2016 04 : Conférence SN - Bruno Mégret/Roland Hélie.
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Tous les mois ou à peu près tous les mois, Synthèse Saintthèse Nationale organise une conférence sur différents thèmes et euh le mois dernier, nous avions reçu euh Emmanuel Alfa qui était allé au Liban en 1976, se battent avec les falangistes chrétiens à l'époque qui nous a fait une conférence fort intéressante. Et aujourd'hui, nous avons le plaisir et j'ai l'honneur de recevoir Bruno Migret. Euh Bruno Mégr a écritement un livre que vous connaissez peut-être pour la plupart d'entre vous, le temps du phénix.
Et euh je dire que quand m'a conseillé de lire ce livre, euh bah j'ai été très très emballé par par ce livre parce queil répondait à une question, il répond à une question que certainement beaucoup de militants de la cause nationale se posent. Si demain un candidat de notre bouvance politique au sens large d'ailleurs du terme arrivé au pouvoir et si de surcroix ce candidat avait la la prétention d'appliquer le programme pour lequel il a été élu. Bon, ce qui parfois semblait quelque chose d'original dans ce pays, mais enfin bon voilà.
Euh s'il avait cette prétention, qu'est-ce qui se passe quand même ? Et euh alors on l'aurait tout le monde sur le dos, les Américains, les euh Angela Merkel, les syndicats, les lobby multiples et diverses, bref, tout ce monde tout ce monde là irait à l'unisson contre ce candidat. et qu'on se souvient par exemple ce qui s'était passé en 2002 au moment de l'entre de tours de l'élection présidentielle effectivement il y a de bonnes raisons de de d'être un petit peu inquiet.
Or euh Bruno, dans ce livre euh c'est un véritable plaisir de le lire parce que euh tout va bien. Enfin, on peut que tout aille bien, c'est qu'en fait il y a une solution à beaucoup de problè solution à tous les problèmes. Et euh vraiment je vous incite à le lire et c'est pour ça que euh j'ai j'ai voulu que cette réunion d'aujourd'hui bah elle soit consacrée à ce livre et Bruno m'a fait la l'amitié de d'accepter de venir donc parler et le présenter dans le détail.
Donc je vais pas accaparer la parole plus longtemps. Euh juste deux informations, le nouveau numéro de synthèse nationale est sorti. Ceux qui veulent l'acheter, évidemment peuvent l'acheter au stand, peuvent même s'abonner, c'est encore une bonne chose.
Et puis aujourd'hui, on a reçu cet après-midi, il est très attendu, je sais que parmi vous, il y en a quelques-uns qui l'attendaient depuis longtemps, le numéro 9 des cahiers d'histoire du nationalisme qui est consacré à Jean Mabire. Voilà, c'était une parenthèse Bruno. Euh et après on posera les questions si vous voulez bien.
Et bien Roland, merci infiniment de votre accueil. Mesdames et messieurs, chers amis, merci de votre présence. Nous voilà maintenant presque à un an des élections présidentielles et les livres ont commencé à fleurir sur le sujet, chacun proposant son programme, son analyse, ses réflexions, voire parfois même ses états d'âme.
Et pour ma part, comme l'a dit Roland, j'ai voulu écrire autre chose puisqu'il s'agit d'un roman. Et je me félicite à postériorie de ce choix car je n'aurais pas voulu ce soir face à un auditoire aussi éclairé que le vôtre donner le sentiment d'enfoncer les portes ouvertes et de répéter ce que d'autres et moi compris d'ailleurs ont déjà écrit dit et répété s'agissant des mesures à prendre pour redresser le pays. La vérité, c'est que nous sommes entrés en décadence.
Et en décadence, généralement, la difficulté principale n'est pas de savoir ce qu'il faut faire. Beaucoup de gens le savent. La principale difficulté, c'est de le faire.
Ce qui marque actuellement en effet la période actuelle, c'est bien sûr la politique délétaire qui est suivi par ceux qui tiennent le manche. La politique qui détruit l'identité, la prospérité qui met en cause la sécurité de notre nation et sa liberté, mais c'est aussi l'impuissance de ceux qui exercent le pouvoir et qui au lieu d'agir sur les événements les subissent. ou les accompagne.
Je ne sais pas si vous avez mesuré à quel point le pouvoir actuel, loin de gouverner réellement cherche principalement à donner l'illusion qu'il gouverne. Et de ce point de vue, d'ailleurs, il faut le reconnaître, il déploie une intelligence, une habileté, un savoir-faire tout à fait exceptionnel qui mérite d'être souligné. Je dirais même qu'ils ont réussi à mettre au point toute une série de stratagèmes pour créer l'illusion qu'ils agissent.
Il y a d'abord très utilisé ces temps-ci la technique dite de la mesure symbolique. La réforme de la Constitution qui était prévue il y a quelques temps pour étendre le principe de la déchéance de la nationalité en est un excellent exemple. Il existait déjà une possibilité d'échoir certains criminels de leur nationalité française.
Il n'utilisait jamais cette disposition législative et la réforme si elle avait été votée, ne s'en serait pas servie davantage. L'objectif n'étant pas d'agir, l'objectif étant simplement de faire croire qu'on agit. Et c'est ainsi que cette mesure symbolique a agité les esprits, le débat politique pendant des semaines et des semaines voire plusieurs mois sans aucune utilité pour combattre le terrorisme islamique.
Un symbole, rien de plus. Il en va de la méthode dite de la loi Alibi. Alors la loi Alibi, c'est la loi qu'on fait voter lorsqu'un événement néfaste se produit.
Plutôt que d'agir, on fait voter une nouvelle loi. Par exemple, chaque fois qu'il y a une affaire de corruption, je sais pas si vous avez remarqué, on fait voter une nouvelle loi sans se préoccuper d'ailleurs si elle sera appliquée ou non, sans se préoccuper si elle sera efficace ou non, peu importe. La loi sera aussitôt oubliée.
Mais l'essentiel pour ces gens-là, c'est de donner l'illusion d'agir. Et l'essentiel ne réside donc pas dans l'effet de la loi, mais dans l'action immédiate consistant à la faire voter. Autre technique, le déplacement sur le terrain.
Alors là, on est abreuvé de déplacement. Dès qu'un événement survient, plutôt que d'agir, il se précipite sur place. Si les chiffres du chômage sont mauvais, il se précipitent pour visiter une agence de pôle emploi.
S'il y a un problème de sécurité qui survient dans une ville, il visite le commissariat de police. À chaque occasion, les ministres, le premier ministre, voir le président de la République lui-même se précipite sans d'ailleurs que leur présence ne soit d'aucune utilité. Et pour cause, il s'agit seulement là encore de donner aux français l'illusion qu'ils agissent. et plus malsine encore est la technique que je qualifierai de je ne peux rien y faire donc c'est bien.
Je ne peux rien y faire donc si bien quand nos dirigeants se heurent à un phénomène qu'il juge trop puissant pour pouvoir le combattre plutôt que d'avouer leur impuissance, il laisse croire qu'ils l'ont voulu et que c'est bénéfique. C'est exactement ce qu'ils nous ont dit à propos de l'immigration. C'est exactement ce qu'ils nous ont dit et qu'il continuent de nous dire à propos de la mondialisation.
Ces événements les dépassaient. Ils ont tenté d'expliquer aux Français que c'était bénéfique et que c'était organisé alors qu'il ne faisait que subir, même si idéologiquement ça ne les choquait pas bien évidemment. Alors bien sûr, nos gouvernants ont hélas encore un minimum de pouvoir pour prendre de très mauvaises décisions qui obèrent notre l'avenir de notre pays et le gouvernement actuel nous en apporte la preuve. régulièrement.
Mais est-ce vraiment lui qui donne le ton ? Est-ce vraiment lui qui assure les grands choix ? J'ai parfois le sentiment qu'on pourrait retirer le président, les ministres et laisser agir les médias, les groupes de pression et les fonctionnaires.
Ça ne changerait rien. Ça continuerait exactement comme avant. aussi, voyez-vous, l'enjeu majeur du débat politique n'est-il pas seulement celui des choix idéologique, il est aussi celui de la capacité des gouvernants à agir.
Et c'est pourquoi dans le livre que je viens de publier dans le temps du Phennix, je m'interroge disons d'abord sur cette question centrale du pouvoir des gouvernants. Je m'interroge surtout sur la question comment faire et pas seulement sur la question que faire. Et pour traiter ce sujet, j'ai donc choisi la forme d'un récit d'anticipation.
Et mon livre latte en effet, comme l'a appelé Roland, le récit romancé des faits et gestes d'un président issu de Nouran qui serait élu en 2017. L'ouvrage fait le récit de son installation et des 5 années qui suivent son élection et qui montre les grandes réformes qu'il entretient qu'il entreprend mais qui s'attache surtout à expliquer comment il s'y prend pour convaincre les Français pour neutraliser l'opposition, comment il répond aux manifestations, aux grèves, comment il gère toutes les difficultés que ses adversaires dressent devant lui. On a dit que ça se passait très bien.
Ça se passe très bien en ce sens qu'à la fin, il a appliqué son programme, qu'à la fin le pays se porte infiniment mieux qu'au début, mais pendant toutes les 5 années et pendant les 300 pages de livres, il ne cesse de se confronter à des difficultés de très grande ampleur car je me suis efforcé d'être le plus réaliste possible. Alors, on parle beaucoup d'une arrivée au pouvoir de la droite nationale et ce que je voudrais affirmer avec force, c'est que là encore, même dans ce cas, ce qui est important, ce n'est pas de savoir seulement ce que les nouveaux gouvernants voudraient entreprendre, c'est de savoir aussi s'il ferait ce qu'il faut pour pouvoir les mener à bien, Car si un président répondant à nos vœux était investi après avoir été élu, s'il disposit après les élections législatives d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, et bien pour autant rien ne serait possible. Rien ne serait possible si on ne change rien au système dans lequel évolue le pouvoir en France.
Le nouveau chef de l'État serait en effet soumis à un carcan juridique et idéologique qui l'empêcherait de sortir des sentiers battus et du politiquement correct. Et sans doute, ce président issu de nos rang serait amené lui aussi à prendre des mesures symboliques ou homéopathiques sans doute plus sympathiques que celles qui sont actuellement prises mais tout aussi inefficaces. D'abord à cause du Conseil constitutionnel qui est en situation de bloquer toutes les réformes qui ne serait pas conforme à l'idéologie officielle de l'établissement.
Et ne s'en privait pas. Dans notre pays, la souveraineté populaire est en effet mise sous tutelle par des juges nommés qui censurent systématiquement les lois les lois votées par les députés élus. et le conseil ne se contente pas de rejeter des lois qui seraient contraires, disons, à des à des articles explicite de la Constitution.
Il prend ses décisions en fonction de l'interprétation qu'il fait de l'esprit des textes visés dans la Constitution. Autant vous dire qu'il se laisse toute ma aptitude pour décider de façon totalement arbitraire et pour retoquer systématiquement tous les projets qui ne sont pas conformes à l'idéologie officielle. Donc notre président dont je parlais tout à l'heure, même issu de rang pourrait prendre toutes les lois et faire voter toutes les lois bénéfiques qu'il veut.
Tout serait retoqué par le Conseil constitutionnel. Et le pire, c'est qu'il existe un deuxième dispositif de vise en tutelle de la démocratie qui contribue par un autre biais encore à limiter le pouvoir de nos dirigeants, c'est celui de l'Europe de Bruxelles et notamment celui de l'article 55 de la Constitution qui indique explicitement que les traités internationaux ont une valeur juridique supérieure aux lois nationales et tout particulièrement dans les traités internationaux bien sûr le traité les traités qui régissent l'Europe bruxelloise et donc toutes les décisions qui sont prises au niveau de Bruxelles qui ont une valeur juridique qui l'emporte sur les lois nationales. Et là aussi on peut faire à ce moment-là voter toutes les lois qu'on veut si elles sont contraires à une loi disposition de Bruxelles.
C'est la disposition de Bruxelles qui sera appliquée. C'est donc non seulement la souveraineté populaire mais aussi la souveraineté nationale qui est ainsi encadré, verrouillé et qui limite totalement le pouvoir des dirigeants. Si donc le nouveau pouvoir dont nous parlons ne se libère pas dès son élection de cette double tutelle, il est condamné à rien faire de mieux que les gouvernants qui se succèdent depuis maintenant des décennies. aussi le personnage central de Montroman décide-il de soumettre à un référendum le jour même des élections législatives une réforme constitutionnelle pour se libérer de ce double carcan.
La réforme vise d'abord à modifier l'article 62 de la Constitution pour substituer à la formule les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. La formule suivante : les décisions du Conseil constitutionnel sont susceptibles de recours par le président de la République. Celui-ci soumet alors la disposition incriminée à référendum où on saisit l'assemblée qui se prononce à la majorité absolue de ses membres.
C'est-à-dire en clair, il s'agit de donner le dernier mot au peuple ou à ses représentants. Conseil constitutionnel n'est pas supprimé. Il peut donner un avis.
Ça revient à ce qu'il donne un avis qui peut éventuellement être suivi. Tout n'est pas nécessairement négatif dans ce qu'il peut formuler comme opinion. Mais s'il y a un conflit d'importance, c'est le peuple qui décide, c'est représentant.
Ce qui signifie clairement que le Conseil constitutionnel ne peut plus se mettre en travers de la volonté des gouvernants légitimement élus. De même, dans ce référendum constitutionnel, le président nouvellement élu propose de modifier l'article 55 de la Constitution par l'introduction de la formule suivante. Les traités ou accords régulièrement ratifiés ainsi que les règlements européens ont une autorité inférieure aux lois et n'entre en application qu'après avoir été intégré à la législation nationale.
Donc cette disposition là aussi libère les gouvernants de la tutelle bruxelloise. Ça n'annule pas d'ailleurs la législation bruxelloise. Ça permet simplement de la modifier par des lois nouvelles et ça permet et ça évite que le les gouvernants soient verrouillés par les dispositions prises à Bruxelles.
Alors dans mon roman, cette réforme évidemment suscite de très vives polémiques. Nouveau président est accusé de mettre en cause la démocratie. Un média évoque même à cette occasion l'incendie du palais royal.
Suivez mon regard. Mais lorsqu'il obtient une majorité de oui au référendum, ainsi qu'une majorité de députés à l'Assemblée nationale, c'est terminé. Il dispose clairement de tous les moyens juridiques pour agir.
Alors, malheureusement, ce n'est pas encore suffisant car si les entr institutionnelles à son pouvoir peuvent être ainsi levées, d'autres contraintes tout aussi puissantes restent encore à briser. Et là, je veux parler de la justice et des médias car l'exécutif a en effet été au fil des années terriblement affaibli par le pouvoir croissant des médias et de l'institution judiciaire. Et de ce point de vue, d'ailleurs, l'équilibre des pouvoirs que l'on présente comme une garantie de la démocratie a été totalement compris compromis jusqu'à conduire la France à un véritable régime oligarchique qui est régidéologie du politiquement correcte.
à côté des trois pouvoirs traditionnels exécutif, législatif, judiciaire, le pouvoir médiatique a cru démesurément. Et si l'on désigne souvent les médias comme le 4e pouvoir, je prétends que c'est une grave erreur d'appréciation. Ce n'est pas le 4e pouvoir, c'est le premier pouvoir.
Il est devenu le premier pouvoir. C'est lui qui organise le débat public. C'est lui qui fixe la ligne idéologique à suivre.
C'est lui qui vilipende les politiques qui s'en écartent, qui pousse les autres à aller toujours plus loin dans la voie qu'il a tracé. Et contrairement à une idée reçue, je dirais qu'ils ne sont plus vraiment au service de la gauche contre la droite, mais ils soumettent l'une comme l'autre à leur volonté en fonctionnant comme les chiens de garde de l'idéologie officielle et inspirant à tous les politiques quels qu'ils soient, une crainte tellement forte que ceux-ci n'ont plus qu'une obsession plaire aux journalistes. Et de la même façon et à moindre degré, les magistrats ont pris aussi dans notre pays une place excessive qui les conduite à simisser dans tous les rouages de la vie nationale pour surveiller, censurer, régenter toujours davantage des juges qui servent d'ailleurs globalement la même idéologie politiquement correcte que les journalistes et qui cherchent à prendre le pas sur les politiques en s'efforçant de les contrôler, de les régenter voir de les sanctionner.
Je voyais l'autre jour, enfin il y a quelques il y a quelques semaines lorsque le gouvernement a voulu démanteler la jungle de Calé. Enfin, un démantellement bien timide, hein, bien sûr, mais il a pris la décision et puis il y a eu un recours et tout a été soumis au tribunal administratif. On a vu un une petite juge qui est qui a débarqué dans cette fameuse jungle pour inspecter les lieux et pour voir si oui ou non on allait démanteler la jungle de Calais.
Ce n'est plus le premier ministre, le président de la République ou le ministre de l'intérieur qui décide. C'est la juge machin truc du tribunal administratif de Calais. Et c'est tellement vrai que lors du débat avorté sur le la réforme de la déchéance de la nationalité, les dirigeants bien dociles et bien soumis que sont les dirigeants actuels, avait imaginé que ça ne serait pas pris par une décision ministérielle, mais que ça serait pris par un juge.
Là encore, les juges l'emportent sur les politiques. Alors, dans la hiérarchie des pouvoirs, la justice vient maintenant en seconde position derrière les médias. Et d'ailleurs, je pose la question, je vous pose la question.
Qui un homme politique craint-il le plus ? Les lecteurs, le juge ou le journaliste ? Je crois que pour chacun la question est la réponse est évidente.
Il craint d'abord le journaliste, ensuite le juge et accessoirement l'électeur. En tout cas, l'électeur vient en dernier. Alors ça, voyez-vous, c'est extrêmement grave parce que le la médias et la justice sont des pouvoirs d'influence et des pouvoirs de contrôle.
Le législatif et l'exécutif, ce sont des pouvoirs d'action et de décision. Si donc dans notre pays l'influence et le contrôle l'emporte largement sur l'action et la décision, il faut pas s'étonner que plus rien ne bouge, que plus rien ne puisse se faire et que nous soyons totalement assujettis à une idéologie destructrice. si notre nouveau président doit aussi agir avec énergie et rapidité pour redonner à ce niveau-là aussi du pouvoir au pouvoir.
Alors dans mon livre, il reprend la main face au médias grâce à deux mesures d'une certaine envergure puisqu'il décide d'abord de se doter de doter la chaîne de télévision France 2 d'un statut très particulier puisque la chaîne France 2 passe sous le contrôle direct du gouvernement et devient ainsi en quelque sorte la voix de la France. Ce qui permet au gouvernement de disposer d'un instrument de de communication de grands médias et de pouvoir ainsi agir et faire connaître ses positions, son action. Le le nouveau le nouveau président estime en effet que parmi toutes les chaînes de la TNT, il n'est pas normal que l'une d'entre elles serve de façon privilégiée la communication de l'exécutif et soit ainsi considéré en quelque sorte comme la chaîne officielle à charge pour le législateur de définir dans quelles conditions l'opposition pourrait s'exprimer.
C'est au fond à l'échelle du pays sont ce que nous connaissons tous à l'échelle des communes où chaque maire dispose d'un journal qui diffuse à l'ensemble des citoyens sans que personne n'y trouve rien à redire. au demeurant. D'ailleurs, il ne s'agit pas de faire de cette chaîne un instrument militant de propagande qui serait totalement improductif, mais de traiter l'information selon une approche exactement symétrique de celle qui est actuellement en vog, c'est-à-dire que le choix des sujets, la mise en scène des sujets ne doivent plus être effectués à travers le prix du politiquement correct, mais selon en fonction des valeurs et des principes défendus par le nouveau pouvoir.
Et puis la seconde décision concerne la création de ce que j'appelle dans le livre une agence nationale de communication. Il s'agit en fait de moderniser la communication gouvernementale pour l'adapter au médias actuel puisque la méthode classique consistant à faire connaître ses projets et ses décisions a laissé ensuite les journalistes du système, c'est-à-dire des journalistes hostiles, triturer l'information à leur façon, conduirait inévitablement le nouveau pouvoir à se placer sous la coupe des médias. Donc il faut une agence qui se préoccupe de faire connaître en direct auprès du public les actions du pouvoir et cela de façon offensive par des données, des images, des témoignages, des sondages, des études, des entretiens, des reportages destinés à soutenir l'action du gouvernement par des arguments concrets directement perceptibles par le public et cela en utilisant France 2, mais aussi bien sûr l'ensemble des nouvelles technologies et vous allez voir de quelle façon le nouveau pouvoir utilise cette agence de communication.
Alors, face au pouvoir des juges, un pas important a été franchi avec la réforme du Conseil constitutionnel mais évidemment cela ne suffit pas. Il faut d'abord, il faut également et c'est ce qu'il fait par ordonnance dès le premier mois de son entrée en fonction abroger toutes les lois qui donnent un pouvoir excessif au magistrat et je veux parler bien sûr des lois qui brident la liberté d'expression et qui permettent à la justice de condamner les citoyens qui se ne se conforment pas au politiquement correct ainsi en est-il des lois plévines, des lois gessaux et tous leurs avatars. qui se couvert de lutte contre le racisme interdisent en réalité les opinions visant à la défense de notre identité.
Ainsi en est-il également des lois qui imposent par la contrainte les vérités historiques qui deviennent interdites à tout débat. se rattache aussi à cette catégorie les mesures dites de les mesures coercitives dites de discrimination positive qui conduisent par exemple à propulser certains immigrés à des places à des fonctions ou dans des écoles qu'il n'auraient pas pu accéder avec les règles qui sont imposées aux citoyens ordinaires sont aussi abrogés excusez-moi madame mesdames les mesures dites de discrimination positive en faveur des femmes qui sont considérées en effet comme humiliantes pour les femmes méritantes qui sont choisies et injuste pour les hommes de talent qui sont écartés. On en revient à cette idée simple de l'égalité des droits devant la loi sans considération de de quoi que ce soit d'autre conformément à la tradition de notre pays.
Alors pour pour remettre la justice à sa place, bon bien je vais pas rentrer dans tous les détails et il y a aussi la mise en place d'un comité gouvernemental de suivi de la jurisprudence qui propose les modifications de la législation pour corriger la jurisprudence de la Courte cassation du Conseil d'État lorsqu'elle va dans un dans une direction qui n'est pas souhaitée par le pouvoir politique en place et en occurrence par le pouvoir nouvellement élu issue de nos rangs. Ainsi donc, au nom de la démocratie et de la liberté, le président nouvellement élu prend-il toute une série de mesures pour rendre du pouvoir au pouvoir et redonner au gouvernement les marges de manœuvre qui lui sont nécessaires pour agir et pour engager les réformes de fond. Alors, certains me feront remarquer certainement que toutes ces mesures, que toutes ces réformes ne peuvent que susciter une opposition massive au moment où le pouvoir vient à s'installer et est encore fragile.
Alors, mon personnage dans le temps du Phéniix pense exactement le contraire et je suis convaincu qu'il a raison. Sa stratégie est la bonne, il faut aller vite et fort car l'opposition est doublement prise à revers et cela par le recours à deux effets que j'appellerai l'effet de vitesse et l'effet de saturation. Vous verrez que c'est exactement le contraire que fait que font les gouvernements qui sont succédés depuis des années des années au pouvoir.
Prendre en même temps plusieurs mesures de d'envergure qui heurent l'adversaire. ne peut que le mettre en difficulté car et c'est particulièrement vrai pour les médias, il ne peut pas répondre simultanément sur chacune d'elles avec une forte intensité. Les journalistes aiment bien se focaliser sur un sujet et matraquer l'opinion sur ce sujet avec une idée à la fois et un sujet à la fois.
En l'occurrence, s'ils ont plusieurs sujets à traiter en même temps, et bien ils vont être coincés. S'il s'attaque à toutes les mesures ensemble, l'intensité des oppositions sur chaque mesure sera plus faible. S'ils choisissent de se focaliser sur une mesure, ils laissent passer toutes les autres.
On a intérêt à saturer l'adversaire de mesure qu'il qu'il réprouve et à disperser l'intensité de chacune de leurs repost qui diminue d'autant. Et puis il y a également le facteur vitesse car le président nouvellement élu en prenant très rapidement dans les toutes premières semaines de son investitude de son état ses mesures et bien il prend l'opposition de cour l'opposition qui est discréditée par sa défaite et il s'appuie sur une opinion qui est somme toute très ouverte selon le principe de l'état de grâce au nouveau pouvoir. une opinion qui généralement considère qu'il faut laisser le temps au pouvoir qui vient d'être élu de se de faire ses preuves.
Et donc si vous rappelez que l'élection a toujours lieu au mois de mai, que les élections initiatives ont lieu au mois de juin, tout est réglé en mois de juillet. Après, les gens partent en vacances et c'est terminé. Toutes ces mesures sont prises sans coup fé rire.
D'autant que le personnage de mon de mon livre utilise de surquoi la technique de des ordonnances qui permet de faire beaucoup en allant très vite puisque une ordonnance devient exécutoire dès lors qu'elle est adoptée en conseil des ministres. Alors, il faut certes une loi d'habilitation qui doit être votée au parlement, mais cette loi est facile à obtenir. Enfin, c'est ce vote est facile à obtenir quand on a une majorité évidemment au Parlement, enfin à l'Assemblée nationale.
Et ça présente l'intérêt de de ne pas de faire de faire passer des mesures très rapidement sans donner prise à grande polémique de la part de l'opposition puisque le contenu des orenances ne figure évidemment pas dans la loi d'habilitation. Alors ensuite ça va très vite car les projets transcrits sous forme d'ordonnance comme je viens de le dire immédiatement applicable et qu'il faut certes compléter la procédure ensuite par un vote de ratification mais qui intervient plus tard et qui est aussi relativement simple et rapide à obtenir puisqu'il s'agit que d'un seul vote sur l'ensemble des ordonnances qui ont été adoptées. On évite ainsi les débats interminables qui offrent à l'opposition la possibilité de faire de l'obstruction tant à l'Assemblée qu'à la que dans la rue.
Alors, tout ça c'est bien bon. Encore faut-il savoir ce que l'on veut faire et ne pas arriver aux responsabilités du pouvoir en se demandant ce qu'on va faire. Ça paraît évident, mais je ne sais pas si vous avez remarqué, c'est tellement peu évident que c'est absolument pas ce que font les dirigeants qui sont se succèdent actuellement au pouvoir.
On a le sentiment qu'il se préoccupe de leur campagne électorale et de tenir un discours qui leur permettra d'être élu et qu'une fois qu'ils sont élus, c'est l'accomplissement. L'objectif est atteint. Leur carrière est couronnée.
Ils sont président de la République. C'est terminé. Et après seulement après avoir joui de ce grand succès, de cette consécration, il se ils s'aperçoivent qu'il faut maintenant tenir 5 ans et ils se demandent ce qu'ils vont faire.
En tout cas, c'est exactement comme ça que semble avoir fonctionné monsieur Hollande. Alors, dans mon livre, dans le temps du Phonix, on a affaire à un président qui fait exactement le contraire. qui euh présente un programme très précis pendant la campagne électorale avec une réflexion approfondie sur la manière dont il va procéder.
Et une fois qu'il est élu, ça n'est pas pour lui une consécration et un aboutissement, c'est au contraire le commencement d'une mission. Ça n'est pas une carrière qui est couronnée, c'est une mission au service de la nation qui commence. Et euh et c'est tellement important que on ne peut pas ensuite l'accuser d'avoir triché avec la démocratie quand il mettent en œuvre avec vigueur, rapidité et efficacité l'ensemble des mesures qu'il a annoncé pendant sa campagne.
Alors, j'ajoute que les réformes, surtout celles qui peuvent rencontrer de fortes oppositions, je parle des réformes qui suivent ensuite après le mois de juillet, mois de septembre quand la rentrée arrive, que les réformes qui doitent engager peuvent rencontrer évidemment de fortes oppositions, notamment syndicales et là encore, il adopte une méthode très différente de celle des dirigeants actuels puisqu'il abote la méthode de l'action massive. Les parties du système ont toujours considéré qu'il valait mieux y aller par petit pas, estimant que plus la réforme est modeste, plus limité seront les oppositions. Donc on va y aller petit à petit, on va faire une réforme, on en fera une autre et cetera et petit à petit, on limite sant ainsi les oppositions, on va y arriver.
C'est une erreur. C'est une erreur stratégique majeure car les syndicats mobilisent toujours un maximum de force. On le voit bien en ce moment avec la loi et le conneries, lesie pardon, j'ai toujours du mal.
Euh ils ont vidé lo substance. Cette loi n'est plus du tout, je dirais l'épouvantail que qui qui était apparu au au syndicalistes au début. Il n'en demeure pas moins que les oppositions sont toujours virulentes et qu'on leur demande toujours de retirer leur loi.
Bon, donc y aller petit pas par petit pas, c'est contreproductif car dans tous les cas le pouvoir n'a généralement que deux possibilités. Soit reculer et négocier une dénaturation de ce projet, soit engager les preuves de force et imposer la réforme avec l'appui de l'opinion. Mais si la réforme n'est qu'une réformette symbolique, modeste ou limitée, l'épreuve de force n'est plus une option.
C'est normal car le jeu n'en vaut pas la chandelle. Vous allez pas paralyser le pays pendant des semaines et des semaines pour une réforme tout à fait anecdotique qui changera pas grand-chose. Si en revanche les réformes proposées sont massives, si elles permettent un changement radical et bénéfique, les preuves de force se justifie.
Alors quelques temps de troubles même prolongés représentent peuvent représenter en effet un coût acceptable pour permettre de résoudre définitivement des problèmes jusqu'à l'ors insolubles comme les 35 heures, la retraite, l'immigration, que sais-je. Voilà pourquoi là encore le président du temps du Phonix agit avec force et rapidité de façon très différente des dirigeants actuels. Alors dans cet esprit, je vais m'arrêter plus longuement sur des réformes essentielles pour l'avenir de notre pays et sur la manière dont elles sont menées dans mon livre par le nouveau président.
Je veux parler de la question de l'Europe et de la question de l'immigration. On pourrait parler d'autres questions, on pourra en parler d'ailleurs dans le débat qui suivra l'immigration d'abord car le nouvel exécutif après les préalables dont je viens de parler décide en effet de s'attaquer prior de façon prioritaire à la réforme de la politique migratoire. Alors à ce stade, je ne chercherai pas à vous convaincre qu'il est nécessaire d'agir dans ce domaine.
Je pense d'ailleurs que beaucoup de Français sont maintenant convaincu de la chose. Une large majorité de Français sont maintenant convaincus de la chose. Et dès lors, si une majorité de Français est consciente que l'immigration est une source de difficultés, de problème majeur, une attitude sainte devrait s'imposer à tous, quels que soient d'ailleurs les choix idéologiques, arrêter toute nouvelle immigration, arrêter les frais.
Quand une inondation survient, avant de réparer les dégâts, on commence par colmater la voie d'eau, par occulter la source de l'inondation et ensuite on répare. Donc en matière de d'immigration, le président propose une grande loi qui est officiellement présentée pour stopper toute nouvelle immigration et qui comporte cinq parties. La première concerne la lutte contre l'immigration clandestine.
Toutes les aides au sans papier sont supprimées. L'aide médicale d'État est supprimée. La procédure d'expulsion des clandestins est simplifié puisque la reconduite à la frontière devient exécutoire par simple décision préfectorale.
Un préfet est parfaitement capable de constater si un étranger dispose ou non d'un titre de séjour. On n'a pas besoin de réunir une cour de justice pour cela. et le tribunal les recours devant le les tribunaux administratifs ne sont pas suspensifs.
Notons d'ailleurs que pour pour noter le pour observer et constater le caractère illégal de la présence d'un étranger, les préfets sont tout aussi fiables que les juges. Et dans le même temps, la France dénonce les accords de Schengen et réétablit le contrôle aux frontières. Deuxème partie du projet qui est destiné à tariir l'arrivée d'immigrés léga.
Alors à cette fin, les dispositions sont prises pour empêcher le détournement du droit d'asile. Ce dernier est dénormé réservé à ceux qui sont effectivement persécutés dans leur pays d'origine pour leur engagement politique ou religieux. Et surtout et surtout il est conçu comme une faveur accordée de façon discrétionnaire par le gouvernement et non pas comme un droit. que les tribunaux peuvent dont les tribunaux peuvent ensuite apprécier l'opport la la qualité.
Les délais d'examen des dossiers sont réduits à 2 mois et ceux dont la demande est rejetée sont considérés comme des clandestins et ne sont donc pas relâchés. Ils sont immédiatement expulsés vers leur pays d'origine. Dans le même esprit, le regroupement familial est abrogé.
Il y a plus de droit automatique à faire venir en France des familles entières pour motif que l'un de ses membres est présent sur notre sol. Le droit de séjour des étrangers. Le texte prévoit qu'aucun titre ne pourra dépasser 5 ans, qu'aucun ne sera automatiquement renouvelable, que tous les titres pourront être évoqués à tout moment.
Ainsi, les immigrés les immigrés chômeurs voi en fin de droit voir leur permis résilier. Dès lors que on refuse une immigration de peuplement, il n'y a aucune raison que de ceux qui sont censés être officiellement venus pour travailler dès lors qu'ils n'ont plus de travail, il est logique qu'il repartent chez eux. La troisème partie supprime toutes les dispositions du type droit du sol et notamment celle qui octroie automatiquement la nationalité française à tout étranger né sur le sol française qui a résidé au moins 5 ans. avant, il n'y a qu'une seule voix pour devenir français, c'est la naturalisation qui exige une demande explicite de l'intéressé, qui exige qu'il fasse preuve de sa capacité à s'assimiler et qui exige un accord tout à fait discréditionnel discrétionnaire de l'État français qui peut dire oui ou qui peut dire non en fonction des circonstances.
Enfin, une 4è partie institue le principe de la préférence française et européenne réservant aux citoyens français et européens. le bénéfice d'un certain nombre de prestations sociales. Donc l'objectif affiché, je l'ai dit, est clairement celui d'arrêter toute nouvelle immigration, mais l'objectif implicite du président en question est d'aller au-delà et de faire partir ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s'assimiler.
Et le projet donc de loi donne au pouvoir les moyens de pousser au départ ceux qui n'ont pas leur place sur notre sol. ce qui constitue la 5è partie du texte. Donc c'est ainsi un projet global et cohérent qui est mise en œuvre qui est proposé au vote par le nouvel président dans les tout premiers mois de son mandat et un projet qui suscite naturellement une opposition très vigoureuse de la part de tous les groupes de pression partisans d'immigrés toujours plus toujours plus nombreux et toujours mieux dotés.
Et la contreoffensive de l'opposition se déploie, dans mon ouvrage, comme elle se déploirait, n'en doutons pas dans la réalité avec une avec toute la puissance des moyens dont dispose le système actuel, l'ancien système dans le livre. Notamment les médias qui ne sont pas passés sous le contrôle du gouvernement sont déchaînés. Et cette contreoffensive se fait avec la méthode classique du recours à l'émotion.
On cherche à pitoyer l'opinion et à présenter l'adversaire comme moralement odieux. Et jusqu'à présent, il faut le remarquer, la droite classique s'est toujours trouvée neutralisée par ce procédé. Au mieux cherche-elle à répliquer par quelques arguments de raison, mais ils sont aussitôt balayés car l'émotion l'emporte sur la raison.
Et de ce point de vue, le combat est inégal et a toujours été inégal. D'autant que si vous ajoutez les lois répressives contre le racisme ou le prétendu racisme, effectivement, il n'y a plus de débat à armes égales en matière d'immigration. Donc dans mon roman, la campagne hostile est donc lancée par l'opposition avec cette méthode compassionnelle et plus précisément par l'emploi massif du procédé que je qualifie, le procédé du cas exemplaire.
Le cas exemplaire c'est on prend un cas particulier qui correspond parfaitement à la thèse que l'on veut développer. Généralement un immigré bien sous tout rapport victime de l'injustice du pouvoir ou victime de l'intolérance des Français. On le monte alors en épingle.
On l'orchestre par des images ou des vidéos. Le tout pour provoquer l'émotion du téléspectateur, le pousser à la compassion envers les immigrés et l'indignation à l'égard du pouvoir en place. Tel a été, vous en souvenez, poussé à l'extrême la manipulation médiatique orchestrée l'année dernière autour de la photo du petit garçon mort sur une côte turque.
C'était exactement cela. On a sélectionné un cas particulier, particulièrement choquant. C'est vrai bien sûr cadavre d'un petit garçon, c'est toujours une image très très dure et très difficile à supporter.
On l'a sorti de son contexte et porté par la vague d'émotion que sucé test photo largement diffusé partout, on a matraqué le message choc. Les Européens qui refusent les migrants sont des assassins d'enfants. C'est ça qui était soudaincentant.
C'est ça qu'on a voulu dire et tout le monde a dit "Mais non, on les accepte. On n'est pas des assassins d'enfants, on les accepte. Madame Merkel, n'oubliez pas, a lancer son appel à ouvrir toutes grandes les portes de l'Europe aux vagues migratoires après cette manipulation médiatique effectuée selon la méthode bien connue de la gide propre du cas exemplaire.
Alors gageant qu'un projet de loi comme celuià que je viens d'évoquer susciterait des reportages et des manipulations de ce type. Par exemple, une famille parfaitement soignée, parfaitement parlant parfaitement français, filmé dans un intérieur impeccable. On le perd au chômage expliquerait qu'il va être obligé de rentrer et que ses enfants vont être arrachés à leur école.
Ou alors on verrait un Syrien bien sous tout rapport expliquant qu'il est renvoyé avec sa petite fille sous les bombes dans son village détruit. Alors aussi pour défendre son projet le nouveau pouvoir décide-t-il d'utiliser tous les moyens dont il s'est doté la prise de contrôle de France I la création d'une agence nationale de communication et d'utiliser les mêmes méthodes que celles de son adversaire. Mais si évidemment le nouveau gouvernement mène une campagne en utilisant la technique du cas exemplaire, c'est bien sûr pour susciter d'autres émotions, l'indignation, la colère, le sentiment de l'injustice.
Ainsi l'agence de communication diffusit par exemple un reportage sur une famille immigrée de 12 enfants qui vit confortablement des seules allocations sans qu'aucun de ses membres ne travaille ou encore une immigrée clandestine faisant le tour des médecins spécialistes sans rien payer grâce à l'AME ou encore des interviews de certains immigrés méprisant la France et montrant combien il ne voi en elle qu'un système social dont ils entendent profiter au maximum. toute chose que l'on sait, toute chose que l'on ne voit jamais dans les médias, que l'on entend, qui ne sont jamais exprimé, qui ne sont jamais monté en épingle. Alors, évidemment, de tels reportages suscitent aussitôt l'indignation des tenants de l'ancien système.
Leur authenticité est mise en cause. Leurs ateurs sont accusés d'attiser la haine et l'énophobie. Mais patata, dans le contexte de mon livre, les lois antiracistes ont été abolies.
La liberté d'expression rétablie. Et pour la première fois, le débat sur l'immigration se déroule à armes égales. Ajoutons que cette stratégie est doublée d'un changement radical du discours à l'égard des immigrés.
Aujourd'hui, lorsque les tenants du système parlent des immigrés, c'est généralement pour les présenter comme des malheureux, des misérables, des opprimés victimes de l'intolérance des Français. Le discours actuellement tenu par le système est à cet égard totalement schizophrénique. He l'immigration pose problème mais le problème finalement ne vient pas des immigrés, il vient des Français qui refusent de s'adapter au mur et aux coutumes des nouveaux venus.
Et il va de soi que dans mon livre, le nouveau pouvoir tient quant à lui un discours radicalement différent. Alors, laissez-moi citer dans certains un extrait du passage où le président s'exprime à la télévision en pleine polémique sur le projet de loi et alors que chacun s'attend à des violentes émeutes dans les banlieux. Alors le président a donc un double objectif, défendre son projet de loi mais éviter que les banlieux ne s'enflamment qui va pas non plus faire un discours de provocation inutile mais c'est un discours qui est basé sur d'autres principes que ceux qu'on connaît actuellement.
Le soir venu, le président parla un peu plus de 20 minutes en direct de l'Élysée. Il déclara qu'il voulait interrompre le processus de désagrégation de la nation française qui risquait d'éclater en communauté ethnique et religieuse antagoniste. Une évolution funesse qui mettait en cause la paix civile, l'identité nationale et les principes de la République.
Et je souhaiterais être encore plus clair. Il n'est pas possible, comme le voudraient certains, de fabriquer un nouveau pays islamo-africano-hexagonal où nous construisons notre avenir dans la nation française, où nous disparaîtrons dans le chaos, la décadence et la misère. Or, les Français ont fait le choix de la France aux dernières élections.
C'est ce choix que nous mettons en œuvre et personne ne nous en empêchera. Il s'adressa ensuite aux immigrés en faisant valoir que la France les avait accueilli avec générosité et bienveillance. Il rappela qu'elle leur avait il rappela avec un sourire qu'elle leur avait beaucoup apporté et qu'ils en étaient satisfaits puisqu'ils restaient sur notre sol et cherchaient à devenir français.
Cependant, il précisa aussitôt que si la nation se disloquait, tout ce à quoi ils étaient attachés pourraient alors disparaître et qu'il pourrait perdre la paix ainsi que le début de prospérité dont il jouissait aujourd'hui. Aussi cette loi certelle également vous intérêt, déclara-il. Pour conserver ce que vous avez, il faut que la France reste ce qu'elle est.
Pour cela, vous devez respecter l'identité française en vous assimilant à notre peuple et surtout vous devez nous aider à stopper toute nouvelle immigration. Il indiqua également que les gouvernements précédents les avaient trompés en leur laissant croire que tout leur était dû sans qu'il n'it rien à apporter de leur côté. Lui, les respectait en leur disant la vérité sans chercher à les flatter.
Aujourd'hui, pour redresser notre pays, j'ai besoin de votre soutien, continua-t-il. La France vous a aidé. Je vous demande maintenant d'aider la France.
Fin de citation. Alors après de nombreuses péripéties, le projet de loi sera adopté, entrera en application, produira ses effets bénéfiques, non seulement pour réduire de façon spectaculaire le flux d'immigrés nouveau, mais aussi pour enclencher le processus de départ et de réémigration. Alors, un autre enjeu majeur et j'en terminerai avec ça, un autre enjeu majeur de ce quinquena est celui de l'Union européenne.
Alors là, je vais peut-être choquer certains d'entre vous parce que vous verrez que la position qui est prise dans ce livre n'est pas toujours celle que on entend plus souvent dans dans nos rangs. Le président estime en effet dans mon livre que l'Europe bruxelloise joue un rôle néfaste pour la France. Je pense que tout le monde ici en conviendra.
L'Europe est en effet une une machine bureaucratique qui détruit les nations, qui ignore le leurs identités, qui qui désarment les États, qui plonge leur économie sans protection dans le grand bain de la mondialisation sauvage. Pour autant, le chef de l'État, dans le temps du Phonix n'est pas partisan de la sortie pure et simple de l'Union européenne. Il veut en revanche la réformer en profondeur et pour cela faire adopter par les 28 un nouveau traité, un traité de refondation qui se substituer au traité actuel.
Il estime en effet que revenir à la France seule irait de paire avec une sortie définitive de l'histoire. Il s'agit en effet pour lui du choix entre le déclin ou la renaissance. Je partage cette opinion.
Je crois que les nations comme les civilisations sont-elles les êtres vivants soit en expansion soit en régression ? Or si l'on ne choisit pas l'expansion se contamine à subir la régression. Et dans le monde multipolaire qui est désormais le nôtre, vouloir la France seule revient à choisir le déclin.
La voie de l'expansion est celle d'une Europe dirigeant en grande puissance pour s'imposer face aux autres grands pôles de civilisation qui dominent maintenant le monde contemporain. Et dit-il, je le cite, je préfère que mes enfants et mes petits-enfants vivent dans une Union européenne devenue l'une des principales puissances de la planète, défendant notre civilisation. notre identité et nos valeurs plutôt que dans une nation affaiblie, envahie, soumise et isolée qui ne serait plus que l'ombre d'elle-même.
Il vaut mieux une Europe des nations fortes et fières qu'une France seule, faible et petite. Alors évidemment, on lui rétorque immédiatement que tout cela est impossible, qu'au contraire et que que tout cela est impossible car jamais bien sûr les 28 enfin les 27 États qui à côté de la France font partie de l'Union européenne n'accepteront cette refondation dont le président souhaite se faire le champion. Et pourtant, il ritorque que cette voix est parfaitement jouable et qu'il existe une stratégie propre à transformer l'Europe et en faire la grande puissance bénéfique dont la France a besoin.
Alors c'est là si vous voulez que là encore que la méthode trouve toute son importance car sans la bonne méthode un tel projet est en effet voué à l'échec. Alors pour engager ce ce combat qui va durer plusieurs années, qui s'étale sur toute la durée du livre à peu près, il entreprend d'abord de préciser les principes sur lesquels il veut refonder l'Union, lesquels sont organisées autour de trois priorités principales. que l'Union européenne abandonne toutes ces compétences qui peuvent être exercées avec plus d'efficacité par l'État, c'est-à-dire une grande majorité d'entre elles, et qu'elle se concentre sur les seuls domaines qui permettent de renforcer la puissance et l'identité de l'Europe.
Deuxièmement, que l'Europe s'engage de façon offensive dans la guerre économique en mettant en cause la mondialisation sauvage qui conduite à la désindustrialisation et en faisant de l'euro une monnaie de change et de réserve qui serve les économies européennes comme le dollar sert l'économie américaine. Et enfin, que soit créée une Europe des nations diligenté dirigée par les États qui au-delà de ces compétences centrales limité offrirait aux nations la possibilité de coopération à la carte. Alors, ça implique bien sûr la dissolution de la Commission de Bruxelles, le fait que le Parlement européen redevient un parlement purement consultatif et que l'Europe des nations en question est dirigée par le Sénat des États, c'est-à-dire exclusivement par les États.
Alors donc, on me répondra que tout cela est impossible car même si la France s'engageait dans ce sens, elle ne pouvait rien obtenir de tel de ses partenaires. Alors, je pense qu'il n'en est rien dans la réalité comme dans mon livre et je montre qu'une stratégie politique appropriée peut avec de la volonté et du temps rendre possible ce qui paraît a priori impossible. Aussi sur la question européenne, le président engage-til une stratégie en quatre étapes ?
D'abord, il se fait le porte-parole de ce nouveau projet. Il en parle, ses ministres en parlent non seulement en France, mais dans tous les pays européens. Une action diplomatique et médiatique de grande ampleur est lancée à l'échelle de l'Europe avec comme objectif de faire connaître son projet, de l'expliquer, d'en assurer la promotion.
Et là, on touche à quelque chose d'essentiel parce qu'aujourd'hui rien n'est possible puisqueaucun projet alternatif n'est présenté. Tout se passe en effet aujourd'hui comme si le l'Europe ne pouvait pas être autre chose que ce que les eurocrates en ont fait et que le seul choix que nous avions est d'y rester, de la subir ou d'en sortir purement et simplement. Aussi le le le héros de mon livre, le président de Tyu Félix rend-t-il au verbes en politique toute son importance ? car c'est d'abord par la parole, la parole par le barbardage médiatique pour faire pour creuser avec les journalistes, mais la parole au sens noble du terme qui permet en incarnant ce projet de le faire exister, de le faire connaître et de commencer dès lors à le rendre possible.
Deuxème étape, le président recherche des alliés au sein de l'Union européenne et il en trouve. Il trouvent des pays qui partagent la vision de la France d'une autre Europe, d'une Europe des nations, respectueuse des États et respectueuses des identités européennes. Et d'ors et déjà, on peut en citer, des pays qui seraient prêts à suivre une France qui sengagerait dans cette voie.
Vous savez, les pays comme la Pologne, comme la Hongrie, comme le Danemark, comme l'Autriche, euh mais personne ne leur propose rien. Il y a pas une grande nation qui commence à les organiser, à les à lever les temps d'art d'un changement d'un changement majeur en Europe. Et fort de ses alliés, le président constitue au sein de l'Union un groupe 10 groupes de Chun Brun du nom de les du château de Chun Brune près de Vienne où se tient la réunion fondatrice qui commence à changer le rapport de force et à créer une dynamique pour une révision des traités.
Et à partir de ce moment-là, il y a un projet, il y a des États qui acceptent ce projet qui veulent le faire aboutir. Le projet commence à devenir crédible. Et à ce moment-là, de grands pays comme la Grande-Bretagne qui elle aussi peut-être intéressée par une Europe à la carte, une Europe qui respecte davantage les États puisqu'elle envisage même elle aussi d'en sortir comme vous le savez actuellement.
Donc de grands pays comme la Grande-Bretagne finissent par adhérer sans adhérer formellement à la vision française mais commence à y trouver de l'intérêt et à le soutenir. Et le rapport de force évolue en faveur de notre pays. 3è étape, le président conteste ouvertement la commission de Bruxelles.
Il instaure unilatéralement des droits de douane pour certains produits chinois ou indiens qui transgressent ouvertement les règles élémentaires en matière sociale ou environnementale. C'est de la compétence de l'Union. Il bafouvertement la Commission de Bruxelles, ce qui crée de la confusion, du trouble au sein des institutions bruxelloises et ce qui provoque une crise larvée qui déstabilise le système en place. 4e étape, la situation a mûri.
De très nombreux pays sont comme la France, désireux d'une refondation. L'Union fonctionne de moins en moins bien. La commission est discréditée.
Le président décide alors de précipiter les choses et annonce que la France cessera de participer aux instances de l'Union européenne tant qu'un processus de refondation n'aura pas été engagé. Il est suivi par les huit pays alliés du groupe de Shundrun. L'Union est en pleine crise, la situation est bloquée.
Je vais pas vous raconter tout le livre. Finalement, finalement, il obtient gain de cause un traité de refondation est signé qui se substitue aux traités anciens et qui donne naissance à une nouvelle union. Une union qui va pouvoir ensuite peser à l'échelle internationale notamment dans trois domaines.
D'abord, elle va mettre en cause la mondialisation sauvage telle que la pratique l'OMC et jeter les bases d'une régulation des échanges internationaux car c'est ça que le président a négocié dans le traité de refondation. Donc l'Europe va se protéger par des droits de douane, des quotas, des exigences de qualité, ce qui ouvre la voie à un processus de réindustrialisation. Ensuite, elle fait de l'euro une monnaie de change et de réserve, c'est-à-dire que le cours de l'euro est joué à la à la baisse pour que les entreprises européenne vend pour que les entreprises européennes améliorent leur compétitivité à l'exportation. une monnaie de champ et une monnaie de réserve de façon à ce que les entreprises européennes puissent vendre et acheter leurs produits non plus en dollars mais en euros qu'on vende par exemple nos Airbus en euros. que la banque centrale soit remise sous la tutelle des États et que l'euro soit géré non pas dans le seul impératif de lutter contre l'inflation mais soit mise au service de la croissance et de l'emploi.
Et puis au plan militaire, les États européens sortent de l'OTAN pour créer entre eux une alliance qui tout en maintenant l'autonomie des armées nationales, hein, précise là-dessus, crée entre elles une coopération, une synergie, crée entre elles une espèce d'autant européen qui constitue qui permet de constituer une véritable puissance militaire européenne. Voilà. Alors, tout cela est possible à condition bien sûr d'être habité par une vision géopolitique réaliste.
Tel est en effet l'une des conditions majeures pour qu'un homme d'état puisse agir avec efficacité et lucidité. Et c'est le cas de du héros de mon livre qui a compris que le monde d'aujourd'hui est un monde multipolaire marqué par le choc des civilisation. Et laissez-moi vous faire une dernière citation avant de conclure.
C'est le passage où il parle clairement de cet aspect géopolitique à son ministre des affaires étrangères. Ce qui me frappe, observat-t-il à l'intention de Bernard de Belmille, le ministre des affaires étrangères assis à son côté, c'est que nos opposants se réfèrent tous à un monde disparu. Que voulez-vous dire ?
Nos amis de la science nationale, ceux qui veulent quitter purement et simplement l'Europe raisonnent comme si le monde était encore dominé par notre continent et partagé entre ces différentes nations. Il veulent le retour à une France forte comme elle l'était lorsqu'elle disputait à la Grande-Bretagne la suprématie sur le monde. Le président fit une pause puis reprit : "Quant aux européismes partisans de l'Europe de Bruxelles, ils sont encore au schéma du monde bipolaire dominé par les USA et l'URSS.
Mais l'Union soviétique a disparu, répond le ministre des affaires étrangères. Certes, mais ils en restent pourtant à ce modèle et continuent de s'aligner sur les États-Unis, tout en cherchant à maintenir la Russie dans la situation de l'ennemi à combattre. Palm sourit sous cet angle, ça n'est pas faux.
Quant aux Américains, ils agissent comme si le monde était devenu unipolaire et qu'ils en fussent le centre. Et tant qu'ils en resteront à ce schéma répondu ministre d'affaires étrangères, ils s'opposeront à nous. La vision de l'Europe, reprit le président, est la seule qui correspond au monde d'aujourd'hui.
Une planète multipolaire qui a succédé au monde bipolaire de la guerre froide et qui est marquée par le recul de l'Occident et la montée des autres civilisations. Pour exister dans ce monde-là, il n'est qu'une voie possible, celle que nous proposons une Europe puissante et indépendante. Fin de citation.
Alors bien sûr, dans cours des 5 années de son mandat, le président que je mets en scène est amené à prendre de nombreuses autres réformes, notamment sur le plan économique, sur le plan de sécurité, sur le plan d'éducation, mais j'ai déjà été trop long. Je voudrais simplement pour terminer vous dire que le président dans mon roman est animé par un engagement secret. Celui qui l'a pris de mettre en œuvre tout son programme quoi qu'il en coûte et sans chercher à se faire rélire ni lui ni ses amis.
Car comme il le dit lui-même, il n'y a aujourd'hui que deux catégories de dirigeants. Ceux qui sont impopulaires parce qu'ils ne font rien d'efficace et ceux qui sont impopulaires parce qu'ils agissent utilement. Les premiers sont oubliés, les seconds restent dans les mémoires, ils deviennent même peut-être populaires.
Alors bien sûr, cet ouvrage qui est foncièrement optimiste quant à son issue, même s'il s'efforce d'être réaliste, n'est qu'un roman. Mais certains le jugeront néanmoins trop déconnectés des réalités et je pense hélas malheureusement qu'il risque de l'être en effet non pas dans le scénario qui est mise en œuvre mais dans le caractère des personnages qui sont mis en scène. Car un personnage comme le président de mon livre ne me paraît pas exister sur la scène politique actuelle et s'il existe, il ne me paraît pas susceptible d'être élu.
Mais après tout, je pourrais bien me tromper car la réalité dépasse souvent la fiction. Bien merci.