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interviewLCI — L'événement du dimanche· 5 mai 2024 55 min

L'Événement du dimanche LCI du 5 mai : Fabien Roussel

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche, ravie de vous retrouver. Bonjour Fabien Roussel. Bonjour à tous. Et merci d'avoir accepté notre invitation, secrétaire nationale du Parti communiste français, également député du Nord. Une heure d'entretien avec moi à mes côtés ce dimanche, Nicolas Domenac. Bonjour. Éditorialiste politique, Pascal Péry pour l'éditorialiste économique. Une émission, je vous le rappelle, à retrouver en direct sur tous les réseaux sociaux, TF1 Info, Climat social, élections européennes, les gauches irréconciliables à leur paroxysme, mais également un peu d'international, la visite notamment du président chinois en France.

Mais d'abord, les forces de l'ordre, Fabien Roussel, qui ont évacué ce vendredi plus de 90 étudiants qui se trouvaient dans les locaux de Sciences Po Paris. Les appels à bloquer les lycées se poursuivent en ce début de semaine. Le président de la République, dans un entretien de nos confrères La Tribune dimanche et la Provence, s'exprime là-dessus, sur ces blocages. Et il condamne, dit-il, avec la plus grande fermeté, intimé à l'ordre à un établissement d'avoir telle ou telle politique par la force et le blocage, sous prétexte notamment aussi à d'autres étudiants d'accéder à un amphithéastre, de les empêcher, est inacceptable. Ce n'est pas la République, dit-il.

Est-ce que vous condamnez ces occupations ? Est-ce que vous craignez une contagion ?

1:22
Fabien Roussel

D'abord, le président de la République fera mieux d'agir, agir efficacement, politiquement, diplomatiquement, contre le gouvernement de Netanyahou pour que le massacre cesse à Gaza. Dans le monde entier, il y a des manifestations, des manifestations, des mobilisations dans le monde entier pour un cessez-le-feu à Gaza, contre ce massacre inhumain qui a lieu là-bas.

1:41
Présentateur

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en effet ?

1:44
Fabien Roussel

Certainement, et certainement que si la jeunesse française, les étudiants se mobilisent aujourd'hui dans les facs, dans les grandes écoles et partout, c'est aussi parce que la France est en dessous de ce qu'elle devrait faire. Et la France a un geste fort politique à faire, c'est de reconnaître la Palestine comme un État. Le président de la République que j'ai interrogé à de nombreuses reprises là-dessus, à chaque fois nous dit, c'est pas le moment, c'est pas le moment. Mais quand est-ce que ce sera le moment ? Nous savons que d'autres pays de l'Union Européenne suivront le mouvement si la France le fait. C'est urgentissime.

2:19
Présentateur

Mais sur ces moyens d'action précisément, ces images, et on va y revenir, s'arrêter sur des symboles forts, mais bloquer ces universités. Ce sont à chaque fois une poignée d'étudiants qui bloquent l'accès aux cours de centaines d'autres. Est-ce que vous condamnez ce mode d'action qui empêche aussi le débat ?

2:36
Fabien Roussel

D'abord, que des étudiants se mobilisent en bloquant des facs, que ce soit pour réclamer parfois l'augmentation des bourses, de meilleures conditions d'études, la fin de la sélection et l'entrée des universités. C'est pas le cas. Comme ça, je peux vous dire, j'y ai participé, et donc on va pas commencer aujourd'hui à s'émouvoir parce que des étudiants se mobilisent. Ils se mobilisent aussi sur un sujet international grave, dont on parle dans le monde entier, parce que c'est insupportable, et la communauté internationale, les pays occidentaux, n'agissent pas. C'est pour ça que ça bouge d'abord.

Ensuite, qu'il y ait dans ces mouvements des propos antisémites, qu'il y ait des propos ou qui interdisent à des personnes de prendre la parole parce qu'ils sont juifs et qu'ils n'auraient pas le droit de parler, que l'on parle d'Israël au lieu de dénoncer le gouvernement israélien. Ce sont des choses importantes, c'est pas que du détail, et c'est grave quand notamment il y a de l'antisémitisme.

Au contraire, au contraire, pour porter ce combat pour la paix, pour le respect des résolutions de l'ONU, pour la libération des otages encore détenus aujourd'hui, nous avons besoin de réunir tous les pacifistes et les progressistes israéliens, palestiniens, que j'ai réunis d'ailleurs hier, place du colonel Fabien, nous avons fait une journée consacrée à la paix dans le monde avec 20 pays représentés. Et j'ai déjeuné avec les communistes israéliens qui se battent pour le cessez-le-feu, qui se battent pour une solution à deux États.

Ils étaient là avec nous, et d'ailleurs nous avons échangé avec les membres du parti Tudey iranien, qui eux aussi subissent la répression sanglante des mollas iraniens. Donc tout ça pour dire que dans ces pays, comme ici, il y a des progressistes qui se battent pour une solution à deux États. Non, je ne vois rien du tout. Je vous dis que justement, il faut d'abord voir ces mobilisations positives, progressistes qui existent. Et bien sûr, on peut faire une focale sur des propos inadmissibles pour l'anacte qui sont tenus. Mais moi, je veux d'abord voir le mouvement pour la paix et pour le cessez-le-feu. Vous êtes exprimé juste une question. Il y a confusion quand même.

Dans l'esprit d'un homme comme vous, rationnel, ça doit être clair. Quand vous entendez des étudiants dire le 7 octobre, non pas une fois, dix fois, cent fois, mais tous les jours, vous comprenez bien qu'il ne s'agit pas de lutter contre Netanyahou et son gouvernement, quel que soit ce qu'on en pense, c'est de l'antisémitisme pur et dur. Mais vous savez... Mais vous l'avez entendu, ça ou pas ? Ça vous a échappé ? Nous sommes de ceux, je ne suis pas le seul, et mon parti n'est pas le seul là-dessus, à dénoncer autant le pogrom qui s'est tenu le 7 octobre par une organisation terroriste à l'encontre de civils.

J'ai été le seul responsable politique national à conduire une délégation, à me rendre en Israël et en Palestine après ces attentats horribles du 7 octobre. le seul français à y être allé, à écouter des députés communistes israéliens, des organisations israéliennes arabes, à écouter un père qui a perdu son fils dans ces attentats du 7, mais aussi à entendre ces Palestiniens, ces familles qui subissent l'occupation Cisjordanie, à écouter les massacres... Les étudiants qui disent ça, qui chantent ça, M. Roussel, vous dites quoi ? Mais je les dénonce, enfin ! Vous savez bien que nous ne passons pas le sujet.

Mais je vous ai dit que, justement, ce combat pour un cessez-le-feu à Gaza gagnerait, gagnerait, serait beaucoup plus fort s'il était beaucoup plus clair sur et la dénonciation des attentats terroristes du 7 octobre, comme je viens de le faire, et en même temps l'appel à un cessez-le-feu à la libération des notages...

6:11
Présentateur

Plus de clarté...

6:12
Fabien Roussel

...au respect des résolutions de l'ONU !

6:14
Présentateur

Plus de clarté dans les mots et dans les symboles, Nicolas, là-dessus.

6:17
Intervenant

Vous avez effectivement dénoncé le pogrom du 7 octobre, mais pas les Insoumis. Les Insoumis, ils en ont même, certains d'entre eux, qualifié Hamas de mouvement de résistance. Et les Insoumis, ils font de cela un axe de campagne, je veux dire. Ce qui explique peut-être que ce mouvement soit très minoritaire, et ce n'est pas toute la jeunesse, comme vous le dites.

6:38
Fabien Roussel

Mais c'est bien pour ça que je le redis, qu'il y a besoin de clarté. Et vous avez bien vu combien nous ne partageons pas ces propos horribles qui ont été tenus par des responsables Insoumis. Et d'ailleurs, tous les militants de gauche que je rencontre, y compris des Insoumis, ne sont pas sur cette ligne. Enfin, je le dis, parce que c'est vrai, ils ont du débat chez eux. Et interrogez-les là-dessus. Nous, nous sommes clairs. Et nous appelons justement, pas seulement la gauche, l'ensemble des Français touchés par ces drames qui se jouent là-bas. Ces deux peuples ont besoin de vivre en paix. Ils sont aujourd'hui nourris par la haine et la vengeance.

Et donc, on a besoin justement que les pays européens, la France, prennent des initiatives fortes. Il y a aujourd'hui du deux poids deux mesures en matière de droit international. Il y a celui qu'il faut à tout prix faire respecter en Ukraine, et celui sur lequel on peut s'essuyer les pieds en Palestine. C'est insupportable. Mais on entend votre appel. Tout le monde s'insurge contre cette différence.

7:36
Présentateur

On entend votre appel à la clarté. Mais quand vous voyez notamment les propos du chef de l'État, encore une fois, qui dit que certaines formations, comme la France insoumise et le relevé Nicolas, ont considéré que c'était une manière pertinente de mener le combat, il est simplement contre-productif et inacceptable qu'au nom de leur combat, ils empêchent le débat. Encore une fois, est-ce que vous dénoncez l'attitude, certains la dénoncent clientéliste, de Jean-Luc Mélenchon, et de certains de ses élus ?

8:01
Fabien Roussel

Je n'ai pas pour habitude de commenter les autres responsables politiques, encore moins Jean-Luc Mélenchon. Chaque fois que je le fais, après on ne parle que de ça. Donc, ce n'est pas mon sujet. Je vous le dis clairement.

8:11
Présentateur

Ça a été votre partenaire longtemps.

8:13
Fabien Roussel

Oui, d'accord. Et ça fait longtemps que le divorce a été prononcé. Donc, ce n'est plus... Non, mais ce n'est pas mon sujet. Interrogez-le. Faites-le venir. Faites venir ses députés. Faites venir ici ceux qui siègent avec lui à ses côtés. Pannot, Bompard, Ruffin, etc. Ils sont avec lui. Et qui parle avec lui ? On peut vous poser la question différemment. Moi, c'est pas... Vous avez entendu la ligne claire. Non seulement que je porte, mais la situation est tellement grave. Tellement grave. Quand j'entends, on importe le sujet, le conflit palestinien en France. Mais il est dans tous les pays du monde. Dans tous les pays du monde, ça se mobilise.

Car le massacre qui a lieu là-bas est extrêmement grave. Enfin, j'ai encore reçu des responsables politiques israéliens là-bas qui me disent que Netanyahou ne fait pas le cessez-le-feu parce qu'il sait que s'il y a le cessez-le-feu, il quitte le pouvoir, il est battu. Donc, le massacre continue pour ces enjeux-là. C'est extrêmement grave. Et ce sont des hommes, des femmes, des enfants. Vous entendez les témoignages de ces médecins comment ils font de la médecine de guerre sur des gamins. Ça va être la famine maintenant. Quand Netanyahou est interrogé sur les massacres, il dit que c'est des dommages collatéraux. Mais la famine, c'est un dommage collatéral.

Alors, posons-nous la question différemment, M. Roussel. Et tout est relatif dans ce que je vais vous dire. J'ai entendu M. Léon Desfontaines, votre candidat, tête de lice, dire que les questions sociales étaient importantes. Or, vous voyez comme moi que ce sujet à gauche encombre la scène. On ne parle que de ça du matin au soir. Est-ce que ça veut dire... Non, mais c'est une élection européenne. Il y a un enjeu autour des institutions européennes, de notre rapport à l'Europe, du rôle de l'Europe dans notre vie quotidienne, l'influence de l'Europe sur l'économie française. Tout ça, ça a complètement disparu. Ce n'est pas le plus important. Mais si. Mais merci. Merci. Mais c'est...

Bon, je suis content d'aborder le sujet. Voilà. Allons sur le social. Parlons de ce qui se passe aux Français. Ce qu'avec Léon Desfontaines, nous ne cessons de dire. Chacun fait ses choix. La France insoumise a fait son choix de faire de la Palestine sa principale campagne. Tant mieux. Son seul sujet de campagne, pour le moment. C'est son choix.

10:21
Présentateur

Ce n'est pas votre campagne.

10:21
Fabien Roussel

M. Glucksmann, M. Macron sont sur l'Ukraine, sur le conflit pour envoyer des troupes là-bas. C'est leur sujet. Nous voulons parler. Nous voulons parler du pouvoir d'achat des Français. Nous voulons montrer que cette Europe, elle fait du mal au pouvoir d'achat des Français. Elle a augmenté la facture d'électricité des Français. Et on va y venir. Cette Europe, elle fait la pression sur les salaires. Elle pourrit notre industrie. Je voudrais bien parler de cette déclaration de M. Macron qui nous dit qu'il a créé 2 millions d'emplois dans l'industrie. Mais je rêve. C'est pas dans l'industrie. Et on va y revenir. Si ! Non, non, non, non. Il a créé 2 millions d'emplois industriels.

Non, non, non, non. On va y revenir, Fabien Roussel. Je l'ai relu deux fois. Je me suis dit, c'est pas possible, c'est Pinocchio. Et là, son nez va s'allonger.

11:04
Présentateur

On va y revenir, Fabien Roussel, sur, en effet, le bilan que fait Emmanuel Macron de son propre deuxième quinquennat. Mais d'abord, vous parliez de ces relents antisémites à l'occasion aussi de ces blocages. Cette enquête édifiante, publiée par là, nos confrères du Parisien, et ces chiffres qui font quand même froid dans le dos, pardonnez-moi, et notamment celui-là, 86% aujourd'hui des Français de confession juive craignent davantage d'être victimes d'actes antisémites depuis le 7 octobre. Est-ce que vous diriez, comme le dirait le président Ducrif, qu'on a fait sortir le diable de la boîte depuis 6 mois ?

11:41
Fabien Roussel

Je dirais surtout qu'on ne peut pas traiter la montée des actes antisémites en France comme quelque chose de banal, d'anodin, comme dans d'autres pays, etc. Non. L'antisémitisme en France, il a malheureusement une histoire profonde, grave. Je me rendrai ce soir à l'hommage rendu aux victimes de la Shoah. Il a une histoire profonde parce que c'est l'histoire de la collaboration de ce gouvernement de Pétain, de ces policiers qui ont participé à la rafle du Veldiv. Et donc, il existe l'affaire Dreyfus, etc. L'antisémitisme a une histoire en France. Et donc, effectivement, nous devons être d'une extrême vigilance, d'une grande sévérité contre tout acte, propos antisémite.

Et, je le redis encore une fois, j'ai déposé une résolution à l'Assemblée nationale pour que, justement, parmi les responsables politiques, ceux qui sont condamnés pour racisme et antisémitisme, mais ne puissent plus être éligibles parce que ça n'a pas de place dans notre République. Nous devons être extrêmement, extrêmement vigilants là-dessus. Et donc, c'est pour ça que, dans tous les propos que nous tenons, complis sur le conflit israélo-palestinien, il faut bien voir que ceux qui sont responsables de ce massacre à Gaza, c'est l'extrême droite israélienne, qui d'ailleurs parle à l'extrême droite française. M. Bardella et Mme Le Pen sont les meilleurs soutiens de Netanyahou.

Je l'entends intervenir à chaque fois dans les réunions avec le Président de la République, quand le Président nous réunit et qu'il réunit les chefs de parti. M. Bardella est le seul à dire, soutien conditionnel à M. Netanyahou, il faut y aller, il faut lui fournir des armes, etc., etc. Les extrêmes droites européennes, françaises, et celles qui étaient aujourd'hui au gouvernement en Israël, se parlent. Et ceux qui en souffrent, c'est autant les Palestiniens que le peuple israélien lui-même.

13:38
Présentateur

M. Bardella et M. Le Pen, qui sont conviés à l'hommage national des victimes françaises aux Invalides, il y a quelques mois de maintenant, sont applaudis, alors que certains leaders de gauche sont tués.

13:49
Fabien Roussel

Est-ce que là aussi... M. Bardella et M. Le Pen, qui sont conviés à l'hommage national des victimes françaises aux Invalides, contre l'antisémitisme, et nous avons fait ce choix de manifester avec Olivier Faure, avec Marine Tondelier, et voilà. Donc je pense qu'il y a une gauche qui est claire sur ces questions-là. Et une autre qui n'est pas. Et alors nous, Parti communiste français, et puis avec les autres forces qui sont avec nous dans cette campagne avec Léon Desfontaines, la gauche républicaine et socialiste, l'engagement d'Arnaud Montebourg, les radicaux de gauche, nous sommes pour une république laïque, universaliste.

Et d'ailleurs, j'en profite pour dire que, vous savez, nous on dénonce beaucoup le capitalisme qui broie des vies humaines, on va en parler. Mais le fait religieux, la question des religions, nous on dit que la religion c'est l'opium du peuple. Je dirais qu'aujourd'hui, les intégrismes religieux, de tous bords, quand je vois les évangélistes aux Etats-Unis, quand je vois les orthodoxes en Israël, quand je vois les islamistes qui veulent en faire un combat politique et violents armés, ces intégrismes religieux sont en train de menacer nos démocraties. Et nous devons y prendre garde. Et c'est cette république-là que nous défendons.

C'est pour ça que nous sommes tant attachés à une république laïque et universaliste pour faire respecter en même temps l'égalité des droits des citoyens, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau et leur religion.

15:18
Intervenant

Alors juste un petit point là-dessus encore, Fabien Roussel. Vous savez que les étudiants juifs, pas seulement les étudiants, les juifs, depuis le 7 octobre, se sentent de plus en plus exclus de la communauté française. Et l'antisémitisme, il commence par là. C'est l'enfer des citoyens qui sont des sous-citoyens d'une certaine façon. Est-ce que vous êtes suffisamment clair ? Un exemple, dans les revendications des étudiants de Sciences Po, on n'entend pas, seul pour la libération des otages, des otages de certains français, mais israéliens, qui sont retenus par le Hamas à Gaza.

15:51
Fabien Roussel

Oui, mais c'est la première chose que j'ai dite dans mon intervention, au début de l'émission. Mais pas à Sciences Po. Écoutez ce que disent les étudiants communistes, la jeunesse communiste qui participe à ces mouvements. Regardez nos déclarations. Et ne mettez pas tout le monde dans le même sac. Qu'il y ait des étudiants qui ne le disent pas, c'est regrettable. Nous sommes, nous, de ceux qui disons qu'il faut faire respecter les résolutions de l'ONU, qu'il faut une solution politique à deux états, qu'il faut la libération des otages, qu'il faut que ces deux peuples puissent vivre en paix et que la France reconnaisse la Palestine.

Et c'est pour ça que j'en veux beaucoup au président de la République. Le président de la République qui considérait avant le 7 octobre que ce conflit était un conflit de second rang dont il ne fallait pas s'occuper et qui, aujourd'hui, prend une dimension incroyable dans le monde, qui nous inquiète. Je regrette parce que si le président de la République prenait une initiative forte, comme avait su le faire Jacques Chirac à son époque, il rassemblerait tous les Français, tous. Il nous rassemblerait. Il ne le fait pas. Et c'est ça qui est grave aujourd'hui. Alors, il préfère taper sur les étudiants, leur envoyer des escouades de CRS. Mais s'agissant des étudiants...

C'est une erreur fondamentale. Juste une question rapide. Vous allez voir, la réponse sera oui ou non. J'en suis sûr avec vous. Vous êtes employeur au Parti Communiste Français. Vous employez des gens. Si vous receviez un CV d'un étudiant ou d'une étudiante qui a fait Sciences Po, vous seriez vigilant ou pas ? Ah ben, Sciences Po est une bonne école. Et donc, je considère que ces élèves sont des bons élèves. Ah bon ? C'est une bonne école, oui. Mais encore une fois, je me perds... Ben oui, mais bien sûr. Mais 15 000 étudiants, c'est vrai qu'il y a 300-400 personnes. Mais faites les tours des Sciences Po.

Et vous allez découvrir une chose, c'est que tous les Sciences Po ne se ressemblent pas non plus. Ceux qui dirigent les Sciences Po ont beaucoup de mérite, les directeurs de ces écoles.

17:40
Présentateur

Et encore une fois, ce sont une centaine d'étudiants.

17:42
Fabien Roussel

Je suis allé à Aix-en-Provence. J'ai fait un débat à Sciences Po Aix-en-Provence. J'ai fait un débat à Sciences Po Lille. J'en ai fait un à Paris. Ce n'est pas les mêmes Sciences Po. Ce n'est même pas les mêmes droits d'inscription. Ils n'ont pas les mêmes manières de gérer les conférences, les débats, de les animer, de prendre des boursiers, plus ou moins. Ce sont des écoles qui sont un peu autonomes les unes des autres. Donc, ne jetez pas d'opprobre. C'est une question que je vous pose. Pas d'opprobre sur nos grandes écoles. Pas d'opprobre sur nos enseignants. Pas d'opprobre sur ces directeurs qui ont bien du mal. Et justement, qui se trouvent en difficulté.

C'est pour ça que je dis que le gouvernement, le Président de la République, a une responsabilité.

18:25
Présentateur

Suspendre le financement, comme l'a fait la Présidente de la région Île-de-France.

18:29
Fabien Roussel

Mais c'est d'une bêtise. Mais qu'est-ce qu'elle est de l'électoralisme ?

18:33
Présentateur

De la simple communication et l'électoralisme.

18:35
Fabien Roussel

Surtout que Mme Pécresse maintient ses subventions à l'école Stanislas privée, qui a défrayé la chronique, et qui est elle aussi au tribunal.

18:44
Présentateur

Là aussi du deux poids deux mesures, en tout cas ce que vous dénoncez. Fabien Roussal, il faut...

18:47
Fabien Roussel

Couper les liens avec les universités israéliennes, ce n'est pas une bêtise ? Je pense que ce n'est pas une bonne idée, par exemple. Je pense que ce n'est pas une bonne idée, puisque je discute, il y a des étudiants israéliens porteurs de paix... Les universités israéliennes, c'est l'endroit où on peut exprimer une opposition au gouvernement Netanyahou. C'est particulièrement idiot de s'en couper. Bon, ne mettez pas... On pourrait voir tout ce qu'il y a d'excessif et d'horrible, et du coup, on ne parle pas de tout ce qu'il peut aussi y avoir de beau parmi cette jeunesse qui se mobilise.

19:17
Présentateur

Fabien Roussel, il faut avancer. Gabriel Attal, le Premier ministre, a fait du retour de l'autorité son cheval de bataille. Vous serez reçu par le Premier ministre cette semaine, mardi, si je ne me trompe pas, pour évoquer avec lui vos propositions sur l'autorité, après des multiplications de cas de violence dans la jeunesse. Faut-il que les jeunes soient plus purement, plus durement punis ? Quelle est votre position sur le sujet, vos propositions, quand on apprend notamment que les Républicains ont fait connaître les leurs, avec notamment la suppression de l'excuse de minorité et l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans ? Ça, c'est les propositions d'Éric Ciotti. Qu'en dites-vous ?

19:54
Fabien Roussel

D'abord, il y a des drames qui se sont succédés et qui ont heurté tous les Français avec des jeunes, des jeunes hommes, des jeunes femmes, massacrés, tués, blessés, avec des comportements hyper violents de jeunes, de plus en plus jeunes. Alors, il y a des études qui sont faites disant qu'il n'y a pas plus d'homicide qu'avant, il n'y a pas plus de violence, mais quand même, il y a des signes qui montrent que ceux qui commettent ces violences sont de plus en plus jeunes et il y a une sorte de libération de la violence. Il y a besoin d'étudier, de comprendre, de savoir les causes profondes, la société, les réseaux sociaux. Pourquoi ?

Une part de notre jeunesse n'a plus de repères, ne sait plus faire la différence entre la vie et la mort. Encore chez moi, ce week-end, dans ma circonscription, un père de famille avec ses trois enfants et sa femme qui se promenaient en forêt s'est fait rouer le coup par deux jeunes qui faisaient du rodéo en moto. Il a fini inconscient, transporté à l'hôpital. C'est inadmissible, on n'en peut plus de ça. Ce n'est plus des faits divers. Ce sont des faits de société. Il faut les mesurer, les prendre comme tels. Alors, M. Attal a fait une série de propositions. Qu'on parle d'autorité, je le conçois, et on peut se mettre autour de la table.

21:11
Présentateur

Vous saluez qu'il vous retrouve.

21:12
Fabien Roussel

Oui, oui, on va faire nos propositions. Et vous voyez, il a dit, j'en retiens une, mettre l'école de 8h à 18h dans les quartiers. D'abord, je lui dirais, c'est une proposition, j'ai défendu une proposition pendant les élections présidentielles, c'est d'augmenter le temps de nos enfants à l'école.

21:32
Présentateur

Moins de vacances scolaires ?

21:33
Fabien Roussel

Plus de temps passé à l'école pour que nos enfants, je leur dis, pour ceux qui m'écoutent, finis les devoirs à la maison, vous ferez vos devoirs à l'école. Et je suis pour qu'il reste plus longtemps à l'école. Mais partout, dans toutes les écoles de la République, et je vais dire à M. Attal, que les écoles, l'école de la République, ça ne doit pas être une caserne. Nos enseignants, ça ne doit pas être des gardiens, ni des surveillants. Nos enfants n'ont pas vocation à être enfermés dans des uniformes, comme ils veulent faire. Ce qu'il faut, c'est redonner à l'école toute la place qu'elle doit prendre dans la République.

Et justement, c'est un des moyens pour certainement redonner du sens, des valeurs, le respect, le vivre ensemble. Moi, les enfants qui passeraient plus de temps à l'école, pour moi, c'est ce que je vais lui dire. Il nous faut beaucoup plus de profs, beaucoup plus d'encadrants, beaucoup plus de personnel. Mais c'est pour que l'école leur apporte des enseignements, mais face de ces enfants, des citoyens,

22:30
Présentateur

qu'ils puissent... Écoutez, laissez-moi finir.

22:34
Fabien Roussel

Que ces enfants puissent faire leur devoir chez eux, à l'école, parce que c'est source d'inégalité. Mais qu'ils voyagent, qu'ils aillent à la campagne, qu'ils découvrent les fermes, qu'ils découvrent nos institutions, qu'ils aillent dans des commissariats, qu'ils aillent en colonie de vacances, qu'ils aient des séjours verts, à la montagne, pour vivre ensemble. Mais... Alors, vous imaginez les moyens qu'il faut y mettre. Mais qu'est-ce que fait M. Attal ? Il dit 8h, 18h, pour les quartiers, c'est vous qui serez puni. Et en plus, il baisse de 700 millions d'euros, les budgets... Non, il est renoncé. Non, il est renoncé. Il est renoncé au paiement les heures suivies.

J'attends qu'ils me le disent. En tout cas, parce que c'est quand même une série de... Et une série de menteurs, chez eux. Donc... Oui, oui, mais moi, j'attends de voir les décrets.

23:16
Intervenant

Oui, non, sur une question qui revient beaucoup, notamment chez Gabriel Attal, et à droite en particulier, l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans.

23:25
Fabien Roussel

Mais... Je veux avoir ce débat, y compris avec les juges dans les tribunaux pour enfants, avec les magistrats. J'entends des sons de cloche divers là-dessus. Je ne suis pas un spécialiste. Donc, je ne vais pas vous dire que j'y réponds surtout. Moi, je veux apprendre. Je veux comprendre. Et je veux travailler avec les personnes qui sont directement sur place. Je peux vous dire une chose. C'est que le code de 1945 sur la politique en direction des mineurs a été réformé une quarantaine de fois depuis. Et alors que cette politique en direction des mineurs reposait sur un mix répression-prévention, toutes les réformes qui ont été faites, ça a été pour plus de répression.

Résultat des courses, aujourd'hui, ce que j'entends, c'est que ce, quand un mineur est ciblé comme possible délinquant, ayant commis des vols, des actes de violence, tout de suite, il doit être pris en charge. Les éducateurs qui sont là pour ça ne sont pas assez nombreux. Il y en a aujourd'hui un éducateur pour dix gamins quand parfois il faudrait un pour un. Et donc, on est très très loin du compte. Donc, toute la politique d'accompagnement, d'encadrement, de suivi et qui permet de travailler avec les parents... Justement, c'était ma question.

24:40
Présentateur

Parce que vous parlez de l'école, de l'encadrement, du suivi de ces enfants, mais quid de la responsabilité des parents qui est régulièrement prêté du doigt ?

24:47
Fabien Roussel

Les parents...

24:48
Présentateur

Supprimer les allocations familiales, c'est une des propositions des Républicains avec laquelle, je pense, vous êtes en opposition. Donc, je ne vous pose pas la question.

24:55
Fabien Roussel

Mais parce que... Mais parce que... C'est pas...

24:59
Présentateur

C'est la double peine pour vous. Évoquez cette idée.

25:01
Fabien Roussel

C'est même pas la double peine. C'est que je vois pas... Quelle est l'efficacité derrière ? Quelle est l'efficacité ? Que des gamins qui détruisent, réparent, soient mis à contribution pour réparer... Bon. Tout ça, ça me va. Ça se pratique déjà.

25:17
Présentateur

Mais... Le tu casses, tu répares, tu salutes et toi...

25:19
Fabien Roussel

Oui, mais quand je dis qu'il y a... Mais oui, mais il y a tellement besoin d'accompagnement derrière pour que des mesures de justice soient véritablement mises en oeuvre. Pour que... Vous savez, dans une ville, à Saint-Amant-les-Eaux, où je suis élu, il y a quelques années, quand il y avait un gamin où il y avait un petit souci, se réunissaient toutes les semaines les professeurs, la police, le représentant de la justice, le CCAS de la ville, et puis on essayait de s'y mettre tous ensemble pour regarder comment... Les parents, peut-être quand même un peu, non ? C'est eux qui... Bien sûr, et comment on suit les parents ? Mais les parents sont suivis.

Ils sont suivis, ils sont souvent connus du CCAS, etc. Il y avait les bailleurs sociaux. Et donc, on travaillait ensemble. Mais c'est mort tout ça, il n'y a plus rien. Ça n'existe plus. Ça n'existe plus. Alors qu'on a besoin de mettre tous nos services publics

26:07
Présentateur

et c'est ce que j'expliquerai au premier ministre. Mardi Fabien Roussel, on reste ensemble.

26:10
Fabien Roussel

On va parler un peu de social, un peu de travail et pouvoir d'achat, s'il vous plaît.

26:15
Présentateur

Et les Jeux olympiques, cette question, sont-ils une arme de blocage atomique ? Comme le dit un certain conseiller politique. A tout de suite.

26:53
Invité

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27:11
Présentateur

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27:17
Invité

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27:22
Présentateur

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27:34
Invité

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28:05
Présentateur

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28:19
Invité

Chez Generali,

28:26
Fabien Roussel

nous savons qu'il y a cette vie de jeune pas très actif et cette vie de moins jeune hyperactif. Cette vie de parents et cette autre vie de parents. Cette vie dans un appart encore un peu vide et ici, dans un lit un peu trop rempli. Bienvenue dans vos mille et une vies.

28:40
Invité

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29:41
Présentateur

De campeurs qui n'ont pas réussi à visionner un tuto tente.

29:43
Intervenant

Ah si, si, on a la 5G Brick Telecom. C'est juste qu'il est têtu.

29:47
Présentateur

Stream est partout en France avec la 4G Brick Telecom.

29:55
Invité

C'est 2050. Je vous assure que nous atteindrons le moment.

30:00
Présentateur

Renault Scénic E-Tech 100% électrique. Tout changé sauf le nom. Découvrez

30:15
Locuteur

Renault Scénic E-Tech 100% électrique et profitez de la borne

30:18
Présentateur

de recharge offerte. Voiture de l'année 2024.

30:23
Invité

Les traders sont un peu comme des chefs d'orchestre.

30:29
Fabien Roussel

Ils dirigent un ensemble d'instruments, supervisent chaque mouvement, exige les meilleurs outils. Vous êtes la star.

30:50
Invité

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32:25
Présentateur

Retour dans l'événement du dimanche toujours avec Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français. On l'évoquait, le climat social à l'approche des Jeux olympiques. Il s'annonce chaud, mois de juillet, très chaud, notamment à Paris, mais pas que. Faut-il, Fabien Roussel, une trêve olympique, comme l'appelle de ses voeux le chef de l'État ? Ou est-ce que vous diriez que pour un syndicaliste, notamment, les Jeux olympiques sont une arme de blocage atomique ? Je parle de Raymond Souby, je cite Raymond Souby, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy.

32:57
Fabien Roussel

D'abord, la France va recevoir un événement planétaire merveilleux qui doit être l'occasion de faire une trêve dans tous les conflits dans le monde. Et ça, je rejoins cet appel qui est fait pour que, que ce soit à Gaza ou en Ukraine, que les armes se taisent et qu'il y ait la paix. C'est un événement merveilleux. La France crée toutes les conditions pour bien l'accueillir. Nous allons recevoir 10, 15 millions de personnes supplémentaires en France à cette occasion. Donc, vous imaginez qu'il faut savoir mettre les petits plats dans les grands, le faire de la plus belle manière qui soit pour rendre notre pays le plus accueillant, le plus accessible. Je demande une chose, moi.

C'est que le président de la République et son gouvernement fassent une trêve à la guerre sociale qu'ils mènent à l'encontre des salariés de notre pays. Parce qu'ils mènent une véritable guerre sociale. Quand, en France, il y a aujourd'hui 17 millions de salariés vivant au SMIC, je dirais, survivants... 17 millions ? Oui, 17 millions. Non, il y a 2 millions de salariés au SMIC et 4 juste au-dessus. On est passé de 12 à 17 entre SMIC... Excusez-moi. 12 à 17... Excusez-moi, vous avez raison. 12 à 17%. Oui. C'est 12 à 17%. Oui, moi aussi. J'ai pensé qu'on se retrouvait en Bulgarie. Quand il y a en France 17% de salariés survivants au SMIC avec donc un salaire de 1 400 euros net.

34:23
Présentateur

C'est un record.

34:24
Fabien Roussel

C'est un record. La France est passée de 12% de personnes au SMIC à 17% pendant les 7 ans de Macron. C'est son bilan. Bravo, M. le Président de la République. Champion du monde.

34:34
Présentateur

C'est un appel à des-smicardiser. Oui, voilà.

34:36
Fabien Roussel

Non, mais pour l'instant, ils ne des-smicardisent pas. Pour l'instant, le gouvernement smicardise la France. Ils tirent la France par le bas. Et alors, ils disent, on va accueillir les JO. Allez-y, accueillez les biens, ramassez les poubelles plus que là, transportez les biens, nourrissez les biens, servez-les dans les restos, 1 900 euros pour les policiers, 1 500 pour les fonctionnaires. Ah, ben ça, j'ai vu que M. Darmanin, il s'est soigné. Non, non, mais il n'y a pas que lui. Fonctionnaire de la santé, fonctionnaire des collectivités locales et territoriaires. C'est un peu la moine des choses.

Et tous les autres salariés qui sont dans le privé, et tous ceux qui sont dans le privé, qu'est-ce qu'ils vont avoir ? Eux, ceux qui transportent, ceux qui nourrissent. Ils seront peut-être en vacances, M. Roussel, non ? Ils auront envie de quitter Paris, si vous voulez, dans ma vie. Je pense que j'en ai parlé avec Thierry Marx. Je pense qu'il y a un vrai sujet aussi dans la restauration, dans le nettoyage. Donc, qu'ils fassent une trêve à la guerre sociale qu'ils mènent au monde du travail. Et c'est ça que je dis. Après, quel est le pouvoir des salariés pour se faire entendre et se faire respecter dans ce pays ? Quand ils veulent négocier et discuter, je pense à M. Farandou de la SNCF,

35:45
Présentateur

On va y venir.

35:46
Fabien Roussel

Et qu'il y a un accord qui est trouvé, le PDG, il est convoqué par M. Le Maire.

35:53
Présentateur

Alors, Fabien Roussel, vous faites notre transition, en effet. Je vous remercie. Certains ont trouvé les armes pour acheter la paix sociale. C'est le chiffre de Paris.

36:05
Fabien Roussel

Alors, le chiffre, c'est 35 millions d'euros, parce qu'il faut bien qu'il y ait un chiffre. 35 millions d'euros, c'est le coût pour la SNCF d'un accord auquel vous faites allusion, signé entre la direction de l'entreprise et quatre organisations syndicales. y compris celles qui ne signent jamais sur l'aménagement des fins de carrière. Manifestement, la petite histoire, c'est que cet épisode remonte au précédent gouvernement. C'est Elisabeth Borne qui aurait appelé M. Farandou pour lui dire il faut que 2024, ça fait écho à ce que vous nous racontez, il faut que 2024 soit une année blanche sur le plan social parce qu'on accueille les JO, on a un mois de mai avec des ponts à rallonge, etc.

Qui faut-il blâmer dans cette histoire-là sachant que M. Farandou, le patron de la SNCF, nous dit on finance ça sur fonds propres. 35 millions d'euros avec cet accord d'aménagement des fins de carrière. Vous blâmez qui vous ? Le gouvernement ou le patron de la SNCF ? Ah, je blâme le gouvernement, mais... Et le patron de la SNCF ? Non. Mais écoutez, le patron de la SNCF, il a signé un accord après des semaines et des semaines de discussion, de grève aussi, les salariés ont fait pression, et il obtient un accord, chacun fait un pas vers l'autre, parce que les syndicats, ils n'ont pas obtenu tout non plus. Ils ont fait chacun un pas l'un vers l'autre.

Ça coûte 35 millions d'euros à la SNCF, mais qu'il va financer sur les bénéfices que réalise la SNCF. Je vais vous donner les chiffres. En 2022, la SNCF a fait 2,4 milliards de bénéfices. En 2023, 1,3 milliards. Il peut bien mettre 35 millions pour que ces salariés qui travaillent sur les trains, qui sont roulants, puissent bénéficier donc d'un droit au départ à la retraite anticipé. On va ajouter juste un chiffre. 1,3 milliards de bénéfices pour la SNCF, 2,4 milliards de déficit pour la Deutsche Bahn. Il n'y a pas beaucoup d'entreprises ferroviaires qui gagnent de l'argent. D'ailleurs, moi, je discute autant avec les syndicats qu'avec M.

Farandou et parfois, ça frotte parce qu'on n'est pas d'accord sur tout. Je demande des ouvertures de ligne. C'est assez rare

37:59
Présentateur

qu'un des gens communistes applaudissent à un patron.

38:02
Fabien Roussel

Je demande plus de frais, plus d'investissements dans le fret et il me dit M. Farandou, c'est compte, comment ça va, etc. En tout cas, si j'avais été le gouvernement, ce n'est pas M. Farandou, moi, que j'aurais convoqué pour avoir passé un accord justement, d'un accord social en respectant les syndicats, c'est M.

Tavares que j'aurais convoqué à Bercy parce que, d'un côté, il y a un patron d'une entreprise publique qui fait ce qu'il peut avec des mauvaises lois comme la réforme des retraites et de l'autre côté, il y a le PDG d'un groupe du CAC 40, Stellantis, qui a mis son siège aux Pays-Bas, qui verse 18 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires et qui se payent 36,5 millions d'euros par milliard. Non, non, non, Mignon, Mignon, attention, là, on fait du trazuqui, là, attention, on se mélange dans les chiffres. 36,5 millions d'euros par an. 100 000 euros par jour, c'est-à-dire, c'est ce qu'un salarié de sa boîte touchera en 5 ans. Il faudra porter aux bénéfices de l'entreprise.

Oui, mais moi, je suis président de la République, je suis ministre, je fais venir M. Carlos Tavares, je fais venir M. Carlos Tavares et je lui dis les aides publiques, c'est terminé. Plus un rond, vous ne toucherez plus un rond, parce que si vous distribuez 18 milliards d'euros, si vous distribuez 18 milliards d'euros à vos actionnaires, vous n'avez pas besoin d'argent public. Si vous vous payez 36,5 millions d'euros, vous n'avez pas besoin que l'argent des Français aille dans votre poche. Et je vais faire une dernière. J'ai deux choses à vous dire. 1, Stellantis, c'est d'abord une entreprise américaine qui réalise ses profits sur un marché qui n'est pas le marché français.

2, puisque vous parlez de convocation du patron de Stellantis à Bercy, si j'étais à sa place, je répondrais, vous vous rappelez, M. le ministre, dans quel état était Peugeot quand je l'ai pris ? Il perdait 7 millions d'euros par jour. D'accord. Et alors, ça mérite de la reconnaissance. Et vous savez dans quel état est l'industrie automobile ? En France, on produit deux fois moins de voitures dans notre pays qu'il y a 10 ans. On est à 1,5 million au lieu des plus de 3 millions qu'on faisait il y a 10 ans. Oui, mais donc il y a un petit sujet. Parce que M. Stellantis, avec ses 36,5 millions, lui, il a délocalisé la C5 électrique en Chine. On va en parler de la Chine.

Mais enfin, alors eux, ils délocalisent les entreprises en Chine pour fabriquer des petits véhicules électriques. Renault a fait la même avec la Dacia Spring. Pourquoi ne produisons-nous pas en France un petit véhicule électrique pas cher, populaire pour tout le monde ? Eh bien, ils ne le font pas. Ils délocalisent. Ce sont des voleurs. Alors moi, je dis une chose. Si j'étais salarié, si j'étais salarié de Peugeot, de Stellantis, mais j'empêcherais M. Tavares de rentrer à l'usine. Si les salariés de Peugeot Vous appelez à la désobéissance.

Si les salariés de Peugeot décidaient demain de dire eux, les actionnaires Tavares, ils ne rentrent plus dans l'usine, ils ne nous respectent pas, ils volent le produit de notre richesse, ils ne rentrent plus chez nous, on veut un autre directeur, on veut une autre direction. Voilà ce que je ferais si j'étais salarié de Peugeot. Et il appelle

40:56
Présentateur

à légiférer.

40:57
Fabien Roussel

Et après, ils décident eux-mêmes de leur mode d'organisation. Ce que nous, nous proposons. Je fais une proposition. Ce que nous, nous proposons. C'est, bien sûr, on propose que les écarts de salaire n'aillent pas au-delà de 1 à 20. Toute la gauche propose ça. Mais nous, nous proposons quelque chose de plus fort encore. Nous demandons tout simplement que les salariés dans les entreprises aient un droit de vote sur la production des richesses, sur la répartition des richesses. ils y participent quand même à cet effort. C'est à eux que l'on demande de ne pas augmenter les salaires, de travailler plus. Ils ont augmenté chez Peugeot. 5% à peu de choses près si j'ai bonne mémoire.

5% quand l'inflation a été à 7. Et puis, M. Tavares préfère distribuer des primes que des salaires. Donc, ce que veulent les salariés, c'est une bonne retraite quand ils auront fini d'avoir travaillé pendant 40 ans dans sa boîte et de pouvoir vivre de cette retraite. Les primes, ça ne cotise pas. Vous voulez rétablir les comités ouvriers, on élit les contre-maîtres, les cadres et les dirigeants à main levée ? Imaginez la révolution. Faire confiance aux ouvriers. Faire confiance aux ouvriers de ce pays, c'est la richesse de la France. C'est le monde du travail et la liste de Léon Desfontaines.

C'est la liste du monde du travail avec ces hommes, ces femmes ouvriers dans l'industrie, dans les services publics. Ils sont l'honneur de la France. C'est eux qu'il faut célébrer et qu'ils devraient siéger au Parlement européen et au Parlement français.

42:20
Présentateur

Il faut célébrer ces ouvriers, Fabien Roussel. C'est très intéressant ce que vous dites. Mais on met en perspective un témoignage qui nous a beaucoup marqué, recueilli par notre confrère Paul Larouturou qui réalise à date sur les réseaux sociaux de TF1 plus de 5 millions de vues. Cette dame s'appelle Colombe, elle a 60 ans, elle est venue assister mercredi à Perpignan au meeting de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. On écoute un court extrait et on vous interroge ensuite.

42:48
Invité

Regardez, moi je suis RSA et on a du mal à vivre. On a du mal à vivre, on ne peut pas payer les factures, on a les huissiers, on a les menaces de tout et donc aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a quelqu'un qui ressort sur ce système de dire « Allez, suivez-moi et on va combattre ».

43:05
Présentateur

On va évoquer évidemment les élections européennes mais quand on entend ce témoignage, vous avez perdu finalement la classe ouvrière.

43:12
Fabien Roussel

Vous avez perdu le contact en tout cas.

43:14
Présentateur

Cette dame vote Rassemblement National et vous nous décrivez ce que vous nous décrivez là ?

43:19
Fabien Roussel

Ne me dites pas ça à part moi. Ce que je peux vous dire c'est que quand j'entends cette dame, j'ai l'émotion qui monte parce que tous les vendredis je fais des permanences quasiment tous les vendredis dans ma circonscription avec ma suppléante Mathilde Vallembois et je peux vous dire que j'ai les mêmes mots, les mêmes personnes, les mêmes femmes en pleurs devant moi. une dame que j'ai reçue la semaine dernière au RSA et qui vient me voir parce qu'elle a une dette d'électricité et elle me dit, elle m'a montré son budget 584 euros. Elle me dit je ne peux pas payer mes 117 euros d'électricité. Elle est au tarif social de l'électricité ou pas ? Non !

Et donc l'électricité elle vient me voir parce que EDF menace de fermer son compteur, de réduire la puissance et de fermer ensuite. Bien sûr je suis intervenu directement auprès du directeur régional qui a tout de suite trouvé une solution avec étalement, prise en charge, etc. Mais cette France qui souffre, qui est abandonnée et pas seulement des personnes au RSA. J'ai un monsieur retraité qui vient me voir il a 1400 euros de retraite. On pourrait dire c'est une belle retraite c'est le SMIC mais on ne vit pas avec 1400 euros de retraite

44:32
Intervenant

et vous savez ce qu'il me dit ? Écoutez, lui

44:34
Fabien Roussel

il vient me voir pour me demander un logement social parce qu'il ne peut plus vivre dans le privé c'est trop cher. Le logement social il est fermé aujourd'hui à cause de la politique de monsieur Macron et il me raconte dans sa vie de tous les jours que quand il fait son budget il ne peut pas dépenser plus de 40 euros par mois d'essence et donc il a un budget de 40 euros par mois d'essence. Mais je dis mais qu'est-ce que vous faites si vous devez aller à un rendez-vous médical etc. Je dis 40 euros c'est 40 euros je ne dépasse pas sinon je ne paye plus mes factures.

44:59
Présentateur

Mais votre candidat Léon Desconten dit que Jordan Bardella le Rassemblement National est un faussaire de la question sociale un faussaire à 30% aujourd'hui

45:07
Fabien Roussel

plus de 30% pour les intentions je peux vous en donner des noms de faussaires de voleurs et de truands qui sont milliardaires il y en a des faussaires justement c'est de l'arnaque quand on est faussaire et donc ce que je veux dire ce que je veux dire aux ouvriers aux salariés qui nous regardent c'est que dans extrême droite il y a droite et qu'au Parlement on les rencontre ils ne votent pas la hausse du SMIC ils ne votent pas la hausse des salaires ils ne votent pas la défense des services publics ils s'en prennent justement à la fraude sociale qu'ils dénoncent alors qu'il faut défendre la France du travail nous avec Léon Desfontaines et je serai sur la liste avec lui pour mener ce combat nous voulons être la liste de la fiche de paye la liste qui défend le pouvoir d'achat qui veut parler du social je serai sur la liste aux élections européennes pour mettre tout mon poids avec Léon Desfontaines pour défendre le monde du travail la liste du monde du travail la seconde de liste est une enseignante en lycée professionnel les lycées professionnels ces jeunes à qui demain on rêve de pouvoir voir leur place dans les usines dans les entreprises de notre pays c'est elles que nous voulons envoyer avec Léon Desfontaines au parlement européen donc nous voulons être la liste du monde du travail qui va porter ce combat de la fiche de paye faire baisser les factures d'électricité EDF on vient d'en parler elle en parle Colombe je l'ai toutes les semaines dans mes permanences nous pouvons faire

46:27
Intervenant

que les ouvriers se retrouvent à plus de 50% sur Bardella et les chômeurs à plus de presse mais parce que il y a de l'arnaque

46:35
Fabien Roussel

dans les débats quel est le programme mais quel est le programme de Bardella quel est le programme de Bardella on ne le voit pas il refuse les débats il esquive bon quel est notre programme nous proposons de diviser la facture d'électricité par deux voire par trois selon que vous êtes dans le privé ou en tarif régulé c'est possible la CGT d'EDF la diviser comment la CGT d'EDF avec Marie-Hélène Fort énergéticienne qui sera sur notre liste aussi voilà le visage de notre liste Marie-Hélène Fort et donc la CGT d'EDF qui connaît bien les chiffres de la production d'électricité dans notre pays qui est la production d'électricité la moins chère grâce au nucléaire et bien nous pouvons aujourd'hui proposer à tous les français une électricité bien en dessous des heures creuses que nous payons aujourd'hui elle est déjà faible parce que la tarification de l'électricité en France quand vous la comparez à celle de nos voisins on était à 42 euros le mégawatt-heure et bien allez le dire ça aux patrons qui ont vu leur facture multipliée par deux par trois non mais ça c'est parce qu'il y a une période particulière c'est très conjoncturel non mais ça l'EDF renégocie la période particulière je peux vous dire qu'elle est restée là mais on entend c'est un nombre de francs faits et d'entreprises de restaurateurs d'artisans et c'est nous c'est même moi c'est moi qui défend les petites entreprises c'est même nous les communistes qui défendons les artisans les commerçants

47:54
Présentateur

les autres sont cruels pardonnez-moi

47:55
Fabien Roussel

mais vous êtes à 4% d'intention de vote dans les derniers sondages mais parce que quand on parle du social en France quand on parle du travail quand on défend la fiche de paye plutôt que le RSA ce que je dis je le redis je préfère la France du travail plutôt qu'une France qui a mis des gens au RSA pendant des années et des années parce que tellement on a tué nos usines tellement on a affaibli nos services publics je défends cette France-là avec Léon Desfontaines nos élections européennes Bardella c'est les immigrés Glucksmann c'est l'Ukraine les insoumis c'est la Palestine nous c'est le travail la fiche de paye l'emploi qu'ils l'entendent les français et si le 9 juin ils utilisent ce bulletin de vente-là ils défendent leur pouvoir d'achat ils défendent leur fiche de paye ils baisseront pour leur facture ils baisseront leur facture d'électricité

48:37
Présentateur

vous avez dépeint vos anciens alliés à gauche les gauches irréconciliables c'est le droit de suite de Nicolas

48:44
Intervenant

Nicolas à vous ah oui j'attendais

48:48
Présentateur

le jingle n'arrivera pas allez-y

48:50
Intervenant

donc il n'est pas venu mais enfin c'est comme s'il était là écoutez il y a eu un temps où la gauche sous la férule de Jean-Luc Mélenchon rassemblait quand même ressemblait à un projet une espérance qui était démentie par les urnes mais cette fois-ci je veux dire Mélenchon fait régner un climat terrible au sein de la gauche qui n'est plus que divorce vous l'avez vous-même signalé tout à l'heure puisque Mélenchon vous a traité enfin ses proches de Doriot le collaborationniste ensuite il s'en est pris à Glucksmann Raphaël qui l'a traité de menteur il y a quelques jours hier il s'en est pris à Jérôme Gatch et aux socialistes accusés d'être complices du génocide rien que ça je veux dire donc qu'est-ce qui peut aujourd'hui au fond se passer à gauche pour retrouver une espérance se retrouver un rassemblement et autour de qui bien justement

49:37
Fabien Roussel

ce que je ressens c'est que ce qui tue la France aujourd'hui ce qui nous fait le plus de mal c'est le manque d'espoir c'est la désespérance c'est ce que je ressens le plus et ce dont je parle le plus c'est qu'il n'y a pas d'espoir il n'y a pas d'espoir Macron c'est fini il est rejeté haï son bilan est désastreux voilà il y a besoin d'un espoir nouveau vous y contribuez au désespoir quand vous présentez la France comme un social pardon et donc mais c'est enfin c'est l'enfer pour beaucoup de français on vient de parler de Colombes on vient de parler de ses salariés à mais ce n'est pas toute la France monsieur je pourrais vous parler de ces femmes isolées avec enfants en travail partiel à 1000 euros par mois vous savez ce que c'est que de vivre avec 1000 euros par mois et d'élever ses enfants non mais on peut parler d'espoir non mais c'est pas toute la France donc ce qui nous manque c'est ça l'espoir construire un espoir pour la France construire un espoir qui permette de rassembler pas seulement la gauche c'est les français qu'il nous faut rassembler y compris tous ceux qui sont dégoûtés des politiques et d'où tout ce qui s'est passé ces dernières années et donc cet espoir là nous voulons le reconstruire avec tout le monde avec toutes celles et ceux qui partageront ce projet que nous avons les jours heureux que j'ai défendus aux élections présidentielles sont tellement d'actualité puisque le programme des jours heureux était celui qui avait rebâti la France en 45 nous avons aujourd'hui besoin d'un programme des jours heureux du 21ème siècle pour rebâtir la France du 21ème siècle qui nous rassemble tous et c'est pour ça que je veux parler moi à tous les français vous m'interrogez sur la gauche moi je parle aux français et je veux parler à tous les français

51:19
Intervenant

vous proposerez des états généraux à tout ce qui est plus drôle

51:22
Fabien Roussel

au lendemain des européens nous allons finir les élections européennes j'espère qu'à l'issue de ces élections européennes il y aura le plus de députés de gauche et écologistes au parlement européen plus qu'avant et donc je souhaite bonne chance à chacune de ces listes on se fait pas concurrence je souhaite que chacun fasse son choix en tout cas ce que je sais c'est que si la liste conduite par Léon Desfontaines atteint les 5% tout de suite c'est 5 députés qui rentrent il faut que les français sachent que c'est un mode de scrutin pourri quand on fait en dessous de 5 on a 0 député nous on a 4 aujourd'hui avec 1% de plus on gagne 5 députés et comment vous allez le gagner ?

le vote utile le vote utile à cette élection c'est Léon Desfontaines parce que ce qui passe les 5 c'est 5 députés cash pour toute la gauche et bien sûr pour le monde du travail M.

Roussel à qui vous allez le prendre ce pourcent qui vous manque peut-être plus d'ailleurs ça je vous donne le livre mon opinion personnelle c'est qu'il y a aujourd'hui près de 50% de nos concitoyens qui estiment ne pas devoir aller voter qui se sentent pas concernés moi je veux aller convaincre les abstentionnistes une part des abstentionnistes pour leur dire cette élection c'est l'élection qui vous permet de défendre votre pouvoir d'achat votre fiche de paye baisser votre facture d'électricité puisque l'Europe libérale de la finance l'Europe de la fraude fiscale l'Europe de la corruption elle nous a fait tellement de mal défendez-vous avec ce bulletin de vote et la liste que nous nous représentons puisque c'est notre sujet

52:47
Présentateur

pas une seconde vous ne regrettez d'être partis ensemble avec Place Publique Luxemann et les écologistes de Marie-Toussin vous ne dites pas c'est un regret mais non

52:55
Fabien Roussel

parce que sur cette question européenne on a des divergences tellement fortes que nous aurions même perdu chacun de l'électorat et donc je pense que nous aurions gagné moins de députés européens mais enfin l'addition sera belle l'addition de tous les députés européens sera belle si nous passons les 5 l'addition

53:16
Intervenant

elle est à 30% pour l'instant l'addition et si nous avons historiquement

53:20
Fabien Roussel

moi je veux compter le nombre de députés hommes et femmes qui siégeront demain dans les différents groupes de gauche et j'espère que nous serons beaucoup plus que dans le dernier mandat ce qui sera une chance pour les combats que nous faisons en faveur de services publics de l'écologie et de l'industrie que nous défendons

53:40
Présentateur

nous arrivons à la fin de cette émission mais une rapide question sur le tapis rouge déroulé à Xi Jinping le président chinois qui arrive cet après-midi en France visite d'état de 48 heures c'est ça la réelle politique c'est compliqué de répondre en si peu de temps mais faut-il lui dérouler le tapis rouge

53:55
Fabien Roussel

enfin la Chine c'est la deuxième puissance économique au monde ce serait bizarre que la France ne les reçoive pas la France fait partie des premiers pays à avoir reconnu la république populaire de Chine il y a 60 ans avec le général de Gaulle donc c'est la politique du général de Gaulle justement de construire une politique stratégique souveraine en direction de grandes puissances comme la Chine maintenant je dirais une chose c'est que ce que je n'aime pas dans le discours de monsieur Macron et des grands patrons de la finance du CAC 40 c'est qu'il y a deux poids deux mesures là aussi c'est que d'un côté on dénonce la Chine les atteintes aux droits de l'homme le manque de liberté mais de l'autre on s'en va délocaliser les usines là-bas on s'en va délocaliser nos emplois là-bas et là l'argent n'a pas d'odeur c'est un double discours que je dénonce moi quand j'ai rencontré les responsables politiques chinois quand j'y suis allé je leur ai dit nos usines ne sont pas à vendre nos aéroports ne sont pas à vendre et le problème c'est pas que les Chinois les achètent le problème c'est que la France mette en vente nos outils stratégiques industriels

55:04
Présentateur

Fabien Roussel merci beaucoup d'avoir été avec nous ce dimanche tout de suite LCI Midi avec Florence Sokelly très bon dimanche à tous et à dimanche prochain

L'Événement du dimanche LCI du 5 mai : Fabien Roussel — Fabien Roussel · Pourquijevote