Sébastien Lecornu : à gauche toute pour durer ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on assume du côté de Matignon le virage à gauche tout ou au contraire, on est toujours dans ce narratif du compromis ?
- 6:00RelanceÉludée
Comment vous expliquez l'absence de mesures d'économies dans les annonces d'hier ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ce virage à gauche est une stratégie de compromis ou de compromission ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Comment financer ces nouvelles dépenses sans dépasser le déficit de 5 % ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment les chefs d'entreprise perçoivent-ils ces annonces ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français sont prêts à accepter de nouvelles taxes pour financer ces mesures ?
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Cette question hier sur le péron de Matignon s'est dégagé une silhouette, celle d'un certain Sébastien Lecornu. Sa fonction, ben je le rappelle he c'est premier ministre. Il a pris la parole pour essayer de tenter de quoi ?
De mettre tout le monde d'accord, d'essayer de rassurer, de s'épargner. En réalité peut-être aussi une motion de de censure qui serait votée dans les prochaines semaines si jamais elle serait amenée à être à nouveau présentée [musique] à l'Assemblée nationale. En tout cas, on a bien compris, c'était l'opération de la dernière chance hier pour Sébastien Lecornu avec certaines annonces he augmentation de la prime d'activité, maintien des bourses étudiantes, maintien de ma prime rénove, repas à 1 € pour tous les étudiants généralisés et plus de 2000 postes supplémentaires pour la fameuse inclusion scolaire.
Beaucoup de gens y ont vu une main tendue à nouveau vers le Parti socialiste. La question est simple ce matin et on vous la pose. Sébastien Lecnu, une dernière prise de parole à gauche.
Toute pour durer et pour en parler avec nous ce matin en studio Lucas Planaverne, journaliste au JDD. Bonjour mon cher Lucas. Bonjour Maxime.
Émilie Sapalski. Bonjour. Bonjour. communiquante éditorialiste politique et fondatrice également de l'agence Émilie Conseil et le point de vue pragmatique du chef d'entreprise également Frédéric Vardon.
Bonjour. Bonjour. Un peu en avance forcément avant qu'on vous retrouve dans une dizaine de minutes pour les coulisses du chef.
Première question autour de la table. En effet à gauche toute pour durer Sébastien Lecornu Émilie Zabalski. Bah en tout cas c'est quelqu'un ce premier ministre un peu discret parce que vous disiez silhouette c'est vrai qu'on le voit pas beaucoup on l'entend pas beaucoup. il a une économie de parole qui est assez surprenante pour cette fonction de premier ministre.
Ce qu'il a joué depuis le début euh et on pensait pas qu'il durerait autant, je sais pas combien de temps ça va durer, mais ce qu'il a joué c'est le compromis parlementaire et ça c'est quelque chose à laquelle on n'est pas habitué. Euh, on a dit pendant longtemps qu'on avait pas cette culture-là et quelque part, il l'a un petit peu imposé cette culture et c'est vrai que ça amène à faire beaucoup de concession et là la plupart des concessions ont été faites aux Parti socialistes. Il y en a quelques-unes aux Républicains mais euh principalement en effet c'est plutôt euh un coup de volant à gauche avec tout ce dont vous avez parlé sur le logement aussi.
Il y a pas mal de choses qui vont dans ce sens. Tout ça pourquoi ? pour essayer d'aller vers un compromis, même si on comprend bien qu'il y a bien un 493 qui se profile peut-être des ordonnances.
Moi, je pense que ça sera plutôt un 493 parce que il faut qu'on aboutisse. On a besoin de passer cette étape du budget. Il avait réussi sur la sécurité sociale, là ça paraît impossible d'y aller.
Et surtout il y a une histoire de timing, hein. C'est maintenant il faut aller qu' a critié critiqué hier la volonté aussi de tourner la page d'un fameux jour sans fin. Lucas Planaverne, journaliste au JDD.
Vous avez régulièrement et euh vos enquêtes, vos papiers, le journal le prouve, des contacts réguliers pour essayer de comprendre ce qui se passe dans l'entourage de Sébastien Lecornu. Est-ce qu'on assume du côté de Matignon, le virage à gauche tout ou au contraire, on est toujours dans ce narratif du compromis. Il faut bien essayer de faire passer un texte quoi qu'il en coûte avec une fois plus cet objectif tenu qu'il l'a dit en tout cas rester sous la barre des 5 % de déficit.
Non mais c'est vrai que nous journalistes d'actualité on attendait naïvement à l'annonce d'une prise de parole du premier ministre hier à 18h. Non mais on attendait potentiellement l'annonce de 493. C'est vrai qu'au final plutôt une liste du père Noël, c'est-à-dire le premier ministre qui vient pour annoncer de nouvelles dépenses finalement sans aucune économie.
Donc on sait pas comment on va payer tout ça. Alors effectivement, il y a la généralisation du repas à 1 €. une mesure à mon avis complètement démagogique réclamée par le Parti socialiste parce que bon aider les boursiers bien sûr mais aider tous les bours tous les les étudiants y compris ceux issus de familles les plus aisées je vois pas trop en quelle honneur surtout que même moi qui ai la prétention de suivre un minimum avec un minimum de rigueur l'actualité je pensais que c'était déjà quelque chose qui était opéré le le fameux repas en Europé voté c'est ça après c'est parti c'est revenu euh c'est vrai que il faut rappeler que le le le repas P CRW c'est c'est un petit peu moins de 4 €.
Alors encore une fois pour les boursiers je comprends totalement qu' qu'il soit maintenu à 1 €. Pour tous les étudiants, je vois mal en quel honneur et je vois pas comment on finance ça. Maintenant effectivement c'est encore une fois une concession pour le Parti socialiste et effectivement Sébastien Lecnu a imposé cette stratégie du compromis.
Il faudrait quand même faire attention à ce que ça ne devienne pas une stratégie de de la compromission et de la concession sans cesse renouvelé. H et ça ça se verra sans doute avec un chiffre, le fameux 5 % des déficits. Le chef d'entreprise Frédéric Vardon, cuisinier, vous qui êtes soumis comme temps aujourd'hui de chef d'entreprise de patron à savoir où est-ce que le budget va s'arrêter, pas s'arrêter, j'imagine, pour des embauches, pour aussi avoir un peu de visibilité sur le business.
Comment vous avez observé la prise de parole du premier ministre hier soir ? Bah vous savez, lorsque les œufs sont écalés, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, vous pouvez plus les tondre quand il y a plus rien à donner. il y a plus rien à donner et on en est pas si loin que ça.
Alors moi, j'ai pas la prétention d'être un chef d'entreprise avec des grandes majuscule. J'ai juste la prétention de faire vivre grosso modo 40 salariés sur deux entreprises et que ce que je vois c'est que c'est pas de plus en plus dur parce que dur ça voudrait dire qu'on pourrait encore y arriver il y a plus rien. Donc moi je sais pas qui va payer.
Je rejoins la personne à ma à ma à ma droite Lucas. Moi je sais pas qui va payer, je le devine un peu he parce que mais Ouais mais je Et ça devient ça devient terrible parce que ben il y a aucune notion d'avenir pour les petites et moyennes entreprises. Émilie Zabalski sur ça quand même a rappelé par exemple hier la fameuse scolaire des patrons, leur fameux mouvement trop c'est trop avec la volonté de taper du point sur la table et de se constituer en un groupe apolitique disent-il pour peser et puis quand même ce chiffre dont on parlait tout à l'heure ce sera notre débat à 9h30 avec les auditeurs. quand même de plus en plus de français aussi qui connaissent le découvert près d'un quart de français.
C'est vrai que là quand on voit des dépenses en plus, où est-ce qu'on va le chercher ? Parce que les proches des Français là, ça y est, sont vides, on le sait, je crois. Oui, c'est vrai que on n pas vraiment d'information sur comment on va financer toutes les dépenses qui ont été annoncées hier.
Ça, c'est vrai qu'on a pas de cette lisibilité. Peut-être que les entreprises vont encore prendre un petit peu euh mais il faut dire aussi que là je parle pas des petites entreprises mais des grandes entreprises. Elles ont bénéficié de beaucoup d'allègement de charge euh et c'était pas les TPE et les PME hein qui étaient visé pas les petites PME.
Donc peut-être qu'il y a un rééquilibrage de ce côté-là. Évidemment que ce budget il va pas être parfait. Forcément on n pas les conditions pour par contre c'est important de passer l'étape et il ressemblera à rien de toute façon on le sait.
Voilà. maintenant euh on n'a pas la possibilité d'avoir des orientations claires et un budget qui soit euh cohérent. Euh moi je trouve que l'exercice quand même parlementaire était pas inintéressant.
Ça a fait ressortir ça a fait ressortir des sujets euh sur la taxation des plus riches, sur bah qu'est-ce qu'on fait vis-à-vis des entreprises, sur qu'est-ce qu'on fait vis-à-vis des travailleurs, qui on fait bénéficier d'allègement ou pas. Et ça c'était important de le faire. C'est que ça a réanimé certains clivages francs qu'on avait pas vu depuis.
Exactement. Et c'est comme un espèce une espèce de répétition pour 2027. Qu'est-ce qui va être important de discuter pendant cette présidentielle ?
Parce que faut pas rêver, d'ici 2027, il va pas y avoir de grandes réformes de ce côté-là et de grandes orientations nettes. Mais c'est comme une répétition de des discussions qui vont être élaborées pendant la présidentielle. Frédéric V.
Vous avez vu réagir au moment des des grandes entreises à ne pas peut-être confondre avec les petites et moyennes entreprises. Ouais, je partage tout à fait votre avis mais le seul problème c'est que de ma petite lucarne, j'ai l'impression que quand j'écoute tous ces grands discours et toutes ces grandes mesures, on oublie un peu quand même que la France n'est pas le pays des grandes entreprises. On nous oublie un peu que le tissu qui fait vivre le pays et qui nourrit tout le monde, c'est les TPE et les PME.
Moi, j'ai l'impression que toutes les mesures qui sont prises, c'est pour les grands groupes qui bénéficient d'allég d'allègement de charge sociale et encore de charge sociale et autre. Et tout ça, je peux le comprendre. Je dis pas qu'ils y ont pas droit, c'est pas du tout ce que je dis.
Je dis juste que moi tout ça c'est un autre pays. Moi je suis enfin moi je suis pas dans le même pays hein, je vous rassure tout de suite. Je suis pas dans la même vie.
Moi je suis pas dans la même vie. Lucas Planavergne et après on ira au standard. Il y a Xavier qui nous attend au 0826 300.
Non, d'un point de vue plus général politiquement, moi ce qui me surprend, c'est qu'on a un pays à droit de toutes et qu'on a un gouvernement qui penche de plus en plus euh vers le Parti socialiste. Et ça, c'est vrai que c'est c'est incompréhensible. C'est pas vrai.
Par sur le plan régalien, oui, mais sur le plan social, on a un pays qui est de plus en plus à gauche là et et de Lucas, chacun écoute les arguments en débat. Non non non mais ça ça reste un peu. Moi moi ce qui moi je je suis très surpris de voir qu'aujourd'hui c'est ce sont les socialistes qui sont les faiseurs de roi alors que dans les urnes, ils représentent plus grand-chose aujourd'hui.
Et encore une fois moi je pense que toutes les enquêtes d'opinion montrent qu'on a une France qui pench à droite. Les enquêtes d'opinion montrent aussi que les Français sont de plus en plus réceptifs à la question de la dette, à la question du déficit public. Et on a un un premier ministre qui pour des logiques à mon avis de prétendu stabilité, pour des logiques de non censure penche de plus en plus du côté des socialistes.
Continue la politique du chèque pour les je pense que pour la population c'est de plus en plus incompréhensible. 0826 300 Sébastien le cornu à gauche toute pour durer. C'est la question qu'on vous posait sur les réseaux sociaux, le site internet sudradio.fr ainsi naturellement que les réseaux sociaux.
Bonjour Xavier. Bonjour Maxime. Bonjour Sud Radio et bonne année Maxime.
Mais oui, bonne année à vous aussi. Merci beaucoup mon cher Xavier. Vous allez bien ?
Ça va très bien en petit footing en écoutant Sud Radio. Là, je me suis mis en pause le temps de vous parler 2 minutes. Mais est-ce que vous ne seriez pas un homme de goût, mon cher Xavier ?
J'en ai bien l'impression. Qu'est-ce que Comment voulez-vous comment vous regardez l'actualité vous sur Sébastien Lecornu ? Vous l'avez écouté hier soir, qu'est-ce que vous en pensez ?
Bah, je pense que c'est un peu le statut co Sébastien Lecnu. Effectivement, comme un bon politicien qu'il est, bah il essaie de se maintenir, de maintenir son gouvernement, d'éviter le le chaos institutionnel. Donc il donne un peu de de de grains à moudre à gauche.
Il donne aussi quelques euh quelques billets, quelques quelques biscuits à la droite parce que je peux rappeler quand même que quand on décide de revaloriser le barême de l'impôt sur le revenu pour éviter de d'augmenter les impôts, quand on décide de ne pas mettre en place la suppression de l'abattement pour les retraités, également c'est c'est débit qu'on donne à droite quand on décide de ne pas à la gauche aussi. Franchement sur les retraités personne veut veut y toucher ce qui ce qui est normal parce que c'est l'électorat majoritaire. Mais bon, ça aussi c'est un vrai problème de gouvernance parce qu'on voit que la société aujourd'hui elle est gouverné par les plus âgés et donc la natalité si la natalité s'effondre c'est en partie pour cette raison.
C'est parce que la société va uniquement dans un sens ou en grande partie dans le sens des plus âgés. Et pour terminer, voilà, moi je pense que globalement on a affaire à une classe politique qui a du mal à changer de cap. Fondamentalement, il y a un vrai problème pour notre pays pour pour l'avenir.
On voit pas de vision d'ensemble, de vision d'avenir et j'ai un peu peur moi pour mon pays, pour l'avenir et je pense que la solution, elle est ni trop à droite ni trop à gauche. Elle est dans une multitude de solutions qu'on peut piquer un peu de de chaque côté. C'est pas en même temps mon cher mon cher c'est qu' c'est qu'en réalité il y a oui, il y a des problèmes peut-être sur la sécurité et l'immigration, mais il y a aussi un vrai problème sur la rémération du travail.
éoute quand on éud les français sont majoritairement pour par exemple des mesures de gauche comme l'augmentation des salaires mais ils sont aussi pour des mesures de droite comme par exemple plus de sécurité. Mais mon cher Xavier, si si je peux vous répondre si je peux vous répondre Xavier, je pense que je pense que les électeurs de droite sont aussi pour une augmentation des salaires mais en allégant les charges des entreprises, pas en faisant euh des des primes d'activité euh euh relevées et cetera, pas avec des aides publiques qu'on ne sait pas comment financer parce que vous le dites vous-même. On ne sait pas, il n'y a pas dose d'impôts.
Donc comment on va financer de nouvelles dépenses ? On ne le sait pas en fait. Xavier et puis là où là où vous avez raison et merci beaucoup de nous avoir appelé mon cher Xavier au 0826 300.
D'ailleurs, la rémunération du travail fera l'objet de notre débat avec vous auditeurs. La France au beau du fil 9h30 10h. Est-ce que le découvert est devenu une nouvelle tendance française ?
Malheureusement, vous aurez la parole au 0826 300. Bon footing Xavier. Merci beaucoup de nous avoir appelé.
Je meurne un instant, je vers le chef d'entreprise aussi cuisinier que vous êtes, vous le disiez 40 personnes quand même qui dépendent de vos entreprises. Frédéric Vardon, c'est vrai he les Français sont à gauche, plus de protection. Ils veulent certainement aussi un petit coup à droite parce que moins de charge sociale.
Comment vous regardez vous ce débat là ? Mais moi je rêve de payer mes je rêve de payer mon premier salarié 10000 € par mois. C'est pas le sujet.
Moi je le rêve de lui donner 10000 € par mois. Et là je connais beaucoup de gens qui vont avoir envie de travailler pour moi je rêve d'avoir 10000 € par [rires] Non mais c'est une bouteille mais c'est mais c'est pas le sujet, c'est juste se dire c'est qu' a un moment donné dans une entreprise qui fonctionne normalement est-ce qu'on peut le faire ? À quoi sert cet argent ?
Moi je connais plein enfin je connais je connais des gens qui aimeraient participer à la vie de l'État et dire bon bah je gagne très bien ma vie, j'en donne un peu. Mais on a toujours l'impression et je pense que les grandes fortunes de notre pays seraient certainement d'accord, il voudraient certainement aider un un peu plus mais si c'est pour mettre dans une poubelle pour allumer le le feu parce que c'est un puissant fond qui ne s'arrête jamais parce qu'il n'y a jamais de réforme il n'y a jamais son dit attention on ne peut plus puis je rappelle une chose hein enfin l'État c'est nous hein c'est pas un monde parallèle avec des arbres à pognon hein mot de la fin Émilie Zapalski concernant l'arbre à pognon où sont-ils non ce qui est difficile c'est de de faire de la dentelle, c'est-à-dire de savoir où est-ce qu'on va piocher dans les dépenses, à qui on va demander des efforts et ça leur coûtera pas grand-chose he parce qu'il y a des gens finalement ils sont prêts à participer davantage et ça leur coûtera pas et par contre il y en a qu'il faut qu'il va falloir protéger et c'est ça qu'on narrive pas à faire en France un jour il va falloir qu'on s'y mette. Ça c'est sûr Émilie Zabalskiante éditorialiste politique et fondatrice de l'agence Émilie Conseil Lucas Planaverne journaliste au JDD le fameux journal du dimanche qui sera en kiosque dès demain et à retrouver en attendant bien sûr sur le site internet jd.fr. fr et dans un instant, vous l'avez entendu, il a parlé d'arbre à pognon, mais il va surtout nous parler de la meilleure recette pour des coquillettes dans l'assiette.
Sébastien Lecornu