La France et l’Europe prêtes à défendre « la liberté », « au prix du sang s’il le faut », affirme Macron
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je vous annonçais que le budget de la défense serait augmenté, que les engagements seraient tenus et que la France et ses armées seraient à la hauteur de leurs devoirs et responsabilités. Je fixais pour cela un objectif clair, vérifiable, atteindre dès 2025 un effort de défense à hauteur de 2% de la richesse du pays. J'en prenais ici l'engagement solennel. J'en prenais l'engagement parce que j'étais alors convaincu que les périls du monde imposaient de redresser nos armées. Parce que la nation a toujours su se rassembler pour défendre sa liberté par les armes quand il faut, héritières en cela des soldats de Valmy, des héros de Cameroun, des poilus de Verdun et des braves de Bir Hakeim.
L'engagement a été tenu. L'Europe est en train de devenir une puissance, s'appuyant sur les Etats qui la constituent, respectueuse de leurs décisions souveraines, mais assumant de se défendre et d'agir unis. Une Europe qui ne sera pas celle des nationalismes qui l'ont longtemps consumée, mais qui, en conjuguant les patriotismes de leurs membres, en agissant unis, nous rend tous plus forts. Le message que nous envoyons au monde est le suivant. Oui, la paix est notre but. Oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre, toujours, et au prix du sang s'il le faut.
Malgré l'échec du SCAF, que je regrette profondément, nous aurions tort de nous arrêter là. Et nous aurions tort de penser que les réalités d'aujourd'hui sont vraies dans 10 ans, 15 ans ou 20 ans, et qu'il n'y aurait pas des compétiteurs qui vont émerger. Alors avançons sur le sameté nouvelle génération, sur l'alerte avancée avec Jewel, sur le tir dans la profondeur où nous devons bâtir nos propres solutions en cohérence complète avec la dissuasion avancée que nous avons décidée. Avançons sur le char de combat avec ANDS, avançons sur des projets multiples qui nous permettent de faire de l'Europe une réalité industrielle et en acte.
Partout où on crée de la dissinergie, on se fait plaisir sur le moment, mais on crée les retards de demain. Partout où on flatte les nationalismes, en France ou ailleurs, on se trompe sur l'histoire qui est la nôtre. Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais. Et au moment où l'Europe se réarme, pensez qu'accumuler chacun séparément des capacités et le sens de l'histoire, c'est une absurdité. Nous devons bâtir en Européens et garder nos spécificités propres, nos modes de décision, nos forces d'intervention, notre crédibilité. Mais ne faisons pas bégayer l'histoire.
Avant même que le Sahel ne sombre dans le chaos, avant même que le Proche et Moyen-Orient ne s'enflamme, avant même que la guerre n'arrive sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement. Avant même le lancement de cette guerre insensée que mènent la Russie contre la nation et la terre d'Ukraine, avant toutes les turbulences que nous traversons aujourd'hui, nous prenions l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe. L'autonomie stratégique. Cette indépendance dans l'analyse, dans la décision et dans l'action. Cette liberté au fond. Cette ambition pour notre pays et qui fait la grandeur de la France et sa singularité dans le concert des nations.
et qui fait la passion de la France
et qui fait la police pour la France par la France et qui fait la 나타�ance.
Emmanuel Macron