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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 19 février 2024 7 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Marc Aublet, PDG de Provalliance : "On a passé le cap des 500 millions d'euros de chiffres d'affaires"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Bonsoir à toutes et à tous, nous parlons coiffure ce soir avec notre invité Eco, bonsoir Marc Oblé

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous êtes le PDG de Provalience, non, peut-être pas forcément connu du grand public, mais si on donne vos marques ça va évidemment plus parler

  • 0:22OuverteRéponse directe

    et vous venez de devenir numéro un mondial de votre secteur

  • 0:57OuverteRéponse directe

    508 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 6% par rapport à 2022 donc en 2023, qu'est-ce qui fait que ça marche ? Où est-ce que vous gagnez spécifiquement des parts de marché ? C'est quoi la recette ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Vous arrivez à recruter et à trouver aussi des apprentis à former ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Et vous arrivez à faire rester ces gens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Invité politiqueChiffre
    « on a passé le cap des 500 millions d'euros »
  • 0:41Invité politiqueChiffre
    « on a passé le cap des 500 millions d'euros »
  • 0:55Invité politiqueFait
    « nous voilà au sommet du monde de notre métier, de la coiffure »
  • 0:57PrésentateurChiffre
    « 508 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 6% par rapport à 2022 »
  • 3:09Invité politiqueChiffre
    « En France, le marché est à peu près 70 000 salons de coiffure. »
  • 3:12Invité politiqueChiffre
    « Provalian, c'est un peu moins de 2 000. »
  • 3:14Invité politiqueChiffre
    « Nous avons des plus grosses unités que la moyenne, donc nous pesons à peu près 12-13% de parts de marché. »
  • 4:31Invité politiqueChiffre
    « On va dire à peu près entre 3 et 5 % par an sur ces trois dernières années. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « On essaie de suivre l'inflation, tout simplement, pour ne pas que les consommateurs se décrochent de l'offre. »
  • 5:46Invité politiqueChiffre
    « c'est que 50% des jours de télétravail, c'est le vendredi. »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « On est archi-leader en France, on est leader en Europe et on est leader mondial maintenant depuis quelques mois. »
  • 6:23Invité politiqueChiffre
    « On a 270 magasins Bleu Libellule »
  • 6:43Invité politiqueChiffre
    « une vingtaine de magasins »
  • 6:48Invité politiqueChiffre
    « on a plus de 30 magasins aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Invité politique78 %
  • Présentateur22 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info Bonsoir à toutes et à tous, nous parlons coiffure ce soir avec notre invité Eco, bonsoir Marc Oblé

0:08
Invité politique

Bonsoir Camille Robert

0:08
Présentateur

Vous êtes le PDG de Provalience, non, peut-être pas forcément connu du grand public, mais si on donne vos marques ça va évidemment plus parler Franck Provo, Jean-Louis David, Saint-Algue entre autres, chaque mois près d'un million et demi de français passent plus d'une heure dans vos salons, ça donne le ton et vous venez de devenir numéro un mondial de votre secteur

0:26
Invité politique

Absolument, c'est vrai que alors vous avez cité nos marques dans la coiffure on a aussi des marques dans la distribution de produits professionnels, de produits cosmétiques qui s'appellent Bleu Libellule, on exploite la marque Nix aussi en France Oui, c'est une très belle année, on a passé le cap des 500 millions d'euros pour nous c'est un cap qui nous faisait rêver il y a quelques années, voilà on est partis un peu les derniers, il y a une trentaine d'années et nous voilà au sommet du monde de notre métier, de la coiffure ce qui nous rend très fiers. Vous êtes à

0:55
Présentateur

508 millions d'euros, plus de 508 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 6% par rapport à 2022 donc en 2023, qu'est-ce qui fait que ça marche ? Où est-ce que vous gagnez spécifiquement des parts de marché ? C'est quoi la recette ?

1:08
Invité politique

D'abord, je pense que nous on a toujours parié sur l'humain et en fait, vous savez, on est dans un métier de service et c'est pas parce qu'on s'appelle uniquement Franc-Provot ou parce qu'on s'appelle Jean-Louis David qu'on est forcément des très bons coiffeurs, on passe énormément de temps à former, recruter les meilleurs coiffeurs et à les former à toutes les nouvelles techniques. La coiffure, c'est un monde qui évolue, c'est de la mode, voilà donc on a, l'aspect humain chez nous est primordial et je pense que nous avons les meilleurs enseignes tout simplement parce que nous avons les meilleurs coiffeurs

1:36
Présentateur

Vous arrivez à recruter et à trouver aussi des apprentis à former ?

1:39
Invité politique

Oui, c'est un match, je vous l'avoue, au quotidien un peu comme finalement les grandes entreprises en France qui vont dans les grandes écoles rechercher les meilleurs étudiants des promotions. Nous faisons cette démarche d'aller en début d'année, on le fait en ce moment, dans toutes les écoles de France pour aller repérer, identifier les jeunes les plus modifiés, les plus motivés qui pourront ensuite rejoindre les troupes et renforcer effectivement

2:05
Présentateur

le salon. Et vous arrivez à faire rester ces gens ?

2:08
Invité politique

Oui, on essaye, alors vous savez on va dire que les jeunes générations, cette génération est un peu plus instable etc. En réalité, dès lors que vous prenez soin d'eux que vous, un apprenti, si c'est uniquement pour faire des cafés ou balayer, évidemment vous n'allez pas lui donner l'amour de ce métier. Nous, tout le pari, c'est justement de les embarquer dans une aventure qui est la coiffure d'un métier merveilleux qui leur donnera la possibilité de travailler toute leur vie.

2:32
Présentateur

Vous n'êtes pas présent qu'en France, vous êtes présent dans d'autres pays et vous voulez vous étendre à l'Inde maintenant ?

2:37
Invité politique

Oui, absolument. Nous sommes présents dans une trentaine de pays sur les cinq continents. L'Inde est un pays en pleine ascension, ça je ne vais l'apprendre à personne. Et au niveau des produits de beauté, au niveau de la beauté en général, il y a une énorme aspiration de la population indienne, d'adhérer aux standards européens. Il n'y a pas de marques véritablement françaises qui ont réussi dans ce pays, dans la coiffure. Et nous allons, dans le sillage des grandes marques de cosmétiques françaises, essayer de nous faire une place de choix dans ce pays.

3:05
Présentateur

En France, combien de salons de coiffure ?

3:07
Invité politique

En France, le marché est à peu près 70 000 salons de coiffure. Provalian, c'est un peu moins de 2 000. Nous avons des plus grosses unités que la moyenne, donc nous pesons à peu près 12-13% de parts de marché. Mais c'est un marché encore très atomisé, qui est aux mains des petits indépendants, aujourd'hui majoritairement.

3:25
Présentateur

Et parmi vos marques, vos enseignes, on en a cité plusieurs, lesquelles marchent le mieux ? Y compris en coiffure et d'ailleurs en distribution de produits.

3:32
Invité politique

Oui, alors je veux dire, ça dépend un peu des périodes dans l'année. Ça dépend aussi de la situation économique du pays. En ce moment, tout le monde fait un peu attention, donc on a des enseignes un peu plus accessibles et des Français qui arbitrent, se tournent un peu vers des enseignes accessibles. Mais on ne peut pas dire qu'il y a plutôt un segment qui marche moins bien que l'autre. En réalité, nos enseignes marchent bien, on a des enseignes dans le luxe aussi, et dès lors que vous offrez de la qualité, vous pouvez justifier des tarifs très chers.

4:03
Présentateur

Vous parlez de faire attention, il y a eu évidemment l'inflation qui a touché tout le monde, Français comme entreprise. Vous, vous avez été touché par ça. Et deuxième question, est-ce que vous l'avez répercuté sur vos prix ?

4:15
Invité politique

Oui, bien sûr, on a été impacté. Tous les produits que nous utilisons ont augmenté. Les loyers, bien sûr, les salaires. Donc nous avons été impactés et nous avons forcément répercuté sur les prix de le salon. On va dire à peu près entre 3 et 5 % par an sur ces trois dernières années. Voilà, il y a eu une année à 5 % et maintenant, on est plutôt stabilisé à 3 %. On essaie de suivre l'inflation, tout simplement, pour ne pas que les consommateurs se décrochent de l'offre.

4:45
Présentateur

Ils sont revenus, les Français, les Françaises, chez le coiffeur après le Covid ?

4:48
Invité politique

Oui, alors bon, d'abord, le Covid, ça a été une formidable caisse de résonance pour notre métier, parce qu'on n'a jamais autant parlé de nous que pendant les confinements. La première aspiration des Français en mai 2020, au moment où ils ont retrouvé la liberté, ça a été d'aller chez le coiffeur. C'était la première chose qu'ils avaient envie de faire. Donc, on a beaucoup parlé de nous. Ils sont revenus massivement dans les salons. Non, la seule partie de notre part qui a été un peu plus impactée, c'est les centres commerciaux qui ont, eux, subi un troisième confinement en 2021, alors que tous les autres salons étaient ouverts.

Et donc, ceux-là, leur clientèle a un peu changé d'habitude et on est en train de les reconquérir progressivement, mois après mois.

5:23
Présentateur

Mais dans vos salons, est-ce que vos clients ont changé, viennent moins ? Est-ce qu'ils consomment différemment, si on peut parler de consommer ?

5:31
Invité politique

Alors, ils ne viennent pas moins. Ils consomment... Les jours ont un peu changé. En fait, c'est vrai que le Covid, ça a été un accélérateur de plein de choses. Le télétravail, par exemple, c'est que 50% des jours de télétravail, c'est le vendredi. Le vendredi est devenu une très grosse journée. Pourquoi ? Parce que les gens passent moins de temps dans les transports en commun. Je ne dis pas qu'ils viennent chez le coiffeur au lieu de télétravailler, mais ça leur donne un peu plus d'oxygène, de respiration dans leur journée du vendredi pour venir chez le coiffeur en fin de journée. Donc, le vendredi est un jour un petit peu plus important qu'avant.

Mais le samedi reste le jour le plus important. Vous êtes leader en France ? On est archi-leader en France, on est leader en Europe et on est leader mondial maintenant depuis quelques mois.

6:13
Présentateur

On l'a évoqué très rapidement, mais vous distribuez effectivement les produits L'Oréal. Nix, comment ça s'est organisé ?

6:19
Invité politique

En fait, au départ, on a une chaîne de magasins qui s'appelle Bleu Libellule. On a 270 magasins Bleu Libellule qui vendent des produits professionnels aux professionnels, mais aussi aux clients finales. Et on avait commencé à distribuer les produits Nix, qui est une marque professionnelle de maquillage à destination du grand public. Et fort du succès qu'on avait dans nos magasins, L'Oréal nous a proposé de reprendre leur réseau physique de magasins Nix, une vingtaine de magasins, il y a deux ans. Et depuis, nous avons développé la marque et on a plus de 30 magasins aujourd'hui.

6:49
Présentateur

Merci beaucoup, Marc Oblé. Vous êtes le PDG de Provalience et vous êtes l'invité éco de France Info.