Il était pas là à l'époque. Il a un règlement de compte avec monsieur avec monsieur Gose. Non non avec monsieur non avec monsieur Gose.

D'une part d'ailleurs Lucas de Meo personne n'a jamais fait d'analyse pourquoi monsieur Lucaso était parti alors qu'il venait d'être renouvelé. Il vient démissionner pour partir chez King. Exctement.

Voilà. Vous savez pourquoi ? Non.

Parce que l'ambiance était pas au top avec monsieur Sénat. Voilà. Vous avez pas remarqué qu'on est passé du premier groupe industriel au monde avec les difficultés qu'on connaît.

Donc il y a peut-être aussi un sujet de management à avoir. Monsieur Scénard, il est psychorigide. Il a un règlement de compte avec monsieur Gos dont je suis l'otage, il n'est pas concerné par mon dossier.

Donc sur la recevabilité, je peux vous la faire, je peux vous donner les articles, ils ne sont pas concernés. Donc vous accusez Jean-Dominique Sonard en quelque sorte de régler ses comptes avec monsieur G à travers vous mais avec sur ce dossier sur le sur le dos de ce dossier évidemment parce que lui il se dit peut-être que j' enfin je ferai condamner peut-être monsieur Gosse sur mon porte-bagage donc et ben non voilà donc Renault Nissan n'est pas Renault n'est pas concerné j'ai signé un contrat d'avocat avec Renault Nissan c'est tout il y avait rien d'autre ah ben écoutez si vous vous estimez que c'est tout puisque c'est vous qui avez pris contrôle de ce plateaube je reste en régie voilà alors elle va rester en régie Rachid Katti, voilà, on n'est jamais déçu, ça c'est sûr. Pugnas et qui veut montrer qu'elle a raison et qu'elle est victime dans ce dossier.

Alors, on va aller quand même interroger l'un de ses opposants. Je crois que c'est Pierrive Bournael qui est avec nous, Yann Brossard, pardon. Voilà, je me suis trompé.

Yan Brossard, bonsoir. Merci d'être d'être avec nous. Vous venez de voir ce que certains appelleraient le Rachida d'Atichotud.

Elle est pugnasse, elle estime être la victime dans cette affaire. Elle dénonce une instrumentalisation honteuse. Vous l'avez écouté j'imagine sur LCI ces dernières minute.

Est-ce qu'elle vous a convaincu ? Je rappelle que vous êtes son opposant politique quand même. Vous sa moi je ne suis pas magistrat.

C'est c'est les juges qu'elle devra convaincre. Et devant un juge, ce qui compte c'est pas la combativité, c'est l'honnêteté. Et donc ce sera au juges de de se prononcer.

Pour le reste, je pense qu'un certain nombre de questions politiques vont se poser et les électeurs parisiens en particulier vont se poser un certain nombre de questions. Comment est-ce que les Républicains qui lancent une grande campagne par la voix de Bruno Rotaillot sur le thème la France déson peuvent investir à Paris une candidate qui est soupçonnée de corruption ? Comment madame Dati peut expliquer qu'elle va mener une campagne en faisant de la sécurité, de la lutte contre la délinquence, du respect de la loi, sa priorité absolue et dans le même temps être elle-même au tribunal convoquée pour des faits de corruption.

Donc je pense surtout qu'un certain nombre de questions politiques vont inévitablement se poser et lorsqu'ils voteront, si tentez qu'elles soi encore éligible au moment des élections municipales, lorsqu'ils voteront, les électeurs auront ces questions en tête et et ils devront y répondre par leur bulletin de vote. Un petit rappel quand même Rachid Adati bénéficie de la présemption d'innocence. C'est important quand même de Oui, ça l'a suffisamment répété.

Oui. Oui. Oui.

Mais c'est important aussi. Et et si c'était vous, on le dirait aussi évidemment. Euh en l'occurrence, c'est elle.

C'est vrai. Est-ce que vous avez euh vous le sentiment que euh cette campagne peut se dérouler de manière sereine euh et qu'elle va se dérouler sur ce qui intéresse vraiment les Parisiens ? Et ça, ce sera aussi de votre fait l'opposition.

Si comme on l'a vu ce soir euh ces ces dernières heures, toute la campagne autour de la mairie de Paris se déroule autour des accusations contre Rachid Alati, on va peu parler des Parisiens. Ce n'est quand même pas nous qui sommes responsables du choix que l'opposition fait quand elle décide de son candidat aux élections municipales. Et par ailleurs, c'est madame Dat qui en poussant à la réforme du mode de scrutin Paris- Lyon-Mseille a décidé de personnaliser à outrance l'élection municipale puisque c'est une élection où nous voterons directement pour le conseil de Paris et donc pour un maire.

Ça c'est madame Dati qui l'a choisi puisqu'elle a fait pression sur le premier ministre pour que le mode de scrutin change et pour qu'on ait ce scrutin extrêmement personnalisé. Et donc inévitablement beaucoup de questions se poseront. Et puis vous savez, les Parisiens ont connu une époque où leurs élus passaient plus de temps au tribunal qu'au conseil municipal.

C'est la période qui date d'avant 2001. Et pour être tout à fait sincère, je ne suis pas totalement convaincu que la majorité des Parisiens en tout cas est envie de renouer avec cette période, mais une fois de plus, ce sera le choix des électeurs qui souverainement pencheront cette question. Mais pour le reste, moi je n'ai aucun problème à ce qu'on puisse débattre de tous les sujets de préoccupation quotidienne des Parisiens.

La mobilité, les transports, la lutte contre la pollution, le logement, les enjeux de sécurité, lutte contre la délinquence. Nous sommes prêts évidemment à parler de de tous ces sujets-là et je suis sûr que madame Datura des choses à nous dire et nous aurons inévitablement des arguments à lui rétorquer. En tout cas, je suis très serein en vue de cette prochaine campagne municipale.

Oui, bonsoir Yan Brosa. On vous entend finalement on comprend votre argumentation de dire que et bien ce changement de mode de scrutin peut finalement et bien amener des critiques à l'endroit de madame Dati. Il vous sert aussi quelque part, il nationalise euh ce ce scrutin, il le médiatise en tous les cas et vous permet vous aussi d'exister dans euh dans cette campagne.

Nous n'avions pas besoin d'un changement de mode de scrutin pour exister et pour gagner les élections municipales puisque nous les avons gagné à quatre reprises en 2001, en 2008, en 2014 et en 2020 en ayant de fait une majorité de voix ce qui nous a amené à diriger cette ville. Mais une fois de plus, le mode de scrutin a changé. Si t que le Conseil constitutionnel ne censure pas la loi, il s'appliquera et il faudra bien jouer avec les règles du jeu.

Et quel que soit le mode de scrutin, nous nous battrons pour que la vision que nous défendons de Paris, qui est une vision progressiste qui vise à faire de la lutte contre la pollution, de la lutte pour le droit au logement, des priorités, bien que cela nous permett d'être élu. Mais c'est le débat démocratique. Je crois que madame Dat a envie d'être candidate.

On s'affrontera et les Parisiens franchement. Merci beaucoup Yan Brosa, merci d'avoir pris le temps de nous répondre en direct ce soir sur LCI. Yan Brosa, donc adversaire politique de de Rachidati dans le gouvernement.

En tout cas euh on sert les rangs à l'image de Gérald Darmana, invité du 20h de TF1 tout à l'heure. Écoutez, moi je peux pas commenter une procédure judiciaire, mais il est évident que Rachidatique est une grande femme politique dont je souhaite ardemment qu'elle soit maire de Paris d'abord et présumé innocente et et ne jetons pas trop rapidement le propre sur les personnes. Éric Dupont Moretti qui était mon prédécesseur.

Pendant des mois, des mois et des mois, les oppositions ont demandé sa démission parce qu'il y avait un procès en cours contre lui et à la fin il a été innocenté. Donc soutenons Rachid Adati pour être une grande mise à culture, une mère de Paris et laissons la justice faire son travail. Voilà et pour l'instant l'Élysée a appris note Damien de ce nouveau rebondissement de cet éème rebondissement dans cette affaire de ce renvoi et pas plus de commentaires pour l'instant.

Rachid Adati nous a dit tout à l'heure qu'elle resta à son poste. Oui, un soutien effectivement de l'Élysée comme on le dit, de l'entourage du président de de la République à l'endroit de de la ministre de la culture. On a compris que la jurisprudence a changé, a évolué ces dernières années entre le début du quinquena du premier quinquena du président de la République et aujourd'hui.

Voilà, un ministre qui est mise en examen, qui est renvoyé devant un tribunal peut rester à son poste. Rachid Adati a expliqué pour quelle raison elle continuerait sa mission. Rue Vallois au ministère de la culture.

Euh c'est intéressant ça. Elle a pas hésité une seule seconde, elle s'est même un peu agacé quand je lui ai posé et reposé la la question. Pour elle, il n'y a aucune aucun motif à à démissionner.

Oui. Et c'est assez cohérent parce que démissionner ça pourrait signifier que qu'elle se sent une quelconque responsabilité. Or, elle le dit et elle l'affirme à votre micro.

Elle considère que ce ce procès c'est un règlement de compte personnel, y compris quelle est la victime collatérale d'une sorte là encore de règlement de compte entre le précédent euh président de Renault euh Carlos Gaone et Jean-Dominique Sonard qui est le président actuel et dont dont elle citait le nom à l'instant dans cet échange un peu vif. Et euh évidemment, elle ne veut pas apparaître comme étant euh en quelque sorte dans une situation de faiblesse. Et je pense qu'elle sait aussi que euh Emmanuel Macron et son Premier ministre euh ne sont pas eux non plus dans une situation très brillante.

Euh ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée, ils sont dans un niveau très faible dans les sondages et que donc ils ne pourraient pas se permettre une crise supplémentaire avec un départ de Rachidalati. Renault Pilat, c'est donc un, si je vous entends bien, un choix logique qui est fait, un choix politique qui est fait par Rachid Adati mais qui est cohérent par rapport à sa situation et à la situation de l'ensemble du gouvernement. Oui, présemption innocence et effectivement désormais alors il y a eu le choix de François Baou, elle a rappelé de de quitter le gouvernement mais dans la mesure où il y a présent innocence et il y a un rendez-vous extrêmement important qui est le 29 septembre, une première audience où devra être fixée la date la date du procès, là il y aura un débat un débat notamment entre les avocats et il n'est pas dit on ne connaît pas la date, ça peut être avant les municipales, après les municipales et donc dans ce cas-là, elle continue continue à rester membre du gouvernement comme c'est le cas.

La jurisprudence baladure a effectivement été abandonnée il y a bien longtemps. On va écouter Rachida Dati. Elle nous confirmait tout à l'heure qu'elle ne renonçait strictement à rien malgré le renvoi.

Écoutez, je vous dire je ne renoncerai sur rien. Moi, je n'accable pas les magistrats. Quel est le problème ?

Alors, je n'accable pas les magistrats. Je n'accabe pas la magistrature. J'accable des magistrats qui refusent de faire leur travail conformément.

Évidemment au code de procédure quand vous dénoncez un acharnement une chasse au sorcière moi je dis pas je dis pas acharnement je dis je demande des actes on me les refuse. Je demande attendez telle personne j'ai demandé des confrontations avec tout le monde. Avec tout le monde j'ai demandé des confrontations refus.

Bonsoir Pierre Bournael merci d'être avec nous. Adversaire politique aussi de de Rafida Datu. Vous l'avez peut-être écouté ce soir sur LCI en direct. elle ne renonce à rien et euh estime qu'elle est toujours en capacité de de remporter la mairie de Paris.

Est-ce que c'est aussi votre avis ? Ah, c'est son droit le plus élémentaire. Euh, elle a le droit d'être candidate à la mairie de Paris.

Euh, c'est un choix de conviction. C'est son éthique personnelle, sa conscience qui doit s'exprimer et puis après, c'est les Parisiennes et les Pharisiens qui qui décideront. Moi, mon sujet c'est pas c'est pas celui de sa candidature, c'est le sujet de sa présence au gouvernement.

Elle est aujourd'hui renvoyée en correctionnel pour des faits présumés de corruption et de trafic d'influence. Elle est présumée innocente comme monsieur God. Elle va devoir se défendre mais il va y avoir un procès.

Et je pense que pour protéger l'État, pour protéger le gouvernement, sa fonction de ministre et bien je pense qu'elle devrait se mettre de côté, démissionner parce que je pense que l'intérêt général doit toujours l'emporter. euh comment euh rester ministre de la culture, comment être dans un gouvernement alors qu'il va y avoir un procès euh qui va durer probablement euh plusieurs semaines et on le voit quand elle s'explique euh il y a beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à faire, il y a beaucoup de contradictions et tout ça n'est pas bon pour la conduite des affaires d'état et la neutralité euh de l'ensemble des ministres vis-à-vis de la justice. Et ce soir, elle a été obligée d'attaquer la justice.

Elle a attaqué la justice. Elle a attaqué énormément des magistrats. Elle en a cité, a cité leur nom.

Et on voit bien que tout ça n'est pas très clair. Et je pense que pour la clarté, pour ses propres intérêts, pour les intérêts de l'État, ben je pense qu'elle devrait d'elle-même s'écarter de sa fonction de ministre et protéger ainsi les affaires d'état. Elle ne le fera pas.

C'est ce qu'elle nous a dit tout à l'heure en direct sur LCI. Est-ce qu'elle pourrait euh et c'est j'imagine là où vous voulez en venir, démissionner son poste de ministre et ensuite se présenter ou briguer la mairie de Paris ? Ce ne serait pas très cohérent politiquement.

Elle rappelle aussi qu'il y a eu des précédents. Certains ont décidé de quitter leur poste qu' François Bairou en 2017. Éric Dupont Moretti lui est resté aux affaires malgré ses euh comment dirais-je déboir judiciaire.

Euh pourquoi devrait-elle quitter son poste ? Parce que là, il s'agit pas d'une mise en examen mais d'un renvoi encore actionnel. Il va donc y avoir une audience, il va y avoir un procès, il va y avoir de longues semaines de discussion où madame Dat et monsieur Bon vont pouvoir se défendre.

Il y aura des partis civiles, où il y aura un procureur de la République, il y aura des magistrats qui rendront une décision. Donc je trouve que ça crée un climat quand même très compliqué pour les affaires de l'État, pour la bonne conduite des affaires de l'État. Euh il y avait une jurisprudence qui était la jurisprudence baladure de 93.

Tout ministre mis en examen doit démissionner. Cette jurisprudence a été stoppée euh par Emmanuel Macron. Considérant que un ministre mis en examen euh pouvait ne pas être envoyé euh devant un tribunal, mais là on a passé une étape supplémentaire.

Là, on est renvoyé il y aura un procès. Et donc euh je donne mon avis personnel. Je crois que ça serait bien pour la conduite des affaires d'état.

Après, madame Dat a le droit d'être candidate à une élection. Elle est pas elle est presume innocente. Elle est pas empêchée aujourd'hui.

Elle a le droit d'être candidate à une élection. Et moi je souhaite qu'il a un débat un débat serein et qu'on parle des Parisiens, qu'on parle de ce qu'on fera pour la vision d'avenir de Paris, qu'est-ce qu'on fera sur la gouvernance, qu'est-ce qu'on fera pour améliorer le quotidien des Parisiens sur l'accès au logement pour remettre en ordre notre espace public, pour remettre de l'ordre dans les comptes, pour faire en sorte qu'on vive mieux à Paris. C'est ça le vrai débat et jeis pas que ce débat soit pollué par les discussions permanentes de règlement de compte entre madame Dat et la gauche qui l'accuserait en en permanence de corruption. faudrait quand même qu'on arrive à parler de Paris Parisien et des Parisiennes dans cette élection.

Pardonnez-moi une question, vous demandez ce soir son départ du gouvernement, on voit que les relations en tout cas par média interposé se se tendent. Est-ce que vous ne craignez pas que les divisions à droite, on sait que la droite est maudite à Paris depuis un certain nombre d'années, les divisions étalées comme ça coûtent finalement votre victoire aux uns et aux autres. Écoutez, il faut de la clarté.

J'amène de la clarté. Moi, je suis élu de Paris depuis 17 ans. Euh, nous avons un projet, je rassemble des hommes et des femmes venus de la droite, euh, venus de Renaissance, d'horizon.

Il y a des il y a différentes sensibilités politiques. Il y a des gens qui soutenaient même Bertrand de la Noé qui qui nous ont rejoint. On a un projet, notre seul boussole, c'est le service des Parisiennes et des Parisiens.

Et on va pas reprocher à des candidats les problèmes éventuels de Madame Dati. Euh, les problèmes éventuels de Madame Dati peuvent venir polluer la campagne. Moi, je le souhaite pas.

C'est pour ça que je souhaite une campagne digne, une campagne sur le fond, une campagne d'idées et de projets. J'ai fait des propositions sur les questions d'ailleurs de gouvernance et d'éthique il y a quelques semaines bien avant que on arrive à ces décisions de renvoionnel. Et bien par exemple propose de manière tout à fait sereine à madame Datini comme à monsieur Brosa qui était sur votre plateau et qui est candidat à la mairie de Paris un débat.

Parlons de transport, parlons de sécurité, parlons de compte public, parlons de la vision. C'est quoi Paris dans 10 ans, dans 20 ans ? On aimerait parler de ça et au conseil de Paris, on en a été privé pendant 5 ans puisqu'on a eu que des clashes et des buzz permanents de règlement de compte entre madame Dati et madame qui n'ont cessé de s'attaquer et qui n'ont cessé de se faire des articles 40 et des dénonciations l'une contre l'autre sur des supposées affaires.

On voudrait nous justement amener un peu de sérénité, un peu d'apaisement et un peu de changement positif car il est possible de réussir le changement à Paris sans passer forcément par madame Dati. Ça c'est le débat qui permettra de trancher. Les Parisiens seront libres de choisir le maire de Paris.

Ils ont quand même le droit d'avoir le choix. Oui, Pierre Bazel, bonsoir. Avant l'élection municipale, il y a une législative partielle, on en a parlé ce soir et et Rachidati a expliqué que ce calendrier judiciaire n'était pas là un fait du hasard puisque effectivement il y a une commission d'investiture au sein du parti les Républicains.

Vous soutenez-vous la candidature de Michel Barnier dans cette circonscription du centre de la capitale ? Écoutez, je crois qu'il y a une procédure dans un parti qui n'est pas le mien qui s'appelle les républicains. Et cette procédure les amènera à choisir un candidat ou une candidate lundi le 28 juillet.

Je crois comprendre que monsieur Barnier est candidat, que madame dette était elle-même candidate puisque elle est LR. Elle avait soutenu Laurent Voquet à la présidence de LR. C'est à LR de décider de son candidat et on verra après comment on discute avec le candidat ou la candidate désignée.

Mais il y a un paradoxe, c'est que madame Deslique qu'elle est candidat pourrait maire de Paris dans 6 mois et sur le chemin elle veut être députée. Or, le cumul de mandat est impossible entre députés et maire. C'est absolument incompréhensible.

On peut pas être candidat à tout. Être maire de Paris, ça s'improvise pas. Ça demande de la sérénité, ça demande de l'apaisement, ça demande une vision, ça demande un travail.

Depuis plusieurs mois, j'ai associé 367 citoyens experts, femmes et hommes qui aiment Paris, qui travaillent sur la propreté, la sécurité, sur la réorganisation des travaux, sur les comptes publics, sur le logement, sur la culture, sur le sport. Ça peut pas être juste de manière intermittente. Je suis au gouvernement, je veux être député, je veux être maire.

Je crois que être maire, c'est un job à temps plein, c'est pour 6 ans, c'est 10 milliards d'euros de budget chaque année. Il faut le vouloir. Il faut que ça vienne de loin et il faut que ça soit le combat d'une vie.

En tout cas, c'est le combat de ma vie. J'aime Paris, je veux être le prochain ma Paris et rien d'une personne ne m'empêchera demain d'exposer ce projet, de défendre avec cette équipe une certaine éthique dans l'engagement politique et nous le ferons dans un bon état d'esprit pour réussir ce changement, réussir un changement positif car les Parisiens méritent autre chose que le passé d'une majorité sortante qui a depuis 25 ans et le passé d'une offre politique qui semble bien dater. Merci beaucoup Pierre Bournazel, merci d'avoir réagi en direct sur LCI ce soir.

Rachidati, elle annonce une instrumentalisation de la justice. dit finalement. Alors, elle dit sans le dire, elle fait très attention au mots qu'elle prononce mais euh je suis ciblé parce que j'ai les ambitions que j'ai, parce que je suis au poste où je suis.

Euh et c'est en quelque sorte une affaire politique. Est-ce une affaire politique ? Ah euh pas, c'est une affaire politique dans le calendrier.

C'est vrai qu'and Rachelati indique que les les étapes de cette affaire judiciaire correspondent à des échéances. dit ça ne peut pas être une coïncidence. Alors, elle le dit pas comme ça.

Elle le laisse entendre évidemment. Oui, mais elle dit voilà, elle dit quand même euh euh il y a euh incessamment une commission d'investiture et euh comme par hasard, je suis renvoyé par le dans devant le tribunal correctionnel euh euh au même moment et puis surtout elle oppose de façon nominative le euh le procureur du parquet national financier qui lui a dit, nous affirment tel que le dossier était vide et même que son parquet dysfonctionne, c'est-à-dire que elle ne devrait pas à en croire ce qu'aurait dit le procureur à madame Dati. Je pense ça va être intéressant d'entendre sa sa réaction euh les création de celui-ci que cette procédure ne serait pas légitime.

Et donc évidemment en disant cela, Rachel Alati laisse entendre qu'il s'agirait d'une affaire politique et comme elle cite aussi la la présidente du tribunal correctionnel de Paris madame de Pertui qui a aussi été attaquée par Marine Le Pen en disant c'est une justice politique. Bien sûr, le sous-titre de ça, c'est de dire regardez, les tribunaux s'en prennent toujours à des personnalités de droite. Alexandra, un mot quand même de ce qui va se passer sur un plan jolique.

C'est important de savoir. Juste deux petits commentaires sur cette histoire de télescopage de calendrier politique et judiciaire. C'est quand même un argument qu'on entend très souvent.

On prend le cas de Marine Le Pen, on prend le cas de François Fignon, on va pas refaire tout tout l'historique judiciaire mais les calendriers sont à chaque fois mis en cause et ça concerne d'un côté le PNF. Mais tout aussi bien le parquet de Paris he pour ce qui est Marine Le Pen. Donc ça c'est une première chose et ce calendrier judiciaire s'il arrive maintenant après 6 ans de procédure c'est aussi parce que le droit français permet de faire des recours et que Rachati comme Marine Le Pen a pu le faire ou comme François Fignon ou même Nicolas Sarkozy dans d'autres affaires a utilisé et c'est son droit le plus strict et c'est normal d'utiliser toutes les voies de recours possibles. pour madame Dat, je crois qu'on est à 8 ou neuf même euh recours si on compte celui d'aujourd'hui encore contre l'ordonnance de renvoi même s'il n'empêchera pas cette tenue de fixation de d'une première audience en septembre prochain.

Donc ce que vous dites c'est que sans les recours tout cela aurait pu arriver beaucoup plus rapidement. procédure a pris du temps parce que les investigations sont complexes euh que ça se passe en plus avec des filiales de Renault, avec le Parlement européen. Enfin, il y a il y a beaucoup de d'investigations qui sont complexes, il prennent du temps à être faites, mais c'est aussi lié aux recours qui sont faits et qui sont justifiés.

C'est pas le souci, mais qui explique le le ce ce décalage dans le temps et qui fait qu'à un moment donné, de toute façon, les élections reviennent de manière assez mathématique, systématique tous les 5 ans ou 6 ans lesquel. Je voudrais qu'on écoute Rachidati parce qu'elle parle effectivement d'une instrumentalisation honteuse Rachida Dati ce soir. Elle dit en fait que depuis que ce dossier, depuis que cette affaire a commencé, il y a problème sur problème dans le cadre de cette procédure.

On l'écoute et on va le commenter juste après. Toute cette procédure a été émaillée d'incidents. D'abord, je suis mise en examen sur un rapport incomplet.

Des dizaines et des dizaines de pages sont manquant au rapport. quand je suis mise en examen par madame de Pertui. Première chose.

Deuxième chose des perquisitions illégales puisqueon a obtenu la lunation. Ça c'est aussi autre chose. Voilà.

Et par le menu, elle est venue avec ses dossiers, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. Elle nous a même laissé les les questions qu'elle avait pu poser devant les les eurodéputés. Donc elle voulait vraiment démontrer par A + B les trous dans la raquette de cette procédure.

Elle elle dément vigoureusement rigoureusement tous les les l'argumentaire finalement de la justice qui conduit à son revoit aujourd'hui devant un tribunal correctionnel. Elle le déb avec la force. Il faut quand même savoir que les chefs d'accusation qui pèsent sur elle, c'est notamment le le le pardon le la corruption et le trafic d'influence passif par personne investie d'un mandat en plus hein en tant que députée européenne.

Elle en court 10 ans de prison. rien. C'est très on parle d'une affaire quand même particulièrement sérieuse et uneéligibilité directe, c'est-à-dire que dans ce cas-là, si elle était condamnée, elle perd immédiatement son sa mère du 7e.

Oui. En sachant que le procès aurait probablement lieu après euh selon les temps du penser aujourd'hui, c'est qu'il y a un premier rendez-vous judiciaire qui est fixé au 29 septembre prochain. On appelle une audience de fixation.

Oui, parce que chaque avocat euh chaque témoin qui doit être entendu va dire ses contraintes. Euh madame Dati ne manquera certainement pas d'ailleurs d'évoquer les contraintes euh électorales. Euh très certainement aussi, il y a des calendriers, il y a des impératifs pour chacun.

Euh la justice doit, c'est un procès qui sera forcément très suivi, très médiatique. Il faut trouver une grande salle. Il y aussi des contraintes pratiques.

Tout ça va être exposé, étudié le 29 septembre. Et à l'issue de cette audience, et bien le tribunal correctionnel euh décidera de quand se tiendra euh le procès concrètement. Alors est-ce qu'il interviendra avant euh l'élection municipale qui est en mars 2026 si je me trompe pas ou après ça ?

Les deux options sont tout à fait réalisables et possibles. On verra. Damien.

Oui. Euh, elle dénonce effectivement Rachidati l'instrumentalisation euh de de cette justice. Alors, est-ce qu'elle pointe euh des faiblesses euh au sein de ce ministère euh qu'elle a dirigé euh une incompétence d'agent ?

Euh euh voilà, on oublie des documents, il manque des pages dans des rapports, euh c'est la faute donc à ses fonctionnaires qui ne seraient pas bien formés, pas bien suivi, pas bien encadré. Elle dénonce ensuite une politisation aussi. Est-ce que c'est effectivement par exemple la République des juges, c'est ces ces magistrats syndiqués qui visent certains politique dans des moments particuliers ?

Est-ce qu'il faut mettre entre parenthèses ce temps judiciaire quand il y a des temps de campagne électorale pour laisser finalement au peuple souverain le choix de décider en conscience ? Et c'est vrai que et bien on est dans une accélération aussi du temps politique. On votait l'année dernière pour une élection législative.

Rachid Adati nous dit qu'elle est candidate à une élection législative partielle mais aussi à la mairie de Paris dans un an. C'est c'est compliqué. Renault Renault disait ça ne tient pas.

Ce qui peut paraître ce qui peut paraître étonnant quand même pardon c'est Rachati dont on parle. OK. Elle a été garde des sauts, elle est avocate, magistrate, elle est ministre, ministre de la culture.

Elle est probablement aujourd'hui au moment où on se parle favoriite pour emporter la la ville de Paris ou pour être la future mère de de Paris. C'est une possibilité, il faut bien le dire. Elle est dans un gouvernement, un gouvernement, pardonnez-moi l'expression, ami.

Elle a, jusqu'à preuve du contraire le soutien du président de la République. Elle dit avoir un dossier qui ne tient pas la route ou des accusations contre elle qui ne tiennent pas la route. On a du mal à imaginer, Gérald Armin était à quelques mètres d'ici ce soir sur le plateau de TF1, qu'elle ne soit pas allée voir Gérald Darmanin ou que sais-je encore quelqu'un à qui elle puisse parler en disant écoute, regarde, c'est pas possible.

Euh on est en train d'essayer de m'avoir alors que tous les dossiers sont là. Euh tout cela fait sens. Je suis accusé à tort.

Je suis innocente. Euh à la question du renvoi que je lui ai posé, pourquoi est-ce qu'il y avait ce renvoi ? Si le dossier est aussi clair que ce qu'elle prétend, elle n'a pas répondu.

Et c'est là où elle parle d'instrumentalisation. Pourquoi ? Elle parle d'atteinte grave à la défense en en en visant pas toute la justice, certains magistrats dont Guillaume tout à l'heure a donné a donné les noms.

Certains magistrats qui selon ell effectivement piétinent les droits encore une fois de la défense et c'est une défense assez classique lorsqu'il y a comme ça une femme ou un homme politique qui a maill à partir avec la justice. sur les calendriers, on a des votes quasiment maintenant tous les mois. Cette partielle n'était pas forcé n'était pas prévu.

Donc, on peut pas considérer qu'il y a une une coïncidence. En revanche, est-ce que l'affaire est politique ? Et on va peut-être en dire un mot sur votre question. politique, combat, justice et euh classe politique.

Mais il y a également dans sa phrase une affaire politique, c'est-à-dire l'instrumentalisation de la candidature de Michel Barnier où elle pense qu'également il y a à la fois des coïncidences mais également à Paris une partie de la droite qui ne veut pas sa candidature à la municipale en 2026 et donc elle sent que voilà, elle montre qu'il y a des dates des des des faisceaux qui sont très troublants et elle renvoie comme toujours la parole au Parisiens parce que de toute façon, elle ira jusqu'au bout. Alexandra, alors une petite précision ou commentaire, certaines affaires notamment qui concerne le Parlement européen ont été déclenchées suite à des plaintes ou des dénonciations de certains élus. Là dans l'affaire qui concerne madame Dati, la plainte, elle émène pas d'un politique ou autre, elle émane d'un actionnaire de Renault qui a porté plainte en fait auprès du parquet national financier parce que en fait Carlos Gaon avait des des des problèmes financiers.

Clairement, il avait des enquêtes sur le dos. Donc, on a demandé à faire un audit de tout ce qui s'était passé pendant qu'il était à la tête du groupe et c'est dans ce cadre-là une plainte qui a été déposée mais d'une actionnaire minoritaire du groupe. Et c'est ce qui fait que cette enquête a démarré et que le PNF et la justice s'est intéressé.

Vous dites c'est que au départ cette enquête n'est pas politique. Exactement. Voilà.

La la force de Rachi, c'est de faire entrer cette procédure judiciaire dans un récit politique global. C'est-à-dire que Pierrif Bournael disait il y a quelques minutes que elle s'était fait remarquer en interpellant directement la maire de Paris Annie Dalgot au Conseil de Paris. C'est vrai que elle le faisait avec une pugnacité, parfois une méchanceté, disons-le, qui n'est pas passée inaperçu.

Et elle elle veut faire entrer cette affaire de justice comme étant un épisode de cela, c'est-à-dire je suis seul contre tous, je contre ou en l'occurrence contre toutes pour contre Rachelati, je n'ai contre Annie Hidalgo, je n'ai peur de personne. Je je je n'ai pas peur de de me battre. et elle elle elle pense en tout cas c'est son paris que euh c'est cela qui va séduire les Parisiens.

Et on voit bien qu'il y a un petit peu deux approche. Il y a euh l'approche de la candidate euh Pugnasse et bagareuse Sache Terati. Et puis les autres candidats euh comme Pierrive Bournazel qui dit "Moi, j'ai consulté 360 personnes, c'est la démocratie participative." Le l'ancien premier adjoint de Daniel qui lui aussi dit "Je suis le l'homme qui rassemble." Et donc on voit bien qu'il y a deux stratégies politiques qui s'opposent et que Rachelative fait entrer ce procès dans sa propre stratégie politique.

Alors c'est très intéressant ce que vous dites. Vous parlez de stratégie politique. Alexandra nous disait tout à l'heure la première audience de ce procès qui est une audience technique certes mais aura lieu le 29 septembre avant le début du procès pour fixer la date du début du du procès qui qui aura lieu.

La question qui se pose et qui a été d'ailleurs soulevée par ses opposants politiques tout à l'heure en direct sur LCI est la suivante, est-ce qu'elle aura la possibilité de tout faire, de mener de front son job de ministre, sa candidature à la mairie de Paris et sa défense évidemment au tribunal ? Écoutez sa réponse ? Je vous dire, partout où je suis, je me défends même quand je suis né, je me défendais.

Voilà, je vous le dis. J'ai eu un mariage forcé, je m'en suis défendu. Voilà.

Et pendant 3 ans, ça a été pour moi l'obscurité. Je n'ai je n'ai pas renoncé. Alors mon combat c'est un combat de vie.

C'est un combat contre une démission c'est pas un renoncement. Vous pourriez démissionner pour pouvoir mieux vous défendre. C'est tout.

C'est tout. Oui. Et alors ?

Et alors ? Ah bon ? Parce que vous trouvez que c'est pas compatible.

Ah moi je sais pas. Je des avocats et c'était aujourd'hui je souhaitais évidemment faire cette petite mise au point. Voilà la mise au point a été faite.

C'est ces avocats. Ce sont ces avocats qui vont s'occuper des des problèmes judiciaires. Est-ce qu'elle peut tout faire malgré tout ? parce qu'évidemment c'est évident, ça va polluer cette campagne à la mairie de Paris si tentez évidemment qu'elle y aille avec ou sans autres candidats à droite.

Oui. Oui. Elle peut effectivement mener de de front ce calendrier judiciaire, se défendre elle-même ou avec ou par l'intermédiaire de de ses avocats et avec l'intermédiaire de ses avocats de toute façon, ça c'est certain.

Et puis la campagne de Paris, c'est vrai que c'est une campagne qui euh va mobiliser de son temps, de son énergie euh mais euh elle n'est pas parachutée. Elle connaît parfaitement le terrain, elle est maire d'arrondissement euh et aujourd'hui en tant que ministre de la culture, bon nombre de dossiers qu'elle peut gérer ont à voir avec la vie de la capitale. Donc ce n'est pas incompatible.

Après, est-ce que c'est une solution ? Est-ce que c'est une position facile ? Sans doute pas forcément.

Est-ce qu'elle préférerait euh et bien avoir une voix un peu plus libre ? Sans doute. Renault.

Bah évidemment, évidemment c'est une il y a eu deux mauvaises nouvelles pour Hasedati ces derniers jours. Il y a eu aujourd'hui le renvoi en correctionnel et puis il y a eu la semaine dernière la candidature de Michel Barnier euh dans la deuxème circonscription euh de Paris où évidemment Rachid Adati a vu l'arrivée de Michel Barnier surprise comme une sorte de de de coup d'épée dans ses ambitions parisiennes. La mairie de Paris, c'est vraiment son objectif depuis toujours.

L'emploi du temps, est-ce que ça va gréver ou non le travail au ministère ? Est-ce que ça va empêcher la campagne ? Est-ce que ça va ?

De toute façon, ce sont ces choix et à l'opposition et aux autres candidats de voir si le fait de pas quitter le gouvernement pour pouvoir peut-être mieux se défendre, pour pouvoir faire campagne et un handicap ou non. C'est la campagne qui va déterminer tout ça. C'est euh sa campagne en fonction de ses arguments, son programme, son projet.

Euh certains diront son énergie, ses opposants vont dire euh ses défauts. Et bien qui déterminera et c'est pour ça que elle fait toujours appel aux Parisiens parce qu'elle est persuadée elle que elle est populaire euh qu'elle elle a une légitimité euh que ça fait longtemps qu'on connaît son ambition pour la capitale et que à côté les autres candidats selon elle ne font pas le poids. Mais encore une fois c'est la campagne qui déterminera ça parce que aujourd'hui on est dans une ère où les les je dirais les vieilles règles ont explosé.

Euh on voit bien, on peut rester et tout une sorte de strumpisation de la perspective politique pour les électeurs. Les affaires, je dis les affaires pour Rachine, il y en a au moins deux autres, je crois GDF Suè et les les bijoux non déclarés. Alors euh ça n'a rien à voir évidemment avec voilà euh avec ce qui s'est passé ce soir et ce aujourd'hui et ce renvoie.

Mais est-ce que ça aujourd'hui ça n'a plus d'importance ? On ne vote plus pour quelqu'un d'intègre, de fidèle. à l'ancienne, on vole pour quelqu'un qui qui a de l'énergie, qui fait des promesses, qui est capable de faire bouger les choses.

Là, en l'occurrence, Rachidati, elle a une petite longueur d'avance face à ses adversaires. Elle est connue pour sa pugnacité. Oui, mais vous savez le paradoxe.

Alors, c'est plus compliqué pour Rachid Alti parce qu'elle est pas dans une réélection, mais on a vu dans beaucoup de communes euh des maires euh qui ont eu ma partir avec la justice, qui ont même été condamnés et qui ont été réélus, hein. On citera euh voilà euh Balcan, euh d'autres d'autres maires comme ça qui étaient persuadé que face à leur popularité parce qu'ils ont des très bons résultats et bien la probité arrive derrière. Donc là, elle n'est pas encore mère de Paris. et elle bénéficie toujours de la présomptionne.

Soy soyons très clair là-dessus condamné à rien pour l'instant. Bien évidemment présomption innocence donc je dirais c'est la force de la campagne d'une candidate ou d'un candidat qui permettra de voir si les choix stratégiques étaient les bons, de rester ou non au gouvernement et de et bien faire une défense acharnée, moins acharnée. Populaire, elle est à droite, est-ce qu'elle est populaire suffisamment populaire, j'allais dire à Paris ?

Je fais que ça ne se découpe plus véitement en Ouest et Est Paris aujourd'hui c'est un peu plus compliqué que ça mais est-ce qu'elle est populaire à Paris Rachidati ? Est-ce qu'elle a des chances aujourd'hui de devenir mère ? Alors, il y a eu un sondage récent qui montrait que la gauche était plutôt en avance par rapport à elle.

Mais c'est aussi pour ça que c'est important pour Rachelati de conserver ce poste au de ministre de la culture parce que ça lui permet en quelque sorte de dédroitiser son image. Elle fait très attention de ne jamais prendre de front ses ces professions culturelles qui sont importantes parce qu'elles ont un un elles ont un un écho dans une partie de la sociologie parisienne qui sont des gens plutôt CSP+ cultivés euh plutôt à gauche, on va dire culturellement. et Rachelatide n'est pas du tout dans le dans la destruction de ce tout ce dispositif là.

Donc elle peut en profiter de la même façon qu'elle peut aussi euh capitaliser sur sa pugnacité. Euh il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale donc il est très difficile de faire avancer des projets gouvernementaux. Il y en a deux qui lui tenaient très à cœur.

Le premier c'est la réforme du mode de scrutin à Paris à Paris et à Lyon. On sait que les sénateurs étaient et à Marseille, on sait que les sénateurs étaient contre et que l'affaire était mal en manchée. Et ben et d'autant plus qu'il y avait quelques maires d'arrondissement y compris de droite à Paris qui était pas forcément fan parce qu'il disait finalement le système actuel c'est pas mal.

Rachelati le voulait. Bon ben voilà, elle a fait progresser son dossier avec succès. Il y a un autre dossier qui est important à ses yeux qui est la réforme de l'audiovisuel public avec la constitution d'une nouvelle organisation avec une structure de tête euh pour à la fois la radio et la télévision publique.

Emmanuel Macron est très attaché à ce projet. On disait qu'il ne passerait jamais et ben il est pas encore enterré. C'est pas encore voté mais ça fonctionne plutôt bien et ça Rachelati je pense pourra capitaliser là-dessus en disant "Regardez moi je me bas sur toutes les balles et quand je vais faire avancer un dossier, ben j'y arrive.

Peut-être que les électeurs parisiens vont entendre ça avec une un écho favorable." Emmanuel Macron, justement vous parliez de son poste au gouvernement. Pour lui, est-ce que c'est un avantage, un inconvénient, un caillou dans la chaussure ou au contraire parce que c'est Rachidati qu'elle a ce statut un peu particulier, cette histoire ne change strictement rien.

Emmanuel Macron a choisi Rashid Adati pour ce poste de ministre de la culture. Euh Rachid Adati dit même que le dit deal était posé avec le président de la République. Je vais rue Valois au ministère de la culture et je serai la candidate à la à la mairie de Paris du socle commun ou voilà du du parti présidentiel.

En tous les cas, aujourd'hui chez Renaissance, on dit on attend de voir si elle a bien l'investiture de sa famille politique des LR. Si elle là, il y a des chances effectivement que Renaissance se range derrière Rachid Adati. Donc oui, ce n'est pas ce n'est pas une difficulté en tous les cas pour pour le président de la République.

Il il conserve à son poste, il lui renouvelle sa confiance. On verra si demain lors du conseil des ministres, vous savez, on a un mot du président rapporté par la porte-parole Sophie Prima. Mais voilà, en tous les cas, à ce niveau-là, ça ne ce calendrier judiciaire ne vient pas perturber cette relation.

Avec juste une petite précision d'ailleurs pour compléter, c'est que quand Rachid Adati a été nommé à la culture, elle était déjà mise en examen dans ce dossier. Il n'y a rien de neuf en tout cas sur un planu il a par ailleurs besoin aussi de de ministres qui porte qui incarne une politique. Il est à la fin de son quinquena.

Euh les réformes sont difficiles à faire passer euh dans la majorité et à l'Assemblée nationale et et c'est une redoutable politique. Vous l'avez vu et vous l'avez entendu. Elle décoche des flèches contre Michel Barnier qui est instrumentalisé contre Édouard Philippe qui lui aussi a un petit calendrier judiciaire et donc ils ne sont pas si nombreux au gouvernement à être capable et bien de se défendre ainsi.

S.

Renvoyée en procès pour corruption et trafic d'influence, Rachida Dati répond sur LCI|LCI — Rachida Dati · Pourquijevote