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interviewBFM TV (sur YouTube)· 10 juillet 2026 6 min

La ministre des Sports annonce que 131 personnes sont mortes par noyade en France depuis le 19 juin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors sur ces 131 personnes, il faut bien comprendre donc l'objet aujourd'hui de cette visite c'est aussi de rappeler les consignes de sécurité et de faire beaucoup de prévention puisque 75 % de ces décès pour 55 % ce sont des zones de baignade qui ne sont pas surveillées et pas autorisées et pour 20 % ce sont dans des lieux de baignade privée notamment des piscines. Ce que nous observons c'est que sur les tranches d'âge concernées, c'est beaucoup sur les moins de 18 ans et ensuite sur les plus de 60 ans Et malheureusement, sur les moins de 18 ans, c'est dans les zones de baignade non surveillées ou non autorisées. Et pour les plus de 60 ans, ce sont dans les piscines privées que souvent des accidents arrivent.

Mais pour autant, vigilance absolue, quels que soient les public quel que soit l'âge, etc. Donc les messages de prévention que nous sommes venus rappeler aujourd'hui avec les collectivités vraiment que je remercie d'être à nos côtés puisque c'est un travail collectif que nous faisons ensemble, collectivité, mouvement sportif, j'ai le vice-président de la Fédération Française de natation qui est à mes côtés voie navigable de france qui a aussi lancé une campagne de prévention sur le sujet c'est les messages de vigilance on ne va pas quand on n'est pas sur une zone autorisée d'autant qu'on a regardé un peu la cartographie de ces accidents Il nous est apparu qu'à moins de 5 km de ces zones d'accident, il y avait des zones de maignade surveillées et autorisées. C'est dire si la responsabilité de chacun est grande.

Donc on va sur des zones surveillées, on se mouille avant de rentrer dans l'eau parce que par de telles températures, bien évidemment, il y a un risque d'hydrocution qui est évident. On ne consomme pas d'alcool avant de se baigner puisqu'on le sait, sport et alcool, ça fait très mauvais ménage d'une manière générale mais d'autant plus quand on est sur des phases de caniculaire comme nous connaissons. On ne laisse jamais un enfant sans surveillance, vraiment on veille nos enfants comme le lait sur le feu, on ne laisse pas même 5 minutes un enfant sans surveillance dès lors qu'on est à proximité d'un point et surtout pour les adultes on ne surestime pas ses forces.

Je ne vais pas très loin de la rive, même si je suis en zone surveillée, si je ne me sens pas à la capacité à revenir derrière. Il faut faire attention sur l'apprentissage de l'attention, c'est ce que nous disions tout à l'heure avec le vice-président de la Fédération française de natation, on a des bons taux d'apprentissage de la natation en France. Les enfants qui sortent de 6e à plus de 80%, presque 85 % aujourd'hui, savent nager.

Mais entre nager dans une piscine où on a des bords à de proximité, des bouées, etc. impersonnelles, ou nager en eau vive, ce n'est pas la même chose et il faut avoir reconnaissance des risques. C'est pour ça aussi que nous sommes venus voir comment des enfants apprennent à nager avec des consignes de sécurité et puis une culture aquatique qui leur est transmise aujourd'hui sur des points de baignade qui sont différents.

Quand on est dans un lac, quand on est dans une rivière, quand on est à la mer, quand on est à l'océan avec des baïnes, des formations de C'est tout à fait différent. Donc il faut apprendre aussi à connaître le milieu, à évaluer le risque avant de s'engager. Est-ce que ça veut dire que le nombre de nouvelles attes, ça passe uniquement par la prévention ?

Est-ce qu'il faut aussi peut-être voir l'angle sanction ou peut-être l augmentation du nombre de zones de baignades. On sait qu'il y a notamment des zones où il n'y a pas forcément un très grand nombre de zones de baignades pour les...

C'est tout cela, c'est tout cela en même temps. D'abord c'est tout ce que nous faisons aussi en lien avec l l'éducation nationale avec les collectivités sur l'apprentissage de la natation parce que par exemple dans le cadre de Paris 2024 déjà vous le savez et si nous travaillons encore là dessus avec les collectivités avec la région notamment avec le département avec la métropole du Grand Paris nous nous investissons dans le cadre du boni des jeux de Paris sur des actions de savoir nager c'est tout le travail que nous faisons aussi avec la fédération et que le ministère finance via l'agence nationale du sport toutes ces actions qui visent aussi à développer l'apprentissage et la pratique ça c'est une chose. Ce sont les équipements, vous avez raison.

Donc là ici nous sommes sur une aire de baignade qui a été aménagée sur la Marne et ça peut être les piscines quand on est par exemple en ruralité ou les piscines quand nous sommes dans le tissu en général sur nos territoires sur lequel nous nous engageons très fortement, bien évidemment avec les collectivités qui sont à la fois les premiers financeurs, l'Etat vient les aider dans ces investissements, mais aussi il faut le dire, ceux qui payent le fonctionnement aujourd'hui de ces établissements. Et on sait que ça coûte cher aujourd'hui d'entretenir une piscine, donc c'est pour ça que nous sommes en train de travailler notamment pour réorienter certains financements de l'État en priorité sur l'entretien d'abord des piscines, puisqu'on a un parc de piscine qui vieillit en France, donc il faut absolument qu'on rénove ces établissements et puis de construction de nouvelles piscines aussi là où le besoin se fait sentir, avec peut-être des équipements plus légers, donc bassins d'apprentissage de natation ou alors piscines mobiles qui se développent de plus en plus également. Et puis ensuite, vous l'avez dit, c'est tout le volet prévention.

Voilà pour ce chiffre donné par la Ministre des Sports et de la Jeunesse, un chiffre absolument effroyable. On en parle ensemble, Margot Pouvé, chef du service santé. 131 décès dans des noyades depuis le 19 juin, c'est-à-dire en trois semaines.

En trois semaines, ça fait plus de six par jour, Karine si on fait une moyenne de noyades mortelles. Si on regarde les bilans des années précédentes, ça conforte le principe selon lequel les fortes chaleurs contribuent à une augmentation de ces noyades. Forcément, l'envie de se rafraîchir.

Les zones de noyades n'étaient pas forcément aussi surveillées. Troisième vague de chaleur et on voit ce bilan qui est bien plus lourd à titre de comparaison. Par exemple, l'an dernier, on avait eu trois semaines et une intensité bien moindre par rapport à celle d'aujourd'hui entre le 19 juin et 8 juillet, on avait eu une centaine, on avait eu 106 décès.

Là, on est déjà à 130 en trois semaines. Donc vigilance et un aveu aussi un peu d'impuissance parce qu'à part répéter les messages de prévention et de surveiller évidemment les enfants. Point de vigilance notamment sur les ados qui se baignent volontiers sur les plans d'eau non surveillés et chez les plus âgés aussi qui ont parfois tendance à oublier que ça peut présenter un danger.

La ministre qui a rappelé qu'on s'est nagé mais que la baignade dans nos vifs c'est pas la même chose en fait. Et qu'on n'ait jamais voilà il faut vraiment extrêmement faire attention on a vu des cas de noyade aussi groupés de personnes qui voulaient porter secours on rappelle la nécessité d'appeler systématiquement les secours d'alerter avant de vouloir aider ça c'est quelque chose de très très important et parfois qu'on oublie dans la panique. Merci merci beaucoup Margot à suivre on ira à nouveau en Espagne d'ici quelques minutes avec