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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 avril 2026 3 min

L'ornithorynque surprend une nouvelle fois !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'ornitorin a encore étonné les scientifiques et cette fois-ci c'est à cause de son pelagâage. En 1797 quand les premiers savants européens ont examiné un spécimen d'ornitorinque naturalisé, ils ont cru que cet animal était une blague. Un bec de canards, quatre pattes palmées, une queue de castor et une fourrure de loutre.

Ça ne pouvait être qu'un canular monté par un taxidermiste. Ils étaient loin de se douter que non seulement l'animal existait vraiment, mais que moins d'un siècle plus tard, on s'apercevrait qu'il pont des œufs. On observerait qu'il allait ses petits et non grâce à des mamelles, mais en transpirant directement le lait par sa peau ou encore qu'il porte des aiguillons à venin causant plusieurs jours de douleurs intenses.

Et bien depuis cet étrange animal australien continue de nous surprendre. En 1980, on découvre que son bec est en fait un organe électrique qui lui permet de détecter le système nerveux de ses pro, des chercheurs s'aperçoivent que sa fourrure est fluorescente et lui permet de repérer ses congénères dans la nuit. Et le mois dernier, nouvelle surprise.

Cette fois, ce sont des biologistes de l'université de Gan, en Belgique qui ont étudié l'intérieur de ces poils. Avec un microscope électronique, ils ont examiné ces mélanosomes, des petits réservoirs situés dans les cellules qui contiennent la mélanine, un pigment sombre. Ce sont ces structures qui donnent leur couleur aux peau, poil, plumes et cheveux des animaux.

Eh bien les mélanosomes de l'ornitorin ils sont creux et c'est un cas unique chez les mammifères. En toute logique, ça devrait leur conférer une couleur spéciale, mais l'ornitorin reste banalement brun et c'est justement ça qui est bizarre, car normalement, ce sont les oiseaux qui ont des mélanosomes creux. Et chez eux, ces mélanosaomes génèrent des interférences lumineuses, un effet d'optique, un peu comme des prismes qui décomposent la lumière en certaines couleur et permettent à leur plumage de porter des couleurs vives sans posséder les pigments qui correspondent à ces couleurs.

C'est comme ça par exemple que les panent bleu et de vert iridescent alors qu'à la base leurs plumages sont juste marrons. Mais les mélanosomes de l'ornitorin bien que creux, semblent trop arrondis pour provoquer la moindre interférence colorée. Et du coup, on ne sait pas à quoi ces étranges structures lui servent.

Une hypothèse serait que cette structure creuse pourrait l'aider à imperméabiliser son pelage pour l'isoler du froid quand il nage dans l'eau. Mais ça reste à creuser et ça promet sans doute de nouvelles découvertes. En attendant, la science souhaite à cette créature qui nous clou le bec de continuer à nous emboucher un coin.

L'ornithorynque surprend une nouvelle fois ! — Jean-Victor Castor · Pourquijevote