L'Intégrale des questions au Gouvernement | 28/05/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, la situation de la Sécurité sociale est-elle hors de contrôle ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Quand allez-vous vous mettre au travail sur les réformes structurelles ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Quelles mesures de redressement pour la Sécurité sociale ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Quand serez-vous reçu pour relancer le dialogue sur l'autonomie de la Guyane ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous répondre aux attentes des élus de Guyane ?
- 8:15RelanceRéponse partielle
La Cour des comptes évoque un risque de cessation de paiement. Quelle est votre réponse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Frédéric ValletouxChiffre
« Le déficit s'emballe. Il pourrait s'alourdir de 7 milliards d'euros en 2025. »
- 2:30Amélie de MontchalinChiffre
« À la fin de 2025, le déficit social accumulé sera de plus de 60 milliards d'euros. »
- 4:30Davy RimaneFait
« Le ministre de la Justice s'est livré à une démonstration d'arrogance coloniale la semaine dernière. »
- 10:30Roger ChudeauChiffre
« 50 % des élèves de sixième savent à peine lire. »
- 12:30Nicole Dubré-ChiratChiffre
« Chaque année, en France, 13 millions de personnes sont concernées par un trouble psychique. »
- 14:30Sébastien DeloguFait
« 20 mois d'images abominables d'enfant démembré par des bombes. »
- 18:30Vincent RollandChiffre
« Plus de 2 millions d'emplois industriels ont disparu en 20 ans. »
- 24:30David TaupiacChiffre
« Il manque actuellement 7,5 postes de psychiatres. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- Yaël Braun-Pivet : Bonjour à tous. La séance des questions au Gouvernement est ouverte. La première question va être posée par Frédéric Valletoux. - Frédéric Valletoux : Merci.
Monsieur le Premier ministre, vous avez évoqué les moyens budgétaires. Il semble que la situation soit pire que celle que vous nous avez présentée. Elle semble hors de contrôle.
Auditionné ce matin en commission des affaires sociales, l'ancien président de la commission budgétaire a déploré la situation. Au rythme où vont les choses, il évoque une crise de lucidité, un risque de tension extrême du financement de la sécurité sociale. Le déficit s'emballe.
Il pourrait s'alourdir de 7 milliards d'euros en 2025. Aujourd'hui, il n'y a pas de crise sanitaire, mais ça pourrait atteindre le même niveau que durant le COVID. En 2025, attaquer immédiatement la construction du PLFSS et du projet de loi de finances pour 2026, le second, pour les dépenses de santé, c'était de mettre en oeuvre une loi de programmation pluriannuelle qui permet de se doter dans la durée d'objectifs clairs de régulation des dépenses.
Or, sur ces deux chantiers, nous ne voyons rien venir. Vous avez pourtant rappelé à plusieurs reprises à un changement de méthode dont nous ne voyons pas la concrétisation. Quand allons-nous nous mettre au travail ?
Des réformes structurelles sont nécessaires. Rien ne serait pire que poser une logique d'économie pour des sans s'attaquer aux réformes de structure. Quelle est la méthode et le calendrier de travail pour la préparation des budgets 2026 ?
S'agissant plus spécifiquement de la Sécurité sociale, quelles sont les pistes de réforme pour sécuriser la pérennité de notre modèle social ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Amélie de Montchalin. - Amélie de Montchalin : Merci.
Effectivement, les comptes de la sécurité sociale s'apprêtent, en 2025, à finir l'année en déficit de 22 milliards. Je vous réponds ici avec ma collègue Catherine Vautrin, nous avons, dès mars, lancé des travaux sérieux pour que la semaine prochaine, la commission des comptes de la sécurité sociale qui se réunira pour faire le bilan de 2024 garde un moment pour regarder quelles sont les mesures de redressement qu'il faut prendre en nous appuyant sur le travail des trois au conseil, celui qui évoque la famille et l'enfance, la Sécurité sociale et l'avenir de l'Assurance-maladie. Il faut regarder l'avenir.
Il n'y a qu'une seule direction. Il faut remettre la Sécurité sociale à l'équilibre. Il y a une réalité : à la fin de 2025, le déficit social accumulé sera de plus de 60 milliards d'euros.
Cela ne peut pas continuer. Chaque jour, nous dépendons de financements externes pour financer la sécurité sociale qui est au coeur de notre modèle. Dans 15 jours, le comité d'alerte rendra son rapport sur les mesures à prendre.
Fin juin, nous réunirons un comité d'alerte avec vous aussi, les parlementaires, pour prendre toutes les décisions pour cette année. Pour 2026, notre but n'est pas de nous arrêter à 2026, mais que la sécurité sociale soit de nouveau à l'équilibre au plus tard en 2029. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Davy Rimane. - Davy Rimane : Merci. Je m'adresse Premier ministre.
Il y a des déplacements ministériels qui relèvent plus d'une règle. Le ministre de la Justice s'est livré à une démonstration d'arrogance coloniale la semaine dernière lors des commémorations de l'abolition de l'esclavage. Pas une une de journal, pas de plateau télé.
Cette sortie malheureuse n'est pas un simple faux pas, elle illustre une errance continue de la plus haute autorité de l'Etat dans les outre-mer. Une méconnaissance enracinée dans la culture administrative française où les territoires ultramarins ne sont pas considérés autant que la France continentale. Nous demandons l'ouverture d'un véritable dialogue pour une autonomie la plus large possible de la Guyane.
Pendant ce temps, ce sont nos ressources qui nous échappent. Nous exigeons le droit de décider nous-mêmes de notre développement, d'avoir accès à nos ressources. Ma question est simple : quand serons-nous reçus pour relancer ce processus ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Manuel Valls. - Manuel Valls : Monsieur le président Davy Rimane, je connais vos travaux face au traitement des outre-mer. Vous l'avez rappelé, le congrès a adopté plusieurs lois et résolutions pour ces territoires.
La dernière était sur la représentation des peuples autochtones de Guyane. Il appartient donc au gouvernement d'y répondre. Je mesure l'attente des élus.
Je veux y répondre avec transparence et méthode. J'entends mettre en place un dialogue respectueux des élus mais aussi de l'histoire, et de la culture de la Guyane. Il ne m'appartient pas d'engager des discussions en vue d'une révision constitutionnelle.
En revanche, les élus de Guyane ont toute mon écoute pour approfondir toutes les options avancées et sans tabou. Lors de mon prochain déplacement en Guyane, la question institutionnelle sera évidemment au programme de mes échanges avec les élus. Ces échanges se tiendront dans le cadre des décisions prises avec le Président.
La nécessité de consulter la population et l'unanimité des forces politiques en Guyane est essentielle. Ce qui m'importe, c'est l'action publique concrète déployée au bénéfice des Guyanais qui méritent l'attention et le soutien de la nation. Je suis attaché à ce que les travaux intérieurs l'élaboration d'un projet stratégique pour la Guyane.
Le cadre stratégique été mis au service d'un projet. Je le rappelle, nous devons respecter la culture de la Guyane. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Monsieur le député ? - Davy Rimane : Pendant qu'on perd du temps, nos enfants continuent à vivre dans la souffrance. Il va falloir que Darmanin s'excuse d'avoir insulté toute une population. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Sophie Ricou. - Sophie Ricou : Merci. Monsieur Premier ministre, la Cour des comptes n'alerte plus, elle sonne le tocsin.
Elle évoque un risque réel d'une perte de contrôle des finances publiques. Elle parle d'un scénario de cessation de paiement d'ici 2025. C'est un basculement.
Ces signaux, nous ne les découvrons pas. L'an dernier, une mission d'enquête a entamé des travaux sur le dérapage budgétaire des années 2023-2024, et a révélé ce que beaucoup savaient mais que vous disiez des budgets intrinsèques, des hypothèses de croissance fantaisiste et des économies fictives. Aujourd'hui, le constat est accablant.
Un déficit qui crève le plafond, une dette abyssale. Monsieur le Premier ministre, le temps n'est plus aux tergiversations mais à la vérité. Deux questions simples : quelle est la garantie de sincérité du budget 2025 alors que les fondations de la loi de finances ont été sapées par nos propres illusions de croissance ?
Quand direz-vous la vérité aux Français ? Quand la expliquerez vous que la République ne tient plus que par le fil de ces crédits à court terme ? Vous avez le devoir de garantir la stabilité des finances publiques.
Vous avez le devoir de d'assurer la souveraineté de l'Etat. Le silence n'est plus une stratégie mais une fuite. Avec Eric Ciotti et l'ensemble du groupe, nous vous demandons si on ne pourra plus payer ces dettes et ces promesses ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Amélie de Montchalin. - Amélie de Montchalin : Merci. Oui, la situation nécessite une union nationale sur les finances publiques.
Les finances unissent la nation et la nation a besoin d'avoir confiance. Mais je ne comprends pas pourquoi vous dites qu'il y aurait une action de mascarade ou même du soupçon sur la réalité. Le 15 avril dernier, autour du Premier ministre, nous avons réuni tous les acteurs.
Nous avons tout mis sur la table. La situation pour 2025, situation qui nous met dans cette position, le fait que notre pays travaille et produit moins qu'ailleurs. Tout est transparent.
Il ne s'agit pas que les uns ou les autres s'opposent. Il s'agit que la nation retrouve confiance et agissent. Nous avons pris une méthode qui est celle de la transparence.
Nous ne cachons rien et nous agissons. Nous avons pris les décisions dès avril pour tenir le déficit à 5,4 %, comme s'y est engagé le Premier ministre. Nous réagissons en créant des comités d'alerte sur tous les sujets.
Nous agissons en nous donnant des objectifs partagés afin de tenir un objectif simple pour les Français : que la dette arrête d'augmenter d'ici 2029. Nous ne pouvons pas soutenir un pays qui met en danger sa souveraineté. Bientôt, si nous n'agissons pas ensemble, ce sera plus de charges mais moins d'argent pour les hôpitaux, pour l'éducation, etc.
Il n'y a pas de soupçon de dissimulation de quelque sorte. Je vous inviterai à venir à ce moment de transparence nationale au mois de juin. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Roger Chudeau. - Roger Chudeau : Merci. Madame la ministre d'Etat, nous souhaitons attirer votre attention sur trois rapports officiels publiés la semaine dernière.
Les deux premiers émanent de la Cour des Comptes, le troisième, du renseignement territorial. C'est un rapport sur l'école primaire, un autre sur l'université et enfin, un sur les frères musulmans. Rien ne va plus.
Des professeurs que l'on peine à recruter, des professeurs mal payés, une pédagogie délirante,...
Résultat, 50 % des élèves de sixième savent à peine lire. La politique publique d'éducation prioritaire concerne 20 % des élèves. Son inventeur avait souhaité qu'elle fut provisoire.
Mais elle existe depuis 40 ans. L'éducation prioritaire est un échec. Les progrès attendus des dédoublements de classe, pour des coûts très élevés, sont microscopiques.
Le rapport sur les Frères musulmans pointe l'entrisme dans les écoles. Votre récente déclaration selon laquelle il n'y aurait pas de fichier S dans l'éducation paraît alors lunaire. Vous affirmiez faire de la jeunesse votre priorité, vouloir réformer l'éducation, vous bombez le torse en déclarant défendre la laïcité mais c'est l'Etat lui-même qui vous dit que cela n'a été qu'un seul gigantesque échec.
Votre responsabilité est immense, elle engage l'avenir même de la nation. Allez-vous enfin ouvrir les yeux ? - Yaël Braun-Pivet : La parole est à Elisabeth Borne. - Elisabeth Borne : Vouloir évoquer tous ces sujets en deux minutes, ça ne me paraît pas à la hauteur des défis.
Ils font des propositions dont la mise en oeuvre est déjà engagée. Par exemple, quand nous avons maintenu les 4000 postes, dont nous avons un taux d'encadrement pour les primaires qui est historiquement haut, et ceci au bénéfice des territoires ruraux, quand nous réforment la formation des enseignants, c'est pour que les élèves et des professeurs mieux préparés et mieux formés. Ca se mettra en oeuvre dès 2026.
Cette politique continue tant que l'efficacité continue. Il faut tirer le meilleur parti des moyens de l'éducation. Il faut continuer à travailler sur l'éducation générale et du sport pour évaluer et faire des propositions sur l'évolution de la carte et sur les dispositifs mis en oeuvre.
S'agissant des enjeux de lutte contre l'islamisme radical, là aussi vous savez qu'on est pleinement mobilisé. Vous n'avez pas voté la loi comportant les principes de 2021 qui conduit à renforcer les contrôles sur les établissements hors contrat. Dans le cadre du plan que j'ai annoncé en mi-mars, il était prévu de passer de moins de 10 contrôles par an à mille.
Certains sont déjà réalisés. Nous nous préoccupons d'assurer le respect des valeurs républicaines dans tous les établissements. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Nicole Dubré-Chirat. - Nicole Dubré-Chirat : Merci. Je m'adresse à Yannick Neuder.
La santé mentale a été désignée grande cause nationale en 2025 puis par François Bayrou. Nous sommes aujourd'hui confrontés à un véritable enjeu de santé publique auquel il est urgent d'apporter des réponses fortes. Chaque année, en France, 13 millions de personnes sont concernées par un trouble psychique.
Avec ma collègue, Sandrine Rousseau, nous vous avons remis un rapport sur la prise en charge de ces maladies qui a permis d'établir un diagnostic fidèle de la situation. Ce rapport faisait état de 21 recommandations et a été suivi d'un courrier au Premier ministre. Depuis, la situation s'est encore aggravée et dégradée.
Si la santé mentale de notre jeunesse doit être priorisée, après cinq mois, plus aucune action n'ont été annoncées, hormis un protocole de santé mentale dans tous les établissements. Un plan d'action pluriannuel est nécessaire et attendu pour la santé mentale et psychiatrie. Pourriez-vous nous dire quelles actions vous comptez annoncer et mettre en oeuvre pour les sept mois restants ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Depuis que je suis à ce ministère, la santé mentale est une priorité. Les annonces, c'est bien, mais un vrai plan d'action tructurée avec l'ensemble des acteurs, c'est mieux.
Cela me permet de rendre hommage au travail que vous avez fait avec la députée Sandrine Rousseau et vous-même, sur le rapport que vous aviez rendu. J'avais dit que ce rapport, alors que j'étais à la commission des affaires sociales, de devait donner lieu à traduction dans la loi et à des mesures concrètes. C'est ce qui va être fait le 11 juin prochain.
Nous allons avoir une séquence avec un événement important et un comité de stratégie santé mentale qui va permettre de décliner un certain nombre de mesures. Un certain nombre sont déjà déclinés, notamment dans le plan santé scolaire que nous avons décliné avec Elisabeth Borne, la ministre de l'Education. Il y en aura d'autres lors du comité interministériel avec le Premier ministre, qui aura lieu à Montpellier, notamment sur les quartiers prioritaires de la ville.
Il y en aura avec la ministre des sports dans le cadre du grand plan sport et santé. Nous aurons l'ensemble des mesures, un grand nombre des mesures que vous avez faites avec la députée Sandrine Rousseau pourront être mis en place par un versant réglementaire, mais pour un certain nombre d'entre elles, elles auront besoin d'un soutien législatif et j'espère que nous pourrons le trouver ensemble. Il faut des stigmatisés et dépistés.
Je remercie aussi Chantal Jourdan d'avoir mis en action les mesures de secourisme pour pouvoir détecter et sauver notre jeunesse. - Yaël Braun-Pivet : Merci, Monsieur le ministre. La parole est à Sébastien Delogu pour la France insoumise. - Sébastien Delogu : Il y a un an, je brandissais le drapeau palestinien dans cet hémicycle.
Comme tant d'autres français, j'ai été sanctionné, intimidé, et même moqués. Je vous ai vu moquer parce que me moquer parce que je trébucha sur des mots, mais mes valeurs n'ont pas titubé. Qu'avez-vous fait face à l'horreur à part tentait de faire taire celles et ceux qui dénonçaient le génocide ? après 20 mois d'images abominables d'enfant démembré par des bombes, d'enfants écrasés sous des décombres ou brûler dans des brasiers géants, 20 mois durant lesquelles l'appareil d'Etat a déployé une répression sans précédent, nous pensons à celles et ceux qui ont bravé la censure pour continuer à faire vivre les principes de notre République comme cet enseignant est suspendu pour une simple minute de silence en hommage aux enfants morts en Palestine.
Depuis 20 mois, l'horreur est relativisée silencieux. Pourtant, la terrible vérité éclate aux yeux de tous. Beaucoup retournent leur veste pour réhabiliter leur petite personne et faire oublier leur complicité politique et morale avec ce génocide.
Peu importe. L'hypocrisie de celles et ceux qui ont dépensé leur énergie à nous faire passer pour des antisémites, tant que les voies du monde entier s'unissent, peu importe. Aucun innocent assassiné ne reviendra.
La France peut encore agir pour aider celles et ceux qui survivent à Gaza. Monsieur le Premier ministre, ne nous reflète pas vos discours vides qui plaisent en à ceux qui préfèrent les belles paroles aux actes. Qu'attendez-vous pour suspendre l'accord d'association avec Israël, pour décréter un embargo sur les armes et surtout pour reconnaître enfin l'Etat de Palestine ?
Brosse je vous remercie. La parole est à Jean-Noël barrot, ministre chargé de l'Europe des affaires étrangères. - Jean-Noël barrot : Merci Ce n'est pas en violant le règlement de cette assemblée que vous servez la cause palestinienne.
Ce n'est pas en proférant des outrances à l'encontre du gouvernement de la France que vous servez la cause palestinienne. Si tous les pays du monde, si tous les pays européens avaient adoptent des la mêmes positions que la France depuis le début de cette crise tragique, nous n'en serions pas là. Ce n'est pas en vous substituant aux magistrats de la cour internationale de justice que vous servez la cause palestinienne.
Oui, les militants de la paix considèrent qu'il faut exercer une pression sur le gouvernement israélien, qu'ils ne confondent pas avec le peuple israélien. C'est pourquoi nous avons soutenu l'initiative portée par les Pays-Bas de réexaminer l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Mais les militants de la paix considèrent également que l'une des clés de la résolution du conflit israëlo-palestinien est entre les mains des palestiniens.
J'ai rencontré mardi matin la ministre affaire étrangères de l'autorité palestinienne pour l'appeler une nouvelle fois à une réforme profonde, pour qu'elle soit en capacité de gouverner la Palestine une fois qu'un Etat aura été créé. Les militants de la paix considèrent que l'une des clés se trouve entre les mains des pays arabes de la région qui doive soutenir l'autorité palestinienne et qui doivent accepter par avance de s'inscrire dans une architecture régionale de sécurité aux côtés d'Israël et d'un Etat palestinien. Les militants de la paix n'hésitent pas à dénoncer le Hamas qui porte une immense responsabilité dans la situation aujourd'hui à Gaza, qui s'est rendu responsable du pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah, qui a emporté 48 de nos compatriotes.
Je vous invite comme nous le faisons constamment à le dénoncer et à le condamner pour la responsabilité qu'il porte dans le sort tragique des palestiniens à Gaza. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Vous avez une seconde pour répondre. - Sébastien Delogu : Du mauvais côté du règlement mais du bon côté de l'histoire, Monsieur le ministre. -Yaël Braun-Pivet: La parole est à Madame Céline Thiébault-Martinez pour les socialistes. - Céline Thiébault-Martinez : Monsieur le Premier ministre, en cette journée nationale d'action pour la santé des femmes, je voudrais revenir sur un phénomène qui est loin d'être marginal : la précarité menstruelle.
En France, une femme sur trois y a déjà été confrontée. Chez les 20-29 ans, elles sont près de 40 %. La précarité menstruelle à un prix : Absentéisme scolaire, au travail, renoncement défi à la pratique sportive.
Autrement dit, l'assignation à résidence. C'est un enjeu de santé publique, un enjeu de dignité et d'égalité. Au cours de son existence, une femme dépense jusqu'à 23 000 euros de protection hygiénique.
Pourtant, il n'existe aucune aide structurelle, aucun remboursement généralisé. En 2023, le Premier ministre annonçait le remboursement des protections périodiques utilisables compter de 2024. Cette mesure a été votée dans cette attente assemblée dans la loi de finances de Sécurité sociale 2024.
Nous sommes en mai 2025 et rien n'a bougé. Pas de décrets, pas de cahier des charges pour définir les produits et modèles pris en charge. Vous avez même supprimé le budget qui avait été affecté en 2024.
Rien. Je veux bien croire qu'une mesure ambitieuse prenne du temps, mais là, on parle plus de délai administratif. On parle de promesses oubliées, d'un mépris persistant pour les besoins essentiels de millions de femmes.
Monsieur le Premier ministre, que dire à ces femmes qui doivent choisir entre manger et se protéger, assez mère qui se protège pour leur fille...
Que dira à la moitié de la population française qui attend depuis deux ans que l'Etat tienne sa parole ? Monsieur le Premier ministre, nous avons voté cette loi dans cet hémicycle, mais 4 millions de femmes qui sont en précarité menstruelle attendent des réponses. Quand tiendrez-vous votre engagement ? quand les femmes auront-elles enfin accès au remboursement promis ? - Yaël Braun-Pivet : Je vous remercie.
La parole est à Madame Autore Bergé, ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes. - Aurore Bergé : Merci pour cette question. Ce sujet a été trop longtemps tue dans notre pays.
Parler des règles dans l'Assemblée nationale paraissait complètement décalé. Alors que ce n'est pas décalé. C'est la réalité que vivent toutes les femmes sur une longue partie de leur vie.
Il y a une nécessité de briser ce tabou. C'est un enjeu majeur, la question de la précarité menstruelle. C'est une atteinte à la dignité.
Quand on n'est pas protégé, on ne peut pas sortir. On ne peut pas étudier dans de bonnes conditions. On ne peut pas avoir une vie sociale dans de bonnes conditions.
C'est pourquoi la première ministre Elisabeth Borne avait souhaité qu'il y a bien la question du remboursement des protections hygiéniques. Vous avez raison : Il y a du retard et il n'est pas acceptable. C'est pourquoi avec le ministre chargé de la santé, vieille Yannick Neuder, nous allons garantir que cela soit possible avant la fin de l'année et que les engagements soient tenus.
Cet engagement est nécessaire. Il fait honneur à la République C'est pour garantir aux femmes l'accès à leur dignité et à leur protection. - Yaël Braun-Pivet : Je vous remercie. - Céline Thiébault-Martinez : Il y a urgence.
Il est temps d'agir. C'est maintenant. - Yaël Braun-Pivet : Je vous remercie.
La parole est à Vincent Rolland. - Vincent Rolland : Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'industrie et de l'énergie. Nous n'avons de cesse de le répéter : l'industrie française jadis pilier de notre souveraineté et de notre rayonnement international s'effondre.
Plus de 2 millions d'emplois industriels ont disparu en 20 ans. Vous évoquiez hier le dispositif territoire d'industrie. Oui, chaque initiative est bonne à prendre, mais encore faut-il que ce ne soit pas l'arbre qui cache la forêt.
Deux mesures votées précédemment contre l'industrie elle-même. Nous avons les talents, les ressources et la créativité. Il ne manque que la volonté politique pour relever ce défi.
Le projet de loi de simplification administrative, dont l'examen reprend en séance, n'est qu'une étape. C'est d'un big-bang de compétitivité fiscale et administrative que nous avons besoin. Sans même parler de la pénurie de main-d'oeuvre faute de formation et d'attractivité.
Comme si cela ne suffisait pas, LE ZAN apparaît comme un véritable épouvantail à l'investissement. Sous votre impulsion, nous devons bâtir une majorité capable de porter haut et fort un discours de vérité sur notre compétitivité, sur la recherche et surtout sur la production en France. Nos filières stratégiques sont menacées, notamment dans la circonscription en Savoie.
Enfin, allons aussi sur un prix de l'électricité plus compétitif pour nos industriels. Il en va de leur survie. Ma question est la suivante : Quelles mesures le gouvernement compte-t-il prendre pour rendre à l'industrie française sa place dans le monde ? les républicains et Laurent Wauquiez y prendront toute leur part.
Je vous remercie. - Yaël Braun-Pivet : Je vous remercie. La parole est à Monsieur Marc Ferracci, ministre de l'industrie et de l'énergie. - Marc Ferracci : Merci de votre question qui témoigne de votre engagement que je sais très fort pour les entreprises industrielles de votre territoire.
Notre industrie est confrontée à des défis majeurs. Je ne dirais pas comme vous qu'elle s'effondre. Depuis quelques années, nous recueillons de l'emploi industriel. 150 000 de plus depuis 2017 La réindustrialisation est une réalité dans notre territoire.
Même si tout cela n'est pas suffisant ou satisfaisant. Nous devons continuer d'agir pour former. La réforme de l'apprentissage a permis de faire de cette voie d'accès à l'insertion professionnelle une excellence.
Nous devons désormais déployer la réforme des lycées professionnels sous l'autorité d'Elisabeth Borne pour mieux connecter celle-ci au besoin du marché du travail, en particulier aux besoins de nos entreprises industrielles. Nous devons agir pour simplifier. Portons le projet de ne pas soumettre les projets industriels aux contraintes du Suzane.
Nous aurons l'occasion d'en discuter sous peu. Nous devons agir pour rendre plus compétitive nos entreprises industrielles. Il faut fournir à nos industriels accès à une électricité des carbonées à des prix compétitifs et avec des horizons suffisamment lointains pour pouvoir investir.
Nous devons également agir sur les enjeux liés au coût du travail. Je pense que nous aurons le l'occasion d'en discuter dans le cadre des futures discussions budgétaires. Nous devons nous battre au niveau européen pour permettre à nos industriels de lutter à armes égales dans une concurrence vérolée féroce et déloyale et qui nécessite des mesures de protection au niveau européen.
L'industrie est un facteur de prospérité, de souveraineté et de cohésion de notre territoire. Notre ligne est claire et nous continuerons à nous battre. Merci. - Yaël Braun-Pivet : La parole est à Danielle Simmonet. - Danielle Simonnet : Merci.
Les taxis sont mobilisés. Si la nouvelle convention s'applique, ils seront des milliers à mettre la clé sous la porte. Toutes les politiques libérales que vous avez conduites, les combats intérieurs, sont responsables de cette augmentation des besoins sanitaires par les taxis.
Mais c'est sur leur dos que vous voulez économiser. Ce serait une double peine pour les habitants des zones rurales. Après avoir perdu l'accès aux soins publics, ils risquent de perdre les taxis.
Ce serait l'isolement total. Comment aller à la chimio ? Vous venez de découvrir, ce qui n'est pas acceptable, qu'il n'y avait pas mon rapport digne de démontrer que les ... que des plates-formes fraudent les impôts, l'URSSAF, mais aucune loi.
Qu'avez-vous fait depuis ? Allez bondir cette notion ? Quelles mesures concrètes pour mettre fin à la concurrence des plates-formes de type Uber ?
Comment allez-vous penser transposer la directive européenne ? Plutôt que de tuer les taxis isolés, il est urgent de s'attaquer à ceux qui fraudent. - Yaël Braun-Pivet : La parole est à Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Merci.
Je crois qu'il faut être juste et modéré dans les propos que vous tenez. Il n'a jamais été dit que les taxis étaient responsables de quoi que ce soit. Je l'ai dit hier, je suis ministre de la Santé, des Solidarités et des Familles et de l'accès aux soins.
Il y a un problème d'offre de soins. Le désert médical que nous avons...
Maintenant, il est inutile d'agiter des peurs, moi, le premier, en tant que médecin et élu des territoires ruraux, je sais que personne ne souhaite que n'importe quelle patient ne puisse pas se rendre à l'hôpital pour son traitement. Il est hors de question que chaque Français ne puisse pas bénéficier d'un transfert solitaire quand il a besoin. Par contre, ce serait une convention, collectivement, constater des dépenses de transport très cher.
Il faut agir en responsabilité collective pour que l'ensemble des patients qui ont besoin de transport puissent avoir aussi un bon niveau de prescription. Il est hors de question d'agiter des peurs il n'y a aucune mobilisation des transports sanitaires car la convention ne sera pas ouverte... la libéralisation des transports, Philippe Tabarot a réuni les taxis et à diligenté des contrôles sur les plates-formes, des contrôles...
Il faut travailler collectivement et en responsabilité que, justement, il n'y ait aucune économie sur le dos de la santé des Français. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jimmy Pahun. - Jimmy Pahun : Merci.
Le Gouvernement a fait des des annonces importantes entre la Chine égale, la qualité des eaux c'est un signal fort sur votre volonté de défendre le séant. L'océan. Nous sommes à quelques jours de l'ouverture d'un événement crucial pour de l'océan.
La communauté internationale a organisé des événements pour agir durablement. La protection des fonds marins, la lutte contre la pollution pratique, etc. Vous avez reçu une maquette de paquebot à voile.
C'est le symbole d'une filière française naissante que nous souhaitons accompagner dans son développement. A cet effet, nous allons déposer ensemble une proposition de loi. Il y a d'autres positions comme la défense des aires marines.
La politique de pêche, qu'il faut réformer pour assurer l'avenir des pêcheurs. Pouvez-vous me dire comment ce sommet va nous permettre d'avancer ? Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Agnès Pannier-Runacher. - Agnès Pannier-Runacher : Merci. Merci de mettre de la lumière sur ce moment très important pour notre diplomatie internationale mais également pour nos élus littoraux, pour nos pêcheurs, tous ceux qui veulent défendre la biodiversité marine.
Du 9 au 13 juin, nous accueillerons plus de 60 chefs d'Etat pour relever le niveau de protection des océans. Les océans, vous le savez, ils sont essentiels à la production de notre oxygène, essentiels pour nourrir les humains. Ils sont aussi essentiels pour la régulation du climat.
C'est également un espace de puissance et parfois de conflits. C'est pour cela que la France sera au rendez-vous, d'abord dans son rôle diplomatique, en obtenant des engagements complémentaires en matière d'aires marines protégées, mais également de lutte contre la pêche illégale, de décarbonation nations et de lutte contre l'érosion côtière. Mais aussi, au niveau européen, nous porterons ce pacte européen dont se sont largement nourris les chapitres...
Enfin, au niveau français, c'est le deuxième domaine maritime français pour lequel nous devons être responsables. Il faut rehausser le niveau de protection des aires. Des annonces qui ont été conduites en concertation avec les scientifiques, les pêcheurs seront annoncés. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à David Taupiac. - David Taupiac : Merci. Je m'adresse à Yannick Neuder.
La santé mentale serait la grande cause de 2025. A Paris, les slogans s'accumulent, mais cela désespère davantage nos concitoyens face à l'inaction. L'effondrement de la psychiatrie est partout sur le territoire.
Pour certains, elle est dramatique. Alors que les besoins explosent pour la jeunesse, rien n'est fait. Les engagements pris en matière de recrutement médical, la dégradation est exponentielle.
Il manque actuellement 7,5 postes de psychiatres. Les délais d'accès à la pédopsychiatrie dépassent huit mois. On constate des refus d'admission, faute de personnel.
Les urgences ne fonctionnent pas non plus de manière régulière et satisfaisante. La situation est critique. Je tiens à rappeler les urgences du centre hospitalier.
Pourquoi les directions tardent ? Où sont les pistes promises à moyen terme pour donner de l'attractivité à cet établissement ? Les Français demandent des réponses concrètes et urgentes.
Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Yannick Neuder. - Yannick Neuder : Merci.
Monsieur le député, tout d'abord, la situation que vous décrivez est fortement alarmante sur le centre hospitalier. J'ai eu le directeur au téléphone et je lui ai demandé de prendre, dès la semaine prochaine, dans son centre hospitalier, des actions pour améliorer l'offre de soin. Par ailleurs, je vous le confirme, tout n'est pas lié à la problématique du numérus clausus. mais il s'agit bien de manque de soignants.
Si nous voulons réarmer cet hôpital, il faut des soignants. C'est le sens de l'engagement que nous avons pris. C'est une loi de l'Etat qui va revenir sur les plans de formation pour former plus de médecins.
Nous avons un double enjeu car 20 % de nos 950 IPA sont destinés à la psychiatrie. Je souhaite que nous allions plus loin pour former plus d'infirmières en psychiatrie. C'est aussi le résultat du rapport sur les professionnels de deux pratiques avancées en psychiatrie.
Pour les effectifs médicaux, nous avons ouvert un certain nombre de postes hospitaliers, 25 % de ces postes sont orientés vers la psychiatrie, mais nous manquons de candidats. Nous devons restaurer l'attractivité de la filière. Nous le faisons avec les associations de jeunes psychiatres.
Encore 30 % des internes pensent que la psychiatrie fait peur. 60 % des internes pensent que c'est une sous-spécialité. Il faut travailler collectivement ensemble.
Il y a des moyens financiers, des moyens humains... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La séance des questions au Gouvernement est terminée. La séance est suspendue.