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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 6 novembre 2019 64 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileTravail & emploiEurope & internationalSanté

Immigration : après Sarkozy... Macron dégaine les quotas #cdanslair 05.11.2019

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 35 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Ça fait combien d'années qu'on entend parler des quotas ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La main d'œuvre étrangère peut-elle être une solution dans certains secteurs d'activité ?

  • 3:51RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé pour que les quotas fassent consensus aujourd'hui ?

  • 6:37RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous avez entendu des voix depuis ce matin pour dire que c'est inadmissible de faire un tri par qualifications ?

  • 9:34OuverteRéponse directe

    Pourquoi Emmanuel Macron fait désormais de l'immigration une priorité ?

  • 14:04FerméeRéponse directe

    Les quotas, c'est pour quand ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:31PrésentateurChiffre
    « Plus 20% de demandes d'asile en 2019, avec 120 000 demandes au moment où elles diminuent en Europe. »
  • 36:01PrésentateurChiffre
    « Nous avons 380 000 personnes inscrites à Pôle emploi sous la rubrique BTP. »
  • 45:34InvitéChiffre
    « 7000 ressortissants ont demandé l'asile en France en 2018. »
  • 48:23InvitéChiffre
    « En France, 318 000 personnes bénéficient de l'aide médicale d'État. »
  • 59:32PrésentateurChiffre
    « il y a 380 000 emplois non pourvus dans le bâtiment »
  • 59:37PrésentateurChiffre
    « on parle de 150 000 emplois non pourvus en France entre 150 et 300 000 »
  • 59:43PrésentateurFait
    « il y a 4 du boulot il suffit de traverser la rue »
  • 1:00:11PrésentateurFait
    « il faut que le pays soit réputé non sûr »
  • 1:02:45IntervenantFait
    « je crois qu'il le refuse catégoriquement »
  • 1:03:05PrésentateurFait
    « l'aile gauche est rassurée par ce paquet de mesures »
  • 1:03:09PrésentateurFait
    « les quotas ont pu crisper dans un premier temps »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Intervenant15 %
  • ?5 %
  • Invité4 %
  • Invité 23 %

≈ 34,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Après les paroles, le gouvernement promet des actes sur le dossier de l'immigration, avec une annonce qui suscite déjà un débat, l'instauration de quotas en fonction des besoins de main d'œuvre de nos entreprises. L'idée n'est pas nouvelle, elle est portée par la droite et en particulier par Nicolas Sarkozy depuis des années, mais elle n'a jamais en réalité été totalement appliquée. Autre sujet attendu, la restriction de l'accès aux soins pour les demandeurs d'asile, pour éviter les abus et décourager ce que le gouvernement appelle les touristes médicaux.

Des annonces alors qu'Emmanuel Macron a multiplié ces dernières semaines des sorties sur le thème de l'immigration, qu'il refuse de laisser à Marine Le Pen. Alors comment appliquer concrètement ces quotas ? La main d'œuvre étrangère peut-elle être une solution dans certains secteurs d'activité ? Pourquoi Emmanuel Macron fait désormais de l'immigration une priorité ? Immigration après Sarkozy, Macron dégaine les quotas, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Romain Rivaton,

1:14
Locuteur

vous

1:15
Présentateur

êtes essayiste, je rappelle ce soir votre dernier ouvrage, La Ville pour tous, aux éditions de

1:19
Locuteur

l

1:19
Présentateur

'Observatoire. Françoise Fressoz, vous êtes éditorialiste au journal Le Monde, votre édito du jour face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron joue avec le feu. Vous nous expliquerez pourquoi tout à l'heure. Yvan Trippenbach, vous êtes journaliste à l'Opinion, vous êtes en charge des questions régaliennes comme on dit,

1:34
Locuteur

et

1:34
Présentateur

votre édito de demain sur le sujet. Quotas, le gouvernement n'a pas de tabou à booster l'immigration économique. Nous y reviendrons longuement au cours de cette émission. Enfin, Jérôme Fourquet, vous êtes directeur du département Opinion de l'Institut de sondage IFOP. Votre ouvrage, L'archipel français, est publié aux éditions du Seuil. Bonsoir à tous les cas.

1:52
Locuteur

Bonsoir. Merci

1:53
Présentateur

de participer à ce C'est dans l'air en direct. Je me tourne vers vous, Françoise Fressoz. Ça fait combien d'années qu'on entend parler des quotas ?

1:59
Locuteur

En

2:00
Présentateur

particulier, dans la bouche de la droite française.

2:02
Intervenant

Ah, Nicolas Sarkozy, on avait fait un de ses thèmes en 2007 sur les quotas. Mais alors après, il va falloir qu'on ait une discussion pour savoir ce que c'est exactement que la notion de quotas

2:11
Locuteur

d

2:12
Intervenant

'immigration, dans le cas précis de l'immigration économique. Parce qu'au fond, je n'ai pas l'impression que la droite et la gauche parlent

2:18
Locuteur

exactement de

2:18
Intervenant

la même chose. Il y a un jeu sémantique sur le mot qui séduit et qui peut séduire d'ailleurs, au-delà de la droite, ça peut séduire aussi une partie de la gauche. Mais je ne suis pas sûre que ce soit la même philosophie que celle de Nicolas Sarkozy. Dans le cas de la droite, c'était plutôt de se dire, il faut limiter l'immigration et il faut montrer qu'on arrive à maîtriser les flux migratoires. Et dans le cas de la gauche,

2:40
Locuteur

c

2:40
Intervenant

'est plutôt, pardon, dans le cas d'Emmanuel Macron, plutôt, c'est l'idée de dire qu'au fond, l'immigration, il faut peut-être dépassionner le sujet et montrer que dans certains cas, l'immigration peut être une chance pour le pays. Donc vous voyez, ce n

2:55
Locuteur

'est

2:55
Intervenant

peut-être pas exactement la

2:56
Locuteur

même philosophie. La même réalité

2:57
Présentateur

derrière

2:58
Locuteur

le

2:58
Présentateur

même mot, Evan Treppenbach, sur cet aspect-là. Oui, c'est exactement ça. En fait, le quota a plusieurs significations. Il y a effectivement l'aspect limitatif. Il y

3:05
Locuteur

a

3:05
Présentateur

aussi le quota par ethnie, par nationalité, origine géographique. Ça, le gouvernement l'a écarté.

3:13
Locuteur

C'était

3:13
Présentateur

ce que voulait faire Nicolas Sarkozy à l'époque ? C'était

3:15
Locuteur

ça le sujet

3:15
Présentateur

? C'est ce qui était préconisé par François Fillon pendant la campagne, par exemple. Nicolas Sarkozy, à l'époque, défendait un plafond limitatif. Donc par exemple, 100 000 entrées d'étrangers sur le territoire par an. C'est un exemple. Le gouvernement, là, a choisi des quotas par secteur d'activité en fonction, effectivement, des besoins de main-d'œuvre. C'est tout à fait autre chose. En fait, Matignon assume même que les flux vont sans doute augmenter. Là, on est à peu près 30 000 entrées par an pour travailler. Il est fort possible que ces flux augmentent avec l'instauration d'objectifs annuels.

3:51
Locuteur

C

3:51
Présentateur

'est juste que si on se remémore à l'époque, ça date de quelques années, de la polémique lorsque Nicolas Sarkozy avait évoqué la question des quotas, aujourd'hui, on a l'impression que ça fait quasiment consensus dans la classe politique. Qu'est-ce qui s'est passé

4:04
Locuteur

? Alors,

4:05
Présentateur

petit détail, juste, j'ai oublié de préciser, les quotas par origine géographique ou nationalité sont inconstitutionnels. C'est impossible de les mettre en œuvre. Et voilà, ça se heurte aux conventions internationales, à la Constitution. Donc ça a été écarté à l'époque par Pierre Mazot en 2008 et par la droite. En revanche, effectivement, l'utilisation du terme « quota » est très politique et le gouvernement assume le caractère populaire de ce terme. Voilà, ce que je disais, je pense que ce qui avait fait polémique, il y a deux choses. D'une part, le fait qu'on parlait d'origine géographique

4:37
Locuteur

et

4:37
Présentateur

donc aussi d'origine nationale ou ethnique, en disant on va prendre tant de ressortissants de tel pays, etc. Donc c'était l'idée d'un tri

4:44
Locuteur

à

4:45
Présentateur

l'entrée, ce qui suscitait pas mal de polémiques. Et puis on était en 2007, c'était il y a 12 ans. Nous avons eu pas mal de sujets de ce type depuis. La crise migratoire en 2015-2016, d'autres, la gestion des migrants un peu partout en Europe. Et donc l'opinion publique là-dessus a évolué et est en très forte demande

5:09
Locuteur

d

5:09
Présentateur

'une régulation.

5:10
Locuteur

Ce

5:11
Présentateur

qui inquiète beaucoup l'opinion publique, c'est l'idée qu'il y

5:14
Locuteur

a

5:14
Présentateur

une perte totale de contrôle. Rappelez-vous que la campagne des Brexiteurs en Grande-Bretagne,

5:19
Locuteur

c

5:20
Présentateur

'est pas faite sur la sortie de l'Europe,

5:22
Locuteur

c

5:22
Présentateur

'est faite sur le retour « take back control », reprenons le contrôle sur la question des flux migratoires. Là aussi, M. Castaner évoque la question possible des quotas

5:34
Locuteur

au

5:35
Présentateur

début de l'été 2019, alors qu'on sait maintenant que c'est à la période estivale que les

5:41
Locuteur

flux

5:41
Présentateur

migratoires au travers de la Méditerranée vont être les plus importants et qu'il faut absolument

5:46
Locuteur

se

5:46
Présentateur

donner une posture de responsabilité en disant « voilà, on va encadrer les choses, ça va pas être l'anarchie, on ne reverra plus les images de gens qui débarquent un peu n'importe comment, etc. » Et donc ce terme de quota,

5:58
Locuteur

je me

5:59
Présentateur

dis que tout ça est planifié scientifiquement, maîtrisé, encadré,

6:03
Locuteur

contrôlé. – Alors on va voir que c'est plus compliqué, mais c'est sur cette idée-là qu

6:06
Présentateur

'on veut jouer. – Mais vous dites

6:08
Locuteur

que… – Et c'est très populaire. –

6:09
Présentateur

Voilà, c'est très populaire dans les sondages que vous avez, les Français sont favorables

6:12
Locuteur

à cette idée-là. – Quand

6:12
Présentateur

on avait testé cette idée-là, mise en débat par M. Castaner à l'été dernier, on avait trois quarts des Français qui étaient favorables à la mise en place de quotas d'immigration, mais à l'époque, ce n'était pas question de quotas en fonction des secteurs d'activité. Mais l'idée qui était retenue par le grand public, c'était qu'on essayait de juguler les choses et d'encadrer les flux. Et ça, c'est demandé et attendu. – Mais Jérôme Fourquet,

6:38
Locuteur

vous

6:38
Présentateur

qui avez de la mémoire, il y avait quand même un débat à l'époque. Aujourd'hui, est-ce que vous avez entendu des voix depuis ce matin qui s'élèvent pour dire que c'est inadmissible qu'on fasse justement une forme de tri en disant on va prendre des personnels avec X ou Y qualifications, etc. C'est

6:54
Locuteur

-à-dire

6:54
Présentateur

qu'on a l'impression

6:54
Locuteur

qu

6:55
Présentateur

'en 15 ans, cette idée-là s'est totalement imposée dans le débat politique. Est-ce que vous avez entendu depuis ce matin une autre position par rapport à ce sujet-là ? –

7:07
Locuteur

Pas

7:07
Présentateur

très fortement, en tout cas. Il faut peut-être laisser le temps de la riposte, puisque les choses vont vite. On peut penser que du côté des associations ou de ce qui reste de la gauche, on va avoir des positions de ce type. Mais encore une fois, j'insiste sur le fait qu'il s'est passé 2015-2017, la crise migratoire en Europe. Vous montrez les images ici de ce qui se passe dans certaines villes françaises et notamment à Paris avec des campements de migrants. On doit être à la 35e évacuation de Caen et le problème n'est pas réglé.

7:37
Locuteur

On a eu la jungle. – C'est le cas fait évoluer

7:38
Présentateur

l'opinion, c'est

7:39
Locuteur

ça que vous voulez dire ? – Il

7:39
Présentateur

faut absolument qu'on essaye de juguler et d'encadrer en partie ce phénomène.

7:44
Locuteur

– Oui, je pense que vous

7:45
Présentateur

voulez dire un mot et puis ensuite Romain Rébatton.

7:47
Locuteur

–

7:47
Intervenant

En fait, le débat est compliqué pour la raison suivante aussi. C'est qu'Emmanuel Macron, au vu des sondages notamment, et peut-être aussi à la suite du mouvement des Gilets jaunes et du Grand Débat, a perçu que le sujet de l'immigration était quelque chose de très sensible dans l'opinion publique. Avant le débat sur l'immigration qui a eu lieu au Parlement, le ministère de l'Intérieur avait préparé une série de réformes et il

8:09
Locuteur

n'y

8:09
Intervenant

avait pas du tout dedans l'histoire de ces quotas. Et au fond, l'histoire des quotas, elle est venue après discussion avec la majorité parce qu'une grande partie de la majorité des députés d'En Marche était hostile à ce que tout d'un coup on durcisse très très fortement le discours sur l'immigration. Et au fond, le sujet le plus consensuel au sein de la République En Marche, c'est finalement les quotas, en fait, pas ces quotas, mais l'idée de dire qu'on peut avoir des objectifs chiffrés en matière d'immigration économique parce qu'il y a des secteurs dans lesquels il y a de vrais besoins. Et c'est peut-être aussi une façon pour les Français de dire, au fond, l'immigration, ce n

8:49
Locuteur

'est

8:49
Intervenant

pas une vague qui va nous submerger, ce n

8:51
Locuteur

'est

8:51
Intervenant

pas l'ennemi. On peut avoir besoin des étrangers en France dans certains secteurs d'activité. Donc si vous voulez, je pense que la décision du gouvernement est le résultat à la fois de... Il faut envoyer des signes à l'opinion et il faut tenir aussi compte de ce que pense ma majorité. Et en aucun cas, en fait, l'idée aussi, c'est d'essayer d'avoir, par rapport à Marine Le Pen, une vision de l'immigration qui soit un peu différente, alternative. En quoi est-elle différente, là

9:17
Locuteur

?

9:17
Intervenant

Par exemple, Marine Le Pen, c'est la plus sévère avec l'histoire des quotas. Elle a dit, mais vous êtes en train de retirer le travail aux Français. En fait, ça va être ça le débat. C'est dans certains secteurs d'activité, est-ce qu'il ne

9:27
Locuteur

vaut

9:27
Intervenant

pas mieux embaucher des Français plutôt que d'aller... Voilà, donc elle, elle est clairement hostile à la mesure.

9:33
Locuteur

– Oui,

9:34
Présentateur

alors on parle quand même juste de l'immigration économique, qui représente 33 000 personnes sur 255 000 chaque année. Donc on est sur une toute petite fraction de l'immigration chaque année. Et en fait, ce qu'on voit, c'est que le gouvernement a repris la sémantique du projet de loi sur le séjour des étrangers, porté en 2006 par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et a repris un dispositif qui était les arrêtés, signé par Brice Hortefeux en 2008, sur la fixation d'un certain nombre de professions par région, qui disaient que c'est des professions par lesquelles on n

10:03
Locuteur

'a

10:03
Présentateur

pas besoin d'une dérogation pour embaucher un étranger hors de l'Union européenne.

10:08
Locuteur

C

10:08
Présentateur

'est-à-dire que ces secteurs sont tellement en tension qu'on n'est pas obligé d'aller chercher auprès de la préfecture une dérogation, on peut obtenir directement aller chercher un étranger. Et donc il va remettre à jour cette liste qui a vieilli, elle n

10:17
Locuteur

'a

10:17
Présentateur

pas été remise à jour depuis 2011, donc il y a 10 ans, il

10:20
Locuteur

y a

10:20
Présentateur

un certain nombre de professions qui sont complètement décalées, il y

10:22
Locuteur

en

10:22
Présentateur

a à peu près 80% des listes qui ne fonctionnent pas, donc il va remettre ça à jour. L'effet que ça va avoir, évidemment, c'est que là où aujourd'hui on ne pouvait pas embaucher, on ne

10:31
Locuteur

pouvait

10:31
Présentateur

pas avoir cette dérogation parce que la liste n'était pas à jour, la liste sera à jour et on pourra embaucher des étrangers hors de l'Union européenne. Donc ça va plutôt avoir tendance à augmenter, élargir, ouvrir les portes de l'immigration économique. Je pense que derrière, il y

10:43
Locuteur

a

10:43
Présentateur

une volonté effectivement d'avoir un message positif autour de l'immigration, disant que l'immigration n'est pas forcément négative, elle ne l'est pas forcément, je cite juste un chiffre, 215 000 médecins en France, 20 000 étrangers, 10 000 de l'Union européenne avec une partie d'Europe de l'Est, 10 000 hors de l'Union européenne, sur lesquels sur ces 10 000, vous avez 4 000 Algériens, 1 000 Syriens, 1 000 Marocains. Donc vous avez 5 à 7% des médecins en France qui sont déjà dans des régimes d'immigration économique. Donc on voit bien que c'est quelque chose de positif que le gouvernement essaie de faire. Et

11:13
Locuteur

quand

11:13
Présentateur

on lit attentivement vos sondages, on se dit qu

11:17
Locuteur

'il

11:17
Présentateur

y a une forme de courage politique d'essayer d'expliquer en ce moment, dans un tel climat, que l'immigration est une chance. C'est ça qu'il va dire aux Français, Emmanuel Macron ?

11:26
Locuteur

Pour

11:26
Présentateur

rebondir sur ce qui vient d'être dit, je pense qu'il le fait du en même temps. C

11:30
Locuteur

'est-à-dire,

11:31
Présentateur

ferme mais juste, ou juste mais ferme. C'est-à-dire, on commence à parler quota, donc on parle bien à l'opinion publique qui dit qu

11:38
Locuteur

'il

11:38
Présentateur

faut reprendre le contrôle, il faut encadrer, etc.

11:41
Locuteur

Donc on ferme,

11:41
Présentateur

c'est ça que

11:42
Locuteur

vous voulez dire ?

11:42
Présentateur

On

11:43
Locuteur

vit ça un peu quand même,

11:43
Présentateur

ça va. Et en même temps, on explique aux Français, ce qu'il a d'ailleurs fait à certains Français qui lisent Valeurs Actuelles, la semaine dernière, en disant, il a brisé un tabou là-dessus, en disant, ça fait 30 ou 40 ans que certains métiers ne peuvent plus recruter de Français. Vous pouvez raconter ce que vous voulez, il y a des jobs que les Français ne prendront plus. Plongeurs dans un restaurant, terrassiers sur certains chantiers du BTP, etc. Quand vous regardez les choses objectivement, ce ne

12:08
Locuteur

sont

12:08
Présentateur

pas des ressortissants

12:09
Locuteur

français. Et on va le voir, vous

12:09
Présentateur

parlez de la restauration et du BTP, on aura un reportage tout à

12:11
Locuteur

l'heure qui le démontre.

12:13
Présentateur

Et

12:13
Locuteur

donc,

12:13
Présentateur

ce faisant, on parle quota, donc on a la jambe droite et on a la jambe gauche sur immigration économique, en disant, ça peut être une chance, un apport sur un certain nombre de métiers qui sont utiles. On parle aussi d'aide ménagère, vous vous souvenez de la crise des Gilets jaunes, avec les difficultés de recrutement aussi dans ces secteurs, du service à la personne, les fameux métiers du CAIR. Et donc, il y a effectivement une prise de risque. Et je pense qu'Emmanuel Macron, comme à son habitude, se dit, il y

12:39
Locuteur

a

12:39
Présentateur

un chemin de crête entre les deux. Il faut que je tienne les deux bouts de la corde.

12:43
Locuteur

La question, c'est

12:43
Présentateur

qu'est

12:44
Locuteur

-ce

12:44
Présentateur

que les Français vont

12:44
Locuteur

retenir en même temps ? Et ce n'est pas

12:46
Présentateur

forcément très lisible pour l'instant. À côté de ce courage politique, on peut quand même noter une forme de cynisme parce que le discours positif sur l'immigration n'est pas vraiment porté par Emmanuel Macron ou la Macronie, c'est depuis le début en réalité. Ce qu'on peut dire, c'est qu'avec les quotas, ce que veut faire le gouvernement, c'est effectivement marquer l'opinion, envoyer un signal,

13:04
Locuteur

tout

13:05
Présentateur

en parlant aux entrepreneurs, tout en parlant à cette fibre de son propre électorat, mais surtout, il est toujours dans une démarche de parler à la droite et à l'électorat du Rassemblement National. Le baromètre Harris Interactive de la semaine dernière montre bien qu'Emmanuel Macron gagne en confiance au sein de l'électorat ARN. Il gagne 11 points alors qu'il en perd partout, y compris dans son propre électorat. Donc c'est toujours une stratégie politique de parler à l'extrême droite, de parler à la droite en envoyant des signaux.

13:33
Locuteur

On

13:33
Présentateur

parlera également de la restriction, je crois, des soins aux étrangers, tout

13:37
Locuteur

ça, ce sont des

13:38
Présentateur

signaux. Mais en réalité, effectivement, derrière, il y a quand même une vision plus positive de l'immigration sur cette histoire de quota qui n'est pas vraiment assumée.

13:46
Locuteur

En

13:46
Présentateur

tout cas,

13:46
Locuteur

qui n'est pas assumée

13:46
Présentateur

dans le discours

13:47
Locuteur

politique. Dans le discours,

13:48
Présentateur

exactement. Le principe est acquis, en tout cas. Le gouvernement annonce la mise en place de quota, un principe qui est en débat depuis bien longtemps et qui entrera en vigueur sans doute cet été. C'est l'une des 20 mesures annoncées par l'exécutif, visiblement soucieux d'être à l'initiative sur les questions liées à l'immigration. Emilia David avec Juliette Perrault et Manu Mathieu Lignon.

14:11
Locuteur

C

14:11
Présentateur

'était dans l'air depuis plus d'un mois.

14:15
Locuteur

Je

14:16
Invité

n'ai pas peur de réfléchir à l'idée de quota.

14:19
Locuteur

Il

14:19
Invité

nous faut donc regarder sujet

14:21
Présentateur

par sujet.

14:23
Locuteur

On

14:24
Présentateur

sait depuis longtemps que les quotas ne peuvent pas s'appliquer à l'asile

14:28
Locuteur

ni

14:28
Présentateur

à l'immigration familiale.

14:29
Locuteur

Pour

14:31
Présentateur

autant,

14:31
Locuteur

celles

14:32
Présentateur

-ci ne sauraient échapper à toute maîtrise.

14:33
Locuteur

Il

14:34
Présentateur

faut lutter contre les abus et les fraudes et resserrer les critères là où cela s'impose.

14:39
Locuteur

Ce

14:40
Présentateur

matin, confirmation par le quotidien Le Parisien.

14:43
Locuteur

Le

14:43
Présentateur

gouvernement s'apprête à instaurer des quotas qui cibleraient les migrations économiques. Celle-là même qui en 2018 représentait 33 000 titres de séjour délivrés en France

14:54
Locuteur

sur

14:55
Présentateur

une totalité de 255 000.

14:58
Locuteur

Des

14:59
Présentateur

secteurs bien

14:59
Invité

spécifiques pourraient dès lors profiter d'une main-d'oeuvre immigrée. Mais pour certains ministres, difficile d'assumer le terme de quota.

15:09
Locuteur

L

15:10
Invité

'idée, c'est d'avoir des objectifs chiffrés ou des quotas. C'est une question de sémantique. Les quotas d'immigration économique seront donc instaurés. On est bien d'accord. Quotas ou objectifs,

15:18
Locuteur

oui, on verra le titre. Mais c'est la même chose. Les

15:20
Invité

quotas, c'est pour quand ? Les quotas ou objectifs chiffrés, ça sera l'été prochain.

15:24
Présentateur

C'est en 2007 que la notion de quota migratoire fait son apparition dans le débat pour la toute première fois

15:31
Locuteur

dans

15:32
Présentateur

la bouche du président d'alors, Nicolas Sarkozy.

15:35
Locuteur

Je

15:35
Invité

souhaite que nous arrivions

15:37
Locuteur

à

15:38
Invité

établir chaque année, après un débat au Parlement, un quota

15:42
Locuteur

avec

15:43
Invité

un chiffre plafond

15:44
Locuteur

d

15:45
Invité

'étrangers que nous accueillerons sur notre territoire.

15:48
Locuteur

À

15:48
Présentateur

l'époque, les quotas existent déjà à l'étranger, notamment au Canada.

15:52
Locuteur

Mais

15:53
Présentateur

face à la polémique, la mesure disparaît.

15:56
Locuteur

Elle

15:56
Présentateur

revient dix ans plus tard, toujours côté républicain, en pleine campagne présidentielle. François Fillon, auquel j'oppose à l'époque un autre candidat.

16:11
Locuteur

Quand

16:12
Présentateur

j'entends

16:14
Locuteur

qu

16:14
Présentateur

'on peut nous proposer pour la énième fois

16:17
Locuteur

des

16:18
Présentateur

quotas,

16:19
Locuteur

mais

16:20
Présentateur

c'est à supposer que lorsque

16:21
Locuteur

les

16:22
Invité

quotas

16:23
Locuteur

ne

16:23
Invité

sont pas respectés,

16:25
Locuteur

on

16:26
Invité

est la main pour les faire respecter.

16:27
Locuteur

Ce

16:28
Invité

n'est pas le cas aujourd'hui.

16:30
Locuteur

Donc

16:30
Invité

je ne propose pas une politique idéologique en matière d'immigration. Je propose une politique efficace, claire, menée avec nos partenaires

16:40
Locuteur

européens. Aujourd

16:42
Présentateur

'hui pourtant, voilà donc les quotas migratoires au programme du gouvernement d'Emmanuel Macron. Côté républicain, on estime que la mesure ne va pas assez loin.

16:52
Locuteur

C

16:52
Invité

'est très largement un effet d'annonce et de communication. voire une petite opération d'enfumage puisque ces quotas ne vont concerner que l'immigration économique. Alors l'immigration économique n'est que très marginale aujourd'hui dans des flux migratoires qui dépassent 400 000 entrées légales l'année dernière en France.

17:13
Présentateur

Alors que l'extrême droite la chasse d'un revers de main.

17:17
Locuteur

C

17:17
Invité

'est l'arlésienne, ça fait des décennies que j'entends parler des quotas, un coup dans la bouche de la droite, un coup dans la bouche de la gauche. Ça consiste en fait à faire venir une immigration supplémentaire.

17:28
Locuteur

C

17:28
Invité

'est une nouvelle forme d'immigration.

17:32
Présentateur

Selon l'opposition de gauche, la problématique des quotas détourne les Français des vrais sujets. Moi je pense que c'est un terme que le gouvernement agite sans même trop savoir ce qu

17:41
Locuteur

'il

17:41
Présentateur

va en faire. Mais que

17:43
Invité

son seul objectif c'est de faire en sorte que ces questions-là restent au centre du débat. Voilà. Comme ça, ça l'entretient dans son débat qu'il a choisi avec Marine Le Pen, je parle de M. Macron, et avec l'espoir qu'on ne parle pas d'autre chose.

17:56
Présentateur

Présenté demain à l'issue d'un comité interministériel sur l'immigration, la mesure devrait entrer en vigueur l'été prochain. Avec l'espoir qu

18:04
Locuteur

'on

18:04
Présentateur

ne parle pas d'autre chose, on entendait Eric Coquerel, il y a une forme d'instrumentalisation du sujet immigration qui d'un coup s'est imposée ces dernières semaines sur le devant de la scène politique. Alors on n'en a pas parlé depuis le début du quinquennat ? Alors on en a parlé parce que vous savez il y avait la loi Asile et Immigration qui a été portée par le gouvernement où il n

18:20
Locuteur

'y

18:20
Présentateur

avait pas ces quotas. Donc c'est le gouvernement qui a évolué sur cette question et plus particulièrement je pense Emmanuel Macron et pas tellement l'opinion. Les chiffres sont assez stables depuis une dizaine d'années. En gros, selon les instituts, entre 60 et 65% de Français estiment soit qu'il y a trop d'étrangers, soit qu

18:35
Locuteur

'il

18:35
Présentateur

y a trop d'immigrés, qu'il faut être plus sévère. Donc c'est juste soit une prise de conscience de la réalité de ce phénomène par Emmanuel Macron, soit aussi peut-être une part de calcul politique en disant je sais qui vraisemblablement j'aurai au second tour en face de moi et donc il faut que je parle de ça. Rappelez-vous que fin août on a eu toute une tirade gouvernementale sur l'écologie

18:57
Locuteur

et

18:57
Présentateur

puis ensuite il

18:58
Locuteur

y a

18:58
Présentateur

eu l'immigration. Emmanuel Macron a sans doute pris acte du nouveau paysage électoral qui a émergé des européennes. Il y a une force montante les écolos, une force qui nous résiste et qui s'installe ce qu'il a rappelé à ses députés en disant il faut aller sur le terrain et vos ennemis c'est le Rassemblement National donc le Rassemblement National et je parle

19:15
Locuteur

et

19:15
Présentateur

je me positionne par rapport à eux. Vous nous interrogiez tout à l'heure sur que dit la gauche elle est à faune sur ce sujet-là et ce que dit la droite

19:23
Locuteur

comme

19:23
Présentateur

au moment de la loi anticasseur c'est dire ça va pas assez loin c'est nous qui avions l'initiative et il fait juste que reprendre nos mesures. Moralité on écoute le Rassemblement National et Emmanuel Macron et

19:35
Locuteur

la droite

19:35
Présentateur

est inaudible. et donc c

19:36
Locuteur

'est ce qu'ils veulent les deux. C

19:37
Présentateur

'est ce qu

19:38
Locuteur

'ils

19:38
Présentateur

veulent les

19:38
Locuteur

deux.

19:38
Présentateur

Cette question justement qui fait écho est-ce que vous nous expliquez pourquoi avons-nous l'impression que la politique migratoire ne se décide qu'en fonction de préoccupations

19:46
Locuteur

électoralistes ? Françoise

19:48
Intervenant

Fressos. Je pense qu'il faut regarder ça sur l'ensemble du quinquennat je pense que la question migratoire elle est présente depuis le début mais qu'elle s'est déplacée c'est-à-dire que dans un premier temps Emmanuel Macron a énormément agi sur la scène européenne souvenez-vous tout le discours qu'il avait c'était il faut absolument que j'arrive à réformer Schengen que j'arrive à harmoniser les conditions du droit d'asile en Europe

20:10
Locuteur

et

20:10
Intervenant

à régler notamment ce qu'on appelait le problème des Dublinais c'est-à-dire des immigrés qui étaient déboutés du droit d'asile dans les autres pays européens et qui venaient tenter leur chance dans le pays et au fond il s'aperçoit que régler cette question au niveau européen c'est très compliqué là ils essayent de faire presque une politique à quelques-uns pour avoir un levier en effet levier essayer de changer Schengen mais pour le moment ça ne marche pas ce qu'il voit aussi c'est que le débat s'est quand même cristallisé lui et Marine Le Pen souvenez-vous de tous les débats qu'il y

20:46
Locuteur

a

20:46
Intervenant

au gouvernement Darmanin qui dit au fond on ne peut pas être élu à la prochaine présidentielle si on n'a pas une partie du peuple

20:52
Locuteur

ce

20:53
Intervenant

qu'a réussi Marine Le Pen c'est de mélanger la question sociale et identitaire c'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon a tellement de difficultés d'aller sur ce terrain et c'est pour ça que le débat se focalise aujourd'hui entre ces deux avec la question migratoire très forte c'est-à-dire Emmanuel Macron a l'impression que s'il est faible sur ces sujets-là elle aura l'avantage et le problème c'est qu'elle a quand même l'avantage parce qu'elle est positionnée sur la lutte contre l'immigration depuis des années et on voit bien que ça fait des tensions au sein même d'En Marche donc vous êtes dans cette situation où au fond Emmanuel Macron se croit obligé d'en parler mais n'est pas sûr C'est pour ça que vous disiez dans votre éditorial il joue avec le feu Mais oui parce qu'il n

21:31
Locuteur

'est

21:31
Intervenant

pas sûr en en parlant que ça ne lui profite pas quand même et en même temps ils sont si vous voulez dans cette espèce de jeu dans lequel les autres partis politiques n'arrivent pas à entrer je veux dire Mélenchon dit mais c'est pas possible il y a une question sociale en France et on n'arrive plus à la poser parce qu'il y a un débat qui est absolument monopolisé par l'immigration et je pense que ça peut être effectivement un jeu malsain parce qu'au fond il n'y a quand même pas que ça il n'y a quand même pas que le problème de l'immigration en France

21:59
Locuteur

Comment

22:00
Présentateur

on sort du jeu malsain

22:01
Locuteur

?

22:01
Intervenant

Eh bien il faudrait que...

22:03
Locuteur

j

22:04
Intervenant

'en sais rien en

22:05
Locuteur

fait C'est parfois bien de dire qu'on n'en sait rien Françoise

22:09
Présentateur

Presseuse en tout cas on en est là aujourd'hui et on voit qu'Emmanuel Macron a clairement fait un virage sur l'aile comme on dit sur le sujet on entendait dans ce reportage à quel point il avait toutes les bonnes raisons d'être très opposé avec des arguments qui peuvent s'entendre sur l'application et la complexité de mettre en oeuvre ces quotas Yvonne Rippenbach Oui bien sûr parce que les quotas sont difficiles à mettre en oeuvre quand il s'agit de juguler l'immigration irrégulière on l'a dit donc de fait ce n'est pas la bonne solution pour lutter contre l'immigration illégale et l'immigration en général Mais il y

22:42
Locuteur

a

22:42
Présentateur

un volet dans les annonces sur l'immigration illégale ? Bien sûr donc effectivement on ne l

22:46
Locuteur

'a

22:46
Présentateur

pas mentionné mais c'est très complémentaire il y a cette mesure des quotas qui est assumée en termes d'attractivité de la France et de stimulation des flux professionnels finalement et à côté de ça on a des mesures de durcissement de l'accès aux soins et aux prestations des étrangers on a parlé par exemple du délai de carence pour

23:06
Locuteur

les demandeurs

23:06
Présentateur

d'asile mais sur par exemple le fait de raccompagner les déboutés du droit d'asile

23:10
Locuteur

et les reconduite

23:11
Présentateur

effectivement mais par contre le gouvernement n'assume pas de politique du chiffre comme l'a fait Nicolas Sarkozy donc là il reste relativement prudent tout en disant on va reconduire davantage

23:21
Locuteur

donc

23:22
Présentateur

effectivement il essaie sur l'immigration irrégulière de montrer un petit peu ses muscles encore faut-il avoir des leviers parce que ce n

23:31
Locuteur

'est

23:31
Présentateur

pas

23:31
Locuteur

tout le cas On a

23:31
Présentateur

la

23:32
Locuteur

place

23:32
Présentateur

des gens qui nous regardent et qui entendent successivement on a entendu Eric Ciotti qui laisse entendre qu'il y

23:37
Locuteur

a

23:37
Présentateur

des flux et qui donne ses propres chiffres on a le gouvernement qui dit ben non on a augmenté le nombre de reconduites à la frontière y a-t-il une vérité des chiffres sur la politique migratoire telle qu'elle est menée par le gouvernement depuis son arrivée aux responsabilités est-ce qu'il fait au fond ce qu'a toujours fait par exemple François Hollande il n

23:57
Locuteur

'y a

23:57
Présentateur

pas eu de volontarisme politique supplémentaire ou est-ce qu'il y a vraiment quelque chose qui s'est passé avec l'arrivée d'Emmanuel Macron vous

24:04
Locuteur

voyez ce

24:04
Présentateur

que

24:05
Locuteur

je veux dire bien

24:05
Présentateur

sûr d'un point de vue des chiffres aujourd'hui on n'a pas des faits mais d'un point de

24:08
Locuteur

vue

24:08
Présentateur

de la politique aujourd'hui je pense c'est quand même quelque chose qui est au cœur de

24:11
Locuteur

l

24:11
Présentateur

'action du gouvernement puisqu'on a eu une loi en 2018 il y

24:13
Locuteur

a

24:13
Présentateur

encore une mission confiée à un parlementaire moderne sur la reconduite à la frontière il y a cette proposition là du gouvernement et l'année dernière dans la proposition qui a été faite par le gouvernement c'était de diviser par deux le temps de réponse pour les gens qui viennent demander le droit d'asile qui aujourd'hui est de 12 mois en France ce qui est quand même extrêmement long de le réduire à 6 mois si on regarde sur un an est-ce qu'on a réussi à le réduire ? Non pour l'instant on est toujours à 12 mois c

24:35
Invité

'est ça le problème et

24:36
Présentateur

le gouvernement essaye et refait une proposition pour encore augmenter les moyens de l'OFPRA donc l'organisme qui est chargé d'étudier les cas des demandeurs d'asile pour voir comment on peut encore réduire ce point là il

24:49
Locuteur

y a

24:49
Présentateur

des études aussi sur la reconduite à la frontière pour dire qu'aujourd'hui en France il y a 70 à 80% des reconduites qui sont des reconduites forcées et donc qui ont un coût très élevé qui coûte aux alentours de 14 000 euros par tête et donc il y a une tentative qui est de se dire mais est

25:00
Locuteur

-ce

25:00
Présentateur

qu

25:00
Locuteur

'on

25:00
Présentateur

va faire des reconduites motivées c'est-à-dire de donner 2500 euros ou 3000 euros à des gens qui ont été déboutés du droit d'asile pour qu'ils retournent qu'on paye le billet d'avion qu'on paye l'hôtel donc ça peut faire hurler du moment où on voit bien la difficulté mentale que ça peut générer la dissonance en tout cas mais aujourd'hui ça a des taux de retour plus élevés dans beaucoup de pays de

25:20
Locuteur

l

25:20
Présentateur

'Union Européenne donc il y a beaucoup de propositions qui sont sur la table mais pas vraiment de solutions qui aujourd'hui ont fait leurs effets Encore un chiffre sur lequel je voudrais avoir votre expertise Romain Rivaton plus 20% de demandes d'asile en 2019 avec 120 000 demandes au moment où elles diminuent en Europe ça ce sont des chiffres qui sont donnés par le gouvernement c'est vrai il y

25:38
Locuteur

a

25:38
Présentateur

un afflux alors ce mot est trop utilisé alors je ne sais pas quand vous choisirez le vôtre mais plus 120 000 demandes en France en particulier au moment où les autres pays européens ferment

25:48
Locuteur

Oui

25:49
Présentateur

alors après ce chiffre varie beaucoup d'une année sur l'autre le chiffre à avoir en tête pour les gens qui nous regardent c'est de se dire qu'on reçoit à peu près 120 000 demandes de demandeurs d'asile chaque année et qu'il y

25:59
Locuteur

en

25:59
Présentateur

a 30 000 qui sont validées acceptées donc il y a 90 000 qui sont refusées et aujourd

26:05
Locuteur

'hui Et ce qui deviennent quoi ?

26:06
Présentateur

Aujourd'hui c'est le

26:06
Locuteur

vrai problème c

26:07
Présentateur

'est

26:07
Locuteur

que

26:07
Présentateur

aujourd'hui sur l'année dernière sur les 90 000 de l'année dernière qui ont été rejetées donc qui ont reçu une injonction de retour à la frontière seulement 5% de ces 90 000 ont été effectivement réalisés l'année dernière et donc ça pose effectivement ce gros sujet c'est beaucoup plus que l'immigration économique c'est trois fois plus que l'immigration économique

26:24
Locuteur

Et sur ce sujet là

26:25
Présentateur

il y

26:25
Locuteur

a

26:25
Présentateur

des annonces il y a des mesures concrètes annoncées par

26:27
Locuteur

Emmanuel Macron par gouvernement ?

26:29
Présentateur

possiblement de réduire le temps d'attente d'être plus dur sur les reconduites et possiblement d'avoir des reconduites qui soient monétaires en disant aux gens

26:38
Locuteur

on vous aide à

26:39
Présentateur

repartir plutôt qu'on vous force à repartir qui aujourd'hui est quelque chose de très coûteux qu'est-ce qui freine les reconduites ? qu'est-ce qui fait qu'il n

26:46
Locuteur

'y

26:46
Présentateur

a que 5% de

26:47
Locuteur

reconduites

26:48
Présentateur

? bien sûr

26:49
Locuteur

les pays d'origine

26:50
Présentateur

acceptent

26:50
Locuteur

de

26:51
Présentateur

reprendre leurs ressortissants

26:53
Intervenant

et en fait c'est

26:54
Locuteur

ça le principal problème

26:55
Présentateur

vous les mettez dans un avion ou

26:57
Locuteur

dans

26:57
Présentateur

un bateau il faut que à la frontière à l'aéroport du pays d'origine les autorités acceptent

27:02
Locuteur

et

27:03
Présentateur

donc ce qu'Emmanuel Macron a dit voilà je ne

27:04
Locuteur

veux

27:04
Présentateur

pas afficher des chiffres ambitieux pour ne pas braquer nos partenaires

27:08
Locuteur

pays

27:09
Présentateur

du Sahel qui sont en grande difficulté géopolitique aujourd'hui l'Afghanistan ou d'autres en disant il faut que vous repreniez votre population

27:19
Locuteur

alors

27:19
Présentateur

sur la hausse importante du nombre de demandeurs d'asile

27:24
Locuteur

on

27:24
Présentateur

est dans les suites aussi de la crise de 2015 c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de migrants qui sont arrivés en Europe notamment en Allemagne en Suède ou ailleurs qui au bout de quelques temps ont vu leur dossier de demande

27:37
Locuteur

de

27:37
Présentateur

demande d'asile déboutés dans le pays d'arrivée et qui aujourd'hui arrivent en France pour retenter leur chance donc c'est pour ça que tout ça on

27:46
Locuteur

est

27:46
Présentateur

censé les renvoyer dans le pays d'arrivée normalement oui mais les choses bougent énormément dans l'article de Valeurs Actuelles ce qui est intéressant aussi c'est qu'on voit que la position est assez ambiguë d'Emmanuel Macron et c'est pas sûr qu'elle soit complètement arrêtée en disant il faut absolument réduire le délai d'études d'instruction du dossier du demandeur d'asile parce qu'aujourd'hui disait-il quand on met la main sur quelqu'un qui a deux ans de présence en France et qu'on lui notifie son obligation de quitter le territoire souvent il a fondé une famille il a trouvé un job et donc ça devient absurde et immoral de le renvoyer donc lui-même rentre un petit peu dans cette logique de compréhension et d'excuse donc on voit bien que c'est un sujet très très compliqué et quand on reprend ces chiffres sur 130 000

28:30
Locuteur

en

28:30
Présentateur

gros 30 000 ont l'autorisation de rester à peine quelques milliers s'en vont et donc quasiment tout

28:37
Locuteur

le monde reste

28:38
Présentateur

et

28:38
Locuteur

c

28:38
Présentateur

'est chaque année

28:39
Locuteur

donc

28:40
Présentateur

après vous avez un effet cumulatif qui se construit avec aucune solution facile à mettre en oeuvre telle que vous nous l'expliquez clairement à

28:48
Locuteur

l'instant

28:48
Présentateur

non

28:49
Locuteur

parce qu

28:49
Présentateur

'il faut que les pays de départ jouent le jeu

28:53
Locuteur

et reprennent

28:53
Présentateur

leur

28:54
Locuteur

autorité le gouvernement va proposer des

28:54
Présentateur

mesures là-dessus justement demain il va y avoir une aide au développement conditionné

28:58
Locuteur

à la lutte contre

28:59
Présentateur

l'immigration irrégulière donc ça va être 1 milliard 1 milliard et demi pour les pays qui effectivement luttent on

29:06
Locuteur

va leur dire

29:06
Présentateur

on vous donne une aide au développement à condition que

29:09
Locuteur

vous

29:09
Présentateur

acceptiez de reprendre vos ressortissants exactement à condition que vous luttiez que vous empêchiez vos ressortissants de partir et surtout que vous les repreniez que vous délivriez des laissés-passer consulaires c'est déjà le cas depuis plusieurs mois dans les chancelleries au niveau diplomatique

29:22
Locuteur

et

29:22
Présentateur

là ça va être officialisé mis sur la table par le gouvernement

29:26
Locuteur

en

29:26
Présentateur

matière de chiffres également

29:27
Locuteur

on

29:28
Présentateur

a quelques retours avec la loi Collomb par exemple le gouvernement a réussi effectivement à reconduire davantage notamment les dublinés dont on parlait tout à l'heure parce qu'ils sont placés plus longtemps en rétention enfin en gros l'exécutif l'administration peut avoir la main sur ces personnes et les éloigner plus facilement donc effectivement les

29:48
Locuteur

dublinés

29:48
Présentateur

c

29:48
Locuteur

'est

29:48
Présentateur

-à

29:48
Locuteur

-dire

29:48
Présentateur

les renvoyés dans le pays d'origine par lequel ils sont arrivés dans l'Europe oui c'est ça c'est

29:53
Locuteur

ça

29:53
Présentateur

et donc le gouvernement a raison là-dessus mais Eric Ciotti a également raison de dire qu'en termes de masse effectivement les députés du droit d'asile et plus généralement les personnes qui sont là de manière irrégulière sur le territoire se maintiennent et donc ce n

30:08
Locuteur

'est

30:08
Présentateur

pas avec les quotas ou avec quelques mesures techniques sur l'accès aux soins par exemple que l'on va lutter si on le souhaite contre l'immigration illégale ça veut dire que et la loi Asile Immigration et les mesures qui sont annoncées officiellement demain ne sont pas en capacité de lutter contre le sujet que vous évoquez à l'instant c'est-à-dire les déboutés 80% des déboutés des droits d'asile qui restent sur le territoire français ce n

30:30
Locuteur

'est

30:30
Présentateur

pas suffisant mais

30:30
Locuteur

en

30:31
Intervenant

même temps ce que je trouve positif dans le débat c'est qu'au fond quand on rentre dans les choses on s'aperçoit à quel point c'est très compliqué c'est d'une complexité incroyable il ne faut quand même pas oublier que ce sont des êtres humains quand on en parle

30:44
Locuteur

parce

30:44
Intervenant

que quand tout d'un coup Marine Le Pen dénonce la subversion migratoire il faut tout fermer les frontières non on a quand même déjà les immigrés s'ils viennent c'est quand même parce qu'ils sont dans une situation extrêmement compliquée chez eux et ils ne viennent pas par plaisir donc il ne

31:01
Locuteur

faut

31:01
Intervenant

pas non plus avoir un débat comme si c'était complètement désincarné

31:05
Locuteur

ce

31:06
Intervenant

qui est très intéressant aussi c'est quand vous regardez les chiffres au fond les politiques menées depuis des années elles sont assez constantes quand même on essaye de faire un équilibre entre les conditions d'accueil l'humanisme et essayer de maîtriser et le problème c'est l'instrumentalisation du débat et si au moins le débat qu'on a aujourd'hui pouvait servir à montrer à quel point c'est compliqué et qu'on n'est pas tous à l'enjeu que c'est dans un climat mondial aussi auquel il faut faire tenir compte peut-être que ça peut aussi aider à faire de la pédagogie sur le sur ce que vous laissez entendre c'est quand

31:39
Présentateur

Marine Le Pen dit en clair on

31:41
Locuteur

ferme on ferme

31:42
Intervenant

ça n'a aucun sens je veux dire de remettre les frontières nationales je vois pas en quoi on va pouvoir mieux gérer la situation donc c'est des cas humains c'est des situations très compliquées et ça appelle c'est pour ça que le débat aussi au parlement moi je suis assez favorable à un débat annuel parce qu'au fond vous voyez il y avait quatre ministres qui s'exprimaient la dernière fois et on voyait bien tous les enjeux à la fois sociaux les enjeux de politique internationale les enjeux européens et les enjeux évidemment de sécurité alors

32:13
Présentateur

en tout cas le gouvernement assure que les quotas seront établis avec l'aide notamment des régions des partenaires sociaux avec l'idée de coller au mieux à la demande précise de main d'oeuvre ces postes qui restent à pourvoir dans des secteurs en tension comme on dit en France on cherche encore par exemple aujourd'hui des informaticiens des vétérinaires des géomètres dans le bâtiment et la restauration vous en parliez tout à l'heure Jérôme Fourquet la pénurie de main d'oeuvre c'est tout simplement un défi du quotidien Emilia David et Juliette Perrault

32:45
Locuteur

Il

32:46
Invité

est midi

32:46
Locuteur

c

32:47
Invité

'est le coup de feu dans ce restaurant parisien

32:49
Locuteur

200

32:50
Invité

couverts sont dressés ici chaque jour pour assurer le service le besoin de main d'oeuvre est important

32:57
Locuteur

On

32:58
Présentateur

est ouvert 7 jours sur 7 donc ce qui veut dire grosso modo que j'ai besoin sur l'année j'ai besoin de 25 personnes

33:04
Locuteur

tout

33:05
Présentateur

le temps 25 personnes et 25 personnes nous sommes un métier qui bouge beaucoup avec un métier très jeune aussi donc les jeunes c'est pas facile de trouver les jeunes s'en vont bougent et on est toujours en perpétuel renouvellement

33:19
Locuteur

Le

33:19
Invité

secteur de l'hôtellerie de la restauration est en pleine croissance

33:22
Locuteur

mais

33:23
Invité

la filière peine à recruter

33:25
Locuteur

100

33:25
Invité

000 postes seraient non pourvus

33:26
Locuteur

une

33:27
Invité

pénurie de travailleurs qui dure depuis plusieurs années pour faire face aux besoins

33:33
Locuteur

Ce

33:34
Invité

restaurateur a déjà embauché plusieurs demandeurs d'asile comme Bakary Canouté

33:41
Locuteur

Quand je

33:42
Invité

venais ici il m'avait mis mon CV j'avais pas beaucoup d'expérience

33:46
Locuteur

mais

33:46
Invité

quand je venais ici j'ai pris beaucoup de sauce franchement

33:50
Locuteur

Ce

33:50
Invité

commis de cuisine vient du Mali

33:51
Locuteur

son

33:52
Invité

profil serait un atout pour l'équipe

33:57
Locuteur

Les

33:58
Invité

apprentis ils sortent du pays des bisounours et ils étaient dans leur salon quand lui était sur un bateau donc les choses

34:04
Présentateur

les choses changent énormément si vous voulez la vision

34:07
Locuteur

des

34:08
Présentateur

choses change énormément et quand vous avez un garçon comme ça dans le restaurant ou dans un hôtel ça apporte de la maturité

34:17
Invité

Utiliser l'immigration pour aider des professions qui manquent de main d'oeuvre

34:20
Locuteur

c

34:21
Invité

'est justement le principe des quotas

34:23
Locuteur

et

34:24
Invité

la solution pourrait s'appliquer à plusieurs secteurs en tension

34:26
Locuteur

l

34:27
Invité

'hôtellerie la restauration donc mais aussi la santé l'informatique ou le BTP

34:32
Locuteur

une

34:33
Invité

bonne idée pour le syndicat patronal des géomètres experts

34:36
Locuteur

le

34:37
Invité

secteur manque aujourd'hui de 5000 techniciens et ingénieurs géomètres

34:42
Locuteur

On

34:42
Invité

reçoit des CV alors plutôt du Maghreb un peu de Madagascar la difficulté que nous avons c'est la complexité quand même du dispositif pour pouvoir les faire travailler et pouvoir les recruter dans nos cabinets et pour nos petits pour nos dirigeants d'entreprise c'est un peu opaque et donc il faudrait un peu simplifier donc nous on est plutôt favorables à cette mesure peut-être les conseils et les améliorations qu'on souhaiterait donner à Madame la Ministre c'est aider nous à rendre les choses un peu moins opaques et c'est de fluidifier les choses pour que rapidement ces personnes viennent dans

35:11
Locuteur

nos

35:12
Invité

cabinets

35:13
Locuteur

une

35:13
Invité

position partagée par plusieurs professionnels du bâtiment

35:16
Locuteur

au

35:17
Invité

salon de la construction ce matin cette responsable des ressources humaines est venue recruter son entreprise peine à attirer des candidats adaptés alors

35:26
Présentateur

pourquoi pas élargir les possibilités

35:29
Invité

aujourd'hui on cherche des gens qui sont motivés et qui ont des compétences donc après peu importe d'où ils viennent j'ai envie de dire à partir du moment où ils peuvent être compétents et motivés ça peut fonctionner rien

35:40
Locuteur

que

35:42
Invité

cette année

35:42
Locuteur

30

35:43
Invité

000 emplois ont été créés dans le BTP

35:45
Locuteur

le

35:45
Invité

secteur manque de main d'oeuvre qualifiée dans tous les domaines

35:49
Locuteur

mais

35:49
Invité

pour la fédération française du bâtiment

35:51
Locuteur

l

35:52
Invité

'instauration de ces quotas n'est pas la bonne solution pour contrer la pénurie

35:57
Locuteur

aujourd

35:58
Présentateur

'hui on fait le constat quand même un peu amer que nous avons 380 000 personnes inscrites à Pôle emploi sous la rubrique BTP c'est à des gens qui se sont déclarés comme des personnes qui recherchent un emploi dans le

36:10
Locuteur

BTP

36:11
Invité

et ces 380 000 personnes aujourd'hui n'intègrent pas nos entreprises donc je pense avant de parler de quotas d'immigration ou même de détachement il faut déjà se poser la question c'est comment on fait en sorte que ces 380 000 personnes puissent venir prétendre à rentrer dans nos entreprises

36:29
Locuteur

pour

36:30
Invité

définir quels métiers pourront bénéficier de ces quotas d'immigrés le gouvernement annonce qu'il recevra syndicats et représentants des branches professionnelles

36:37
Locuteur

une

36:38
Invité

liste des emplois sous tension sera constituée

36:41
Locuteur

est

36:42
Présentateur

-ce que Robert Rivaton vous pouvez répondre à cette question qui a été posée à l'instant comment faire en sorte que ces 380 000 personnes intègrent nos entreprises pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas nous on met de côté pour l'instant les quotas à faire en adéquation entre l'offre et la demande sur le marché

36:57
Locuteur

c

36:57
Présentateur

'est de l'emploi dans des secteurs comme le bâtiment oui dans le secteur du bâtiment mais dans le secteur de l'hôtellerie dans le secteur des services à la personne ou même de la médecine aujourd'hui on a un écart entre les besoins et effectivement un taux de chômage qu'on peut prendre ou un taux d'inactivité avec lequel on peut comparer les raisons sont multiples la première c'est d'abord une inadéquation géographique il faut bien avoir en tête qu'aujourd'hui c'est des activités et l'emploi se concentrent dans des bassins d'emploi qui sont les grandes métropoles et où il n'y a pas forcément les ressources humaines et où le coût du logement de toute façon est quelque chose de trop prohibitif pour décider quelqu'un de peu qualifié à venir tout d'un coup qui sera payé au SMIC le SMIC à Paris et au fin fond de la ruralité est au même niveau et par contre le coût du logement va être 5-6 fois plus cher donc il y a vraiment un problème d'inadéquation à ce niveau là et puis il y

37:42
Locuteur

a

37:42
Présentateur

aussi tout un pan d'emploi que aujourd'hui manifestement les français au sens global et c'est pas pointer du doigt quelqu'un ne veulent plus prendre ni pour eux ni pour leurs enfants d'ailleurs et c'est quelque chose qui est durable il y a beaucoup d'emplois parce

37:57
Locuteur

qu

37:57
Présentateur

'ils sont mal payés ? parce qu'ils sont très durs c'est d'abord les questions de pénibilité on parlait du bâtiment à l'instant mais le bâtiment c'est quand même du transport de charge lourde le bâtiment c'est quand même des expositions à des peintures à des solvants à des produits de menuiserie le bâtiment c

38:10
Locuteur

'est

38:10
Présentateur

l'exposition aux conditions extérieures vous êtes quand même la moitié du temps dehors et il pleut donc je

38:14
Locuteur

ne

38:14
Présentateur

peux

38:14
Locuteur

pas partout ton temps ce que

38:16
Présentateur

je veux dire c'est que tout ça

38:22
Locuteur

de

38:22
Présentateur

personnes à se dégager de ces filières et encore plus comme je le disais c'est-à-dire que l'activité économique par exemple du bâtiment aujourd'hui se concentre dans Paris et la région parisienne et donc c'est l'endroit où les gens ont le choix entre se dire est-ce que je veux dans le bâtiment ou est-ce que je vais ailleurs ou est-ce que je veux dans un autre secteur qui au final est moins compliqué moins difficile

38:38
Locuteur

ce

38:39
Présentateur

qui

38:39
Locuteur

est

38:39
Présentateur

intéressant c'est que on le voit dans des pays comme les Etats-Unis il

38:42
Locuteur

y

38:42
Présentateur

a une hiérarchie des métiers en fonction de leur pénibilité et il

38:46
Locuteur

y

38:46
Présentateur

a une hiérarchie aussi des populations qui les

38:48
Locuteur

acceptent qui

38:53
Présentateur

sont dans les métiers les plus pénibles

38:54
Locuteur

les

38:55
Présentateur

immigrations les plus anciennes petit à petit intègrent les mêmes situations les mêmes conditions d'exigence vous avez entendu ce restaurateur qui disait nos apprentis ils ont grandi dans le pays des bisounours etc donc sous-entendu ils n

39:07
Locuteur

'ont

39:07
Présentateur

pas envie de se lever à 4 heures faire des heures sup travailler dans la chaleur etc et donc dans le BTP ou dans tous ces secteurs-là c'est souvent les derniers arrivés on a la même chose aux Etats-Unis qui prennent les métiers les plus durs et donc ça c'est une loi qui est assez humaine et assez compréhensible quand le dirigeant ou le responsable de la filière du BTP dit il faut s'interroger sur pourquoi nos emplois ne

39:30
Locuteur

sont

39:30
Présentateur

pas pourvus peut-être qu'ils ne sont pas assez payés ou pas assez attractifs et peut-être ce que lui sous-entend aussi c'est on va peut-être avoir des mesures coercitives pour entre guillemets mettre au boulot

39:40
Locuteur

des

39:40
Présentateur

français qui ne veulent pas prendre les jobs les plus durs

39:42
Locuteur

sauf

39:43
Présentateur

qu'Emmanuel Macron a répondu en disant dans Valeurs Actuelles ça fait 30 ou 40 ans que ce sont les mêmes secteurs

39:48
Locuteur

où

39:49
Présentateur

il y a des difficultés ça c'est pour les métiers les plus pénibles après il y a d'autres métiers en tension qui sont des métiers très pointus géomètre vétérinaire ou autre là il

39:58
Locuteur

y

39:58
Présentateur

a un autre souci avec les pays de départ c'est à dire que au moment où on dit il faut aider au développement si tous ces jeunes diplômés qui ont coûté très cher à leur pays de naissance pour être formés partent en France avoir une vie meilleure on n'est pas exactement sur une mais

40:15
Locuteur

vous diriez que la

40:16
Présentateur

réalité qu'il y

40:16
Locuteur

a

40:16
Présentateur

derrière cette proposition du gouvernement sur les quotas c'est quand même prioritairement de faire venir une main d'oeuvre pas qualifiée pas chère pour faire des métiers pénibles

40:22
Locuteur

non elle est

40:24
Présentateur

déjà

40:25
Locuteur

là

40:26
Présentateur

ou de faciliter la régularisation d'un certain nombre de personnes qui sont en situation irrégulière en France et qui pourraient prétendre à ces métiers pénibles et puis aussi ouvrir les quotas sur des métiers beaucoup plus pointus mais là ça pose aussi la question du comment on dépouillerait les pays

40:44
Locuteur

d'origine de leur cerveau cette question

40:46
Présentateur

qui nous est posée ce soir si j'ai bien compris faire venir un migrant qualifié reviendrait moins cher que former un chômeur français

40:51
Locuteur

non

40:52
Intervenant

c'est pas ça c'est qu'il y

40:53
Locuteur

a

40:53
Intervenant

un problème de temps de tempo c'est à dire que pour former par exemple là il y a une pénurie de médecins ça c'est lié au fait qu'on a mal anticipé la démographie mais ça remonte à des années le temps de former de nouveaux médecins vous ne pouvez pas les inventer vous pouvez faire une formation elle dure quand même plusieurs années il y a plusieurs métiers en tension où la formation est longue et donc vous ne pouvez pas immédiatement pourvoir notamment les ingénieurs où il y a une très forte demande en ce moment donc vous avez aussi des métiers de haut de gamme qui ne sont pas pourvus aujourd'hui parce que la formation n'a pas été délivrée à temps alors on peut faire un effort il y

41:33
Locuteur

a

41:33
Intervenant

aussi un problème avec l'industrie c'est à dire que l'industrie a beaucoup fermé donc maintenant il y a des métiers qui

41:38
Locuteur

ont

41:38
Intervenant

pratiquement disparu et il faut remettre en oeuvre une formation ça prend plusieurs années donc voilà on est sur cet impôt où il faut quand même faire tourner les machines

41:48
Locuteur

Yvonne

41:49
Présentateur

Treppenbach oui c'est une réalité qui est ancienne en réalité dans les années 2000 elle a été défendue par la gauche et par des proches de François Hollande donc les besoins de main d'oeuvre selon les secteurs l'hétérogénéité du paysage du marché de l'emploi selon les régions elle est connue depuis très longtemps qui va décider ? alors Muriel Pénicaud expliquait ce matin qu'il y

42:09
Locuteur

aura

42:09
Présentateur

une discussion avec les partenaires sociaux avec les régions les départements pour coller au plus près des demandes vous nous rappeliez que déjà depuis 2008 ça existe ça existe

42:20
Locuteur

on a

42:21
Présentateur

fait ces listes là avec les régions et la préfecture l'ont réalisé elles ont dressé des listes de besoins de métiers en tension il faut bien voir qu'on parle de quelque chose encore une fois de très petit parce que ces 33 000 emplois on va en avoir plus de la moitié qui vont être pourvus par des étrangers de l'Union Européenne donc ils peuvent se déplacer on va avoir également des travailleurs détachés on sait que le gouvernement aujourd'hui on parlait du bâtiment on parle de besoins dans le bâtiment il y a 200 000 emplois dans le bâtiment qui sont pourvus par des travailleurs détachés aujourd'hui en France donc des gens qui viennent de l'étranger alors pas hors de

42:53
Locuteur

l

42:53
Présentateur

'Union Européenne mais de

42:53
Locuteur

l

42:53
Présentateur

'Union Européenne et qui viennent prendre un travail qui est sur le territoire français et le gouvernement a d'ailleurs essayé de lutter ou en tout cas de faire réviser la directive de travailleurs détachés l'année dernière pour justement essayer de contraindre un peu cette immigration donc les immigrés de hors de l'Union Européenne qui viendraient pour des raisons économiques on est vraiment sur l'épaisseur du trait et on veut aussi le gouvernement veut aussi corriger quelques cas un peu atypiques qui s'étaient passés après la circulaire hors de feu il y avait des personnes très qualifiées venues des Etats-Unis venues d'Asie qui parfois s'étaient fait des études en France et qui s'étaient fait refuser la possibilité de carte de séjour en France pour travailler c'est la circulaire guéant non c'est pas

43:34
Locuteur

ça ? la

43:34
Présentateur

circulaire guéant pardon et donc qui avait effectivement posé problème et aujourd'hui on l'a vu avec notamment dans le cadre de la démarche du gouvernement en faveur d'une France digitale d'un pôle d'excellence de Paris comme une capitale mondiale du digital de pouvoir faire venir des talents étrangers c'est une mission qui a été confiée à Business France il

43:51
Locuteur

y

43:51
Présentateur

a deux ans déjà et qui essaye de corriger un peu parfois parce qu'il

43:54
Locuteur

y a

43:54
Présentateur

des cas très atypiques et qui effraient parfois des gens très qualifiés qui viennent en France et qui rencontrent des situations ubuesques pour réussir à travailler sur le territoire national et là on est plus sur l'ADN macronien c'est-à-dire la start-up nation et donc c'est à cette immigration-là qu'il pense

44:10
Locuteur

alors

44:11
Présentateur

des géorgiens des albanais des ukrainiens qui viennent en France pour se faire soigner pour des pathologies lourdes ou chroniques c'est l'un des sujets dont a voulu s'emparer le gouvernement en proposant notamment la restriction de l'accès aux soins pour les demandeurs d'asile une façon de contenir un budget qui est en constante augmentation et qui frôle aujourd'hui le milliard d'euros Paul-Rémi Barjavel et Cécile Gardy

44:36
Invité

aéroport de Koutaïsi à l'ouest de la Géorgie

44:39
Locuteur

ce

44:40
Invité

vol à destination de la France affiche complet

44:42
Locuteur

parmi

44:43
Invité

les passagers des touristes mais aussi d'éventuels fraudeurs

44:47
Locuteur

les

44:48
Invité

policiers géorgiens aidés par un homologue français tentent de repérer ceux qui souhaitent profiter du système médical en France

44:54
Locuteur

ils

44:55
Invité

vérifient par exemple leurs réservations d'hôtels je vais en France pour un mois je vais visiter le pays

45:03
Locuteur

mais

45:04
Invité

vous n'avez pas de preuves d'hébergement certains ne passeront pas ces contrôles refoulés avant de monter dans l'avion comme cet homme de 50 ans

45:16
Locuteur

je

45:16
Présentateur

veux quitter la Géorgie

45:18
Locuteur

car ici on ne peut pas

45:18
Présentateur

m

45:19
Locuteur

'aider

45:19
Présentateur

c

45:19
Locuteur

'est mon frère qui m'a dit qu'en France je serais mieux soigné pour mon problème au genou lui il est déjà là-bas il est

45:25
Présentateur

hospitalisé pour des problèmes

45:27
Invité

à la colonne vertébrale la Géorgie est en paix depuis 11 ans

45:32
Locuteur

pourtant

45:34
Invité

7000 ressortissants ont demandé l'asile en France en 2018 c'est plus que les Irakiens ou les Syriens

45:40
Locuteur

l

45:41
Invité

'une des raisons principales la

45:42
Locuteur

santé ici

45:44
Invité

ce soigné coûte cher et peu de traitements sont pris en charge cet ouvrier rentre d'un séjour de 7 mois à Paris il y a soigné un problème cardiaque une opération

45:53
Locuteur

qui

45:54
Invité

lui aurait coûté 5500 euros dans son pays

45:57
Présentateur

le système de santé français est le meilleur au monde j'aimerais que ce soit la même chose en Géorgie personne ne serait obligé de partir

46:05
Locuteur

ces

46:05
Présentateur

pratiques

46:06
Locuteur

font

46:06
Invité

polémique en France

46:07
Locuteur

et

46:08
Invité

agitent la classe politique

46:11
Locuteur

au

46:11
Invité

coeur des débats l'aide médicale d'Etat réservée aux sans-papiers

46:15
Locuteur

son

46:16
Invité

budget a doublé en 10 ans il atteint cette année presque 1 milliard d'euros

46:20
Locuteur

dans

46:21
Invité

l'opposition certains ont des idées pour empêcher les dérives

46:26
Locuteur

nous

46:27
Invité

proposons nous de faire non pas une AME mais une aide médicale d'urgence c'est à dire de restreindre le panier à des maladies infectieuses des maladies contagieuses il est hors de question de laisser mourir en France évidemment des gens quel que soit par ailleurs leur situation mais je pense qu'on doit mettre fin à ce laxisme depuis qu'Emmanuel Macron a lancé la chasse aux abus et aux fraudes aux aides médicales le gouvernement lui avance prudemment car le sujet divise jusque dans la majorité

46:57
Locuteur

qu

46:58
Invité

'est-ce qui tue qu'est-ce qui ne tue pas qu'est

46:59
Locuteur

-ce

46:59
Invité

qui est urgent qu'est

46:59
Locuteur

-ce

46:59
Invité

qui n'est pas urgent pour un médecin ça ne veut rien dire un corps au pied ça peut tuer si c'est pas pris en charge suffisamment tôt et que ça s'infecte donc si vous voulez je pense vraiment qu'il faut faire attention avec ce débat là et que l'aide médicale d'Etat rend beaucoup plus de service à la société qu'on ne veut bien le dire s'il n'y avait plus d'aide médicale d'Etat demain les gens seraient pris en charge trop tard ça coûterait plus cher il y

47:20
Locuteur

aurait

47:20
Invité

des risques de pandémie donc voilà soyons très prudents et touchons à l'aide médicale d'Etat si on doit le faire avec la main qui tremble

47:26
Locuteur

De

47:27
Invité

simples retouches justement devraient être apportées à l'AME

47:31
Locuteur

Les

47:31
Invité

actes qui ne seraient pas considérés comme urgents pourront faire l'objet d'un accord préalable de la sécurité sociale

47:38
Locuteur

Pour

47:38
Invité

la protection universelle maladie la Puma qui concerne les demandeurs d'asile un délai de carence de 3 mois devrait être exigé jusque là ils y avaient droit dès le dépôt de leur demande

47:49
Locuteur

des

47:50
Invité

annonces qui scandalisent le patron de la CFDT

47:53
Locuteur

C

47:53
Invité

'est choquant parce que vous savez la possibilité d'avoir accès à des soins pour les demandeurs d'asile via le dispositif Puma ou l'AME c'est deux raisons c'est d'abord raison d'humanité

48:05
Locuteur

peut

48:05
Invité

-être pas qu

48:06
Locuteur

'on

48:06
Invité

perde ça de vue et deuxièmement c'est une raison de santé publique on aura bonne mine quand on aura mis un délai de carence qu'une personne sera porteuse d'une maladie et qu'elle aura pendant 3 mois développé cette maladie encore un peu plus et transmis cette maladie

48:20
Locuteur

Aujourd

48:21
Invité

'hui en France 318 000 personnes bénéficient de l'aide médicale d'Etat

48:27
Locuteur

Cette

48:28
Présentateur

question qui nous est posée les demandeurs d'asile pourront-ils tous attendre 3 mois avant de se faire soigner

48:33
Locuteur

? ça

48:34
Présentateur

veut dire quoi le délai de carence en réalité ? Alors le délai de carence ça signifie que à partir du moment où un demandeur d'asile arrive sur le territoire non pas à partir du moment où il dépose son dossier mais à partir du

48:43
Locuteur

moment

48:43
Présentateur

où il arrive sur le territoire

48:44
Locuteur

il

48:45
Présentateur

doit attendre 3 mois pour avoir accès à la protection universelle maladie donc comme tout assuré comme vous et moi il doit attendre 3 mois parce que pour le gouvernement il s'agit d'aligner en fait le régime accordé aux demandeurs d'asile sur le régime de droit commun de tous les français et on parlait de signal politique tout à l'heure c'est exactement ça là on est là dedans le gouvernement se dit les français en fait c'est l'histoire de la concurrence des misères et des pauvretés un français qui va à

49:13
Locuteur

l

49:13
Présentateur

'étranger qui vit à l'étranger qui ne travaille pas et qui revient en France ensuite doit lui attendre 3 mois

49:19
Locuteur

et

49:19
Présentateur

donc pour les demandeurs d'asile on va faire pareil ce sont des étrangers ce ne sont pas des français on va les aligner sur le régime de tout le monde

49:26
Locuteur

C'est applicable une mesure

49:27
Présentateur

comme celle-ci ?

49:27
Locuteur

C

49:27
Présentateur

'est ça la question qu'on se pose ?

49:28
Locuteur

Oui

49:29
Présentateur

c'est applicable dès lors que pour les soins urgents tout ce qui engage le pronostic vital je pense par exemple aux soins des femmes enceintes on parlait des pandémies quand il

49:37
Locuteur

y a

49:37
Présentateur

une maladie très grave susceptible de se propager là évidemment toute personne a accès aux soins urgents quel que soit son statut

49:47
Locuteur

Là

49:47
Présentateur

sur l'aide médicale d'État on a les chiffres du nombre de fraudes est-ce qu'il y

49:51
Locuteur

a

49:51
Présentateur

des contrôles ? L'idée c'est de renforcer les contrôles c'est ce qu'on a beaucoup entendu ces derniers jours est

49:56
Locuteur

-ce que c'est le cas

49:57
Présentateur

?

49:57
Locuteur

Alors

49:58
Présentateur

il existe déjà énormément de contrôles C

50:00
Locuteur

'est

50:00
Présentateur

ça Il y a

50:01
Locuteur

plusieurs

50:01
Présentateur

strates à plusieurs moments au moment de la demande par la personne qui souvent est aidée d'association de pouvoir bénéficier de l'aide médicale d'État ensuite il y a un double contrôle effectué de manière aléatoire sur 10% des dossiers à peu près et puis ensuite il y a un contrôle comme pour tout assurer y compris tout citoyen français sur la réalité

50:28
Locuteur

des

50:28
Présentateur

soins prodigués sur la facture des médicaments quand les médicaments sont très chers les soins sont très chers il y

50:34
Locuteur

a

50:34
Présentateur

plusieurs contrôles qui existent tous ces contrôles

50:36
Locuteur

vont

50:36
Présentateur

être renforcés Alors ces contrôles aléatoires dont vous parliez je rajoute un chiffre au débat 1% des 35 000 dossiers vérifiés de manière aléatoire présentaient des anomalies Sauf qu'il faut rappeler que l'aide médicale d'État est attribuée aux personnes qui sont en situation irrégulière

50:52
Locuteur

donc

50:52
Présentateur

il

50:52
Locuteur

y

50:52
Présentateur

a une fraude quelque part déjà au départ c'est parce que vous êtes irrégulier que vous avez le droit de rentrer dans le dispositif mais donc ce qu'on peut questionner ce que beaucoup de français questionnent c'est la présence de ces personnes et donc vous voyez que le

51:03
Locuteur

budget On en revient

51:04
Présentateur

à notre discussion précédente Parce que quand on a dit tout à

51:06
Locuteur

l

51:06
Présentateur

'heure les gens qui sont déboutés du droit d'asile qui reste

51:09
Locuteur

soit

51:09
Présentateur

ils sont là dans des tentes soit ils sont dans des locaux plus ou moins salubles ils peuvent développer des maladies et donc c'est ce public-là particulièrement qui va être éligible à l'aide médicale d'État et on voit qu'en une dizaine d'années le budget consacré à l'aide médicale d'État a doublé pas parce qu'il y

51:24
Locuteur

a

51:24
Présentateur

des fraudes pas parce qu'il y

51:25
Locuteur

a

51:25
Présentateur

du tourisme médical c'est parce que la population qui est éligible à ce dispositif a énormément augmenté

51:31
Locuteur

donc

51:31
Présentateur

on revient là-dessus Oui, avec une incompréhension manifeste de se dire que encore une fois il y

51:38
Locuteur

a

51:38
Présentateur

eu une décision de justice qui s'est prononcée au nom de la République qui a abouti à une demande de recondite à la frontière et qui derrière se traduit par des prestations il y a l'AMM mais il y a d'autres types de prestations notamment il y

51:50
Locuteur

a

51:50
Présentateur

eu un grand débat sur la prestation de transport il n

51:52
Locuteur

'y a

51:52
Présentateur

pas longtemps donc c'est aussi quelque chose qui pose problème En tout cas politiquement c'est intéressant quand même de souligner que jusqu'à présent le principe d'accès aux soins pour les demandeurs d'asile n'avait jamais été questionné comme il l'est cette fois-ci n'avait jamais été remis en cause là pour le coup le message du gouvernement c'est un message de fermeté

52:13
Locuteur

C

52:14
Intervenant

'est un message compliqué parce qu'au fond il y

52:17
Locuteur

a

52:17
Intervenant

eu quand même un énorme débat au sein du gouvernement notamment avec Agnès Buzyn qui peut représenter un peu l'aile sociale de la majorité mais qui aussi a réagi comme médecin et en disant au fond un médecin il a signé le serment d'Hippocrate c'est-à-dire on soigne les personnes qui se présentent à nous et donc pour le corps médical aller dire écoutez on va faire un délai de carence et puis on va peut-être pas les soigner comme les autres c'est déjà inaudible

52:42
Locuteur

la

52:43
Intervenant

deuxième chose c'est ce qu'elle a fait valoir aussi c'est au fond vous avez des personnes en situation régulière mais elles sont sur le territoire français elles présentent une maladie c'est beaucoup plus grave pour la collectivité nationale de ne pas les soigner que de les soigner parce que vous pouvez avoir des pandémies vous pouvez avoir et au fond ça coûte plus cher et puis il y a le troisième aspect qui au fond la personne est sur le territoire français on peut quand même lui offrir un minimum de soins donc je pense que le débat était assez violent et parce que c'est effectivement une des préoccupations des français je crois que le gouvernement a réagi parce que je crois qu'il

53:18
Locuteur

y

53:18
Intervenant

a 70% des français qui disent c'est pas possible qu'on reste dans le système mais

53:23
Locuteur

on voit bien

53:24
Intervenant

que quand on pose le sujet il y

53:26
Locuteur

a

53:26
Intervenant

un problème à la fois le droit aux soins pour ceux qui sont en France et aussi les risques de santé publique alors il y a peut-être en

53:34
Présentateur

termes

53:34
Locuteur

d'opinion

53:35
Présentateur

une voie de passage c'est qu'on voit que quand on demande il

53:37
Locuteur

y a

53:37
Présentateur

une position qui serait majoritairement acceptée c'est qu'il y

53:40
Locuteur

a

53:40
Présentateur

une contribution du patient qui paye une partie même symbolique parce que souvent l'aide de l'AME elle est totalement gratuite alors on est c'est le serpent qui se met à la queue on est le public qui ne travaille pas

53:50
Locuteur

qui

53:50
Présentateur

n

53:51
Locuteur

'est

53:51
Présentateur

pas solvable etc etc

53:52
Locuteur

et

53:52
Présentateur

nous revenons maintenant à vos questions

53:58
Locuteur

les

53:59
Présentateur

quotas ne sont-ils pas une manière de faire du dumping social ? Geoffroy de Loire-Atlantique c'est ce qu'on disait tout à l'heure est-ce qu'on n'est pas en train de se dire on va faire entrer une main d'oeuvre moins chère ?

54:08
Locuteur

c'est un

54:08
Présentateur

vieux débat à utiliser en disant c'est l'armée de réserve du patronat pour jouer à la baisse sur les salaires alors c'est vrai plutôt pour les travailleurs détachés

54:18
Locuteur

que

54:18
Présentateur

pour les travailleurs qui seraient là qui viendraient et on rappelle quand même que dans beaucoup des métiers les salariés français potentiels ne se bousculent pas au portillon pour prendre ces postes là donc c'est même pas une question de salaire on a un secteur qu'on n

54:34
Locuteur

'a

54:34
Présentateur

pas évoqué par exemple c'est celui de

54:35
Locuteur

l

54:35
Présentateur

'agriculture dans les secteurs viticoles ou des fruits et légumes il y a de très nombreux endroits au moment des cueillettes où on n'a pas la main d'oeuvre locale

54:44
Locuteur

pour

54:44
Présentateur

aller travailler mais c'est aussi des salaires au SMIC avec exposition à port de charge etc. Emmanuel Macron n'est-il pas déjà en campagne électorale face à Marine Le Pen

54:54
Locuteur

? D'ailleurs

54:57
Présentateur

Edouard Philippe aux questions au gouvernement cet après-midi disait à Marine Le Pen il répondait à Marine Le Pen en disant vous aurez peut-être l'occasion de débattre de nouveau en débat présidentiel face à Emmanuel Macron c'était

55:07
Locuteur

assez étonnant Donc il ne fait même plus

55:08
Présentateur

mystère qu'il souhaite un second tour face à Marine Le Pen Absolument pas

55:11
Locuteur

L

55:12
Présentateur

'instauration de quotas pour l'immigration économique peut-elle avoir un quelconque effet sur l'immigration clandestine ?

Non Non Non Non Non parce qu'il faut bien que de toute façon quelqu'un qui viendrait par l'immigration clandestine une partie de ces gens travaille donc ils viennent pour voir une partie des emplois en tension des gens qui sont par le regroupement familial une partie des gens vont aussi travailler et donc ils vont nourrir une partie des emplois en tension donc l'immigration même légale hors économique vient possiblement nourrir ces fameux emplois en tension parce que comme l'a dit Jérôme Fourquet c'est la voie un peu naturelle d'intégration avec des strates les emplois les moins qualifiés sont souvent ceux qui échouent aux personnes qui viennent d'arriver plus récemment Ça peut juste aider certains clandestins à rentrer plus facilement dans la légalité en prenant des jobs qu'on leur aurait refusés avant au nom de leur clandestinité Et qui seront régularisés Et

56:03
Locuteur

qui

56:03
Présentateur

seront régularisés parce que l'employeur pourra plus facilement les embaucher même s'il est illégalement présent sur le territoire Ça c'est je me permets c'est un aspect très important on a beaucoup parlé des flux et des entrées il y a également ce qu'on appelle manière administrative le stock et là le gouvernement procède à des régularisations de personnes qui sont là de manière irrégulière qui veulent travailler sauf que le gouvernement se garde bien de le dire ne veut pas communiquer des chiffres

56:25
Locuteur

Donc

56:25
Présentateur

s'il avait le courage justement d'assumer une vision positive de l'immigration d'assumer qu'il s'agit de cas d'êtres humains qui viennent pour apporter quelque chose à la société il communiquerait aussi sur cet aspect

56:34
Locuteur

Quel

56:35
Présentateur

est le coût du regroupement familial ? Faut-il le supprimer

56:38
Locuteur

? Le

56:40
Présentateur

coût c'est difficile de donner un chiffre Ce qu'on sait c'est que le regroupement familial aujourd'hui correspond à un peu plus d'un tiers 40% des entrées chaque année liées à l'immigration en France Après le coût il n

56:52
Locuteur

'est

56:52
Présentateur

pas mesurable c'est un angle très fort d'attaque de la part de l'extrême droite depuis très longtemps qui s'est déporté d'abord de

56:58
Locuteur

l

56:58
Présentateur

'immigration économique dans les années 70 au regroupement familial qui aujourd'hui n'utilise plus vraiment le terme mais qui en parle et en tout cas maintient la pression là-dessus Il y

57:08
Locuteur

a

57:08
Présentateur

des annonces sur la question du regroupement familial qui sont prévues par le gouvernement Oui oui tout à fait ils veulent resserrer en fait les critères du regroupement familial alors on ne sait pas encore si c'est davantage de contrôle ou resserrer de manière législative ces critères mais en gros mieux vérifier le lien de parenté des personnes qui viennent en France parce qu'ils ont un parent ou un conjoint sur le territoire français L'immigration familiale c'est la part la plus importante des entrées ça correspond à trois fois l'immigration professionnelle donc 90 000 personnes chaque année Il y

57:41
Locuteur

a

57:41
Présentateur

déjà des critères il faut que la personne qui fait venir sa famille soit solvable c'est-à-dire qu'elle puisse justifier qu'elle a le logement pour accueillir les

57:49
Locuteur

personnes

57:49
Présentateur

qui arrivent et qu'elle a des revenus donc des salaires qui le permettent normalement

57:54
Locuteur

Ne

57:54
Présentateur

pourrait-on pas obligé des pays comme la Géorgie à payer pour leurs ressortissants qui se font soigner en France

57:59
Locuteur

?

58:01
Intervenant

Ce qu'on pourrait leur conseiller c'est d'améliorer leur

58:03
Locuteur

système de santé Mais

58:06
Présentateur

dans les discussions avec les autres pays

58:09
Locuteur

ce

58:10
Présentateur

n

58:10
Locuteur

'est

58:10
Présentateur

pas un sujet le tourisme médical comme

58:12
Locuteur

dit encore une

58:12
Présentateur

fois le gouvernement ? Si, au niveau diplomatique c'est un vrai sujet avec la Géorgie la lutte contre ce qu'ils appellent les filières de tourisme médical il y a plutôt des discussions qui s'orientent vers la formation des médecins par exemple ce genre de choses plutôt que payer la France pour N

58:29
Locuteur

'est

58:30
Présentateur

-ce pas une bonne affaire d'accueillir des gens déjà formés et dont la formation ne nous a rien coûté

58:34
Locuteur

? C

58:35
Présentateur

'est ce que vous disiez tout

58:36
Locuteur

à l'heure c'est pour ça qu'ils

58:37
Présentateur

sont parfois c'est difficile de les voir partir pour l

58:39
Locuteur

'économie

58:41
Présentateur

Toujours pareil s'ils viennent de Chine ou des Etats-Unis ils sont très pointus dans le secteur de la high-tech etc. Tout le monde s'en félicite si c'est écréter toute l'élite des pays d'Afrique dans la matière médicale en matière d'ingénierie dont ils sont tout à fait dépendants pour accroître leur développement c'est problématique alors la France peut être aussi un pays de départ vous avez par exemple à la frontière suisse tous les hôpitaux ont la plus grande peine du monde à fidéliser les infirmières qui ont été formées elles préfèrent aller travailler en

59:11
Locuteur

Suisse ça sera mieux

59:11
Présentateur

payé

59:12
Locuteur

c'est payé 4 fois plus cher

59:13
Présentateur

beaucoup de nos jeunes diplômés partent aussi il faut bien avoir en tête quand on parle le flux de départ de la France de jeunes qualifiés Bac plus 5 et de plusieurs dizaines de milliers de personnes par an donc c'est aussi un flux très important

59:23
Locuteur

Pourquoi

59:24
Présentateur

n'incite-t-on pas plutôt les chômeurs à se former dans les secteurs ou les entreprises qui ont du mal à recruter

59:29
Locuteur

?

59:29
Présentateur

C'est toujours difficile à entendre pour les gens qui nous regardent de dire il y

59:32
Locuteur

a

59:32
Présentateur

380 000 emplois non pourvus dans le bâtiment on parle de 150 000 emplois non pourvus en France entre 150 et 300 000 C'était la fameuse tirade d'Emmanuel Macron à ce jeune chômeur en disant il y a 4 du boulot il suffit de traverser la rue donc c'est souvent un peu plus compliqué que ça mais on a des problèmes d'image d'attractivité et encore une

59:51
Locuteur

fois de

59:51
Intervenant

pénibilité

59:52
Locuteur

et de salaire

59:53
Présentateur

et qui fait qu'il y

59:54
Locuteur

a

59:54
Présentateur

beaucoup de gens qui n'acceptent pas ce type de métier qui sont encore une fois pris par les derniers arrivants

1:00:00
Locuteur

Comment

1:00:00
Présentateur

accorde-t-on le droit d'asile en France

1:00:03
Locuteur

? Comment

1:00:04
Présentateur

est-ce que ça se passe lorsqu'on arrive devant les services de l'OFPRA ? Il faut justifier du pays dont on vient

1:00:10
Locuteur

il

1:00:11
Présentateur

faut que le pays soit réputé non sûr donc voilà et donc ensuite il y a tout un travail avec des interprètes des gens qui connaissent le pays pour évaluer si par exemple la personne appartient à une minorité ethnique ou est de telle ou telle sensibilité religieuse ou politique qui serait de nature et de persécuter dans son pays donc c'est pour ça que ça prend

1:00:31
Locuteur

souvent

1:00:32
Présentateur

du

1:00:32
Locuteur

temps C'est un vrai

1:00:32
Présentateur

travail d'enquête Voilà C'est un travail d'enquête mais après on peut s'interroger de manière peut-être un peu polémique en disant à partir du moment où ceux qui sont déboutés restent de toute façon en France est-ce que ce travail a encore une vertu ou est-ce qu'on n'aurait pas aussi vite fait finalement d'accueillir tout le monde puisque in fine les gens ne repartent pas ou très peu seulement Il

1:00:50
Locuteur

y a

1:00:50
Présentateur

une possibilité de recours en plus après la procédure Le statut de réfugié est quand même particulier du point de vue du droit international des droits auxquels cela ouvre Voilà donc c'est important symboliquement et dans le droit de conserver ce statut de réfugié Comment les immigrés sont-ils traités à Calais

1:01:09
Locuteur

?

1:01:11
Présentateur

Il y a toujours plusieurs centaines de personnes donc c'est beaucoup moins qu'au pic de la crise à Calais où il y avait quasiment 10 000 personnes dans la fameuse jungle aujourd'hui il y

1:01:21
Locuteur

en

1:01:21
Présentateur

a quelques centaines

1:01:21
Locuteur

qui

1:01:22
Présentateur

vivent dans des camps de toile de fortune qui sont régulièrement évacuées par les forces de l'ordre on les pousse un peu plus loin les autorités locales aussi ont une politique assez ferme pour éviter que des points de fixation et puis on en a à Calais mais on en a à Grande-Synthe on en a un petit peu partout et toute la question c'est ce qui se passe après le Brexit

1:01:42
Locuteur

quand

1:01:43
Présentateur

les conditions vont peut-être encore se durcir pour le passage en Grande-Bretagne

1:01:46
Locuteur

et

1:01:47
Présentateur

on fait quoi des immigrés qui travaillent aux noirs exploités par les patrons

1:01:51
Locuteur

c

1:01:52
Présentateur

'est une réalité

1:01:52
Locuteur

? Non

1:01:55
Présentateur

c

1:01:55
Locuteur

'est une

1:01:56
Présentateur

image que je trouve un peu facile aujourd'hui comme on l'a dit il y a beaucoup d'offres d'emploi qui sont minimum légaux et qui sont non pourvues sur le marché donc penser qu'il y a des offres d'emploi qui sont mises en demande et en même temps qu'il

1:02:08
Locuteur

y a

1:02:08
Présentateur

des patrons qui cherchent à contourner le système en exploitant des immigrés c'est une image que je trouve un peu facile et aujourd'hui la question de l'histoire c'est vraiment comment on réussit à trouver des postes pour ces emplois-là ça peut exister sur de la sous-traitance et donc on le voyait par exemple dans le BTP mais vous avez des contrôles et donc il faut si jamais quelqu'un se blesse sur un chantier qu'il n

1:02:29
Locuteur

'est

1:02:29
Présentateur

pas déclaré c'est très compliqué donc il ne

1:02:33
Locuteur

faut

1:02:33
Présentateur

pas minimiser le phénomène il existe mais il est quand même très très compliqué à mettre sur place sur pied Le gouvernement pourrait-il toucher au droit du sol ?

1:02:41
Locuteur

Alors

1:02:41
Présentateur

la question s'était posée à Mayotte

1:02:44
Locuteur

Je

1:02:44
Intervenant

crois qu'il le refuse catégoriquement Même sur Mayotte

1:02:48
Présentateur

Même sur Mayotte Ça avait été évoqué à l'époque par François Baroin donc ça date un petit peu il était alors ministre de l'Outre-mer mais désormais ce n'est pas un sujet qui est posé par le gouvernement Que pense l'aile gauche de La République en marche des propositions d'Emmanuel Macron ? Y a-t-il des tensions

1:03:03
Locuteur

au

1:03:03
Présentateur

sein de la majorité ? Figurez-vous que l'aile gauche est rassurée par ce paquet de mesures alors effectivement les quotas ont pu crisper dans un premier temps là la version dont on a parlé est beaucoup plus acceptée et puis finalement il y

1:03:16
Locuteur

a

1:03:16
Présentateur

un équilibre qui s'est opéré du point de vue des députés qui étaient crispés par la loi Colomb et qui finalement estiment qu'il y

1:03:23
Locuteur

a

1:03:23
Présentateur

de l'intégration il y a de la lutte contre l'immigration irrégulière et puis il y a de l'accueil de l'immigration professionnelle et économique Y a-t-il mesure d'Emmanuel Macron qui satisfait les français

1:03:31
Locuteur

? Les

1:03:33
Présentateur

quotas

1:03:33
Locuteur

?

1:03:34
Présentateur

Pour l'instant ils étaient populaires maintenant il faut voir comment ils

1:03:37
Locuteur

sont présentés

1:03:38
Présentateur

ils sont encore reçus comme ça Et merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h40 on se retrouve demain 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite c'est à vous belle soirée sur France 5

1:03:48
Locuteur

Sous-titrage ST' 501