Face à Face : Laurent Wauquiez - 04/02
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV Bonjour Laurent Wauquiez Vous êtes le président du groupe droite républicaine à l'Assemblée Nationale Vous êtes aujourd'hui, on peut le dire, presque le chef de la droite Vous vous retrouvez donc avec un budget adopté hier L'horizon est donc ouvert aussi pour discuter politique Vous allez même lancer demain un bureau politique des Républicains Pour regarder l'avenir, pour refonder le parti quasiment J'ai l'impression de la tête au plafond Avec même l'idée de changer de nom On va y revenir Ce budget adopté donc au 49-3 Alors il y aura une motion de censure mais on a bien compris qu'elle ne serait pas adoptée Le budget, enfin ?
En tout cas on a tout fait pour Et la droite a vraiment pris ses responsabilités pour arriver à ça Parce que depuis le début notre raisonnement C'est que rien n'est pire que pas de gouvernement, pas de budget et de l'instabilité Si on reprend par exemple le climat économique On a payé très cher au cours des dernières semaines Le poids de la dernière censure On a payé très cher le vote commun de la France Insoumise, du RN Parce que voilà, tous les acteurs économiques ont été déstabilisés Et je pense qu'aujourd'hui Les français respirent Et qu'ils se disent Bon, voilà, c'est peut-être pas parfait C'est pas le budget idéal Mais au moins il y a un budget Et la droite a fait ce choix Qui était un choix de responsabilité depuis le début On est quand même la seule formation politique Qui n'était pas dans la majorité macroniste Et qui a accepté de s'engager Pas précisément parce que notre conviction C'est qu'on avait besoin de redonner de la stabilité
Vous vouliez qu'il y ait une baisse des dépenses Et qu'il n'y ait pas de hausse d'impôt Alors il n'y a pas de hausse d'impôt pour la majorité des français Il y a une hausse d'impôt pour les patrons Vous êtes plutôt Bernard Arnault ou Eric Lombard ?
Pourquoi il faut choisir ?
J'ai l'impression, non En tout cas, Bernard Arnault estime Et derrière lui, un grand nombre de patrons français Que ce n'est pas eux qui ont été choisis
Alors, d'abord la première chose C'est que notre priorité C'était que dans le budget de François Bayrou Par rapport à celui de Michel Barnier Il n'y ait pas de nouvelle hausse d'impôt C'est le cas Et c'était fondamental pour nous Après, vous me connaissez, vous le savez Dans ma région, que j'ai géré depuis 30 ans Pardon
Ça fait un bout de temps Je savais qu'on ne vous avait pas beaucoup vu à Paris Mais enfin, tout de même, pas si longtemps quand même
Dans ma région C'est pas mal ça
Ça fait un bout de temps quoi
Dans ma région que j'ai géré depuis 7 ans C'est pas mal C'est le plus modéré On n'a pas augmenté les impôts On a baissé la dépense On n'a pas augmenté le poids de la dette Le résultat, c'est qu'on sort avec un climat économique Qui est extrêmement positif La moitié des projets de relocalisation industrielle Se sont faits en Auvergne-Rhône-Alpes Maintenant, est-ce que ce budget est parfait ?
Non Très clairement, j'aurais préféré Qu'il y ait plus de baisse de dépenses Vous le savez, dans les thèmes Que la droite a essayé de mettre sur la table Il y a notamment cette question Des mille organismes administratifs Qui représentent 80 milliards d'euros de dépenses Qui représentent un poids Qui est aujourd'hui très lourd Sur le budget du pays Vous voudriez supprimer
Agences et organismes administratifs Qui sont superflus Mais je vous repose quand même la question Parce que vous n'y avez pas répondu Je vais répondre Est-ce que vous estimez Que la fronde des patrons Elle est indécente Ou elle est acceptable, entendable ?
Non mais c'est pas qu'elle est acceptable C'est qu'il est urgent de l'entendre Quand vous avez des grands patrons Qui sont des gens qui ont créé Des milliers d'emplois dans notre pays Bernard Arnault, par exemple En Haute-Loire, chez moi LVMH a contribué à sauver une entreprise Qui s'appelle Le Jabi Et qui a été sauvée Grâce à des ateliers de maroquinerie Quand vous avez Florent Ménégaux Dont le siège est à Clermont-Ferrand Et qui explique que C'est devenu impossible d'exporter Pour Michelin Depuis l'Europe Et notre pays ne les entendrait pas Mais évidemment qu'il faut les entendre Parce que qu'est-ce qu'ils disent ?
Ils disent La France est au bord de la ruine Pour payer nos dettes Un, on demande à nos enfants De les payer à notre place Deux, on a somme de charge La France qui travaille Et à l'arrivée On est en train de tuer L'activité économique dans notre pays
On est en train de tuer L'activité économique dans notre pays Est-ce que ce n'est pas eux Qui sont en train de la tuer ? Si je reprends les propos De Sophie Binet De la CGT Qui estime que ce sont Les grands patrons Qui coulent l'économie française Ça vous fait rigoler ?
Oui, pardon Entre la CGT Et des chefs d'entreprise Qui créent de l'emploi Oui, j'ai clairement choisi Et je n'ai aucun état d'âme dessus Et je pense clairement Qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ? On a le risque D'un suicide économique de l'Europe Et on a le risque Qu'à l'intérieur de l'Europe La France soit cet enfant malade Et moi ça me révolte Parce que je l'ai dit Dans ma région J'ai au contraire Beaucoup de chefs d'entreprise J'ai beaucoup d'industrie On est un peu le moteur industriel De la France Et je vois ce que ça peut être Quand on leur fait confiance Et il faut sortir la France Au fond de quoi ? De cette espèce de système Un peu socialo-étatiste
Socialo-étatiste ?
Oui Dans lequel on a fait croire Que c'était l'État Qui faisait le pouvoir d'achat Dans lequel on a fait croire Que c'était à coup de chèques Payés par de la dette Qu'on demande ensuite A nos enfants De payer à notre place Sur les générations à venir Qu'on allait faire le pouvoir d'achat Le pouvoir d'achat de la France Il se fera sur une seule chose La valorisation de la France Qui travaille Et dans cette France-là J'ai besoin des chefs d'entreprise J'ai besoin des salariés Il ne faut pas opposer les deux C'est une erreur totale Quand vous mettez des charges salariales Vous tuez l'entreprise Vous tuez le pouvoir d'achat Des salariés Pour moi Si vous m'interrogez Sur le budget Et ce qu'on doit faire Dans l'avenir Un des points clés C'est la revalorisation du travail Quand vous avez Un salaire brut en France A 3000 euros Que pour le chef d'entreprise Ça coûte 5000 euros Et que le salarié lui-même Touche 2200 euros 2200 euros D'un côté 5000 euros De l'autre
Vous voulez réduire la différence Et donc réduire le coût du travail
Oui Et si on veut y arriver Il faut avoir le courage D'aller jusqu'au bout Et vous le connaissez Ça fait partie des thèmes Que je défends depuis longtemps Pas 30 ans La question de l'assistanat Évidemment que dans notre problème On a une difficulté Entre d'une part La valorisation du travail D'autre part Le coût de l'assistanat
Vous voulez donc Créer une aide sociale unique Vous allez le proposer d'ailleurs jeudi Me semble-t-il Dans votre niche fiscale C'est-à-dire dans votre niche parlementaire C'est-à-dire de ce moment Où vous pouvez justement Présenter vos propres propositions de loin L'idée d'une aide sociale unique Qui fusionnerait Me semble-t-il Toutes les aides Et qui plafonnerait Ces aides à 70% du SMIC C'est bien ça ?
C'est exactement ça Alors de quoi il s'agit ? En fait vous l'avez très bien expliqué On a un budget Qui est un budget imparfait Très bien Il le fallait
Ça c'est pas moi qui l'ai dit C'est vous ?
Oui mais je l'assume On a un budget qui est imparfait On a un budget C'est ce qu'il fallait Maintenant il faut continuer à avancer Et il faut essayer de faire au maximum Un travail utile Dans les semaines qui viennent Maintenant qu'on va pouvoir passer A d'autres sujets L'objectif pour nous C'est de passer des paroles aux actes Je l'ai évoqué Plus d'économies sur la dépense Les organismes administratifs Qu'on veut supprimer Notre deuxième priorité C'est revaloriser le travail Par rapport à l'assistanat C'est un point essentiel Que la droite républicaine porte Quelle est la difficulté ?
Aujourd'hui en France Vous travaillez C'est souvent travailler plus Pour payer plus Et vous avez le sentiment Que ceux qui ne travaillent pas S'en sortent parfois mieux que vous Ce qui est injuste Moi dans ce qui me choque Le plus dans le fonctionnement actuel De notre pays C'est les travailleurs pauvres Vous travaillez Et vous n'arrivez pas à vous en sortir Et donc ce que je souhaite C'est qu'on puisse Dans le même temps qu'on l'a dit Revaloriser les salaires Qu'on soit vigilant A ce que dans tous les cas de figure Les aides sociales Ne permettent pas De gagner plus Que quand on va travailler Vous avez une trentaine D'aides sociales Aujourd'hui en France Absolument hors de contrôle Personne ne sait exactement Combien ça fait Quand on additionne Des aides sociales Vous pouvez selon les cas de figure Arriver à 1500 2000 euros de revenus d'aides sociales
2000 euros de revenus d'aides sociales ?
Ah mais bien entendu Je vous invite à regarder Les cas concrets Que je vous transmettrai avec plaisir Vous demandez n'importe où À n'importe quel service social Géré par les départements Selon la taille de la famille Selon la configuration Vous pouvez arriver à 2000 euros D'aides sociales Défiscaliser C'est pas juste Ça peut pas fonctionner Parce que l'écart Entre ce que je gagne au SMIC Est-ce que je peux gagner ?
Est-ce que vous pensez avoir une majorité Qui puisse faire adopter Votre mesure jeudi ?
En tout cas on va se battre pour Et je suis convaincu Qu'on doit avancer là-dessus Mais C'est pas une punition C'est-à-dire que Ma conviction C'est que le vrai social C'est le travail C'était une idée de Lamartine d'ailleurs Grand poète français 19ème siècle Qui est le premier à dire Si on veut que le social marche Il passe par le travail Et donc moi je suis convaincu de ça Pour rééquilibrer les choses Une seule aide sociale unique Plafonnée à 70% Du SMIC Et qui permettent D'avoir un vrai écart Entre le travail Et les aides sociales Le renvoquer dans le budget Je vais rajouter Si vous me permettez Une deuxième mesure Qui me tient à cœur L'accès au logement social On est quand même Un pays extraordinaire Dans lequel il doit y avoir Une dizaine de publics Prioritaires Pour accéder au logement social Vous reprenez un travail Vous n'êtes en France Jamais prioritaire Dans ces publics-là Pour accéder au logement social
Donc vous voulez mettre Les travailleurs Le fait de travailler En priorité numéro 1 Pour accéder à un logement social
Je ne demande même pas ça Je dis juste Que ça ne doit pas Systématiquement être les derniers Et que je veux qu'il fasse partie Des publics prioritaires Vous êtes infirmière Vous faites une heure et demie De transport en commun En Ile-de-France Pour aller travailler A l'hôpital Pompidou Vous demandez un logement social A côté de l'hôpital Où vous travaillez Souvent à des horaires atypiques Vous n'êtes pas prioritaire Pour moi c'est un signal Qui est très clair De en France Notre système social Ne prend pas suffisamment En considération Le travail Et donc Tout ce sur quoi On s'engage Avec les députés De la droite républicaine C'est cette ligne Passer de la parole aux actes C'est-à-dire Faire en sorte Que ce gouvernement On est arrivé à faire un budget Maintenant sur un certain Nombre de thèmes La dépense La valorisation du travail Le régalien On puisse avoir des avancées Qui soient très concrètes
Quand vous dites Passer des paroles aux actes Je recevais ce matin Le patron du syndicat Policier Alliance Ils seront devant L'Assemblée nationale Tout à l'heure A 11h30 pour manifester Et j'irai les rencontrer Vous irez à leur rencontre Les rencontrer Ou soutenir leur démarche Je vous explique Ils estiment que le compte N'est pas précisément Ils disent sur Les deux grandes missions Qu'on nous a rajoutées Ou qui sont aujourd'hui Qui demandent beaucoup d'énergie La lutte contre L'immigration illégale Et la lutte contre Le narcotrafic Nous n'avons pas Suffisamment de moyens Il estime notamment Qu'un certain nombre D'effectifs Qui avaient été promis Ne le sont pas Et que donc Au fond Derrière les annonces D'un Gérald Darmanin Ou d'un Bruno Retailleau Le budget N'est pas suffisamment Solide
D'abord dans le budget Ce qu'on a demandé C'est que ces missions Régaliennes soient préservées Donc les économies Qu'on fait dans d'autres compartiments N'affectent pas La police Et la magistrature La gendarmerie Je connais très bien Le syndicat Alliance On a beaucoup travaillé Avec eux Et ils nous ont aidé Notamment sur des dispositifs Où on a travaillé Pour mettre en place Dans les gares De ma région Un dispositif Sécurité renforcée Qui a permis De faire baisser la délinquance Donc quand on donne Des moyens à nos policiers Quand on leur fait confiance Quand c'est couplé Avec un vrai travail De magistrature Ça marche Donc je pense Qu'il faut les entendre Et c'est pour ça Que je vais aller discuter Pour comprendre Quels sont les points De revendications Qui sont importants pour eux Quels sont les sujets Sur lesquels ils considèrent Que c'est utile Mais Je vais aller au bout De ce que je pense On a la chance D'avoir Avec Bruno Retailleau Et Gérald Darmanin Deux ministres Qui sont alignés Sur un discours de fermeté C'est pas arrivé Depuis longtemps L'objectif là aussi Pour moi C'est qu'on passe Des paroles aux actes Quel est le problème Auquel se heurte Aujourd'hui Auquel on se heurte Dans la lutte Contre la délinquance On n'a pas suffisamment De place de présent La France n'a pas Un problème De surpopulation carcérale Elle a un problème De sous-capacité carcérale On est un des pays d'Europe Qui par rapport A sa délinquance A le moins de place de présent Et je vais poser Une question très simple On a fait une loi d'urgence Pour construire pour les Jeux Olympiques On fait une loi d'urgence Pour reconstruire pour Mayotte Pourquoi on ne fait pas Une loi d'urgence Pour construire enfin Les places de prison Dont on a besoin Et qui permettraient De répondre à ce problème
Vous en accepteriez Dans votre région ?
Mais évidemment Mais même plus que ça Je pense que c'est indispensable Qu'on en accepte Dans toutes les régions
Dans toutes les régions Il faudrait ? De manière automatique ?
Tout simplement Pourquoi ? Parce que si vous voulez Assurer l'efficacité De la lutte contre la délinquance Contre les narcotrafiquants Et aussi sur les centres De reconduite administratives Qui sont notamment Pour les étrangers En situation irrégulière Qu'on doit expulser Il faut tout simplement Qu'on ait des lieux Parce qu'aujourd'hui Qu'est-ce qui se passe ?
Il faut dire les choses Les magistrats En réalité La plupart du temps Vont décider Les peines de prison En fonction des places disponibles C'est ça le bon fonctionnement D'un état régalien Et c'est quand même Ça fait partie des choses Que moi j'ai envie de secouer Parce que ce qu'on a été capable De faire pour les Jeux Olympiques On n'est pas capable De le faire sur un sujet Aussi central pour les Français Que leur sécurité
On a les moyens Pour vous Techniquement Effectivement De prendre ce genre De mesures d'urgence Et vous voyez
Si je peux me permettre Vous avez là pour moi Ce que sont les deux thèmes fondamentaux Pour le redressement du pays Et dont je souhaite Que la droite républicaine Se saisisse
Vous voulez faire l'économie Et le régalien Laurent Wauquiez
Non je vais être plus précis Si vous me permettez C'est d'une part Être capable de sanctionner Les délinquants Avec une vraie efficacité Et d'autre part Récompenser le travail Et je pense que
C'est ça donc le pitch De la nouvelle droite ?
Non je pense surtout Que c'est ça Les problèmes majeurs du pays Pompidou avait cette expression Que j'aimais beaucoup Les noeuds gordiens Tiens là où au fond Les cordes sont tellement tendues Qu'on n'arrive plus à bouger
Il y a encore beaucoup De questions à vous poser Laurent Wauquiez Sur la politique Sur vos concurrents Sur les JO 2030 Vous aimez la littérature Vous venez de me citer Lamartine Je voudrais vous citer La Fontaine Parce que je me demande Si entre Bruno Retailleau et vous C'est pas un peu Le lièvre et la tortue Je vais vous lire la fable Et vous allez bien comprendre Le lièvre au fond c'est vous Parce que depuis des années Vous regardez la piste Et vous vous dites J'ai pas besoin d'y aller tout de suite J'irai à la dernière minute Notre lièvre N'avait que quatre pas à faire Ayant Dis-je du temps De rester pour brouter Pour dormir Et pour écouter Et c'est là qu'intervient La tortue Retailleau Il laisse la tortue Aller son train de sénateur Et je me dis Que finalement La Fontaine est assez moqueur Puisque Bruno Retailleau Comme vous le savez Et sénateur La tortue part Elle s'évertue Elle se hâte Avec lenteur Et à la fin C'est la tortue qui gagne Vous l'aviez pas vue La tortue Vous l'aviez pas vue
Elle est sympathique Votre question Et je l'aime bien Elle est même Elle est joyeuse C'est une belle fable Je pense qu'en politique Oui c'est le choix que j'ai fait J'ai fait le choix De prendre du temps Vous l'avez dit Et de ne faire
Qu'à la dernière minute Les derniers bons
J'ai plutôt fait le choix C'est vrai De me mettre en retrait Pendant 7 ans Et donc d'avoir Une approche de tortue C'était pas mon tempérament initial
Non c'est l'inverse Vous l'avez bien entendu Dans la fable Le lièvre il se dit Je partirai à la dernière minute J'ai pas besoin De commencer tout de suite Non mais
Je comprends votre clé de lecture Vous cherchez à me dire Il y a une tortue Un lièvre Je comprends Moi j'ai fait le choix
En fait est-ce que vous ne regrettez Pas votre stratégie Quand vous voyez Que Bruno Retailleau Est aujourd'hui Le ministre préféré Des français Quand vous voyez Que dans les sondages Auprès des sympathisants De droite Il est considéré Aujourd'hui comme le meilleur
Mais c'est une excellente Nouvelle pour nous C'est-à-dire Pourquoi est-ce que Dans votre fable Elle me gêne ? Parce que vous partez De l'idée Qu'à l'intérieur De la droite On va renouveler La guerre des chefs On est en compétition Et à l'arrivée Il y a un perdant Et un gagnant
Là c'est vous Qui m'ont raconté une fable
C'est vous Qui avez commencé Si je peux me permettre Je crois pas à ça Je pense que Précisément C'est le pire des poisons Oui j'ai fait du choix De prendre du temps Vous l'avez dit
30 ans dans votre région Si je me prends
Je suis né en 75 Oui j'ai fait le choix De prendre du temps Oui j'ai fait le choix De prendre du recul Oui j'ai fait le choix De ne pas me précipiter Dans une arène politique Donc je pensais Est-ce que vous estimez Qu'aujourd'hui
Bruno Retailleau Est bien placé Y compris pour incarner La droite en 2027
Et je pense Qu'on a réussi Tous ensemble A reconstruire La crédibilité D'une parole de droite Que c'était pas arrivé Depuis longtemps Que si vous regardez Ce week-end On gagne à Villeneuve-Saint-Georges En arrêtant Louis-Boyard On gagne à Francheville Dans ma région On gagne à Boulogne Où notre candidate Est en tête Et que ce travail Est le résultat Un travail en équipe Dans lequel chacun A été à sa place Et si ça a marché C'est précisément Parce qu'on n'est pas tombé Dans votre piège Si je peux me permettre De la fable Où tout le monde Serait en compétition Et qu'on a plutôt été Dans l'idée D'avoir un travail Qui était un travail Collectif
Accepterez-vous l'idée D'une primaire De la droite ?
Je vais aller jusqu'au bout Si vous me permettrez De ma position
Pour pouvoir avoir Ce travail collectif Pourquoi est-ce que
Je refuse de rentrer Dans votre travail de fable Même si j'aime bien La Fontaine C'est parce que Je pense que Le pire pour la droite C'est la guerre des chefs Le pire pour la droite C'est ce que vous essayez De décrire Où on s'affronte Ce que j'essaye de faire Depuis maintenant Six mois C'est qu'on soit chacun Dans notre rôle Qu'on soit complémentaire Bruno le fait Avec d'autres ministres Depuis le gouvernement Xavier Bertrand
A dit dimanche Qu'il se préparait Je cite Pour l'élection présidentielle De 2027 Vous avez Edouard Philippe Qu'il dit Qu'il estime Qu'il faudra un seul candidat Pour un grand centre Renaissance, Modem, Les Républicains et Horizons Et il dit même Je suggère mes amis Qu'avec tous mes responsables politiques Qui se reconnaissent dans ce discours Nous nous rencontrions tranquillement Est-ce que vous les voyez ? Est-ce que vous vous parlez ?
J'étais avec Xavier Bertrand Il y a 15 jours On se voit ce soir Avec Bruno Retailleau La ligne directrice Que je me suis fixée C'est tout Sauf la guerre des chefs Parce que je pense Que ça a tué la droite Par le passé Et donc ce à quoi je m'emploie En patron de ma famille politique De notre droite républicaine A l'Assemblée C'est faire en sorte Qu'on mette les choses dans l'ordre Qu'on commence par définir Comme je vous l'ai expliqué ce matin Ce qu'on veut faire Parce que c'est quand même ça Qui intéresse surtout les Français Ensuite qu'on le fasse En gardant un esprit collectif Chacun à sa place Bruno à l'intérieur du gouvernement Moi engagé à l'intérieur De notre famille politique À l'Assemblée nationale Et dans la refondation De notre parti Avec sans doute Plus de liberté Et c'est bien Qu'on soit complémentaire dessus Et derrière Bien sûr que ça aboutira A un choix Pour un candidat Et il faudra Un seul candidat Mais je vais aussi compléter Il faut un candidat De la droite A l'élection présidentielle Parce que je pense Que c'est mortifère Et on a eu Parfois ce débat Ensemble C'est mortifère Pour le paysage politique D'avoir d'un côté La Macronie Et de l'autre côté Les extrêmes
Donc il faudra se réconcilier De ce point de vue là Vous êtes plutôt d'accord Avec Edouard Philippe Quand il dit Il faudra qu'on se parle Tous ensemble
Oui Mais ma vraie différence C'est que Le projet que porte Edouard Philippe Il est respectable C'est au fond La poursuite de la Macronie Due en même temps Sans Macron Moi ce à quoi je crois C'est la reconstitution D'une parole de droite La France n'a jamais été Aussi à droite Et la droite n'a jamais été Aussi faible C'est plutôt une bonne nouvelle Parce qu'en fait je crois
C'est-à-dire que vous en avez Peut-être encore sous le pied Laurent Wauquiez
C'est une élégante façon De le résumer Laurent Wauquiez C'était moins la foncette
Pourquoi vous ne voulez pas De Martin Fourcade ?
Pardon Pourquoi Martin Fourcade N'a pas voulu des JO ?
Bien sûr qu'on voulait De Martin Fourcade On s'est tous mis d'accord J'étais encore en lien Avec Martin avant-hier On s'est vus tous les deux Il y a 15 jours Et pour nous Tous les signaux étaient ouverts Après je respecte La décision de Martin Que je connais bien On se connait depuis très longtemps Parce que S'occuper des JO C'est très engageant Et dans sa décision Il y a une part D'aspect personnel Que je respecte Voilà Martin il est très attaché A son équilibre personnel Et c'est bien Parce que je sais trop Les sacrifices que ça peut représenter De faire ce genre de mission Je crois qu'il l'a posé Il y avait des aspects de conviction Sur ce qu'il voulait pour les jeux Il y avait des aspects personnels Il l'a choisi Maintenant j'espère Qu'il sera avec nous Et ce que je veux surtout C'est que dans ces jeux L'objectif C'est que la star ce soit les Alpes françaises
Et ça on aura le temps d'en reparler Ce sera en 2030 Merci Laurent Vauquiez
C'est un beau projet
Vous qui parlez tous les 30 ans A peu près Comme vous me l'avez dit J'espère vous recevoir d'ici là Merci d'avoir répondu
La prochaine fois on fera les fables des autres
Mes questions C'est à peu près les mêmes
Laurent Wauquiez