Attentat contre Charlie Hebdo : 10 ans après - 06/12/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.
Nous sommes avec toute l'équipe. M.Bouhafsi est en cuisine à côté de notre chef du soir. - M.Bouhafsi: J'adore le vitello tonnato avec les anchois.
Le chef ne m'a pas dit de les mettre. - S.Paroche: Il faut les mettre. - M.Bouhafsi: Il y a de l'oignon.
Et surtout, mettre de la mayonnaise. Pour un bon plat, il faut mettre de la mayonnaise. - P.Lescure: Remets-en une couche! - A.-E.Lemoine: Vous êtes le chef Du bistro La Petite Table, en Occitanie.
Merci à tous les deux et à tout à l'heure. E.Cayat, Honoré, B.Maris, Tignous, Wolinski...
On retrouve leur portrait en couverture de "Charlie Liberté, l'ouvrage de leur vie". Il retrace le parcours des 8 membres de "Charlie Hebdo" tombés le 7 janvier 2015. Ils ont fait de "Charlie" un journal à leur image: libre. - "Charlie Hebdo" étaient partis fâchés un 23 décembre.
Ils s'étaient promis que plus jamais on ne les y reprendrait. 11 ans plus tard, retrouvailles autour d'une rotative pour la sortie d'un nouveau numéro. L'envie de provoquer, de rigoler et de s'indigner était plus forte que tout.
Les signatures sont restées les mêmes, avec une nouvelle génération, tout aussi bête et méchante. - Pour solliciter leur avis, et savoir quel journal ils voulaient voir. On a fait exactement le contraire. - Ils veulent que leur journal évolue, mais ce ne sera pas celui de tout le monde. - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence ce soir, pour la sortie de ce livre hommage à vos 8 camarades assassinés. "Comment faire pour ne pas les oublier?" Vous posez la question dans la préface. - Riss: C'est un travail de mémoire.
Il faut que ce soit vivant. Je voulais montrer la vie qu'il y avait en eux, leur créativité. Il ne faut pas que ce soit funèbre.
Je voulais quelque chose de joyeux, un livre qui donne envie de dessiner, d'écrire. - A.-E.Lemoine: Vous n'oublierez rien de cette journée.
La violence de chaque seconde est ineffaçable. Vous décrivez une toile d'araignée qui vous emprisonne. Le moindre claquement dans la rue, Une voiture mal garée, une mouche, tout devient suspect dans ce monde post-7 janvier. - Riss: Pour les gens qui vivent des actes de grande violence terroriste, c'est vrai pour tous.
On garde des sensations que l'on a vécues à ce moment-là pour toujours. Ca devient presque des références dont on ne peut pas se défaire. On regarde ce qu'il y a autour de soi par rapport à ça. - A.-E.Lemoine: Vous pensez à vos camarades tous les jours.
Ils vous manquent, mais sans vous résigner. Vous détestez ce mot, comme tous ceux qui peuvent atténuer la violence de ce qui s'est passé ce jour-là. - Riss: Avec le temps, on voudrait oublier l'insupportable.
Mais aujourd'hui, 10 ans après, c'est aussi devenu un événement historique. Comme tout fait historique, il faut dire ce qu'il s'est passé. - A.-E.Lemoine: Il faut dire les bons mots. - Riss: Il faut dire qui a fait quoi, la responsabilité, ce qu'il s'est passé.
Ils sont rentrés dans l'histoire. - A.-E.Lemoine: Même si ces 10 dernières années, vous vous êtes parfois surpris à baisser les bras, à vous dire: "Je ne vais pas utiliser ce mot-là, ça va choquer, ni faire ce dessin, car ça va froisser." - Riss: Baisser les bras, non.
Mais parfois, c'est la crainte d'être incompris. Si on dit les choses d'une manière trop brutale, les gens vont peut-être s'éloigner et avoir peur. Les gens ont besoin d'être rassurés.
Si on dit des choses trop dures, peut-être qu'ils nous tourneront le dos. - A.-E.Lemoine: Il faut dire la vérité, telle qu'elle est. - Riss: Oui, mais de manière audible et compréhensible, essayer de transmettre du mieux que l'on peut. - A.-E.Lemoine: Ce livre évoque pour chacun de vos 8 compagnons leur talent, leur intelligence, leur sensibilité.
Celui de Cabu, on voit ses premiers croquis, ses premières esquisses. C'est très émouvant. Vous avez voulu les faire exister avant ce qu'ils avaient fait, avant "Charlie Hebdo". - Riss: Un dessinateur, ça naît pendant l'enfance, l'adolescence.
Ce sont des années d'apprentissage pour Cabu, et tous les dessinateurs passent par là. Ca peut donner confiance, aussi, à des jeunes. On a fait des dessins avec les jeunes.
Ils ont plein d'idées de dessins. - A.-E.Lemoine: C'était son rêve absolu de travailler avec Cabu, Charles. - Riss: Charles n'a jamais douté de ce qu'il voulait faire.
Je n'étais pas aussi sûr de moi, de travailler un jour dans un journal de dessins. C'était son objectif principal. - A.-E.Lemoine: Il a travaillé Dans "Le Quotidien". - Riss: "Mon Quotidien", oui. - A.-E.Lemoine: Il s'adresse aux plus jeunes. - Riss: Il a été contacté par le directeur.
Ca lui a toujours plu de dessiner pour les autres, pour les ados, pour leur donner le goût du dessin, comme Cabu. L'idée était de transmettre ce goût du dessin. - M.Bouhafsi: Vous avez intégré l'équipe de "Charlie Hebdo" en 1992, au moment de sa renaissance, en même temps que C.Honoré et Tignous.
Voilà comment vous en parliez. - Riss: J'ai peur. Si on veut savoir ce que veut dire Sarkozy, il faut écouter ce que dit Chirac, car on sait qu'il va dire le contraire.
Si Chirac dit "je me gratte le cul", Sarkozy va dire "je me gratte le nez". - De nouveaux dessinateurs prennent la relève. - C'est le seul jour où on peut faire des dessins franchement satiriques.
C'est un espace rare. - Sans pitié pour les hommes politiques et les puissants, "Charlie Hebdo" rit de tout. C'est ça, l'esprit Charlie. - M.Bouhafsi: C'est une question qui revient souvent.
L'esprit Charlie, il en est où, aujourd'hui? - Riss: Je l'ai évoqué. L'esprit Charlie, d'abord, il faut le faire naître chez une nouvelle génération.
La préoccupation, c'est que les jeunes lycéens ou collégiens aient le goût de ça. C'est au collège et au lycée que cela naît, l'esprit Charlie. - M.Bouhafsi: Comment faire face à des jeunes?
Des sondages prouvent qu'ils sont de plus en plus éloignés de l'esprit Charlie. - Riss: C'est inévitable. On ne le transmettra pas à tout le monde, c'est sûr.
On n'a pas cette prétention mégalomane de convaincre tout le monde. Mais c'est ça, Charlie, aussi. On n'a pas peur d'être parfois critiqués, de ne pas faire l'unanimité. - A.-E.Lemoine: "Charlie Hebdo" est connu dans le monde entier.
Vous le rappelez dans votre préface. Notamment à Téhéran. - Riss: On s'en est aperçu quand on a lancé un concours de dessins pour dessiner le Guide suprême.
On a été remerciés par beaucoup d'Iraniens, et ça nous a beaucoup touchés. C'était au début de l'année 2022. Des Iraniens ont voulu déposer des gerbes, nous offrir des fleurs.
Ils ne savaient pas où étaient les locaux, donc ils ont mis leurs fleurs à côté des couronnes qui célébraient l'hommage au 7 janvier. C'était assez émouvant de voir ces fleurs qui se mélangeaient. - A.-E.Lemoine: Vous avez lancé un concours international de caricatures jusqu'au 15 décembre.
Vous en avez reçu de toute la France et du monde entier? - Riss: D'un peu partout. Certaines sont écrites dans des langues qu'il faut traduire.
On n'a pas encore tout compris. Mais c'est mondial. - A.-E.Lemoine: Une belle façon de se rappeler, d'entretenir la mémoire de ceux qui sont tombés ce jour-là.
Comment souhaitez-vous que soient commémorés ces 10 ans de l'attentat de "Charlie Hebdo"? - Riss: Il y a la commémoration, mais il faut aussi transmettre l'envie. Il faut faire une commémoration communicative.
Je ne veux pas faire quelque chose de trop funèbre. Je voudrais que ce soit créatif, communicatif. - A.-E.Lemoine: C'est ce que l'on retrouve dans ce livre, la joie, le bonheur que cette rédaction avait à travailler ensemble.
C'est vraiment ce que vous rappelez dans ce livre. Votre préface est particulièrement touchante. On continue à mener le combat et à préparer votre succession.
Qui, après vous? - Riss: Ca arrivera bien un jour. Je lui souhaite bien du courage!
Rires. - A.-E.Lemoine: Il faudra quelqu'un de solide.
Merci, Riss. Vous restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je pense aussi à "Charlie Mensuel", avec Wolinski et toute une équipe qui nous a initiés à des créateurs français.
J'avais envie de vous soumettre deux géants aujourd'hui, pour savoir l'influence qu'ils ont eue éventuellement sur vous. Je pense à Sempé. On réédite en ce moment son 1er album, "Rien n'est simple", pour les fêtes.
Il n'a jamais fait de dessins politiques, mais c'est un type qui vous a aidé et accompagné. - Riss: La 1re fois que j'ai lu un livre de Sempé, c'était "Le Petit Nicolas". Mais il y avait également des dessins d'humour.
Les dessinateurs de "Charlie Hebdo" ont été abreuvés au "Petit Nicolas". Ils n'ont pas été nourris que par la satire. Le dessin d'humour, l'absurde, c'est aussi notre culture. - P.Lescure: Je vous ai mis de côté 2 dessins que j'aime particulièrement.
Ce petit monsieur qui rentre chez lui, dans son logement bien bourgeois. Il dit: "J'ai froid, j'ai faim et je veux de l'amour." Un autre petit monsieur dans l'album, qui s'appelait "Vaguement compétitif", j'adore ce titre.
Sur la colline, il dit: "J'ai toujours pardonné à ceux qui m'ont offensé, mais j'ai la liste." Vous pourriez dire la même chose. - Riss: Le principe de l'humour, c'est d'associer les contraires.
Créer une surprise par le contraire. - P.Lescure: Vous êtes encore plus familier de Gotlib. - Riss: Quand j'étais gamin, ado, c'était un modèle.
Je m'amusais à copier les mains. Il avait une manière de dessiner les mains fascinante. Je décalquais les mains, car ça m'apprenait à les dessiner. - P.Lescure: Il faisait toutes les phalanges. - Riss: C'était fascinant.
J'ai dessiné les types de personnage qu'il avait dans ses BD pour avoir un catalogue de personnages. - P.Lescure: J'ai toujours admiré la manière de Gotlib de se définir lui-même. - Gotlib: Déconner, faire du gag, faire des choses plutôt dans le court.
Les plus longues histoires que j'ai faites, elles sont rares. Elles font 14 ou 15 pages. c'est la double page. - P.Lescure: R.Goscinny l'avait adopté chez "Pilote".
Quand, épuisé, il a quitté la revue, M.Gottlieb a créé "Fluide glacial", qui fera tant pour l'évolution de la BD et du dessin humoristique. - Gotlib: 10 953, exactement.
Mais on en veut encore! de notre ami M.Gottlieb.
J'étais heureux de faire ça devant vous. - Riss: Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Avec des dessins et des archives inédites de Cabu, Tignous et C.Honoré.
Merci beaucoup d'être venu ce soir. Jenifer sera notre invitée dans un instant. Mais c'est l'heure de la fiction.
Lucien est absent ce soir. Il doit rédiger une fiche non pas d'absence, mais sur un invité qui sera là. On frappe à la porte. - Il est où Lucien?
J'ai une mission pour lui. - Il n'est pas encore arrivé. Mais je peux le faire.
C'est quoi? - J'ai besoin d'une fiche sur Swift. - Taylor? ...
Comment il ferait, Lucien? Il imite Lucien. Jonathan Swift est un auteur important du XVIIIe siècle.
Je l'ai étudié... - Merci, Lucien.
Mais qu'est-ce que ça nous apprend sur "Les Voyages de Gulli-truc"? Qu'est-ce qu'on retient de ça? - "Son livre est avant tout une satire sociale.
Donc on suit un héros qui visite des mondes inconnus. Grâce à ça, Swift critique la société irlandaise du XVIIe siècle. Jibé, tu m'écoutes?" - Je joue à ça. - "Tu te concentres, maintenant, avec tes écrans et tout!
C'est que tu veux être, un loser?" - C'est ma vie, mon métier, TikTok, les réseaux sociaux. - "Tout le monde sait que tu as acheté tes abonnés!
La vie, c'est pas les écrans et tu le sais très bien!" - Je peux dire un truc? - "Vas-y". - Je suis un tocard. - "Je savais que tu allais dire ça!
Tu n'es pas un tocard. Au fond de toi, je sais que t'es un mec bien. Au fond de toi, t'as quelque chose." Il sanglote. "Jibé, arrête ça.
Arrête, Jibé." "Je t'aime." Pleurs.
Pleurs. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, Amélie Foulecamp, la maman de Simon, qu'il vaut mieux ne pas croiser au marché. - Coucou, Valérie.
C'est Amélie. Je suis la maman de Simon. Ne vois rien de bizarre dans ma démarche.
Hier, j'ai rencontré une femme triste. en lâcher-prise et en confiance en moi. Tu n'imagines pas le pouvoir du souffle. - A.-E.Lemoine: La maman de Simon est l'un des personnages de l'humoriste qui déculpabilise toutes les mères.
Des abonnés comme M.Cotillard, F.Foresti...
Une star de la chanson française nous rejoints, qui revisite 17 tubes de son répertoire: Jennifer. - Jenifer: Comment ça va? - A.-E.Lemoine: On est bien.
On est ravis de vous accueillir. - Jenifer: On est très contentes de vous retrouver. - A.-E.Lemoine: D'être réunies sur le même plateau?
Vous ne vous connaissez pas. - D.Segard: On s'est croisées il y a quelques semaines par pur hasard. - Jenifer: Je connaissais ses vidéos.
Je suis nulle avec la nouvelle technologie. - A.-E.Lemoine: Mais moi qui suis nulle, j'y arrive. - P.Lescure: On peut s'abonner par correspondance? - A.-E.Lemoine: On parle longuement de cet album "Jukebox", bien mieux qu'un best of.
Il est pensé dans l'esprit d'un boeuf. On voulait présenter Diane à nos téléspectateurs, parce qu'on a tous quelque chose en nous de D.Segard.
C'est comme ça que le journal "Le Monde" vous définit. En gros, on n'est pas à l'abri de se retrouver dans un de vos sketches. - D.Segard: C'est vrai.
Je m'inspire un peu de tout. - A.-E.Lemoine: Maintenant, on se méfie de vous.
On a peur de se retrouver dans un de vos sketches. - D.Segard: Je sens qu'on ne va pas forcément venir me raconter un truc.
On a tous quelque chose de Diane en nous. - A.-E.Lemoine: On a beau être pleines de bonne volonté, on est des mamans avec nos angoisses et nos contradictions.
Ca marche pour tout le monde. - D.Segard: J'essaie de masquer toutes les angoisses, les contradictions. - A.-E.Lemoine: Alors qu'on ne voit que ça, comme le nez au milieu du visage.
Il y a autant de mamans que de traits de caractère, comme la mère bourgeoise qui essaie de parler djeuns en verlan. Elle essaie d'aller sur TikTok. - Il serait grand temps de ranger le bordel de votre chambre.
Ca passe Sa vie à manger des chips saveur barbecue, mais ça ne se bouge pas pour aller ranger sa cage à chiotte. Il faut arrêter de me prendre pour une teubée. Je suis à ça de vous couper la chetron. - A.-E.Lemoine: Anne-So la déglingo, c'est votre mère mixée avec V.Lemercier. - D.Segard: Je l'adore.
Dans "Les Visiteurs", le côté patate chaude de son personnage, je l'adore. C'est mon neveu qui m'a dit: "Une bourgeoise avec une patate chaude dans la bouche qui dit des immondices, ce serait génial." - A.-E.Lemoine: Evidemment que vous avez regardé les vidéos de Diane.
Vous êtes maman de 3 garçons. Vous avez aussi le quotidien de toutes les mamans. Vous dites que votre objet préféré, c'est l'aspirateur. - Jenifer: Il y en a plein d'autres. - A.-E.Lemoine: L'amour en prend un coup, quand on est maman. - Jenifer: C'est le contraste absolu avec ma vie de chanteuse.
Je suis une mère à part entière, et j'y tiens. Je n'aime pas trop décharger. J'aime bien assumer mes responsabilités, je suis hyper maniaque. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas encore de sketches sur les mamans chanteuses? - D.Segard: Non.
Il ne vaut mieux pas que je chante. - Jenifer: Je peux te donner quelques idées. - O.Leray: Vous êtes le phénomène des réseaux sociaux.
Tout ça, c'est un peu grâce au covid. Comme quoi, ça apporte de bons trucs. Vous vous êtes fait connaître pendant le confinement. - D.Segard: Tout à fait.
J'ai commencé un mois avant le confinement. Quand le confinement est arrivé, on n'avait pas beaucoup de chances de bosser. J'ai vu des gens faire des vidéos.
Ca m'a fait du bien de jouer pendant cette période. Il y a eu un engouement, qui m'a portée qui m'a fait du bien. - O.Leray: Jenifer ne vous suit pas encore, mais F.Foresti qui vous suit sur votre compte Instagram. - D.Segard: J'ai cru que c'était un compte fan!
Là, je vois que c'est elle. J'ai fait un petit AVC. - A.-E.Lemoine: Ca ne vous a pas complexé, en vous disant: "Il ne faut pas que je rate mon prochain sketch"? - D.Segard: Non, elle a aimé mes vidéos. - A.-E.Lemoine: Votre succès est sur les réseaux sociaux, mais aussi en salle.
Votre spectacle sera au Casino de Paris, complet pour 6 dates. Vous serez au Dôme de Paris les 17 et 18 avril 2027, tout cela grâce au covid. Ce n'est pas tout à fait la même chose d'enregistrer des vidéos chez soi et d'aller sur scène.
C'est quelque chose qui vous angoisse? - D.Segard: Oui.
Je venais du théâtre, de la scène. Je faisais des pièces de théâtre. Celle qui a coécrit le spectacle avec moi m'avait mise en scène.
J'ai joué sur scène. Me mettre sur les réseaux sociaux, c'était la nouveauté. Avec ce spectacle, je reviens sur scène, mais seule.
C'était un challenge, de faire quelque chose qui ne trahisse pas les vidéos. Comme je venais du théâtre avec Mathilde, je voulais faire du spectacle avec un début, un milieu et une fin. Ca mêle un one-woman-show et le théâtre.
J'essaie de conjuguer mes demandes. - A.-E.Lemoine: Vous avez quelques heures de scène derrière vous, Jenifer.
Vous vous souvenez du trac les premières fois sur scène? - Jenifer: J'ai tout le temps le trac. Il ne m'a jamais lâché.
C'est bien de l'avoir. On a envie de se dépasser à chaque fois. Ca nous permet de repousser les limites, les remises en question.
A nous de les dompter. On joue pour l'autre, on chante pour l'autre. C'est ça qui est hyper stimulant. - P.Lescure: Question d'âge, sans doute.
On m'a proposé d'évoquer un autre de vos personnages: Stéphanie de l'Ehpad des Glaïeuls, que vous interprétez avec Mathilde, votre coautrice. Toutes deux, vous vous occupez des personnes âgées avec de drôles d'idées. Par exemple, cet atelier.
Comment fabriquer une urne funéraire? - Commençons avec l'urne de Raymonde, qui a voulu mêler ses 3 passions... - Le tuning, les Kinder et Nagui. - L'urne de Fernande, notre Texane du Jura... - Born in the USA! - On admire le travail de Gilberte. - Elle partira fière, la tête haute.
Mais ne sois pas pressée, ma Gilberte! - P.Lescure: Dans le spectacle, vous avez une liste. - D.Segard: On a "Un cathéter nommé désir". - A.-E.Lemoine: Justement, on a une femme absolument extraordinaire à vous présenter ce soir.
Elle a un certain âge, mais surtout un sacré charisme. - O.Leray: Je vous propose de bouger nos corps pour finir la semaine, mais pas avec n'importe quelle prof.
On y va en musique. Je vous présente Maryvonne. Elle est prof de gym.
Quel âge elle a, à votre avis? - 92? - O.Leray: Elle a 90 ans!
Elle est née en 1935. Je trouve ça fou. On est sur une souplesse et un dynamisme incroyables. - A.-E.Lemoine: Elle a quel âge, votre soeur? - D.Segard: 32. - O.Leray: Maryvonne a commencé à être prof de sport à 50 ans.
Avant, elle n'en faisait pas. Comme quoi, rien n'est jamais perdu. Je ne sais pas si vous arrivez à toucher vos pieds avec vos mains... - D.Segard: Oui. - O.Leray: Moi, je n'y arrive pas.
J'ai demandé à Maryvonne quelques conseils depuis son jardin en Bretagne. - On fait des squats. C'est un renforcement abdominal, du gainage.
Etirement. Et on relâche. C'est accessible à tout le monde. - D.Segard: C'est une boule à facettes, son T-shirt. - O.Leray: Je suis coincée Entre Pierre et Mohamed, donc je ne peux pas faire comme elle.
Mais regardez, c'est très facile. On peut tous le faire. Et non!
Elle est hyper souple. J'ai oublié de vous dire qu'elle a deux prothèses de hanche et une énergie incroyable. - Ce qui motive, c'est que j'ai beaucoup de plaisir à faire moi-même, à bouger mon corps, et à transmettre aux autres.
C'est une énergie humaine renouvelable à l'infini. Tant que ça dure...
Jusqu'ici, mon corps répond très bien. J'espère que ça va continuer encore longtemps. - O.Leray: Je veux être comme ça à 90 ans.
C'est mon plan de vie. Sa devise, c'est que l'âge n'a pas d'importance. Quand on étire son corps, on étire sa vie.
Elle a un dernier message pour nous. - J'invite l'équipe de "C à vous" à venir à un de mes prochains cours pour tester son endurance. - A.-E.Lemoine: Je n'y arrive pas!
Je suis resté bloquée. - Jenifer: Elle pense à l'autre. C'est ça, qui fait la forme. - A.-E.Lemoine: S'étirer, c'est la vie.
Maryvonne, de Bretagne. Merci pour cette découverte. D'autres nouvelles dans le PVPP de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: Est-ce qu'on peut avoir un ostéo pour Babeth, s'il vous plaît?
Ce soir, on prend la direction du Narval. Jenifer, on va vous donner les informations de ces gens qui accompagnent nos vies tous les matins avec le petit café, pour notre plus grand plaisir. Ils commentent l'actualité à leur façon.
Il n'y avait que la démission de M.Barnier comme actu cette semaine. Ils ont imaginé les noms du prochain gouvernement. - Monsieur Barnier n'a absolument aucun charisme.
Ca joue. Si tu passes mal à la télé...
Ils voulaient monter l'électricité, que certains médicaments soient moins remboursés. - Qui c'est qu'on va mettre à sa place? M.Le Pen?
Comme ça, c'est la guerre civile en France. - Je verrais bien une femme. J'ai envie qu'elle soit plus de gauche que de droite. - S.Royal? - Non.
Je ne l'aime pas trop. Je ne trouve pas si intelligente que ça. Il ne faut pas qu'elle soit sous la coupe de J.-L.Mélenchon. - M.Panot? - Ca me plaît un peu plus.
Parmi les nouveaux ministres, tu verrais qui? - En premier, Balavoine. Mais il n'est plus là.
Ou une femme comme J.Binoche, la classe à l'état pur! - En sport? - Z.Zidane, il représenterait bien la France. - La motion de censure, on en fait un drame.
En 1962, on a eu une motion de censure, et alors? - M.Bouhafsi: Ca tire à balles réelles. - D.Segard: J'adore les moules. - Jenifer: J'adore les conversations comme ça. - M.Bouhafsi: Un humoriste normand adore raconter avec humour et sans filtre son quotidien.
Il parle de son ex-petit ami, de ses relations intimes et de ses rencontres imprévues avec des naturistes. Sa grande spécialité, c'est de prendre le public dans la salle à partie. On découvre cet ex-basketteur qui s'éclate sur les planches. - Salut, c'est Edouard Deloignon, humoriste.
Il y a beaucoup d'improvisation. J'ai appris ce métier dans les comedy clubs. Des fois, je fais des blagues de cul.
Il y a des grands-parents qui rigolent. J'en parle dans mon spectacle. Mais ce n'est pas un secret.
Je parle du doigt dans le cul dans la sexualité hétéro. Je pose la question sur scène, et ça tend le public. Il y a un truc sur la virilité masculine qui tend tout le monde.
Ca me fait beaucoup rire. - M.Bouhafsi: Vous l'avez vu sur scène, Diane.
Son spectacle passe tous les vendredis jusqu'en mars prochain. Attention, dans son spectacle, il n'a pas toujours attiré la chance. - Il y a eu un malaise à Toulon.
Le mercredi d'après, il y a eu une crise d'épilepsie. La personne est partie. La même semaine, mon caméraman a fait un malaise.
Si vous venez à mon spectacle, soyez en forme. Apparemment, tout le monde est malade. - M.Bouhafsi: Il porte la poisse.
Ca vous est arrivé, les anecdotes de ce type? - Jenifer: J'avais peur de la question. Non, ça ne m'est jamais arrivé.
Je réfléchis. On a plein d'anecdotes, forcément. Mais pas de ce genre. - M.Bouhafsi: Diane? - D.Segard: Non plus.
Je touche du bois. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire qu'on peut venir, même si on n'est pas en forme, vous applaudir au Dôme de Paris les 17 et 18 avril 2026. - D.Segard: C'est dans longtemps.
Qu'est-ce qu'on fait en 2026? On ne sait pas! - A.-E.Lemoine: On sera avec toi, Diane.
Il y aura Jenifer dans la salle. Jenifer, avec cet album, vous vous replongez dans la 1re décennie des années 2000, en revisitant des titres que l'on pensait connaître par coeur et que l'on redécouvre. Même si vous n'êtes pas du genre à vous laisser aller à la nostalgie, je sais que vous avez du plaisir à revivre l'effervescence du moment de la sortie de votre 2e album, en 2004.
Vous aviez déjà vendu 1 million d'albums. C'est dingue! - Jenifer: On vendait encore des disques. - A.-E.Lemoine: Vous faisiez votre révolution. *"Ma révolution".
Le public attendait comme des dingues votre 2e album. Vous viviez un véritable marathon. - Lorsque l'on s'appelle Jenifer et que l'on a vendu à 1 million d'exemplaires son premier opus, que l'on s'est absenté de la scène publique pendant un an pour cause de bébé et pour mettre au monde un 2e album, les jours prochains s'annoncent très actifs. - Jenifer: J'ai l'impression que c'est mon premier album, tellement je me suis plus investie. - Le pied se balance nerveusement.
Et pour cause: répondre à des interviews toute la journée, c'est fatiguant pour les nerfs. - Jenifer: Je me demande si je mérite vraiment tout ce qui m'arrive. Ce n'est pas un but d'être une artiste à part entière, ni d'être une star.
Je veux communiquer le plus de bonheur possible à un maximum de gens. - Je l'ai vue à la "Star Academy". Elle me plaît. - J'adore sa voix, ses chansons.
J'attends avec impatience son nouvel album. - A.-E.Lemoine: Jenifer, bienvenue à notre table.
Ce soir, du vitello tonnato. C'était trop mignon, le choeur des femmes réjouies. - Jenifer: On est épicuriennes. - A.-E.Lemoine: Vous vous demandiez vraiment si vous méritiez ce qui vous arrivait? - Jenifer: Je me pose toujours cette question.
Mais je vis moins dans la culpabilité. Je profite beaucoup plus du moment présent et de ce qui s'offre à moi. - A.-E.Lemoine: Vous avez un public incroyablement fidèle, depuis le tout début.
Beaucoup vous connaissaient quasiment personnellement. Vous êtes presque plus libre, moins pudique avec vos fans qu'en interview? - Jenifer: Ca encourage énormément, me donne énormément de force, et ça me mène à avoir confiance en moi, à gagner cette confiance, énormément. - A.-E.Lemoine: C'est votre public qui décidera des chansons que vous chanterez.
Vous serez un jukebox vivant. - Jenifer: Oui. Je n'arrivais pas à faire de choix.
On a choisi 17 premières grandes chansons, les singles les plus connus. On les a revisités, avec Régis, et d'excellents musiciens avec qui j'avais déjà collaboré. J'avais envie que les gens puissent choisir l'intégralité du concert. - A.-E.Lemoine: Vous le saurez 30 minutes avant de monter sur scène. - Jenifer: Exactement, via une application.
Ils choisiront parmi 50 titres. Ce sont des chansons qu'on ne réentendra plus, car ce sera la seule fois. - A.-E.Lemoine: A chaque fois, ce sera un concert unique.
Ca demande une sacrée préparation. - Jenifer: Oui, énormément de travail. On a envie d'être à la hauteur, de répondre présent sur scène, de faire de la bonne musique, surtout.
Ca demande beaucoup plus de travail, mais c'est tellement marrant et inattendu sur scène. Ce sera marrant de me replonger dans ce répertoire. - A.-E.Lemoine: Votre public connaît par coeur peut-être pas les 50 chansons, mais pas loin. - Jenifer: Pas loin! - A.-E.Lemoine: Déjà en 2002, ils étaient au point pour votre premier concert. - J'attends l'amour de mes rêves. - Foulard de corsaire corse, faux piercing, cette jeune fille de 19 ans a atteint son île au trésor: la scène.
Le public reprend sa chanson. - A.-E.Lemoine: Elles sont mères de famille, maintenant. - Jenifer: Il y a aussi tous les genres confondus, autant de garçons que de filles.
C'est vraiment génial. En concert, ce n'est que du bon temps. On se retrouve, on se replonge dans nos souvenirs.
On a une histoire commune. - A.-E.Lemoine: Si par exemple, je vous demande de chanter "Ma révolution", vous êtes obligée de dire oui. - Jenifer: Oui, bien sûr! - A.-E.Lemoine: Vous est accompagnée de votre guitariste.
Bonsoir, merci d'être à côté de Jenifer. "Ma révolution", c'est quand vous voulez. - Jenifer: J'étais à peu près.
Je suis exactement. La femme que j'espérais. Le coeur enfin vivant.
Pour toi j'ai soulevé. Un amour de géant. J'ai fait ma guerre.
Marqué la Terre. Ma révolution porte ton nom. Ma révolution n'a qu'une seule façon.
De tourner le monde. De le changer. Pour toi je ne cesserai jamais de marcher.
Ma révolution porte ton nom. La nuit mon amour. Je te rêve à côté.
A côté de moi. Pour au moins l'éternité. Que ta vie me parcourt.
Mais je rêve éveillée. Je suis aux anges. A toi mon ange.
Ma révolution porte ton nom. Ma révolution n'a qu'une seule façon. De tourner le monde.
De le changer. Pour toi Je ne cesserai jamais de marcher. Ma révolution porte ton nom.
Avec toi. Ma vie rêvée. Toi pour m'accompagner.
J'ai tout changé. Tout renversé. Et me fait tout un monde.
Que j'imagine parfait. Ma révolution porte ton nom. - MA REVOLUTION N'A QU'UNE SEULE FACON. - Jenifer: De tourner le monde.
De le changer. Pour toi je ne cesserai jamais de marcher. Ma révolution porte ton nom.
Ma révolution n'a qu'une seule façon. De tourner le monde. De le changer.
Pour toi je ne cesserai jamais de marcher. Ma révolution porte ton nom. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, chère Jenifer.
On retrouve cette chanson sur votre album "Jukebox". - Jenifer: Merci beaucoup. - M.Bouhafsi: Vous avez fait un énorme retour le week-end dernier dans le château de la "Star Academy", là où tout a commencé.
Des images qui ont suscité un certain engouement, Car la quotidienne a battu son record avec 1,8 million de personnes, et un pic à 3 millions. Vous n'y étiez retournée qu'une seule fois il y a 20 ans. On vous a vue très émue, toute tremblante. - A.-E.Lemoine: On n'a pas les images. - Jenifer: Ca m'a vraiment fait quelque chose. - M.Bouhafsi: J'ai vu la scène en direct.
Vous avez gardé une image auprès de ces jeunes qui n'ont pas forcément vu la "Star Academy" en direct. - Jenifer: J'appréhendais qu'ils ne me connaissent pas du tout. La majorité d'entre eux n'étaient même pas nés, c'était fin 2001.
Je suis sortie du château le 12 janvier 2002. Je ne pensais pas qu'ils me connaissaient. La prod me rassurait: "T'inquiète, ils te connaissent." J'avais la sensation d'arriver comme un cheveu sur la soupe, mais ils ont été hyper mignons.
Ils me connaissaient, et connaissaient certaines de mes chansons. J'étais flattée, touchée de revenir au château. Le château n'a pas changé, mais à l'intérieur, tout avait changé. - A.-E.Lemoine: Ils ont des micros pour répéter.
Vous, vous aviez des cuillères en bois. - Jenifer: Nous, c'était incomparable avec les "Star Academy"d'après. Ca n'avait rien à voir. - A.-E.Lemoine: Vous avez essuyé les plâtres. - Jenifer: Ils avaient des instruments!
Ils ont une accessibilité à tous les instruments fabuleuse. - A.-E.Lemoine: Ils sont très habitués à la télévision. - P.Lescure: En mai, vous avez fait un retour à "The Voice" en tant que coach. - D.Segard: Pas de pression.
Dans "coaching vocal", il y a les mots "coaching" et "vocal". Donne-moi ce que tu as à donner. La première note, c'est quoi?
Tu m'as fait un ré majeur sous Xanax. Il faut que tu m'alimentes, que tu me nourrisses. Sinon, je vais me gaver de baies de goji. - P.Lescure: Avant, vous vous demandiez si vous étiez prête pour être coach. - Jenifer: Je ne me trouve jamais légitime.
Mais j'adore partager ma passion. - A.-E.Lemoine: Mais merde, Jenifer! - Jenifer: Mais je le fais!
J'apprends énormément. Une fois que j'y suis, c'est bon. - O.Leray: Vous avez pris des cours de chant, mais aussi de théâtre. - Jenifer: Non, on n'avait pas les cours de théâtre.
C'était de l'expression scénique, avec R.Ricci. Elle nous donnait les bons ingrédients pour livrer quelque chose d'honnête. - O.Leray: Ca vous a permis d'arriver au cinéma, notamment en 2017.
L'année dernière, vous avez réalisé un de vos rêves. Vous avez joué dans un téléfilm de Noël avec M.Youn, "Super papa". - Tu comptes rester là toute la soirée, ou tu viens danser? - OK!
Ce n'est pas trop mon truc, la danse. ... - Jenifer: J'adore Michaël. - O.Leray: Est-ce que les cours d'expression scénique vous ont servi pour ça? - Jenifer: Un peu.
Je garde tous les conseils qu'on me donne depuis le début. - A.-E.Lemoine: Cette scène a donné lieu à un fou rire. - Jenifer: On était fatigués, c'était tard dans la nuit, avec une réalisatrice extraordinaire, Sophie, que j'aime d'amour.
Elle et Michaël ont été extrêmement bienveillants. Je n'avais pas assez d'expérience pour comprendre qu'il fallait que je parle fort à cause de la musique. C'était le silence absolu dans la pièce, avec une cinquantaine de personnes.
J'avais le trac. Ce n'est pas la meilleure des scènes, j'en garde un excellent souvenir. - A.-E.Lemoine: C'était une parfaite comédie. - Jenifer: On s'est mariés. - A.-E.Lemoine: On adore la pochette de votre nouvel album, "Jukebox". - D.Segard: Merci! - A.-E.Lemoine: Vous serez en tournée dans toute la France, notamment aux Folies-Bergère.
Vous avez promis que vous iriez applaudir Diane. Merci, mesdames. - D.Segard: Merci beaucoup! - A.-E.Lemoine: On conclut cette émission avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Nous sommes le 6 décembre.
Ne m'en voulez pas, je reste à la table actus. Je m'y sens mieux depuis hier. Il se passe tellement de choses dans l'actualité politique.
Je trouve ça limite indécent d'être à cette table. C'est éclairé, on dirait ma cave. Ce n'est pas hyper pratique en interactions.
Je vous rejoins. - A.-E.Lemoine: Bravo!
Pour ceux qui n'ont pas vu l'émission d'hier, ils ne peuvent pas comprendre. - B.Chameroy: Précédemment, en France, c'est fou, Jenifer.
On a passé une folle semaine politique. *Jenifer, "Au soleil ". - E.Macron: Le Premier ministre m'a remis sa démission. *-Jenifer: Que reste-t-il de notre histoire? - E.Macron: Je nommerai dans les prochains jours un Premier ministre.
C'est la preuve que nous allons faire de grandes choses, que nous allons faire l'impossible. *-Jenifer: Rien n'est impossible à ceux qui prennent la vie... - E.Macron: Je ne pourrai pas me représenter en 2027. - B.Chameroy: Toutes les chansons.
A la une de ce vendredi, J+1, la démission de M.Barnier. Cette question que je pose tout de go: cette priorité au direct n'est-elle pas indispensable? - Il y a des personnes attendues... - Pardon, priorité au direct.
F.Bayrou en direct sur BFMTV. Où est-il? - C'est le plan du commissariat. - B.Chameroy: La réponse est "oui, monsieur le président, nommez un Premier ministre." Le gars qui appuie sur le bouton "priorité au direct" commence à s'impatienter.
Ce qui faisait le charme de M.Barnier 24 heures après sa démission...
On rencontre encore de nouveaux visages. - La Grande Interview, avec A.Portier. - B.Chameroy: Bonjour.
A qui ai-je l'honneur? Qui êtes-vous? Il s'était fait recaler après ses propos sur la théorie du genre, qu'il réfute.
CNews n'avait pas invité le plus connu des ministres. - On sera avec A.Portier, ministre délégué à la réussite scolaire.
Vous êtes ministre délégué à la réussite scolaire. A.Portier, ministre délégué à la réussite scolaire.
Merci d'être venu sur le plateau de la matinale de CNews et d'Europe 1. Vous êtes ministre délégué à la réussite scolaire. - B.Chameroy: Maintenant, on connaît son poste, mais il l'a perdu.
S'il fallait encore une preuve de la faible notoriété du ministre en charge de la réussite scolaire et de l'enseignement supérieur... 20 minutes après l'interview sur la même chaîne... - Sur le gouvernement qui vient de tomber, je regardais B.Retailleau et A.Portier. - B.Chameroy: Perdu.
Je regardais "Harry Potter". On teste notre personnalité, plus fastoche. Elle est triste de devoir quitter son poste.
La ministre de l'Education nationale a profité de son forfait d'interviews. - Le budget n'était peut-être pas parfait. Le budget était imparfait.
Il était perfectible. Il est dicté par son agenda judiciaire. Madame Le Pen a un agenda judiciaire qui commande son agenda politique.
Ca va être le grand soir à partir de la censure. Ca va être le grand soir à partir du moment où le bouton "censure" sera enfoncé. C'est eux qui ont appuyé dessus.
Ce matin, ils ont la gueule de bois. - B.Chameroy: Elle en aura profité jusqu'au bout.
Le président de la République recevait les membres du bloc central à l'Elysée. Les écolos n'étaient pas conviés. Pas de problème, elle avait préparé sa punchline. - Je ne le prends pas personnellement.
Après cette émission, je vais rentrer tranquillement. C'est les 16 ans de mon fils. Je vais passer une super journée avec ses copains. - B.Chameroy: Elle a grimpé d'un étage de la tour RMC à BFM. - Je ne vais pas me rouler par terre pour être reçue à l'Elysée.
J'ai un train dans 2 heures. L'anniversaire de mon fils est demain. Je vais passer une bonne journée. - B.Chameroy: On a quand même appelé la piscine à boules pour savoir s'il y avait une réservation.
Le vendredi, le standard est fermé. Vous le savez, ça ne change rien à nos vies. Pendant ce temps, c'est T.Ardisson en charge des 4V dans "Télématin". - Cette censure a des conséquences dans la vie quotidienne des Français. - Ouais. - Les cotisations sociales des Français. - Ouais. - Quitte à voter Avec LFI et jouer avec l'intérêt du pays... - Ouais. - B.Chameroy: On passe au blind-test!
Pas du tout. Qui était l'invité de France 2 ce matin? - Hier, les services De communication nous ont téléphoné pour nous dire que vous aviez quelque chose à déclarer. - B.Chameroy: Quelle est cette déclaration si importante?
Il bégaie. - C.Estrosi. - B.Chameroy: Après cette semaine si intense, je vous propose du repos pour nos petites oreilles.
Voici du calme offert par CNews. ... ... - B.Chameroy: Ca fait du bien, non?
Traditionnelle Fête des lumières à Lyon. France 3 était en édition spéciale. Les journalistes trépignaient en attendant le fameux décompte. - La fête débute officiellement dans une quarantaine de minutes. - Le coup d'envoi approche.
Encore 20 minutes. Le lancement sera dans à peu près 10 minutes. La fête commence dans quelques minutes. - Ce sera d'ici quelques instants.
Ca se compte en minutes. - La Fête des lumières va commencer dans quelques instants. - B.Chameroy: Enfin, le moment tant attendu est arrivé. - On va assister...
C'est à nous. Il n'y a pas de décompte, cette année. La Fête des lumières 2024 a été officiellement lancée. - B.Chameroy: C'est triste.
France 3 avait envoyé Mathias sur le terrain. Il parle un peu trop. - 100 m de long sur 20 m de haut... - Mathias!
Ce que l'on va faire, c'est qu'on va vous laisser suivre le lancement officiel de la Fête des lumières. - B.Chameroy: Autre particularité... "Visiblement, je parlais trop." - Mathias, vous m'entendez? - B.Chameroy: "Oui, mais je parle trop." - C'est peut-être encore les discours. - B.Chameroy: "Non, je boude." La Fête des lumières se termine. - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes avec la ville de Lyon ont décidé de mettre en lumière une oeuvre engagée. - Bonsoir, Mathias.
S'il vous plaît, éclairez-nous. - Bonsoir, Olivier. - Nous vous souhaitons du fond du coeur une très belle soirée. - Lumineuse! - B.Chameroy: En espérant que vous n'ayez pas trop d'ampoules aux pieds.
On se marre car dans Fête des lumières, il y a "fête". - J'avais envie de reprendre la Fête des lumières au sens de fête, de refaire une vraie fête où on s'amuse. - B.Chameroy: Il est 21h.
C'est l'heure du 3615 ABC. Vous avez des questions? Nous avons les réponses.
Pardon, il est 20h50. 1re question: Babeth a un véritable don pour deviner les réponses des invités. Tout ça est préparé? - A.-E.Lemoine: Non, rien n'est préparé. - B.Chameroy: Babeth est championne indétrônable de "n'oubliez pas"...
N'oubliez pas les fins de phrases. - C'est du divertissement, mais à la fois... - A.-E.Lemoine: Il y a une vraie réflexion. - Il a réagi... - A.-E.Lemoine: Face au réquisitoire. - C'est le président de l'association... - A.-E.Lemoine: Des maires de France. - Il le fera avant vendredi... - A.-E.Lemoine: Parce que c'est samedi. - Il va dire... - A.-E.Lemoine: Qu'il a bien fait de dissoudre. - B.Chameroy: Vous êtes le maillon fort.
J'ai remarqué que vous aimiez notre émission. Vous avez un forfait illimité, ou vous vous emmerdez comme un rat mort. - Alain, au standard d'Inter.
Bonjour. - Il nous faut prendre une question d'Alain. - Alain, je crois qu'il est là.
Bonjour. Merci d'être avec nous. - Alain, en Seine-Saint-Denis.
A quoi peut-on attribuer l'échec de M.Barnier? - Alain, je ne vous ai pas demandé pour qui vous votiez. - Plutôt LR. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec une tradition.
Je ne parle pas de Noël, mais de N.Sarkozy. Il donnait une conférence à l'Inseec et en a profité pour mettre une balle perdue à F.Hollande. - Je préfère que l'on me moque parce que Carla et moi c'est du sérieux que d'être piqué à la rue du Cirque... - B.Chameroy: Classe.
Ce n'était pas N.Sarkozy, l'ex-président, qui était invoqué, mais N.Sarkozy, vie américaine.
Une fois de plus, son côté J.-C.Van Damme a pris le dessus. - Parfois, on peut dépasser la barrière et...
Le véhicule. - B.Chameroy: Voilà, quoi.
Avant de partir, une citation inspirante. - "Le Botox, ça ne marche pas. La fausse générosité non plus." - B.Chameroy: Bon week-end! - A.-E.Lemoine: Merci, Bertrand.
Votre album est disponible, Jenifer. Merci, Diane. Tout de suite, "Fauteuils d'orchestre", émission de musique classique.
On se quitte sur "Ma Révolution". Si vous voulez bien vous retourner...
On salue nos téléspectateurs. Merci!
Marine Tondelier