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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 22 septembre 2025 10 min

Éric Coquerel, député LFI, est l'invité politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Éric Okrêel. Bonjour. Ce soir, Emmanuel Macron va reconnaître l'État palestinien lors d'un sommet aux Nations Unie.

Une promesse faite par la France dès 1989. Vous dites quoi ce matin ? dites bravo au président de la République.

Écoutez, je dis je dirais il est il était temps euh mais en même temps attention, c'est-à-dire que sil y a la reconnaissance dans le contenu pourrait discuter mais là j'aurais pas le temps de le faire mais il y a la reconnaissance mais qu'en même temps aucune sanction n'est prise vis-à-vis d'Israël pour arrêter Netaniaou j'ai peur qu'on reconnaisse un cimetière. C'est ça la situation aujourd'hui. Donc euh il faut absolument que les deux soient liés, sinon malheureusement ça n'aura servi à rien.

Euh le Hamas a qualifié la démarche d'Emmanuel Macron d'état positif. Est-ce que c'est pas lui donner une victoire symbolique ? À qui ?

Au Hamas. Écoutez, je je de quoi parlons-nous aujourd'hui ? On parle d'une situation où le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dit maintenant c'est un génocide en fonction de la convention 1948 de l'ONU qui reconnaît les génocides.

On a une annexion quasiment de fête de la 6 Jordanie. Donc parler de victoire pour je ne sais quelle composante y compris le Hamas du peuple palestinien, c'est évidemment c'est évidemment comme enfin je veux dire confondre un peu un génocide en cours, une annexion et une guerre. Aujourd'hui, le peuple palestinien malheureusement est le grand perdant de ce qui est en train de se passer parce qu' il est menacé disparition.

C'est de ça dont on parle. Mais est-ce que vous pouvez aussi entendre que aujourd'hui bah c'est le Hamas qui finalement contrôle encore Gaza et que finalement on on donne une reconnaissance à l'État palestinien à à une autorité palestinienne qui est aujourd'hui très faible qui va incarner on va dire l'État au sein de cette par situation là vous me parlez de Gaza. Vous me parlez de Gaza où il y a eu 64000 morts dont 2 tiers 80 % de femmes et enfants.

Vous parlez de Gaza où tout le système de santé ou la famine reine et cetera. Donc vous m'expliquez que le Hamas contrôle Gaza alors que les bombardements ne cessent et l'invasion israélienne ne cesse. Je trouve ça assez bizarre comme vision des choses.

Moi ce que je constate c'est que aujourd'hui il y a un danger évident que et c'était l'objectif d'ailleurs de monsieur Netaniaahou de son gouvernement que Gaza soit annexé après que la population a été décimée et expulsée et que la 6 Jordanie aujourd'hui sont entièrement colonisé. Donc je vois pas très bien comment on peut m'expliquer que derrière la question de la reconnaissance d'un peuple qui est aujourd'hui martyrisé, il y aurait une victoire quelconque pour ce peuple. Il faut que monsieur Netaniaou s'arrête.

Il faut que la la je ne fais que traduire, j'entends ce que vous dites, que traduire une émotion. Alors, je je vais vous lire l'émotion, excusez-moi, l'émotion, vous et moi, que nous devrions avoir, c'est que quand le NU même reconnaît un génocide, je pense qu'elle est Je parle pas de mon émotion, si je peux terminer juste ma question, l'émotion que cette reconnaissance suscite, il y a par exemple cette pétition avec une vingtaine de personnalités qui estiment que c'est pas le bon timing parce que le Has n'est pas démantelé et parce que les 48 otages ne sont pas libérés. C'est c'est une question qu'on peut se poser le le bon moment, le calendrier.

Peut on peut mettre sur le même niveau un état qui aujourd'hui pratique un génocide et un peuple qui le subit. Ça c'est les choix, les gens font des choix dans l'histoire, ça les regarde. Je pense que pour moi c'est une erreur dramatique.

C'est même une faute de la part de ces signataires. Encore une fois là pour l'instant nous en sommes à faire en sorte que le peuple palestinien ne disparaisse pas en tant qu'enté historique et voir physiquement pour beaucoup. Donc je veux dire tout tout ce qui me m'explique que il serait trop tôt et cetera, ce qui est ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est pour ça que je vous dis la reconnaissance suffira pas, c'est que les instances internationales doivent arrêter ce que fait monsieur Netanou.

Je ne sais combien il y a eu de décisions, de sanctions vis-à-vis de la Russie de monsieur Poutine et de la vis-à-vis de monsieur Tani gouvernement, il y en a eu zéro. Donc vous voyez bien que on n'est pas du tout au niveau de ce qui est en train de se passer euh en euh au proche Orient et notamment vis-à-vis des Palestins. Je repose ma question euh celle du début mais peut-être un peu différemment.

Euh euh au vu de l'état de faiblesse de l'autorité paninienne he Marmou Dabas euh on peut pas dire que il est brillé par son dynamisme aujourd'hui. C'est c'est de l'inertie, il y a de la corruption, il y a pas d'élection qui demain va incarner et bien l'État palestinien. Bah ça serait peut-être si demain la Palestine avait la chance de de constituer un véritable état, ça veut dire que les Israéliens se retirent de Gaza.

Ça veut dire qu'ils arrêtent leur massacre. Ça veut dire qu'ils arrêtent leur génocide. Ça veut dire que ils se retirent de la 6 Jordanie.

C'est au peuple palestinien par des élections qu'il reviendrait de décider qui les représente. C'est ça qui devrait être proposé. Mais vous voyez bien que ce que je vous traduis là, on en est très loin.

Aujourd'hui, encore une fois, nous avons un peuple. La si Jordanie est quasiment annexée, d'accord ? et les colons appuyés par l'armée israélienne dont le ministre qui est responsable des colonies est un ministre suprémaciste et raciste sont en train de semer la terreur en si Jordanie et du côté de Gaza, vous connaissez la situation, je vous ai parlé de génocide, c'est pas quand l'ONU utilise ce terme, on devrait peut-être à un moment donné se rendre compte de quoi nous parlons.

Donc la question aujourd'hui est moins ça que on arrête Israël tout comme d'ailleurs comment on arrête la la Russie de monsieur Poutine par exemple. C'est très étonnant qu'on ait des comparaisons qui ne sur cette question qui ne viennent pas au aux yeux de tout le monde. Qui est l'agresseur aujourd'hui ?

Qui est l'agressé ? Olive Fort invite les mairies à pavoiser aujourd'hui leur fronton du drapeau palestinien. Ils vous ont un petit peu doublé au poteau les socialistes.

Non non pourquoi non ? Écoutez, si si monsieur Fort nous double au poteau comme vous dites sur cette question là, moi ça me va très bien. J'ai pas de problème là ça.

Je pense que c'est une très bonne idée de mettre le drapeau palestinien sur les mairies, même si les tribunaux administratifs ont dû largement rappelé à l'ord de l'émie en en indiquant qu'il y avait un trouble à la neutralité. Il y a eu des drapeaux, vous savez comme moi, qu'il y a eu des drapeaux ukrainiens, qu'après le 7 octobre, il y a eu des drapeaux israéliens et cetera. Donc aujourd'hui, il serait assez normal en terme de solid.

Ils ont été retirés mais ils ont été mis au fronton et je ne me souviens pas à l'époque qu'on ait eu un ministre de l'intérieur qui exige qu'il soit retiré. Vous dites quoi ? Bruno Rotaillon il instrumentalise la situation. qui met de l'huile sur le feu comme souvent.

Oui, comme souvent et je pense que sur ce sujet-là, il y a la règle et l'esprit. Et l'esprit c'est que aujourd'hui le fait d'afficher sa solidarité vis-à-vis du peuple palestinien, me semble est une bonne décision que prennent les mères. Et le socialiste Jérôme Gad, j'ai dit "Bah, mettons les deux drapeaux israéliens, drapeau ça, mettons l'État génocidaire et mettons ceux qui sont victimes de génocide." Vous voyez bien que tout ça, il a aussi des Israéliens qui ont été victimes du 7 octobre.

Tous les Israéliens ne sont pas des supports de Benjamin Netania. La même chose. Je dis simplement que l'État israélien aujourd'hui, on n'est pas dans une situation où là on arrive à la reconnaissance de deux États dans un processus de paix qui nous permettrait de dire vive la paix, vive les deux États.

On est dans la situation où il y a un peuple en train de disparaître et que c'est d'un relativisme un peu un peu insupportable que de dire que ce jour-là vous rendez hommage aux deux États, à un peuple victime de ce que je viens de dire et un État qui pratique un génocide. Vous voyez, il y a quelque chose qui ne va pas et c'est d'ailleurs à mon avis la même chose que ce que je vous dis, c'est-à-dire la reconnaissance. Oui, mais si ça ne s'accompagne pas de sanctions qui arrêtent monsieur Netaniaou, il en sera fini du peuple palestinien.

Sébastien Lecorn reçoit mercredi l'intersyndical pour évoquer le budget. Il y aura à peu près tout le monde, notamment la CGT, la CFDT. Vous les insoumis, vous avez pas souhaité vous rendre à Matignon.

Est-ce que finalement les syndicats sont pas plus matures que vous sur sur ce sujet-là ? Votre question, elle est pas orientée. Écoutez, non, les syndicats sont certainement dans leur rôle.

C'est pas des partis politiques. Nous, on ne se fait aucune illusion sur ce que va faire monsieur le cornu. Il est là pour poursuivre la politique de monsieur Macron qui est une politique d'offre, de compétitivité en faveur des ultra riches.

Il ne dérogera pas, sauf éventuellement un peu légèrement au marge pour essayer d'avoir que les socialistes votent pas la fonction ou le RN. Un petit peu de politique fiction. Imaginons, l'enveloppe est moins conséquente que prévu.

On n'est pas sur 44 mais sur 30 milliards. Il y a vraiment une taxe pour les plus riches. C'est la suspension de la réforme des retraites en janvier prochain.

Est-ce que ça vous vous dites bah ça serait assez pour finir le quinquena ou ce serait pas ass d'accord. Moi je fais pas de science-fiction si vous voulez. Je regarde un peu ce qui s'est passé, notamment euh ce que la manière dont monsieur Berérou a continué justement à pu gouverner depuis février dernier avec quelques miettes qui ont été mis sur la table qui ont disparu.

Il y a eu un conclave qui n'a rien donné sur les retraites. Donc je vous dis très clairement, si monsieur euh Macron en juillet dernier n'a pas laissé la possibilité à la coalition arriver en tête de gouverner, c'est parce qu'il veut maintenir coup de coup de sa politique. C'est une politique en faveur des ultrariches qui aujourd'hui se déchaînent cont vous ferait changer d'avis.

Soyons croyons au miracle. Mais ce qui nous ferait changer d'avis, c'est que monsieur Macron démissionne ou que nous obtenions sa destitution. Parce que le problème que nous avons dans ce pays depuis 1 an et d'ailleurs manifestement les sondages le reflètent, c'est que il y a un déni démocratique.

Celui qui a perdu maintient coûte que coûte et sa politique et ses gouvernements. Et en plus, c'est une politique économique, là j'aurais pas le temps de vous l'expliquer, mais qui nous emmène dans le mur parce qu'elle ne règle pas la question de l'urgence écologique, parce qu'elle ne règle pas la question de la relance intérieure de l'économie et parce que elle favorise uniquement un tout petit nombre de Français et nous payons tous la note. Et bien bonne journée Ricel.

Merci à vous he Merci