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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 25 septembre 2012 14 minAutoproduitFond programmatiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Intervention de Louis Aliot - UDT 2012

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:33Invité politiqueFait
    « au moment où la France abandonne sa souveraineté à l'Europe de Bruxelles »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Charlie Hebdo, qui est un journal abominable, qui a toujours pris pour cible l'identité de la France dans sa composante judéo-chrétienne »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « nous leur disons tout de suite qu'ils peuvent aller vivre ailleurs »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « ils sont tout à fait capables, et même beaucoup plus capables, que ceux qui tiennent le pays depuis plus de 30 ans »
  • 6:47Invité politiquePromesse
    « dans maintenant un an, un peu plus d'un an, ces élections municipales auront valeur de test »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « face à une gauche qui est en train de montrer toute l'incompétence qui la caractérise, et la démagogie »
  • 7:09Invité politiqueFait
    « une droite, il faut bien le dire, qui est une pâle copie désormais de la gauche, tous évidemment participants du même système UMPS »
  • 8:23Invité politiqueFait
    « c'est un processus historique qui est notamment la conséquence de la très mauvaise manière dont le pouvoir public et les gouvernements français ont décolonisé l'Empire »
  • 8:40Invité politiqueFait
    « Nous payons aujourd'hui les erreurs de 1962 »
  • 11:18Invité politiqueFait
    « nous n'avons pas les mêmes valeurs avec le Front National »
  • 11:28Invité politiqueFait
    « La seule valeur, nous, qui nous intéresse, c'est la France et c'est la souveraineté du peuple français »
  • 12:03Invité politiqueFait
    « il y a un peu plus d'un an, c'était le scandale Strauss-Kahn, aujourd'hui, il est réhabilité comme monsieur le professeur d'économie »
  • 13:21Invité politiqueChiffre
    « Ils ont fait une entrée remarquée en fanfare au Palais Bourbon et à eux deux, ils représentent 20% de l'électorat »
  • 13:32Invité politiqueChiffre
    « les écologistes avec 2% ont un groupe parlementaire et quelques ministres »

Temps de parole

  • Louis Aliot98 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

Il est vice-président en charge de la formation et des grandes manifestations. Il a préparé avec l'équipe de Yann Maréchal cette université de rentrée et son programme. Conseiller régional de Languedoc-Roussillon, avocat, je vous demande d'accueillir comme il se doit Louis Alliot.

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Louis Aliot

Merci d'être venu aussi nombreux dans ce pays breton qui a vu naître notre président d'honneur, fondateur du Front National Jean-Marie Le Pen. Pays de tradition, mais aussi terre de mission, comme l'a dit Magui Lussaud, pour le Front National. Je remercie les organisateurs et notamment l'équipe de Yann Maréchal pour l'organisation générale et technique de cette université, les participants, les conférenciers, tous ceux qui vont se mobiliser pendant deux jours pour parler de ceux qui intéressent les Français, la politique nationale et internationale. Mais avant d'évoquer tous ces sujets dans des tables rondes ou des conférences, la vie c'est Jean qui rit et Jean qui pleure.

Jean qui rit aujourd'hui, c'est l'anniversaire du chef de cabinet de Marine Le Pen, Bruno Bild. On peut lui souhaiter bon anniversaire. Et c'est Jean qui pleure, puisque ça fait maintenant deux ans, jour pour jour, qu'est décédé notre ami Jacques Vassieux. Et je vous demanderai de faire une minute de silence en sa mémoire. Je vous remercie.

Cette université d'été se tient dans un contexte très particulier, au moment où la France abandonne sa souveraineté à l'Europe de Bruxelles, mais à un moment aussi où la France et les Français sont directement percutés par, il faut bien le dire, l'exposition ostentatoire de faits politico-religieux qui sont totalement étrangers à notre histoire, à nos traditions, qu'elles soient d'ailleurs des traditions d'ancien régime ou des traditions républicaines. Et on ne peut commencer cette université sans parler de la fameuse affaire des caricatures.

Non pas que nous soutenions Charlie Hebdo, qui est un journal abominable, qui a toujours pris pour cible l'identité de la France dans sa composante judéo-chrétienne, et qui aujourd'hui a affaire à s'attaquant à une autre identité aux revendications et aux menaces de fondamentalistes qui, peut-être demain, menaceront l'équilibre de notre nation. Nous le disons, nous sommes en France chez nous. S'il y a des gens qui ne se reconnaissent pas dans nos lois, dans notre Constitution, dans nos us et coutumes, dans notre manière de voir les choses, ou qui sont ici dans un esprit de revanche historique, nous leur disons tout de suite qu'ils peuvent aller vivre ailleurs.

Car nous n'avons pas à subir ce genre de pression, et nous sommes, nous, attachés à une totale liberté d'expression. Et j'avoue avoir été stupéfait par les réactions médiatiques ou autres d'un certain nombre de personnages après la déclaration de Marine Le Pen, mais elle vous en parlera très certainement dans son discours, sur notre expression de la laïcité dans l'espace public ou dans les rues. On est quand même en droit, en France, dans la République française de ce XXIe siècle, de dire les choses telles qu'elles sont, de contester ce qui ne nous plaît pas, et de, parce que nous sommes un parti politique, de dire ce que nous voudrions pour l'avenir de notre pays.

Ce n'est pas aux médias à trancher, ce n'est pas aux communautaristes de tout poil à trancher, c'est au peuple français de trancher, et j'espère qu'il le fera dans les urnes, à l'avenir, en notre faveur. Le contexte de cette université, et vous le verrez, sera abordé dans toutes les thématiques et par tous les conférenciers. Il y aura d'abord un premier volet économique et fiscal, où vous pourrez entendre des avocats, des spécialistes des questions, des chefs d'entreprise, des professeurs d'université, et vous pourrez poser vos questions.

Je sais très bien que sur des problèmes techniques de fiscalité de l'entreprise ou de fiscalité des particuliers, sur des problèmes de macroéconomie, sur les problèmes monétaires, et notamment l'affaire de l'euro, je ne doute pas que vous aurez des questions à poser à nos spécialistes, et ne doutez pas, ils sont tout à fait capables, et même beaucoup plus capables, que ceux qui tiennent le pays depuis plus de 30 ans, et qui nous ont mis dans la panade dans laquelle nous évoluons aujourd'hui. Vous avez pour ce faire des petits papiers que vous devez déposer rapidement pour les tables rondes qui vont suivre, afin que les conférenciers puissent vous répondre directement.

Après le déjeuner, vous aurez une intervention de notre secrétaire général, Steve Briouat, qui vous parlera de l'enjeu des municipales, parce que nous pensons que tout part de là, et que dans maintenant un an, un peu plus d'un an, ces élections municipales auront valeur de test, face à une gauche qui est en train de montrer toute l'incompétence qui la caractérise, et la démagogie, et une droite, il faut bien le dire, qui est une pâle copie désormais de la gauche, tous évidemment participants du même système UMPS.

Nous aurons ensuite deux conférences, une conférence très intéressante sur la santé et l'état de notre système de santé, dont beaucoup de Français, aujourd'hui, se posent des questions à juste titre, et puis, ce que vous voyez tous les jours et qui inquiète beaucoup, l'avenir de nos enfants, et vous aurez une conférence sur l'école de la République française, et autant dire que, sur cette question particulière, il y aura évidemment beaucoup à dire, et il y aura beaucoup à faire.

Nous aurons ensuite deux tables rondes, très importantes, elles aussi, une sur l'immigration et l'insécurité, et vous pouvez voir aujourd'hui les dégâts de cette politique d'immigration, et de cette politique qui a conduit à l'insécurité. vous pourrez là aussi poser toutes les questions que vous souhaitez, en sachant que ce problème d'immigration, mesdames et messieurs, vient de loin, qu'il n'est pas un phénomène comme un nuage de sauterelles s'abattant sur un champ de céréales, c'est un processus historique qui est notamment la conséquence de la très mauvaise manière dont le pouvoir public et les gouvernements français ont décolonisé l'Empire, ont démantelé l'Empire.

Nous payons aujourd'hui les erreurs de 1962. Et j'espère que, en ce cinquantième anniversaire, justement, de la fin de la guerre d'Algérie, je repense qu'il y aura là aussi, et le président très certainement l'abordera dans sa conférence, beaucoup de choses à dire. J'en profite parce que je sais qu'ils sont là. Je salue nos amis expatriés espagnols qui viennent d'Alicante pour suivre l'université d'été, mais aussi nos amis exemplaires de droiture, d'abnégation et d'amour de notre pays. Je pense à nos harkis qui sont aussi présents dans la salle. L'autre table ronde sera consacrée à la ruralité et à la manière dont on peut redonner vie à la ruralité.

La France, et nous n'avons pas à avoir honte de cela, est une nation de paysans. aujourd'hui, elle a été défigurée, là aussi, par de très mauvaises politiques d'aménagement du territoire, et nous verrons comment nous pourrons redonner vie aux territoires ruraux, car je pense que la paix civile, l'essor, le renouveau économique et social passera aussi par la reconquête reconquête de nos territoires ruraux, là où se loge encore, il faut bien le dire, une certaine écologie, la véritable écologie, mais aussi pays de tradition. Et j'espère que vous poserez toutes les questions à nos amis spécialistes de ces questions.

En fin de journée, la conférence de Jean-Marie Le Pen, qui, je crois, sera consacrée à l'immigration dans sa globalité. Demain, nous aurons droit à une conférence sur la rentrée sociale, et Dieu sait s'il y a matière à parler de ce sujet très difficile, augmentation du chômage, augmentation des nouveaux pauvres, de la précarité. Évidemment, quand on regarde le parti socialiste, on se rend compte que tout va aller pour le pire et rien ne s'arrangera. Là encore, des pistes existent pour sortir du marasme et pour redonner un peu de vie et de sens aux Français qui sont dans le besoin.

Et enfin, une table ronde, très importante, elle aussi, nous avons voulu marquer les esprits parce que nous entendons ici ou là certains politicards dire nous n'avons pas les mêmes valeurs avec le Front National. Nous partageons le même constat, mais nous n'avons pas les mêmes valeurs. Très honnêtement, je ne sais pas de quoi il parle. La seule valeur, nous, qui nous intéresse, c'est la France et c'est la souveraineté du peuple français.

Et tout le reste, tout le reste me paraît accessoire et quand ils parlent de leur valeur républicaine, moi j'entends Urba, Graco, Carré-Péchiné, j'entends des affaires de corruption de la République, j'entends perte de la souveraineté, j'entends scandales divers et variés. Vous vous rendez compte, il y a un peu plus d'un an, c'était le scandale Strauss-Kahn, aujourd'hui, il est réhabilité comme monsieur le professeur d'économie. Bon, je pense que là aussi, je pense que les Français ne sont pas dupes et nos valeurs, nous les réaffirmerons, car nous pensons, nous, que la France n'est pas née en 1789 et qu'elle ne s'arrête pas et qu'elle ne s'arrête pas par notre temps présent.

Nous sommes aussi les héritiers d'une longue histoire et nous pourrons discuter ensemble des valeurs qui fondent notre pays, qui fondent notre politique, mais aussi qui fondent le Front National, car je crois que c'est important dans les repères, aujourd'hui, que l'on peut donner aux citoyens, de voir, pardon, que le Front National, dans ses histoires de caricature et de laïcité, se retrouve seul contre tous. Eh bien, je trouve que c'est assez positif et nous sommes, je crois, sur le bon chemin.

Enfin, évidemment, nous aurons le discours de Marine Le Pen dimanche à 15h, et avant le discours de Marine Le Pen, parce que je sais que, évidemment, ça vous intéresse, ils sont un peu les deux petits nouveaux du paysage politique et médiatique et même les deux petits nouveaux du Front National, en quelque sorte. Ils ont fait une entrée remarquée en fanfare au Palais Bourbon et à eux deux, ils représentent 20% de l'électorat. Lorsqu'on songe que les écologistes avec 2% ont un groupe parlementaire et quelques ministres, ça vous donne quand même là la valeur de la démocratie française et de leur valeur républicaine.

Je voudrais, nous aurons donc, nous aurons donc l'honneur de recevoir nos deux députés de la nation, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard. Mesdames et Messieurs, je vous souhaite une très belle université d'été, profitez bien de ces instants de convivialité mais aussi de ces instants d'études et de réflexions et je vous dis pour tous à tout à l'heure, bonne université !

14:18
Locuteur

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