Emmanuel Macron, Éric Zemmour, pouvoir d'achat... Le "8h30 franceinfo" de Sébastien Chenu
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Bonjour Sébastien Chenu, bientôt 50 millions de vaccins en France avec une première dose, vous dites que c'est une bonne nouvelle, c'est un succès ?
Non, moi je dis que cette gestion du Covid n'a pas été un succès, mais que les Français se sont montrés responsables.
Les Français ont envie de sortir de tout ça, les Français en ont ras-le-bol, ils ont bien raison, et ils ont considéré dans leur large majorité que la vaccination était une des voies pour en sortir, et puis de l'autre côté, ils ont aussi considéré que de toute façon, s'ils ne se vaccinaient pas, la vie allait devenir largement plus compliquée, puisque le Président de la République a tout fait et continue d'ailleurs avec, à l'horizon pour les plus jeunes aussi, une sorte de vaccination obligatoire qui s'impose petit à petit aux Français, une vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom.
Il n'a pas eu raison de hausser le ton, de dire si vous ne vaccinez pas, il ne se passera rien, vous n'aurez pas le droit d'aller dans les centres commerciaux. Manifestement, le message a été entendu.
Le débat, ça ne pouvait pas, ça n'aurait jamais dû être celui de où on ferme tout, où vous vous vaccinez. Ça ne pouvait pas être celui-ci. Le Président de la République a choisi de le mettre sur ce terrain-là. Les Français ont considéré que la vie allait être largement plus compliquée. Ils se sont donc dit, vaccinons-nous, on ne pourra plus partir en vacances, on ne pourra plus aller au restaurant, et c'est la réalité. Mais est-ce que les Français ne se vaccinent pas, ils ne peuvent plus aller au restaurant ?
C'est son discours le 12 juillet, à ce moment-là, plus personne quasiment ne va se faire vacciner, la campagne pâtie totalement. Et le risque, c'était un redémarrage de l'épidémie très fort, et donc un confinement. C'est ça qui profilait.
Non mais c'est disproportionné sur les libertés. Si vous voulez, il y a des pays qui ont fait d'autres choix. Il y a des pays qui ont par exemple limité au grand rassemblement la possibilité d'avoir un pass sanitaire. Je pense à la Belgique. Il y a des pays qui ont limité à certaines zones géographiques. Je pense à l'Allemagne, ou je pense à l'Espagne également, qui ont fait d'autres choix qui étaient moins attentatoires aux libertés. Là, on a un président qui a dit, écoutez, je serre la vis, vous n'aurez plus de liberté, vos libertés seront réduites si vous ne vous vaccinez pas. Alors vous savez, le choix, il était réduit pour les Français.
Que je comprenne bien Sébastien Chonu, ce n'est pas le principe du pass sanitaire qui vous dérange, c'est qu'il soit en application partout.
Non, non, le principe me gêne, je vous l'ai dit, c'est disproportionné, c'est une atteinte aux libertés qui est disproportionnée.
Mais comment vous expliquez que tout le monde s'y soit mis, y compris d'ailleurs certains de vos alliés, comme en Hongrie par exemple ?
Non, mais parce que, alors, chacun a fait ses choix, je vous ai expliqué que tout le monde ne s'y était pas mis, je viens de vous expliquer que... Le Danemark, l'Autriche, je vous avais parlé de la Belgique, de l'Espagne, et je vous cite en plus la Hongrie. Je vous ai parlé d'autres pays, l'Allemagne, je pourrais parler de la Roumanie, je pourrais parler, je l'ai dit, de la Belgique, de l'Espagne, on fait d'autres choix qui ont été moins attentatoires aux libertés.
Alors simplement, moi je pense que la vaccination doit rester une liberté, un choix personnel, raison pour laquelle nous avons voté contre le pass sanitaire, qui est un instrument qui réduit les libertés des Français et qui les pousse à faire ce qu'ils n'ont pas forcément envie de faire. La vaccination doit rester une liberté. Maintenant, vous savez, moi je me réjouis si demain, on peut sortir de cette épidémie par la vaccination qui ne protège pas de tout. On l'a vu, on peut quand même transmettre, etc. Ce n'est pas la réponse à tout. La réponse, c'est la recherche. C'est mettre de l'argent dans la recherche pour trouver un traitement.
Et bien sur ça, on peut considérer que le gouvernement n'a pas été non plus à la hauteur.
Les contraintes seront levées dès que les conditions sanitaires le permettent, lueur d'espoir allumée par Emmanuel Macron hier. Est-ce que je peux dire lueur d'espoir ou est-ce que c'est un terme qui vous chiffonne ?
Non, non, ça ne me chiffonne pas. C'est un espoir de sortir du Covid. Mais j'aimerais que cet espoir, il accompagne aussi nos soignants. Quand je vois que 3000 soignants vont être mis à pied alors qu'il y a un an, on les applaudissait.
3000 sur 2 700 000 personnes concernées par l'obligation vaccinale.
Est-ce que c'est une image acceptable ? Quand je vois que 1800 lits d'hôpitaux vont être fermés, je me dis, quelles sont les leçons qu'elle dirait ? Je me dis, quelles sont les leçons qu'a tiré ce gouvernement de cette crise sanitaire ? C'est-à-dire que d'un côté, il n'y a pas une considération supplémentaire de nos soignants. D'un autre côté, le Ségur de la Santé n'a pas écouché d'un plan de réforme de l'hôpital public satisfaisant. La désadministration de l'hôpital public, elle est nécessaire. La proximité, elle est nécessaire. Je ne vois rien dans le Ségur de la Santé. Et puis, je vous rappelle que le gouvernement avait voulu sucrer un certain nombre de primes pour les soignants.
Moi, qui suis élu du Nord, il a fallu qu'on se batte pour que les primes pour les soignants, les primes Covid pour les soignants puissent être versées. Petite seconde, il y a un téléphone qui...
Il faut que vous écartiez votre téléphone. Les micros, peut-être, pour qu'on puisse aussi vous entendre un peu plus. Pour vous, le fait qu'Emmanuel Macron dise hier, dès que les conditions sanitaires, les contraintes seront levées, ce n'est pas une bonne nouvelle à saluer. On ne se dit pas, enfin, on va sortir la tête de l'eau, on est sorti de l'épidémie. D'ailleurs, sur les contraintes, soit dit en passant, il a évoqué l'idée de territorialiser la levée de ces mesures. Est-ce que c'est une bonne méthode ? Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, il faut arrêter le pass sanitaire partout ? Est-ce qu'il faut considérer territoire par territoire, selon les situations ?
La bonne méthode, je crois, c'était de territorialiser dès le début les contraintes. Nous, c'est ce que nous avions demandé. C'est-à-dire qu'il y avait des secteurs, des coins en France, où il n'y avait absolument pas de circulation du virus, et où il était possible de continuer à vivre normalement. Bon, ça n'a pas été le choix qui a été fait. Pas au départ, mais c'est ce qui a fini par être fait. D'accord, mais enfin, on a perdu, le gouvernement a fait perdre beaucoup de temps aux Français. Moi, je crois que si les contraintes sont levées, c'est forcément une bonne nouvelle, parce que tout ce qui rend la liberté aux Français est une bonne nouvelle.
Tout ce qui permet aux Français de revivre autrement est une bonne nouvelle. Vous savez, il y a beaucoup de conséquences à tout cela. La vie associative en a pris un coup. Moi, je le vois, j'étais dans ma circonscription ces jours-ci. Il n'y a plus la même vigueur associative. Évidemment, je crois que les salles de cinéma ont du mal à repartir. Enfin, je veux dire, ça a changé beaucoup de choses. Donc, je me réjouis. Si, effectivement, il y a une bonne nouvelle qui est cette baisse des contraintes, je l'appelle la plus rapide possible.
Et qu'est-ce qu'il faut faire, Sébastien Chenu, si jamais une vague revenait ? Puisqu'on est déjà en train de nous parler des vagues qui arriveront probablement à l'automne. Boris Johnson, par exemple, au Royaume-Uni, a déjà annoncé un plan au cas où l'épidémie revient.
Je crois que ce qu'il faut, c'est anticiper ce qui n'a pas été, c'est le moins qu'on puisse dire, fait par ce gouvernement. Par exemple, vous savez, tout ce qui est la capacité à renouveler l'air dans les écoles, mais aussi dans les universités, mais aussi dans les endroits où il peut y avoir des grands rassemblements. Je pense que le gouvernement devrait anticiper ceci, le contrôle des eaux usées. On ne l'a jamais fait, le gouvernement ne l'a jamais fait, Marine Le Pen l'avait proposé, ça n'a pas été fait. Vous voyez, ce sont ces mesures-là sur lesquelles, dès à présent, il faut travailler pour éviter, peut-être, en cas d'une quatrième vague, ou je ne sais même plus le nombre de vagues...
La quatrième, on est en train de la passer, ce serait la cinquième. Tout ça devient fort compliqué, mais il faut anticiper.
Pour bien comprendre, vous évoquiez à quelques instants l'obligation vaccinale pour les soignants, vous êtes contre, pour bien comprendre, vous êtes contre l'obligation vaccinale sur le Covid-19 ou dans l'absolu ? Puisqu'on sait que les soignants ont aussi d'autres vaccins qui leur sont imposés.
Bien sûr, je suis contre l'obligation vaccinale sur le Covid-19. Il y a des vaccins dans notre pays, sur lesquels on a un large recul, qui ne font pas débat. D'ailleurs, aujourd'hui, ce n'est pas un débat dans notre société.
Il n'est pas question de revenir sur diphtérie, tétanos, polymédiate...
Absolument, je crois qu'on parle du Covid parce que c'est une problématique qui nous a sauté aux yeux. Il y a un certain nombre de vaccins auxquels les Français sont habitués depuis longtemps, qui donnent des résultats tout à fait satisfaisants. Je le répète, la réponse au Covid, c'est l'investissement sur la recherche pour trouver le traitement.
Et vous n'êtes pas convaincu, quand vous entendez sur France Info, la présidente du comité scientifique vaccin Covid-19 qui nous dit 3 milliards d'êtres humains ont déjà été vaccinés, l'immense majorité avec les vaccins ARN. Vous vous dites, on n'a toujours pas assez de recul.
Non, non, je ne vous dis pas ça, monsieur. Je vous dis que c'est la liberté de choix, de disposer de son corps, de savoir ce qu'on accepte de mettre dans son corps.
Mais pourquoi faire la différence entre le Covid et les autres maladies ?
Moi, je suis vacciné. Je l'ai fait avec mon libre consentement. Et je comprends que certaines personnes, dans la balance bénéfice-risque, disent, écoutez, moi je considère que me faire vacciner est peut-être plus désavantageux.
Mais c'est vraiment le tétanos, la diphtérie, etc. ?
Non, parce que nous avons effectivement, d'abord ce recul, mais nous avons aussi des traitements, des traitements sur le tétanos, des traitements sur ces maladies-là. C'est-à-dire que la réponse vaccinale n'est pas l'unique réponse. Nous n'avons pas de réponse sur le traitement concernant la Covid.
Sébastien Chenu, on va parler pouvoir d'achat. C'est un des thèmes qui s'imposent en ce moment à la campagne électorale présidentielle. On est à 7 mois du scrutin. D'abord le fil info à 9h moins 20, c'est avec Diane Ferschit.
Pour l'ordre des sages-femmes, les mesures présentées par le gouvernement ne répondent pas aux enjeux de la profession. Le ministre de la Santé a annoncé à partir de janvier une hausse de 100 euros bruts de salaire par mois pour les sages-femmes travaillant à l'hôpital, ainsi qu'une prime de 100 euros net. La réforme de l'assurance chômage. Elisabeth Borne, la ministre du Travail, confirme ce matin sur France 2 avoir transmis un nouveau décret pour que la totalité de la mesure entre en vigueur au 1er octobre. Le montant global des droits ne baisse pas, affirme Elisabeth Borne. Olivier Faure est élu à la tête du Parti Socialiste.
Le premier secrétaire sortant du PS était opposé à Hélène Geoffroy, la maire de Vaud-en-Velin. Il l'emporte avec près de 74% des suffrages. Les élections législatives en Russie et les alliés d'Alexei Navalny accusent Google et Apple d'avoir supprimé leur application de vote de leur plateforme. Un acte honteux de censure politique dénonce les soutiens de l'opposant au Kremlin qui est actuellement emprisonné. De première victoire française au niveau européen en Ligue Europat de football. Lyon s'impose contre Glasgow 2 à 0. Monaco l'emporte 1 à 0 face aux Autrichiens du Sturmgratz. France Info.
Le 8.30 France Info. Néhile à la trousse. Lorrain Sanechal.
Un chacé exceptionnel de 100 euros pour aider les plus modestes à payer leur facture d'énergie, annonce du Premier ministre Jean Castex hier, avec une mesure qui bénéficiera à près de 6 millions de ménages. Il y a aussi cette prime de 100 euros versée à partir de janvier pour les sages-femmes travaillant à l'hôpital qui bénéficieront aussi d'une hausse de salaire 100 euros brut environ par mois. Un revenu d'engagement à venir pour un million de jeunes. Est-ce que vous dites Emmanuel Macron fait campagne aux frais du contribuable ?
Deux choses. D'abord le constat. Où en sommes-nous en ce qui concerne la consommation, les produits premières nécessités ? Comment vivent les Français ? Ils vivent difficilement. Et on le voit. Et j'ai une pensée d'ailleurs en particulier pour les retraités qui ont été d'ailleurs très impactés par la hausse de la CSG en début de mandat et qui subissent, comme tous les autres, mais qui le subissent aussi durement, les hausses. La hausse du gaz. Vous avez vu que la hausse du gaz, elle est ininterrompue.
9% ce mois-ci pour les tarifs réglementés, c'était déjà 10% en juillet.
Il y avait déjà eu 5% aussi encore avant. L'électricité, plus 50% depuis 2008. En 10 ans, l'électricité a augmenté de 50%. L'essence qui est revenue au niveau qui avait déclenché les manifestations des Gilets jaunes.
Donc les annonces qui viennent d'être annoncées sont une bonne nouvelle parce que ça soulage les Français.
Alors attendez. Donc les Français vivent difficilement. On avait vu un gouvernement qui avait supprimé aussi des aides au logement, qui avait rendu la vie difficile des Français. Aujourd'hui, moi ce que je vois, c'est un président de la République, non seulement qui est en campagne, qu'on nous avait présenté comme un économiste hors pair, etc. Et qui finalement est une sorte de politicard à l'ancienne. Un politicard à l'ancienne ? Oui, qui fait n'importe quoi avec les comptes publics. C'est n'importe quoi de donner 100 euros de plus pour les plus modestes pour qu'ils payent leur énergie ? Ou d'augmenter les sages-femmes ? C'est pas ça qu'il y a n'importe quoi.
C'est qu'il n'y a plus aucune vision à long terme. Et quand Bercy est en train de nous planquer 5 à 6 milliards de dépenses cachées dans le budget de la France, je me dis qu'à un moment, bah oui, parce que toutes ces dépenses, certaines ne sont pas aujourd'hui intégrées au budget. Nous n'avons pas de discussion sur ces dépenses supplémentaires. Et je me dis évidemment qu'il y a un moment où tout ça va retomber. Un moment où les Français devront le payer au centume. Vous savez, je ne crois pas qu'Emmanuel Macron puisse être généreux, ou alors être généreux avec l'argent des autres. C'est facile.
Moi, je me réjouis, s'il peut y avoir une prime pour les soignants, je me réjouis qu'il y ait un chèque. Mais ça vient d'abord compenser tout simplement une hausse massive, continue. Ça ne vient même pas le compenser d'ailleurs. Une hausse massive et continue de tous ces produits. Mais surtout, on a le sentiment qu'à un moment, Emmanuel Macron nous présentera l'addition. Et je crains qu'il ne le fasse s'il est réélu après 2022, totalement en roue libre, parce qu'il aura finalement fait ses dépenses qui sont probablement inconsidérées, parce qu'il n'a pas géré pendant toutes ces années les augmentations et la limitation de tous ces prix. Il manque quand il dit que les impôts n'augmentent pas.
Oui, bien sûr. Oui, bien sûr qu'Emmanuel Macron nous baratine totalement.
Pour répondre à l'urgence sociale, les insoumis appellent à bloquer les prix sur les produits de première nécessité. Vous êtes élu, Sébastien Chelieu, dans l'une des villes les plus pauvres de France, Denain dans le Nord. Est-ce que bloquer les prix, cela soulagerait les habitants de la ville ?
Sur certains produits, oui. Vous y êtes avorables. Nous l'avions exprimé, notamment, on avait exprimé, me semble-t-il, il y a cinq ans, un plafonnement du prix du pain, par exemple. Donc, il y a des produits de première nécessité sur lesquels, effectivement, il faut avoir...
Même si les cours augmentent au niveau international, c'est l'État qui doit prendre en charge les différentiels.
Effectivement. Et c'est bien plus intéressant, je crois, d'avoir cette vision de regarder là où on peut accompagner les Français, là où on peut les protéger, que simplement faire des coups politiques comme un politicard qui cherche finalement à être dans la séduction un an avant les élections. C'est avoir une vision plus large. Et puis, il y a autre chose. Tant qu'on continuera à être un État qui prélève autant d'impôts sur le dos des Français, eh bien, l'État montrera qu'il n'est pas un bon gestionnaire.
Moi, je pense qu'il faut plus de justice sociale, effectivement, un plafonnement d'un certain nombre de prix de première nécessité, une vision cohérente des choses et non pas des coûts, simplement, au fur et à mesure, que les Français finissent toujours par payer. Toujours par payer. Donc, pas de coup de pouce supplémentaire
pour le SMIC, par exemple ?
Mais le coup de pouce supplémentaire, il n'existe pas. Vous avez bien vu que la hausse du SMIC, ce n'est pas le coup de pouce. Non, mais justement, vous êtes d'accord avec le fait de ne pas... Elle est au niveau de l'inflation. Donc, ce n'est pas un coup de pouce. Ce n'est pas ça, un coup de pouce. Mais vous, au pouvoir,
vous donneriez un coup de pouce au SMIC ?
Je crois que notre arrivée au pouvoir nécessiterait qu'effectivement, on redonne, et c'est la logique de la politique que nous présentons, on va en parler, j'imagine, sur les autoroutes, sur l'audiovisuel, c'est redonner du pouvoir d'achat aux Français. C'est-à-dire que réfléchir de l'argent public qui a été pris dans la poche des Français, le réfléchir dans la poche des Français, c'est supprimer la redevance, c'est effectivement renationaliser les autoroutes. Oui, il faut redonner cet argent aux Français. Combien d'augmentation de SMIC ?
Vous l'avez déjà chiffré ?
Non, non, je ne vous ai pas parlé du SMIC. J'ai dit un coup de pouce lorsqu'on arrive est possible. En revanche, pas forcément sur les salaires. En revanche, l'augmentation du SMIC aujourd'hui, les PME ne sont pas dans un état, à mon avis, suffisamment solide, en tout cas, je pense aux PME, les grands groupes s'en sortent toujours, les PME pour supporter cette augmentation du SMIC. Qu'il y ait un coup de pouce qui aille au-delà de l'inflation, ça semble possible, mais simplement, il n'y a pas une augmentation du SMIC automatique, immédiate de tout, parce que les PME ne pourraient pas aujourd'hui le supporter.
Ce qu'il faut, c'est réfléchir déjà l'argent public qui a été pris dans la poche des Français.
Vous avez parlé des autoroutes. Marine Le Pen propose de les renationaliser si elle arrivait au pouvoir. Écoutez ce qu'en dit Jean-Baptiste Gébari, le ministre délégué au transport. Il était à votre place ici même en début de semaine.
Les concessions autoroutières, elles arrivent à échéance en 2031, donc dans 10 ans.
En 2031 et 2036.
Mais les plus grosses commencent en 2031. Et la majorité finissent effectivement en 2036. Donc il y aura un sujet, effectivement, de savoir ce qu'on fait après. En 2031, elles reviennent dans le giron de l'État. De toute façon, elles reviennent dans le giron de l'État. Il faudra dire ce qu'on fait après. Mais si on nationalisait maintenant, on devrait payer, on devrait, par le droit des contrats, par l'État de droit, on devrait indemniser les sociétés d'autoroutes à hauteur de 45 à 50 milliards.
Il suffit d'attendre, dit en quelque sorte Jean-Baptiste Gébari.
Il suffit surtout de ne rien faire parce que ce débat sur la nationalisation des autoroutes, il existe dans la sphère publique depuis assez longtemps. On le sait, les autoroutes, les concessions d'autoroutes ont été rachetées à bas prix finalement 17 milliards et ils ont engrangé pendant des années des milliards. Je crois qu'il y a eu 27 milliards de dividendes pour les sociétés d'autoroutes. Mais pourquoi pas attendre qu'elles reviennent dans le giron de l'État ? Mais d'abord parce qu'on peut ici immédiatement faire un investissement qui rapporte de l'argent. C'est-à-dire que c'est un investissement. C'est un investissement que de renationaliser les autoroutes. Alors, M.
Gébari nous dit que c'est valorisé à 40 ou 50 milliards. Bon, je rappelle que c'est très endetté aussi. Il y a 35 milliards de dettes. Donc, vous voyez,
ce sera long avec les entreprises.
Je ne dis pas que ça va prendre 5 minutes. Mais bien entendu, les textes le prévoient. Il nous dit que les concessions arrivent à échéance en 2031. Pas toutes d'ailleurs. A partir de 2031. Voilà, certaines. Pas toutes. Les textes prévoient que l'État puisse effectivement reprendre la main. Alors, bien entendu, c'est un coût mais c'est un investissement. Un investissement qui permettra de dégager de l'argent qui permettra aussi, je vous le dis, de faire baisser les coûts de péage. Les coûts de péage sont entre 200 et 350 euros par foyer par an. C'est aussi des péages qui ont augmenté de 20% durant ces dernières années.
Donc, ça veut dire que les Français, ils ont payé les autoroutes avec leurs impôts. Ils payent le péage à chaque fois qu'ils le prennent. Et finalement, alors, ils circulent sur un réseau qui est de bonne qualité. Mais il y a des pays, je reprends l'exemple de l'Espagne, qui ont des autoroutes qui sont gratuites et qui ont des autoroutes qui sont de qualité. Donc, on peut faire des choses. On peut redonner du pouvoir d'achat à travers ce débat-là aux Français. Nous, nous acceptons d'ouvrir ce débat.
Autre proposition, autre débat ouvert par Marine Le Pen, la privatisation de l'audiovisuel public. Pas tout l'audiovisuel public. La mesure ne concerne pas les médias d'outre-mer, donc pas non plus les médias qui portent la voix de la France, RFI, France 24, pardon j'imagine, et Arte. Le reste serait vendu à qui, Sébastien Chenu ?
Mais ça, c'est, j'allais dire, l'État, qui en faisant l'appel d'offres, verra qui se soumet à cet appel d'offres. Au plus offrant. L'État, mais non, mais l'État va faire un cahier des charges. Dans ce cahier des charges, il y aura la préservation, par exemple, de la voix des régions. Est-ce qu'un service public qui deviendrait un service privé, qui serait donc vendu au privé ? Quand on dit vendu au privé, on a un sentiment que ça sonne de façon horrible. Mais surtout, ça permet, là aussi, d'en finir avec la redevance. Là aussi, en fait, le but, ce n'est pas le plaisir de privatiser l'audiovisuel public, c'est faire en sorte qu'il n'y ait plus de paiement de la redevance, 138 euros.
Il y a la différence entre le service public et le privé. Il y a une qualité d'offre, je crois, des deux côtés. Et je pense qu'à l'heure d'Internet, d'ailleurs, quand on veut avoir de l'accès à la culture, quand on veut avoir de l'accès à la recherche, au théâtre, etc., on en trouve largement ailleurs que sur le service public. Il n'y a pas de mission
de service public qui est rendue par France Info, par France Bleu, par France 3, etc.
Les missions, notamment celles de la proximité, de l'outre-mer, de la voie de la France, nous les maintiendrons, c'est exactement ce que nous disons, nous redonnerons du pouvoir d'achat. Oui, les Français ne paieront plus une redevance pour un audiovisuel public dont la valeur ajoutée aujourd'hui ne me saute pas aux yeux.
Sébastien Chenu, vous restez avec nous, député du Nord, porte-parole du Rassemblement National. J'ai juste un coup d'œil sur le fil Info à 9h moins 10 avec Diane Ferchit.
Cap des 50 millions de Français ayant reçu au moins une dose de vaccin doit être atteint d'ici la fin de la semaine. C'est une victoire collective pour nous tous, réagit sur France Info. La vaccinologue Marie-Paul Keny, estime qu'on a réussi à retourner la quatrième vague et 23 millions de personnes bientôt concernées par le pass sanitaire en Italie. Le pays va le rendre obligatoire pour l'ensemble des salariés publics et privés. La mesure doit s'appliquer à partir du 15 octobre, objectif accélérer l'immunité de groupe. Les revalorisations entreront en vigueur à partir de janvier prochain.
Les sages-femmes travaillant à l'hôpital toucheront 100 euros brut par mois de salaire en plus ainsi qu'une prime de 100 euros net. Annonce du gouvernement, il y a une sorte de rattrapage pour la profession oubliée de la refonte des grilles salariales. La réaction du ministre de l'Éducation nationale face au harcèlement qui touche les enfants nés en 2010. Un harcèlement apparu sur les réseaux sociaux et qui s'invite dans certaines cours de récréation. Jean-Michel Blanquer appelle à la bienveillance et lance le mot dièse « Bienvenue au 2010 ». France Info
Le 8.30 France Info Néil a la trousse Laura Sanéchal
Toujours avec Sébastien Chenu porte-parole du Rassemblement National. Deux actualités très politiques ce week-end. Le premier tour de la primaire écologiste avec un vote qui a commencé hier et la tournée d'Éric Zemmour tournée dans les librairies et pas que. Pour la signature de son livre « La France n'a pas dit son dernier mot ». Est-ce que le Rassemblement National est saoulé en ce moment par les questions sur Éric Zemmour ?
Oui, on peut être un peu saoulé parce qu'en fait nous parler de ça matin, midi et soir devient un peu finalement banal mais bon d'abord c'est un peu le moment médiatique d'Éric Zemmour il sort son livre il fait tous les médias comme les médias sont des moutons il lui pose toutes les mêmes questions C'est la faute des médias ?
Non, je dis les médias sont des moutons donc il lui pose les mêmes questions il l'invite tous c'est son moment il vend son bouquin on voit bien que c'est très répétitif d'ailleurs vous me dites est-ce que vous êtes saoulé par les questions ce sont toujours les mêmes c'est très répétitif mais ça fait partie du jeu l'important c'est savoir ce qu'Éric Zemmour souhaite faire au bout du compte si son objectif c'est battre Emmanuel Macron pour faire une politique qui protège la France et les Français alors je lui dis réfléchissez Éric Zemmour regardez si vous croyez au sondage puisqu'il nous dit mais Marine Le Pen ne peut pas gagner regardez les sondages il ne vous place pas dans une position de gagné donc venez plutôt nous donner un coup de main pour battre Emmanuel Macron c'est ça le sens du débat
vous lui dites venez nous dire un coup de main je vous pose la question parce qu'on n'a pas très bien compris la position du Rassemblement National avant l'été c'était Éric Zemmour est trop radical sous-entendu il ne peut pas être un allié aujourd'hui c'est venez nous donner un coup de main il est radical ou c'est un allié ?
quand on a le même objectif on partage des analyses communes avec Éric Zemmour sur l'état de la France pas toutes les mêmes analyses d'ailleurs mais on partage des analyses communes on a le même objectif battre Emmanuel Macron pour faire une autre politique qui protège la France et les Français vous n'êtes pas cher Éric Zemmour en capacité de gagner cette élection présidentielle au moment où nous nous parlons Marine Le Pen est celle qui depuis 4 ans accède au second tour au delà de tous les candidats je lui dis donc l'intérêt c'est plutôt de se rassembler venez nous donner un coup de main soutenez Marine Le Pen appelez à voter pour elle continuez votre travail de lanceur d'alerte parce que je pense que Éric Zemmour ce qu'il fait très bien c'est que c'est un lanceur d'alerte et puis aidez nous à trouver les solutions pour les Français nous nous travaillons sur les solutions je vous ai tout à l'heure parlé de solutions sur le pouvoir d'achat je vous ai parlé de liberté nous nous avons ces solutions
et quand il parle de ré-migration c'est à dire renvoyer à la frontière des Français puisque c'est de ça qu'il s'agit en fait quand il parle des prénoms à l'origine française etc ce sont des propositions que vous pourriez soutenir au Rassemblement National ? non
je ne suis pas et le Rassemblement National n'est pas d'accord sur l'histoire de prénoms
est-ce que ce sont des propositions d'extrême droite d'ailleurs ?
je ne sais pas comment on peut les qualifier vous les qualifiez ? ça c'est pas de l'extrême droite non mais je ne sais pas les qualifier parce que dans l'extrême droite on met tout et n'importe quoi vous savez on m'a qualifié et on me qualifie parfois d'extrême droite vous voyez que ça peut être mais c'est quoi l'extrême droite ? l'extrême droite ce sont des mouvements qui remettent en cause les fondements même de la République ce n'est pas le cas du Rassemblement National donc je me garderai
mais la ré-migration par exemple
c'est pas un concept d'extrême droite ?
alors moi en tous les cas ce n'est pas le mien ce n'est pas le nôtre nous ne le partageons pas tout comme cette histoire sur les prénoms nous ne la partageons pas pour plusieurs raisons d'abord ce n'est pas notre approche ensuite ce n'est pas sur les prénoms sincèrement quand on dit qu'il ne faut plus de prénoms étrangers qu'est-ce qu'on fait de Brian qu'est-ce qu'on fait de Jason de Jordan donc on voit bien les limites de tout ça en tous les cas nous nous n'avons pas mis tout cela dans notre programme je laisse le soin aux uns et aux autres de définir ce que Eric Zemmour est politiquement là où il se situe mais je lui dis que si son combat s'est battu à Emmanuel Macron alors il faut plutôt qu'il se range aux côtés de Marine Le Pen
et est-ce que vous êtes écologiste Sébastien Chenu puisque vous avez annoncé vouloir voter à la primaire écologiste qui se déroule d'ailleurs en ce moment et jusqu'à dimanche
je suis écologiste en tout cas je suis soucieux des menaces qui peuvent peser sur la planète je suis soucieux comme beaucoup de français d'ailleurs je m'inquiète en ce qui concerne ces menaces j'ai voulu effectivement m'inscrire à la primaire des écologistes ça peut sembler un peu original dit comme ça mais je l'ai fait pour deux raisons d'abord je l'ai fait c'est vrai quelque part en assumant le fait de détourner à travers mon inscription de détourner cette primaire pour la dénoncer vous savez c'est un vieux concept on détourne la pub pour dénoncer la société de consommation par exemple et bien moi j'ai souhaité à travers mon inscription publique je l'ai rendu publique démontrer que ces primaires 1.
n'avaient pas de sens sous la 5ème république la 5ème république élection présidentielle rencontre d'un homme ou d'une femme avec les français et non pas la bidouille des partis politiques c'est ma conception des choses je le dénonce donc ces primaires 2.
je veux aussi mettre en lumière parce que je voulais voter pour Sandrine Rousseau qui m'apparaît être la plus dingue des candidates sur l'échiquier politique au-delà même des Verts d'ailleurs je veux démontrer que les Verts sont aussi un danger à travers vous savez à travers leurs propositions vous parliez des propositions tout à l'heure d'Éric Zemmour mais enfin quand je vois les Verts qui écrivent dans un certain nombre de livres qu'ils remplacent le terme de femme par personne en capacité de porter un enfant je me dis qu'on arrive aux limites de la dinguerie
pirater un processus démocratique
et je l'ai rendu public les Verts m'ont dit d'ailleurs qu'ils ne me rendraient pas mes 2 euros vous voyez le côté généreux des Verts
Sébastien Chonu puisque vous parlez d'argent Marine Le Pen a adressé ce courrier à Emmanuel Macron pour réclamer un desserrement des conditions de financement des campagnes est-ce que ça veut dire qu'il y a un risque pour vous qu'elle ne soit pas candidate à la présidentielle faute de fonds ?
Il y a en tous les cas une vraie difficulté Emmanuel Macron avait promis la banque de la démocratie il s'est assis dessus la démocratie vous n'avez pas les moyens nous ne nous cachons pas derrière notre petit doigt nous disons que c'est difficile parce que les capacités à prêter notamment les particuliers elles n'existent plus il est presque impossible pour nous de trouver des prêts bancaires en France nous l'avons déjà dit lors de la dernière élection
Et s'il n'y a pas de desserrement des fonds ça veut dire qu'il n'y aura pas de campagne ?
En tous les cas c'est une vraie difficulté nous avons toujours été là toujours été au rendez-vous on s'est toujours débrouillé malgré les pressions et les empêchements mais nous disons Emmanuel Macron la démocratie c'est un coup Marine Le Pen représente des millions d'électeurs il est temps aujourd'hui de nous permettre comme à tous les autres d'accéder aux prêts bancaires ni plus ni moins Merci Sébastien Chenu Merci Bonne journée à vous